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11 décembre 2022 7 11 /12 /décembre /2022 11:46

 

MOMENTS DE REGENERATION et ANALYSE PLURIDISCIPLINAIRE DES SITUATIONS DE TRAVAIL

 

Le capital en parcellisant à l’extrême les activités humaines, le travail, dans la production, l’échange et la consommation, dilue la cohérence et la coopération nécessaires, vitales.

L’exploitation et le taux de profit ont besoin de cette dilution ; et organiquement de la division de classe technique du travail dans cette division de classe générale du travail

 

La défaillance aggravée d’une UNITE DE VISION de L’UNITE des MOUVEMENTS du mouvement global est la MALADIE MENTALE ACTELLE DE L’HUMAINTE, en unité de la maladie « physique ».

 

« Le normal et le pathologique » (Canguilhem).

 

La loi du profit maximum immédiat, le critère P/C, détermine causalement et organiquement une telle organisation du travail dans une mondialisation financière et une révolution scientifique et technique de naissance et développement de l’automatisation et de la numérisation qui la permet, détournée des besoins sociaux, leur complexification-condensification, nécessaires et vitales.

 

Le critère P/C pose les limites de ce mouvement de l’automatisation et de la numérisation qui la permet et permettrait la libération radicale et progressive du travail contraint au profit de l’activité libre de créativité exponentielle de l’homme générique (L’être humain en général et non de « genre »), et de l’humanité.

 

Créativité et l’invention humaines nées dans et de la naissance de l’outil et du travail, au paléolithique et néolithique, liées organiquement dans leur développement, semble-t-il et j’y crois, au matriarcat puis à l’artisanat antique patriarcal, attaquées frontalement par l’accumulation-appropriation de classe ; dont nous subissons à ce jour l’extrémité destructrice d’une dissolution de cohérence et de coopération mondialisées.

 

Ce qui détermine dans notre temps court une opposition proudhonienne-populiste de réaction à la mondialisation, au lieu de lui donner santé et progrès possible immenses.

 

L’intervention de Denis Durand sur la question de l’unité de fonction organique de l’économie et de l’anthroponomie et de l’EUROPE au CN des 3 et 4 décembre 2022 m’inspire cette réflexion.

 

Le chapitre 5 des « 9 leçons sur l’anthroponomie systémique » de Paul Boccara revient sur les chapitres précédents pour mettre en relation les divers moments de regeneration sociale afin d’éviter une dichotomie mentale de ces moments et mouvements concrets, matériels évidemment.

 

C’est bien cette dichotomie héritée d’une société de classe parcellisant l’activité humaine qui a permis le développement d’un structuralisme (préexistant dans le mécanisme horloger inconscient naissant du thomisme) et son recul de la systémisation scientifique progressiste non dogmatique et sociale dans la pensée ; recul au détriment de la raison dialectique dans l’ensemble des activités humaines, en particulier dans la recherche scientifique qui est soumise à la même loi du profit.

 

Expérience et connaissance des moments de régulation des « 9 leçons » et analyse pluridisciplinaire des situations de travail-concepts ergologiques (Yves Schwartz) ne sont pas incompatibles.

Au contraire, leur confrontation critique est un élément catalyseur de cohérence et de coopération dans les coopérations et cohérence humaine(s) particulière(s) et générale(s), leur unité d’opposition  non antagonique, contradictoire, féconde et fertile.

 

Pierre Assante, à Gréoux, le 7 décembre 2022.

 

Les 3 et 4 décembre 2022 le comité national du PCF à adopté le texte d’orientation proposé aux militants pour le 39 ème congres qui se tiendras en avril 2023. Ce texte a été adopté par 84 voix pour soit 60,43% avec 55 voix contre et 5 abstentions.

 

L'INTERVENTION DE DENIS DURAND AU CN DU PCF LES 3 ET 4 DECEMBRE 2022

 

Au 38ème congrès, l’unité du Parti s’est faite sur le projet communiste, tel qu’il était énoncé dans un texte qui a été voté à plus de 80 %. C’est à nouveau sur le projet communiste, tel que le définit, dans les mêmes termes, le projet de base commune, que nous ferons l’unité au 39ème congrès.

Le projet communiste consiste à inscrire les réponses aux exigences immédiates dans un processus révolutionnaire conduisant à un changement de civilisation.

En simplifiant à l’extrême, on peut dire qu’une civilisation, c’est la combinaison de deux systèmes qui interagissent avec le système écologique et entre eux : le système économique et le système anthroponomique, celui des relations par lesquelles les êtres humains se construisent, dans les relations entre générations, dans les relations au travail, dans la vie politique, dans la vie intellectuelle et psychique. Ce sont ces trois dimensions – écologique, économique et anthroponomique – que le projet communiste veut révolutionner conjointement.

Les conditions de cette nouvelle civilisation se créent dès aujourd’hui, dans la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé. Elles se créent dans l’incapacité du capitalisme et du libéralisme à répondre aux exigences dont la révolution informationnelle est porteuse et qui sont constitutives du communisme : exigences de partage des informations, des savoirs mais aussi des pouvoirs et par conséquent des richesses et des rôles de chacun dans la société. Mais le communisme n’est pas « déjà là » : ce qui domine de façon délétère, c’est la logique du capital, avec toute sa perversité sociale, morale et politique, et avec l’inefficacité économique et écologique croissante qui résulte de la suraccumulation du capital au regard des critères de rentabilité qui, de part en part, régulent notre système économique.

C’est seulement à l’issue de ce que l’on peut appeler une transition socialiste qu’une nouvelle logique, communiste, pourra s’imposer à travers un affrontement multiforme avec la logique du capital. Au XXIe siècle, cela ne peut se faire que par un essor sans précédent de la démocratie, but et moyen de notre projet, par le dépassement de toutes les délégations de pouvoirs constitutives du libéralisme ; c’est-à-dire par une révolution politique d’un type très nouveau, nécessitant l’action autonome, dans les luttes, dans les batailles d’idées et dans les institutions, d’un parti attaché à faire converger, en leur proposant une perspective révolutionnaire, les forces dispersées qui cherchent une issue à la crise du capitalisme et du libéralisme.

Cette cohérence du projet communiste est très puissante pour nous aider à appréhender les bouleversements qui transforment à une vitesse accélérée le monde contemporain, et pour nous donner les moyens d’agir sur des enjeux de plus en plus complexes qui, sinon, pourraient sembler défier nos cadres de pensée et d’action traditionnels.

Il en va ainsi de l’enjeu européen.

Cet enjeu est partout dans la vie de chacun d’entre nous, des dangers explosifs liés à la guerre en Ukraine jusqu’au prix des carburants poussé à la hausse par la montée du dollar contre l’euro. L’objectif central, essentiel, structurant de notre campagne pour les élections européennes de 2024 doit être de faire monter et de faire converger les batailles contre cet état de choses et de les aider à se donner une perspective.

Précisément, notre projet communiste d’un monde de coopération et de paix a besoin d’une construction européenne radicalement différente de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui, dominée par le capital, verrouillée par une BCE prétendue indépendante, et servile envers l’impérialisme américain :

•             Une Europe de la démocratie et de la souveraineté populaire et non d’une fuite en avant fédéraliste ;

•             Une Europe de la solidarité, accueillante pour les migrants et pour les réfugiés ;

•             Une union de nations et de peuples libres, souverains et associés qui use de son poids et de son influence pour remplacer pacifiquement, avec tous les alliés qui le souhaitent, l’hégémonie de Wall Street et du dollar par de nouvelles règles dans les relations internationales ;

•             Une construction européenne sociale et écologique, où l’argent de la BCE est utilisé pour un essor des services publics, de l’emploi et des productions écologiques, avec notre proposition majeure de création d’un « Fonds de développement social et écologique européen ».

Cette élection, à la proportionnelle intégrale, sera l’occasion, pour tous les courants politiques, de faire connaître leur projet de société à nos concitoyens. C’est parce qu’ils paraissent porteurs d’un projet bien identifié que les Verts ou le Front national obtiennent traditionnellement de forts pourcentages à cette élection. Il dépend de nous de mettre en avant le projet communiste. Il est donc indispensable que le congrès décide de créer sans attendre les conditions d’une liste de rassemblement présentée par le PCF et porteuse du projet communiste pour l’Europe et pour la France.

Une mise en œuvre audacieuse et créative de cette décision sera à mes yeux la pierre de touche de la réussite du 39ème congrès.

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