
Publié une première fois le 17 juillet 2019
La puissance idéologique, économique, militaire, institutionnelle…
L'usage de soi par les autres.
La puissance idéologique, économique, militaire, institutionnelle du capital repose en premier lieu sur celui des Etats-Unis d’Amérique.
La montée de puissances mondiales nouvelles induite par la montée des forces productives que favorise le capital lui-même, même affaibli et en crise, est un élément favorisant le dépassement possible de l’organisation mondiale du capitalisme.
La crise économique de surchauffe du capital du début du XXème siècle a abouti à la guerre de 1914. La guerre de 1914 a débouché sur un mouvement anticapitaliste et le mouvement anticapitaliste sur la création de l’Union Soviétique, tentative de sortie de l’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste et sa crise de suraccumulation-dévalorisation et de la vente-achat de la force de travail.
Dans le reflux du mouvement anticapitaliste d’après 1917, le mouvement communiste s’est construit à partir des mouvements nationaux. Ainsi s’est construite l’histoire communiste du XXème siècle.
L’échec final de la dérive stalinienne du communisme soviétique concorde avec une révolution scientifique et technique numérique et d’automatisation restreinte, une production et un échange mondiaux généralisés et une accumulation capitaliste financiarisée sur lequel un communisme national n’a plus de prise. Les succès du Vietnam, du Portugal etc., des années 1970, la montée des PC européens et des programmes de rassemblement salariés et populaires ont incité à la création de la trilatérale E.U.-Japon-U.E. et de ses avatars successifs G7 etc. Cette création-réorganisation de la puissance du capital sur la base d’une coopération internationale et une organisation mondiale du travail et de la production a donné un coup d’arrêt aux communismes nationaux, jusqu’à les éteindre à des résidus. Mais l’histoire humaine montre que les résidus ne sont pas inactifs dans la construction des devenirs. Enfin, la réorganisation mondiale du capital se heurte aujourd’hui à sa crise générale de suraccumulation-dévalorisation du capital et à la montée de puissances nouvelles, ce qui va de pair. La guerre économique E.U-Chine et l’agressivité dangereuse de Trump en est la manifestation.
Certes, une action humaine mondiale de transformation sociale en santé, radicale et progressive passe par des luttes du local vers leur regroupement mondial : communes et col. territoriales, régions, nations, U.E. et zones mondiales de développement, l’entité humaine globale, non pyramidalement mais en cohérence et intelligence entre les « niveaux » d’entité, et en cohérence et intelligence entre la personne dans les entités de production et d’échange locaux et l’organisation globale de l’humanité et ses rapports réciproques avec la nature dont elle fait partie.
L’exemple de la Grèce , contrainte à renier deux référendums et deux législatives, de réduire un moment les retraits en banque à 60€-soixante (imaginez-vous dans cette situation ici pour éviter la banqueroute générale) puis à se soumettre au plan d’austérité de la commission européenne, de la BCE et du FMI sous peine d’être expulsée de l’UE, illustre et la puissance du capital et la nécessité d’une organisation mondiale du salariat et des luttes populaires, de leur croissance, de leur qualité, de leur conscience.
Il n’y pas de porte de sortie de la mondialisation possible sans catastrophe universelle. L’histoire de l’humanité est celle de la mondialisation, du néolithique jusqu’à aujourd’hui en passant par le commerce méditerranéen, asiatique etc. puis transatlantique. Ce n’est pas la mondialisation qui est un frein à la santé de l’humanité, c’est l’organisation capitaliste de la mondialisation.
Une telle organisation nouvelle en santé n’est pas pré-écrite mais à écrire. C’est le rôle des partis constituant une organisation consciente du processus inconscient de l’humanité, dans sa multiplicité et son infinie diversité, ce qui a échappé quelque peu au marxisme dogmatique, à la différence de l’attention de Marx (1) et de bien d’autres à ne pas laisser tomber la dialectique dans des schémas qui pèsent sur le présent : le mort saisit le vif et le paralyse.
Certes, un système économique et social en santé doit aussi gérer la diversité de ses activités, des plus « essentielles » telle la production et l’échange à celles paraissant les plus « marginales » mais qui en font partie tout autant. « les grandes idées » en tuant « les petites idées » se sont tuées elles-mêmes. Les idées ne sont pas le produit de rien, mais le produit social des hommes, des individus et de la société en interactivité. Il ne faut jamais l’oublier sous peine de tomber dans l’inhumanité, et le fascisme en particulier dont c’est la raison d’être dans le système économique et social actuel, sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, nationales et mondiales.
Le féminisme qui n'est pas une guerre des pauvres est un signal de libération des multiples dominations, celle de la vente-achat de la force de travail en premier lieu dont la domination masculine a été les prémisses, en passant par l'usage de soi par les autres sous toutes les formes. Usage de soi par soi, solidarité, coopération, développement humain, vont de pair.
Pierre Assante. 17 juillet 2019.
*******
L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE
RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.
SUR CE LIEN :
*Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

