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Etat du monde, objectifs
et
allianceS.
Le capital mondialisé, concentré mondialement procède à un prélèvement global, un drainage global du capital sur toutes les activités humaines. En cause, la baisse tendancielle du taux de profit, maladie congénitale du système
Dans le même temps, en tant que capital concentré, il n’est pas globalisé : il est constitué d’entités mondialisées convergeant sur les mêmes intérêts de classe à un niveau mondial et à une représentation extrêmement réduite en nombre d’humains, et à une lutte entre ces entités dont les firmes multinationales continuent les éléments essentiels de la production, des échanges, de la consommation productive, et de la financiarisation.
L’establishment US, le G7, le G20, le FMI, l’ONU coordonnent une logique globale de domination du capital sur le monde. Révolution des banques centrales, de la production monétaire, du système financier, du FMI, de l'ONU, et de la production et du travail, vers un type d’organisation sociale nouveau en santé sociale, revêtent une urgence vitale. La crise climatique elle-même en dépend.
Les résistances qui se manifestent tant au niveau des personnes, des populations que des entités humaines organisées, dont les nations, revêtent des formes diverses, mais non cohérentes et souvent en opposition avec les intérêts propres des salariés et des populations qui les constituent. La subalternité du salariat dans ces entités conduit à ces faiblesses, ces erreurs et ces instrumentalisations palliatives graves et dangereuses.
Le drainage global au niveau de la plus-value, donc des salaires et des services publics, mais aussi de tous les revenus, détermine une alliance objective et subjective entre salariat et couches moyennes, s’étendant progressivement aux petits et moyens entrepreneurs.
Dans le « mouvement actuel des retraites », et ses difficultés d’aboutissement, nous avons constaté cette alliance (sondages et manifestations et grèves à l’appui) mais aussi cette incohérence, c’est à dire l’absence de rassemblement unitaire sur des objectifs allant au-delà de la protestation. Une alliance opérationnelle ne peut se passer de tels objectifs et les propositions dans l‘action des économistes marxistes de régulation systémique, transition possible vers un type d’organisation sociale susceptible de dépasser la crise du capital et de construire cette organisation sociale en santé suffisante pour procéder aux besoins vitaux de développement, constituent cet objectif de rassemblement opérationnel.
Dans le même temps, le deuxième quart de ce siècle voit se concrétiser une nouvelle « révolution passive » d’organisation mondiale du travail et des moyens de production et d’échange, sous la coupe du capital mondialisé concentré, ses institutions et ses pouvoirs ; et de la mise en œuvre de l’accélération inouïe de nouveaux moyens de production, la dite « I.A. », la numérisation globale de l’industrie, de la production, des échanges et aussi, ensemble et en logique globale du système, des activités parasites de drainage de capital dans la masse du profit permis par la nouvelle productivité : masse de profit mais baisse tendancielle du taux.
« Le tout »
- avec une sous occupation permises à la fois par la bataille de classe et le rapport de force en faveur du capital,
- de ses moyens objectifs et subjectifs de domination,
- de la désorganisation mondiale de l’organisation de classe du salariat, (approchée en 1945 à la Libération, sur un plan national du moment, dans le conteste de la résistance et ses alliances et compromis nationaux et mondiaux historiques aujourd’hui datés),
- de la révolution technique au service du taux de profit et sa concentration ;
- … et les incapacités d’hégémonie de ce salariat du local au mondial qui en découle, incapacité d’hégémonie entrainant celle de construction d’un nouveau projet de transformation sociale en santé suffisante.
L’expérience et la connaissance des transformations du monde et leurs conséquences dans l’organisation du travail et l’organisation politique et syndicale du salariat et à son cœur la classe ouvrière « de main d’œuvre » et « d’ingénierie » de la production matérielle stricto sensu, cette expérience et cette connaissance prend une dimension de besoins impérieux et incontournables, faute de laquelle un effondrement rapide et global de la société est possible.
Allier la lutte subjective à la lutte objective, prendra en compte les diversités pour les allier, dépasser l’organisation nationale, certes encore indispensable du salariat, pour atteindre un niveau européen (les élections arrivent !), mondial de lutte correspondant au niveau d’organisation du capital, c’est la tâche de la jeunesse de ce siècle et des anciens en tant que porteurs d’héritage à transmettre, modifier, révolutionner en fonction des transformations du monde et de sa nouveauté :
- La révolution en santé ne se fera plus par un changement de domination, à partir de la division du travail, par exemple de l’homme sur la femme, des féodaux sur les serfs ou de la bourgeoisie sur l’aristocratie,
- mais par et dans une démocratie du « que, quoi comment produire » pour que la société survive et se reproduise quantitativement-qualitativement, de façon élargie, de l’homme producteur-citoyen : une civilisation de toutes-tous pour toutes-tous. L’abolition générationnelle de l’achat de la force de travail du cycle A-M-A’ obsolète.
- Je vous renvoie à mes considérations philosophiques mais pratiques sur le processus de complexification humaine, sociale et sur la croissance de la condensification de la production matérielle et morale, en quantité et qualité, à l’image de l’accumulation cérébrale-psychique-sociale de l’individu corps-soi, de sa naissance à sa mort ET dans sa transmission générationnelle et re-générationnelle dans la nature.
Une « guerre de mouvement » des exploités dans leur immense majorité face un système contesté mais vécu comme nécessité de réponse « acceptée », mais de moins en moins fiable, aux besoins immédiats et quotidiens, d’une infime minorité de gestion du capital mondialisé et concentré et financiarisé, passe par l’organisation d’une hégémonie du salariat et d’une alliance avec les couches petites et moyennes non salariées ; couches petites et moyennes non salariées qui en ressentent dès à présent le besoin dans la bataille syndicale actuelle, sans en comprendre bien ni le comment ni le pourquoi qui réside dans la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation-dévalorisation du capital qui détermine ce drainage global des ressources sociales vers « le haut » de la mondialisation capitaliste.
Science et conscience ne vont pas le même train de ce besoin de compréhension et de rassemblement. La question est posée et ne trouve pas de réponse, pour le moment. Il dépend de la volonté partisane en santé d’y répondre. C’est une question vitale que le faible pourcentage électoral des forces de transformation qualitative illustre.
Et ce n’est pas en prétendant rassembler sur des objectifs illusoires qui déterminent des déceptions de plus en plus grandes et des renoncements, que procèdera une solution viable et vitale.
Nous payons les renoncement des années « 1980-2000 ». La contre-offensive du capital en a profité et mis en minorité flagrante les résistances et les constructions en santé suffisante, nouvelles, possibles. Les renoncements n’ont favorisé ni l’autonomie nécessaire des forces de transformations dans le rassemblement en santé, ni le rassemblement en santé, ni les autres forces susceptibles de se rassembler, en tant qu’expressions diverses des diverses couches sociales, leurs rôles et leurs identités dans le rassemblement.
Expression consciente du processus social inconscient.
Après le 25 Avril d'Italie, bon 8 Mai de France et du Monde.
Pierre Assante. 08/05/2023 07:45:41.
"AU JOUR LE JOUR", LA SUITE :
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