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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:26

la maîtrise de l’analyse dialectiqueescalier contesse 2juin10 002

d’un remue ménage du coeur jamais contourné

c’est le guide de mon amour

la bouée de mes défaillances

 

 

 

  

mes parents je suis votre œuvre

et pourtant vous faites partie d’un tout

où vous m’appartenez aussi

 

c’est la raison de mon amour

et de l’immensité de votre existence

 

ma fidélité en ce que je tiens pour décisif

est le fruit d’une évolution parallèle

dans un milieu incessamment renouvelé :

la forme supérieure d’organisation de la matière 14mai10 003

 

 pendant près de dix-mille jours

déjà

j’ai fait mon éternité

 

j’appellerai les heures sans cesse

car je sais qu’elle n’est pas

à la mesure de mes forces

 

d’elles je dois tirer le maximum

 

le plus longtemps possible

 

mais quoi que je fasse

quelque soit l’élan que je donne

à mes muscles à mon cerveau

 

mon corps restera malgré tout Action Poétique N°23 couv.

cette mécanique frêle

du jour de ma naissance

 

 

au moment où j’écris ces lignes

les passages des courants cérébraux

et l’alchimie qui en est l’origine

façonnent ce que l’on croira demain

être toujours moi

 

mon soleil docile chaque jour

s’étiole sur la pente courbe

la pluie c’est une danse saisonnière

une manifestation à peine osée

 

l’heure c’est la trame incomplète

le vol c’est celui du tissu

l’oiseau c’est l’armoire immobile 20100916

l’habit c’est le travail du départ

les doigts sur le métal et la terre

 

le corps nu c’est l’espace et le vent

c’est l’arrêt dans l’herbe touffue

 

moi qui prends deux doigts d’habitude

je fais une issue dans le téléviseur

la circulation dans ses conducteurs

a subi des détournements

 

lever la tête vers la brillance

c’est le chant de ce doute-là

quand l’ordinateur devient un poids stratégique

je me souviens du poids des hommes

 

lorsqu’on pourra suivre mes liaisons internes

avec un signal-tracer C.C.1980

ce ne sera plus le temps de l’inquiétude

ni celui de l’exploitation

 

une femme m’a pris et gardé

et l’avance usée des matins

la souffLance des jours heureux

est à nous vivante et désarmée

 

le reflet que la mouvance donne

pour moi aussi elle l’a serré

dans l’étalement de villes

elle a brodé son survol

 

elle en fera sur les murs mêlés

ce que font sur le roc mes paroles

une sorte de trace éperdue

mais que je sais inépuisable SCHWARTZ 1988

 

à l’instant des feuilles tombées

me donnant avec ses mains

à boire leur douceur ridée

captera l’haleine dénudée

le sang électrique de mes yeux

qui coule à travers mes nerfs

 

j’entamerai la dernière inhibition

sans chercher le nom des galaxies

les alpha et autres parures des constellations

c’aura été bien pour la vie

 

la faction que mes lèvres prendront

donnera le signal du cycle biologique

mais l’important sera dans l’écho

du communisme en marche vers l’infini Fig.4

 

ses cheveux et ses mots maintenant à moi

et le pas scandé de l’enlacement

la germination que j’ai provoquée

c’est ce qui comptera avant tout

 

ainsi en est aussi de la jouissance

qu’elle me donne de l’influence

que je tiens sur l’atome

et l’utilisation de sa fission

 

mon éternité n’est pas seulement

inscrite au graphique des jours

elle est derrière moi et devant moi

avant la naissance et après la mort anti légendes

 

cet infini dans tous les sens

les quatre dimensions l’ont fait mien

la place verte un instant apparue

c’est la mienne qui ne connaîtra jamais de regret

 

 

la maîtrise de l’analyse dialectique

d’un remue ménage du coeur jamais contourné

c’est le guide de mon amour

la bouée de mes défaillances

 

  

Pierre Assante, 1969,

"anti-legendes", poemes roneotes 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 07:20

Emily-Dickinson.jpg

 

Renunciation ― is a piercing Virtue ―

 

The letting go

A Presence ― for an Expectation ―

Not now

The putting out of Eyes ―

Just Sunrise

Lest Day ―

Day’s Great Progenitor ―

Outvie

Renunciation ― is the Choosing

Againt itself

Itself to justify

Unto itself ―

When larger function ―

Make that appear

Smaller ― that Covered Vision ― Here ―

 

*

 

Who Giants know, with lesser Men

 

Are incomplete, and shy

For Greatness, that is ill at ease

In minor Company ―

 

A Smaller, could not be perturbed ―

The Summer Gnat displays

Unconscious that his single Fleet

Do not comprise the skies ―

 

Lo Renonçament ― es Vertut ponhènta

 

Es laissar

Una Presència ― pèr una Esperança

Mai tard ―

Se crebar leis Ueilhs

Tre l’Auba ―

Per Paura que lo Jorn ―

Vengue mai grand

Que lo Jorn dau Congreatoràs

Lo Renonçament ― es Choisir

Contra se ―

Per se justificar

Davant se ―

Quora una fonccion mai larga ―

Farà aparèisser ―

Pichonet ― Lo Vejaire Velat ― qu’es Nòstre ―

 

*

 

Quau conèis lei Gigants, ambe seis inferiors

 

Se sente crèntos, e pas acabat ―

Estent que la Grandesa, es pas a son aise

Dins mens auta Societat ―

 

Un mai Pichon, sariá pas trebolat ―

Lo Mosquilhon fa lo bèu ―

Inconscient que sa Flòta d’un solet batèu

A pas lo Cèu dedins ―

 

*

 

The Heart has narrow Banks

 

It measures like the Sea

In mighty ― unremitting Bass

And Blue monotony

 

Till Hurricane bisect

And as itself discerns

It’s insufficient Area

The Heart convulsive learns

 

That Calm is but a Wall

Of Unattempted Gauze

An instant’s Push demolishes

A Questioning ― dissolves

 

*

 

The Mind lives on the Heart

Like any Parasite

If that is full of Meat

The Mind is fat

 

But if the Heart omit ―

Emaciate the Wit

The Aliment of it

So absolute

 

*

 

Lo Còr a de Ribas estrechas

 

E li prend lei mesuras coma la Mar

D’una Grandassa ― Rumor sensa fin

E Monotonìa Blava

 

Mai la Freboniá lo trenca

Alors vesènt

Que li manca la Susfàcia necite

Lo Còr convulsiu aprene

 

Apren que lo Calme es un Bari defensiu

de Tule inviolat

Qu’una quichada subita aroina

Qu’un moment questionaire ― delega

 

*

 

Dau Còr l’Eime se nutrisse

Coma tot Parasite ―

Se lo Còr es ric

L’Eime crèise ―

 

Mai se lo Còr falhisse

L’Eime se descarna ―

Emai se lo Manjat

es absolut



Emily Dickinson

 

(Poèmes, traduction de Pierre Assante, publiés dans l'Almanach des Amis de Mesclum-La Marseillaise)





"J'ai toujours déjà su qu'un cordonnier bohémien

 s'approchait davantage du sens de la vie

qu'un penseur néo-allemand"

Karl Kraus

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 20:53

Rêvons !.......

 

Rêvons !........

Dans le rêve éveillé se dessinent des repères.

Pour peu que les sciences les plus avancées hantent ce sommeil.

 

 

aragon-les-poetes.jpgLa pensée est une propriété de la nature, la conscience de la nature sur elle-même.

 

Conscience dont les limites sont celles des observations, en quantité, en qualité, que peut faire une parcelle collective de nature.

 

Nous avons la démonstration permanente, par notre propre activité au sein de l’humanité, de cette propriété. Mais nous n’avons aucune preuve tangible des possibilités d’élargissement de cette conscience au-delà des limites étroites fixées par nos conditions de survie, et de reproduction générale.

 

Cependant la part du processus passé dont notre conscience prend connaissance par l’ensemble des sciences en mettant en commun leurs champs, nous fait entrevoir une poursuite du processus de conscientisation qui à la fois développe et l’uniformisation et la diversification compacte.

 

Cette diversification compacte pourrait être une unification. Il est difficile, partant des expériences humaines au quotidien, d’imaginer une telle unification qui en fait serait, paradoxalement ET un élargissement ET une concentration universelle ou cosmique, selon le degré d’unification. Peut-être que dans le progrès des sciences, l’interdépendance des champs est l’outil de cette concentration, et que l’éloignement toujours plus grand rapproche tous les points de l’étendue et de la diversité cosmique.

 

Y aurait-il un « modèle » mathématique tendant à refléter ce mouvement ?

Y aurait-il là unification du concept et de la réalité d’énergie, des forces, des mouvements ?

La crise sociale dans sa difficulté à se centrer sur son unité, celle de la crise de la mesure quantitative de la valeur d’échange reflèterait-elle cette difficulté ou ce lent procès d’unification ?

 

Ce qui devrait être plus facile à imaginer, c’est la personne dans l’espèce humaine, dans la continuité, au-delà de l’instinct de conservation de l’individu, non pour le nier car sans cet instinct, aucune espèce n’existerait dans la qualité de ce moment du processus biologique.

 

Un dépassement c’est la cohabitation du sentiment de précarité de la personne et de la durée de l’espèce et dans cette durée, le processus de conscientisation de l’espèce, la naturalisation de l’homme, l’humanisation de la nature et cette concentration cosmique de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Pour imaginer la chose, cette concentration amenant à l'unité de la conscience serait-il un "big bang" de la conscience de la nature sur elle-même ? Imagination libre de religiosité.

 

Pierre Assante, 22 septembre 2010

….

Tout se perd et rien ne vous touche

Ni mes paroles ni mes mains

Et vous passez votre chemin

Sans savoir que ce que dit ma bouche

 

Votre enfer est pourtant le mien

Nous vivons sous le même règne

Et lorsque vous saignez je saigne

Et je meurs dans vos mêmes liens

 

Quelle heure est-il quel temps fait-il

J'aurais tant aimé cependant

Gagner pour vous pour moi perdant

Avoir été peut-être utile

 

C'est un rêve modeste et fou

Il aurait mieux valu le taire

Vous me mettrez avec en terre

Comme une étoile au fond d'un trou

 

Aragon, « Les Poètes »

 

Texte entier :

http://www.frmusique.ru/texts/f/ferrat_jean/jentendsjentends.htm

 

Si nous ne militons pas, toi, moi, nous, pour l’abolition des classes sociales, cela veut dire que nous considérons comme naturelles les inégalités de classe.

Cette acceptation peut, dans certaines circonstances, amener jusqu’à cette extrémité de l’inhumanité, toute forme ancienne ou nouvelle de fascisme (cliquer). P.A.

Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne.

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:49

  

Ce recueil est un souvenir de jeunesse, un témoignage......

  

Le recueil entier : CE QUE JAIME  http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME.pdf

    

POEMES-1969-copie-1.jpgma douceur terne au midi (EXTRAIT de "CE QUE J'AIME")

  

ma douceur terne au midi

éclatée des miettes silencieuses

sorte de courbe unique et belle

je te tourne serrée et polie

aux yeux des œuvres miséreuses

je te déchire et te dentelle

 

je définis ton apparence

l’ordinateur émerveillé

les buildings en pente tragique

suivant tes traits et ta mouvance

dans cet univers ruellé

et la messe des prisunic

 

je t’ai conduite et veillée 

surprise et déferlée encore

dans l’abri de repli et de sable

les vagues échangent leur nausée

le grand froid et le nord

pour ton sang vulnérable

 

puis ton effort irrespirable

ton pas d’orage s’éclaire

les éclats d’haleine les phares

tendent et fondent les câbles

le ciel jaunit les brumes errent

le flot s’unit et se sépare

 

les fumées ballantes les marées

pèsent et s’enlisent au matin

ma douceur terne il faut partir

la buée d’herbe disparaît

viens le vent s’étire et s’éteint

ma caresse claire mon navire

  

Le recueil COMPLET

cliquer : CE QUE J'AIME

 

 

 

 

 

 

Le recueil en A5 : http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME.pdf

  

et Liste complète des articles :    ici

 

 

une sélection d'article cliquer : ici

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 06:20

Action Poétique

N° 23 année 1964

Page 25

 

  Action Poétique N°23 couv.-copie-1

 

trois poèmes

 

je ne peux chanter
que ce sang
enflant mon corps

 

la plus belle des fleurs
tomberait
flétrie par les mots
si la morsure de son arôme
ne lacerait
nos poitrines
nos côtes tendues par l’air brûlant

  ---------------

il faut des heures et des heures
tourner
désespérément l’angoisse
dans ses mains
pour que naisse peu à peu le sanglot
et le calme

  ----------------

 l’ironie sur tes lèvres
est un cristal
trop dur pour mon chant

 

que vienne la peur et l’angoisse
la trahison ou la mort
mais que jamais ne s’efface
ton sourire

  -----------------

Pierre Assante 1964

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 07:17

ECRIT en 1969. LES ARBRES.

 

20mai10-037.jpg

 

 leis aubres Les arbres



sur leur ligne de front

ne sont ni les plus vieux

ni ceux au bois épais

mais les plus pacifiques



restan

sus l'orle de resistencia

lei mai pacifics

e non lei mai vielhs

nimai lei pus lenhós


 


rien ne les sauve

ni le temps

ni leur dignité



sa dignitat

lei apara

tanpauc coma lo temps


j'ai souvent pensé leur force inépuisable

c'était sans compter

sur leur résignation



cresiáu

sa fòrça sensa fin

oblidèri

son resignament



leurs doigts ne sentent plus

sensa tocar son venguts sei dets


ils crient de ça de là

par gros temps

jusqu'à la limite

où plus un  n'est là pour répondre



 braman pron o pas pron

quand vèn la brefoniá

fins que tròban

pus degun per respòndre



 leur souffle gigantesque

l'un ajouté aux autres

éteint de mille meurtres

s'est tu



son alen gigant

 mudegèt

son estadas  murtrejadas

cada vòtz

qu'avián ensems



séparés

l'ombre tourne autour d'eux



 son ombra vira au sòu

ambe lo solèu

sensa tocar un autre



à leur pied

le vaste territoire

où les racines ne s'étreignent pas



 rasigas

deseparadas

espaci

pus ges de pareu



 l'eau n'a plus tout son sens

pour ceux qui restent en cage
 

a de que sèrve l'aiga

per aquelei  engabiats



ils sont rocs à tout jamais

et dispersent les airs



son ròc per sempre

esparpalhan l'aire



hauts et pétrifiés
les arbres se taisent



en pierre dorée

en soleil de résine

en gouttes silencieuses

en poussière

en poussière

la terre gardera leur sang



venguts de pèira auta

calan lei aubres

daurada de solèu

ambre sensa vida

son surgent de paraula

agotèt

pòussa de sang

secada en terra



un jour

qu'il me reste encor mes mains

pour caresser leur corps



voli

sus sa fusta

la doçor de mei mans



les arbres et les enfants des arbres

sont morts



et la pluie ruisselle

quelquefois

sur leur cadavre de pierre





lei aubres sei fius e sei felens

son mòrts


la plueja

regoleja

quauquei fes

sus son cadabre de peire

                                                                      Ecrit en 1969


Publié dans l'ARMANAC de MESCLUM 2007

Almanach lié à la page en occitan de La Marseillaise

avec lexique Occitan-français

 

*****************

RECUEIL N°2-2019 : RÉVOLUTION. Tout commence quand la philo….

https://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N2_MAI_2019.pdf

*******

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

HTTP://PIERRE.ASSANTE.OVER-BLOG.COM/2019/03/L-HUMANITE-ENTRE-ELLE-DANS-SON-ADOLESCENCE-RECUEIL-JANVIER-FEVRIER-MARS-2019-REMANIE.HTML

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