LE TABOU DE L’AUTORITÉ
Paul (celui du Nouveau Testament) le disait déjà il y a 2 millénaires : « la loi sans la foi » n’est rien, n’a ni effet concret, ni valeur.
Malheureusement sa foi (Son temps le voulait !) était celle aussi qui se référait au seigneur, le seigneur non seulement symboliquement divin, mais l’homme qu’on divinise et qui a droit d’usage de l’autre par soi à sens unique, ou sens « préférentiel »! L’écriture, les écritures, « les Ecritures », les vocabulaires et les syntaxes qui sont les nôtres, ici et maintenant depuis des millénaires contiennent ce rapport tabou à l’autorité. Et sa contestation est révolte et soumission en même temps, et non dépassement nécessaire dans la prédominance de la foi en tant que conviction du vivre ensemble, au-delà de la division du travail et des autorités qui vont avec. Masculine et de classe.
Pour com-prendre et dépasser le tabou et l’usage de soi par l’autre « à sens unique » (sens unique qui ne peut être « totalement » à sens unique (mais à sens dominant)), sinon il n’y aurait aucune circulation entre les hommes, et donc pas de société et pas d’hommes, il faut comprendre ce qu’est le Temps. Le temps et l’instant. Qui veut participer à la société sans l’abimer et en la développant devrait savoir cela, en particulier les hommes d’autorité de transition vers une société sans domination de classe.
Pour cela je vous renvoie au chapitre « Résumé » du tome I de « Le principe espérance » d’Ernst Bloch, et particulièrement la partie de ce chapitre « Encore une fois l’obscurité de l’instant vécu ».
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Et accessoirement à « Construction du devenir2 (1), épître aux citoyens, Foi et loi », 2001, de votre serviteur. Je ne connaissais pas encore l’ouvrage de Bloch lorsque j’ai écrit cela. C’était à un an de la disparition de mon père et au début de la nouvelle conservation de ce que j’écris. Le reste ayant auparavant été détruit pendant des décennies, excepté les premiers écrits « d’enfance ». Cet « essai » est loin d’avoir des qualités universitaires et dénote d’une culture parcellaire bien que variée et accumulée dans l’activité de toute une vie.
La science est venue depuis, un peu plus, en travaillant dans ces dernières décennies, dans la vieillesse.
Cette « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » témoigne cependant d’une certaine forme de culture non seulement familiale, mais sociale au sens large, ayant habité de larges couches de la population dominée, en voie de disparition dans une autre forme de domination, celle du CMMnIgF *. Ce blog contient des extraits de l’œuvre de Bloch, le philosophe le plus éloigné des questions hiérarchiques, c’est à dire les moins imbibés mentalement (mais non concrètement, car on les subit même à corpos défendant) des rapports de domination.
Tant que l’Empire US dominera, la violence ne diminuera pas. L'Empire US est la continuation-transformation des Empires, c'est à dire de l'Etat de domination issu de la société marchande antique développée jusqu'au CMMnIgF *. Dire cela n’est pas une question de racisme et encore moins de reproduction mentale de comportement hiérarchique et de mépris, dominant notre temps, il ne s’agit pas de juger un peuple, des peuples, des populations, des entités humaines, toutes humaines dans ce qu’est l’homme en tant qu’embryon balbutiant et hésitant de la conscience de la nature sur elle-même, mais un système temporel dont la maladie s’aggrave, et son lieu de formation, ses ramifications, ses influences (et quelle influence !) dans une mondialisation basée sur le cycle A-M-A’ en tant que sang des échanges humains.
La prégnance de la violence et de l’usage de soi par l’autre au sens dominant de l’un sur l’autre indique bien que l’humanité est encore dans une préhistoire et que le communisme c’est « une sortie de préhistoire » possible tant que l’humanité est et sera en vie, sa « phase actuelle » semblant être une « phase d’adolescence » puisque qu’elle en est à tenter une autonomie par rapport à elle-même, et dans un état de non possession d’une maturité comportant une conscience de la nécessité de développement et de régulation et de prudence mêlée à l’audace dans ce développement.
Ce blog contient une lettre de Lucien Sève commentant « Construction du devenir (2), épître aux citoyens » que je lui avais adressée il y a 20 ans.
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Tout être humain mérite respect, quel qu’il soit, la hiérarchie étant un obstacle à un respect universel, le respect étant la forme saine du rapport à l’univers et à toutes ses composantes et entités particulières, que l’homme et l’humanité, entre autres, sont. Le dépassement de la domination, n’est pas une utopie abstraire mais une utopie opérationnelle : il dépend d’un niveau de développement des forces productives le permettant, ce qui n’est pas encore le cas mais dont l’usage en santé d’un développement exponentiel des capacités de numérisation et d’automation (qui est une forme supérieure d’organisation de la matière à travers l’existence humaine), de transformation de la nature (minérale, vivante et pensante dans leur évolution successive et co-existante dans l’instant et la durée) sans destruction, ouvre la possibilité
Pierre Assante. 09/06/2021 07:02:20.
*CAPITALISME MONOPOLISTE MONDIALISÉ NUMÉRIQUEMENT INFORMATIONNALISÉ GLOBALEMENT FINANCIARISÉ.
(1) La revue "Regards" en a publié des extraits (en ligne sur ce blog et ci-contre) dans son courrier des lecteurs en novembre 2001.
Le texte complet avec quelques additifs :
https://pierreassante.fr/dossier/EPITRE_AUX_CITOYENS_VERSION_AUGMENTEE_2001_2004.pdf
MODE DE PRODUCTION ET MODE DE PENSEE, sur ce lien :
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VOIR AUSSI sur ce blog : « Crise de la production le recueil augmenté ».
http://pierre-assante.over-blog.com/2021/04/crise-de-la-production-le-recueil.html

