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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 10:11

Boccara quelles réponsesSur « la crise systémique. Europe et monde. Quelles réponses », Paul BOCCARA, ESPERE, « Le Temps des Cerises » éditeur, 2011

(Voir ci-dessous après ce commentaire qui n'engage que l'auteur de ce blog, la postace de cet ouvrage : "Ce n'est qu'un début, développons le débat")

 

Les années 60-70 ont fait naître de grands espoirs qui pour d’aucun semblent révolus. Ils ne le sont pas.

 

Sur la lancée des conquêtes démocratiques et sociales de la Libération de 1945, de l’alliance antifasciste, les partis communistes et progressistes ont élaboré des stratégies à court et long terme visant à transformer le mode de production, afin de le faire échapper aux lois du marché capitaliste et au freins que ce dernier opposait au développement des capacités et forces productives, au développement en santé des besoins de la personne dans l’humanité et son environnement.

 

Ils ont élaboré ces stratégies à court et long terme différentes des voies suivies par les premières tentatives, celle de l’Union Soviétiques par exemple, qui a eu lieu dans des conditions de sous développement originel des forces productives et leur développement à marche forcée basée sur une politique autoritaire et de contrainte extrême, jusqu’à criminelle, mais qu’il ne faut pas réduire au crime. L’affrontement de classe monumental du XX° siècle a fait naître aussi un rapport de force qui a permis des avancées ouvrières et démocratiques dans le monde : ainsi vont les contradictions et violences du développement humain que nous tentons de résoudre.

 

Ce développement à marche forcée était issu sans doute des conditions historiques du moment, loin du juste projet des communistes impliquant la nécessité de l'intervention sur l’Etat, et de son extinction, de l’extinction de la mesure quantitative de la valeur dans un processus à plus ou moins long terme, dans un développement de la personne humaine, une cohérence de la personne dans une cohérence générale en santé et en humanité.

 

Ces stratégies des années 60-70 de développement démocratique d’éléments de socialisme dans la démocratie bourgeoise en extinction vers une démocratie généralisée du producteur se plaçaient dans le cadre du développement des marchés nationaux et des conquêtes sociales qu’un mouvement ouvrier, du salariat dans sa diversité, et d’un mouvement populaire d’alliance démocratique en général, permettaient.

 

Ces tentatives qui n’étaient pas « données d’avance » évidemment s’appelaient « programme commun », « démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme (Manifeste de Champigny), » propositions issues en France de l’analyse du Capitalisme monopoliste d’Etat Social (Paul Boccara), compromis historique » en Italie, euro-communisme » en Europe…

 

D 'autant que ces conquêtes démocratiques pouvaient se passer dans une sorte de faux « isolat » des pays « développés » dont les peuples bénéficiaient aussi des « miettes » de l’exploitation coloniale et néocoloniale qui augmentaient avant de les diminuer les marges de manœuvre  sur le taux de profit du capital dans la lutte pour une répartition nationale de la plus value (lire "Riflessione sull'Italia doppo i fatti del cile", Berlinguer, 1973).

 

De larges marges de manœuvres existaient dans ce cadre national dans la mesure où le poids et la maturité des luttes sociales, et une marge du taux de profit, ensemble ont permis de grandes avancées, en matière salariale et en matière de temps de travail. Ces progrès en matière salariale et en matière de temps de travail ont ouvert des voies dans tous les domaines de la vie sociale, dans tous les domaines de la vie de la personne humaine.

 

Deux éléments sont venus freiner, stopper ces processus démocratiques. Ces deux éléments sont contenus dans un même mouvement et dans le mouvement général de l’humanité. Ces deux mouvement se nourrissent l’un l‘autre :

 

1 : La révolution scientifique et technique, dans les conditions des données historiquement acquises et en mouvement du processus de production,

 

2 : les causalités relatives déterminant le développement des forces productives, avec pour conséquences et allant de pair, dans une unité des lois et fonctions du capital :

a) la nécessité d’une généralisation de la mondialisation capitaliste.

b) l’explosion de la suraccumulation dévalorisation du capital

c) l’extinction relative ou totale des marges de manœuvre sur le taux de profit et la plus value.

 

Les trois éléments se combinant, en unité, réduisent la part du marché national dans la production de sa zone d’expansion originelle, développent l’interdépendance-dissolution des marchés nationaux et de l’organisation générale de la nation et de ses acquis démocratiques du travail dans le marché mondial, la dépendance du marché mondial aux zones de bas coût de main d’œuvre, en contradiction avec les pouvoirs institutionnels, économiques et financiers des zones des places financières des pays « développés ».

 

Le mouvement de renforcement du développement de la plus-value relative (celle qui permet l’augmentation de la plus value par celle de la productivité du travail) au détriment de la plus value absolue (celle qui permet l’augmentation de la plus value par celle de l’allongement de la journée de travail) dans le cadre de la modernisation des appareils productifs avait permis les marges de manœuvres dans la lutte pour la répartition de la plus value nationale et des pays « avancés » ou le salariat est organisé, en général.

 

Le double mouvement actuel issu de l’adaptation du capital à la révolution scientifique et technique et de sa réaction aux luttes et objectifs de transformation socialistes de années 60-70 et aux libérations anti-coloniales, qui conduit à la production-échange mondialement informationnalisée, développant massivement la spéculation financière, ce double mouvement tend à renforcer l’usage de la plus value absolue. Ceci est une autre façon de dire le même mouvement du capital qui réduit à son plus bas les marges de manœuvre et donc de conquêtes revendicatives immédiates.

 

La trilatérale, le G7 qui en est issu, le G8 puis G20 illustrent la marche forcée du capital à ces adaptations-réactions mais aussi ses difficultés pour que n’entre pas dans son mouvement, l’organisation d’un autre mode de production. Tous les moyens lui sont bons, institutionnels locaux et mondiaux, organisation mondiale du travail, médiatiques, répressifs et militaires…

 

Ces conditions dans leur totalité posent la question de réduire et d’augmenter l’issue à la seule alternative d’ une transformation radicale du mode de production, avec ce que cela implique d’orientations, de projections, d'inventions en marchant au milieux des difficultés et des affrontements de classe, tous imprévisibles dans le détails, mais tous imaginables dans des possibilités des conditions « matérielles » et des conditions « subjectives ».

 

Une fois dit tout cela, il faut passer aux devoirs pratiques. Cet ouvrage de Paul Boccara dit tout cela mais propose aussi de passer aux travaux pratiques, dans une transformation permanente partant de mesures immédiates et de leurs mouvements dans la marche de cette transformation.

 

L’effort de rentrer dans ces réflexions pour l’action ne me semble pas évitables au point de développement de la crise « matérielle et morale » en France, en Europe, et dans le monde.

 

Pierre Assante, 14 novembre 2011

 

Lire la Posface de l'ouvrage :

"Ce n'est qu'un début, développons le débat" en cliquant sur ce lien : ici

   http://www.pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_2011_POSTFACE.pdf

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:05

Copie de 2011 10 15ENCORE SUR LA MESURE DE LA QUANTITE DE VALEUR, LA CRISE, ET LA TRANSFORMATION SOCIALE.

 

"La métamorphose du travail 4", Emigrazione notizie, page 142, Pierre Assante, le 6 août 2008 (voir note 1) 

 

Pour comprendre la situation politique il faut comprendre aussi la situation du capital. C’est ce que j’essaie de faire en y venant et y revenant, et m’excusant de taper sur ce clou si fréquemment. LA MESURE DE LA QUANTITE DE VALEUR est au cœur de la transformation sociale.

 

La plupart des interventions préparatoires au congrès portent sur les derniers développements politiques et sociaux en France. Elles se réfèrent aussi souvent de l’état économique et social du monde pour le mettre en parallèle à l’état politique de la France (les « difficultés italiennes » sont d’ailleurs très éclairantes pour la situation politique générale). C’est nécessaire et utile. Poursuivre l’analyse du capital est aussi nécessaire et utile.

 

Revenons-en au capital. Comme l’adulte hérite de son enfance, le capital a hérité de son développement originel, et la production de nos subsistances d’aujourd’hui qui fait appel à des techniques nouvelles, reste le corps de cet enfant-capital et non un corps d’une « espèce nouvelle ». Le capital poursuit son processus jusqu’à ce qu’il y ait pourrissement-transformation-naissance d’un nouveau mode de production. Ce nouveau mode de production est en gestation dans le processus de notre mode de production actuel.

 

Reprenons les exposés précédents, en résumé : Pour produire et échanger la production, assurer les subsistances dans un système marchand, il a fallu une mesure quantitative de la valeur des marchandises. Ne reprenons pas ici l’histoire des échanges et leur transformation jusqu’au capitalisme et jusqu’à la forme actuelle du capitalisme, avec les techniques informationnelles en rapport dialectique avec la généralisation de la mondialisation.

 

La « dissolution » de la mesure de la valeur marchande à travers les multiples distorsions qu’elle subit n’est pas une infirmation des lois tendances du capital, du concept et de la réalité de Temps de Travail Moyen Socialement Nécessaire à la production d’une marchandise (TTSN), qui ne peut pas en système capitaliste, celui où nous sommes, ne pas entrer dans la mesure de la valeur, ni une infirmation de la baisse tendancielle du taux de profit, de la suraccumulation et dévalorisation du capital. Voir http://alternativeforge.net/spip.php?article1304 : « Formation de la valeur marchande (valeur d’échange). Mesure de la quantité de valeur, mesure quantitative de la valeur.Mesure quantitative et transformation de la qualité de l’échange. Et le débat sur la situation politique et les remèdes à lui apporter. P.A., 27/O7 08 »

 

La distorsion de la valeur marchande (valeur marchande telle que définie par les tendances formulées par Marx) est l’indication de la crise systémique dans les bases profondes, vitales, du capital, l’indication de la nécessité de changer de mesure. C'est-à-dire qu’on ne peut résoudre cette contradiction de la mesure quantitative de la valeur que par et dans une autre mesure quantitative, dans une transformation qualitative de la mesure des échanges, les besoins et non le profit (rappel du mode de production et d’échange actuel : Argent, Marchandise, Plus d’argent, A-M-A’).

 

Cette transformation qualitative ce n’est pas la transposition dans un autre contexte de la mesure actuelle de la quantité, mesure de la valeur de la marchandise. Cela ne serait pas une transformation qualitative mais un décalque figé de l’histoire. C’est bien là la difficulté de dénormaliser et renormaliser avec et dans la « réalité matérielle et morale » opération sans laquelle il n’y a pas transformation mais fossilisation et mort d’un système et de tout ce qu’il contient.

 

Les couches dominantes sont incapables de cette dénormalisation renormalisation en mouvement parce que dans leur « fonctionnement » elles considèrent l’humain et les pratiques du moment comme un phénomène d’ordre « physique naturel ». Elles confondent science et idéologie. Leurs intérêts sont liés à cette conception et cette confusion. Elles nient la lutte de classe. Le « monde du travail », « l’homme producteur », le salariat, conserve donc toute sa responsabilité de libérer la société en se libérant.

 

Cette « dissolution » de la mesure quantitative de la valeur d’échange où le temps de travail est et n’est pas l’unité de mesure, confirme « l’aufhebung » hégélien et marxiste, le « dépassement » du capitalisme décrit par Lénine dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme ».

 

Engels nous rappelle que : « La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là. Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?....... »

 

Nous sommes dans cette phase ultime du capitalisme. Dans la forme ultime de cette phase qui passe par le CME (capitalisme monopoliste d’Etat) puis dans laquelle l’Etat se mondialisme, entre en phase de dépassement, est et n’est plus national, se renforce et se dissout à la fois.

 

Mais malgré cette phase « finale », le capitalisme détient les moyens techniques, militaires, idéologiques de répression de toute velléité de construction consciente et collective sociale. Rappelons-nous ces évènements oubliés du massacre des communistes du Soudan ou d’Indonésie, des leaders de la décolonisation comme Lumumba qui refusaient la transformation de l’indépendance en dépendance économique nouvelle et tant d’autres exemples. « Tout changer pour que rien ne change ». Cette situation de blocage relatif nous a amenés à renforcer nos propres blocages : et c’est en ça que nous devons repenser au programme de Gotha. La plupart de nos interventions, posent des questions justes, font des propositions judicieuses, mais tombent dans le même travers : l’expérience partielle des uns et des autres et une absence de synthèse découlant de connaissances partielles, limitées, des lois de notre société. Cela peut faire un bilan sur le parti, sur la société, mais pas un programme de transformation.

 

Dans une situation d’ordre « militaire » imposée par le capital, le « faible » ne peut gagner par « la force ». Sa force ne peut que se situer prioritairement dans la bataille idéologique, même si là aussi, la « force » du capital s’exerce sur les médias. C’est l’utilisation de la démocratie limitée nécessaire au marché, au capitalisme qui est l’interstice dans laquelle l’action de transformation peut s’exercer.

 

Notre presse reste encore notre réponse essentielle à notre besoin et d’information et de débat et de décision d’action dans tous les domaines qui font l’unité de l’activité du corps-soi social, travail, institutions, activités « symboliques ». Elle est cette réponse essentielle parce qu’elle peut centraliser démocratiquement les éléments essentiels d’information et de débat et de décision. Parce qu’elle est un lieu de construction de cohérence et de proposition.

 

A condition qu’elle le reste et renforce cette orientation fortement menacée : une agitation désordonnée n’est pas un mouvement. Un mouvement est donné par une orientation, au sens premier, physique du terme, qui dans le cas humain est bien sûr un mouvement de pensée, inséparable, en unité organique du mouvement de la vie humaine. Cela ne veut pas dire que le mouvement doit être « unique, composé d'une seule force », mais que la composante des forces infinies et infiniment diverses aboutisse à un choix de mouvement qui préserve la vie de l’espèce dans et avec son environnement naturel. La santé du corps social dépend de la santé de son activité qui est faite d’une « orientation » constituée d’une multitude « d’orientationS ».

 

Le capital aura réussi son blocage mortel de la société s’il réussit à maîtriser totalement toute autre forme d’expression que la sienne.

« Que faire ? », « un journal ! » disait Lénine. Dans l’atroce affrontement de la lutte de classe, la forme extrême qu’il a prise dans le conflit « Hitler-Staline », et dans laquelle les communistes ont été décimés encore plus fortement et mondialement que dans les évènement de « La commune de Paris », le marxisme n’est en rien la matrice des crimes, des violences et des répressions extrêmes. Il en est même le remède, dans cette maladie de la société qu’est le capitalisme agonisant. Se priver du remède serait dramatique pour la survie de l’espèce et son plaisir de vivre.

Dans une société divisée en classes sociales dont les intérêts sont opposés, il y a une idéologie attachée à chacune de ces classes et opposée à l’autre, entre elles. L’idéologie de la bourgeoisie, celle des pouvoirs et de la gestion des groupes financiers et industriels et l’idéologie des salariés, ne sont solubles l’une dans l’autre qu’au profit de la première et cette solution a pour conséquence le blocage de la société, relatif ou absolu. Pour qu’il y ait lutte idéologique, il faut définir l’idéologie de l’adversaire et (re)construire la notre. Une classe sans idéologie est une classe soumise. Soyons prêts pour répondre à l’aggravation de la crise et ses effets. Ce n’est pas la souhaiter mais tenir compte d’une probable éventualité. Dans une société sans classe, il n’y aura plus d’idéologie, mais des sciences et une science en mouvement. Ni plus de salariat, mais un libre échange de l’activité humaine et l’humain sera la conscience de la nature sur elle-même.

 

Dès les manuscrits de 1844, Marx souligne les effets de la dépossession de l’homme de son œuvre par le capital. La crise générale de l’économique aujourd’hui à son comble est « doublée » d’une crise morale sans précédent. La transmission générationnelle des savoirs et des comportements est en crise parce que les décisions échappent au monde du travail. Le capital prive l’humanité, la personne et le travailleur du choix de « que produire et comment produire », le travail est privé du « bout de ses actes ». C’est un droit à reconquérir. Dans le livre I du capital Marx décrit comment l’industrialisation capitaliste conquiert sa puissance de production : libération du travail de la « force biologique », de « l’adresse de l’artisan », de « l’initiative de l’opérateur exécutant », avec ce que cela induit dans l’explosion des forces productive mais aussi de l’aliénation de l’homme producteur. Evidemment il ne s’agit pas de retourner à l’artisanat pour la grande production sous prétexte de retrouver le bout de ses actes dans son travail. La libération du travail par le communisme, l’activité libre pourvoira au besoin humain de création élargie. On ne peut penser transformation sociale sans penser TRAVAIL. Lorsqu’on veut PARLER TRAVAIL, PENSER TRAVAIL, on ne peut pas ne pas avoir en arrière-plan les notions élémentaires d’évolution de l’activité humaine, de l’HOMO HABILIS à L’INDUSTRIALISATION (en passant par l’invention de l’agriculture) sous la forme actuelle du capitalisme, informationnel, mondialisé. On ne peut pas ne pas faire le lien entre le travail, l’outil, les techniques et les « formes de pensée » induites. Cet arrière plan permettant d’entrer dans l’étude micro et macro du travail ne peut non plus contourner la question de la production, de la distribution, de la consommation, c'est-à-dire la production en tant qu’échange et ses diverses formes vécues et possibles.

 

Pierre Assante, le 6 août 2008. http://alternativeforge.net/spip.php?auteur362

 

(1) "La métamorphose du travail 4" , Emigrazione notizie, page 142, Pierre Assante, le 6 août 2008)

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:14

BlochAdditif à l'article...... : Le capital, c’est l’assassin qui s’assassine lui-même. Les évènements économiques, financiers et politiques actuels devraient nous en donner la preuve.

 

.......Par la suite ce capitalisme d’Etat s’est transformé en grande partie et a échappé en grande partie à la concurrence libre et non faussée, mais pas aux traditions d’Etat autoritaire, loin de cette thèse juste de Marx sur la nécessité de l’extinction de l’Etat. Extinction de l'Etat qui va de pair avec l'extinction de la mesure quantitative de la valeur dans l'échange marchand et capitaliste, ce que j'essaie d'expliquer dans "La métamorphose du travail 5". Extinction de cette mesure quantitative ne correspondant comme celle de l'Etat qu'à un niveau très avancé des capacités productives de l'humanité ou d'une part importante la plus avancée de l'humanité en matière de niveau de capacités productives. Je n'emploi pas dans le cas présent "forces productives" mais "capacités productives" non que le premier terme soit inadapté, mais parce qu'il ne recouvre pas de la même façon, avec la même force les potentialités d'action, de transformation qualitatives nécessaires des forces productives (les humains et leurs créations - outils, machines, "pensée artificielle" etc...et ce qu’elles contiennent de culture accumulée et en mouvement, au sens le plus large et dans toutes les activités humaines et leur infinie diversité). Il est rare que l'on mette en relation état des lieux actuels, crise et extinction de l'Etat, et encore plus rare que l'on mettre en relation extinction de l'Etat et extinction de la mesure quantitative de l'échange, transformation qualitative de la mesure de l'échange. C'est pour moi la raison de ce blog dans tous ce que les évènements humains comportent d'indications positives ou négatives sur ces questions.....  

 

 Pierre Assante, 6 novembre 2011

 

Illustration : E.Bloch et G.Lukàcs, après Marx ont avancé loin sur ces questions. 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:22

Recherches internationale 46 19655 articles, Pierre Assante,

25 octobre 2011, 3 novembre 2010, 31 mai 2008, 26 octobre 2011, 30 octobre 2011

 

I Les raisons de vivre sont dans ce que l'homme (L’humain) est.

  Contre la « philosophie de l’absurde »

II De la critique de l'économie politique à une civilisation de la coopération.

    La mesure de la valeur est une mesure de pénurie.

III La Bourse ou la vie ! Rencontre - débat sur la crise financière

IV « le travail d’abord et comment l’humaniser » par et dans la lutte de classe.

V Une métaphore qui ajoute à celle de Socrate l’idée de croissance de l’humanité.

 

I Les raisons de vivre sont dans ce que l'homme (L’humain) est.

    Contre la « philosophie de l’absurde »

 

 Chercher la raison de vivre dans ce que l'homme sera,  est absurde.

Mais c'est la tentation pour échapper aux douleurs de ce qu'il est.

Les raisons de vivre sont dans ce que l'homme est.

 

Pas "aujourd'hui à 7 heures 5 minutes" mais sur une longue période de développement, dans l'ontologie de l'être social qui se manifeste aussi aujourd'hui à "7 heures 5 minutes" dans une diversité terrible, merveilleuse et insaisissable, dans la beauté d'une femme et son sourire dans le bus, dans le sommeil sur un visage, dans le "bon sens" qui calme une altercation....  

Est-ce que cela n'est que parole ?.......

   .....Suite de cet article  ici  

 

   

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 23:04

Vygotski 0001L’humanité est dans son univers comme le petit enfant qui prend conscience de l’existence de son environnement immédiat et s’exerce à l’observer pour répondre à la satisfaction de ses désirs, de ses besoins (« Le désir implique le besoin, c’est l’appétit de l’esprit », N. Barbon, cité dans la première page de « Das Kapital »)

 

Cette métaphore est sous une autre forme, celle de Socrate et des ombres dans la grotte.

 

Elle ne fait qu’y ajouter l’idée de croissance de l’humanité, à l’instar de celle de l’enfant. Et on peut adjoindre à cette métaphore, une « comparaison » d’une humanité « actuelle dans le sens de la longue durée », dans sa conscience-inconscience collective, avec le langage autistique de l’enfant étudié par Vygotski et avec les divers « niveaux » de langage.

 

Elle suggère aussi que c’est en tant qu’être social formé par le travail d’observation et de transformation de la nature qu’il assure sa croissance.

 

La critique de l’économie politique et les possibles qu’elle ouvre dans le travail de création et de poursuite de processus humain en santé est un élément essentiel que le capital se garde bien de faire entrer dans la formation initiale et permanente, et qu’il déforme tant qu’il peut quand il ne peut la taire.

 

Cette action du capital le condamne à terme à la destruction des forces productives, malgré le développement des forces productives qu’il a permis, et il exerce cette destruction d’abord et en dernière instance dans le travail, par son organisation générale propre découlant de son organisation du travail.

 

Les rapports dialectiques entre les pôles de la gestion, de la politeia et du marché dans leur unité et leur autonomie relative sont court-circuités relativement puis absolument  par les lois du capital portées à leur paroxysme final.

 

Elles mettent en cause la reproduction organique et sociale, la reproduction au sens ontogénétique et phylogénétique de la personne humaine, de son activité, de l’activité de l’humanité.

 

Les affrontements de classe qui ont empêché jusqu’ici la société de s’enfermer dans les contradictions de la société marchande portée à son paroxysme, ont en quelque sorte sauvé l’humanité, quelle que soit les inhumanités de ces affrontements.

 

C’est renverser la réalité pied sur tête qu’attribuer une inhumanité à la lutte des classes en tant qu'être en soi et pour soi. C’est bien le contraire qui se produit et c’est l’inhumanité qui triomphe chaque fois que le rapport de forces se modifie au détriment du travail dans cet affrontement.

 

La survaleur ou plus value générale est la mesure quantitative de la valeur marchande ajoutée aux objets naturels ou aux marchandises dans le circuit d’échange par leur transformation par le travail qui n’est pas redistribuée de façon générale aussi aux producteurs salariés.

 

Si les valeurs d’usages (les objets produits par l'homme indépendamment de leur valeur d'échange marchand) n’étaient pas échangées sur la base de la mesure quantitative de la valeur de la force de travail, la valeur ajoutée aux objets transformés  échangés n’aurait pas de valeur quantitative. C’est une tautologie, une lapalissade, mais c’est aussi « l’essence » du communisme que seul un niveau très élevé des forces productives peut permettre, l’échange sans dimension devenant une seconde nature pour l’humain et finalement une première nature humaine, parce que seul il peut assurer la survie et le développement et la satisfaction des besoins humains « matériels et moraux ». C'est aussi et la même chose que l'aspiration réalisée du travail "désintéressé" ou tout simplement de la solidarité humaine sans entrave.

 

Le niveau des forces productives (l'homme et ses créations) que peut atteindre l'informationnalisation mondialisée de la production ouvre cette possibilité.

 

Pierre Assante, 30 octobre 2011 .

 

5 articles : http://www.pierreassante.fr/dossier/5_articles_Pierre_Assante.pdf

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 19:39

LUKACS TRAVAIL COUV.La mesure de la valeur est une mesure de pénurie.

 

La « valeur morale » adhère à la « valeur matérielle » pour en faire « la valeur ». La valeur d’usage est devenue indifférente dans l’organisation de l’échange capitaliste. Indifférente dans cet échange mais non dans les effets sur la vie humaine, dans l’instant ou dans la durée.

 

C’est bien cette indifférence qui est au centre du « mouvement social », et ses effets, que le processus soit conscient ou non, que le manifestant dans la manifestation collective ou individuelle ait conscience ou non de ce processus. La question de la transformation dépend donc en parties indéterminées de « l’expression consciente du processus inconscient ».

 

Plus le surproduit du travail grandit, par exemple plus un individu produit par l’introduction de l’automatisation, de l’informatisation, d’une organisation du travail basée sur ces capacités de production, plus le prix qui est déterminé par la valeur, sans pourtant s’y calquer, peut dé-adhérer relativement de la mesure de cette mesure quantitative de la valeur (valeur marchande).

 

La valeur est une mesure historique. La valeur de la force de travail subit les mêmes lois que la valeur des autres marchandises. Par exemple la valeur de la force de travail d’un ouvrier chinois est bien la valeur des objets qu’il consomme. Mais les objets-marchandise qu’il consomme sont déterminés historiquement par toutes les conditions historiques de production et d’échange.

 

Tant que l’ouvrier chinois produit en partie majoritaire pour l’exportation, c'est-à-dire en grande partie non pour sa consommation nationale moyenne propre, il va subir le poids de la valeur de la force de travail historiquement plus développée extérieure à sa zone de production. Le rapport dialectique entre les « diverses valeurs », par exemple la mesure du temps (TTSNM, temps de travail social nécessaire moyen) va subir les interactions dialectiques et des lois du capital dans son état « de base », celle qu’il a acquis en naissant, en s’instituant,  et de ces lois dans les conditions d’une mondialisation informationnalisée de la production et des échanges. Interactions aussi entre groupes sociaux, entre diverses catégories de salariés, entre divers rapports de force dans le marché local et global

 

 La « valeur morale » peut-elle dé-adhèrer de la « valeur matérielle d'échange capitaliste » ? Oui, mais elle ne peut pas dé-adhérer "totalement" tant que le mode de production et d’échange et le niveau des forces productives qui le détermine sont basés sur le capital, c'est-à-dire l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent+, voir articles précédents sur la valeur et « La métamorphose du travail »).

 

L’écart qui peut se creuser entre valeur et prix est non seulement un signe des capacités de production de survaleur, ainsi que des luttes historiques des producteurs liées à leurs zone de production et des variations du mode de production donc de vie, institutions etc. en découlant, mais surtout de l’introduction par les techniques de production de capacités productives permettant d’introduire dans le mode de production des éléments, des prémices plus ou moins développées d’un autre mode de production.

 

Le communisme, s’il n’est ni  « inévitable » ni « automatique » ni « spontané », est pourtant quelle qu’en serait la forme, le seul mode de production pouvant succéder à une « explosion » des capacités productives de l’humanité dans sa totalité.

 

Cette capacité de dé-adhérence croissante qui accompagne le développement des forces productives, qui se traduit et par la rigidification-dissolution de la mesure quantitative de la valeur et par la capacité de développement des services de santé, culturels, prestation  accompagnées d’un échange marchand échappant en partie aux lois de la valeur (retraite par exemple) sont des prémices d’un autre mode de production dans le mode de production ici et maintenant. Mais le sens d’un mouvement n’est jamais garanti, il dépend de tous ses éléments historiques, c'est-à-dire de nous et de notre « excroissance » qu’est notre production et parmi notre production, nos outils de production qui contiennent tous les éléments « matériels et moraux » de notre histoire humaine dans la longue durée comme dans la durée proche. Continuité-rupture, mesure discrète et mesure quantique intriquées.

 

La dé-adhérence (au sens général, c'est à dire pas seulement dans le cas de la valeur marchande qui nous préoccupe), ne peut être que relative. Elle suppose des capacités de survie de l’homme, des groupes humains, dans l’espèce où les solidarités-concurrence pour la survie qui permettent le développement, ne soient ni en équilibre « trop parfait », ni en déséquilibre trop grand, c'est-à-dire en situation d’un contrôle humain relatif de son propre mouvement dans la société et dans nature, double mouvement constituant un mouvement unique. Unique ne veut pas dire non diversifié ni non multiple. Et équilibre est immobilité. C’est le déséquilibre qui assure le mouvement dans la mesure où, pour l’humain il reste vivable, relatif, c'est-à-dire que les mouvements soient relativement « conjoints ».

 

Depuis l’origine humaine la « dé-adhérence » au sens général est assimilée consciemment ou pas à la « valeur morale », c'est-à-dire au jugement de l’acte humain que l’on accomplit soi-même (acte et jugement en tant qu’acte, donc mouvement et non « principe moral », ni valeur morale détachée, indépendante de l’histoire, même lorsqu’elle perdure et donne une « propriété » à l’homme) ou que d’autres accomplissent, mais que de toute façon nous accomplissons ensemble parce que tout acte humain est un acte social ; que cet acte prenne la forme d’un acte individuel ou collectif, il reste un acte social. Positivement ou négativement, notre évolution nous a donné, au moins en partie la capacité de juger « les traditions ».

 

J’ai coutume de dire que si vous vous retirez dans le désert, vous vous retirerez avec ce que la société humaine vous a communiqué et les actes que vous y avez accomplis et continuerez ainsi d’accomplir dans ces conditions humaines.

 

 La mesure de la valeur est une mesure de pénurie. Mais même l’acte de pénurie peut contenir l’acte de la richesse. Le propre de l’humain est d’imaginer comme de faire vivre en dehors de son imagination un pré-existant de son développement. Magnifique ou terrifiant selon les cas, l’un étant dans l’autre, mais en proportions différentes, mobiles. Mais de toute façon, ce n’est qu’un pré-existant.

 

Pierre Assante, 3 novembre 2010.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 10:37

 

marx1844A René, Sur ta citation de Bousquet et sur Camus par contre coup....

Voir citation et lien de René MERLE ci-dessous (1)

  

Je crois que chercher la raison de vivre dans ce que l'homme sera, c'est cela qui est absurde.

Mais c'est la tentation pour échapper aux douleurs de ce qu'il est.

 

Les raisons de vivre sont dans ce que l'homme est.

 

Pas "aujourd'hui à 7 heures 5 minutes" mais sur une longue période de développement, dans l'ontologie de l'être social qui se manifeste aussi aujourd'hui à "7 heures 5 minutes" dans une diversité terrible, merveilleuse et insaisissable, dans la beauté d'une femme et son sourire dans le bus, dans le sommeil sur un visage, dans le "bon sens" qui calme une altercation....

 

Est-ce que cela n'est que parole ?

 

Se voir et voir chacun comme un "spécimen de l'espèce" en mouvement, c'est ce que la plupart des "penseurs" de l'humanité dans la société de classe ont beaucoup de mal à faire, malgré le réalisme des situations et actes décrits dans leurs œuvres et leur "mystère", comment en serait-il autrement puisque qui n'adhère pas plus ou moins à une vision élitiste, consciemment ou pas,  n'a pas la parole, et c'est la raison première de nos douleurs. Je parle de nos douleurs morales, celle de la mort en premier, les douleurs physiques ayant une solution dans un avenir plus lointain, ça oui.

 

La vie, c'est la continuité de l'espèce en mouvement, et la conscience totalement adhérente à soi d'en être, comme « seconde nature » devenant première, mais dont l'humanité est encore non dépourvue mais mal pourvue. Par contre pourvue de l'instinct de survie tout simple, animal, même si l'organisation élargie au-delà du clan mille fois millénaire le rend moins "opérationnel" dans un monde marchand à dépasser.

 

CAMUS SISYPHESi j'avais rencontré Camus, c'est en ce sens que j'aurais aimé échanger, sachant que ses "arguments" auraient eu une grande valeur.

 

C'est un sujet inépuisable, que ces quelques lignes rapetissent à tous les sens, mais abordent peut-être en santé de l'individu dans l'espèce, et dans les limites de ses aptitudes et capacités, de sa conscience, au niveau "actuel" du développement de l'animal humain, qui dans la durée d'une vie semblent immuables, figées. Il y a pourtant dans l'instant toute l'histoire et la vie de ce développement de la pensée et de l'acte et tous les possibles de son développement "pré-existant".

 

Par exemple Marseille est sale et violente ? Marseille est l'image du monde et de sa pauvreté dans tous les sens. Comme Paris etc.  Vaut-il mieux ne pas ressembler au monde et être Aix ou Salzbourg (je n'ai rien contre ces villes et leurs habitants !) ? L'on peut dire qu'être marseillais (ou tant d'autres choses...), c'est partager ce pour quoi on recherche la santé et ses remèdes, sur la longue durée et dans les explosions soudaines. Tenter d'être "de partout" mais être une personne, inégale en droit selon où (et comment) elle nait, mais personne quand même, c'est une grande difficulté et une douleur, certainement, mais pas une absurdité il me semble.

 

Ceci n'est pas une réponse. C'est un état d'esprit momentané oui. Difficile à garder mais quelquefois en actes, en action. C'est la possibilité et la santé du moment.

Bises

Pierrot, 25 octobre 2011

 

 

(1) EXTRAIT DE LA CITATION:

« Cependant, les notes que je viens d’écrire demeureront pour beaucoup privées de sens. Elles sembleront absurdes à ceux qui considèrent comme une réalité achevée celle que leurs sens saisissent et dont se nourrit dans l’instant leur intuition de l’existence. Ceux-là peuvent lire Balzac avec goût, aimer ses descriptions, admirer que sa peinture des passions n’ait point vieilli. Ils vérifieront de très bonne foi l’efficacité artistique d’une méthode créatrice qui ne leur aura pas livré ses ressorts les plus puissants. Sans doute, tous les lecteurs de la Comédie humaine ont-ils commencé par ces vues incomplètes ; et ils ne les dépasseront pas si, prisonniers d’une doctrine, ils entendent y associer le génie du romancier et, au nom de l’idéalisme, ou du matérialisme (de leur idéalisme, de leur matérialisme) prétendent lui interdire une prise sur le réel en formation ».

Joe BOUSQUET, blog de René MERLE : ici

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-joe-bousquet-et-balzac-87206849.html

 

L'illustration : sur l'esthétique et l'anthropologie de Marx pour son usage propre, non celle qu'il "préconiserait"...

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:30

EUROPE_Marx_et_la_culture.jpgVous trouverez ici le sommaire et la présentation de ce N°d'août-septembre de la revue EUROPE sur "Marx et la culture" fort intéressant, comme l'est toujours cette revue, et qui apporte des réflexions et des analyses supplémentaires grâce à cette renaissance de l'intérêt pour le marxisme que la crise économique et la crise généralisée du travail et de de l'activité humaine mettent en relief.

A noter dans ce N° un article d'Isabelle Garo, déjà présente sur ce blog, " L'art comme activité".

De même un article de Michel Vovelle, de Lucien Sève, présents aussi sur ce blog, "Karl Marx et la révolution française".

P.A., 20.10.2011

 

 

 

 http://www.pierreassante.fr/dossier/EUROPE_Marx_et_la_culture_0001.pdf

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:27

  Cet ouvrage est déjà présenté sur ce blog dans un article du 15 mai 2011

GARO--F-D-A-jpg2011-08-29.jpg

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:25

Georges LUKACS : LE TRAVAIL. LA REPRODUCTION.

Notes rapides ci-dessous Et extrait ici de l'ouvrage

sur le LANGAGE, pages 286 à 311 avec l'aimable autorisation de l'éditeur (Editions Delga).

 

LUKACS-TRAVAIL-COUV-jpgNotes rapides et remarque de développements possibles à partir, sur le dernier chapitre de ce volume de Georges LUKACS par rapport aux chap. précédents.

(et un "parallèle" personnel sur l'ergologie)

Editions Delga

 

Ontologie de l’être social

LE TRAVAIL

LA REPRODUCTION

Chap. « la reproduction de la société dans sa totalité ».

 

Pages

420 : Valeur

421 : Travail

Fin 422 début 423 : Forces productives. Apparences.

448 : à nuancer « réflexes conditionnés » par la suite de ce chapitre. Relire chapitre « complexe de complexes" (ici Lukacs revient sur  la critique du programme de Gotha par Marx, "droit égal", "langage", "phases de la société communiste"...) à la lumière de « la reproduction de la société dans sa totalité ».

462 : par opposition…. etc.

461 : c’est ainsi que…. etc.

464 : c’est pourquoi…. etc.

465 : Naît ici….une nouvelle marge de manœuvre.

 

Développer la théorie pour l'action : la croissance de la plus value relative par rapport à la plus value absolue décrite par Lukács (et politiques de Roosevelt et de Kennedy) et aujourd’hui (par rapport à Lukács), le « retour » de la PV abs. et la décroissance relative de la productivité par rapport à sa croissance d’après guerre (1939-45) puis sa courbe « ralentie », relativement bien sûr et quelles nouvelles croissances et transformations de la socialité que contient le capitalisme actuel comme prémices internes d’un nouveau mode de production.

 

Rapidité et contradiction du développement interne de socialité et de transformation. Transformation qualitative lente ou accélération-« explosion » ou pourrissement ? Optimisme révolutionnaire raisonnable et justifié.

 

Lien théorique et pratique avec la « nouvelle crise » et accélération du besoin supérieur de socialité. Base de recherches sur lesquelles s'appuyer pour le développement et un autre mode de production. Besoin de théorie, de travail théorique pour une société future à partir de la société présente. Le mouvement populaire et ouvrier quasiment démuni dans ce domaine, "avance à l'aveuglette" depuis sa formation y compris dans ses "essais pratiques" avortés courts et longs et ses transformations internes du système capitaliste..

 

Lien subjectif hors de l'ouvrage : Rapport de l’ergologie et rencontres du travail avec cette continuité accélérée de la socialité à l’intérieur du système. Besoin de GRT-Groupes de rencontre du Travail (auto-étude du travail, de leur activité, par les salariés et particulièrement les producteurs des "biens matériels stricto sensu" partout dans le monde, dans "le particulier et le général", eux-mêmes, à la lumière, avec l’aide de la recherche pluridisciplinaire sur le travail) sur les bases de la connaissance de tous ces éléments et non d’une ergologie « restreinte ».

 

-         et nouvelles formes de la propriété du capital et de sa gestion. Comment les "apprécier" ces nouvelles formes dans l'acte de transformation de socialité et de mode de production et d'échange nouveau, dans les luttes populaires, entre autre leur rapport "concret" aux interlocuteurs gestionnaires du système.

-         Epuisement relatif des nouvelles techniques contenu dans leur propre expansion. Suraccumulation accélérée. Transformation de la suraccumulation dans le nouceau mode de production, communiste.

 

Contradiction en apparence (en particulier dans certains constats sur le rapport du travailleur à l'organisation collective parcellisée -et aujourd'hui mondialement informationnalisée) entre les théories ergologiques et l'analyse du travail de Lukacs, mais convergences à mes yeux dans le rapport du "particulier" et de la "totalité" du travail et de la reproduction. Et le besoin pratique de théorie et de "prospective".

 

à méditer et à discuter sur le travail. Cet extrait n'est cependant pas détachable de son ensemble : « …Il nous faudra revenir dans d’autres contextes sur ce motif de l’orientation de l’évolution de l’homme par le travail et compléter ces remarques. Nous devons, pour dégager pleinement la nouvelle structure fondamentale née du travail, nous limiter ici au fait que dans le reflet de la réalité, comme condition de possibilité de l’objectif et des moyens du travail, se produit une séparation, un détachement de l’homme de son environnement, une distanciation qui se manifeste clairement dans la confrontation du sujet et de l’objet. Dans le reflet de la réalité, la représentation se sépare de la réalité représentée, et se condense dans la conscience comme une « réalité » particulière. Nous mettons le mot réalité entre guillemets, parce que la réalité est simplement reproduite dans la conscience ; une nouvelle forme objective naît sans doute de la sorte, mais pas une réalité, car précisément, sur le plan ontologique, il est impossible que le reflet soit du même ordre que ce qu’il reflète, sans même parler d’identité. Au contraire, du point de vue ontologique, l’être social se scinde en deux facteurs hétérogènes, qui, du point de vue de l’être, ne sont pas simplement hétérogènes, mais directement opposés : l’être et son reflet dans la conscience.

Cette dualité est un fait fondamental de l’être social. Les degrés antérieurs de l’être sont en comparaison très unitaires… »

Georges Lukács, « le travail comme position téléologique » Ed. Delga 2011. 

 

Pierre Assante, 2 juillet 2011

 

Partie de l'ouvrage sur le langage :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_LANGAGE_1.12MB.pdf

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 05:00

Pierre Assante

Mon très Cher Augustin,

 

AUGUSTIN.jpgMon très Cher Augustin,

 

 

Le courrier vient de m’apporter trois lettres. Ce sont les tiennes qui ont été acheminées le même jour. Tu sais à quel point j’apprécie ton amitié. Etre en ta présence et goûter les plaisirs de ta compagnie est une chose rare.

C’est pourquoi, j’ai une grande appréhension à t’avouer non pas mon désaccord avec les propos de tes lettres, ce serait bien prétentieux, mais une façon de voir et d’être dans la vie qui n’est pas la tienne, qui est ma différence.

Je sais que tu ne m’en voudras pas.

 

Je t’expose ma pensée sans détours, avec franchise, sachant qu’une pensée est toujours précaire, mais que lorsqu’elle résout à peu près les problèmes quotidiens de l’humain, elle a déjà beaucoup de valeur humaine.

 

Tu ne peux penser ce que tu penses que parce tu te trouves dans une situation matérielle particulière. Tu as pu choisir entre la célébrité et l’isolement, la frénésie et la méditation. Ce n’est pas le cas de tous. La plupart des humains sont contraints à un état pour pouvoir vivre, survivre et tant bien que mal, quelquefois, se développer. Notre ami commun, Salvien, par exemple, s’est à la fois dédié à Dieu mais est resté pourtant dans la frénésie humaine pour ne pas s’éloigner de la condition humaine commune, ordinaire. Sans cela, il n’aurait pu dénoncer cette maladie qui a miné l’Empire, et qui l’a tué. Lorsqu’il défendait les Bagaudes, et vilipendait l’égoïsme qui a ainsi privé de ressource les pauvres, la masse des citoyens et donc tué le travail qui pouvait faire vivre notre société, il ne pouvait échapper à la frénésie. Il la subissait.

 

Mais toi-même en continuant d’écrire, ne te mets-tu pas en situation d’immodestie vis-à-vis de Dieu et des hommes, et finalement ne te voues-tu pas à une tranquillité et une intimité avec Dieu, égoïste, au moins en partie ?.........

....Suite de cette lettre sur ce lien : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lettre_a_Augustin.pdf

 

Autre réflexion sur Espaces Marx :

http://www.espaces-marx.net/spip.php?article189

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:00

LA CRISE SYSTÉMIQUE,  EUROPE ET MONDE, QUELLES RÉPONSES  par PAUL BOCCARA vient de paraître  

Éditions Espere Le Temps des Cerises. 15 €. En vente à Economie & Politique, bureau 324, tel:01 40 40 13 47 .

Envoi par la poste: faire un chèque  de 17,30 € (avec les frais de port) à  Economie  & Politique, 

2 place du colonel Fabien. 75019 Paris 

 

Boccara quelles réponsesPlus qu’un compte rendu, ceci est un commentaire personnel à partir des concepts développés dans cet ouvrage essentiel, attendu et nécessaire, et à partir de mes propres réflexions :

 

Provoquer une catharsis par un éclair rapide et puissant sur la crise systémique du capitalisme

 

Tout d’abord donner une vision des stades de développement du capital.

Dans leur réalité et non dans l’hypothèse toute faite de leur devenir.

Pour agir sur leur devenir.

 

Envisageons de schématiser à partir d’un choix volontaire de réalités de son développement

 

1 Le stade de la mécanisation.

2 Le stade de l’automation

3 Le stade de l’informationnalisation mondialisée

 

Chaque stade a démultiplié les capacités de la force de travail, les capacités productives, les capacités de surtravail, de plus value, les capacités d’accumulation et de suraccumulation du capital, de contradiction entre développement technique et culturel et profit capitaliste.

 

Chacun a démultiplié l’acquis « scientifique, technique, culturel » particulier et global du processus humain dans sa diversité et son unité.

 

Ce n’est pas parce que l’activité humaine, parmi laquelle « les services », dans sa totalité devient subsumée par le capital que la production du capital ne s’effectue pas dans la production dite matérielle.

 

C’est la première caractéristique de la crise actuelle contenue dans l’opposition contradictoire entre subsomption par le capital de toutes les activités d’une part, et renforcement du rôle propre de la production matérielle et de la classe ouvrière dans le salariat d’autre part.

 

C’est parce que la masse du profit augmente démesurément que la baisse tendancielle du profit s’accentue et entre en crise irréversible.

 

C’est  parce que croît démesurément, et c’est une loi tendance « congénitale » du capital,  la part du capital accumulé non  réinvestie dans la production  mais dans la spéculation, que la part du surproduit, la part de la plus value qui croît de même entre dans une contradiction explosive.

 

BOCCARA PORTRAITTous ces phénomènes peuvent se résumer par l’illustration et la réalité suivante :

Alors que dans la deuxième phase de développement du capital, la plus value relative prenait le pas sur la plus value absolue, conséquemment au  fait de l’automatisation qui a induit ce que Paul Boccara (1) nomme le Capitalisme monopoliste d’Etat Social, que,

1 dans la contradiction, dans l'unité des contraires, à l’opposé de la masse du capital spéculatif,

2 a tendance à croître  de nouveau la plus value absolue

3 et que cette fois ce n’est pas un phénomène seulement conjoncturel local, mais une tendance globale dont la création des dettes souveraines payées par le travail, par la plus value absolue est une des manifestations.

 

Cette opposition de la plus value relative et de la plus value absolue constitue l’élément révélateur de la crise systémique entrée dans sa phase mondialement informationnalisée, nouvelle.

 

Cette opposition se manifestée aussi dans la crise de la démocratie bourgeoise tiraillée entre deux conditions du profit et par conséquent deux méthodes de gestion de la société, dans laquelle le marché se trouve doublement en contradiction.

 

La résolution économique est dans la résolution de l’organisation du travail, et vice versa, la résolution de la libération de l’activité humaine, comme l’envisage sans doute un travail de recherche tel que celui d’Yves Schwartz. Les deux libérations en une, de l’activité et de l’économie et ses solutions spécifiques « en dernière instance », c’est le développement par l’acte volontaire de l’humanité, dans la lutte des classes, de tendre, à un rythme plus ou moins rapide en fonction du développement et de la crise et de ses contenus transformateurs, c’est le développement donc de la recherche de la cohérence de l’activité de la personne, de l’être social, dans la cohérence de l’activité globale de la société dans elle-même et dans la nature.

 

L’humanité c’est la conscience de la nature sur elle-même, comme le disait Marx, les deux en une et en processus, en  développement. La "démocratie du producteur", du "que et comment produire", question que (re)-posait Enrico Berlinguer dès 1971 dans l'Italie en crise, et question centrale posée par le marxisme dès son origine, répondant à la question centrale posée par la réalité du capitalisme, est la clef de voute de toute les réponses à la crise. C'est en  agissant par tous les moyens économiques, médiatiques, militaires, institutionnels, contre l'organisation de cette démocratie du producteur, que le capital maintient sa domination et oriente la société vers son auto destruction. Il fut un temps où l'on entendit "plutôt Hitler que le Front Populaire". Il s'agit de la même tactique suicidaire sous une autre forme.

 

La multiplication (et le fractionnement à l'infini) de toutes les "logiques d'école", des "logiques faussement collectives", considérée par certains théoriciens de l'économie et par certains philosophes comme un mal nécéssaire correspondant à la reconnaissance de l'individu, n'est que le reflet d'une incohérence voulue par le capital; c'est le négatif de la liberté de pensée et d'agir, de la démocratie généralisée à celle du producteur, c'est la caricature du pluralisme démocratique; c'est l'incohérence au service des dominations; c'est la transformation de la pensée unique en pensée dissoute. C'est le négatif du rassemblement de la personne humaine et de sa libération, de son affirmation dans une cohérence maintenant en santé et son processus propre et le processus de l'humanité.

 

L'initiative, la créativité, la liberté de la personne humaine ne peuvent être libérées que dans le développement de l'être social. Leur complexification, leur transformation qualitative à des "niveaux supérieurs" sans cesse en mouvement ont besoin de leur racine sociale comme de leur racine biologique.

 

Ainsi économie et ergologie sont associées objectivement et doivent l’être aussi subjectivement, à cette transformation, et toutes deux relèvent et de la volonté humaine et donc du développement de la conscience des conditions « matérielles et morales » de cette transformation. Conscience et non téléologie, conscience c'est-à-dire actes bifurcateurs, expérimentations, avancées et « retours » et non marche forcée à partir de modèles théoriques intangibles.

 

Pierre Assante, 2 octobre 2011

 

P.S. Echanger dans un débat sur ces questions nous serait, il me semble, utile.

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 06:16

Recherche de cohérence ET défense des différences et des diversités 

Quel "sens" du mouvement de la personne dans quel "sens" du mouvement de la société ?

 

SECOURS POPULAIRE 1Dans leur volonté d’aveugler le peuple, les classes dominantes se sont aveuglées elles-mêmes.

C’est un classique dans l’histoire des sociétés de classe, de l’antiquité à nos jours, et c’est la cause de chutes spectaculaires de civilisations incapables de se transformer pour surmonter leurs contradictions.

 

Dans leur volonté d’aveugler le peuple, les classes dominantes ont opposé recherche de la cohérence à la défense des différences et des diversités, au soit disant profit de ces différences et des diversités, mais en fait au profit de leur profit privé.

 

Recherche de la cohérence ET défense des différences et des diversités sont deux termes qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre, dans l’unité de leur mouvement. Le ridicule de l’incohérence à son paroxysme (la cohérence n’est jamais que relative) n’est rien vis-à-vis des dangers qu’elle contient.

 

Sans cette unité de ces deux termes, c’est tout le mouvement, tout les mouvements dans le mouvement de la société, qui ne peut trouver de sens, « le sens » au sens propre comme au sens symbolique (c'est-à-dire « sens-direction et sens-raison-horizon), qui ne se séparent pas.

 

L’humain, dans ses capacités comme dans ses limites d’appréhension de son univers a besoin, pour survivre comme toute espèce vivante, de trouver un sens à son mouvement. Et dans le cas de l’espèce humaine, qui possède une conscience en formation, en mouvement en croissance et en besoin de croissance, c’est le sens conscient du mouvement qui est aliéné de son activité, mutilé par cette opposition entre recherche de cohérence ET défense des différences et des diversités.

 

Pour caricaturer, j'ai employé cette expression en 2005 : "nous sommes passés de la pensée unique à la pensée dissoute". Pourtant dans cette "pensée dissoute" naîssent des pensées nouvelles portées par les évolutions "matérielles et morales" du mode de production, et porteuses d'un "saut" de transformation qualitative de mode de production en santé possible.

 

Ceux qui découvrent les méfaits du capital s’indignent.

Ceux qui les subissent depuis le plus longtemps et le plus fort se révoltent.

Quand indignés et révoltés prennent conscience de la nature du capital, et s’allient, c’est une révolution.

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Pierre Assante, 10 octobre 2011

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 09:41

 2011-09-25-002.jpg       Illustration : "Le gabian"

 Si l’on observe les évènements d’aujourd’hui, qui conditionnent notre accès aux ressources pour assurer notre quotidien, on se rend compte que malgré le « mûrissement » des phénomènes décrits par Engels et Marx, les tendances à leur reproduction ne peuvent que se renouveler. Les lois de reproduction du capitalisme, les contradictions, par exemple, entre le « capital achevé » et le  capital inachevé » (souvent concrétisées par la révolte sans effet de la petite bourgeoisie) perdurent au stade actuel, parce qu’en se renouvelant sans cesse le capital retrouve  ses différentes formes d’évolution anciennes propres, auxquelles s’ajoutent des formes nouvelles, jusqu’à épuisement de sa poussée productive. Cet épuisement se manifeste en partie par la stérilisation de plus en plus grande de son activité productive. Cet épuisement peut déboucher sur une transformation sociale créatrice parce que la vie a besoin de renouvellement, ou une stagnation-régression-mort de civilisation. Cela dépend de l’intervention consciente collective de l’acteur social qu’est la personne humaine…

Pierrot Assante, 23 avril 2007

 

Allez, un peu de Ferré, ça fait du bien...  :

http://www.dailymotion.com/video/x5kcwx_leo-ferre-y-en-a-marre_music

http://www.dailymotion.com/video/x5kn4w_leo-ferre-lorsque-tu-me-liras_music

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 08:29

La-Pensee-Forces-Productives-75ppp.jpgCe N° 207 de 1979 de "La Pensée" a encore à nous faire réfléchir sur le concept de forces productives et de force productive.

 

32 ans après, l'on mesure en quoi la "conscience de l'homme producteur", malgré ses limites de l'époque, a "régressé" sur "la conscience de l'homme consommateur", ceci dit d'une façon caricaturale pour accentuer le trait.

 

Il y a depuis bien des éléments nouveaux du processus social qui peuvent nous permettre d'approfondir encore mieux notre observation de ce processus de plus en plus tumultueux mais riche, et de l'infléchir vers sa poursuite en santé.

 

Encore faut-il le faire, en partant de nos besoins et de notre horizon immédiats et plus lointains, pour agir et vivre au présent.

 

Pour mémoire voici la UNE (ci-contre) et le sommaire de ce N° de "La Pensée" ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/La_Pensee_OCT79_Sommaire.pdf

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 00:00

Du Travail à l’Ethique

 

Recherches internationale 46 1965Du travail comme auto-création humaine à partir des besoins de l’héritage biologique à l’éthique à partir de la santé de l’espèce en tant que conscience de la nature sur elle-même.

 

1      Sphère de la perception-conscience personnelle et-ou collective

 

2      Perception et conscience

 

3      Objet physique et objet mental dans leur unité

 

4      Objet mental reflet conscient ou inconscient

 

5      Objet mental « sans » support de reflet de l’externe, stricto sensu (en tout cas de l’instant)

 

6      Autonomie relative de la représentation et de la pensée et des sentiments (issus du processus    besoin complexe)

 

7      Elargissement-« rétrécissement »-condensation de la vision par la science qui « sectorise » des sphères à partir de la personnes qui recherche ou de la question « cernée » posée collectivement

 

8      Vision unitaire et « universelle » de la vision primitive

 

9      Récupération religieuse de l’effort de vision unitaire

 

10    Mutisme de la science et de l’être social sur l’Unité.

 

11    Ethique : retour à la vision unitaire primitive en y unifiant l’accumulation humaine des savoirs conquis

 

12      Complexification-unification des besoins concrets et abstraits « dichotomisés » par l’intermédiaire argent-capital de la mesure quantitative de la valeur d’échange marchand à son terme

 

Schéma d’intervention sur l’Ethique, en tant qu’ontologie de l’être social

 

Pierre Assante, 13 septembre 2011

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 08:04

Rendre le salariat Hégémonique sur le capital

                                                                                                   Cliquer :  ici 

 

2011 09 07 001

  Pierre Assante Huma 29.05.2010

2011 09 07 005http://www.pierreassante.fr/dossier/Hegemonie_du_salariat_Huma.29.05.2010.pdf

Illustration : lever du soleil sur la Madrague de Mont Redon

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 05:30

Copie de ECO&PO UNE JUIN2011CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

 

  Cet article a été publié le 10 mai 2010 sur le site de "Travail et Démocratie". Cette "analyse de base" reste à l'ordre du jour de la compréhension du développement de la crise qui se poursuit et des solutions à apporter à la continuation du développement humain.

 

Il y a quelques mois, les médias « grand public » ne parlaient pas de crise du capital.

Depuis, elle est commentée, reconnue, développée.

Nous allons soutenir ici quelques idées sur la crise, nécessaires pour en chercher l’issue.

 

La crise de 2009 n’est pas née en 2009. Dès les années 1970, la crise de ce que des économistes  appellent la suraccumulation du capital s’aggravait.

2009 manifeste son accélération et son approfondissement.

Nous affirmons que la crise de 2009 n’est pas du même ordre que celle de 1929. Elle part des mêmes tendances du capital à se suraccumuler, de la même tendance à la baisse du taux de profit qui est son talon d’Achille.

 

L’expansion du profit tiré par la masse croissante de la production alors qu’il tend à diminuer sur un objet produit du fait de l’accumulation du capital constant (pour aller vite, celui investi dans les machines de plus en plus complexes) est limitée : à cette tendance s’ajoute une révolution des moyens de production qui rendent ces tendances bien plus aigues. Cette révolution tient aux techniques de production et d’échange, de gestion au niveau mondial, reposant sur l’informatisation qui décuplent et plus les capacité productives.

 

Le niveau de capacité productive se trouve en contradiction insoluble avec le mode de production. Ce niveau qui introduit des possibilités de plus en plus grandes d’automation se trouve en contradiction insoluble avec la baisse relative de la production par la main d’œuvre qui est la base de la production du profit.

 

La limitation des besoins par le profit qui est la loi du capital devient ainsi contradictoire avec un développement d’une société en équilibre-déséquilibre rompu entre son besoin du consommateur et son besoin de geler ou détruire du capital sur accumulé.

 

Les techniques du capital en matière de drainage vers les grands groupes financiaro-industriels privés ne sont pas un « plus » de la politique opérationnelle du capital, mais l’essence de la forme actuelle du capital comme il fut par le passé un capital de marché national ouvert sur le monde, puis, un capitalisme monopoliste d’Etat, puis un capitalisme mondial s’appuyant à la fois sur les Etats et les institutions mondialisées du capital. En ce sens on comprend la dé-adhérence relative de la politique du capital vis-à-vis de la direction Etatsunienne du capitalisme. De même le renforcement de ces institutions mondialisées et leur capacités d’intervention incomparables avec celles de 1929 et celles de l’après guerre.

 

La mesure quantitative de la valeur d’échange marchand, qui est nécessaire aux échanges, sans laquelle il n’y a pas d’échange possibles dans le système capitaliste, s’en trouve à la fois rigidifiée et dissoute. Pas seulement par la variété des conditions de production (géographiques, d’ententes et guerres locales ou internationales, de phénomènes multiples et complexes difficiles à suivre même pour les gestionnaires du capital, bourses et Etats compris), mais par cette construction nouvelle de la production mondialisée et informatisée, des besoins qu’elle crée, des aspirations qu’elle suscite, y compris dans les propres rangs de la grande bourgeoisie, et de la collision entre les besoins et les capacités de les satisfaire.

 

Il ne s’agit pas de défendre ici un développement de la production dite matérielle continu sans la qualité nécessaire à un développement durable, mais de libérer les forces productives nécessaires à une abondance générale, notant que la production dite matérielle contient indissolublement la production idéelle, symbolique, contient toute l’histoire, l’activité de l’humanité dans sa diversité et sa complexité, de même celle de la nature dont l’humain n’est qu’une partie consciente de l’univers dont les parties et les fonctions sont indissolubles les unes des autres.

 

En ce sens, dans la société capitaliste, le « travail stricto sensu », salarié, marchand, qui est l’activité initiale et de dernière instance de la production matérielle et morale nécessaire à la vie humaine et sa santé, est au centre de la transformation du mode de production. Et le politique lui est totalement lié. On peut même dire que toute politique qui tend à s’en détacher est vouée à la momification, à la fossilisation, se stérilise, ce qui explique la dégradation actuelle de la démocratie institutionnelle et le recours mondial à toute les sortes de retour à l’autoritarisme et au despotisme qui de toute façon n’apportent aucune solution évidemment.

 

Il ne peut y avoir de vie et donc de mouvement sain de la vie si l’organisation micro et macro de l’activité humaine ne trouvent pas une cohérence mutuelle. Quelle que soit l’aspiration au changement politique, il n’est que formel s’il ne fait pas appel à cette cohérence du travail stricto sensu, salarié, donc s’il ne tend pas à libérer l’activité humaine du salariat, c'est-à-dire de la mesure quantitative de la valeur d’échange qu’est cette marchandise particulière qu’est le travail en système capitaliste.

Une autre organisation du travail, de la production, une démocratie s’étendant de l’activité individuelle à la cohérence générale de la production, la démocratie locale et globale du « quoi et comment produire », ce n’est pas un élément de la transformation politique, mais sa base et sa condition première. Comment chaque travailleur se détermine dans son travail, ce doit être la base de toute démocratie car elle détermine ce dont les humains ont besoin et comment ils peuvent répondre à ceS besoins.

Le besoin est un fantôme dans les rapports humains capitalistes. Il est voilé et en partie stérilisée par cette abstraction du travail que constitue le salaire, mesure quantitative de cet échange marchand. Le développement des forces productives ouvre une mesure qualitativement nouvelle de l’échange, c’est le besoin. Cette mesure qualitativement nouvelle existe en gésine, en prémisses dans la société capitaliste. La Sécurité Sociale en donne une représentation concrète, mais pas seulement elle. Vous trouverez partout ces embryons dans la vie quotidienne. Lorsque vous vous procurer sans payer un remède, il vous est fourni dans la mesure de votre besoin et non en fonction de sa mesure de valeur marchande. Que la sécurité sociale subisse et de graves blessures et la substitution par des assurances privées et un signe de la résistance du capital aux transformations qualitatives de la société qu’il induit lui-même.

 

La transformation qualitative de la mesure quantitative des échanges, ce n’est que la mise en commun du travail humain….ouvrant d’autres voies aux capacités humaines individuelles et collectives, aux capacités de la personne. Mise en commun du travail humain développée et démocratique, formule qui est une double tautologie, mais qu’il n’est pas inutile de préciser.

La transition de « à chacun selon son travail » à « à chacun selon ses besoins », ce n’était donc pas une formule, mais une vision particulièrement perçante de l’avenir possible.

De même il n’y a aucune disjonction possible entre la transformation qualitative de la mesure de l’échange et la transformation qualitative du travail en activité libre faisant appel au développement des aptitudes et des capacités individuelles et collectives, au développement de la personne. Cela commence dès à présent par la reconnaissance de l’activité de l’autre, de sa formalisation, de son mouvement. Tout le contraire d’un taylorisme qui n’a d’ailleurs jamais pu tout soumettre à sa loi sous peine de tuer tout.

 

Comme le dit le Prince Salina dans « Il Gattopardo », le sommeil, l’endormissement, qu’on appellerait aujourd’hui la démotivation, est la conséquence de la domination. L’exigence de la motivation est ridicule si elle s’accompagne d’une division du travail sur des bases de classe et son maintien. Mais chacun sait qu’une libération dépend avant tout des dominés eux-mêmes qui en se libérant libèreront la société entière. La mort de Salina n’est pas seulement la mort de sa caste : c’est les prémisses de celle de la société marchande qui en poursuivant son développement et celui des forces productives, s’oppose à toute caste et transforme les producteurs, le salariat sous ses diverses formes et ses diverses fonctions, celle de la production directe en particulier, en fossoyeur du capital donc du salariat lui-même.

 

Pierre Assante, 10 mai 2009

Sur le site  de "Travail et Démocratie" :

http://www.travail-democratie.net/jml/index.php?option=com_content&view=article&id=78:crise-du-capitalisme-et-travail&catid=57:autres-contributions-&Itemid=73

 

Un essai, METAMORPHOSE DU TRAVAIL 4

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

Présentation du dernier ouvrage collectif sur l’ergologie dirigé par Yves Schwartz et Louis Durrive

http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=338

Un MANIFESTE publié en Janvier 2006 qui revient à « l’ordre du jour »

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 08:31

SCHWARTZ 1988La chaîne et la trame du tissage social

La trace de la main et l’objet herminette du néolithique.

Sur « EspaceS Marx », 10 décembre 2006, par  Pierre Assante

  

"La dévalorisation du travail gagne à ce point du terrain et fait le lit d’une sorte de coup d’état que nous préparerait autoritairement ou en douceur les prochaines élections présidentielles dont la candidature de Nicolas Sarkozy est un révélateur puissant. Et à laquelle il nous faut répondre, chacun à notre façon, en fonction de nos propres activités."

Décembre 2006.

 

Le texte complet :

Une contribution pour mettre l’accent sur la relation entre l’effet de réseau humain et la complexité du travail

J’utilise dans ce texte la métaphore développée par Yves Schwartz sur le travail sur métier à tisser : la trame constituant la norme de l’activité et la chaîne l’activité à partir de la norme. En imaginant l’évolution de la norme elle-même et bien sûr les variations, la créativité de l’activité à partir de la norme elle-même en mouvement.

"C’est en découvrant l’anatomie de l’homme que nous comprenons celle du singe" dit approximativement (je résume !) Marx. C’est-à-dire que dans le phénomène ultérieur, plus avancé, que l’on vit, nous pouvons comprendre les phénomènes précédents et éclairer en retour les possibles du devenir. « C’est en voyant le fonctionnement du capital que nous pouvons comprendre la rente foncière », dit-il. Les bifurcations de la société, comme leurs résultats sur notre mode de pensée, nous les considérons comme des phénomènes éternels (phénomènes physiques de longue durée comme le lever du soleil chaque matin) ou au contraire que tout peut être changé d’un claquement de doigts parce que nous l’avons voulu ainsi.

Le rôle de la propriété, il nous faut la comprendre dans ses manifestations d’aujourd’hui pour comprendre quel rôle elle a joué dans le développement de la société. Il ne s’agit pas seulement de la propriété des grands moyens de production, mais de l’usage de tout ce que l’espèce humaine produit (production-échange). C’est le choix de l’usage des objets produits qui fait de la propriété une richesse sociale ou un handicap social. Marx souligne le rôle positif de la richesse, il ne la condamne pas. Il s’en prend à la propriété, non à la richesse, il souligne qu’échange est production, production et rapports sociaux, essence de l’humain.

La dévalorisation du travail gagne à ce point du terrain et fait le lit d’une sorte de coup d’état que nous préparerait autoritairement ou en douceur les prochaines élections présidentielles dont la candidature de Nicolas Sarkozy est un révélateur puissant. Et à laquelle il nous faut répondre, chacun à notre façon, en fonction de nos propres activités.

La réponse de Revuz Trémolières (Travail et Ergologie, Y. Schwartz et Louis Durrive, Collectif, Editions Octarès) sur la question de nécessité (besoin) et désir sur la question du travail répond à ce détournement des travaux de recherche des ergologues qui a gagné y compris partiellement des organisations ouvrières.

Je regrette de ne pas avoir assez insisté jusqu’à présent sur cet aspect de réponse à la question du désir, question juste et sérieuse mais aussi tarte à la crème facile et qui répond tout à fait aux besoins d’un patronat et d’un Etat qui réorganise le travail en fixant, figeant des hiérarchies sociales dans la pratique du travail et dans les têtes (et l’encadrement et les salaires), qui normalise cette pensée (le consommateur libre et le producteur soumis) dans le vécu au travail et dans toute l’activité.

La trame, de plus en plus, les pouvoirs concrets et abstraits du patronat et de l’Etat nous en imposent la forme parce qu’ils possèdent les techniques pour les construire avec nous à notre corps défendant. Ce n’est pas nouveau, mais c’est tellement plus efficace et terriblement plus efficace pour leurs choix qu’il fut un temps. Nous lisons chaque jour ou entendons des déclarations de ce patronat et de cet Etat dénonçant la précarité ou l’insuffisance de la recherche dans le même temps où ils retirent les moyens d’y remédier et créent ceux de les aggraver.

L’évolution du capitalisme, son affranchissement des forces « physiques » humaines, de la dextérité « artisanale » et de la parcellisation de la conceptualisation de la production ont libéré un temps les forces productives. Mais cet « affranchissement » a aussi libéré le pouvoir du capitalisme du contrôle et de l’initiative du producteur-consommateur, il a libéré le capital de la production ou du moins d’un lien immédiat avec la production qui évitait de couper celle-ci des moyens qui la permettent, ce qui est la raison d’une crise qui va s’accélérer, s’amplifier. On ne peut laisser aller les choses sous peine d’un effondrement social. Cette crise doit être l’occasion de construire une alternative à un mode de production entré en contradiction violente avec lui-même.

La question des grands moyens de production : peut-on tolérer qu’un premier ministre de gauche, par rapport aux licenciements de Michelin réponde « qu’un Etat ne peut pas tout », ce qui est en un sens, partiellement, vrai, mais qu’il considère que cette affirmation comme une réponse a refermé la question et n’a pas été sans conséquence sur la suite des évènements. Ce type de comportement ouvre la voie à la même réponse à toutes les autres questions sur l’équilibre « naturel » et « social » (qui sont la même chose) de la planète.

La question des grands moyens de production, oui, mais pas seulement. L’humanité, la personne humaine ne peut échapper à un questionnement sur la propriété. Y renoncer par opportunisme ne comporte pas moins de danger que la politique dite de « partageux ». Se cacher le visage devant la réalité qu’est la propriété au XXI° siècle ne nous éclaire pas sur cette trace de la main, son rôle, son usage, son essence. Les réformes de l’enseignement ont d’ailleurs buté sur l’opposition du concept d’usage, oppositions doublement conservatrices des réformateurs mal intentionnés comme des défenseurs du système éducatif et de ses acquis positifs qui campent sur ces acquis. Il y a un lien essentiellement fort entre cette trace de main et l’enseignement, détourné par les promoteurs-« simplificateurs » du « nouvel apprentissage » ou des « socles » scolaires.

Dans l’action quotidienne, le travail quotidien, l’action sociale et revendicative... il y a la réponse à ces questions à condition qu’elle soit liée à cette vision que l’humain est en une seule réalité « quotidien, mimétique, et poïétique » (Henri Lebebvre), sans mutilation d’une part de cette réalité. Les « simplificateurs » qui trouvent leur intérêt à courte vue à cette simplification sont au pouvoir. « Donner tout le pouvoir à l’activité humaine », est-il suffisamment complexe pour illustrer ou exprimer une volonté de remède à la maladie ? Certainement pas. Mais partir de là pour remplir en commun le contenant de cette formule (Jaurès disait qu’il faut se méfier des formules), sans doute. Mon réseau d’aiguilles aimantées achève son mouvement par un retour au même équilibre, comme le dit justement Janine Guespin. Seule une action sur le dispositif peut le transformer et une action consciente (collective en ce qui concerne la société) peut le transformer pour atteindre un but particulier. Action consciente du réseau sur lui-même.

Pierre Assante

Marseille, le mardi 5 décembre 2006

 

Autres articles sur « EspaceS Marx »,   

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·                                 La chaîne et la trame du tissage social

·                                 le capitalisme comme rapport social

·                                 Marx, Saint-Augustin, Héraclite & les autres : tentative de définition de l’atelier L

·                                 Du clan à la Cité, la genèse du travail et les diverses étapes du « retour d’actes »

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 00:26

Recherches internationale 46 1965

Dans le contexte actuel, qui peut nier la crise de la valeur ?

 

Crise de la valeur d’usage à travers celle de la valeur d’échange marchand.

Et de la valeur d’usage première, celle de la capacité d’activité, de TRAVAIL.

 

Aux travailleurs sérieux de la science, j’adresse cette remarque :

 

14mai10 003Par rapport à l’acquis pratique et théorique du salariat révolutionnaire, dans le moment possible d’un saut du mode de production mondial, 2 éléments à l’ordre du jour qui déterminent l’action immédiate dans la perspective de l’avenir :

 

1)      Les MOYENS d’échange. Il ne s’agit pas de revenir au troc pour l’échange du travail enfin non aliéné. L’accélération de la conscience que fait naître la crise peut permettre des utilisations nouvelles des moyens d’échange existants qui développent les forces productives.

 

2)      La recherche doit devenir et le travail de tous et l’art de tous, s’appuyant sur l’activité de l’acquis culturel historique. La perception de la finesse de la matière, du mouvement, est aujourd’hui trop élémentaire pour entreprendre un saut culturel. L’infiniment petit, l’infiniment grand, nos limites actuelles sur leur processus cyclique, spiralique, peuvent connaître un saut de représentation par et pour cette recherche dans les champs particuliers et dans le champ général par l’humanité associée.

 

Pierre Assante, 6 août 2011

 

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 06:18

Cet article a été mis en ligne le 15 juin 2011. Il est paru à la création de ce blog dans "La métamorphose du travail" (page 171) et sur le site PCF 13 à sa rédaction (sans cette présentation) en décembre 2008. Nous le remettons à nouveau en ligne.

 

KKECRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE !

  

Grèce, Portugal, Europe, monde..., la crise est travestie et les explications données sont des explication comptables....

NON, c'est le mode de production et la crise de production qu'il entraîne qui demande transformation démocratique.

Cet article ci-dessous a été écrit le 10 décembre 2008 alors que "d'aucun" dans la presse et les médias niaient encore l'ampleur de la crise et qu'aujourd'hui les mêmes continuent à proposer des solutions comptables et boucher les yeux de leurs lecteurs et auditeurs sur ce qui nous attend si nous ne nous dirigeons pas vers des solutions économiques telles que la transformation démocratique des investissements pour produire mieux en qualité et quantité, assurer les ressources à un progrés de vie, résoudre les difficulté de vie des milieux populaires, travail, moyens et temps de vivre.

Cette transition proposée par la commission économique du  PCF (voir la revue "Economie et politique" cliquer sur ce lien pour la revue)14mai10 003 , c'est une transition d'issue du système marchand millénaire arrivé à son besoin de dépassement. Besoin d'une civilisation échappant à la mesure quantitative marchande de l'échange humain.

Transition ? Tout ce qui va dans le sens du processus quantité-qualité des forces productives ouvre cette voie et non la destruction du donné présent issu de ce processus. On ne repart jamais de zéro, le processus humain comme le processus de la nature est une continuité-dépassement des conditions présentes. C'est dans le donné présent qu'existe les éléments de cette transformation. Les forces productives actuelles, infiniment développées par rapport à la société marchande à ses origines, aujourd'hui en situation de blocage relatif, mais qui peut devenir absolu, sont capables de cette transformation.

Cliquer sur cette image pour lire cet essai 

Extrait de cet article :

"...La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie".........

 

.........SUITE de cet article  ici , qui

 

fait partie de l'essai "La métamorphose du travail" (pages 171)

 

 http://www.pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION.pdf

 

 

JAN10 010  23 articles sélectionnés de l'auteur de ce blog : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-quelques-essais-nouvelles-poemes-articles-de-presse-de-l-auteur-de-ce-blob-cliquer-sur-les-titres-69744999.html

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 03:30

Division sexiste du travailDIVISION SEXISTE DU TRAVAIL

Résidu ou mode de gestion ?

 

C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve L’homme vis-à-vis de lui-même….

….Le rapport  immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme [générique] à l’homme [générique] se confond avec le rapport de l’homme à la femme…

….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme [générique], à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme….

….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme…..

…..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme…..

…..Dans ce rapport, apparaît aussi  dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu  un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social….

Karl Marx. 1844.

Table des matières

 

Première partie

I Notre capacité à aimer                                                                    1

II Trobadors, Pétrarque, matriarcat                                                 6

III L’imaginaire comme fonctionnement humain

et le biologique comme support de l’imaginaire                           11

IV Le patriarcat moderne                                                                  15

V Pas d’issue sans une pédagogie et

une pratique révolutionnaires du travail                                      19

VI Un sens de l’histoire.                                                                   24

VII Le sens de l’échange                                                                  30

VIII Apparence et déterminisme.                                                     39

IX Le champ général                                                                          48

X Pour une nécessaire récapitulation                                             58

XI De « Expérience et connaissance du travail

(Yves Schwartz) » à « Travail et Ergologie,

entretiens sur l’activité humaine »,                                                 63

XII Pour Finir                                                                                      68

XIII Le débat de valeurs                                                                   84

Où en sommes nous en un pays où s’écrit ceci ?                         88

Récapituler = désacraliser l’humain ?                                             90

 

Deuxième partie

Annexes                                                                                             92

Une impasse historique à combattre                                            102

De L’amour                                                                                       110

Quelles ressources humaines?                                                      114

Et maintenant, LA ressource humaine                                         121

 

Tableau d’un sens de l’échange                              133

 

Bernartz de Ventadorn l'enten e-l di e-l fai e-l joi n'aten

 

L’essai en entier : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/DIVISION_SEXISTE_DU_TRAVAIL.pdf

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:44

AUTOGESTION-I.R.M.-1980.jpg

Il est dommage et même impossible de partir de zéro, comme si rien n'avait été fait auparavant.....

 

  

 

Sommaire du colloque

et introduction

de Francette Lazard

(fichier PDF de 9 pages)

 

cliquer : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/AUTOGESTION_IRM1980_SOMMAIRE_et_INTRO_F.LAZARD_619KB.pdf

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 11:25

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Conscience et croyance.

 

Cette réflexion, qui part des travaux d'ergologie, pour flâner dans des champs divers en les traversant et en mettant en mémoire ces traversées, n'engage que l'auteur de ce blog.

 

Le « mouvement-matière » a plus de finesse et plus cohérence, qui nous sont insaisissables,  que ce qui nous apparaît dans l’observation « corpusculaire-ondulatoire », « ondulatoire-quantique », l’infiniment petit, l’infiniment grand (1), la génétique la plus fine à notre portée actuelle.

 

La science nous dit aujourd'hui qu'il y aurait auto-création-transformation génétique dans l'acte tout au long de la vie et non seulement dans la transmission générationnelle. Cela confirmerait, sans nier la génétique évidemment, ce qui fut un drame de la science et du despotisme et du détournement du marxisme,  l'intuition tirée de la philosophie du rapport de l'activité avec l'auto création humaine.

 

Sur un autre "plan" de la réflexion, le concept de dieu ne peut exprimer la finesse et la cohérence du « mouvement-matière ». Il contient une dichotomie esprit/matière, il est figé dans sa représentation et sa finalité, il est lié à une domination-concept personnifiée, il inverse le rapport d'antériorité réalité indépendante de la pensée-pensée et par conséquent le rapport entre création, auto-création, acte humain de transformation de la nature et de lui-même."

 

"L'idéalisme intelligent est plus proche du matérialisme intelligent que ne l'est le matérialisme stupide" nous rappelle Ernst Bloch en citant Lénine.

 

Copie de 20100825 003"On verra que le monde nourrit depuis longtemps le rêve d'une chose dont il lui suffit maintenant de prendre conscience pour la posséder réellement". Karl Marx, Lettre à Ruge, 1843, citée encore par Ernst Bloch dans "L'Athéisme dans le christianisme", 1968.

 

Il est, paradoxalement, pour moi en tout cas, des humains capables de penser avec la possession de ces deux registres,  « mouvement-matière » et "Dieu" comme avec et dans deux tiroirs qu’on ouvre en fonction du besoin particulier à résoudre. Ce qui importe, c’est le besoin particulier à résoudre, et chaque humain, partant de ces besoins, et tentant de les résoudre sainement pour soi et pour l’espèce a droit au respect comme tout humain et toute "nature" (2).

 

Lorsque l’on pense, l’on parle de conscience comme système de concepts organique découlant de la perception et de sa mise en cohérence en mouvement, on considère mécaniquement « soi » d’une part, le « milieu extérieur » d’autre part. Mais dans la pratique, il ne s’agit pas de soi et du milieu extérieur. Il s’agit d’un ensemble dans lequel sont inclus des « objets extérieurs à soi » et soi même comme « objet extérieur », comme si l’esprit était séparé du corps et considérait, du « dessus de la réalité », cet « extérieur » dans lequel serait compris le corps.

 

L’on voit donc que même dans une conception matérialiste et dialectique de l’activité, il est difficile d’échapper à une dichotomie de l’activité, parce que le « poste d’observation » humain est tel que dans son moment historique passé et actuel à très long terme, la conscience échappe difficilement à ce « poste d’observation ».

 

2011 05 06 002C’est exactement le problème que j’ai posé lors de mon envoi et ma réflexion sur les épistémicités (3), voir l’article de ce blog sur cette question.

 

Cette réflexion est un petit pas dans cette entrée de plus en plus en profondeur que nous tentons sur l’essence de l’humain, les rapports sociaux qui la « condensent », l’activité micro et macro dans ce qui nous est perceptible et ce qui doit se mesurer  dans le tangible et s’exprimer dans l’intangible, qui font l’étude ergologique et les développements humains qu’elle veut défendre.

 

Pierre Assante, 16 juin 2011

 

Notes :

(1) Des essais personnels publiés sur ce blog traitent en partie de ces questions.

(2) Dans notre société, les alliances qui se veulent de progrès social sont saines et fertiles lorqu'elles ont un contenu idéologique fort. Dans le cas contraire c'est une fusion-régression qui se produit.

(3)Sur les épistémicités :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicite-reflexion-sur-les-travaux-d-yves-schwartz-73735796.html

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:02

Copie de P1000280Yves Schwartz, le 11 mai 2011

Conférence organisée dans le cadre des cycles de formations en ergonomie de l’Université Blaise Pascal

 

cliquer :

(cet article a été publié une première fois sur ce blog le 6 juin 2011)

 

ici

 

http://www.rencontresdutravail.com/ext/http://videocampus.univ-bpclermont.fr/?v=nxoK8Zk0v0uX

 

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