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je ne peux séparer
ce qui est devant mes yeux
Extrait de "Ce que j'aime" (1)
je ne peux séparer
ce qui est devant mes yeux
les balcons blancs et les arbres
le linge étendu et la mer
tout petit j’ai habité une maison indépendante
d’où je voyais vivre la vallée
je suis monté sur un canasson de labour
et j’ai amené la chèvre brouter
j’ai vu les oliviers et parfois la neige
des sentiers de colline jusqu’à la mer
plus tard j’ai connu la mer
et les dessous de la mer
j’ai pêché au milieu des vagues et des rochers
maintenant je fais partie de l’accent et des maisons
j’imagine facilement les sables du Lacydon
et le départ d’Euthymènes accosté aux docks antiques
je connais les joies et les peines
de ceux qui parlent dans les bars ou autre part
j’ai bien aimé celui qui a dit dans le temps
« Marseille n’est pas Chicago
mais la ville des dockers
et des travailleurs »
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Cet article est à la page 321 de :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/06/heresie-et-esperance-quand-meme.html

