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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 06:01

2012 02 2536eme Congrès, PCF.

Pour une recherche économique « globale » à l’instar…

Contribution Pierre Assante, Section Marseille 13008, 5 octobre 2012

 

Résumé :

Le PCF est sur la bonne voie.

Sa capacité montante à animer la mobilisation des salariés, de la population, à rassembler, en témoigne.

Le PCF est sur la bonne voie si tant est  qu’il poursuive et développe quantitativement et qualitativement cette capacité propre à l’intérieur du mouvement populaire, à l’intérieur et à l’extérieur du Front d e Gauche.

Je ne suis ni Nostradamus, ni Einstein, et ce ne sont pas non plus mes 49 ans de PCF qui me donnent le droit d’affirmer, mais c’est ma conviction propre s’appuyant sur la démocratie politique et sociale et la place du PCF dans ce processus.

Capacités pratiques et théoriques, leurs champs particuliers liés, unis dans un même mouvement.

3 points :

1) une citation concernant « l’illusion de pouvoir passer sans transition mixte à un tout autre système… » (P.Boccara)

2) le TTMSN (temps de travail social moyen nécessaire à la fabrication d’une marchandise déterminant sa valeur), valeur et prix, apparences et confusion, mondialisation.

3) Le moment historique et la « transition »......

 

......Suite de ce texte sur le site du CONGRES PCF ET TOUTES LES autres CONTRIBUTIONS avec ce lien :

  http://congres.pcf.fr/29187

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 05:38

La métamorphose du travail

sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/1_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL.pdf

2012 02 25 

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 00:05

000 1494Du besoin de fusion et du besoin d’autonomie.

 

Dans la mort se résout cette contradiction

du besoin de fusion et du besoin d’autonomie

 

Il n’y aura pas de révolution politique, économique, sans révolutions anthropologique, philosophique. La transformation qualitative du mode de production c'est l’ensemble de ces révolutions.

 

Pour grandir en conscience dans la société de classe, l’humanité a eu besoin d’élites.

Cela est en train de s’achever.

Le besoin d’élites est fini, il est à dépasser par une croissance de conscience de toute l’humanité, dans sa diversité, sa multiplicité.

 

Coexistent chez l’être humain, dans chaque être humain, un besoin contradictoire d’autonomie et un besoin de fusion.

 

Ces besoins contradictoires explosent dans la naissance, l’accouchement, la séparation de la mère et la fusion de la mère, pour se développer dans la socialisation. L’ontologie de l’être social est double : dans la constitution biologique de l’humain et dans l’activité libre contenue dans le travail salarié et contraint pour la société de classe généralisée et mondialisée.

 

Le besoin contradictoire d’autonomie et le besoin de fusion ne tiennent pas qu’à la socialisation, ils tiennent à la base biologique de l’humain et se développent dans l’histoire de la personne et dans l’histoire de l’espèce, leur unité, dialectiquement, (ontogénèse et phylogénèse dans leur unité en mouvement).

 

On peut imaginer un dépassement de cette contradiction pour entrer dans une contradiction de niveau supérieur tenant à un développement qualitativement nouveau de l’entité humaine dans laquelle l’espèce ne quitterait pas la constitution à partir de la personne, mais où la personne se développerait en harmonie « matérielle et morale » avec le mouvement général de l’espèce dans la nature

 

Dans la mort se résout cette contradiction du besoin de fusion et du besoin d’autonomie, car la fusion redevient totale dans la trace de la vie laissée par la vie dans la vie. La personne se dissout dans le mouvement d’ensemble de la nature, de la vie, de l’humanité.

 

La foi naïve de la résurrection naïve en tant que maintient d’une entité humaine en l’état, dans une intégrité immuable, tient à la « demi »-conscience de cette réalité. Elle est à la foi belle, trompeuse mais intuitive et motivante dans la vie et les actes pour le maintien et le développement durable de l’espèce dans la nature connue, et les éléments connus de la nature par l’homme, la science en mouvement vers une société sans classe, échappant à toute idéologie restrictive d’une vision large de la com-préhension de la réalité en mouvement.

   

« L’idéalisme intelligent est plus proche du matérialisme intelligent que ne l’est le matérialisme stupide… »

.......

 

.......SUITE DE L'ARTICLE SUR CE LIEN :

http://www.pierreassante.fr/dossier/16_ARTICLES.pdf

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 06:00

 

SCHWARTZ 1988

Article publié un première fois sur ce blog le 30/08/2012

 

Sur ce lien, l'article de Laurent Etre :

htt://pierreassante.fr/dossier/SCHWARTZ_ETRE_HUMA.pdf

 

Voir le contenu de l'ouvrage :

Ajouts de l’édition 2012

Bibliographie

des travaux d’Yves Schwartz . 909

I.             Ouvrages et contributions

à des ouvrages collectifs . 909

II.            Articles dans des revues et communications

à des colloques ou séminaires. 914

Postface à l’édition 2012

par Yves Schwartz . 923

Une réédition, vingt-quatre ans après :

qu’est-ce que le temps fait à l’affaire ?. 923

Un vrai rééquilibrage,

en deux moments couplés. 928

Enrichir la conceptualité marxiste

ou « aller plus loin » ? . 929

Expérience/activité : une inversion de rapports. 930

Retour à Marx. 935

Des lignes de force maintenues et renforcées . 938

Pour conclure. 941

On n’est pas seuls pour penser. 942

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 08:45

ENGELS.jpg

 

Aux "nouveaux Dühring" qui découvrant la « production immatérielle »trouvent des propriétés qualitatives nouvelles au mode de production capitaliste et aux amis et camarades qui cherchent, à travers les évènements et leur approche de Marx.

 

En très peu de mots, car beaucoup de mots dans le domaine des « sciences dures » provoquent rejet conscient ou inconscient.

 

L’échange dans notre mode de production capitaliste (presque) généralisé, a pour base la production de plus value (survaleur), le travail productif tel que l’organise le capitalisme, tel qu’il le conçoit et le pratique, a l’intérieur de son processus (presque) généralisé.

 

C’est la masse du travail productif et les techniques qui la permettent, qui autorise la masse spéculative comme la masse des travaux improductifs utiles ou parasites, sains ou malsains, (sains =  répondant à un développement de l’espèce humaine sans maladie mortelle), et la surpopulation relative.

 

MARX THEORIES SUR...La surpopulation relative (le chômage massif) s’est considérablement accrue dans notre période historique récente. C’est la preuve pratique première de l’hypothèse de Marx sur le concept de travail productif en mode de production capitaliste. Le capital ne voit aucune objection à ce qu’un seul paysan nourrisse des milliers de personnes, un seul ouvrier produise pour des milliers de personnes, un seul enseignant enseigne à des milliers de personnes, un seul médecin…etc., que ce soit dans le cas du travail productif comme du travail improductif utile, ou du personnel qui gère la spéculation….

 

C’est aussi la preuve pratique de la croissance de l’exploitation, de croissance gigantesque de la masse de la survaleur, malgré sa baisse tendancielle et la suraccumulation du capital qui en découle.

 

Le (presque) entre parenthèse car il n’y aura jamais de généralisation totale, une transformation du mode de production étant indispensable « avant », la généralisation totale est une vision de l’esprit, comme l’hypothèse scientifique d’une continuation avant un fin…. (Paradoxe de Zénon d’Elée). Il y a difficulté à imaginer la contradiction-mouvement qu'est l'unité continuité-saut qualitatif dans notre mode de pensée qui les disjoint....

 

Je ne suis pas philosophe ni économiste. Je suis pourtant convaincu (à tort ou à raison), et je n’entretiens pas cette conviction sans remises en cause par l’observation et l’analyse à mon niveau, que notre société capitaliste avancée conserve les illusions économiques de son mode de production, partagé avec la classe dominante (quelquefois critique, mais évidemment pas « jusqu’au bout ») en premier lieu par les exploités les moins exploités, qui pèsent sur l’idéologie ouvrière, exploités qui contestent de plus en plus, même si c’est souvent de façon peu cohérente et romantique le mode de production dont il souffrent de plus en plus.

 

Nous sommes en une période de transition de plus en plus rapide, et les incohérences (celles des printemps confisqués par exemple) ne doivent pas nous affoler, mais nous conforter dans un mode d’action constructif, ce qui n’empêche pas les sentiments de s’exprimer, au contraire.

 

Quelle belle, magnifique apparition que celle de cette tunisienne hier aux infos télévisées affirmant sa confiance dans la poursuite de la révolution tunisienne, malgré ses détours et reculs, et en particulier en tant que femme !

 

Pierre Assante, 16 septembre 2012

 

* Ignorer ce phénomène est cause de retard historique à l’action transformatrice de la société. Cependant ce « retard » est moins « grave » qu’une interprétation erronée du capitalisme sur la base de cette « découverte »….

Voir Walter Benjamin ? Qui aborde cette question par le biais de la reproduction technique de l'oeuvre d'art, ce qui n'est peut-être pas inutile pour la réflexion sur les conséquences des techniques de  reproduction dans l'économie et en général...

 

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 00:01

Emily DickinsonOPTIMISME POLITIQUE.

 

La situation politique, économique, philosophique, c'est-à-dire l’activité humaine UNE dans ces TROIS champs est à la fois inquiétante, intéressante et prometteuse.

 

1-Optimisme à trois niveaux :

 

-Philosophique

L’idéalisme, celui qui est mécaniste, paradoxalement, c'est-à-dire celui qui croit (croire) sans douteS, sans interrogations, sans construction d’un processus du savoir, dont les options de croyance sont figées sur les éléments « terre à terre » du moment n’est pas en croissance. Il est en rigidification, celle de la vieillesse. Il mobilise plus sectairement, plus violemment,  mais moins massivement. Ce qui était massivement dans les peuples une pensée installée, trouve contestations, exemples de modes de vie différents, moralement, quotidiennement, pratiquement.

Le matérialisme mécaniste, celui qui a fait les certitudes des prises de pouvoir par la bourgeoisie et son argent est en recul au profit d’interrogation sur l’unité de l’espèce humaine, son besoin de solidarité à l’intérieur d’elle-même et avec la nature dont elle fait partie.

 

L’idée que la relation dialectique entre tous les éléments du cosmos et pourquoi pas de l’univers, peut ne pas être limitée aux relations immédiates dans le temps et l’espace à notre portée, fait avancer une vision qui ne limite pas la nature et la pensée, les relations que peut entretenir l’humanité avec l’univers, à l’environnement immédiat. Cette vision est matérialiste et spiritualiste, bien plus que ne peuvent l’être le spiritualisme vulgaire et le matérialisme vulgaire et leur emprise sur le communisme vulgaire, sur lequel cracher est puéril, et sur lequel analyser pour la suite du processus est utile et beau.

 

Le communisme peut entrer dans une phase de développement nouveau, celui du matérialisme dialectique, correspondant au développement nouveau atteint par le développement de cette nouvelle pensée humaine, ses techniques, son organisation. Ce n’est pas  le dévoiement  relatif et partiel de ce développement par l’échange capitaliste A-M-A’mutilant qui peut mettre en danger total le processus de conscience de la nature sur elle-même, d’autant qu’il est ridicule de limiter ce processus à notre environnement perceptible, celui qui est limité par la limite de nos sens et par nous-mêmes si nous nous considérons en tant qu’individus isolés.

 

-Politique

Ces éléments de conscience dans le processus naturel entrent aussi en politique. Ce qui peut nous désespérer c’est la relation entre notre durée d’action en tant qu’individus et les obstacles immédiats à surmonter.

Il y a propension en fonction des pesanteurs de notre histoire et de l’isolement artificiel, mental, malsain (malsain au sens qu’il ne répond pas au besoin de santé, c'est-à-dire de lutte contre les maladies de développement humain au stade actuel) qui caractérise notre héritage culturel marchand au terme de ses contradictions, soit à attendre, comme en attendant Godot, la suite des processus politiques et autres, pour qu’il nous conviennent enfin, soit à l’attendre en désespérant de ces processus en fonction de ce qu’ils comportent d’inachèvements par rapport aux besoins que l’on peut ressentir et imaginer. Et en fait attendre de ces deux façons simultanément.

La renaissance actuelle en un espoir de transformation, même sous la forme de romantisme politique et ses limites est à mettre à l’actif d’une réaction à cette propension paralysante entretenue par la classe dominante

 

-Economique

Evidemment, la crise avec ses conséquences alimentaires, spirituelles, militaires, peut nous paraître une fin d’humanité. Pourtant il y a réaction à la crise et contestation du mode de production qui l’induit. Bien sûr cette contestation n’est pas achèvement du processus d’échange A-M-A’, et issue dans un mode de production répondant sainement aux besoins humains, mais elle contient cette construction d’un autre mode de production.

Et cette réaction est signe de la poursuite du processus.

 

2 Pour moi ce qui est fondamental,

Ce qui fonde l’humanité dans la continuité et les sauts de son processus, et qui détermine la santé des 3 champs, dans leur unité, c’est l’élément philosophique, c'est-à-dire la conscience en mouvement, dans le processus global, de l’humanité sur elle-même, fraction intriquée de la nature sur elle-même.

 

-« Lo senigrand vau pas morir dit Cassian ». (« Le grand-père, vieillard, ne veut pas mourir », Le Credo de Cassian*, de Victor Gelu)

Bien heureusement, et le jeune non plus, instinct de l’espèce, mais pas pour les mêmes raisons, ou pour des raisons pas exactement identiques, ce qui serait impossible, puisque le mouvement exclut l’égalité identitaire, l’équilibre absolu, mais des sauts mesurés d’identités et de déséquilibres.

Parce que le travail a conduit la pensée à devenir le besoin essentiel pour toute entité pensante, et pour la nature « en conséquence », en rapport dialectique avec une infinité relativement insaisissable et ses limites relativement saisissables.

 

-Il n’y a pas de vie sans douleurs,

ni sans remèdes à la douleur, c’est à dire sans réponses au processus des besoins qui l' engendrent. Depuis que nous sondons le processus de la pensée humaine, la pensée elle-même contient ces remèdes, ou du moins les humains et les philosophes qui les symbolisent, ont cherché, non sans succès relatifs, ces remèdes dans la pensée.

 

-La résurrection,

forme naïve et souvent mécanique de cette recherche de remède à la douleur témoigne de l’approche de la pensée et de la résolution relative des besoins et des douleurs **. Elle n’est pas à mettre au rebus ni à faire l’objet d’une critique mécaniste de l’idéalisme. Ernst Bloch nous a parlé du matérialisme dans le christianisme, avec bonheur et dans les limites de la critique de l’idéalisme qui étaient les siennes et sont repoussées plus loin à chaque moment du processus humain. Lénine lui-même dont l’action répondait au plus près à l’investigation pratique du processus humain n’hésitait pas à reconnaître la proximité de l’idéalisme intelligent du matérialisme dialectique.

 

En l’état de notre conscience individuelle dans la conscience collective, sombrer dans l’idéalisme et le matérialisme mécaniste n’est pas hors de propos de notre temps. Les aller-venues de notre pensée entre notre réalité perçue et les aptitudes cérébrales de notre corps dans le corps de l’humanité et de la nature, à imaginer le futur et à agir sur le présent, ne nous dispense jamais de cet autre aller-retour simultané de notre pensée entre l’observation de l’effet de nos actes et leurs besoins de santé.

Il y a loin de la coupe aux lèvres entre cette « consolation » de l’enfant qu’est l’humain et l’état de son développement. Pourtant elle « flotte » parmi nos illusions portées par l’enrichissement marchand. Elle veut être plus qu’une consolation passive.

 

-Pour ce qui est de l’optimisme,

outre notre attente dans la durée, l’attente de l’immédiat comporte déjà des réponses insoupçonnées par et pour qui est figé sur sa douleur ou son plaisir, ce qui est presque la même chose et comporte presque les mêmes effets et maladies.

Le pessimisme de Lucrèce n’était pas unilatéral. Sa recherche de paix « sur la montagne »*** non plus. C’est bien y compris « là-haut » le mouvement qui l’intéressait….

 

Pierre Assante, 8 septembre 2012

 

* « Le vieillard, le grand-père ne veut pas mourir », Le Credo de Cassien, de Victor Gelu, 1854) :

...Maduro avan lou tem, ma testo, qué vies blanquo / A glena quaouquei gran dedin chasque gara./Mies que lo marguiié qué ronflo su sa banquo / Ai souven tria dé grame ei sermon doou cura. / Dei prepaou dei moussu, dei cansoun dei femelo, dei questien dei nistoun, surtou, mi sieou nourri: / Tan qu'un secrè nouveou coutiguo ma cervelo / Lo senigran voou pa mouri !... 

 

** "Car l’adieu c’est la nuit", Emily Dickinson. 


*** "sed nil dulcius est bene quam munita tenere / edita doctrina sapientum templa serena, / despicere unde queas alios passimque videre / errare atque viam palantes quaerere vitae...."

De Natura Rerum, Lucrèce (-99 55)

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 05:47

!cid 4F04DF98-72DE-41BB-B047-A2258CC1F91B@Belkintrois réflexions pour avancer. Et une quatrième en forme de plainte.

 

Réflexions sur le travail et les recherches ergologiques

 

1 Dissymétrie

 

Depuis l’intuition fulgurante de Pasteur, qui la voit dans son expérimentation sur le vivant et la cristallographie, nous savons que la dissymétrie est le fondement de la vie. Nous pouvons ajouter par extension de la généralisation de généralisation (concept de Vygotski) que la dissymétrie est l’essence du mouvement. Héraclite, Hegel,  Marx, Engels, Lénine et tant d’autres dans cette « classification » (etc.) l’ont les uns entre-aperçu, les autres, exposé. Lucien Sève a rapproché cette notion de dissymétrie de la notion de contradiction.

L’on sait depuis, mais c’est un savoir qui reste exposé de façon structuraliste dans la biologie ou la linguistique, que le mouvement qui tend à rapprocher la dissymétrie de la symétrie, c'est-à-dire de l’équilibre, aboutit à des mouvements plus fins, plus « ténus », et en multiple le nombre, renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie. En génétique par exemple, plus les « mélanges ethniques » sont rapides et nombreux, plus la diversité génétique s’accroît, plus l’uniformisation apparente s’accompagne de diversification profonde. Il en est de même pour les langues.

En économie, le dépassement de la  suraccumulation, du mode de production,  entraînerait la diversification et la multiplication du mouvement d’échange-production (voir le schéma de mon manifeste de 2005 dans « La Somme et le Reste de Janvier 2006), et en prémisses commence à le faire dans un accouchement douloureux et dangereux.

 

2 Techniques

 

La rapidité des échanges, le renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie est bien sûr indissoluble des techniques qui le rendent possible, en rapport dialectique entre technique et mode de production.

Je n’entre pas dans les détails de ce mouvement, mais par exemple les capacités de transport « matériels » et « virtuels », rapidité et quantité de mouvements,  mis en relation avec le contact et la diversification, sont des plus visibles. Ce savoir intuitif, spéculatif, empirique, demande mesures et appareils de mesure, mais semble pourtant évident.

 

3 Compétences et ingrédients

 

Les compétences et les ingrédients de compétences, vues non comme un sujet réifié, chosifié, sont des mouvements dans le mouvement, des objets extraits, abstrait d’une réalité de l’activité pour l’observer et la comprendre. Le dissymétrique de l’ingrédient, c’est la contradiction nécessaire au mouvement, son opposition négative qui est le mal dans la religion ou la morale de classe dominante et leur vision chosifiée positive ou négative.

Dans la description actuelle des effets du capitalisme, il y a ces « constatations » qui sont incapable de voir en quoi un ingrédient « négatif » est un ingrédient à dépasser pour construire une nouvelle dissymétrie qui assure la vie humaine par la perpétuation de son mouvement

Une excellente démonstration faite par un théologien du V° siècle, peu avant la chute l’Empire Romain, (Saint) Salvien de Marseille, détaille les ingrédients négatifs de l’activité humaine de son temps qui mettent en contradiction les prélèvements sur le travail et ses conséquences sur le travail, et par lien, sur la société et son blocage (livre V de Gubernatione Dei). Ce fut aussi le travail d’un Bourdieu. Lorsqu’on lit l’exposé de ces contradictions chez Salvien, on ne peut s’empêcher de voir la progression de l’exposé d’Yves Schwartz (« L’activité en Dialogues I et II, « Le paradigme ergologique ») sur les ingrédients et la plongée de plus en plus en profondeur de l’analyse de la réalité que cela entraîne avec une diversification de vue à chaque entrée en profondeur de chaque élément de compétence. Il y a une différence dans l’essence de l’exposé Schwartzien : c’est une vision non seulement pour décrire mais pour transformer, un savoir concret, dissymétrique et contradiction de l’exposé spéculatif « pur ».

 

4 Désespoir

 

Savoir est douleur et solitude. Inquiétude pour soi et les autres (concept d’Ernst Bloch « Experimentum mundi », ou d’Henri Lefebvre, « Métaphilosophie »). Souffrance qu’on abandonnerait bien au profit d’un abandon de soi pour les autres. Simone Weil, Walter Benjamin l’on expérimenté pour eux. Tant d’autres aussi moins dramatiquement, heureusement. Le résultat n’est qu’interrogation. Beau résultat quand même pour les autres qui dévoile le futur, resitue les horizons personnels dans un horizon universel, qui affirme l’humanité (aux deux sens du mot) comme conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

La dissymétrie du capitalisme c’est d’une part la mesure quantitative de la valeur d’échange et la mesure quantitative « fantôme » des besoins particulier et globaux (l’un dans l’autre) de l’individu dans l’espèce et la société. Le dépassement, c’est une mesure qualitativement nouvelle des échanges, qui induit une mesure quantitative qualitativement nouvelle, entéléchie sociale en mouvement dont le communisme développé n’est qu’un équilibre-déséquilibre nouveau.

 

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 06:18

 

DE LENINE ET D’AUTRES 

Communisme, capitalisme, dictature, violence


GRAMSCILes « leaders » qui apparaissent sont issus d’une situation historique, et leur histoire personnelle rencontre cette situation historique et est formée par et dans cette situation historique, dans la nécessité et le libre arbitre et l’aléatoire énigmatiques.

Y compris lorsqu’ils sont « fabriqués » par les médias. Mais leur histoire personnelle et collective intervient dans ce cas aussi. Et toute proportion gardée, il y a toujours eu des sortes de « médias » dans les sociétés complexes depuis la formation de l’agriculture et des Cités-Etats. Bien avant Gutenberg.

Calquer un comportement d’une situation historique sur une autre n’a aucun sens.

Par exemple, lorsque Marx parle de dictature du prolétariat ce ne peut être la même chose qu’au moment de la révolution russe, ou en plein développement de la démocratie bourgeoise dans un pays développé, ou dans la démocratie bourgeoise en crise de suraccumulation galopante du capital…..

Pour faire la différence et entreprendre en fonction de ces différences, il faut une « intelligence souple » comme disait Politzer, c'est-à-dire dialectique en fonction du moment historique, de l’acquis des autre moments, particulièrement de l’Etat de développement des forces productives. Une intelligence souple contient l’humanisme des décisions et des actions. Ce qui ne garantit pourtant en rien contre les erreurs et les crimes.

Qu’au moment d’une lutte à mort avec et contre le Tsar et contre une social démocratie qui met les bolcheviques hors la loi, de la même façon qu’on été exécuté Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg par les milices socialistes, quand les blancs procèdent à la terreur, l’intervention étrangère militaire et idéologique financée, fallait-il dire : attendons que la situation soit mûre pour une transformation communiste démocratique? Il fallait répondre à un moment des luttes humaines où l’on ne peut pas ignorer à quel point la violence est intervenue dans l’histoire. Ce n’est même pas un choix où nous l’entendons dans une vie relativement sûre. C’est une irrésistible aspiration par les évènements.

La dictature du prolétariat, vue non comme une oppression policière et militaire, c’est l'hégémonie (voir Gramsci, le petit bossu à l’intelligence et au dévouement si vifs, prisonnier torturé et assassiné de fait du fascisme italien) d’une classe sociale libératrice pour libérer toute la société et répondre aux méthodes de la dictature d’une classe dominante exploiteuse.

Les massacres de la commune, c’est une réalité, le colonialisme, les guerres impérialistes, c’est cela qui a forgé la violence des exploités, comme la guerre des paysans post luthériens de la renaissance. Et la construction des fascismes et nazismes par les capitalistes et propriétaires terriens, industriels et banquiers.

Croit-on que ces situations soient définitivement derrière nous ? Elles le seront en fonction de nombreux éléments sociaux, dont la rencontre entre une maturité économique, une maturité politique et une maturité de la conscience humaine sur cette histoire de la nature que l’humanité construit d’abord inconsciemment et de plus en plus consciemment.

La dictature au sens premier, trivial, couramment utilisé, du stalinisme lui-même ne répond-elle pas à un moment à cet énorme et atroce affrontement initié par le capitalisme qui suscite, soutient puis lâche le fascisme hitlérien ? Et n’avons-nous pas dans les grandes luttes revendicatives bénéficié d’un rapport de force qui a empêché certaines fois la bourgeoisie de recourir à la force contre les luttes ouvrières et les acquis qui sont ceux des sociétés développées que nous sommes en train de perdre face aux contradictions du capital et au choc entre le développement scientifique et technique et la loi de suraccumulation du capital qui le laisse sans marge de manœuvre, origine du sarkosysme, du thatchérisme et du reaganisme, et de la destruction d’un précaire équilibre des échanges économiques mondiaux issus de la dernière guerre mondiale.

Ce n’est qu’une fois l’événement passé et l’action passés qu’il est possible de porter un regard conscient sur elles et construire un pré apparaître nouveau, c'est-à-dire une utopie opérationnelle saine, c'est-à-dire une poursuite du développement, d’une reproduction élargie continue de l’humanité.

A situation historique militaire correspond un comportement militaire.

Nous n’avons pas à accuser ou défendre Lénine, mais à comprendre un évènement historique et en tirer les leçons pour un avenir plus pacifique et plus serein, sans croire qu’il est à notre portée sans efforts et sans douleurs, même si l’effort peut être aussi plaisir et valorisation humaine.

Sinon, pourquoi au nom des convulsions de la révolution française ne condamnerions nous pas la chute de la monarchie et de l’économie féodale ?

Apparemment, la rencontre entre une, des personnalités et une, des  situations historiques, et la suite des évènements nous donne la mesure de la souplesse de l’intelligence ou pas.

En ce qui concerne Lénine, il agit directement sur la situation militaire par une situation militaire, mais la guerre civile finie, il lutte contre le communisme de guerre, dénonce la brutalité de Staline, essaie d’imposer la NEP, constate la difficulté de ne pas reconstruire un Etat bureaucratique, met en exergue au congrès de l’internationale l’insuffisance et le besoin vital de l’éducation ouvrière, déclare moins mais mieux….et meurt sur des certitudes comme sur des interrogations. Et des expériences en mouvement.

Lénine et les bolcheviques ont rencontré la conjonction d’une révolution bourgeoise, d’une révolution paysanne, d’une révolution des nationalités, d’une lutte pour la paix avec des paysans et des ouvriers armés par le tsarisme lui-même, d’une révolution ouvrière dans un pays peu industrialisé où pourtant la concentration ouvrière et la concentration capitaliste et la domination des capitaux étrangers constituaient un laboratoire incroyablement efficace d’expériences humaines hors du commun et extraordinairement significatives d’avenir.

Staline est l’exemple d’une rencontre et d’un divorce et d’incapacité de souplesse de l’intelligence, y compris dans ses choix pour défendre son propre pouvoir qui est tout sauf une hégémonie de la classe ouvrière.

Ce que les communistes « à intelligence souple » n’oublient pas ce sont les capacités d’horreur dont est capable la société capitaliste et les classes dominantes pour préserver leurs intérêts, ce que l’on comprends encore en observant le SMIC et les sans papiers, les stocks options et « salaires » des dirigeants, l’invasion de l’Irak et autres, l’expulsion de leur terres des palestiniens ou des indiens qui ne sont des saints ni les uns ni les autres mais réagissent pour défendre leur existence comme tout peuple, les bonnes paroles sur les enfants qui meurent de faim à chaque minute pour garantir les profits et la Shoah qui finalement n’a pas dérangé un patronat et une classe dominante sans états d’âme dans sa majorité et poussé à la guerre entre pauvres et exploités….. 

Un « communisme démocratique » ce terme dont j’approuve  le contenu humain mais affirme le flou idéologique car il ne fait pas appel à la question du développement productif correspondant à cette visée, ne peut pas faire abstraction de la maturité nécessaire de ces forces productive dont font partie les humains en premier lieu et leur conscience scientifique, technique et morale. 

Pierre Assante, 4 février 2010

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:11

Manifeste dit de Champigny, 1968Comment est étouffée la recherche et la pratique, non seulement par le contexte général, mais par le non respect des règles et fonctions essentielles, « biologique » d’un corps social.

 

1968 semble lancer un débat théorique sur l’économie, la philosophie, la politique etc.

 

En fait c’est le contraire. Ce sont les débats sur ces questions qui induisent 68, débats eux-mêmes induit par les transformations économiques et sociales et culturelles liées au processus humain dans une période de grande croissance quantitative et qualitative se heurtant aux limites du capitalisme et des régimes et société qui tentent de se substituer à lui, avec les difficultés qu’on connaît.

 

Par exemple, on ne peut que constater le grand essor de la philo en Tchécoslovaquie dans les années 60 (en 64 entre autre) et leur coup d’arrêt dans l’intervention du Comecon.

On ne peut pas non plus ne pas avoir en tête les CC sur l’économie de 65 et celui de 66 sur la culture et les intellectuels.

Il ne s’agit pas là d’un tableau général évidemment, mais de repères essentiels pour se situer dans l’histoire humaine et pour s’y situer aujourd’hui même.

 

Difficultés dont on connaît aussi les suites dans les années 90.

 

Bien sur, il y a une relation dialectique entre ce qui précède 68 et ce qui se passe sous l’influence de 68, avec les limites que les évènements cités indiquent.

 

Les années 70 sont dans un certain sens un frein ou un coup d’arrêt à la création politique, avec un grand moment final en 80, (en caricaturant : un « chant du cygne »), plus ou moins « progressif » avec le Conseil National « Les intellectuels, la culture, la révolution », qu’on ne relira jamais assez si l’on veut comprendre les délocalisations, l’intégration européenne monopoliste et de la « concurrence libre et non faussée ». Y compris dans les grandes batailles menées tel le référendum de 2005.

 

Un exemple m’est donné aujourd’hui dans la relecture d’Herzog (1) de « l’union populaire et la maitrise de l’économie ». C’est un aboutissement, avec les travaux de toute la commission économique et de ses chercheurs tels Paul Boccara, qui fait suite justement à 1968 et au « Manifeste pour une démocratie avancée, pour une France socialiste » (dit "Manifeste de Champigny) qui en est issu.

 

Mais ce n’est pas là un évènement isolé. Partout dans le monde la création est en ébullition, dans les PC occidentaux, dans les pays coloniaux « indépendants », avec les succès que l’on sait et la réaction par la création de la trilatérale et ses suites, dans le contexte de révolution scientifique et technique (2) que cette dernière va gérer dans sa ligne propre d’un renouvellement du capitalisme.

 

Mais ce qui est caractéristique de cette période c’est à la fois comment va être étouffée la recherche et la pratique (3), non seulement par le contexte général, mais aussi par la difficulté de voir ce qui se développe et donc par une poursuite d’une politique communiste juste dans ses intentions et ses héritages, mais pauvre dans son incapacité d’imaginer les transformations en cours. L’image du passé reste dominante au point de cacher les futurs possibles.

HERZOG.jpgEt dans ce contexte, il est intéressant pour comprendre, de suivre l’itinéraire de Philippe Herzog, à la fois créateur et qui va avoir la réaction sœur ennemie, inverse à l’appauvrissement intérieur, la fuite vers un extérieur aussi pauvre sinon plus et sa phrase « d’adieu » : « je suis venu vous dire que je m’en vais… »

 

Cette période passée, ses médiocraties liées à la méritocratie de division du travail créant les élites soumises et leurs subalternes écrasés, développée par le capital et auquel nul n’est insensible, est très instructive pour aujourd’hui ainsi que le retour des aspects religieux des espérances du lendemain coupées d’une construction à la fois rationnelle, inventive et chaude, mobilisatrice.

 

Le « Retour de Marx » nous laisse un peu sur notre faim lorsqu’on entend des affirmations sur sa pensée témoignant d’une connaissance pauvre de cette pensée et en conséquence d’une pratique en découlant.

 

Mais ce ne sont, peut-être que les conséquences d’une transition prometteuse.

 

Pierre Assante, 6 août 2012.

 

      (1) Il ne s’agit pas là d’une condamnation de ma part, loin de là, mais d’un exemple de parcours. Je le lis d’ailleurs encore très volonté c’est un moyen de se situer dans l’histoire économique et de la démocratie.

(2) Aujourd'hui on a atterri à nouveau sur Mars ! Mais comment se conclura cette longue période depuis les années 60 de suraccumulation nouvelle du capital portée aujourd'hui à un paroxysme ? Pas de nouvement révolutionnaire sans une théorie révolutionnaire. Pas de théories révolutionnaire sans une élaboration de tout le corps social. Le passé donne des exemples d'inventions politiques humaines et comment elles sont issues non d'un cerveau isolé, mais d'un mouvement général d'où émergent des expériences et des humains plus ou moins "en avance", plus ou moins "phares" sur le processus de conscience général.

(3) Il y a eu des exemples forts de résistance à cet affaissement culturel. J’en donnerai un, en m’excusant pour les nombreux autres non cités. Une ce ces résistances est par exemple la réflexion qui aboutit au champ ergologique dont Yves Schwartz est un des initiateurs principaux. Le problème actuel de ces champs est de ne pas succomber à la dispersion des champs et leur « isolation » par la division même du travail, son paroxysme actuel, et son unité avec l’ensemble de l’activité humaine divisée, qui menace de mort toute tentative d’utopie opérationnelle.

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 15:21

           Travail productif et..(suite)

 

 

 

Voir mes notes prises à partir des "théories sur la plus-value de Marx" sur ce lien :  

http://www.pierreassante.fr/dossier/theories_sur_la_plus_value_NOTES.pdf

 

 

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 07:00

20101027-002.jpgPrésentation PAR le  "blogueur":

 

En quelques mots, Marx introduit ici les contradictions invivables entre une vision « robinsonesques » de la création des ressources,  et celle d’une réalité de laquelle partir, et pour comprendre (pour les transformer) les ressources humaines dans leur processus, dans l’actualité capitaliste qui est la notre et sa généralisation mondialisée, informationnalisée d’où peuvent naître d’autres formes d’échange et de production, en aucun cas à partir d’une régression, ou en tout cas qu’après un retour de la régression vers une poursuite du processus d’échange et de production développé, reproduit, élargi.

 

On peut aussi considérer, qu’il y a là réponse (mais une "réponse" est-elle nécessaire, c’est plutôt une affirmation qui répond à ce besoin humain) à une critique du soi-disant « économicisme » du marxisme : c’est bien le lien entre la totalité de l’activité humaine, sa représentation, les cultures humaines et leurs diversités, et la base sociale des moyens de reproduction de l’humanité que fait Marx.

 

C’est à travers la critique de l’économie politique qu’il répond à l’état de l’humanité et au besoin de son développement en tant que conscience de la nature sur elle-même. Il n’y a pas chez Marx et le marxisme, d’un côté la philosophie, de l’autre l’anthropologie, de l’autre l’économie. Il y a ce que l’espèce humaine est apte à saisir dans sa totalité pour poursuivre son processus, et que la masse des activités « théoriques et pratiques » de chaque personne dans sa diversité, son histoire, contribue à y apporter.

 

Le négatif, laissons-le de côté, il nous est bien assez suffisamment servi et resservi par le capital au quotidien, dans le travail et le discours, et dans son instrumentalisation de toutes les maladies humaines, de toutes formes et de toutes sortes.

 

Pierre Assante, 28 juillet 2012

  



Mais venons-en au plus sérieux :

 

MARX THEORIES SUR..."…..Tout ce que A. Smith a écrit nous a, jusqu’à présent, paru équivoque : il en va de même  pour la définition de ce qu’il appelle travail productif par opposition au travail improductif. On trouve chez lui une confusion entre deux définitions de ce qu’il appelle le travail productif. Nous nous attacherons d’abord à la première, la seule qui existe.

 

1 C’est le travail productif, au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui produit de la plus value.

 

Le travail productif au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui, en échange de la partie variable du capital (de la partie du capital déboursée en salaire), non seulement reproduit cette partie du capital (ou la valeur de sa propre puissance de travail) (1), mais produit en outre de la plus-value pour le capitaliste. C’est la seule façon de convertir de la marchandise ou de l’argent en capital. Seul est productif le travail salarié qui produit du capital. (Ce qui signifie qu’il reproduit, en l’augmentant, la somme déboursée en travail ou encore, qu’il rend plus de travail qu’il n’en reçoit sous forme de salaire.) Seule donc la puissance de travail dont la mise en valeur est plus élevée que sa valeur.

La mere existence [l’existence même] d’une classe capitaliste, et par conséquent du capital, repose sur la productivité du travail, non pas sur sa productivité absolue, mais sur sa productivité relative. Par exemple, si une journée de travail était simplement suffisante pour conserver la vie de l’ouvrier, c'est-à-dire pour reproduire sa puissance de travail, le travail serait productif au sens absolu, parce qu’il serait reproductif, c'est-à-dire qu’il remplacerait sans cesse les valeurs qu’il aurait consommées (égales à la valeur de sa propre puissance de travail). Mais il ne serait pas productif au sens capitaliste, parce qu’il ne reproduirait pas de plus-value. (En effet, il ne produirait pas de valeur nouvelle, mais remplacerait seulement la valeur ancienne ; après avoir consommé la valeur sous une forme, il la reproduirait sous une autre. C’est dans ce sens que nous avons appelé productif un ouvrier dont la production est égale à sa propre consommation, et improductif celui qui consomme plus qu’il ne reproduit.)

Cette productivité est basée sur la productivité relative en ce sens que le travailleur ne remplace pas seulement une valeur ancienne, mais en crée une nouvelle et que dans son produit est matérialisé plus de temps de travail que n’en contient le produit qui le maintient en vie en sa qualité d’ouvrier. L’existence du capital est fondée sur ce genre de travail productif (2).

{Mais supposons que le capital n’existe pas et que le travailleur s’approprie lui-même son surtravail, le surplus de valeurs qu’il a créées et qui dépasse l’excédent  des valeurs qu’il consomme. De ce travail seulement on pourrait dire alors qu’il est véritablement productif, c'est-à-dire qu’il crée de nouvelles valeurs.}……."

 

Karl Marx. Théories sur la plus value, Livre I, Chap. quatrième, sur le travail productif et le travail improductif. Rédaction 1861-1863. (Pour référence , « Le Capital, livre I est édité en 1867)

 

Note du « blogueur », PA. :

 

(1) Toujours relier cette réalité au niveau des forces productives du moment, à l’état culturel du moment (qui en découle en rapports dialectiques), etc.

  

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:59

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZJe reprends Jean Pierre Vernant que j'avais étudié chez Yves Schwartz. Quelle correspondance !... à distance des millénaires entre notre période et la période athénienne sur la division du travail conçue, à la manière sarkozyste, et aussi à la manière social libérale comme du libéralisme en général, et qui débouche sur :

- la fixation de la division du travail donc rigidifications des inégalités sociales

- la méritocratie en conséquence. (les "méchants" d'Aristote = les milieux populaire non "cultivés", contre les sages conservateurs, mais en même temps : il y a bien un mouvement contradictoire à cet état de fait qui le fait abolir). Différence ? : sommes-nous vraiment en capacité de sortir (avec du temps !) d'une société marchande arrivée au bout (en combien de générations ?) de la mesure quantitative de la valeur... en notre période de régression, alors qu'Athènes était pour un temps en expansion généralisée

 

VERNANT.jpgLa méritocratie Et pas seulement dans les organismes de droite, mais dans la diffusion de toute ce qui existe dans la société. La méritocratie, c'est ce qui équivaut en période de régression à la médiocratie impuissante, et si vous n'en êtes pas persuadé-e-s, consultez ce que devient le formidable affrontement de classe du XX° siècle dans le programme d'histoire de Troisième.  Ce n'est pas nouveau, mais c'est devenu prégnant totalement, et a débuté en force croissante dès les conquêtes de la libération et contre les conquêtes de la libération. Extension de l'aliénation à toutes les formes d'activité et à leur "modernisation", dans leur processus même.

 

Autre élément, le renforcement du discours de type religieux, sauveur, qui renforce le présidentialisme et auquel nous n'avons pas su échapper. Courant chaud et courant froid du marxisme ? Oui, mais où est le courant scientifique qui peine tant à s'exprimer ? Heureusement le dicours syndical dans le discours politique lui ouvre en partie la voie....

 

A la mesure quantitative de la valeur marchande ne peut que correspondre une mesure quantitative de la valeur morale. D'aucun pensent pouvoir les séparer alors qu'elles ne font qu'une, même si chaque champ d'activité a son autonomie et sa particularité (c'est le mot qu'il faut doublement pour une civilisation individualiste, pour désigner les caractéristiques) relatives. Les "caractéristiques" conviennent mieux à l'espoir d'une société sans classe  qui fasse place à la personne humaine

 

Bon tout ça ne nous empêche pas de vivre et nous fait réfléchir.

 

Pierre Assante, 16/07/2012

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:36

SCHWARTZ 1988  À travers la vision de l'échange,

situer un moment historique de l'échange dans le processus social général, millénaire et plus

 

L'analyse du particulier, du divers, est, dans les concepts développés, liée au tout, à l'unité du "tout". C'est le cas, autant que faire se peut, et dans ce cas ce n'est pas peu, dans "Expérience et connaissance du travail",

La plupart des humains, nous en sommes sur le chemin, mais nous n'en sommes pas là.

 

Marx a ses limites qui sont celles de son espèce, mais il a fait un travail fondateur et en cela il est sans doute, dans ses œuvres, un nos meilleurs amis.

 

GRUNDISSE MARXJe fais passer ce texte des Grundisse en ligne (parties de 3 pages, 234, 235, 236), qui est totalement dans cette vision,  je crois, (mais les textes de "préparation" de Marx sont quasiment tous de cette sorte) et qui montre à quel point il est éloigné d'une conception dogmatique de travail concret et travail abstrait, comme d'autres textes plus pédagogiques, c'est à dire moins approfondis, plus "extraits", donc moins abstraits, pourraient le laisser penser de sa part.

 

C'est tout simplement, je crois, à travers sa vision de l'échange, et donc de l'argent à un moment, qui lui permet de situer un moment historique de l'échange dans le processus social général, millénaire et plus, et qui l'amène à entrer dans "le détail" du mode de production, et donc du processus général du mode de production dans son découpage historique, donc deS modeS de production et d'échange et les particularités de leurs lois-tendances historiques (1)

 

Pierre Assante, 17/07/2012 10:21

 

(1) voir citation sur ce document (extrait de 3 pages) :

 

"...de par son concept, le capital est argent, mais cet argent n'existe plus sous la forme  simple de métal d'or ou d'argent, ni même en tant qu'argent par opposition à la circulation, mais sous la forme de toutes les substances -de toutes les marchandises. Dans cette mesure, il ne s'opppose donc pas en tant que capital à la valeur d'usage, mais il n'existe précisément que dans les valeurs d'usage, en dehors de l'argent. Ses substances sont elles-mêmes, à présent, des sbstance périssables qui....(suite ci-dessous)   

 

GRUNDISSE-234_0002.jpg

  ....et, en échange, le capitaliste lui donne une autre marchandise, sous forme d'argent. Ceci vaut pour tous les services que les travailleurs échangent directement contre l'argent d'autres personnes et que celles-ci consomment. Il s'agit en l'espèce de la consommation du revenu, qui, en tant que tel, fait toujours partie de la circulation simple, et non de la consommation du capital. Si l'un des contractants ne se présente pas à l'autre en tant que capitaliste, cette prestation de service ne peut entrer dans la catégorie du travail productif....

 

Dans le même ordre d'idée, on peut mettre en relation à la page 843 "VALEUR. Reprendre...", avec :

 

"...n'est parvenu à une valeur objective..." page 753...

et

"...c'est dans ce rapport qu'on les échange"... (et notation par barres...)" page 99......

 

suite dans "Les Grundisse", Editions Sociales.......

  

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 20:19

Y.Schwartàtransformer2

Dans la crise de l’échange, à partir de la démesure prise par une mesure quantitative de l’échange ignorant la valeur sans dimension de l’activité humaine, l’espace tripolaire a tendance à être non pas court-circuité, mais le contraire.

 

Le rapport entre chaque pôle tend à une « isolation » des pôles entre eux. (Voir ci-dessous le Schéma d’un dispositif  dynamique à 3 pôles extrait de « L’activité en dialogues II », ouvrage collectif sous la direction d’Yves Schwartz et Louis Durrive, Editions Octarès, 2009)

 

Hors chaque pôle n’existe qu’en relation avec les autres.

Et chacun est la négation de la négation issue du rapport avec les autres pôles qui dans leur « fonctionnement » jouent le rôle de pôle de l’existant, de pôle de sa négation et de pôle de sa négation de la négation vis-à-vis des autres.

 

Partant du fait qu’il y a un pôle « originel », le travail, qui existe dans chaque pôle, mais dont l’origine est le socle de l’activité et de sa complexification, au même titre que le biologique et le social qu’il unit dans le rapport du passé au futur, l’unité du processus d’humanisation « permanent », si l’on veut considérer les pôles en mouvement, faute de quoi il y a incompréhension, et vision mutilée et action mutilée dans le même mouvement, le travail comme origine ne doit-il pas être très fortement et de façon permanente sous-jacent au schéma le l’acticité tripolaire, de la pensée de ce schéma ?

 

Est-ce que cela est facile à appréhender comme totalité, sans dichotomie dans le système de pensée en mouvement, qui a tendance, dans un mode de vie et de travail dichotomisé par la mesure quantitative de la valeur, à appréhender chaque phénomène séparément ?

 

Il y a là une question à relier à celle des épistémicités et de la santé des concepts ? (voir sur ce blog l’article sur les épistémicités et l’intervention d’Yves Schwartz au séminaire doctoral de l’Institut d’ergologie de l’Université d’Aix-Marseille)

 

Cette réflexion n'engage que l'auteur de ce blog.

 

Pierre Assante, 28 juin 2012

 

Espace Tripolaire schéma

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 04:48

LUKACS2….L’aliénation n’est qu’une des formes importantes dans le processus d’oppression de l’être humain, mais elle est loin d’être la seule. Si nous protestons contre certaines absolutisations unilatérales, cela ne doit pas nous amener à concevoir l’aliénation  comme un domaine particulier et autonome de la structure sociale, et encore moins comme une éternelle condition humaine soustraite à la lutte des classes en raison de son universalité chez l’homme. Au contraire. Sans changer quoi que ce soit à notre position de fond, nous pouvons dire qu’il n’est pas de lutte des classes où  la prise de position pour ou contre les formes importantes de l’aliénation, selon la période, n’ait pas une importance directe ou indirecte, décisive ou simplement ponctuelle….

 

….Il n’y a que d’aliénations réelles (et l’aliénation comme concept général au singulier n’est qu’une abstraction scientifique LUKACS_Amenation_p337.jpgdont on peut difficilement se passer) ; de la même manière, il nous faut noter maintenant que les hommes dans la réalité sociale s’aliènent eux-mêmes et aliènent leur entourage, qu’ils combattent les aliénations pour eux-mêmes et pour les autres etc. ; et que le processus qui résulte des actes de la vie sociale et porte sur  les actes de la totalité objective de la société et sur ceux de la personnalité individuelle est la seule forme existante de ce que nous pouvons nommer théoriquement aliénation….

 

…la conviction (qui certes peut n’être qu’un sentiment, une idée) de la généricité [humaine] pour-soi [conscience], devenue pour  l’individu le contenu de sa propre vie, est l’arme la plus puissante que possède l’homme contre l’aliénation. Ce sont les luttes, avec leurs succès et leurs échecs, qui constituent le mode d’être de l’aliénation. Leur état stationnaire n’est qu’une apparence….

 

…..Le christianisme  doit donc précisément  son influence planétaire à la capacité dont il a fait preuve de trouver une réponse efficace et socialement satisfaisante à la nouvelle aliénation de l’individu privé –à son tour à l’origine d’une aliénation nouvelle…..

 

Note. Le "il" du début de la page photocopiée : il s'agit du stalinisme

 

Georges Lukács, 1971

  

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 10:14

LUKACS2

LUKACS TRAVAIL COUV.-copie-1

La dernière grande oeuvre de Georges LUKACS "Ontologie de l'être social", le travail, la reproduction, l'idéologie, l'aliénation, comporte ces pages sur aliénation et division du travail.

On peut imaginer à la lumière de la mondialisation informationnelles aujourd'hui, son organisation du travail et ses institutions, combien le phénomène d'aliénation s'est amplifié, quelles sont ses conséquences sur les comportements sociologiques, politiques de la personne et de la société en tant que résultante.

 

12 bonnes pages sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LUKACS_Alienation_1971_12%20pages.pdf

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 03:17

 

EPILOGUE (suite)

……..La compensation à la baisse tendancielle du taux de profit par l’augmentation de la production a trouvé un relais moderne dans les techniques de reproductibilité. Mais le parasitisme du profit n’a pas de frontière, et en s’emparant de ces techniques dans son optique, sa philosophie, il ajoute un élément sans borne à ses contradictions économiques, scientifiques, morales, qui minent son essence, les rapports sociaux de classe basés sur lui-même, ce profit. Le profit pas au sens moral, le profit au sens économique du capitalisme. Mais le sens moral en découle et alimente cette politique sans issue autre que la transformation du mode de production.

Est-il utile de rappeler ici encore la question de l’organisation du travail qui est au cœur de ces rapports de classe, dans la question du « que produire, comment produire ». La reproductibilité en grand, est la conséquence de la révolution scientifique et technique, informationnelle, inaugurée par le capitalisme moderne. Cette reproductibilité en grand a été accélérée par la concurrence pendant des décennies avec le « camp socialiste », quel qu’il ait pu être, dans ses acquis sociaux, dans ses horreurs, dans ce choc énorme qu’a été le siècle passé. Elle a été accélérée conjointement par les moteurs et freins internes du capitalisme.

L’organisation du travail doit à la fois bénéficier des techniques de reproductibilité les plus développées et développées indéfiniment dans le cadre d’une révolution dans la qualité d’une production utilisant sans les épuiser toutes les ressources humaines et naturelles (des biens dit matériels et des biens dits symboliques) et de l’aptitude artisanale de l’humain au travail, pour libérer ce travail, le rendre à l’activité créatrice de la personne. Cela semble totalement utopique, mais répétons le, l’imagination de nos « élites » est si pauvre qu’elle n’est capable que de projeter sa vision figée, glacée du présent, dans un monde futur. Se libérer de l’emprise de ces élites c’est un processus qui dépend des modifications quotidiennes induites par les activités humaines, par les choix quotidiens qu’elles impliquent, et par leur résultante en aller retour : les transformations économiques.

Pierre Assante, 26 Août 2007

   ********

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:22

GARO-INVIT.-copie-1.jpg 

Article publié le 25 avril 2012, republié ce jour 

       

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GARO I. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  http://www.pierreassante.fr/dossier/INVITATION_GARO_25_MAI_2012.pdf

 

Et lien de l'invitation sur PCF 13, Agenda : http://13.pcf.fr/23107

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:21

Copie de P1000280SÉMINAIRE PUBLIC DE L’INSTITUT D’ERGOLOGIE le 25 MAI

 

 9h-12h : Yves Schwartz, suite du retour sur les épistémicités.

  

14h-17h : Renato di Ruzza, Xavier Roth : « Le continuum des savoirs, et l’usage des concepts ».

 

Ce séminaire aura lieu : Université de Provence, salle 072, Avenue Schuman Aix en Provence. 

 

"L’essai de comprendre le travail nous a conduits au concept d’activité. On rappellera brièvement comment, grâce à qui, à quoi. Au moment où nous en sommes de cette élaboration, on peut se demander : quel est le statut de ce concept ?

Au cœur de l’usage de celui-ci s’est logé progressivement le concept de norme (« normes antécédentes », « débats de normes », « renormalisation »). Ce concept de norme, charnière entre le psychique et le social, ne fait-il pas de l’activité le concept anthropologique majeur ?

Si c’était le cas, quelle place resterait-il à la «  subjectivité » ? Si d’aventure, on devait s’en passer, comment penser avec ce concept charnière les dimensions qu’on attribue légitimement à la subjectivité, sédimentation d’un passé personnel et disponibilité toujours maintenue à l’histoire."    

 

Yves Schwartz

 

TRAVAIL, ACTIVITÉ, SUBJECTIVITÉ : LE CONCEPT CHARNIÈRE DE NORME

 

 C'est  le thème de l'intervention d'Yves Schwartz au Séminaire public de vendredi prochain, le 25 mai 2012.

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:08

Copie de 20100825 003

JAURES

 Après les moments, il nous faut atteindre  LE MOMENT, où la lutte pour la vie de l’individu et de son espèce humaine, entre dans des conditions nécessaires à ce que, individu et espèce dépassent la contradiction mutuelle de leur survie mutuelle, dans l’activité humaine et son infinie diversité en développement complexe, au même titre que la coopération biologique d'une espèce dans sa concurrence-solidarité interne.

 

Le communisme qu’es aquò ? Le communisme c'est ces moments, et,  CE MOMENT. Ce moment et sa recherche ne peuvent être étrangers à nos démarches politiques quand elles posent le problème d'une transformation sociale devenue incontournable de par la crise qui d'économique pose des questions de civilisation.

 

Ce qui est une chose autrement plus complexe dans une construction sociale que dans une évolution biologique car inteviennent nécessités et choix.

 

Ces conditions nécessaires « découlent » du développement de l’individu dans l’espèce Angela Daviset de l’espèce en000 1494 tant que développement de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Le développement de l’individu dans l’espèce n’est donc pas le développement de l’individualisme, bien qu’il passe par un développement de l’individualisme qui à un moment entre (devient) en contradiction telle avec celui de l’espèce, qu’il doit être dépassé pour permettre la poursuite du développement de l’espèce.

 

Pour cela « il faut » que le développement des besoins biologiques ne les nie pas mais les dépasse et que le développement des capacités cognitives issues du processus du travail pour satisfaire les besoins biologiques, en tant que transformation de la nature pour produire et satisfaire les besoins humains, développent leur propre besoin de dépassement.

 

Mais le communisme est un processus-continuité comme toute naissance qui plonge ses racines dans les causalités antécédentes et pour l’humain dans la conscience qui est tributaire de ces causalités antécédentes, et ne peut s’en émanciper que relativement et que par des successions-continuité des transformations des causalités présentes.

 

Et le tout dans un temps général et un temps particulier de chaque acte à accomplir, de chaque obstacle à  passer, de chaque sentiment à satisfaire.

 

Dans LE MOMENT, entre (du verbe entrer) ce qui, à origine de l'espèce humaine et de son développement biologique et social en osmose, constitue la fusion maternelle qui conserve (et est contenu) dans la séparation biologique et sociale, la même autonomie d'existence, d'expression et de sentiment de besoin et de satisfaction de besoin, nourriciel-créatif.

 

LE MOMENT n'est pas le but en soi, mais le moyen supérieur du développement, du processus de la conscience de la nature sur elle-même qui contient tous les mouvements (du temps) énigmatiques de notre énigme actuelle, dans notre moment historique, avec sans doute pourtant tout ce que l'on pourrait imaginer, concevoir et percevoir de l'origine et de la fin en tant qu'éléments de "la qualité et du type du cosmos accessible à nos sens et avec notre technique", alors que ni son essence ni son apparence ne nous sont accessible.

 

Pierre Assante, 18 mai 2012

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:02

La gauche doit renouer avec l’idée de progrès

Par Amar Bellal

Fig.4Les sciences, les techniques et le progrès reviennent en force à gauche par le biais notamment des questions environnementales, de l'écologie, de l'agriculture, de l'énergie... Il nous semble donc urgent de nous réapproprier les termes du débat et de rappeler quelques idées.

La notion de progrès présente deux grands aspects : le premier appartient au champ des idées, de la politique, des valeurs (abolir l'esclavage, le travail des enfants ; éradiquer le racisme ; réduire le temps de travail, penser une sécurité sociale...) et le deuxième a une dimension scientifique et Contraintes etc...technique avec la formidable révolution industrielle survenue au 19e siècle suivie par d'autres révolutions (chimie, informatique, mécanique, physique, biochimie...). La crédibilité du projet de la gauche est conditionnée par l'alliance entre une volonté politique sur la base de ses valeurs et la « faisabilité technique » de son projet.

 

L'ambition politique sans le progrès technique : c'est être condamné à partager la pénurie.

Au Moyen Âge, l'espérance de vie ne dépassait guère les 40 ans, la mortalité infantile était très élevée, et les populations étaient à la merci de la moindre  épidémie, et ce du fait d'une médecine rudimentaire. Même une politique progressiste conduite par un monarque « éclairé », si il avait une seule fois existé dans l'histoire, n'aurait pu corriger cette réalité que de façon marginale. Plus proche de nous, l'Inde jusqu'à une période récente connaissait des famines qui décimaient des millions de personnes. La « révolution verte », avec certes des contradictions, a permis d'arrêter ce cycle infernal en introduisant des techniques modernes agricoles . Le levier de la technique au sens large (application de la science) est ici déterminant : la volonté politique seule aurait été vaine.

 

Le progrès technique sans l’ambition politique : c’est la situation que nous vivons.

Le progrès est alors surtout synonyme de nouvelles opportunités pour le capitalisme de faire des profits, sans répondre aux besoins sociaux ou aux nouveaux défis environnementaux. Les gains de productivité dus aux révolutions des biotechnologies et de l'informatique ne servent pas vraiment à diminuer le temps de travail, mais plutôt à augmenter les marges de profits à salaire et temps de travail constant ou bien à des applications militaires :la chimie et la biologie pour faire des armes chimiques et bactériologiques, le nucléaire pour propulser des navires de guerre et fabriquer des ....

 

.....Suite sur ce lien : http://storage.canalblog.com/82/90/157203/75688498.doc

 

Voir aussi :

IL FAUT SORTIR DES MATHEMATIQUES- Amar BELLAL-

Contribution (presque) sérieuse :

http://storage.canalblog.com/03/40/157203/76179145.doc

 

Illustration : schéma extrait d'un l'essai de l'auteur de ce blob "Division sexiste du travail", "Le sens de l'échange".

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:44

L’ANTICAPITALISME ROMANTIQUE et LES AVANCEES POLITIQUES

 D’AUJOURD’HUI,

si longtemps attendues, leurs limites, leurs possibilités et les dangers à écarter.

 

MARX PORTRAITLa présidentielle a été l’occasion d’une renaissance d’un espoir qui avait viré au noir.

Ce n’était pas de l’indifférence, ni de la résignation. C’était un vieillissement hennissant la mort ou une vie au ralenti dans un monde affolé de rapidité désordonnée, cohérence de la maladie PROFIT.

 

Cette renaissance de l’espoir c’est aussi celle de la téléologie, de la visée transformatrice « prédestinée », de la transformation oubliant plus ou moins la causalité, le processus dans laquelle la transformation peut se poursuivre et rejoindre des objectifs correspondant à l’espoir.

 

Donner un contenu à l’espoir ce n’est pas seulement une visée, c’est un contenu s’appropriant toutes les données de cette « réalité concrète » qui n’est pas seulement la matière saisissable par nos perceptions et nos sens et notre raison. C’est toute la matière qui nous fait, en et hors de nous, percevoir et être de cet ensemble cosmique.

 

La renaissance de l’espoir garde encore un contenu religieux, une religiosité étroite, qui fait le succès populaire de l’appel du Front de Gauche et de son candidat à la présidentielle, appel anticapitaliste romantique, auquel il faudra adjoindre un processus approfondi mais toujours populaire du contenu de l’anticapitalisme devenu construction sociale commune. Construction commune dans laquelle l’aspiration à construire le pont s’adjoint le savoir et la technique nécessaires pour le construire.  Complémentarité-unité de ce qu’Ernst Bloch désigne par « courant chaud et courant froid » du marxisme dans son « experimentum mundi » (expérience du monde) et que Georg Lukács rappelle en soulignant la différence-unité entre causalité et téléologie dans son « ontologie de l’être social », et l’économie non séparée ni assimilée à toute activité, mais en dernière instance.

 

Il est clair que le publiciste n’a plus à chasser le consommateur, ce dernier est fait prisonnier depuis longtemps. Mais la crise aidant, l’idée que la consommation est totalement tributaire de la production et du producteur qu’est le travailleur salarié qui produit de la valeur, cette idée qui avance peut aider à échapper au publiciste, publiciste de marché, de pouvoir, idéologue du capital,

 

Il est clair aussi que les progrès du Front de Gauche qui est une constellation belle mais dont les éléments utiles et divers  peuvent entrer en contradictions menaçantes, ces progrès ont été réalisés depuis que ces composantes se sont unies sur la question du travail, de l’activité humaine, de sa division, de sa précarité et son morcellement infini et la déqualification qui va avec pour la masse des travailleurs, alors que l’appareil productif et ce qu’il contient de culture n’ont jamais été aussi avancés en technique et en humanité, ensemble. Antagonisme auquel le FdG doit répondre, en osmose avec le processus social, c'est-à-dire l’humanité. Pour une étude théorique et pratique du travail, se référer à "Expérience et connaissance du travail", d'Yves Schwartz.

 

Les législatives peuvent, doivent être un moment du renforcement du contenu actif de ce mouvement anticapitaliste encore romantique en masse.

 

La question de « l’idéologie » est  chassée au canon et à la bombe comme à l’arme cachée,  par les gentils idéologues du capitalisme, qui renversent et mettent la réalité sur la tête en attribuant l’idéologie en général au méchant mouvement ouvrier pour camoufler la seule, la vraie, la leur.

 

C’est cette question de l’idéologie que pose Isabelle GARO dans son « L’idéologie ou la pensée embarquée ». Ceci n’est pas un compte rendu de cet ouvrage oh ! combien nécessaire comme l’est tout ouvrage et réflexion philosophique de fond dans les périodes de grandes  transformations et de leurs recherches d’ issues.

 

Précisant que si ceci n’est pas un compte rendu, donc pas à considérer comme un reflet de la pensée d’Isabelle, c’est toutefois une réflexion libre inspirée par son travail essentiel.

 

Pierre Assante, Vendredi 11 mai 2012

 

Sur ces questions d'aujourd'hui je posais en 2008 des questions similaires hier.

Je vous en donne copie :

 

MARX GOTHAContribution, Le 26 octobre 2008

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

 

Les transformations psychologique, politique, économique, sont des processus qui vont de pair, globalement, dans le processus de l’humanité et des entités qui la composent.

La démocratie, le socialisme, le communisme reposent sur un effort de compréhension scientifique qui ne se résigne pas aux énigmes, même si elles existent pour l’homme et font partie de sa compréhension.

Même si les superstitions religieuses ne sont plus celles du passé, elles existent encore et les superstitions « laïques » y ont souvent succédé. Il n’est qu’à voir la superstition de masse qui accompagne les jeux d’argent de masse.

L’espérance ce n’est pas la foi superstitieuse, ni la foi tout court. Et la régression du christianisme par rapport à d’autres religions est significative d’un certain recul de la rationalité dans la société et en son sein propre, contradictoirement à mon affirmation précédente. Il y a dans le christianisme une contradiction fertile. A la fois il tend à nier les processus « physiques », « matériels » avec les « miracles » (marcher sur l’eau, ressusciter les cadavres, qui sont aussi en un sens une manifestation exaspérée de l’espérance), mais aussi, il reconnaît ces processus en tant qu’éléments « physiques » de la vie : le rite principal du christianisme original, qui a donné naissance à la communion, est le partage concret, réel, du repas, le pain et le vin.

Cette croyance au miracle ET la reconnaissance des processus matériels est une contradiction fertile dans une société clanique et patriarcale qui sort des limbes d’une inconscience ou d’une conscience qui s’exprime par des mythes. Ce n’est pas le cas dans une société qui doit organiser scientifiquement sa croissance, se gérer mondialement. L’empirisme n’est qu’une étape dans la maîtrise d’un devenir, nécessaire mais insuffisante. L’empirisme lui-même, s’il se manifeste par saccades rapides est pourtant le fruit d’une longue accumulation historique qui se manifeste d’ailleurs aussi dans les religions, sinon dans leurs superstitions mais dans leur cause et effet de structuration sociale.

Cette séparation, cette dichotomie esprit/corps est une contradiction qu’il faut dépasser pour accéder à un nouveau progrès social. Ce n’est pas qu’une question théorique. Elle se manifeste dans nos comportements, des plus « élémentaires et quotidiens » à ceux qui construisent les concepts les plus complexes dans tous les domaines (social, techniques, philosophique, scientifique). C’est une dichotomie qui nous conduit aussi à séparer les domaines d’action des domaines de recherche et en conséquence d’opposer à une synthèse réelle une erreur composée.

C’est une dichotomie qui « reflète » cette réalité massive de la mondialisation informationnelle de la production : le développement massif de l’échange et du monde des marchandises qui détermine les rapports entre les hommes, et les rapports entre les hommes sont les rapports massifs entre les choses. C’est le langage intelligible que nous parlons dont nous ne pouvons nous libérer que par le « processus matériel global de la société humaine », sur lequel nous pouvons agir mais pas avec le langage du miracle qui reste massivement le nôtre. Ne pas voir cette unité entre cette dichotomie dans la pensée et la réalité économique de notre monde c’est justement un aller-retour de cette dichotomie sur elle-même et par la même occasion, c’est rester dans des conditions d’impuissance pour changer et changer le monde en ce qu’il a besoin de changer pour survivre et se développer.

Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

On dit souvent que la réalité est plus pédagogique que tous les discours, c’est vrai et pourtant les discours font partie de la réalité et surtout ils avancent le progrès des savoirs parce qu’ils en font partie organiquement.

Les « évènements financiers » ont plus fait pour un certain « retour à Marx » que tout ce qui a pu être dit dans les réunions politiques et syndicales. Et pourtant la relation entre le discours passé et l’évènement fait que la conscience sur l’évènement ne part pas de zéro, cas absurde dans lequel il ne se passerait rien.

La crise boursière ne veut pas dire que l’échange monétaire conçu par le capitalisme est impossible ou stérile, la réalité a démontré le contraire. Elle montre les contradictions entre ce mode de production et d’échange et le stade qu’il a atteint. D’ailleurs, dans une certaine mesure, il tend à se réguler, mais il se régule relativement (et ces régulations sont précaires et aléatoires) lorsqu’il crée les prémices d’un autre mode d’échange et de production. Si l’on observe bien les évènements économico-politico-financiers, dans leur ensemble et en détail, on ne peut que constater ces prémices PAR les erreurs et les échecs du forcing des classes dominantes et de leurs équipes dirigeantes.

La richesse ou la pauvreté touchant les personnes et les classes, ce n’est pas une vision morale coupée de la science des réalités du développement « matériel » (donc aussi économique) de la société qui peuvent les résoudre. Et ces sciences sont un acquis social en développement et non une science infuse issue à partir de zéro de notre cerveau, d’un corps-soi isolé et imaginaire.

L’individualisme est lié au rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, et l’activité être libéré du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment du son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition e ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante
26 octobre 2008

http://alternativeforge.net/spip.php?article1754

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:09

Article mis en ligne la première fois le 5 mai 2012

 

20mai10 037« De Guy Hermier... au Front de Gauche », au sujet de l’article dans « Le Monde Diplomatique »  « Que peuvent les classes moyennes, entre soumission et rébellion »

 

Quand je lis dans « Le Monde Diplomatique » le titre et l’article « Que peuvent les classes moyennes, entre soumission et rébellion », je me dis qu’il y a une dizaine d’années, je n’étais pas en retard dans mes analyses et écrits…observation pour « me rassurer » sur le futur….

 

Je pourrais ajouter une brève réflexion « De Guy Hermier... au Front de Gauche » :

 

J’ai été dès le début dans « FuturS » et j’ai fréquenté assidument les réunions avec Guy, à l’Ilot Thiars, La Rue Sainte ou la Mairie du 8° secteur. Les difficultés du PCF, dont il n’est pas pour moi question de renvoyer la responsabilité « aux autres », sont quand même héritées des propres succès du mouvement ouvrier et de l’agression-silence (les deux à la fois) que ce mouvement ouvrier a subies dans la réorganisation du travail dans le monde et ses conséquences sur les conditions de vie et de penser des salariés et de la population, à travers les institutions nationales et internationales du capitalisme.

 

L’oscillation a eu lieu, dans l’essai de réponse à l’isolement, soit dans un repliement sur l’identité ouvrière nécessaire, soit dans une dissolution dans le mouvement d’opposition-protestation au libéralisme. Pour Guy Hermier, du moins je le pense moi-même, il ne s’agissait de se figer ni sur l’une ni sur l’autre mais de faire vivre identité en mouvement et rassemblement en rapport dialectique, en osmose.

 

Le Front de gauche aujourd’hui devra se poser rapidement ces questions pour ne pas se dissoudre par la fusion mortelle de ses composantes dans un mouvement montant puis descendant faute d’une réponse scientifique forte dissoute dans un romantisme antilibéral, un conformisme anticonformiste, impulsés par la manipulation dominante (excuses pour ces formules raccourcies).

 

Il est question aujourd’hui, de façon urgente de faire coïncider colère et protestation avec conscience des mesures rationnelles nécessaires pour transformer une société en voie de dépassement de ses contradictions, mais encore en mouvement incontrôlé par elle-même dans sa masse, FN et droitisation autoritaire généralisée en donnant la preuve par la négative.

 

De la chute du « socialisme réel » au mouvement de 1995, 15 ans. Du mouvement de 1995 au vote « non au TCE » de 2005, 10 ans. Du vote « non au TCE » au Front de Gauche confirmé, 7 ans. Les « choses » s’accélèrent. De quel côté vont-elles s’affirmer ?

 

Pour ma part, sans renoncer à l’aspect mobilisateur de l’anti libéralisme romantique, qui a fait une partie de la parole de Mélenchon et du succès du FdG de mai 2012, j’insiste sur les mesures de la COMECO (Commission économique nationale du PCF)  pour la suite des évènements, mesures non pas appliquées en dogme, mais dans le mouvement de la société en France, en Europe et dans le monde, reliées à tous les mouvements en rapport dialectique que l’on isole arbitrairement, droits nouveaux du travail, institutions rénovées et en mouvement, écologie, abolition des formes nouvelles du patriarcat ….visée d’une poursuite de la civilisation, civilisation aujourd’hui malade de l’échange capitaliste « Argent-marchandise-Argent plus », qu’il faut dépasser, sans doute progressivement, mais sans attendre. Les prémices de ces transformations existantes dans la société dès à présent et dès la Libération du nazisme, étant à observer pour les poursuivre et les généraliser dans la société mondialisée et informationnalisée, antichambre possible d’une mise en commun généralisée des forces productives, de l’activité humaine dans des infinies diversités, individuelles et collectives, en tant de processus de conscientisation de la nature sur elle-même.

 

Pierre Assante, le 5 mai 2012

 

P.S. J’ai été secrétaire de section du PCF 10 ans et membre du bureau de ville de Marseille du PCF, militant et responsable de la CGT, puis du BN de la FSU, militant et responsable associatif et culturel…

Je tire ces réflexions relativement justes ou fausses de ces expériences de vies militantes, de terrain comme de recherche théorique, comme de celles de la famille, de la ville, du quartier etc…

J’essaie d’en tirer des enseignements utiles à l’action à venir. J’en fais part pour avis.

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:54

  Article rédigé et diffuse le 1° avril 2009

et mis en ligne une premiere fois sur ce blog le 26 décembre 2010

   

l'activité en dialogues 0001Sur « L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement"

Sous la direction d’Yves Schwartz et Louis Durrive

avec Nathalie Clar ; Eliza Echternacht ; Stéphanie Mailliot ; Nicole Mencacci ; Muriel Prévot-Carpentier ; Bernadette Venner ; Mariana Verissimo, ainsi que Louis Durrive ; Xavier Roth et Yves Schwartz.

Octarès Editions, 24, rue Nazareth 31000 Toulouse, France Tel : 05 61 25 78 45 –

email : info@octares.com

 

I

Plus qu’un compte rendu, ceci est un commentaire personnel à partir des concepts développés dans cet ouvrage essentiel et attendu. Pour être très bref, je commence par la fin (comme « preuve, démonstration » de la suite) et je « concentre », ce qui risque de rendre cette parole difficile…...

 

Plus la dictature de la mesure de quantité de valeur marchande se rigidifie, et se dissout dans le même temps, envahit toutes les normes, comme un gaz qui se répand avec des effets bien tangibles et bien au-delà du « travail stricto sensu », plus la mesure quantitative des besoins d’échange, de besoin tout court devient fantôme *.

Devient fantôme mais hante bien les consciences, et les corps, le corps-soi, aussi en tant que besoin de transformation sociale, de besoin de vie tout court.

Les valeurs sans mesures, mesurables « dans une autre qualité », sont ainsi la présence de la mesure quantitative des besoins dans la mesure quantitative de la valeur (exemple : tant d’habitation pour tel lieu, tant de nourriture, tant d’heures de formation sur tel champ d’un ensemble, d’une entité dans ses frontières poreuses, tant de temps pour flâner -comme dit W.Benjamin, flâner dans le travail, l’activité, flâner avec « concentration ! »-, tant d’acquis proche et lointain hérité, transformé et développé dans l’activité nouvelle, le tout dans son unité, sans dichotomie esprit-corps, tangible-symbolique).

 

Cette mesure des besoins (allant jusqu’à la distribution directe aux populations, sans monnaie) c’est bien ce qui a marqué et marque tout moment, toutes prémices de transformation progressiste des régimes politiques, sans pour cela reconstituer un quelconque « communisme primitif », mais au contraire en s’appuyant sur le progrès des moyens humains et « matériels » de production.

 

Ainsi le politique le plus réduit soit-il, devient et reste le lieu d’expression des valeurs sans mesure, le servant et le dé-servant en même temps jusqu’à ce que la vie exprime par elle-même, c'est-à-dire aussi par la volonté humaine, et les prémices d’une société qualitativement nouvelle et sa construction complexe.

Le politique, c'est-à-dire, l’expression consciente d’un processus inconscient, dont l’ergo-engagement est une pointe avancée.

 

La négation A-M-A’ (circulation élargie Argent-Marchandise-Argent’) n’est pas réductible à un retour à l’échange marchand primitif, mais fait appel aux résidus de la cité primitive et de l’artisanat, les développant dans la forme achevée d’un mode de production non marchand (manifeste sur l’ergo engagement), communiste. C’est pourtant ce type de contestation (négation simple de A-M-A’), reflet aller-retour de la production « réelle », qui domine la phase actuelle, et par conséquent aussi dans le débat politique, syndical et même ergologique,  et la « reconstruction de la gauche » passe par la négation de cette négation de même que l’ergo-engagement est lié et dépend à double sens de l’évolution politique dans ses moindres détails.

 

« L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement, d’Yves Schwartz" sont une « plongée » qui me passionne autant pour son utilité que comme un  magnifique voyage où s’avancer lentement et avec prudence pour reconnaître le terrain à chaque pas, et s’enfoncer avec détermination le plus avant possible de ce « retour à la conscience d’acte collectif » qu’ils constituent.

 

 

II

Trois réflexions pour avancer. Et une quatrième en forme de plainte.

Réflexions sur le travail et les recherches ergologiques

 

1 Dissymétrie

 

Depuis l’intuition fulgurante de Pasteur, qui la voit dans son expérimentation sur le vivant et la cristallographie, nous savons que la dissymétrie est le fondement de la vie. Nous pouvons ajouter par extension de la généralisation de généralisation (concept de Vygotski) que la dissymétrie est l’essence du mouvement. Héraclite, Hegel,  Marx, Engels, Gramsci, H.Lefebvre, E.Bloch, W.Benjamin… et tant d’autres dans cette « classification » (etc.) l’ont les uns entre-aperçu, les autres, exposé. Lucien Sève a rapproché cette notion de dissymétrie de la notion de contradiction.

L’on sait depuis, mais c’est un savoir qui reste exposé de façon structuraliste dans la biologie ou la linguistique, que le mouvement qui tend à rapprocher la dissymétrie de la symétrie, c'est-à-dire de l’équilibre, aboutit à des mouvements plus fins, plus « ténus », et en multiple le nombre, renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie. En génétique par exemple, plus les « mélanges ethniques » sont rapides et nombreux, plus la diversité génétique s’accroît, plus l’uniformisation apparente s’accompagne de diversification profonde. Il en est de même pour les langues.

En économie, le dépassement de la  suraccumulation, du mode de production,  entraînerait la diversification et la multiplication du mouvement d’échange-production (voir le schéma du manifeste de 2005 dans « La Somme et le Reste de Janvier 2006 **), et en prémisses commence à le faire dans un accouchement douloureux et dangereux.

 

2 Techniques

 

La rapidité des échanges, le renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie est bien sûr indissoluble des techniques qui le rendent possible, en rapport dialectique entre technique et mode de production.

Je n’entre pas dans les détails de ce mouvement, mais par exemple les capacités de transport « matériels » et « virtuels », rapidité et quantité de mouvements,  mis en relation avec le contact et la diversification, sont des plus visibles. Ce savoir intuitif, spéculatif, empirique, demande mesures et appareils de mesure, mais semble pourtant évident.

Cette accélération n’est pas liée qu’aux techniques de « transport », mais à toutes les techniques et à leur synergie entre elle et dans l’espace tripolaire et ses dissymétries.

 

3 Compétences et ingrédients

 

Les compétences et les ingrédients de compétences, vues non comme un sujet réifié, chosifié, sont des mouvements dans le mouvement, des objets extraits, abstrait d’une réalité de l’activité pour l’observer et la comprendre. Le dissymétrique de l’ingrédient, c’est la contradiction nécessaire au mouvement, son opposition négative qui est le mal dans la religion ou la morale de classe dominante et leur vision chosifiée positive ou négative.

Dans la description actuelle des effets du capitalisme, il y a ces « constatations » qui sont incapable de voir en quoi un ingrédient « négatif » est un ingrédient à dépasser pour construire une nouvelle dissymétrie qui assure la vie humaine par la perpétuation de son mouvement

Une excellente démonstration faite par un théologien du V° siècle, peu avant la chute l’Empire Romain, (Saint) Salvien de Marseille, détaille les ingrédients négatifs de l’activité humaine de son temps qui mettent en contradiction les prélèvements sur le travail et ses conséquences sur le travail, et par lien, sur la société et son blocage (livre V de « De Gubernatione Dei »). Ce fut aussi le travail d’un Bourdieu. Lorsqu’on lit l’exposé de ces contradictions chez Salvien, on ne peut s’empêcher de voir la progression de l’exposé d’Yves Schwartz (« L’activité en Dialogues I et II », « Le paradigme ergologique ») sur les ingrédients et la plongée de plus en plus en profondeur de l’analyse de la réalité que cela entraîne avec une diversification de vue à chaque entrée en profondeur de chaque élément de compétence. Il y a une différence dans l’essence de l’exposé Schwartzien : c’est une vision non seulement pour décrire mais pour transformer, un savoir concret, dissymétrique et contradiction de l’exposé spéculatif « pur ».

 

4 Savoir

 

Savoir est douleur et solitude. Inquiétude pour soi et les autres (concept d’Ernst Bloch « Experimentum mundi », ou d’Henri Lefebvre, « Métaphilosophie »). Souffrance qu’on abandonnerait bien au profit d’un abandon de soi pour les autres. Simone Weil, Walter Benjamin l’on expérimenté pour eux. Tant d’autres aussi moins dramatiquement, heureusement. Le résultat n’est qu’interrogation. Beau résultat quand même pour les autres qui dévoile le futur, resitue les horizons personnels dans un horizon universel, qui affirme l’humanité (aux deux sens du mot) comme conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

La dissymétrie du capitalisme c’est d’une part la mesure quantitative de la valeur d’échange et la mesure quantitative « fantôme » des besoins particulier et globaux (l’un dans l’autre) de l’individu dans l’espèce et la société. Le dépassement, c’est une mesure qualitativement nouvelle des échanges, qui induit une mesure quantitative qualitativement nouvelle, entéléchie sociale en mouvement dont le communisme développé n’est qu’un équilibre-déséquilibre nouveau.

 

Pierre Assante, 01.04.09

 

* L'essai sur "La métamorphose du travail 4" sur un site italien, Emigrazionenotizie 

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

** Revue lefebvrienne « La Somme et le Reste ».

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:28

LUKACS2…Après avoir examiné les mouvements actifs de la société, du point de vue subjectif comme objectif, il s’agit maintenant pour nous de voir de quelle manière le mouvement social dans sa totalité objective se relie réellement aux fondements ontologiques objectifs des aliénations. Il est aisé de saisir le cœur de cette relation dans sa généralité. Puisque, ainsi que nous avons pu le voir à diverses reprises, l’évolution objective de l’être social ne se borne pas à produire du nouveau, qualitativement comme quantitativement, mais des formes et des contenus objectivement plus évolués de la vie sociale, on comprend aisément que toute nouvelle aliénation est un produit de ces progrès de l’évolution objective. Ce trait fondamental pour définir la nature de l’aliénation nous met face une fois de plus aux particularités bien connues de l’être social. Au plan immédiat, ce qui est ici le plus frappant est l’inégalité de développement. Qu’elle ne puisse s’imposer qu’à travers la création permanente de 14mai10 003 formes d’aliénations toujours nouvelles est certainement une manifestation classique de l’inégalité, en tant que caractéristique des progrès de développement. Mais ici aussi, il est nécessaire de pénétrer un peu sous la surface pour saisir ce phénomène dans son essence véritable. C’est en effet ici qu’apparaît tout à fait distinctement que l’évolution sociale, quoique chacun des actes réel qui la constituent, la déclenchent, la maintiennent en mouvement ou l’immobilisent, soit une position téléologique, ne peut, en tant que processus social, comporter aucun moment téléologique, et reste par conséquent purement causale. C’est précisément pour cette raison que les mouvements progressistes, nécessairement produits du point de vue de l’être social dans son ensemble, objectivement liés entre eux, ne doivent pas seulement présenter dans leur succession des inégalités dans leurs fondements, mais être intrinsèquement, dans leur être même, objectivement comme subjectivement de nature contradictoire….

 

Georges LUKACS, « Ontologie de l’être social » (Editions delga, 2012) qui a achevé la rédaction du dernier chapitre, celui de l’aliénation, fin du printemps 1968, comme il le fait savoir dans une lettre 25 mai  1968 à Cesare Cases.

 

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