Constitution libérale d’Etat ou constitution d’Etat libéral
Précisons d’abord que dans le terme « libéral », il ne s’agit pas de liberté, ni abstraite ni concrète en général, mais du libéralisme économique, de la propriété privée des moyens de production et d’achat de la force de travail humaine (Manifeste de 1848) et sa guerre-concurrence non libre et faussée, d’autant faussée que sa mondialisation n’est pas une mondialisation-coopération suffisamment cohérente, mais une centralisation-concentration de ses fonctions, de ses moyens et de ses tares.
Achat de la force de travail local-mondial, en voie de globalisation mondialisée, financiarisée, numérisée dont l’achèvement et le dépassement vital et viable ne peut se réaliser que par le dépassement de l’aliénation de la production et des gestes physiques-psychiques de production de la personne par elle-même à travers la production des biens individuels-sociaux aliénés.
Les constitutions athéniennes de Solon et Clisthène constituent un compromis social « régulant » relativement les conflits sociaux afin que la domination de classe marchande et esclavagiste puisse se perpétuer et donc permettre à la société de poursuivre, en unité et diversité de fonction, la production des biens relativement suffisante quantitativement-qualitativement, pour exister, se reproduire, procéder.
Il en est de même des constitutions libérales d’Etat dans la société capitaliste.
Les limites des constitutions de compromis historique de classe trouvent leur description dans la guerre du Péloponnèse, bien que cette description ne décrit pas explicitement mais implicitement la lutte de classes et ses conséquences dans la dissolution sociale et ses suites de régression historique dont la « reprise » s’effectuera un millénaire et demi plus tard dans la Renaissance, naissance de la société bourgeoise, son développement, sa prise de pouvoir dans les sociétés en industrialisation mécanisée du XVIIIème et XIXème siècle, les nouveaux compromis historiques et les nouvelles limites de ces nouveaux compromis historiques.
Les répétitions linguistiques écrites sont nécessaires à la compréhension.
Dans son œuvre du XIXème siècle, Marx rencontre une société dont les régulations relatives et les résultats relatifs et limites historiques du compromis historique capital/travail sont en train de se construire. Ce qui donne l’illusion que le capitalisme successif à Marx et le notre aujourd’hui ont établi un compromis définitif.
Les repressions des luttes de classes comme les luttes de classes elle-même en unité contradictoire dialectique, et les luttes populaires diverses, vont contribuer aux régulations relatives et celle dans laquelle nous vivons au XXIème siècle dans les ex-pays industriellement avancés, les puissances économiques émergentes construisant leurs propres compromis historiques ; dont l’aboutissement pourrait être une régulation continue-discrète en santé sociale suffisante de société sans classes, d’administration et croissance de l’autonomie relative nécessaire et suffisante en processus de la personne humaine et des entités constituées par la personne en évolution-croissance-complexification-condensification (réorganisation continue-discrète, quantique)
La crise de guerre économique et politique, militaire, d’aujourd’hui et la suraccumulation-dévalorisation du capital qui la soutient et l’induit commence à démonter l’approche et l’atteinte de ces limites.
La grande misère ouvrière décrite par Engels et Marx et la régulation relative libérale qu’elle a induite confirment les limites d’un système de production et d’échange capitaliste, confirme le même mouvement et les mêmes lois économiques et politiques du capital aujourd’hui comme hier, l’accumulation dans le cycle social-associal A-M-A’, son incapacité de renouveler suffisamment et en santé sociale la société et les hommes qui la constituent en unité et diversité.
Pour moi, le début et le cœur de l’analyse marxiste de la société capitaliste, complétée aujourd’hui dans l’économie néomarxiste de régulation systémique et les solutions concrètes et abstraites à y apporter dans les luttes sociales, ce début et ce cœur sont contenus dans les manuscrits de 1844 dont il ne faut rien gommer qu'elle que soit leur incomplétude conceptuelle, et développer.
L’homme est la conscience de la nature sur elle-même nous dit Marx. Bien sûr conscience en processus cosmique.
L’homme se produit et se reproduit lui-même physiquement-psychiquement, socialement, en produisant et reproduisant les biens qui lui sont nécessaires pour vivre.
La conscience morale de la philosophie classique et orthodoxe ou pas de soi ne suffit pas pour cela, et l’insuffisance de conscience sociale de soi de même. Les limites du système et les limites de cette conscience vont de pair, en unité et diversité.
En se sens les progrès de l’économie marxiste de régulation systémique ne se suffisent pas à eux-mêmes. C’est la raison de la constitution progressive de l’analyse anthroponomique qui ne se suffit pas non plus à elle-même. Une ergologie progressiste, et marxiste pourrait-on dire est un besoin concomitant avec toutes les avancées des connaissances biologiques-neurologiques, physiques-quantiques, psychiques, sociales et sociétales, dialectiques nature-travail-idées-nature en miroir, portées par la lutte de classes, la luttes des femmes, de la jeunesse et de l’enfance et leurs limites de domination animale archaïque épousant les limites globales systémiques et idéologiques à dépasser ou à mourir.
Les transformations anthroponomiques concrètes et abstraites vont en unité organique et en diversité et inégalité de développement avec la transformation des forces productives concrètes et abstraites, continues et discrètes. Ce qui veut dire historiquement "ici et maintenant". Locales et temporelles, spatiotemporelles. Sinon aucune explication au mouvement économique et social de 1968 particulier en France. Ni à aucun mouvement ici et ailleurs.
Pierre Assante. 13/10/2025 06:48:16.
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/06/heresie-et-esperance-quand-meme.html

