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21 février 2024 3 21 /02 /février /2024 09:23

 

 

1. NEOCRITICISME ET FÉTICHISME.

 

2. NI SOUVERAINISME NI TROTSKISME. EUROPE ET U.E..

 

3. LE COMMUNISME C’EST L’AUTOGESTION.

 

4. UN PEU PLUS D’INSTINCT DE SURVIE ...

 

5. REGULATION SYSTEMIQUE ou RESTRICTIONS GENERALISEES ?

 

6. COSMOS, UNIVERS et MULTIPLES ROTATIONS.

 

7. Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme.

 

8. Les « causes qui contrecarrent la loi ».

 

9. Post Scriptum d’urgence.

 

 

 1. NEOCRITICISME ET FÉTICHISME.  

 

Marx et Engels ont sous-estimé la puissance et la durée du lien entre le mode de production et d’échange et le mode de pensée. De toute façon ils décidaient de mener la lutte non dans l’avenir mais immédiatement, ce en quoi ils avaient raison.

 

C’est pourtant eux qui l’ont découvert ce lien et c’est une découverte qu’il n’ont cessé de développer, en particulier dans « Le Capital » et l’exposé de ses lois économiques, sans qu’il soit fait explicitement référence répétée et permanente à cette découverte, mais dans l’exposé de la pratique sociale elle est entre les lignes.

 

Certes le lien n’est pas mécanique (ils ne le pensaient pas non plus, même si les résumés qu’il font peuvent le faire croire), il se développe sous de multiples formes et de façon aléatoire, mais toujours dans la même direction, celle de la domination objective et subjective du système capitaliste, son mouvement, ses transformations et sa durée de permanence

 

Et il ne suffira pas que la société capitaliste s’effondre pour qu’en naissent automatiquement une société du partage, de la coopération et de la cohérence relative suffisante et en santé sociale suffisante.

 

Le lien et ses effets sont catastrophiques. Le criticisme dont parlent Marx et Engels dans L’idéologie allemande est devenu quasiment la seule manifestation audible d’une protestation sociale théorique et pratique, c’est-à-dire que la crsie du capital a pour le moment comme réponse une voie sans issue qui ne peut que l’aggraver.

 

La découverte de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation et dévalorisation du capital, et le développement de leur analyse et de leurs effets généraux à double sens dialectique est fondamentale.

 

Ce n’est pas seulement en exposant l’idée que contient cette découverte que nous dépasserons le criticisme. Les économistes communistes de l’école marxiste de régulation systémique l’ont bien compris.

 

Si de l’idéologie allemande (qui est celle de tous les peuples au capitalisme développé, donc idéologie aujourd’hui mondialement développée), Marx et Engels et la suite du mouvement ouvrier scientifique, sont passés à « le Capital », le dépassement du criticisme n’est pas que question de formation économique.

 

Certes c’est une illusion criticiste de croire que la « formation idéologique de parti », nécessaire,  peut seule transformer par elle-même le monde humain, qu’elle soit économiciste et ou philosophiciste séparément ou ensemble.

 

Mais les transformations catastrophiques seront accompagnées par une lutte idéologique ou pas et c’est cet accompagnement qui peut donner un coup d’épaules aux possibilités de transformation progressistes dans la catastrophe elle-même.

 

Pour le moment nous en somme à observer la catastrophe sans trop comprendre ce qui arrive et nous voyons se développer de même le criticisme exposé dans l’idéologie allemande.

 

Dans Matérialisme et empiriocriticisme, Lénine développe la suite de la critique critique d’un nouveau criticisme s’emparant du mouvement ouvrier.

 

Non seulement ce phénomène s’est poursuivi, mais a touché toutes les pratiques revendicatives en les habillant et les affaiblissant idéologiquement et pratiquement.

 

Le vêtement est la forme la plus usuellement de la représentation fétichiste de soi.

 

La « conscience de soi » ne dépasse pas la pensée moraliste détachée des conditions sociales nécessaires à la personne sociale et maintient des œillères sur les rapports sociaux qui nous gouvernent et nous dominent.

 

Les conditions capitalistes de survie immédiate et l’inféodation au mode de production et d’échange flingue toute solution aux problèmes sociaux urgents et généraux à résoudre et dont dépendent les vies de chacun.

 

La belle et vitale conscience de clan de survie est elle-même étouffée au lieu de se répandre à l’humanité mondialisée.

 

Certes il y a du criticisme inévitable dans mon propos même car je suis des vôtres, mais aussi son dépassement possible.

 

Il y a la maladie du système et la fièvre qu’elle provoque, et une auscultation, mais pas encore la prise des remèdes vitaux et vivables.

 

2. NI SOUVERAINISME NI TROTSKISME. 

 

Marx er Engels ont travaillé à parti de la critique tout en agissant dans l’immédiat sur les luttes sociale, dans la lutte de classe. Critique des adversaires du communisme, des conservateurs de l’état présent obsolète contre la transformation progressiste vers un type de société de libération de la force et de la capacité de travail.

 

Ce qui caractérise avant tout l’homme ce n’est pas la pensée, c’est le fait qu’il produit ses subsistances au lieu d’user des ressources naturelles sans transformation et c’est la production des subsistances qui développé ses capacités mentales, son cerveau et l’organisation sociale qui va de pair avec l’organisation physico-psychique qui fait de l’homme un homme et non un animal. Mouvement de développements inégaux de ses constituants, mais en unité, contradiction fertile.

 

Les degrés d’organisation sociale, du clan de chasseurs cueilleurs à l’agriculture, de l’agriculture à la cité et de la cité à la nation bourgeoise et la production industrielle et l’échange économique numérisés et automatisés,  doivent nous inspirer une réflexion sur l’état présent des structures sociales et des superstructures sociales, leur unité de fonction et de développement.

 

Il n’est pas question d’etre trotskiste, mais de comprendre la transformation inouïe de la nation dans la transformation inouïe de la production et de l’échange mondial dans le XXIème siècle issu d’un XXème siècle que nous n’avons pas encore bien saisi.

 

Il ne s’agit pas encore moins d’être souverainisme ni nationaliste, il s’agit, en unité de mouvement du système capitaliste et la restriction qu’il forme dans la constitution de ses marchés nationaux qui explosent et s’effondrent à la fois avec le système, lentement mais surement, et en accélération d’ailleurs.

 

L’activité humaine réside dans l’individu humain, les entités qu’elle constitue de productions et d’échanges des subsistances matérielles et morales jusqu’à l’entité globale qui fait de la mondialisation une tendance originelle de l’humanité et un processus en voie « d’achèvement » que le système capitaliste impulse et freine, produit et détruit,  en même temps, du fait des contradictions systémiques qu’il contient.

 

Notre réflexion sur « l’Europe » de l’UE est loin d’être suffisante, nous en sommes encore, et pas toujours, à ce que nous ne voulons pas et pas à ce que nous voulons.

 

Nous en sommes encore au criticisme et au fétichisme qui refuse de réfléchir à comment constituer une Europe non fédérale mais confédérale des nations, une grande zone de développement aux contours à redéfinir,  vers une mondialisation non pas achevée en tant qu’humanité qui est un processus infini de vie et de mort et de transformation de la conscience de la nature sur elle-même, mais en tant que niveau provisoire en processus d’organisation historique.

 

3. LE COMMUNISME C’EST L’AUTOGESTION

 

Le communisme c’est l’autogestion et l’autogestion c’est le communisme.

L’autogestion c’est la croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines dans et en rapport avec la dépendance sociale relative, nécessaire, « naturelle ». C’est la libération relative de la dépendance sociale qui plus elle croit et plus se réduit, contradiction dialectique. C’est la réduction du processus d’aliénation de la société de classe et d’accumulation privée.

 

C’est un processus de croissance de l’autonomie. C’est ce que tout ce recueil tente de dire.

 

Le péril de l’autogestion dans la démarche ergologique n’est pas un péril en soi si on y met en particulier dans les luttes sociales, des garde-fous protecteurs et moteurs à partir de l’analyse économique marxiste de régulation systémique et en particulier dans le processus de rupture-continuité quantique, du dépassement de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital. Le critère P/CMF (Profit/Capital Matériel et Financier), et les mesures économiques et financières révolutionnaires qu’il contient, est, peut être l’initiation d’un tel processus.

 

En fait la démarche commune de l’économie marxiste et de l’ergologie et ses concepts, et non leur dichotomie destructrice, réactionnaire, peut être la voie du processus de croissance de l’autonomie de la personne et des entités humaines et d‘une mondialisation heureuse de coopération, de cohérence suffisante et de santé sociale suffisante pour permettre la poursuite d’un processus d’humanisation : du processus de conscience de la nature sur elle-même qu’est ici et maintenant sur cette terre comme ailleurs dans le cosmos, une espèce pensante dont le processus a été permis par la production de sa subsistance par elle-même à partir des richesses-ressources naturelles.

 

Un haut niveau inouï technologico-culturel de la classe ouvrière dans les zones de haut développement numérique et d’automation et de productivité contient ou peut contenir le niveau de conscience suffisant en diffusion pour donner aux luttes sociales un contenu transformateur révolutionnaire de suppression-abolition-dissolution-dépassement des classes sociales, de l’achat de la force de travail et de la mesure du temps de travail : de passage à un mode de production et d’échange d’un type nouveau dans ce XXIème siècle et jamais atteint par l’humanité au cours de son histoire de longue durée dans la longue histoire du cosmos fini, universelle infinie.

  

4. UN PEU PLUS D’INSTINCT DE SURVIE COLLECTIVE ET D'INSTINCT COLLECTIF DE SURVIE NE NUIRAIT PAS (Reprise)

 

Chez l’animal l’instinct de survie se mesure à sa capacité à résister et non à fuir alors que la résistance reste la seule issue. Dos au mur, il reste attentif à la menace ou agressif si possible.

Chez l’homme sa conscience lui dicte ou pas de ne pas « lâcher les bras » à la première difficulté à surmonter.

 

Comme dans-pour toute espèce, l’individu est à la fois solidaire et à la fois en concurrence avec les autres individus de son espèce.

Mais l’existence de l’espèce est la condition de la survie et du développement (pas de survie sans développement) de l’individu.

Propriété contradictoire fertile et féconde pour le développement de l’espèce, l’homme, la personne est à la fois dépendante de la société et relativement autonome de la société ; et son niveau de conscience lui fait mesurer l’usage possible de cette autonomie.

 

Sauf si individuellement et collectivement, l’instinct de survie est malade.

 

Bel instinct de survie chez les grecs en 2105 face à la « Troïka », sa coupure du « robinet du crédit », outil de la production et de l’échange.

 

Hélas, 1) sectarisme, opportuniste de gauche anti-européen de principe du PCG, 2) opportunisme de droite de Syriza , rassemblement courageux et combatif, relativement réussi, mais sans orientation de classe 3) et carence de solidarité suffisante des peuples de l’UE soumis aux mêmes opportunismes, ont contribué à l’échec de l’offensive contre le capital ; le capital dont les propriétés restent encore imprécises dans la conscience des peuples : l’offensive du capital dans la division du travail de la classe ouvrière, du salariat dans sa diversité de nombre et de qualification, que la division du travail de la mondialisation en numérisation a drastiquement affaibli.

 

Il est « facile » certes de « critiquer » même au sens scientifique, mais la critiquer est nécessaire pour soi-même, pour le présent et l’avenir de survie et de développement.

 

La question n’est pas critique ou non critique, mais qualité de la critique et instinct de survie. Un bon instinct de survie contient la critique.

 

Ce n’est pas la vieillesse qui paralyse l’humanité en tant qu’entité globale-individuelle de, dans la nature. L’humanité en est à son adolescence (mon essai sur la question), c’est-à-dire au moment cosmique de prendre son autonomie, mais où l’expérience pour la prendre sans trop de risques reste encore insuffisante. C’est l’expérience insuffisante qui met en danger un adolescent, au-delà de tout danger « mécanique » de « l’anankè » et de l’évolution sociale de l’anankè, la nécessité en processus social et cosmique.

 

Combien de milliards de milliards de milliards, puissance infinie, P+∞ , de formations fugaces se sont formées avant qu’une cellule vivante ait une stabilité relative suffisante pour exister et procéder ?

 

Idem pour le processus de formation des particules « complexes » …

Il en est de même de toute expérience de la nature et l’expérience sociale est Celle de notre espèce. Et c’est donc là qu’intervient l’instinct de survie et la conscience suffisante qui fait mesurer l’usage possible de cette autonomie.

 

5. REGULATION SYSTEMIQUE ou RESTRICTIONS GENERALISEES ?

 

Les évènements du monde nous dévastent

Gaza, Ukraine …

Emploi, Services publics …

Pouvoir d’achat, qualifications …

Recul des coopérations et recul de la cohérence minimum pour que la société humaine fonctionne.

Energie, santé, alimentation, eau, climat ...

 

Il s’agit d’avoir tout ça en tète, dans le tableau d’ensemble et non en petits souvenirs décousus dans des coins dispersés du cerveau et de la conscience collective.

 

La nécessite d’une régulation des activités humaines nous parait évidente si nous ne voulons pas aller vers un écroulement des interactions du mondial au local,  entre les entités humaines de subsistance et de survie.

 

Et de développememnt sans lequel il n’y a pas de survie.

 

La régulation c’est la sortie progressive d’un monde humain régi par « la politique d’entreprise », c’est-à-dire pour ceux qui nous dirigent, par le taux de profit. Il ne s’agit pas des personnes, mais du système dans lequel elles sont engluées, où nous somme toutes et tous englués.

 

Le critère du taux de profit immédiat maximum est totalement incompatible avec la survie et le développement de l’humanité. C’est pourtant sur « ces rails » que nous circulons.

 

L’humanité mondialisée, numérisée, financiarisée est menacée d’avoir recours à une politique de restriction généralisée, comme pendant une guerre mondiale générale. Les anciens qui restent en ont un souvenir cuisant d’amaigrissement total, physique et moral, personnel et collectif.

 

Cette menace découle de l’incapacité du capital de réguler la production, les échanges, les rapports des hommes entre eux.

 

Un rapport sain des hommes entre eux c’est la croissance de la formation, de l’initiative, de la démocratie sociale, de l’homme citoyen et producteur.

 

Un rapport sain des hommes entre eux c’est la croissance de l’autonomie de la personne dans la dépendance sociale, contradiction « naturelle » fertile et féconde qui permet le développement humain depuis que l’humain existe (du galet aménagé au clan, de l’agriculture jusqu’à la chaîne automatisée de production dans l’organisation mondiale du travail).

 

Une régulation ne peut être que systémique, c’est-à-dire répondre à un type d’organisation sociale qui la permet.

L’école marxiste de régulation systémique conçoit un processus de l’état de la société aujourd’hui jusqu’à une transformation de la qualité de l’organisation sociale capable d’etre viable dans la durée.

 

Mais encore faut-il des forces sociales pour la mettre en œuvre, et pour cela, le salariat, vendeur de sa force de travail au capital, force d’opposition au critère du taux de profit doit en prendre conscience dans ses luttes revendicatives et les transformer en lutte de transformation sociale et santé sociale suffisante, vivable et viable.

 

Si je parle de restrictions généralisées, c’est que le rapport de force idéologique et physique (objectif et subjectif) reste en faveur du capital et du capitalisme, du libéralisme mondialisé, généralisé et ses dictatures, du dollar, politiques et économique encore dominantes.

Les résistances nationales prennent la forme de dictature au sens premier du mot et de nationalisme agressif. Et les souverainismes en sont le reflet partout dans la guerre de concurrence capitaliste, des nations, des personnes, des entités humaines entre elles.

 

La mise en œuvre d’une régulation systémique mondiale, partant des luttes nationales coordonnées puis dépassées (Usage nouveau, transformations radicales des Fonds, DTS, Droits du travail, création monétaire, crédits, effets de levier, système banquier central et local…) est de l’ordre du jour des générations à venir et commence tout de suite.

6. COSMOS, UNIVERS et MULTIPLES ROTATIONS.

(Fiction poïétique pour penser le réel. Schémas de cet article 6,  lien en fin de cet ensemble)

 

Dans la voie des intuitions ou des fictions de Giordano Bruno imaginant l'infinité des systèmes solaires, au moment où la société de classe et l'Eglise ensemble, en unité sociale,  professait encore contre l'héliocentrisme ! :

 

Dans ma prime adolescence, ayant appris (13-14 ans) la vitesse limite de la lumière, j’ai supposé une multiple « rotation de l’univers sur lui-même » limitant ainsi ses confins du centre 0 et vitesse zéro à une « périphérie complexe » de vitesse de 300.000 Km/s.

 

Se posant alors un univers limité, ce qui me semblait justement en contradiction avec le concept d’espace-temps illimité et de flèche du temps.

 

Je ne suis qu’un scientifique dilettante et sans bases suffisantes de « sciences dures », ce que je regrette énormément. Ma biographie s’est déroulée ainsi dans mon milieu social, volontairement ou pas, les deux à la fois en unité.

 

Le grand physicien grec Bitsakis nous précise que nous n’étudions non pas l’univers mais le cosmos (celui que nous avons photographié, 13 milliards d’années ???), partie de l’univers inconnu, et ses propriétés propres qui nous sont accessibles en tant qu’espèce humaine, nos limites, notre instinct de survie. Ceci à la lumière d’un usage intelligent de la dialectique hegelienne et marxiste de l’hypothèse et du doute et du choix provisoire opérationnel nécessaire et utile.

 

La croissance de l’humanité, la croissance de sa complexification et de sa condensification, en unité et développements inégaux, à l’image de la nature ou de la croissance de l’accumulation cérébrale de la naissance à la mort de l’individu et de la société humaine en rapports dialectiques et en unité avec celle de ce cosmos.

 

Ou plus « concrètement » celle, limitée, de l’ordinateur, du semi-composant au réseau mondialisé occupant sans cesse moins de volume par rapport au volume originel de naissance, condensification et non additions, exemple certes caricatural dans le mouvement réduit propres à la cybernétique, isolé mentalement du processus social général ; mais en en occupant relativement encore trop par rapport aux besoins de condensification sociaux de l’humanisation, ce qui demande dépassement dialectique.

 

A quoi peut servir une telle hypothèse fiction (et intuition ?) ? A penser pas à pas, à la fois dans l’erreur et la progression, l’ensemble dans lequel nous existons, à penser des hypothèses dans la construction du devenir s’opposant à l’éléatisme, en santé sociale suffisante pour tous et pour nous-mêmes, à partir du quotidien et de sa projection

 

L’humanité, entité en naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification, unité de mouvement sans laquelle elle ne peut parvenir à une fin de processus vers un nouveau processus de naissance, croissance, évolution, développement, complexification, condensification ;  à l’image des infinies « tentatives » de combinaisons chimiques et moléculaires qui ont permis in fine la naissance de la vie ;  de la première existence vivante terrestre de stabilité suffisante pour l’absorption du milieu extérieur et de son rejet des éléments non consommés jusqu’à l’espèce pensante qui a imaginé et pratiqué le travail de transformation de la nature et l’organisation sociale en processus le permettant pour subvenir à ses besoins infinis de subsistance ; et la coopération-cohérence contradictoire et fertile entre le milieu extérieur et le milieu intérieur assurant la survie, vie et développement des entités.

 

Naissance du travail et naissance de la pensée et du processus de mondialisation en unité.

 

Mondialisation malade d’un système économique et social devenu obsolète et dont le dépassement seul peut permettre la poursuite du processus d’humanisation ; la suraccumulation et la dévalorisation du capital dans le cycle social A-M-A’ et l’achat de la force de travail qui l’alimente témoignant de cette obsolescence.

 

7. Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme (Schéma ci-DESSOUS).

 

Pour comprendre ce qu’est le néocriticisme, il faut revenir à Hegel, le criticisme qui en a suivi de la part des jeunes hegeliens, qui était en fait un recul par rapport à l’avancée que représentait l’hégélianisme, criticisme dont est issue la réflexion de Marx et d’Engels et du mouvement de pensée humaine et humaniste la plus avancée (c’est une tautologie), la « critique de la critique critique », c’est-à-dire la réaction progressiste aux limites de l’hégélianisme et à sa critique réactionnaire « gauchiste » pourrait-on dire aujourd’hui.

 

Le néocriticisme c’est renouvelé au début du siècle dernier, en particulier dans le domaine scientifique en refaisant de la rationalité et du matérialisme sa bête noire ou en renouvelant, ce qui est encore plus insidieux un matérialisme mécaniste dégradant l’avancée du matérialisme scientifique, dialectique qui est une pensée non pas finie mais en processus infini en rapport avec le processus économique et social.

 

Les hésitations, les incertitudes, les expérimentations et leurs échecs du chemin sont nécessaires mais elles ne doivent pas conduire à des impasses définitives qui seraient une mort sociale définitive de même.

 

Le criticisme de notre siècle change de nom, a perdu de nom, mais le renouvelle. Il utilise les causes les plus nobles pour les détourner, et les noyer sous un flot de « jugement humanistes » détourant du processus d’humanisation qui est en première et dernière instance le travail de transformation en santé sociale suffisante de la nature pour subvenir aux besoins humains en processus et qui auto-créé les outils mentaux et techniques, la pensée de ce processus d’humanisation.

 

Le recours à la guerre militaire par le capital est une arme auxiliaire en unité avec la guerre idéologique et le dollar contient aussi bien le financement de cette double guerre.

 

Le recours au nationalisme contre la domination mondiale de l’argent ne fait que la renforcer.

 

La mondialisation capitaliste n’est ni un humanisme ni une poursuite en santé sociale suffisante du processus d’humanisation, mais l’antichambre possible d’une humanisation sur la base d’un partage, d’une coopération, d’une cohérence relative suffisante à la santé mondiale de l’humanité.

 

La « bataille » encore impuissante pour expliquer la suraccumulation-dévalorisation du capital et pour promouvoir une économie néomarxiste de régulation systémique ne peut se passer d’une connaissance et d’une critique du néocriticisme, et c’est d’elle aussi que peut naitre un ennemi efficace du système et non des hommes, devenu obsolète, qui à travers la croissance de la crise crée les conditions de son dépassement. Etre « contre » ne suffit il faut être « pour » dans la bataille du processus d’humanisation.

 

La critique du néocriticisme est une arme pour l’économie néomarxiste de régulation systémique

 

Le capital a une technique « étonnante » de défense pour survivre et s’opposer à la force qui le menace, les vendeurs de la force de travail, les salariés et leurs alliés et les ouvriers ingénieurs et cadres de production en dernière instance en tant que force matérielle de production des biens « matériels » : c’est de se suicider en suicidant la société entière.

 

Nous résisterons à ce suicide.

 

La lutte pour effacer la pensée marxiste et néomarxiste fait partie de ce suicide.

 

-------------Les interactions sont infinies-------------

 

 

 8. Les « causes qui contrecarrent la loi ».

Les « causes qui contrecarrent la loi » de la baisse tendancielle du taux de profit, c’est l’histoire et le travail du capital sur lui-même jusqu’à nous, son économie, sa politique après la mort de Marx, et ses espoirs et les hypothèses de changement relativement rapide ou pas; et les nôtres.

 

Le taylorisme est en très grand dans la croissance inouïe du capitalisme américain par rapport au XIXème siècle du capitalisme anglais, la mise en œuvre de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit.

 

La mise en œuvre consciente et inconsciente dans le processus social inconscient et la révolution passive technico-culturelle, de ce qui contrecarre la baisse tendancielle du taux de profit, semble arriver à ses capacités extrêmes. Ce qui expliquerait la durée de la crise générale du capital, au-delà de ses manifestations "décennales". Et pose comme jamais cette question du changement et de dépassement du mode de production et d'échange et de mourir ou vivre.

 

Le rapport entre mode de production, évolution sans transformation qualitative du mode de production et modes de pensée, c’est ce que j’essaye de comprendre (1).

 

Je n’ai pas la capacité des camarades animateurs historiques de la Com Eco et d’Eco & Po en matière d’économie et en particulier les éléments mathématiques. Je pense cependant comprendre relativement la logique des processus économiques dans leur croissance et leur complexification et de la dialectique que Marx rappelle dans la postface de la 2ème édition allemande du capital.

 

Une cause, une contradiction dans la contradiction du cycle social A-M-A’ est le handicap de la condensification de l’accumulation matérielle, psychique, morale, condensification sociale et naturelle, dans la nature et la société dont le développement cérébral dans le rapport corps-cerveau-société est l’image réelle parfaite ; et plus mécaniquement, donc moins dialectiquement, l'exemple de la condensification, la réduction de volume global des équipements informatiques du local au mondial à double sens.

 

Je suis donc poussé à comprendre dans le rapport mode de pensée-mode de production, ce qui peut aider aux luttes, pour moi en premier lieu. « Entre autres » la relation organique : baisse tendancielle du taux de profit-baisse tendancielle du taux d’intérêt psychique. Le handicap de croissance de complexification-condensification sociale en est au cœur.

 

Mais je reviens à l’histoire de la longue construction de leur pensée économique en rapport avec leurs expériences (de Marx et Engels) de 1848 (nouvelle gazette rhénane), la première internationale et la Commune, l’unification de la social démocratie sur des bases non scientifiques (Gotha) que nous n’avons pas encore surmontées collectivement (Parti)

 

Mais je n’ai plus le temps de revenir sur ce que j’ai fait depuis le début de ma retraite (20 ans). J’ai 80 ans.

 

J’ai acheté 15 volumes des éditions sociales de Marx-Engels à 30 ans et je n’en suis pas venu à bout, travail, famille, santé, militantisme syndical national,  politique dans mes sections dans les années passées.

 

Avec l’âge et la fatigue, Je suis quelquefois las de la non-écoute du parti, mais que doivent dire d’autres de leur côté !?

 

L’accumulation civilisationnelle est si faible par rapport à la masse des expériences et des activités de la société humaine. La contradiction croissance exponentielle sociale/temps biologique de l’individu humain n’est pas irrémédiable, mais il faut des outils sociaux pour y remédier, partiellement, relativement, progressivement ; douleur pour le vieillard que je suis dans les convulsions ultra douloureuses du monde, de la Palestine aujourd’hui par exemple ! Et de la « guerre d’Ukraine » mondialisée où s’enfouissent -irrémédiablement ou pas ?- des capacités de cohérence et de coopération vitales. Il n’en peut plus.

 

Douleurs de l’argent, du capital qui engendre nationalisme et souveraine, en contradiction avec les cohérences relative et coopérations possibles partant de la personne, de la croissance de son autonomie dans la dépendance sociale incontournable, jusqu’à l’humanité tout entière en passant par le mouvement de toutes les entités humaines constituées et en constitution.

 

Par exemple le texte sur « Dans le vortex du dollar » d’Yves Dimicoli devrait faire l’objet non seulement d’une brochure éducative de la part du parti, mais aussi d’une diffusion plus large.

Il y a là la poursuite de « Le Capital » considéré et critiqué hélas prétentieusement dès l'unification de la social démocratie allemande comme un exercice d'intellectuel alors qu'il est l'outil pour un contenu efficace des luttes de la classe travailleuse pour vivre et faire vivre la société, et des ressources de subsistances de l'humanité. Nous n’avons pas dépassé ce stade de la critique, malgré les avancées sociales importantes, relatives,  mais insuffisantes et donc limitées sur le plan systémique.

 

Bon j’en suis toujours à me dire et à dire aux jeunes adhérents (oui, il y en a !) que ce siècle peut être celui d’une transformation radicale inouïe et totalement nouvelle du mode de production et d'échange mondialisé-numérisé, sa concentration du capital et des pouvoirs, et son impasse financiarisée de l’achat de la force de travail, qui contient l’antichambre de la transformation qualitative possible, lutte qui commence dès à présent et qui a lieu chaque jour et dont ils sont les nouveaux acteurs.

 

J’ai commandé à 5 Eco & Po d’août sur l’Europe pour vendre dans ma section. C’est un outil excellent, magnifique pour la campagne, à condition de l’utiliser. Les autres aussi certes.

 

Il me faudra toujours rendre hommage à René Féniche qui m’a (nous a) enseigné en 1964 ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit.

 

Le travail de Paul Boccara est inestimable dans la poursuite de l'élaboration économique pour les luttes salvatrices de la crise inouïe de la société humaine.

 

Un coup de chapeau en passant pour l’ouvrier économiste et philosophe Joseph Dietzgen.

 

9. Post Scriptum d’urgence. :

 

 SPECTRE : Que ce soit une posture ou une mise en œuvre possible, l’extension de la guerre d’Ukraine évoquée hier lors de la réunion « européenne » est un danger de plus contr’une évolution progressiste et progressive possible de la société humaine. Ce peut être aussi le cercueil ou de la société humaine ou du capitalisme. L’alternative n’est pas écrite. De toute façon un danger de plus contre une évolution progressiste et progressive possible salvatrice de la société humaine, est contenu dans l’emballement létal possible. 

 

Pierre Assante. 1 : 15/02/2024 08:25:13. 2 : 16/02/2024 06:44:52.      318/02/2024 00:57:42. 4 : Reprise du 11/12/2023 18:04:10.            5 : 13/02/2024 07:59:02.  623/02/2024 07:22:43. 724/02/2024 06:32:26. 8 : 29/02/2024 07:11:50. 927/02/2024 06:28:59.

 

 

Les articles 1 à 7 sont extraits de :

 

CONSCIENCE DE LA CONSCIENCE. EN 21 POINTS et SUITE  (100 pages) :

http://pierre-assante.over-blog.com/2024/01/1.l-alternative-vitale.2.conscience-de-la-conscience.html

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B
Dans l'Huma. magazine du 8 au 14 février : Chronique de Maryse Dumas " Duel ou duo ? " Elle dit que selon un sondage , 70 pour cent des français se sentiraient appartenir aux classes moyennes . Mais la moyenne est de plus en plus basse . Je ne sais pas si elles se rendent compte qu'elles se rapprochent de plus en plus du SMIC et que l'écart entre elles et les grandes fortunes est de plus en plus grand . J'ai le sentiment que des gens ont besoin d'avoir des citoyens en dessous d'eux . Ca les rassure . Je fais partie de la classe moyenne .
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P
Oui et prolétarisation relative et croissante des couches moyennes hautes et professions libérales ? Qu'en penses-tu ?

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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