Réflexion sur la
mondialisation
dans l’histoire
et aujourd’hui.
Refus mécanique-dogmatique de la mondialisation
et régression humaine et humanitaire
La mondialisation multimillénaire, arrivant à une globalisation a été assimilée mécaniquement-dogmatiquement-spatiotemporellement, à la seule mondialisation capitaliste et non à un mouvement naturel-social. Le repliement souverainiste et nationaliste est l’incapacité de répondre aux besoins continus-discrets de développement historique, et la coupure mortelle avec tout progrès humain s’il n’est pas surmonté.
Quand je prends connaissance, « théoriquement » et pratiquement de la politique du PCF au quotidien depuis plusieurs décennies, j’y reconnais « l’analyse » d’Amendola lors du 11ème congrès du PCI de 1966, face aux questions posées par d’autres responsales, les questionnements d’Ingrao, Trentin, etc. et l’arrêt craintif sur image de Longo, sur les transformations du monde, et auxquelles ces derniers de répondaient pas non plus.
Amendola répondait « i soldini » (le pouvoir d’achat, les salaires, les pensions etc.). Il n’avait pas tort pas plus que nous aujourd’hui, mais limiter une politique et une analyse la permettant aux « soldini » est largement insuffisant et suicidaire. Le suicide a suivi, en Italie et d’une certaine façon ici aussi.
Le retard auquel le PCI s’est heurté, dont est issu l’état du développement des forces productives et le fascisme mussolinien concomitant dans l’insuffisance des « rattrapages » et la montée des besoins sociaux insatisfaits conjoints, c’est celui de l’échec à terme de la magnifique Renaissance Italienne du XVIème et ses conditions propres des « suivis » insuffisants de la mondialisation d’alors.
Puis conditions différentes (il n’y a toujours que des conditions différentes micros-macro) de l’Espagne ou du Portugal, liés et dépassant les conditions de développement de la Toscane entre autres, puis l’Angleterre, la France etc. mais aussi de leurs limites dans la société de classe en mondialisation « plus globale » ne prenant pas en compte l’homme, l’humain, son besoin incontournable d’autonomie relative de la personne dans une activité d’entités autogestionnaires.
Evidemment, ces dernières conditions, séculaires, millénaires sont de l’ordre de notre présent tout en étant une exigence originelle de l’humanisation ; exigence originelle de l’humanisation, du galet aménagé de l’homo habilis à la chaîne numériquement automatisée et l’organisation verticale-horizontale qui la permet, de moins en moins satisfaite globalement-individuellement-relativement-processuellement par les conditions d’organisation de classe de la société marchande et son « aboutissement » actuel du CMMnİgF.
Autre chose sont les développements de l’Asie, si on pose mentalement-concrètement la question des « transitions » » (lire Goblot) du mode de production propre à des communautés asiatiques qu’on ne peut considérer « seulement » comme uniques et communes à la fois. Ceci pour ne pas tomber dans une analyse occidentalo-occidentale (ou pire franco-française etc.) de Sumer-Grèce-Rome etc. et la vision déterministe-linéaire staliniste.
Le processus causal-aléatoire doit être examiné partant de la croissance de la complexification-condensification processuelle (réorganisation sociale-naturelle continue-discrète)
L’incapacité de « contribuer » à la gestion-mondialisation de la production-travail est la cause première de l’échec du communisme « occidental » actuel, d’origine « occidentale » ou par « transmission ». Cette incapacité est entrée frontalement dans le rapport de force défavorable au travail dans la contradiction antagonique capital/travail, locale-nationale-mondiale en concentration-conflit globale.
Evidemment la détention des conditions, de la propriété d’emploi-production-travail, force de travail, par le capital est posée dès le Manifeste de 1848.
La responsabilité du divorce entre le parti et les intellectuels, « savants » de la technique, des sciences, des arts, a été mutuelle, et c’est déjà de l’histoire ancienne liée à ces conditions d’analyse.
Je me souviens des ouvriers des années 1970 désespérés de devenir tous des OS face à l’entrée de la première numérisation des outils, des usines, de l’industrie, des échanges.
Je me souviens de leur rôle d’artisans très hautement qualifiés de l’industrie dont la haute éducation politique et syndicale allait de pair. Et la régression de ce rôle.
Quelle est la prétention de transformer le monde avec une si faible culture que celle du parti (et de la société organisée par le capital). Et où chacun doit aller la chercher par ses propres moyens.
Une culture ce n’est pas une construction structuraliste, c’est une synthèse continue et discrète du processus des savoirs et de leur usage quotidien et futur, social.
La dichotomie d’un parti, conscient-inconscient d’avec le processus de mondialisation, et celui inouï d’aujourd’hui, de ce XXIème siècle, c’est sa coupure d’avec la société, avec ceux, femmes et hommes, jeunes et vieux, de métiers et de conditions sociales multiples, qui la composent et en premier avec la classe laborieuse productrice des « biens de base » de satisfaction des besoins sociaux, de leur quantité-qualité comme le formulait Gramsci.
La question des alliances c’est la question du processus social ou pas, je le dis par rapport aux tentatives politiques sans contenu.
La mondialisation millénaire, arrivant à une globalisation a été assimilée mécaniquement-dogmatiquement-spatiotemporellement, à la seule-une mondialisation capitaliste et non à un mouvement naturel-social pour en sortir par le haut de cette mondialisation capitaliste. Cette assimilation mécanique, c’est l’opposé abstrait de la conception marxiste de la civilisation et d’un processus d’humanisation continu-discret (quantique).
Le repliement souverainiste et nationaliste est l’incapacité de répondre aux besoins continus-discrets de développement historique, et la coupure mortelle avec tout progrès humain s’il n’est pas surmonté.
Je ne reviens pas ici, ce n’est pas le sujet choisi, pourtant par ailleurs sujet essentiel-premier, sur l’analyse et les propositions de l’économie marxiste de régulation systémique pour laquelle la mondialisation constitue la base d’un développement communiste, d’une société de partage, de coopération et cohérence suffisante pour vivre, terrestre et cosmique.
Le phénomène du refus ou de l’arrêt relatif sur la mondialisation antique, une mondialisation relativement stagnante est aussi celui de l’Italie du Sud , la Grande Grèce. Il va de pair avec une évolution de la société de classe en difficulté de développement, de transition, le mort-strate de développement ultra-persistante saisissant le vif. Cas particulier et cas fréquent.
La transition Empire Romain- Moyen-âge, le mariage civilisationnel des forces productives humaines-techniques latin-germain est aussi à considérer pour comprendre. Tant d’apprentissages nécessaires !
Pierrot. 06/08/2025 08:28:55.
HERESIE ET ESPERANCE :
https://pierre-assante.over-blog.com/2025/06/heresie-et-esperance-quand-meme.html

