56. Fétiche/fétichisme.
technique fasciste ou progressite. Condition objective et subjective de la révolution sociale en sante sociale.
Fétiche contre fétichisme, contradictoirement :
On peut parler de communisme vulgaire et de marxisme vulgaire au sens d’une utopie anticipatrice en gésine, en formation mentale, encore ignorante des conditions nécessaires de sa mise en œuvre.
En ce sens ce marxisme vulgaire est plus proche du matérialisme mécaniste que d’un développement dialectique matérialiste de l’interprétation du réel à partir de nos perceptions, de leur étude dans le mouvement des connaissances et des techniques humaines qui permettent son processus : technique, besoin, conscience, affect ; technique-besoin-conscience-affect-technique en cycle social travail-pensée.
La formation hegelienne de Marx et de la partie la plus avancée du mouvement ouvrier dans les recherches pluridisciplinaires, donne à la rédaction de « Das Kapital » son contenu à la fois physique et psychique.
L’action sur la réalité matérielle est associée à l’action sur la représentation de la réalité matérielle, ce qui constitue une avancée dans le processus de conception de la transformation du monde au sens de la 11ème thèse sur Feuerbach ; et sur le dépassement de la conscience de soi limité à soi, socialement et individuellement malade vers une conscience sociale au sens de la 6eme thèse, en santé sociale suffisante pour procéder.
La partie du chapitre sur la marchandise traitant du « caractère fétiche de la marchandise et son secret » est là pour affirmer le concept et la catégorie de « fétiche » dans le capital réel et pas seulement la description abstraire, écrite, de son mouvement.
Un fétiche est un réel concret constitué par des liaisons neuronales constituées dans le mouvement de la pensée-travail et en mouvement lui-même.
Cette relation neuronale est une représentation du réel qui prétend absurdement à un pouvoir sur le réel sans action directe, mécanique sur le réel. Elle imagine dans cette représentation un réel inexistant extérieur à elle-même, au corps soi, au corps social de la personne, de l’individu dans la société.
Elle imagine autre chose qu’une représentation, mais un objet concret extérieur à soi-même, en ignorant le fait, la réalité, l’acte de représentation.
A « l’autre bout » de la contradiction, « l’erreur » du marxisme vulgaire est d’ignorer la réalité du fétiche en tant que réel, pour n’admettre que le fétichisme sous sa forme religieuse, représentation mentale du « sauveur » conçue comme une forme non seulement mentale, mais concrète et extérieure à soi.
Cet « extérieur » à soi du religieux rejoint paradoxalement le matérialisme mécaniste tout en prétendant faire une part, un sort, à la pensée qui s’opposerait au matérialisme et qui combattrait le matérialisme en tant que danger social, danger pour l’homme et son existence cosmique.
La contradiction idéalisme/matérialisme tient à cette contradiction sociale et se concrétise dans la contradiction Capital/Travail de notre système économique et social, et la-sa lutte dans le « réel extérieur » comme dans « nôtre tête » : unité-identité contradictoire acte pensé/acte physique.
Ainsi l’idéalisme philosophique et religieux rejoint mutuellement, réciproquement, le matérialisme vulgaire, mécaniste, primitif.
Ainsi la question se pose de la relation de ce mouvement matériel neuronal, sa relation quantique, d’intrication quantique cosmique, question posée dans les articles précédents (et dans le processus de pensée multimillénaire de la société marchande et multimillionnaire dans le processus d’humanisation travail-pensée, de l’homo habilis à nous-mêmes aujourd’hui) sur l’intrication quantique-cosmique et l’existence humaine quantique dans ce réel local-global ; la croyance, pas la foi, croyance cosmique empirique-scientifique historique, relative au moment-durée d’un état du processus humain dans le processus cosmique ; et de la force quantique d’un fétiche en tant « qu’élément » intriqué dans le quantique, le réel.
Ainsi se rejoignent paradoxalement un « athéisme » dans le religieux et une croyance historique dans le matérialisme, mouvement mental inachevé dans le processus de la conscience de la nature sur elle-même.
Je me représente bien, j’ai conscience, combien cette question se rapproche de l’idéalisme et de l’empiriocriticisme qui a hanté même le bolchevisme ce qui n’était pas étonnant dans l’inachèvement grossier et national plus qu’international bien qu’y tendant, de ce courant historique d’instant-durée de pensée.
Je me représente je danger de chuter dans le mysticisme, la religiosité et l’idéalisme philosophique, contre la philosophie du devenir, contre la dialectique matérialiste.
Mais elle n’y tomber pas, au contraire, elle fait entrer la représentation mentale, psychique, du réel dans la lutte sociale de transformation sociale.
La connaissance du concept, de la catégorie philosophique et la réalité du fétiche, qui est un réel de la pensée et nous habite toutes tous, à notre insu, relativement (ou pas relativement : mysticisme) ne peut que faire progresser la nécessité et l’efficacité de la lutte des classes, ici et dans le monde, vers une société de coopération et de cohérence en santé suffisante dans le mouvement continu-discret de l’humanisation, de la conscience cosmique de l’homme en tant que conscience de la nature sur elle-même ; processus local terrestre dans le processus global cosmique ; et notre raison d’être en tant que besoin de développement, croissance, évolution-complexification-condensification (réorganisation continue-discrète, quantique de soi-même dans la société et dans le cosmos, en unité et identité contradictoire).
L'abstraite évidence de la musique nous parle en langue "fétiche".
Il ne faut pas confondre mysticisme et superstition, même s'ils convivent. Le capital, l’argent qui hante la pensée sociale quotidienne de l’échange marchand, de notre système, est on ne peut plus matérialiste-mécaniste dans la défense du profit maximum immédiat (P/C), et il nous en communique le contenu physique-mental, il en communique le contenu quel que soit notre « niveau » social dans le système d’accumulation A-M-A’, y compris au niveau le plus bas de misère.
Notre santé physique-mentale est liée à celle de la société. La crise qui affecte et que contient réciproquement la baisse tendancielle du taux de profit affecte aussi celle de notre intérêt psychologique ; régression relative civilisationnelle dans le processus civilisationnel.
Cela est dur à vivre et n’aide pas à l’issue de la crise sinon dans une possible catharsis paroxysmique, empirique-scientifique ; unité-identité contradictoire de développement.
Mercredi 05/11/2025 06:50:04.
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Ce sont des pages du recueil :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/06/heresie-et-esperance-quand-meme.html

