un grave handicap pour le processus en santé de l’humanité.
La connaissance du mouvement ouvrier, du mondial au local, ne se décrète pas, elle se recherche, s’enseigne et se transmets dans le mouvement du monde humain lui-même.
Si un marxisme non dogmatique, évolutif en fonction des transformations objectives et subjectives (1) du monde humain, des forces productives « matérielles et morales », du processus inconscient et conscient de la société humaine, les partis communistes qui en sont ou en seraient porteurs, mais pas seulement eux et tant de forces organisées ou diffuses dans la société, ont a considérer qu’aucune reforme de leur organisation, dans la longue histoire du mouvement ouvrier n’a réussi à poser l’activité de la personne et des entités constituées en mouvement et transformation comme base de la cohérence et de la coopération mondiale. Même si dans certains moments relativement exceptionnels de leur histoire ils y ont tendu.
Certes la cause première est l’opposition « naturelle » du système d’accumulation de capital comme base de développement social, les contradictions antagoniques et les limites infranchissable qu’elle contient à une cohérence et une coopération qui pèsent sur l’organisation des luttes ouvrières, salariales, populaires contre une organisation fondamentalement nouvelle et en santé suffisante de la société humaine.
Mais le mouvement populaire, ouvrier, salarial, dans sa lutte contre l’accumulation du capital au détriment des besoins sociaux a-t-elle dépassé elle-même le cadre de cette accumulation ?
L’ignorance et l’absence de formation ouvrière sur la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-devalorisation du capital, et son action limitée à la seule plus-value démontre que non. Comprendre les causes de la crise de production et du travail passe par là ! (1).
Le débat ouvrier et populaire, politique et syndical entre autres, ne se situe donc pas sur une réelle connaissance du monde humain, ici et maintenant ni sur son auto-connaissance, et c’est un grave handicap pour le processus en santé de l’humanité.
Le mouvement ouvrier a besoin de situer son existence ici et maintenant à partir de sa longue histoire, de ses efforts pour remédier à ses carences qui l’on conduit à tant d’erreurs et tant de drames et même de crimes, à l’instar des rimes du capital qu’il combat.
Pour ma part je relis les témoignages que la littérature bien abandonnée et si peu « conservée » y compris par nous-mêmes, du mouvement ouvrier contient et je vois bien à quel point les « corrections » se sont faites avec le nez sur le guidon, aujourd’hui encore, la « correction » des repressions staliniennes, des plus graves aux plus « ordinaires » par exemple, qu’il faut connaitre pour comprendre ; mais là n’est pas le seul sujet, même s’il en est un des plus graves.
C’est dans le développement des forces productives, leurs limites actuelles, leurs menaces, leur dangers et leurs nouvelles possibilités progressistes qui se situent et les possibilités d’action et de connaissance des développement possibles en santé.
La réponse coup par coup non située dans le contexte général du mouvement humain de la société, micro et macro dans son unité, induit des réponses objectivement et subjectivement incohérentes et inopérationnelles.
Le coup par coup qui est une loi relativement historique d’ici et de maintenant de l’activité humaine doit être resitué, dans le « congrès temporel et à venir » du PCF, dans le mouvement syndical et dans la réflexion de la société sur elle-même, des humains sur eux-mêmes, le plus largement et universellement possible.
Dixi et salvavi animam meam.
Pierre Assante. 09/02/2023 08:00:28.
SUITE ANTICIPEE :
(1) http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production.html

