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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 14:22

http://pierre.assante.over-blog.com/. 

INDUSTRIE ET PLUS-VALUE du XIXème au XXIème siècle.

TEXTES ET SCHEMAS

Doc. formation. Pierre Assante. Février 2018.

 

4 RÉALITÉS DE BASE DE L’ÉCONOMIE CAPITALISTE. ET PROCESSUS SOCIAL

 

Une classe EST NEE en même temps que l’industrie : la classe ouvrière, le salariat, le prolétariat.

 

Ce n’est pas par une opération comptable que le capital qu’investit le propriétaire donne un bénéfice.

C’est le travail incorporé par l’ouvrier, le salarié, à la marchandise produite qui donne une valeur supplémentaire au produit dont le propriétaire va tirer un bénéfice par rapport au capital investi, matière premières, machines, salaires.

Il ne s’agit pas d’un bénéfice comptable, il s’agit d’une part de la valeur produite par la force de travail de l’ouvrier qui n’est pas payée à l’ouvrier : c’est la plus-value, la survaleur, la valeur ajoutée

La valeur totale de la marchandise, dépense de matière première, de machine, de salaire plus le travail non payé,  est mesuré en temps moyen social nécessaire à la production d’un produit.

 

Le capital mesure en temps la valeur qu’il produit. C’est la raison de l’importance du temps de travail dans la lutte de classe. C’est aussi la contradiction entre l’activité libre et créatrice de l’humanité et le capitalisme.

Il n’y a pas correspondance EXACTE entre valeur de la marchandise et PRIX de la marchandise. De nombreux phénomènes interviennent dans le marché qui induisent les écarts multiples et divers entre la valeur et le prix.

 

La classe ouvrière, dans l’espace de temps ou la plus-value existe à partir de main d’œuvre au sens strict, dans une production mécanisée, va réagir à l’exploitation de sa force de travail. C’est la lutte de classe entre acheteur et vendeur de la force de travail, pour plus de plus-value ou plus de salaire.

 

Plus la part de machine et de matières premières demande de capital par rapport à ce que demande de capital le salaire, moins la plus-value est importante, relativement.

Mais plus la productivité due au perfectionnement des machine augmente la quantité de produit, plus la masse de profit peut grandir malgré la diminution du taux de profit.

 

Plus la masse de profit grandit, plus on peut en extraire une partie pour financer des services nécessaires à la reproduction de la force de travail. Plus la masse de profit grandit, plus on peut extraire aussi  une masse de capital usé parasitairement.

 

Mais surtout, dans la guerre que se mènent les capitalistes entre eux pour être les plus forts et pour survivre parmi les plus forts, la part nécessaire à la satisfaction des besoins humains, de leur développement et de la leur croissance quantitative et qualitative entre en contradiction avec la recherche de plus-value.

 

Enfin, cette contradiction entraîne une suraccumulation de capital qui ne trouve plus à s’employer au taux de profit nécessaire à cette compétition. La solution du capital, c’est sa dévalorisation par la destruction d’une part du capital, une diminution relative ou absolue de la masse du capital, selon le niveau de la crise de suraccumulation, et une revalorisation du capital par un taux de profit grandi, augmenté, sur la part restante du capital actif. Cette part pouvant être plus grande qu’avant la destruction, mais plus petite relativement au processus de croissance possible.

 

Ce schéma reste-t-il valable ? C’est toujours l’exploitation de la force travail qui permet au capital moderne de s’accumuler. Et c’est toujours les mêmes contradictions qui limitent le processus de développement humain. Les limites de développement humain vont de pair avec les limites de développement du capital dans le système capitaliste.

 

L’intelligence artificielle, la numérisation, l’automatisation numérique de la production et de l’échange ne changent rien à l’affaire tant que le processus de développement est basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste qu’elle induit, quelle que soit la forme de la production.

La forme de la production change, mais pas le mode basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste.

 

La mise en commun des forces sociales qui produisent les biens nécessaires à la vie humaine, LE COMMUNISME, c’est un processus qui passe inévitablement par une transformation graduelle et radicale du mode de production basé sur l’échange Argent-Marchandise-Argent plus.

 

La mondialisation ne change en rien non plus le mode de production, mais l’explosion de la productivité et la multiplication quantitative de la masse de marchandise, qu’elle induite accroit les contradictions qui conduisent à la suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise systémique qui lui est liée.

 

Certes, le développement du capitalisme et  la révolution scientifique et technique qu’il a utilisée,  a modifié le paysage du salariat comme celui de la vie quotidienne dans toutes les activités humaines. Mais sur lui comme sur elle pèse l’entrave de la contradiction de la vente-achat de la force de travail et ce qu’elle induit indiqué précédemment. En limitant le processus humain elle en limite aussi la qualité comme elle limite la qualité des produits parce qu’ils sont liée à la plus-value et au profit : c’est le cercle vicieux du système et on peut aussi faire un cercle dans le raisonnement en revenant au début de l’article : une classe nait en même temps que l’industrie,  la classe ouvrière.

 

L’industrie mécanisée cède le pas à l’industrie numérisée, mondialisée. Mais le capita reste le capital, au point de produire des puissances capitalistes de zones régionales et  mondiales dont le pouvoir est bien supérieur un  Etat, si puissant soit-il. Etat qui est ainsi soumis au capital et développe à son profit ce que Lénine a baptisé depuis longtemps l’impérialisme, sa domination économique, militaire, culturelle, idéologique, domination qui a fait plus de mal au développement des idées de libération humaine que les erreurs mêmes des idées de libération humaine et leurs mouvements et structures.

 

La résolution de la contradiction entre l’activité libre et créatrice de l’humanité et le capitalisme comporte un obstacle : les fiables capacités productives de l’humanité dans une période de  pré-développement du surproduit du travail, celui au-delà des besoins historiques immédiats de l’homme producteur. Le XXIème siècle, la mondialisation numérique de la production ouvre la possibilité du dépassement de cette limite. A condition que la conscience des possibilités de dépassement de ces limites se développe. Cela s’appelle la conscience de classe que le capital s’emploie à empêcher le développement.

 

On transforme une société, on a toujours transformé la société humaine à partir de son existence, du moment présent de son processus. La transformation proposée, c’est le détournement d’une part toujours plus grande de la circulation mondiale du capital vers un usage échappant à la vente-achat de la force du capital-force-de- travail, la suraccumulation qu’elle induit et les remèdes capitalistes pires que le mal. Un détournement toujours plus grand vers les besoins humains, leur développement en santé et en qualité.

 

Dans les schémas suivants vous en verrez un qui image ce détournement et vers quoi.

 

S’y ajoutent les questions propres à l’interrogation sur les propriétés propre à l’espèce humaine et son processus social. Le processus de transformation sociale et raisonnée de la nature par le travail et l’activité pour répondre à ses besoins naturel de survie, de développement, de complexification du processus de survie.

Comment se développe l’activité humaine n’est pas une évidence et la connaitre est tout à fait complémentaire et indispensable au processus de sa libération dans le communisme. Expérience et connaissance du travail est la nourriture de l’ergologie comme expérience et connaissance de l’exploitation est la nourriture de la critique marxiste de l’économie politique.

 

Voici donc ces schémas :

 

4 réalités de base de l’économie capitaliste.

et processus social

 

Schémas pour formation

 

1) L’échange millénaire de la société marchande se transforme avec le capitalisme.

 

L’échange  circulaire élargi M-A-M’ (En spirale)

 

Marchandise-Argent-Marchandise plus      

Devient  A-M-A’

Argent-Marchandise-Argent plus

 

Dans les 4 livres de « Das Kapital », « Le Capital, critique de l’économie politique » de Karl Marx, l’exposé commence par définir la marchandise dans la société humaine, son échange, les conditions de développement des forces productives qui ont permis cette transformation (Femmes et hommes, leurs techniques et leur transformation-évolution, leurs cultures, leur culture au sens large en relation dialectique avec les forces productives en UNITÉ). Il n’y a pas d’un côté les techniques, d’un autre les hommes (au sens générique de genre humain), d’un autre la culture en tant que savoirs et savoirs faire, mais une unité dialectique avec des éléments divers, multiples, et leurs fonctions dans la fonction générale du processus de l’humanité, et les forces contradictoires qui agissent dans cette unité.

 

En particulier, la CLASSE DOMINANTE, (ici et maintenant les détenteurs des mouvements du capital dans le Monde), PASSE DE la propriété (2) du travailleur, de la propriété de l’homme producteur des biens (au sens qu’il appartient en propre à la classe dominante et exploiteuse de sa forces de travail), à L’ACHAT DE LA FORCE DE TRAVAIL du producteur libre mais dont la production et les gestes de la production sont aliénées au profit du propriétaire du capital.

 

  1. 4 livres, 11 volumes (8 volumes pour les 3 premiers livres, 3 pour le livre IV (Théories sur la plus-value), Editions Sociales.
  2. Propriété d’un  homme ou d’un groupe, propriétaire d’autres hommes, en propre, dans l’esclavage. Le servage, est lui, parmi les nombreuses formes d’exploitation, une sorte de transition entre l’esclave et le travailleur libre vendant sa force de travail.

2) Ce n’est pas dans la fonction comptable que le profit se réalise, c’est dans la part de la valeur de la marchandise non payée au travailleur.

 

PRODUCTION DE LA MARCHANDISE (1)

 

La valeur se mesure en temps de travail moyen social nécessaire à la production (TTMSN) d’une marchandise. Le prix dérive de cette valeur dans les conditions diverses et particulières du marché.

 

C’est en déplaçant la flèche, c’est-à-dire en agissant sur le temps d’exploitation de la force de travail, et en même temps le capital variable et la plus-value, l’un par rapport à l’autre, que le capital va pouvoir agir sur son taux de profit.

 

La loi de la plus-value ne dépend pas du seul bon vouloir du possesseur du capital. Elle s’impose à lui dans la guerre économique, et parfois militaire, que les possesseurs de capital  se livrent entre eux.

 

Evidemment, ce sont les plus puissants qui imposent leur loi de marché aux autre et par la même occasion à chacun de nous, salariés vendeurs de leur force de travail en premier lieu.

 

A la différence l’augmentation de la plus-value absolue qui s’obtient en augmentant le temps de travail non payé par rapport à la valeur totale de la marchandise, la plus-value relative s’obtient en augmentant la productivité sans toucher au temps de travail.

 

La plus-value extra est celle qui est induite par la possession par le capitaliste d’une avance technologique dans la production de marchandises, sur ses concurrents.

 

Evidemment il s’agit là de schémas de principe. Dans réalité, et en fonction des moments historiques, les modes d’obtentions de la plus-value se combinent dans des variables historiques. Les évènements humains les plus divers, se combinent en des résultantes géographiques diverses et globales en interaction.

 

(1)

Taux de plus-value = Plus-value / Capital variable (C.V., Salaires) x 100%

Taux de profit = Plus-value/ Capital Constant (C.C.) + Capital Variable x 100%

3) La révolution scientifique et technique, dans la course à la concurrence que se mènent les propriétaires du capital, les emmène à augmenter le Capital Constant (C.C., Machines, matières premières etc.) à le perfectionner ce qui augmente son coût.

 

Le Capital Constant est  lui-même produit. Il se décompose et production de moyens de production et production de moyens de consommation.

L’augmentation de la valeur du Capital Constant diminue le taux de profit.

Mais l’introduction de nouvelles techniques augmente la productivité et la quantité de marchandises produites, donc à la fois entraine une baisse du taux de profit et une augmentation de la masse de profit.

 

C’est sur l’augmentation de la masse de profit qu’augmente la marge d’usage parasite du capital produit dans l’échange A-M-A’ et son accumulation.

 

A un certain niveau d’accumulation il y a suraccumulation du capital qui n’arrive plus à se valoriser suffisamment. Il y a dévalorisation du capital pour pouvoir le revaloriser et rétablir un taux de profit supérieur. Les guerres et les destructions, en autre sont un moyen de dévalorisation-revalorisation du capital.

 

La suraccumulation du capital entraine des crises cycliques constatées d’une dizaine d’années. A un certain niveau de suraccumulation mondialisée, on entre dans une crise systémique mondiale, c’est le cas aujourd’hui.

En fonction des réponses économiques données ou pas à la suraccumulation, on peut s’attendre à une crise catastrophique, entre autre de liquidités nécessaires à la population pour acheter et vivre. Cela s’est produit en Argentine par exemple et cela peut se reproduire à une échelle encore plus grande

cela peut se reproduire à une échelle encore plus grande

4) La suraccumulation-dévalorisation du capital et son remède.

 

Crise de suraccumulation

1 différentiel entre l’accumulation du capital et le développement de la satisfaction des besoins sociaux de renouvellement élargi de la société et des hommes.

 

 

Circulation de la masse mondiale et de capitaux.

Marchandises et leur valeur

Pôle démocratique financier, crédit,

production monétaire, investissements,

tendant à transformer la circulation du capital

en circulation de la production

en fonction des besoins sociaux.

Sécurité d’emploi et-ou de formation vers

L’activité non aliénée

 

5) ConclusionS

 

Production

 

Echange

 

Production monétaire

 

Emploi de la production monétaire

 

Services et activités libres, alimentées par la valeur de la masse de surproduit, vers une désaliénation, conditions du communisme et existence du communisme

 

Processus d’hominisation par le travail, la transformation de la nature pour produire les biens nécessaires à la vie

 

De la production des biens nécessaires à la vie humaine à la production symbolique, en unité mais avec des développements inégaux, et en complexification-croissance-condensation.

 

Le processus d’humanisation et le processus de conscientisation, l’homme être social, descendant évolutif de la « goutte de vie primitive » et de l’animal évolué.

 

L’homme dans la diversité de la vie, pointe avancée de l’évolution.

 

Le progrès, l’instinct de vie animal et l’instinct de vie social, de l’espèce animale à l’humanité.

 

Le l’instinct de vie animal et d’espèce à la résolution des contradiction dans la compétition-concurrence où le second terme prend le dessus sur le premier, ou la lutte des forces contraires efface le premier au profit de contradiction de niveau supérieur à l’échelle d’une humanité diverse et conscience en processus dans l’espace, l’univers connu.

 

Résolution des contradictions en spirale processuelle ou disparition.

6) COMPRENDRE UN PROCESSUS SOCIAL.

Devenu. Devenir.

 

Rapports dialectiques entre le devenu et le devenir.

 

Qu'est-ce que le devenu ? C'est ce à quoi vous vous confrontez dans la société, c'est à dire en vous et autour de vous, en unité de la personne et de la société, dans vos milieux d'activité et votre milieu d'activité générale, personnel et global, et qui est la résultante du passé proche et lointain du processus dans lequel vous vivez et continuez à vivre.

Qu'est-ce le devenir ? C'est ce vers quoi vous agissez pour vivre et vous développer. Le schéma de dispositif dynamique à 3 pôles d'un processus social décrit sont 1) l'acquis social micro et macro dans lequel vous agissez, 2) l'action que vous déployez avec le bagage de cet acquis, et 3) l'inconnu auquel vous vous confrontez et que vous avez à mettre en relation dialectique avec les deux autres pôles.

Ces schémas sont indissolubles entre eux, d'une vision globale de la réalité vécue et en construction. La construction peut conforter les progrès humains, micro et macro, mais aussi connaître des reculs, des régressions. 

Saisir le sens d'un processus pour agir sur lui en santé demande la meilleure connaissance possible du processus, les nécessités naturelles et sociales en mouvement et en transformation dans  dans lesquelles nous agissons.

Ces schémas n'ont de sens que dans le débat nécessaire aux choix et aux actions en conséquences nécessaires mais non suffisantes en soi pour progresser, transformer en santé.

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/56/31/23/20180221/ob_3982f4_3-poles.jpg

 

Ce schéma s'inspire librement du schéma du Dispositif Dynamique à 3 Pôles du Professeur Yves Schwartz. Lire Activités en dialogue 1 et 2, collectif. Ed. Octarès, et ses nombreux ouvrages créateurs de l’ergologie.

 

Note. Dans un schéma de la dialectique hégélienne puis marxienne, nous dirions que chaque pôle agit sur les deux autres pôles réciproquement. Chaque pôle pris en soi constitue, et dans l'unité des forces contraires qui le meuvent, la négation de la négation de l'état présent des deux autres. Ils constituent un mouvement dialectique de l'état présent, la négation de l'état présent, la négation de la négation de l'état présent, son affirmation positive, la transformation sociale en santé ou sa régression (mais aussi les accumulations positives possibles dans la régression). La régression, c'est l'aggravation des maladies inhérentes à tout corps social auxquelles des soins efficaces n'ont pas été donnés.....

 

SCHEMA précédent agrandi

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

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