L’histoire, c’est-à-dire l’humanité,
n’a jamais résolu la contradiction de…
Ceci n’est pas très politique.
C’est ce que j’ai eu envie de rappeler sur le moment.
Et : c’est quoi les accords d’Oslo ?
L’émotion est très, trop grande. Il est difficile de penser, réfléchir, et discuter tous ensemble. Et le massacre des civils, de part et d'autre, n'est ni une solution ni tolérable.
/image%2F1563123%2F20231015%2Fob_900cf6_387720516-2071484469861539-66464407528.jpg)
L’histoire, c’est-à-dire l’humanité, n’a jamais résolu la contradiction de l’expulsion militaire de 800.000 paysans palestinien et la bourgeoisie palestinienne en formation lors de la création de l’Etat d’Israël en partie et en première instance en réponse aux massacres nazi des populations juives dans le monde, en Europe de l’Ouest et de l’Est, en Ukraine etc…
L’Idéal d’un lieu millénariste d’existence et de protection a traversé les millénaires en réponse aux pogroms et expulsions, d’Espagne par les intérêts « chrétiens » par exemple.
En dernière instance, les choses sont plus complexes.
Des partis ont représenté les divers courants et fractions d’opinions d’Israël et de Palestine consécutifs à la préparation et à l’existence d’Israël.
L’occupation de la Cisjordanie par des colons, à l’encontre des accords internationaux est arrivé à un point de non-retour et de guerre et répression anti-palestiniennes permanentes ; et le degré de haine engendré, au paroxysme inhumain.
08/10/2023 11:10:29.
3 épisodes marquants, entre autres : 1 Les accords d'Oslo (voir le texte de l’accord). 2. Assassinat d’Itzhak Rabin. 3.Bombardement de la Mouquata’a.
3 épisodes marquants dont 2 qui pouvaient peut-être régler le conflit par la création de deux Etats, Etat d’Israël et Etat de Palestine. Mais la question ne dépend pas seulement de ce conflit « restreint » à lui-même. Ce conflit restreint est alimenté par la guerre économique et de marché mondial, la course au % de profit qui le domine en particulier du marché énergique.
Il est difficile de faire coexister des peuples et des ethnies sur la base de l’occupation de terres. La Bible est pleine de ces conflits d’intérêts. L’occupation de terres des Amériques du Nord (entre autres par des millénaristes protestants allemands, et bien d’autres) se sont soldées par l’existence résiduelle des peuples amérindiens.
La voie pacifique en Cisjordanie et la voie militaire à Gaza sont des formes diverses de luttes palestiniennes, réactions populaires intriquées aux conflits géopolitiques étendus à la planète, contre la colonisation et la discrimination, dans les territoires occupés et dans Israël même.
Mais le massacre des civils, de part et d'autre, n'est ni une solution ni tolérable.
Cela me fait penser, toute proportion gardée à la révolte des hilotes de Sparte dont il est aussi question dans la guerre du Péloponnèse. Les métaphores peuvent pousser à la caricature, mais la caricature peut être instructive.
En marge d’une histoire de longue durée, il faut noter l’importance de ce lieu de passage, pour la migration humaine multimillénaire et la création, invention, de l’agriculture dans la révolution du néolithique (moins 10.000 ans).
1 Les accords d'Oslo. (WIKIPEDIA)
…Les accords d'Oslo sont le résultat d'un ensemble de discussions menées en secret, en parallèle de celles publiques consécutives à la conférence de Madrid de 1991, entre des négociateurs israéliens et palestiniens à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien.
La Déclaration de principes, signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, président du comité exécutif de l'OLP et de Bill Clinton, président des États-Unis, instaure un mode de négociations pour régler le problème et pose une base pour une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans pour progresser vers la paix. Les deux parties se donnent pour objectif « notamment d'établir une autorité intérimaire autonome, le Conseil élu (le « Conseil »), pour les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, pour une période transitoire n'excédant pas cinq ans, en vue d'un règlement permanent fondé sur les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité ».
La vive poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin derrière la Maison-Blanche et devant le président Bill Clinton à la suite de la signature des accords de Washington fait renaître l'espoir de l'établissement d'une paix durable entre l’État d’Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Le processus d'Oslo se concrétise le 4 mai 1994, avec l'accord de Jéricho-Gaza qui investit la nouvelle Autorité nationale palestinienne de pouvoirs limités. L'accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza ou « Accord de Taba », qui est signé à Washington le 28 septembre 1995, prévoit en outre les premières élections du Conseil législatif palestinien et un découpage négocié des territoires palestiniens en trois zones où les contrôles israélien et palestinien s'appliquent de façon différente, dans l'attente de l'aboutissement des négociations toujours en cours…
2. Assassinat d’Itzhak Rabin. (Wikipédia)
…Yigal Amir était sous surveillance des services de sécurité intérieure d'Israël (Shin Bet), mais les agents chargés de sa surveillance avaient conclu qu'il ne représentait pas une menace pour la vie du Premier ministre.
Le monument sur le lieu de l'assassinat, composé de pierres brisées, qui figurent le séisme politique que cet assassinat représente.
Après la manifestation, alors que Rabin sortait de l'hôtel de ville et se dirigeait vers sa voiture, Amir fit feu sur lui à 21 h 40 par trois fois, au moyen d'un Beretta Cheetah, un pistolet semi-automatique, le touchant à la rate, à la poitrine et à la colonne vertébrale. Il fut immédiatement maîtrisé par les gardes du corps de Rabin et arrêté. Le troisième coup manqua Rabin et blessa légèrement l'agent de sécurité Yoram Rubin. L'assassinat a été filmé par Roni Kempler, un photographe amateur, puis diffusé à la télévision israélienne…
3. Bombardement de la Mouquata’a. (Wikipédia)
…À partir de janvier 1996, Yasser Arafat, nouvellement élu Président de l'Autorité palestinienne, occupa un bureau à la Mouqata'a. Durant l'« Opération Rempart » en avril 2002, Tsahal détruisit la plupart des Mouqata'a de Cisjordanie, notamment celle de Hébron. La Mouqata'a de Ramallah ne fut que partiellement détruite, au bulldozer, avant d'établir un siège du quartier général occupé par Arafat. Le gouvernement israélien accusait Arafat d'être impliqué dans les actions terroristes de la Seconde Intifada et dans un trafic d'armes illégales. Il fut assiégé et maintenu à la Mouqata'a de Ramallah pendant deux ans avant son départ vers un hôpital de la région parisienne en octobre 2004…
DOCUMENT : L'Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza
L'Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza (également connu sous le nom d'Accord intérimaire israélo-palestinien, Accord de Taba ou parfois Oslo II) a été signé entre Yitzhak Rabin, Premier ministre d'Israël, et Yasser Arafat, président de l'OLP. La signature a eu lieu une première fois à Taba le 24 septembre 1995, puis de nouveau à Washington le 28 septembre 1995, en présence des représentants russes, américains, européens, égyptiens, jordaniens et norvégiens.
L'accord précise d'abord les compétences et les modalités d’élections d'un Conseil législatif palestinien, dont les quatre-vingts membres sont effectivement élus en janvier 1996, tout comme le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qui renforce ainsi sa légitimité.
Par ailleurs, la dynamique amorcée avec le transfert de la bande de Gaza et de Jéricho est complétée d’un retrait militaire israélien des villes et villages palestiniens ainsi que des terres domaniales rattachées. Avec ces retraits, la Cisjordanie est morcelée en zones de plusieurs types :
la zone A (3% de la superficie en 1995, 18 % aujourd’hui), sous contrôle civil et sécuritaire1 palestinien, comprennent les grandes villes palestiniennes déjà mentionnées dans les Accords d'Oslo : Jénine, Tulkarem, Naplouse, Qalqilya, Ramallah, Bethléem et Jéricho 2 ;
la zone B (27% de la superficie en 1995, 22 % aujourd’hui)3,4,5,6,7, sous contrôle conjoint entre l’Autorité palestinienne (administration civile) et Israël (contrôle militaire)8 comprennent les villages palestiniens et diverses portions du territoire cisjordanien 2 ;
la zone C (70% de la superficie en 1995, 60 % aujourd’hui)4,5,9, entièrement sous contrôle israélien (colonies, installations militaires, vallée du Jourdain, terres domaniales) et qui, à l’exception des colonies — dont le sort dépendra des négociations finales, doit donner lieu à des retraits successifs dans les dix huit mois à compter de la prise de fonction du Conseil, soit d’ici octobre 1997 (phase de 1995)2,8
Depuis le début de l'année 1997, le Protocole d'Hébron divise la ville de Hébron en deux zones : H1, sous contrôle palestinien recouvre l'essentiel de la ville, et H2 représente la bordure orientale de la cité (où vivent environ 30 000 Palestiniens) qui comprend une communauté de 600 à 800 colons israéliens près du centre-ville.
/image%2F1563123%2F20231015%2Fob_038aae_image1.jpg)
Certes, l'extension de la colonisation complique les possibilités de la création de deux Etats.
Dans un conflit l'intelligence est du côté de celui qui sait "s'arrêter", mais encore faut-il que cet arrêt soit mis à profit pour la discussion (VOIR L'ARTICLE "CONFLIT"). Vœux pieux ? Peut-être pas si la négociation part de conditions ne se limitant pas à la géographie locale mais à l'état du monde et sa responsabilité collective dans la crise du système et ses causes. Il s'agit de la reconstruction de rapports de forces sociaux à long terme pouvant avoir des résultats partiels, provisoires à court terme.

