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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:02

14mai10 003Dommage, mais il va bien falloir reprendre les analyses du capital, parce que les analyses sociologiques,

et les rassemblements d'appareils sont nécessaires mais INSUFFISANTS !!!!

 

cliquer sur le TITRE lien ci-dessous (561KB)

 

La métamorphose du travail 5

 

(Un travail parmi tant d'autres dans l'échange des réflexions pour l'action)

 

  et :  ici

 

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 08:04

 

BROCHURE ECO ET PO persoChose simple, même si elle paraît hors de portée :

 

Au stade actuel de développement de l’humanité, des forces productives de l’humanité, la nécessité de mutualiser mondialement les moyens de développement pour passer à un stade supérieur de technique, de culture, d’humanité, nous semble évidente, surtout en comparaison de la préhistoire tragique et épouvantable que nous vivons encore.

 

Pourtant cette mutualisation passe aussi par la capacité de développement de l’activité de la personne, des entités humaines constituées en mouvement et en transformation.

 

C’est un double mouvement en fait unique.

 

Cette mutualisation, c’est le communisme. Ce n’est pas la mentalité de gagnant, ni dans les élections, ni où que ce soit, qui répond à ce mouvement, mais le travail, la recherche et l’honnêteté, c'est-à-dire, l’intégration de la personne comme élément créatif du développement humain, la dignité.

 

Ceci n'exclue ni courage ni détermination. 

 

Qu’on ne nous fasse pas sortir de cette voie pour des voies qui, succédant à la tragédie des grands rassemblements populaires, entre dans la comédie de leur copie mécanique vide d’espoir et de savoir.

 

Cette mutualisation, c’est le communisme, pour les nourritures, pour l’énergie consommée par l’activité humaine et intriquée dans elle, la santé de la personne et de la planète, pour l’humanisation de la nature et la naturalisation de l’homme.

 

Pierre Assante, Samedi 4 juin 2011

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:00

MARX PORTRAIT« Résumer » la crise et appeler à

la com-préhension et à la conjonction de

l’économie et de la philosophie,

du travail.

 

Au-delà et en deçà des mesures de transition nécessaires qui peuvent ouvrir des voies (voir la revue « Economie & Politique » avril 2011), c’est la mesure quantitative de l’échange marchand portée à sa généralisation et à son extrémité dans un capitalisme impérial mondialement informationnalisé qui demande dépassement sous peine d’une crise de l’échange mortelle pour le développement humain. Cette mesure, demande son dépassement. Elle ne mesure pas la totalité de l'activité et crée les conditions de l'aliénation de l'activité dans l'échange. Elle a permis un développement impétueux de l'échange mais aujourd'hui le stérilise et le mutile plus qu'elle ne le développe.

 

Il y a nécessite de la conjonction des luttes de protestation, de leur coordination, et de l’analyse économique et philosophique des conditions du développement humain passé, présent et futur. Une telle analyse popularisée et généralisée peut créer les conditions d’une intervention consciente sur le  processus inconscient de production et d’échange humain, de civilisation.

 

Ce n’est qu’une intervention consciente qui peut rompre avec le despotisme réactionnaire ou progressiste, avec la prise de pouvoir délégataire qui a sévi dans toute l’histoire humaine depuis l’invention du marché.

 

Les conditions techniques et culturelles, les capacités de production, atteintes par l’humanité aujourd’hui laissent prévoir la possibilité de cette intervention consciente majoritaire. Les mouvements sociaux actuels, leurs formes, le laissent présager.

 

Cette conjonction est réclamée par l’inconscient collectif en particulier dans le salariat ouvrier dont la fuite actuelle de la démocratie bourgeoise restreinte, malgré ses acquis populaire internes (Capitalisme monopoliste d’Etat Social) et un signe d’une demande autre.

 

Economie et philosophie ont partie liée, ce que nous rappelle les thèses sur Feuerbach et ce qui s’en suit.

 

Pierre Assante, 30 mai 2011

 

Ci-dessous, liens sur des réflexions et articles concernant les travaux de Paul BOCCARA, d’Isabelle GARO, d’Yves Schwartz (ordre alphabétique)

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-passion-et-patience-paul-boccara-2-dvd-1-l-oeuvre-2-12-lecons-d-economie-et-politique-71717726.html

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-dans-la-revue-du-projet-actualite-du-communisme-isabelle-garo-74344278.html

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicite-reflexion-sur-les-travaux-d-yves-schwartz-73735796.html

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 05:58

Recherches internationale 46 1965

Recher.Internat.51 1966Le corps résout ses besoins en fonction de ses capacités.

 

L’espèce et le corps soi ont des capacités communes et particulières, unies. Les capacités communes font l’essentiel de notre activité. Et les capacités particulières habitent les capacités communes dans leur totalité d’exercice. Entre autre, les capacités de travail « dans » les capacités « générales » d’activité et leur unité. Les capacités particulières peuvent alors avoir des effets importants mais n’existent qu’en relation avec les capacités « communes », au sens premier.

 

Les capacités humaines sont à la fois remarquables à nos yeux, et merveilleuses, aussi limitées, souvent impuissantes dans notre appréhension du cosmos et de la réalité donnée....

 

...suite : ici

 http://www.pierreassante.fr/dossier/Le_corps_resout_ses_besoins_en_fonction_de_ses_capacites.pdf

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:48

Goblot civilisationJEAN-JACQUES GOBLOT "Matérialisme historique et histoire des civilisations", extraits (11 pages)

Editions Sociales 1969, Revue "La Pensée" juin, août, décembre 1967, en relation avec un travail collectif inauguré par le CERM (Centre d'Etudes et de Recherches Marxistes en 1964.

 

cliquer : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/GOBLOT621KB.pdf

 

Cette étude reste à bien des égards essentielle pour une com-préhension de l'histoire et de l'homme.

Elle est aussi une réflexion sur la vision marxiste, son actualité opérationnelle aujourd'hui encore, et ses impasses passées qui se renouvellent ou peuvent se renouveler.

La couverture de son "Prométhée Enchaîné" (Traduction et monumentale présentation qui en fait une histoire de la révolution Athénienne) d'Eschyle fait la presentation illustrée (Ci-contre, en haut à droite) de ce blog depuis son origine.

 

Lucien DEGOY sur Jean-Jacques GOBLOT, hommage :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Goblot_Degoy_Huma_sept_2009.pdf

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:47

 

Depuis quelque temps, le retour de la question communiste se présente avec l'insistance d'un fait. Mais de quel type de fait peut-il bien s'agir, alors que notre présent est celui de la victoire sans partage du capitalisme sous pilotage néolibéral et cela en situation même de crise ouverte ?

C'est donc d'abord un gigantesque paradoxe que désigne aujourd'hui le terme, paradoxe qu'on peut décliner de deux façons : On peut d’abord considérer que le communisme est un signifiant qui ressurgit au moment même où son référent semble avoir disparu, moins défait par son adversaire qu'effondré sur lui-même. De ce fait, il est logique mais très problématique que son retour s'effectue avant tout sur le terrain de la théorie et tout particulièrement de la philosophie, sa pertinence politique demeurant très incertaine, au rebours de ce que fut pendant longtemps sa forte présence politique et sa moindre théorisation.Mais à rebours, et selon un second angle, on peut le considérer comme le seul terme du vocabulaire politique contemporain qui puisse tracer une ligne de partage entre les diverses versions du ralliement au libéralisme d'un côté, et le projet d'un dépassement-abolition du capitalisme de l'autre. .....

.....Suite : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Actualite_du_communisme_Isabelle_Garo.pdf

http://projet.pcf.fr/9730

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:44

Commentaires libres n'engageant que moi-même, interprétation personnelle  à partir du travail sur les épistémicités développé par le Professeur Yves Schwartz lors du passionnant Séminaire du 6 mai 2011, Université de Provence.

 

EPISTEMICITES

 

Schéma N°1

 Copie-de-2011-05-06-012.jpg

Dans la constitution en mouvement de concepts en mouvement, et dans leur expression individuelle dans l’expression collective, on peut distinguer des objets en mouvement, en interaction entre eux, objets tangibles de la nature et « objets subjectifs », idéels de la pensée.

 

On peut séparer arbitrairement ces objets qui « fonctionnent » dans une unité, pour les besoins de l’étude. Il ne s’agit pas de les réifier.

 

Les 2 schémas de cet article sont l’œuvre d’Yves Schwartz. Ils contribuent à poursuivre l’analyse du travail pour le transformer « en santé », particulièrement dans notre temps où le travail est en crise sous l’effet majeur le l’échange capitaliste de l’activité humaine.

 

Il s’agit de comprendre, dans une « classification » théorique (Schéma N° 2) comment un concept ou un  système de concepts scientifiques s’éloigne plus ou moins (Schéma N°1) du réel et nie le corps soi lors des normalisations du travail, des allers retours

 

 Schéma N° 2

 

entre l’activité,  sa perception et les prescriptions  pour travailler. Il s’agit d’agir sur la continuité de l’activité humaine et particulièrement de l’activité de travail, de l’activité de production pour la transformer « en santé » lors des dénormalisations renormalisations des normes antécédentes de l’activité générique, d’une activité particulière.

 

Pour aller dans le sens de la « classification » d’Yves Schwartz des épistémicités (en cours d’élaboration et de recherche et mise à la disposition des étudiants d’ergologie), je propose… :

 

1 …de considérer leurs champs en, comme, des « fonctions », mouvements, actes…

2 … ce qui fait reprendre le schéma N°1 aussi en mouvement, dans son ensemble et dans ses « frontières mouvantes » entre les mouvements des activités, fonctions décrites…

3 …d’y « intriquer », y mettre en contact le champ de la thermodynamique prigogienne qui somme toute a des affinités contradictions avec la dialectique marxiste…

4 …de renverser le concepts et le terme de « naturalisation » en ce qui concerne ou définit une norme sociale « générale » ou « particulière » comme un fait de nature, naturel par réification et momification d’une, de normes.

 

A) Si l’on considère que le mouvement n’existe, et donc qu’il n’y a d’existence que dans le déséquilibre et la tendance à l’équilibre, et la création qu’il en résulte, on peut considérer que la tendance en mouvement de la  « possession » idéelle de la norme est une tendance à l’équilibre inaccessible, ce que confirme le débat sur l’impossibilité de sa possession (exemple de l’étendue du champ de l’épistémicité de la Grèce antique et des savoirs ici et maintenant de notre XXI° siècle).

 

Copie-de-2011-05-06-005.jpgLe mouvement de conceptualisation, et le seul,  est donc dans la desadhérence et dans elle seule et si dans le schéma N°1 on entoure, on « isole » arbitrairement le mouvement de  « desadhérence », on peut faire entrer tout le schéma dans cet ensemble constitué. C’est la contradiction dialectique entre une « fonction globale » et les « composantes » de cette fonction, fonctions à la fois particulières d’une fonction globale, de son unité. Laquelle unité dans une unité « universelle » qui nous est inaccessible. Je crois que les interrogations d’un certain nombre de participants au débat sur la construction de la vision de l’épistémicité vient de notre difficulté à voir l’unité d’un processus et des champs en action dans le processus de conceptualisation. Vygotski, nous aide dans son étude « Pensée et Langage » (Editions « La Dispute », traduction de Françoise SEVE) sur la constitution de la conceptualisation, des « généralisations » simples  de l’enfant (exemple : un vêtement est une généralisation de pantalon, veste, etc., puis les généralisations de généralisations jusqu’au concepts) dans ses milieux sociaux, de l’élève dans l’école, jusqu’aux systèmes de concepts de la conceptualisation scientifique.

 

B) Petite digression. Outre le rapprochement des « diverses » épistémicités avec les représentations minérales, biologiques, psychologiques (pour faire simple, « résumer »), peut-on ( ?) faire un « rapprochement » des trois pôles de l’activité tripolaire (concepts d’Yves Schwartz) avec :

1 l’état existant (normes)

2 la négation de l’état existant par le contact avec « les matières étrangères »

3 la négation de la négation et la résultante de la contradiction = activité du champ, activité générale = desadhérence

Ceci dans la conceptualisation scientifique que l’on peut étendre et au « langage ordinaire » et à l’activité en général (ce qui n’est pas le sujet dans l’étude des épistémicité).

 

C) Dans la classification, ne faut-il pas donner l’éclairage

1 du processus inconscient qu’est l’acte « en soi » dans le savoir en mouvement comme dans tout acte.

2 de la conscience du processus inconscient et donc de son expression

3 de « l’empilement », la « stratification » des états des choses différents et en mouvement, du mouvement de  « l’état des choses » à travers l’histoire, et dans leur « perduration » dans l’état du mouvement historique considéré (exemple, question sur les normes claniques ou féodales ou rurales persistantes dans un état des choses de normes citadines, industrielles, etc.)

 

 

D) Sur la « naturalisation » : dans la mesure où il ne s’agit plus de conservatisme de classe consistant à considérer un état historique social « donné » comme un « état naturel », le dépassement continuité (Aufhebung de Marx, Hegel) ne consiste-t-il pas à rendre naturel le mouvement humain de coopération et de la totalité des normes en mouvement qu’elle contient, dans le concept, la conception des manuscrits de 1844 (naturalisation de l’homme – humanisation de la nature).

Sur ce sujet Ernst Bloch nous donne quelques réflexions dans « Droit naturel et dignité humaine », entre autre dans ses références et sa critique de la pensée de Kant (je peux dire… peu sur ceci).

 

E) Qu’on me pardonne ma connaissance autodidacte, donc mes « trous de norme » considérables. J’essaie de penser « avec » bien sûr. Et aussi avec une relative « mise en contact » de champs variés et sans doute hétéroclites d’un vieux militant, de ses expériences et recherches non « normées ». Je remercie entre autre Yves Schwartz pour ce qu’il nous apporte dans son travail « hors normes », son humanisme dans sa relation de recherche et dans  et son travail de recherche tout court.

 

Pierre Assante, 7 mai 2011.

 

2011 05 06 002« Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités ».

 

Autre commentaire libre (n’engageant que ma responsabilité. P.A) du tableau des épistémicités

 d’Yves Schwartz

 

 « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » ne sont pas des concepts gratuits. Il est cependant difficile de les maîtriser, d’accéder à en avoir une possession relative. Pour ma part, je suis loin d’en avoir la maîtrise relative et minimale nécessaire.

Ce n’est pas non plus une possession d’ordre « purement intellectuelle ». Elle contribue à une connaissance du monde et de soi non en soi mais pour agir, changer, transformer en santé le rapport à la réalité, et cette réalité du corps-soi dans l’espèce et la nature.

 

Avoir une conscience des ingrédients et des épistémicités, c’est augmenter et affiner, transformer la qualité de la vision de l’activité et de sa propre activité. De la même façon que se voir dans un miroir, s’entendre chanter permet et d’avoir une plus grande conscience de son acte pour le modifier, le parfaire, le « contrôler », l’intégration de, dans la conscience des ingrédients de compétence et des épistémicités c’est faire un saut qualitatif immense au travail, à l’activité. Conscience des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » est de cet ordre du « retour d’acte » à un niveau supérieur.

 

Bien sûr cette conscience des ingrédients et des épistémicités, c’est une renormalisation nouvelle et créatrice, d’un « niveau très élevé » du développement humain qu’on peut théoriser dans la recherche fondamentale et dans la recherche des applications techniques, mais qui ne peut entrer dans la vie que par et dans le processus général de socialisation des activités de la personne. Le corps-soi ne vit pas indépendamment, ce n’est ni une réalité ni un concept issu d’une « rebinsonade ». Les trois pôles de l’activité de la société, isolés dans la recherche du concept, sont en rapports dialectiques, sont un même mouvement constitué de multiples mouvements qui se diversifient de plus en plus, même s’ils contiennent dans une société en blocage relatif une tendance à l’uniformisation, et dans cette diversification la connaissance en mouvement des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » est elle-même la transformation qualitative du reflet de la réalité sur la conscience et de leur rapport dialectique.

 

Conscience des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » une fois de plus demande l’aller retour entre activité générale de la société et activité du chercheur. Elle est un pas vers l’abolition de la division de classe du travail et de la transformation politique dialectique de la société vers une libération générale de l’activité. Ce n’est pas le but de la recherche ergologique, mais cette recherche ergologique contribue à mon sens à la libération générale de l’activité. Le rapport dialectique entre recherche et activité générale, chercheur et travailleur « en général », et la « coupure » relative mais forte  que la société de classe impose par son type de division du travail, est partiellement stérilisé, ce qui n’est pas sans conséquence pour le chercheur et la recherche en général, mais particulièrement sur la recherche sur l‘activité.

 

Cette stérilisation partielle aggrave aussi les « frontières » des champs de recherche, les difficultés « naturelles » de contact entre champs et isole le chercheur des autres chercheurs, comme elle isole le chercheur de l’ouvrier, l’employé, le paysan, le « cadre »….Elle est témoin et causalité de la coupure « travail intellectuel » et « travail non intellectuel » et fait fonctionner en champ clos la recherche et les recherches entre elles. C’est pourtant dans ce travail fondamental d’affinement de la connaissance  ergologique que peut s’entrouvrir l’échange « hors division du travail » car elle trouve dans cet approfondissement le contre-poison à la régression relative de tous les champs d’activité. Dans le concept de régression relative il y a aussi bien sûr tout le contenu progressiste du processus qui se poursuit. Si l’on « n’intègre » pas ce double mouvement, on ne peut qu’entraver, même de façon critique une démarche « en santé ».

L’ergologie peut être une « tarte à la crème » comme tout ce qui est récupéré par l’échange marchand dans tous les champs de progrès humain. Mais si cette recherche est capable d’échapper à la récupération comme l’on fait ses fondateurs, ce peut être le signe et l’acte d’un autre rapport au travail et à l’activité annonçant les conditions matérielles nouvelles d’une transformation sociale où les valeurs sans dimensions deviennent des valeurs d’usages (tangibles ou non tangibles) reconnues, où le besoin prendra le pas sur la mesure quantitative de la valeur d’échange.

 

Pierre Assante, 22 juin 2011

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:20

l'activité en dialogues 0001Penser autrement la vie, l'activité, le travail

 

 2 et 3 février 2012 :   Premier Congrès de la Société Internationale d’Ergologie à Strasbourg

 

Sur le thème général « PENSER AUTREMENT LA VIE, L’ACTIVITE, LE TRAVAIL», le bureau de la société Internationale d’Ergologie et les organisateurs du congrès proposent d’organiser les débats autour des trois thématiques ci-dessous :  

·                                 La diversité des formes d’interventions ergologiques dans la vie, l’activité, le travail 

·                                 Le patrimoine ergologique comme point d’appui pour penser autrement la vie, l’activité, le travail

·                                 La mise en débat de la démarche ergologique pour penser autrement la vie, l’activité, le travail

Sur chacune de ces trois thématiques, le bureau de la SIE et les organisateurs du Congrès souhaitent que des propositions d’intervention leur parviennent avant le 15 septembre 2011.

Ces propositions devront être résumées en 1 page maximum.

Elles permettront d’élaborer un programme du Congrès (les formes de ce programme sont encore ouvertes : séances plénières, ateliers, conférences, tables rondes, etc.).

 

Le programme du congrès : ici

 http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/29/58/68/0-Documents2011-a/Appel-a-intervention-SIE-2012.pdf

 

Report de la date du congrès ici

 

Information recueillie sur le site public de l'O.R.T. (Observatoire et Rencontres du Travail). 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:59

ECO&PO JAN FEV 2011Première petite note dans le débat politique aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrières, d'ouvriers, dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

Deuxième petite note dans le débat politique aujourd'hui : Dépasser la vision franco française du salariat et nourrir de cette nouvelle vision les luttes

On peut dire que malgré les avancées des com-préhensions humaines, nous connaissons un recul relatif des conditions globales de synthèse des conditions de transformation sociale. Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier, au mauvais "profit" du second sur le premier au lieu d’une vision unitaire dialectique. Plus que jamais nous baignons et dans un programme de Gotha et dans les limites étroites des solutions franco-française, quand le paysage social est plus que jamais l’imbrication internationale des conditions de production et de vie. Bien sûr on part toujours de ce qui est, du donné historique. La nation constitue donc toujours un élément relativement fort du processus, mais un élément fort qu’il ne s’agit pas d’isoler d’un contexte et des inégalités de développement dans l’unité du développement mondial humain. C’est avant tout le mouvement des cultures, au sens large (et donc évidemment aussi les arts) de toutes les activités humaines en interaction, leurs frontières relatives et ultra poreuses, qui caractérisent les « donnés » historiques locaux, nationaux, personnels. Dans ce contexte, une vision mondiale des classes et couches sociales et de la classe ouvrière de main d’œuvre de production au sens strict, ses conditions d’exploitation et de lutte, ses perspectives générales dans le processus concret de développement des forces productives et leurs conséquences dans le mode de vie et les alliances qu’elles peuvent susciter, est centrale parce que reflétant bien, peu, ou pas une approche de la réalité en mouvement.

 

L’idée fausse de la prépondérance de la communication ou des institutions sur l’organisation du travail et de l’activité humaine dans leur processus un, handicape et la conscience que nous avons sur le processus humain et sur l’importance de la communication et les institutions elles-mêmes. C’est le processus concret des forces productives, les moyens de nos subsistances et l’action de l’économie en dernière instance sur l’ensemble des activités « matérielles et morales » unes, que nous devons com-prendre.

De la même façon que l’exploitation capitaliste (et « même » la guerre impérialiste) a mis femmes et enfants au travail et permis, contradictoirement, avec les luttes pour le pain et la justice, de donner (par exemple) un début d’indépendance à la femme, le processus d’exploitation dans l’impérialisme capitaliste mondialement informationnalisé ouvre des formes d’activités et des conditions nouvelles d’activité qui contiennent les prémices avancées de la libération du travail, au-delà de toute indépendance humaine relative vis-à-vis des contraintes de classe et naturelles au sens propre.

 

La vision franco française du salariat, de la classe ouvrière, de son poids numérique et idéologique limité à la France bien qu’essentielle à la compréhension de la situation française ne peut se suffire à elle-même. Le contexte numérique et idéologique mondial des classes sociale et de la classe ouvrière est l’élément en dernière instance d’une vision opérationnelle.

Pierre Assante, 21 mai 2011

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:14

marx.ch.VI 0001L’expression de Marx en prenant en compte non un objet réifié mais dans son mouvement dans son unité (c'est-à-dire sous de multiples aspects et réalités en mouvement) en fait un langage complexe. Certains diront embrouillé, compliqué, incompréhensible s’ils n’essaient pas d’y démêler cette diversité et ce mouvement contenu dans la même phrase. Marx, dans son expérience de vie, sa situation d’observation, le développement de ses propres capacités de compréhension du réel à l’échelle humaine, reste encore indépassé dans l'analyse de "l'essence" du capital malgré la poursuite du processus du mode de production capitaliste (entre autre sa mondialisation informationnalisée) depuis sa mort, dans son processus productif global, c'est-à-dire dans les forces productives « matérielles et morales » dans leur unité en mouvement.

 

Cette difficulté de lecture n’en gomme pas la nécessité, ni la nécessité d’un langage qui se place dans une expression dialectique de la réalité (1), et dont nous devons poursuivre l’usage si nous ne voulons pas régresser.

 

Travail productif et improductif

(Extrait du Chapitre VI du livre 1 de « « Das Capital », brouillon inédit qui vient d’être re publié en français en 2010 par la GEME, 285 pages, 12 €)

 

….Le procès de travail capitaliste n’abolit pas les déterminations universelles du procès du travail. Il engendre produit et marchandise. Sous ce rapport demeure productif le travail qui s’objectalise en marchandises, en tant qu’unité de valeur d’usage et de valeur d’échange. Mais le procès du travail n’est que le moyen pour le procès de valorisation du capital. Est donc productif le travail qui se présente sous forme de marchandise particulière, mais qui, si nous considérons une marchandise particulière, constitue dans une de ses parties aliquotes du travail impayé ou à considérer le produit global, constitue dans une partie aliquote de la masse globale des marchandises uniquement du travail impayé, autrement dit un produit qui ne coûte rien au capitaliste.

Est productif  le travailleur qui fournit du travail productif, et productif est le travail qui crée immédiatement de la survaleur, c'est-à-dire qui valorise le capital.

MARX PORTRAITSeul l’esprit borné du petit bourgeois qui prend pour absolue la forme capitaliste de la production, et y voit donc sa seule forme naturelle, est capable de confondre la question de savoir ce que sont travail productif et travailleur productif  du point de vue du capital avec celle du travail productif en général, et par suite de se satisfaire de cette réponse tautologique que tout travail est productif qui de façon générale produit, et dont un produit, une quelconque valeur d’usage, en bref un résultat résulte.

Seul est productif le travailleur dont le procès de travail = le procès productif de consommation de la capacité de travail –du porteur de ce travail- par le capital ou le capitaliste.

En résultent deux choses :

Premièrement : dès lors qu’avec le développement de la subsomption réelle du travail sous le capital, autrement dit du mode spécifiquement capitaliste de production, ce n’est plus le travailleur pris à part mais de plus en plus une capacité de travail socialement combinée qui fait effectivement fonctionner le procès global de travail, et que les diverses capacités de travail qui s’assemblent pour former la machine productive en son ensemble participent sous des modes très variés au procès immédiat de la marchandise – ou mieux ici : à la fabrication du produit, l’un travaillant davantage avec la main, l’autre davantage avec la tête, l’un comme directeur, ingénieur, spécialiste technique, etc., l’autre comme contremaître le troisième travailleur manuel direct, ou même simple manœuvre, ils deviennent de plus en plus des fonctions de la capacité de travail sous le concept immédiat de travail productif et ses porteurs sous celui des travailleurs productifs, à ranger de façon générale comme travailleurs directement exploités par le capital et subordonnés à son procès de valorisation et production.

A considérer le travailleur collectif en quoi consiste l’atelier, son activité combinée se réalise materialiter de façon immédiate en un produit collectif qui est en même temps une masse collective de marchandises, où il est parfaitement indifférent de savoir si la fonction du travailleur pris à part, lequel n’est qu’un élément de ce travail collectif, est plus proche ou plus éloigné du travail manuel immédiat. Et par suite : l’activité de cette capacité collective de travail est son immédiate consommation productive par le capital, ce qui veut donc dire procès d’autovalorisation du capital, production immédiate de survaleur, et par là, comme on aura à le développer plus loin, sa transformation immédiate en capital.

Deuxièmement : les déterminations plus précises du travail productif résultent par elles-mêmes des traits caractéristiques du procès de production capitaliste. En premier lieu le possesseur  de la capacité de travail fait face au capital, au capitaliste en tant que vendeur de cette capacité, et pour user d’une expression dont nous avons vu qu’elle était irrationnelle, en tant que vendeur de travail vivant, non de marchandise C’est un travailleur salarié. Là est la première présupposition. Mais en second lieu, introduits par ce procès provisoire qui relève de la circulation, sa capacité de travail et son travail incorporés de façon immédiate au capital en tant que facteur vivant de sa production, ils deviennent eux-mêmes l’une de ses parties constitutives, partie variable qui en vérité non seulement pour une part conserve les valeurs du capital avancé, pour une part les reproduit, mais en même temps les augmente et par le seul fait de créer de la survaleur, se transforme en valeur valorisante, en capital. Ce travail s’objectalise immédiatement dans le procès de production en tant que grandeur fluente de valeur.

D’un côté, la première condition peut être remplie sans la seconde. Un travailleur peut être salarié, journalier, etc. C’est toujours possible lors même que fait défaut le second moment. Tout travailleur productif est salarié, mais pour autant, tout salarié n’est pas travailleur productif…

Karl Marx, le Chapitre VI, Editions Sociales, GEME, 12 €. 285 pages.

 

(1) C'est-à-dire sous la « fonction » d’épistémicité (voir le terme et l’analyse en cours d’Yves Schwartz sur les épistémicités) relevant de la forme la plus consciente, au niveau de la personne, du groupe et du processus humain de l’activité d’expression et de débat de valeur (« valeur » au sens d’usage et pas seulement marchande dans son unité en mouvement à dépasser).

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:50

2011-05-06-002.jpg« Universalité humaine et resingularisations culturelles.

Extrême concentration du temps des processus, distension à l’infini des temps-pour-comprendre : c’est le magnifique paradoxe d’une des entrées dans l’activité humaine, qu’il n’est pas facile de préserver de toute dérive.

Les processus d’anticipation pertinents, pour le neurophysiologue, sont de l’ordre de « quelques millisecondes » dit Berthoz : oui, si l’on ne va pas jusqu’à l’infinitésimal de l’activité, comme nous n’avons nous-mêmes cessé de le répéter et cela sans disposer de l’extraordinaire confirmation de laboratoire, on risque peut-être de rater l’essentiel de celle-ci ; et c’est en effet ce qui arrive souvent dans le champ des sciences sociales. Mais ce jeu introduit dans l’infiniment petit temporel interdit paradoxalement de penser qu’un quelconque protocole de laboratoire, une quelconque modélisation parviendra à cerner le sens de ce qui se joue dans ces millisecondes. Si on parle des buts du « soi », c'est-à-dire de ce qui importe fondamentalement, et qui nous donne sans doute les clefs pour comprendre l’historicité des configurations humaines, alors, il faut certes sortir du laboratoire, et articuler sur l’infiniment bref, des horizons de durée très variable, dont certains sont aux antipodes de ces millisecondes….. »

« Où et comment couper ?                          

 …..La perplexité posée par ce « continuum discontinu » entre le soi des neurobiologistes et le soi de l’anthropotechnologue ou le soi de l’analyste des dramatiques de l’usage de soi industrieux dans le monde capitaliste contemporain est une troisième entrée pour le même problème : l’activité y est partout chez elle, tout en se déployant en des régimes de vie qui la font apparaître en des formes extrêmement différentes requerrant des principes d'explications propres…. »

« Faire son métier ?

 …..Chaque pôle a besoin de ressources du savoir, pour développer ses entreprises, ses renormalisations, ses valeurs propres. Mais cette mise à disponibilité des savoirs s’ordonne pour chacun d’eux selon des contenus, des formes, des temporalités largement différentes. De ce fait, les métiers du savoir, s’ils sont demandés, happés, au sein de cet espace tripolaire, sont aussi inégalement tiraillés entre les trois pôles (1) : inégalement, surtout dans la mesure où le pole I, celui des gestions du travail, faute de visibilité suffisante, faute de processus socratique à double sens, a du mal à mettre en mots sa demande de savoir, à faire connaître ce en quoi l’essai de satisfaire cette demande est un ingrédient majeur des dramatiques de renormalisation, qu’il en détermine largement l’ampleur et la vigueur…. »

Yves Schwartz, Le paradigme ergologique, conclusions.

1 Pôle des gestions, pôle du marché, pôle de la vie citoyenne (politeia)

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 12:31

Y.Schwartàtransformer2Travail :

Où en est-on ?

Contribution de Pierre Assante.

6 novembre 2010

On en est aux constats. On en est aux effets et à confondre effets et causes :

Accidents du travail, inégalités salariales hommes-femmes, chômage, déqualification, précarité et si l’on entre dans le détail on fait le catalogue : logement, transports, santé, école, recherche, justice, sécurité, culture, institutions, services publics, etc.…

Tant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société restent dans un sociétal incohérent.

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Ou-en-est-on,12524.html

 

Encore sur le travail :

Contrat social et ergologie

Contribution de Pierre Assante.

21 octobre 2010

Essayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.   1. Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme…..

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

 

Déqualification, jusqu’où irons-nous ? :

Note de Pierre Assante

Texte écrit pour le « journal UNATOS FSU » n° 86

31 décembre 2010

La " mission éducative ", a été garante des conditions d’exercice du travail et de ses droits pour les personnels Technique Ouvrier et de Service (TOS) des établissements scolaires.

Pendant de nombreuses années, les personnels de maintenance, d’entretien, d’accueil, de restauration, d’assistance scientifique ont eu dans les établissements d’enseignement, des statuts spécifiant leurs missions, une " formalisation " précise de leurs carrières. C’était le résultat de longues luttes syndicales pour la reconnaissance de leur travail et des droits qui en découlaient....

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Note-de-Pierre-Assante,12995.html

 

Aimé Assante 1

 Petite note dans le débat politique du PCF aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrier dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:42
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 13:00

IMG-copie-5.jpg

 

Lire l'intervention de Georges Snyders : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Snyders_Huma_3mai2011.pdf

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:51

voir l'article en bas de page après cette introduction en "leitmotiv" : Fig.4L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires.

Pour donner une issue à ces luttes, il ne s'agit pas d'un retour au marxisme circonscrit aux oeuvres premières, considéré comme achevé, à un marxisme dogmatique. Il ne s'agit pas non plus d'un néo marxisme, mais d'une continuité du marxisme en tant qu'il est un effort de compréhension du mode de production capitaliste dans son développement, sa crise, ses contradictions à dépasser, profits/besoins, travail contraint socialement/libre activité....

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires. Mais dans le même temps cet inaboutissement provisoire accroît les contradictions internes du mode de production, sa crise et son blocage, et les tentatives de débouché à la crise par la guerre impérialiste.

Le marxisme décrié par la société de classe est pourtant une grande avancée en acte de la connaissance de l'humain sur lui-même, de la société sur elle-même, des voies possibles de son autocréation "en santé"

Continuons notre modeste travail :

   

"La métamorphose du travail", page 59 :

 

14mai10 00359

 

Au sujet des « nouveaux marxistes »

 

Les difficultés des « jeunes Marxistes »ou « nouveaux marxistes » d’aujourd’hui ne tiennent pas à leur capacité de dénormaliser-renormaliser la « pensée Marx ». Elles tiennent au contexte dans lequel ce processus de dénormalisation-renormalisation a lieu.

 

A l’origine, la pensée Marx se développe à un moment précis, celui qui, historiquement, suit la révolution française dans lequel la bourgeoisie révolutionnaire (elle-même dans un contexte général et mondial), vient de créer, pour ses propres besoins, le citoyens actif, c'est-à-dire la personne qui agit dans le cadre collectif pour la construction de son devenir.

 

Le contexte actuel, très différent,  est la poussée à son paroxysme du processus décrit par Marx d’inversion des termes de l’échange, de par la circulation sanguine de la société constituée par le capital et dont la formule vivante est Argent-Marchandise-Argent, A-M-A’.

 

Ce contexte tend à transformer de citoyen actif en citoyen passif, c'est-à-dire en consommateur qui

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n’intervient pas dans les choix productif et a l’illusion d’intervenir sur les choix de consommateur. La confusion entre libéralisme économique et démocratie, qui s’est emparée de nos âmes tient du même processus, confusion contre laquelle l’on se défend, quelquefois, mais qui en fait, est bien présente dans nos compromis et compromissions.

 

Nous, diraient les « jeunes marxistes », s’ils faisaient un manifeste, sommes aussi ces citoyens à tendance passive, parce que il n’est pas dans le pouvoir d’une personne d’échapper au contexte social dans lequel il vit, si ce n’est d’une façon abstraite, ce qui n’est pas rien, parce qu’une des  propriétés essentielles de l’humanité est cette capacité à l’abstraction dans la construction de son devenir.

 

Le savoir n’est pas une chose immobile dont on doit rechercher la perfection, mais un outil répondant à cette définition anthropologique lefebvrienne donc marxiste de l’humain : il est quotidien, mimétique, poïétique, il doit assurer sa survie à chaque instant en imitant ce qu’il a appris à faire, en faisant « inconsciemment et consciemment » ce qu’il doit faire de nouveau pour assurer cette survie, cette capacité « inconsciente » s’appuyant sur l’accumulation collective-individuelle des savoirs. La

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connaissance partielle du présent éclaire la compréhension accumulée du passé et le sens du devenir possible, en développant le conscient, part de la mémoire volontaire et involontaire qui agit dans son unité sur les choix de chaque geste humain.

 

La grande force du marxisme originel, que les « nouveaux marxistes » sont en train de casser, c’est l’adaptation de sa pensée à la question de la survie dans le contexte où cette pensée naît.  Le « raffinement » de la pensée qui perd ses bases vitales au profit des correctifs nécessaires est un phénomène courant dans les périodes de perte de combativité, d’instinct de survie.

 

Le progrès des savoirs est indéniable. La connaissance de l’humain et de son environnement a fait des pas de géant. Mais le découpage de ces savoirs et l’erreur composée qui en résulte est totalement liée au paroxysme du mode de production et de son corollaire A-M-A’ et le citoyen passif. Il est totalement exclu que l’humanité réponde aux impératifs de son devenir sans répondre par le marxisme à la question de la production sous tous ses aspects. L’écologie, le féminisme, ne peuvent échapper à cette question : que produire, comment produire, quelle démocratie des producteurs.

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Passer par pertes et profits les bases essentielles du marxisme, le remettre en cause au profit d’une « vision fine », c’est aussi nier massivement toutes les autres connaissances sectorielles telles celles de l’évolution des espèces ou celles de la psychanalyse ou les découvertes récentes sur la micro biologie ou la micro physique ou l’astrophysique,  etc.

 

Tout ce qui peut nous paraître avoir été étranger au marxisme originel de par l’état des connaissances qui ont présidé à sa naissance ne l’est en fait pas tant que ça, surtout et parce que le marxisme originel a une vitalité opérationnelle sur une réalité qui est toujours la notre : le capitalisme, son évolution, ses limites.

Par exemple, la question de la mondialisation est bien présente chez Marx et ses observations traitent bien d’une réalité en mouvement bien mieux que beaucoup de visions actuelle figées, inopérantes, partielles, allergiques à toute synthèse.

 

Quand Marx a répondu aux questions de l’exploitation après être passé par ce que la bourgeoisie des lumières a créé de plus avancé en matière de réflexion sur l’humain, il n’a rien inventé dans l’observation du capital : plus value, taux de profit, baisse tendancielle, reproduction du capital dans sa complexité (1). Il n’a fait que décrire ce dont dépendait le quotidien des

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êtres humains dans le lieu et le moment historique qu’il vivait.

 

Nos philosophes antiques avaient le sens de l’opérationnel plus aigu que le notre actuellement, parce que le mode de production était plus vital au moment où ces philosophes se sont exprimés. Et ce sont ces moments de vitalité, « d’instinct social de survie » qui ont fait les grandes œuvres exprimant un présent. Certaines œuvres de « regret », de « nostalgie » sont grandes par leur évocation de ces moments mais provoquent l’aspiration à une reproduction-répétition qui ne peut plus être.

 

4 septembre 2007

Pour ouvrir l'essai en entier cliquer : ici

 

L'article sur PCF13 : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,4692.html

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 03:21

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires.

Pour donner une issue à ces luttes, il ne s'agit pas d'un retour au marxisme circonscrit aux oeuvres premières, considéré comme achevé, à un marxisme dogmatique. Il ne s'agit pas non plus d'un néo marxisme, mais d'une continuité du marxisme en tant qu'il est un effort de compréhension du mode de production capitaliste dans son développement, sa crise, ses contradictions à dépasser, profits/besoins, travail contraint socialement/libre activité....

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires. Mais dans le même temps cet inaboutissement provisoire accroît les contradictions internes du mode de production, sa crise et son blocage, et les tentatives de débouché à la crise par la guerre impérialiste.

Le marxisme décrié par la société de classe est pourtant une grande avancée en acte de la connaissance de l'humain sur lui-même, de la société sur elle-même, des voies possibles de son autocréation "en santé"

Continuons notre modeste travail :

 

2011 01 11 008Citation :

« …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

Marx, « l’idéologie allemande »

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:25

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZtravail et ergologie 0001La motivation ? Oui, c’est un concept en effet très ambigu qui a beaucoup cours en psychologie, en psychologie du travail, en management, en gestion et cela donne la clef à tout. « Soyez motivés ». C’est vrai que cela a quelque chose d’un peu ridicule : « soyez motivés ».

Mais c’est un peu ridicule pourquoi ? Si l’on trouve que c’est risible, il faut se demander pourquoi. Parce qu’on a l’impression que la motivation, c’est quelque chose qui est « dans » la personne, qui dépend d’elle : il faut qu’elle se travaille elle-même à être motivée et du coup, ça ira mieux pour tout le monde et pour elle.

Comme très souvent d’ailleurs, dans les relations que nous avons, les relations qu’ont les hommes entre eux et notamment dans le champ du travail, et encore plus du travail marchand avec les critères qui lui sont propres, on essaye de neutraliser quelque chose qui fait toujours problème. C’est, je dirais, le champ des débats de norme, qui s’oriente à des valeurs.

Une forme de neutralisation, c’est de faire de la motivation une espèce de caractère psychologique interne à la personne, sans voir que derrière la motivation il y a un lien entre des personnes et des milieux où elles ont à vivre leur vie et à exercer leur activité. Et il faut tenir les deux ! De ce point de vue-là, la motivation ne relève pas uniquement de la personne. C’est aussi la question du Recherches internationale 46 1965milieu où elle a à agir, où on la fait agir. Et donc la question de la motivation regarde aussi bien vers le milieu, pose aussi bien des questions à la personne qu’au milieu auquel elle est confrontée. S’il y a baisse ou « insuffisance de motivation », c’est un va-et-vient entre les deux pôles qui est en question. C’est beaucoup trop facile d’en oublier un pour essayer, si je puis dire, de « psychologiser » cette question.

Y.Schwartàtransformer2C’est la raison pour laquelle nous disons précédemment : il n’y a pas exécution mais usage. Personnellement, j’ai été conduit à proposer l’idée que toute activité -tout travail- est toujours usage. Usage de soi, mais avec cette dualité à la fois simple et en même temps très compliquée, qui est usage de soi « par soi » et par d’autres. Et c’est précisément parce qu’il y a à la fois ces deux moments, ou ces deux polarités de l’usage, que tout travail est problématique -problématique et fragile- et comporte un drame.

« Un usage de soi par soi, usage de soi par d’autres ». L’usage de soi par d’autres, d’une certaine manière, c’est le fait que tout univers d’activité, d’activité de travail, est un univers où règnent des normes de toutes sortes : encore une fois, qu’elles soient scientifiques, techniques, organisationnelles, gestionnaires, hiérarchiques, qu’elle renvoient à des rapports d’inégalité, de subordination, de pouvoir : il y a tout cela ensemble.

paradigme SchwartzLorsque nous disons que chacun essaye de se vivre comme centre d’un milieu, avec toutes les réserves nécessaires, cela signifie qu’on entre dans un milieu où les contraintes sont très fortes. On ne fait pas ce qu’on veut -très, très loin de là- et chacun le sait bien. Au point qu’on a eu tendance, dans la culture et les sciences sociales, à uniquement envisager l’usage de soi par les autres, par d’autres, c'est-à-dire à ne supposer ou à n’évoquer que le monde de contraintes, en pensant que cela suffisait pour comprendre l’activité……

Yves Schwartz, « Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine », Editions Octarès, Ouvrage collectif.

 

Une étude personnelle sur le "Travail Non Qualifié" : ici

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 08:00

....essentiels, parce que la surdité à la crise, c'est à dire la suffisance à n'en voir que la superficie, rendent essentiels.

Pasolini l'avait saisi dans l'évolution sociale de son temps.

Micro-commentaire obligatoire mais inutile.

Pierrot, 19 avril 2011.

 

Theoreme.Pasolini.Extrait.jpgEnquête sur la sainteté

Enquête sur la donation de l'usine

    

 

     ici

 

 

et une "conclusion personnelle" de 2006 :

 

   ici

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/theoreme_pasolini_2extraits.pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

"Et ne dites pas que vous ne voulez plus rien savoir, que vous êtres découragés.

Tout cela est arrivé parce que vous n'avez rien voulu savoir".

Giacomo Olivi,

fusillé la veille de la Libération.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:51

l'activité en dialogues 0001Le travail militant dans les collèges et lycées

Éléments pour une approche ergologique de l’activité syndicale

 

Jean-Philippe KUNEGEL

Sous la direction de Renato DI RUZZA, Professeur

Université de Provence

Mémoire soutenu pour l’obtention du

Master d’Ergologie le 20 septembre 2010

 

Extrait :

……Le syndicalisme enseignant, dans ses pratiques et ses stratégies, doit s’adapter aux mutations de la société et particulièrement à la réorganisation de l’Etat à l’oeuvre depuis 25 ans : la décentralisation, la déconcentration, aujourd’hui la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)… De nouvelles manières de militer sont à imaginer dans l’Education nationale et s’inventent au quotidien, à tous les niveaux d’intervention. Le SNES - FSU, syndicat majoritaire de la profession, n’y échappe pas. Malgré les difficultés de syndicalisation auxquelles il est confronté comme l’ensemble des organisations, son implantation reste relativement solide avec un taux de syndicalisation d’environ 20 %, ancrage nettement plus important que dans les autres secteurs de la Fonction publique ou dans le privé. C’est aussi la seule organisation en mesure de proposer une structuration en sections syndicales d’établissements dans la majorité des  collèges et lycées. L’activité militante au sein des sections d’établissement du SNES sera au coeur de ce mémoire……

Pour lire ce mémoire dans son intégralité cliquer :   ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Memoire_jphk_complet.pdf

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:33

 VYGOTSKI.jpg

 

Vygotski a étudié avec son équipe comment se forme l'accumulation des capacités de conceptualisation chez les groupes d'enfants en particulier dans la scolarité.  

Le vais me permettre une "simplification" dangereuse de ses observations, à partir de laquelle on peut débattre, réfléchir, et avancer tout en la remettant en cause et en s'en servant en même temps.

Un vêtement « n'existe pas », c'est une abstraction. Un pantalon, une veste oui. Bien que "pantalon" ce soit aussi une abstraction, Magritte nous l'a expliqué avec son tableau "ceci n'est pas une pipe", mais une représentation d'une pipe par un dessin (et ajoutons : par une parole).

 

Bien ! Donc cette abstraction qu'est un vêtement est une généralisation à travers laquelle l'abstraction se construit dans la tête de l'enfant.

Il y a les concepts simples, de la vie quotidienne de l'enfant et de l’adulte, puis il y a les concepts scientifiques que je dirais généralisations de généralisations et Vygotski évoque des « systèmes de concepts » en mouvement, en processus, pour les concepts scientifiques. Concepts scientifiques qui deviendront le lot de tout un chacun dans une société où le mode de production permettra et le « temps libre » et « l’abondance » faisant qu’il n’y aura plus de frontière entre travail et activité libre, qu’ils seront « confondus ».

 

En ce sens on pourrait faire un « parallèle » entre les crises systémiques de différentes natures.

 

L'activité à 3 pôlesLes neuropsychologues observent l'accumulation dans les capacités cérébrales etparadigme Schwartz constatent, comme Vygotski la réorganisation permanente de la mémoire et de ses relations internes qui permet d'accumuler d'une façon croissante par une transformation en qualité, des "regroupements de regroupements » d'ensembles de mémoire pour utiliser une image (ce n'est qu'une image). Ainsi il y a cette énorme croissance possible parce que les éléments et les éléments d'éléments "prennent moins de place" (c'est toujours qu'une image). Yves Schwartz montre aussi comment progresse la croissance des capacités par la "dénormalisation -renormalisation des normes et "l'activité à 3 pôles".

 

Fig.4Dans cette croissance des "éléments" il y a évidemment croissance des échanges qui en permettent le mouvement, donc l'existence.

 

Tout cela pour faire non une comparaison mécanique mais un parallèle avec les croissances, toute les croissances, du "particulier" au "général", par exemple la croissance de la production mondiale, ou la croissance de la conscience de la personne et de la personne dans, avec, son espèce humaine. Cette dernière croissance étant la conscience de la nature sur elle-même que sont l'humanité et la personne dans l'humanité.

  Contraintes etc...

J’ai fait une autre « comparaison » sur la transformation qualitative de la croissance de la production des « biens matériels » à travers l’informatique et entre le premier grand ordinateur à lampes à incandescence qui occupait un immeuble et l’ordinateur portable d’aujourd’hui

 

Mes propos sont approximatifs et livrés ce matin « de mémoire ». Ils se veulent une réflexion sur la croissance pour dire que l'idéeBOCCARA de croissance contestée par les objecteurs de croissance qui ne tient pas compte des besoins de transformation qualitative n'a pas de sens. C'est penser la croissance dans un système immuable. Par contre penser la croissance infinie dans le système actuel sans transformation qualitative est mortel et c'est ce qui apparaît dans la crise de civilisation actuelle. Cette constatation ne peut se suffire à elle-même. Au-delà de cette observation superficielle, il faut penser la réalité du mode de production en profondeur, ses mouvements et ce en quoi ses mouvements contiennent les « éléments » de transformation qualitative capables d’être mis en œuvre par la conscience humaine et qui sont porteurs de la poursuite en santé du processus humain, du processus de l’humanité.

Cela c'est aussi le travail de la critique de l'économie politique qui le développe. Dans sa vision à long terme comme dans le mouvement ici et maintenant de l'économie. "Maitriser et commencer à dépasser les marchés" vers une révolution anthroponomique,  nous propose Paul Boccara dans sa recherche et sa pratique de l'économie et de la politique.

 

Pierre Assante, 15 avril 2011

 

Le schéma sur l'échange-production est tiré de mon "Manifeste" publié par "La somme et le reste " Revue lefebvrienne en ligne animée par Armand Ajzenberg.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:20

Réponse à un ami sur

« le travail présent dans la soumission sociale ».

 

Illustrations : voir notes.

 

Copie de 000 2412Bien sûr, nous ne sommes plus dans la révolution industrielle stricto sensu. Même si des formes anciennes et des formes nouvelles de production cohabitent, le capitalisme s'est informationnalisé et mondialisé d'une façon généralisée, les deux choses étant intriquées.

Le virtuel et le symbolique y ont pris donc une place énorme dans l'activité humaine et dans l'activité salariée évidemment.

 

Cela se traduit par la quantité de profit réalisé sur le travail vivant et la quantité de travail mort dans le travail vivant et la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle et l'accélération de la crise systémique actuelle idem. C’est cependant dans les nouvelles formes de l’industrie que sont produits les biens matériels nécessaire à notre existence. « les subsistances » comme diraient nos révolutionnaire de 1793, mais pas seulement dans ce sens.

 

2011-04-13-001.jpgLe salariat n'est pas uniforme, il a des composantes dont la classe ouvrière de production au sens strict et à l'intérieur de cette classe la "classe ouvrière de production" au sens strict, et  encore à l'intérieur celle de "main d'oeuvre" au sens strict.

 

Il y a eu décision politique au niveau de la Trilatérale dès les années 1970, puis de du G7 puis du G8 et aujourd'hui du G20 (mis en place en France dès Giscard -raison du lâchage par Giscard des gaulliste historiques- et de ses contradictions actuelles avec l'entrée des pays émergents) dans la répartition de la production donc du salariat, donc de ses composantes, des cadres de "haute gestion" en passant par l'encadrements-exécutions jusqu'à la classe ouvrière "de main d'oeuvre".

 

Du temps de Marx ne se posaient pas les problèmes en ces termes, d'où le vague des termes "prolétariat", travailleurs", classe ouvrière". C'est aujourd'hui, dans "l'impérialisme capitaliste d'aujourd'hui" que se pose cette remise à jour de la pensée du salariat et de la pensée de son organisation locale et mondiale.

 

2011-04-13-009.jpgCeci ne contredit cependant pas la "base de l'analyse" de l'exploitation capitaliste, le rôle de la production stricto sensu, le contenu "symbolique" de l'objet produit, la culture qu'il contient dans son usage comme dans sa fabrication, qu'il soit un "bien matériel" comme un "bien moral", ce qui est une dichotomie conceptuelle nécessaire à l'analyse, à la compréhension de la production. Et qu'il soit un bien matériel, élément de base qui va pouvoir être mesuré en temps de travail moyen socialement nécessaire à sa fabrication et sa vente "péréquée" au niveau mondial et monopoliste, ou un bien "symboliques", un service, qui va prendre à la marchandise "matérielle" sa valeur pour être produit et échangé, et ceci d'autant plus que la "production matérielle sera grande" et que la productivité et l'intensité du travail seront proportionnellement grands.

 

Dans la critique du programme de Gotha, Marx prend  par l'humour les lassaliens qui affirment que le travail crée les richesses.

Bien sûr "dans le vague" on peut le dire.

Mais il précise que c'est la force de travail qui crée la richesse, la richesse en tant que valeur d'échange et son accumulation dans le marché.

cac 40 huma 25.02.11Cette force de travail,  la dépense des muscles, du cerveau, du système nerveux ne peut se mesurer en W (mesure physique du travail), car dans l'échange marchand, on ne mesure pas cette valeur d'usage de la marchandise travail, mais sa valeur d'échange par le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des produits qu'elle consomme (après les autres phénomènes du marché je ne développe pas, je l'ai un peu fait dans les articles précédents de ma "Métamorphose du travail"), force de travail, marchandise qui "perd" elle aussi sa valeur d'usage au profit de sa valeur d'échange laquelle est "indifférente" à la qualité particulière du travail (fabriquer un meuble plutôt qu'un ordinateur, le taux de profit primant sur la valeur d'usage, voir aussi "le fétichisme de la marchandise" pour ce qui est des mentalités induites. Sa valeur d'usage elle la retrouve une fois sortie du marché, par exemple la table dans la salle à manger.

 

La marchandise force de travail, même si elle a des propriétés propres, est une marchandise dans l'échange A-M-A'. Si comme Robinson je me fabrique tout seul une flûte avec une canne que j'ai coupée avec un galet "naturel", cette force de travail là est bien une valeur d'usage. Valeur d'usage si je la mets en oeuvre sans la vendre, sans l'échanger, et non si je la laisse au repos (bien qu'elle n'ait jamais de repos, à la différence du wagon qui pourrit en gare et donc n'a plus de fonction de transport pas plus qu'une autre en l'état et n'est ni une valeur d'usage ni une marchandise.

 

La confusion existe lorsqu'on veut simplifier la question de la plus value en la limitant à un ouvrier et à un produit, ce qui est pourtant utile et nécessaire de faire dans un début de pédagogie. Cet exemple qui vaut pour le taux de profit, ne vaut Marx Engels Religionpas si on le transpose mécaniquement à tout le fonctionnement du marché, de la production, de l'échange, des services, des institutions, de la culture, dans leur ensemble mondial, leur unité mondiale, qui ne sont cependant pas des tranches de saucisson, car ils "fonctionnent" comme fonctions d'une unique fonction, l'humanité dans la nature. Comme activité, processus de conscience de la nature sur elle même.

 

Ainsi, séparer la critique de l'économie politique de la philosophie et l'anthropologie donne le mécanicisme des communismes grossiers et leurs pratiques que nous payons si cher et que nous continuerons à payer dans les expériences à venir car seule un mode de production à maturité prend le pas sur le mode de production précédent. Et l’action politique humaine dans l’action humaine générale est un élément de maturation qui ouvre les possibles de la transformation « en santé » de la personne et de l’espèce.

 

Pierre Assante, 13 avril 2011

 

1) Le "bricolage", résurgence "culturelle" de l'artisanat, et, ou, supplétif de l'artisanat en temps de difficulté financière des ménages...

2) Usine Legré Mante, seule et premiere productrice d'acide tartrique à partir des résidus de la viticulture, abandonnée récemment par son groupe industriel et financier et les notables de droite au profit d'un projet immobilier, jetant 50 ouvriers à la difficile recherche d'un emploi (suite des évènements ?)

3) vestiges de la première industrialisation des quartiers sud de Marseille du temps des "maones" (péniches marseillaises de mer transportant à l'origine les malons -maloun-, en français les tommettes).

4) tableau des bénéfices 2010 du CAC40 paru dans l'Humanité.

5) Choix de textes de Marx et d'Engels sur la religion dans lequel on trouve des éléments sur le rapport entre la conscience,  l'idéologie et le mode de production.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:43

Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne

 

 

Copie de 000 1493Il ne suffit pas de se déclarer antifasciste. Comme pour le racisme, le machisme, etc., il faut savoir ce que c’est. Par exemple se déclarer non macho et ne pas partager les tâches ménagères, sauf cas rare d’extrême impossibilité, est une déclaration d’anti-machisme de pure forme. De même se déclarer anti-fasciste et s’accommoder de l’emprise du capital dans tous les domaines de la vie, c’est être le voleur qui crie au voleur, le criminel qui accuse la victime. Dans cette réalité le rapport des « couches moyennes» aux «subalternes », les oppositions entre dominés résultant de la division du travail, c’est fondamental.

 

Jouer avec le mot fascisme c’est jouer avec le feu. Alerter d’un danger doit être à la fois un cri et une mesure à ne pas dépasser sous peine de l’effet inverse à celui recherché.

 

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Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne. Qui ainsi tord ses propres lois économiques et institutionnelles. Chacun peut connaître, s’il le veut bien, les tractations qui ont eu lieu entre les N.A.Z.I. et le patronat allemand pour permettre l’accession d’Hitler au pouvoir, et sans lesquelles il n’y serait pas parvenu. Tordre ses propres lois économiques et institutionnelles c’est une pente et un processus qui peut devenir incontrôlable et peut s’accentuer rapidement d’une façon vertigineuse. Le Second Empire est un coup d’État qui survient dans une phase ascendante de l’accumulation capitaliste qui n’est pas encore dans une phase de crise aigue de suraccumulation et de dévalorisation du capital. Le coup d’État actuel utilise des formes qui évoquent ce coup d’État. Mais il a lieu dans une réorganisation non d’un marché national en processus avancé de mondialisation (celui de Napoléon III), mais d’un marché mondial en phase terminale et en crise aigue de suraccumulation et de dévalorisation du capital.

 

Le fascisme, en tant que « variété » de mode de production (un sous-mode du capitalisme) dans le mode de production capitaliste et ses institutions, a des formes historiques diverses. Elles n’ont pas été les mêmes en Allemagne, en Italie ou en Argentine, etc..

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Copie de 20100825 003L’outil de la privation des libertés, prison, torture, camps, sont les outils historiques du fascisme. Le libéralisme qui a besoin de se dépasser ne se contente pas de rompre ses propres règles, il en crée de nouvelles qui vont s’opposer par le volontarisme à sa propre réalité. Le nazisme a régné 12 ans. C’était le temps nécessaire à la vie de cette forme de réponse du capitalisme à sa crise, et aux destructions nécessaires à ce type de réponse. Ç’aurait pu se passer de façonS différentes. Rien n’est pré-déterminé. Nécessité et liberté sont contenues l’une dans l’autre, ne sont pas des abstraction, mais des processus. Mais l’entrée en guerre du capital contre de nazisme, même si elle comporte aussi des éléments humains de solidarité et d’initiative populaire, comme dans tout évènement humain, a été déterminée en dernière instance par les besoins propres du capital. Lequel se serait bien accommodé dans cette affaire de la destruction cette forme pervertie d’opposition à sa domination que constituait le pouvoir stalinien. Lequel pouvoir stalinien d’une façon ambiguë et contradictoire comportait aussi une construction économique tendant à soutenir un mouvement social de remplacement de la mesure de la valeur des marchandises par la mesure des besoins. En tant qu’héritier dévoyé et criminel du mouvement « d’abolition de l’état des choses existant ». Mouvement qui pouvait se poursuivre non

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par l’effondrement de l’Union Soviétique, mais par sa démocratisation, n’en déplaise aux « croyants » de son impossibilité. Possibilité découlant de ses origines de départ, origines saines. Origines scientifiques et humanistes, humanistes et scientifiques.

 

Ainsi, l’outil de la privation des liberté, prison, torture, camps, outils historiques du fascisme n’est indispensable qu’en tant qu’outil historique à ce type de domination dans ces conditions historiques. Ces outils historiques peuvent être substitués par d’autres outils historiques, et cela dépend essentiellement du degré historique de développement technique du capital. Et la privation de liberté peut ainsi prendre d’autres formes qui permettent au capital de créer les conditions économiques propre au fascisme, c'est-à-dire les conditions d’un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne. Qui ainsi tord ses propres lois économiques et institutionnelles.

 

Les techniques d’étouffement des initiatives populaires sont arrivées aujourd’hui à un degré de perfectionnement inouï. D’autres ont développé la description de ces techniques, je ne le ferai pas ici.

L’opposition à « l’esprit d’entreprise » ne peut plus, en ce moment, s’exprimer que par une ghettoïsation de l’opposition soit dans des formes minoritaires de

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l’opposition claire, scientifique, au capital, (à l’opposé d’un « programme de Gotha » ressuscitant sans cesse) soit dans cette une « ghettoïsation majoritaire » encore plus significative de la crise, consistant à un retrait massif de la politique et une résignation aussi massive des populations qui s’expriment par le NON. Phénomène contraire à la tradition issue de la révolution française.

 

Ainsi vouloir répondre par le rassemblement de la gauche de la gauche et non par une vague de fond de toutes les forces populaires, avec, mais aussi au-delà des appareils, est absurde. Et une vague de fond ne peut se construire que par une réponse au capital, c'est-à-dire non par un sentiment empirique de ses effets, mais en exprimant en quoi et par quoi la crise est insoluble sans une transformation qualitative de l’organisation du travail, de la production, des institutions devant les coordonner. De la cohérence du travail au niveau de la personne et au niveau de la cohérence globale du travail, en rapport dialectique. (1)

 

Ceci est le rôle d’un parti communiste, non en opposition avec les autres forces allant dans le sens de la construction de cette vague de fond, mais en complémentarité, avec son rôle spécifique

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indispensable. Ceci n’est pas une vision étroite « d’avant-garde » qui dirige les autres. C’est la vision de la transmission par les éléments les plus avancés de la société qui se regroupent pour assurer moyens et cohérence à cette expression. Ainsi recourir aux « fondamentaux » et les développer est essentiel, sans quoi rassembler les éléments les plus avancés ne serait qu’une formule.

 

Le libéralisme a besoin de se dépasser et tente de se dépasser, mais son dépassement n’est possible que dans un autre mode de production, ce que ses représentants et gestionnaires ignorent et que le salariat doit savoir.

 

Pierrot Assante, 8 août 2008,

http://alternativeforge.net/spip.php?auteur362

 

 

8Août10 001Note du 4 juillet 2008

(1)L'histoire de l'humanité a vraiment commencé il y a 1,5 millions d'années avec l'homo habilis qui produit pour la première fois un outil : le galet aménagé.

 

Les prémisses de l'agriculture qui apparaissent il y a 12000 ans environ terminent le premier cycle essentiel d'un vivant qui utilise la nature "telle quelle" et un

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vivant qui transforme la nature pour assurer son existence.

 

Le vivant subit et pratique la domination. La contradiction entre la survie d'une espèce et celle de l'individu dans l'espèce, et la contradiction entre espèces, est une contradiction motrice essentielle de la survie du vivant.

 

Mais la domination de classe est une loi "naturalo-sociale" et non une loi simplement "naturelle". Elle apparaît avec la capacité humaine de produire un surproduit, c'est à dire plus que l'individu n’a besoin pour survivre d'une façon élémentaire, et donc avec la possibilité d'accumuler.

 

L'histoire de l'humanité est l'histoire de son travail. Et l'histoire des classes sociales est l'histoire de l'accaparement par les classes dominantes au détriment des classes du travail.

 

Pour qu'il y ait transformation des modes de domination, il faut que les lois-tendances qui déterminent le travail dominé à un moment historique, entrent en contradiction avec l'organisation du travail au point de le stériliser et de menacer la survie globale du couple dominants-possédants/producteurs dans son

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ensemble. C’est cette contradiction mortelle que produisent les lois de cette phase ultime de l’accaparation qu’est le mode de production capitaliste. Pour que cette affirmation ne reste pas empirique Marx et ses successeurs ont étudié quantitativement la production, les échanges, en Angleterre puis dans le monde et en ont tiré les tendances qui les régissaient et continuent de nous régir, malgré les transformations quantitatives qui se sont produites depuis le XIX° siècle. Il ne s’agit pas là chez Marx de « déterminisme » mais d’action par la connaissance approfondie du couple liberté-nécessité comme processus.

 

La prise de pouvoir de la bourgeoisie au détriment des féodaux montre qu'une classe dominante se substitue à une autre lorsqu'elle a acquis les capacités de gérer l'ensemble social, économiquement, politiquement, culturellement. Tout ceci n'est pas séparé et forme une unité de "fonctionnement".

 

Il est des fois où une classe dominante en faillite ne trouve pas face à elle une classe suffisamment organisée pour se substituer à elle. C'est le cas à la fin de l'Empire romain (lire le livre V de "De gubernatione Dei" de Salvien ecrit vers 430, quelque

 

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30 années avant la chute de l’Empire Romain). Ce peut être le cas à la fin de l'empire du capital.

 

La force qui a les capacités virtuelles de se substituer à la classe capitaliste c'est le salariat. Encore faut-il qu'il ait acquis pratiquement les aptitudes à le faire.

 

La dictature du prolétariat, chez Marx, ce n'est pas la dictature à la Staline, mais l’orientation donnée par le salariat à toute la société, à l’opposé de la dictature de la bourgeoisie, ses guerres et ses misères, pour qu'il substitue à la domination de classe une domination du travail, non de l'ordre de la répression mais de l'ordre de l'organisation de la production, dans l'atelier, le bureau, le commerce, le champ, dans une recherche de cohérence globale. Cela suppose un rapport de force qui se traduise aussi dans le mouvement de pensée, élément de l’unité du mouvement humain dans son ensemble. Ensuite il ne faut pas imaginer une organisation artisanale du travail qui est notre vision courante et populaire de l’atelier, du champ etc, mais celle que permettent les techniques développées par le capitalisme dans la grande production (manufactures, industrialisation mécanique, industrialisation informatisée..) et  des techniques qui pourraient se développer et s’appliquer massivement si la

 

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suraccumulation capitaliste n’entrait pas en contradiction avec leur développement.

 

Le centralisme démocratique de Lénine, ce n’est pas la dictature militaire et policière de Staline, c'est les capacités « matérielles » de donner au salariat une cohérence à son mouvement de libération.

 

La différence entre la révolution bourgeoise et la révolution prolétarienne, c'est qu'en se substituant à une classe dominante elle crée les conditions de la disparition des dominations de classe. C'est ce que Marx appelle l'extinction de l'Etat et l'apparition d'une administration commune, d'une démocratie généralisée à toute la société.

 

La condition de cette troisième transformation fondamentale dans l'histoire de l'humanité, après le premier outil et la première production par la transformation de la nature, est l'organisation de la production des richesses dans des conditions où la richesse individuelle n'entre pas en contradiction avec la richesse commune, c'est à dire que l'usage se substitue à la propriété. C’est bien l’affaire de générations et non d’un grand soir. Mais il y a des étapes et des obstacles à franchir, évidemment, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de la vie humaine.

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La révolution informationnelle, l'explosion inégalée des capacités productives qu'elle contient en puissance, globalisée, démocratisée, offre au salariat cette possibilité de la production et de l'usage des richesses dans ces conditions.

 

Elle offre dans le même temps à l'humanité de devenir la "conscience de la nature sur elle-même", en mouvement avec un mouvement sain sur et de la nature, c'est à dire la garantie la plus grande de son existence, de son processus, imprévisible dans sa globalité mais saisissable dans son quotidien, et dans son « principe espérance ».

 

Ainsi la question de l'organisation du travail, de sa cohérence au niveau de l'individu comme de l'ensemble productif est le coeur de la transformation sociale. C'est sur cette question des capacités de l'organisation du travail par le salariat que se jouent ses capacités de transformation sociale, et par la même des possibilités de la transformation du travail en libre activité.

 

La grande production automatisée ne peut exister dans le mode de production capitaliste que comme prémisses du mode de production communiste. Pour exister elle doit concentrer les profits mondialisés du travail de main d’œuvre.

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La masse de la production permet l’augmentation globale des profits mais la baisse tendancielle du taux de profit est la contradiction insurmontable de la mondialisation capitaliste.

De même l’État en voie de mondialisation, dont la partie visible se concrétise dans  les institutions internationales économiques et juridiques, ne peut exister dans le mode de production capitaliste que comme prémisses mutilés d’une cohérence mondiale du travail, de la démocratie généralisée, de la suppression de l’État lui-même.

Cet Etat « mondialisé » et l’automatisation d’une partie de la grande production ont pour condition le drainage des capitaux par le premier et son accaparement à titre privé dans la financiarisation sans laquelle aucun profit ne peut se réaliser par la production.

La mondialisation du capital de type « féodal » est l’antichambre du communisme.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:47

Assante Pierre

Section du 8ème arr. de Marseille
Bouches du Rhône

TOUS LES ARTICLES CI-DESSOUS ONT ETE PUBLIES

PAR LE SITE : PCF13

 

 Je n'ai plus rien à dire de....(allusion à Karl Kraus) : CLIQUER SUR LES TITRES

(exemple : "la forme Parti", "sur le texte2", "CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE", "Contribution de Pierre Assante" 1, 2, etc...)

TOUS CES ARTICLES ONT ETE PUBLIES PAR LE SITE PCF13

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:54

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances » :

 

LE OUI ET LE NON

 

 

14mai10 003Regarder l’histoire dans les yeux, pour comprendre le réel, passé et présent, pour construire un avenir.

 

 

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances ».

 

Ce cacher les yeux devant les erreurs et les crimes de l’histoire est une réaction enfantine qui caractérise ce que Kundera appelle « l’insoutenable légèreté de l’être », mais que j’attribuerai plutôt à un moment de l’histoire humaine où la masse des dominés est privée de son histoire par un jugement moral imposé et construit à partir des besoins propres des dominants.

 

La réalité de la création des subsistances dans les ex pays socialistes, les difficultés et les incapacités, sont bien dans la réalité de l’histoire humaine et de cette réalité particulière où des humains ont tentés, dans des circonstances précises de cette histoire, de subvenir différemment à ces subsistances. Différemment parce que autrement que dans la ligne historique d’une société divisée en classes depuis des millénaires.

 

S’étonner qu’une telle expérience ait subi le poids des mentalités passées, la reproduction des mêmes comportements, l’influence des mêmes mécanismes de production, de gestion, de la circulation des marchandises relève de la naïveté ou de la manipulation.

 

La question utile est au contraire de comprendre ce en quoi l’expérience a connu un échec « final » (et des réussites partielles), mais sans penser que tout ça doive passer par les pertes et profits, c'est-à-dire comme si notre présent n’était pas marqué par notre passé et n’avait pas à construire dans la continuité de notre passé, mais différemment.

 

Outils, techniques, rapports humains sont liés dans la création de nos subsistances.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent.

Comment mettre ces outils au service de rapports nouveaux dans notre histoire humaine, de rapports correspondant mieux à nos aspirations naturelles qui sont de vivre notre nature humaine, dans ses acquis biologiques et psychologiques, ses instincts qui sont le temps long de l’espèce humaine et ses cultures qui en sont à la fois les temps longs, courts et « immédiats ». Vivre mieux, c'est-à-dire être capable de dépasser les blocages des moments qui font nos douleurs en cultivant ceux qui font nos bonheurs, sachant que douleur et plaisir sont la manifestation des besoins de survie de l’espèce, et que l’humain est capable de développer un autre plaisir, qui est un plaisir de conscience  et de développement des capacités intellectuelles, qui est d’agir sainement pour la survie.

Sainement, c'est-à-dire en maintenant la santé de l’espèce, sachant que l’espèce ne peut créer sans expérimenter, et chaque individu expérimente, ce qui veut dire que la santé de l’espèce est faite de la résultante d’une multitude de comportements. Une des illusions des ex-pays socialistes était que, quant à la santé de l’espèce, ou de la communauté nationale, ou du et des groupes sociaux sensés être représentés, les comportements devaient s’aligner sur un modèle décidé arbitrairement sain.

 

Mais revenons en aux outils de création de nos subsistances.

Nous pouvons prendre tous les pouvoirs que nous voulons, construire toutes les théories possibles et imaginables, toutes les spéculations ne nous serviront à rien si nous n’organisons pas la production, la distribution de nos subsistances, si nous n’organisons pas l’échange de nos travaux, l’échange de nos activités.

 

Nous ne pouvons faire table rase de la réalité dans laquelle nous produisons déjà nos subsistances. D’autant que la complexité de la société dans laquelle nous avons abouti ne supporterai aucune « remise à zéro ». On peut toujours imaginer une destruction reconstruction, mais sauf les fous le souhaitent, même si elle peut se produire par une crise la plus énorme que l’humanité ait à connaître et à laquelle elle ne survivrait sans doute pas.

 

L’apocalypse, le jugement dernier hante depuis des millénaires la conscience humaine. Cette conscience sait bien que son développement du moment a été acquis sur des bases en contradiction (le positif et le négatif, les forces contraires dans un même mouvement) avec un développement général. Elle en tire des intuitions qu’elle transforme en superstitions porteuses toutefois, et virtuellement, de transformations.

 

En même temps la conscience humaine rêve d’une continuité dans le développement, continuité développant en douceur des transformations mettant en harmonie les besoins individuels et les besoins généraux, ce qui est possible, certainement, mais qui dépend des choix individuels et collectifs d’organisation et d’emplois des outils le permettant.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent, sont des outils qui donnent des moyens comme jamais d’ouvrir cette ère nouvelle de l’humanité.

Mais ils ne l’ouvriront pas automatiquement. Entre la « nécessité » et le « libre arbitre », l’humain s’est toujours cru en devoir d’obéir. Ces outils nous donnent un choix : obéir parce que nous ne pouvons maîtriser individuellement une gestion générale, ou décider parce que ces outils nous donnent la possibilité de l’intervention individuelle et collective. La première solution, c’est la notre, à présent, et elle nous fait apparaître une vision et une perspective catastrophique de notre avenir, et de toute façon les NON à toutes les politiques réelles, appliquées, nous en font apparaître le rejet.

 

La deuxième solution c’est celle tentée par le christianisme,  la révolte des paysans allemands, la Commune de Paris, les pays socialistes, dans des conditions qui ont été des moments de vie de l’humanité, quelle qu’ait été cette vie, mais dont la forme n’a pas abouti aux objectifs imaginés, mais qui demande et une continuité et une construction différente.

 

Les cadres de la gestion capitaliste sont à la fois les gestionnaires de la domination et de l’injustice et les gestionnaires de nos subsistances sans lesquelles nous aurions disparu. Nier leur gestion c’est enfantin. L’espoir ne se construit pas sur la négation mais sur le dépassement. Une fois de plus, la gestion enfantine de la contestation nous montre que nous nous cachons les yeux devant l’histoire, passée et présente. C’est bien les gestionnaires d’un autre type de développement que nous devons être, en prendre la responsabilité, et agir dans la réalité et pas seulement dans le rêve. Le rejet sans analyse des ex pays socialistes est de cet ordre du refus de la gestion, du refuge dans l’imaginaire, dont de l’incapacité de construire le nouveau.

 

Si nous revenons aux économistes empiriques du XIX° siècle, nous constaterons à quel point les dogmes du libéralisme nous ont privé d’esprit critique par rapport à  leur esprit critique. Mais notre développement ne passe pas par un retour à l’économisme empirique, et encore moins à la pensée économique libérale qui est une régression encore plus grande du savoir, de la recherche appliquée. D’ailleurs, le patronat, lui, a fait sienne l’analyse marxiste, mais pour ses buts propres

 

Le jugement dernier ne consiste pas à mettre chaque homme dans une balance, divine ou non. Le jugement dernier consiste à développer notre savoir et nos capacités à gérer en commun, et à mettre les outils de production nouveaux au service de cette gestion en commun, si tant est que nous le voulions, et le rendions possible.

 

Chaque parole contribue à construire ou à détruire. Le NON peut être constructeur comme destructeur. Le OUI peut être actif ou soumis.

 

Nous sommes entre un « non » et un « oui » hésitants, paresseux, impuissants. Comment les transformer, comment les rendre « opérationnels » ?

 

Sans mettre tout le monde dans le même panier, certains de ceux qui prônent aujourd’hui l’ouverture sont ou descendent de ceux qui ont soutenu inconditionnellement, consciemment ou involontairement, la fermeture dirigée par Georges Marchais. Les années 60 ont été des années d’extraordinaire ouverture. Le Comité Central d’Argenteuil de 1966 en est un témoignage. Le triptyque mondial, quel que soit son alignement sur leur idéologie respective en témoigne aussi : Khrouchtchev, Jean XXIII, Kennedy.

 

Le retour de Brejnev, la résistance de Waldeck Rochet à ce retour illustré par l’affaire tchécoslovaque et sa disparition au profit de Georges Marchais est significatif. Le mouvement de mise à l’écart, de départ, d’affaiblissement idéologique et numérique du communisme français et dans le monde a une double cause : l’aptitude du capitalisme à s’adapter et intégrer les populations, y compris les plus pauvres à son mode de circulation, donc de survie de la société (je résume à A-M-A’, voir les articles précédents) ET l’inaptitude conjointe des forces qui s’y opposent.

 

Les évènements quasi conjoints de 1968, mouvement social en France et dans le monde, remise au pas de la démocratisation tchécoslovaque nous montrent la fin d’une période de rapport des forces progressiste et positif dans son mouvement « matériel et moral » d’ensemble des peuples, issu de la lutte et de la victoire, de la libération du nazisme. Denis Kessler, responsable du MEDEF nous  fait d’ailleurs le portrait à l’envers (mais le capital met tout sur la tête et il s’agit de remettre les choses sur leurs pieds) des avancées de la Libérations : Services Publics, démocratisations partielles et limitées mais réelles du travail et des institutions, accès pour un plus grand nombre et vers le  « pour tous » de meilleures conditions « matérielles et morales » de vie, respect concret de  la vie, respect concret de la personne humaine.

 

L’ouverture prônée à corps et à cri dans la période Marchais par une majorité divisée (pour ne pas dire opposée entre elle) du bureau politique du PCF (Hermier, Poperen, Fiterman etc.) n’a abouti qu’à une distanciation et une dissolution vis-à-vis de la cohérence d’une politique de lutte du salariat dans une alliance la plus large possible correspondant à la réalité mouvante des couches sociales en fonction de l’évolution des moyens de production.

 

Il ne s’agit pas de juger tel ou tel militant, tel ou tel groupe, et soi-même, de les (nous) mettre sur la « balance divine », pour leurs actes passés ou présent, mais d’être apte à critiquer une position, critique au service de tous pour agir autrement et mieux.

 

Abandon de la dictature du prolétariat. Abandon, OUI, si conçue et exécutée comme une répression militaire et policière ; NON comme abandon d’une cohérence, d’une hégémonie démocratique du salariat dans la démocratie socialiste vers le communisme, dans un élargissement et une généralisation de la démocratie à toute la société.  Marx concevait ce terme de « dictature du prolétariat », peut-être à tort dans les mots employés, mais dans une juste distorsion contraire, s’opposant à une pensée superficielle et dominante sur la démocratie,  comme le contraire de la dictature d’une organisation du travail du « que produire et comment produire », organisé sur un mode monarchique, entrée dans les esprits comme un mode de faire de droit divin, indépassable, incontestable.

 

L’ouverture a plus que jamais raison d’être, mais pas au détriment d’une position de classe et d’alliance.

Nous sommes passé de la pensée unique à la pensée dissoute, du « globalement positif » à « pertes et profit » des expériences humaines se réclamant de la transformation sociale, de l’espoir à la résignation, des illusions à la pensée plate.

 

L’ouverture proposée aujourd’hui par notre société et qui se retrouve dans les organisations et les mouvements de pensée spéculatifs, qui sont notre lot, et par les mêmes qui n’en voulaient pas lorsque le PCF et le mouvement communiste étaient en situation de force pour la faire, n’est pas une ouverture, mais le passage d’une pensée unique à une pensée dissoute.

 

Ce phénomène est  général dans la société française et dans le monde. Mais ce phénomène est aussi le signe de l’usure générale du mode de production, rejeté par les NON d’une démocratie limitée mais qui s’exprime par les peuples, elle-même usée, de leur besoin de transformation.

 

Donc, perspective aussi d’explosion, de dissolution, de pourrissement, ET/OU de transformation en chantier. A nous d’y voir suffisamment clair pour que les choix soient actifs, créatifs, constructeurs.

 

Finissons par cette autre parenthèse, pourtant essentielle : la « conquête de l’espace » qui contribua un moment au prestige et au rayonnement de l’Union Soviétique, ne doit pas être considérée comme une anecdote. Elle ouvrait la voie à des techniques de transformation des moyens de production eux-mêmes porteurs de transformation du mode de production, d’évolution « saine » de la production, saine au sens donné précédemment, dans laquelle entre  la question de l’écologie, par exemple, mais pas seulement celle-là, une multitude d’autres en particulier liées aux questions dites « subjectives » et «symbolique », aux arts, etc., à toutes les formes particulières de rapport social dans les rapports sociaux.

 

Encore fallait-il que cette « conquête de l’espace » la démocratie ouvrière, la démocratie des producteurs et du salariat s’en nourrisse pour créer les conditions et l’organisation objective et subjective (c’est un mouvement uni et unique) d’un autre mode de production.

 

Ceci n’est pas une position « datée », mais au contraire remise à jour sans abandon.

 

Pierre Assante, 1er décembre 2007

 

L'ESSAI ENTIER :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:58

En observant, avec l’éclairage de nos échanges, la réalité d’aujourd’hui (cliquer sur ces mots). Ce que connaissent les peuples en mouvement, c'est la crise qui nous touche aussi dans les entités développées, avancées économiquement, et qui s'ajoute à leur misère, à toutes les misères, et mettent en mouvement de nouvelles couches sociales, particulièrement là où les forces productives (les humains et leur conditions "matérielles et morales" de production) évoluent de façon à le permettre. Mais c’est un processus de libération généralisé. Fig.4

Sur les mouvements qui agitent en ce moment les peuples, particulièrement ceux de Méditerranée, et les interventions qu’ils suscitent de la part des nations capitalistes dominantes, pour "tout changer pour que rien ne change", relire, comparativement et sans « calque » de deux moments d’histoire : « L’impérialisme et la scission du socialisme », Vladimir Oulianov dit Lénine, 1916.

Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) de l'autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attentel'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la santé de l'activité humaine) en est un des outils. 

L'organisation taylorienne de l'activité humaine, propre à l'organisation capitaliste du travail, est le modèle qui répond aux lois du profit, à sa baisse tendancielle et la suraccumulatio-dévalorisation du capital et qui s'étend de la production stricto sensu vers y compris les services et les  activités de gestion financière de drainage des capitaux vers les monopoles.

Sortir de cette organisation taylorienne, c'est s'attaquer et transformer une organisation du travail basée sur le profit et malade du profit. Les suicides au travail  sont la partie visible de l'iceberg, celle encore relativement moins visible étant la maladie générale du développement humain qui trouvera son issue dans l'organisation révolutionnaire du salariat, l'autogestion du "que et comment produire". Evidemment, cette autogestion ne peut se passer d'une cohérence générale de la production humaine dans sa diversité.

Suite : ici

Petite suite d'une "soirée Marx de formation" du PCF 13008 chez l'Amie Josette

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