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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 05:32

« Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social »


 Jean Jaurès

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 01:43

GARO PORTRAITEntretien réalisé par 
Maurice Ulrich


La philosophe revient sur les mutations idéologiques de la dernière partie du XXe siècle pour mieux comprendre la période actuelle avec la pertinence d’un marxisme en mouvement.

 

Née en 1963 à Saint-Germain-en-Laye, Isabelle Garo enseigne la philosophie en classes préparatoires. Elle préside la grande édition des œuvres de Marx et d’Engels en français et co-anime le séminaire «Marx au XXIe siècle, l’esprit et la lettre». Dans son ouvrage Foucault, Deleuze, Althusser & Marx, publié en 2011, elle analyse les œuvres d’auteurs majeurs des années 1960 dans leur rapport critique au marxisme en soulignant leurs apports théoriques et leurs impasses politiques. Elle analyse en particulier comment ses auteurs, en analysant non sans pertinence certaines des mutations du capitalisme de cette période où le marxisme est en crise, ont accompagné de fait la naissance d’une deuxième gauche, aujourd’hui ralliée pour l’essentiel aux thèses libérales. Dans son dernier ouvrage, l’Or des images, à paraître très prochainement, Isabelle Garo, dont l’intérêt se tourne également vers les arts plastiques, s’attache à la marchandisation de l’art contemporain.

****

Isabelle Garo, nous allons discuter de Foucault, Deleuze, Althusser & Marx, que vous avez publié récemment, mais, auparavant, j’aimerais vous demander ce que c’est qu’être philosophe aujourd’hui?

 

Isabelle Garo. Le mot de philosophie renvoie à des choses très différentes aujourd’hui. D’une part, il existe des productions grand public, un peu accrocheuses, qui traitent de morale, de bonheur, d’estime de soi, de marche à pied. Certains de ces livres sont de purs produits ou de véritables armes idéologiques, dans une lutte d’idées très inégale. Les chiffres de vente les plus impressionnants sont ceux des livres de Luc Ferry et de Michel Onfray, entre autres. Luc Ferry bricole une sagesse pour âmes égarées, parfaitement conservatrice. Michel Onfray s’est construit une image plus inclassable, de libertaire qui pourfend tous les pouvoirs mais empile clichés et contresens! Après avoir prétendu dévoiler les impostures de Freud et les turpitudes de Sartre, le voilà qui s’en prend à Guy Môquet. On devine quels vents mauvais poussent pareille dérive… En même temps, il existe des travaux novateurs et il faut saluer le travail des petits éditeurs courageux, des revues et des médias critiques, etc. Mais s’agit-il vraiment de philosophie? Par tradition, mais aussi du fait de son institutionnalisation, la philosophie est une discipline dont le rapport au réel est indirect et compliqué. Elle n’a pas, par essence, de vocation transformatrice ni même de dimension critique. Et là aussi, l’héritage de Marx est intéressant, au sens où il s’agit pour lui de sortir de la philosophie, pour des raisons théoriques, de cloisonnement, mais avant tout pour des raisons politiques. Ce qui n’annule en rien la portée philosophique considérable de son propre travail!....

 

.....SUITE SUR CE LIEN : ici

http://www.humanite.fr/politique/isabelle-garo-les-analyses-et-les-intuitions-de-ma-546846

 

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 09:55

2012 02 25Pour un « nouveau christianisme » (*).

Pour une nouvelle révolution de la conscience.

 

1) Le christianisme (1), accaparé par l’argent, puis le capital, torturé, défiguré, morcelé, prisonnier des institutions prétendant le « représenter », est pourtant une immense révolution dans l’antiquité (2) et porte encore en lui les « éléments » de son dépassement-continuation.

 

2) Tout approfondissement de la conscience humaine (3 et 4) passe par l’approfondissement de la conscience de soi.

 

3) La conscience du processus social -par exemple la critique marxiste de l’économie politique- est inséparable de l’approfondissement des perceptions et de leur interprétation scientifique, et du « rassemblement des consciences » qui est la conscience de soi-même en processus.

 

4) La perception de l’univers est dans la perception du soi. Notre conscience vagissante, dans ses limbes peine et souffre de ses étroites limites. Seul l’effort d’approfondissement peut porter relativement  remède à cette souffrance que la mort humaine -de l’individu à l’espèce- « synthétise » dans la perception humaine, dans cette même pas préhistoire de la perception.

 

5) 3 éléments très actuels de progrès de la conscience :

 

a) Déconnecter notre vision du budget d’un Etat, d’une nation, de l’Europe…de la vision d’un budget familial. Prendre conscience de la création monétaire dans le processus de production.

 

b) Remettre « sur pied » crise économique et crise monétaire. La crise monétaire qui fait partie de la crise économique et du système, et de la crise de civilisation que cette dernière engendre, n’en n’est pas la cause mais la conséquence en relations dialectiques.

Il faut donc inverser notre vision de la monnaie et mettre en chantier non la monnaie ou l’Euro (€) en eux-mêmes mais leur usage (5).

 

c) C’est l’usage des valeurs d’usage en fonction des besoins -subsistances au sens large- qui doit prendre le pas sur la propriété et la valeur marchande.

Cela demande du temps et des générations et de la longue et dure détermination et fait partie de la révolution de la conscience, nouveau christianisme !

 

Pierre Assante, 8 août 2013

 

Notes :

« Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. » Jean Jaurès.

1 Il ne s’agit pas de prosélytisme, mais de relier notre instant à la longue durée.

2 la naissance du christianisme a été un moment de grandes luttes populaires, pour mieux vivre, contre l’Empire, contre les prêtres des dogmes.

3 Lire « L’ATHEISME DANS LE CHRISTIANISME » d’Ernst Bloch.

4 Lire les « MANUSCRITS DE 1844 » de Marx et les mêmes éléments dans les GRUNDRISSE.

5 L’augmentation de la productivité doit être déconnectée du profit : "Que et comment produire et échanger".

 

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IMAGES5 0002 

Et «  2 questions pour procéder  ». Sur ce lien :

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-2-questions-pour-proceder-118937707.html

 

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 21:07

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Article déjà publié sur ce blog

le Lundi 8 juillet 2013

 

N°25 Cliquer :


ici

 

 

 

La Somme et le Reste est un réseau international d'Etudes Lefebvriennes animé par Armand Ajzenberg.(ajzenberg@aol.com)

 

N°25 sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/S&R%2025.pdf

Vous trouverez de nombreux N° sur ce lien :

 http://www.lasommeetlereste.com/

 

 

 

 

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 06:34

Mis en ligne une première fois le 29/06/2013 Copie de 2011 05 06 005

 

EPISTEMICITES ET TROUS DE NORMES (suite) *

 

Le défaut de normes antécédentes (N.A.) est la contradiction propre au mouvement des normes.

Et sur un plan philosophique on pourrait dire que c’est le « centre » du mouvement humain, espèce pensante, donc fabricante de normes.

 

Les trous  de normes sont destinés à être « emplis », qu’ils soient « anciens » ou présents, c'est-à-dire « tout contre » l’instant écoulé (notions de temps et de présent).

Mais cela ne veut pas dire qu’ils peuvent « automatiquement » l’être. C’est là aussi la question du processus en santé, des possibles et des choix (DU possible, Ananké, le couple UN « contrainte-possible ») qui est ainsi posé. Posé.

 

Il n’y a qu’à voir à quel point le déplacement de normes « locales » vers d’autres « normes locales » peut côtoyer la folie, c'est-à-dire l’incapacité de répondre aux besoins vitaux du corps-soi.

La maladie de normes est bien notre problème à résoudre, dans le changement d’environnement général brutal actuel, dans notre période de transition historique « hors norme », c'est-à-dire loin de la continuité "ordinaire", les deux ensemble.

 

On peut aussi dire, sans jeu de mots que défaut de normes égale (=) non application de norme. Absence dans une présence, c'est-à-dire temps « vide » dans un espace-temps qui devient Non Opérationnel, Non Applicable (N.A.). Inopérationnel, non au sens de la nature en général, mais au sens d’un besoin humain qui peut être vital au sens strict.

 

Je reviens sur le temps car sa mesure humaine, comme je le répète sans cesse, c’est celle de l’échange marchand, c'est-à-dire du travail aliéné, l’acte et le produit en résultant.

 

Il ne peut y avoir de représentation d’un objet, temps y compris, que dans son unité avec les autres objets « disséqués » par la pensée afin de les travailler avec nos outils tangibles comme idéels, dans le sens des besoins.

Ainsi il ne peut y avoir de représentation progressiste dans l’échange marchand parvenu à ses limites, et à son paroxysme….

 

Il n’est donc pas étonnant que nous ayons un effort immense à faire pour nous extraire ne serait-ce que superficiellement, qu’un tout petit peu, et pour un temps très bref, d’une représentation qui nous cantonne tous, sans exception, aux limites du mode d’échange.

 

Il n’est donc pas étonnant par conséquence, que c’est le mouvement réel et le processus inconscient créant le nouveau qui peut donner à ce tout petit peu les forces « matérielles et morales » de la transformation relativement consciente de ce réel, partant des besoins « matériels et moraux » insatisfaits, des conséquences de ces insatisfactions sur la création du nouveau.

 

La désadhérence conceptuelle en santé (« bonne », si l’on utilise un terme caricatural) de la réalité perçue puis représentée, partant des normes antécédentes « retravaillées »,  est celle qui tient compte intuitivement ou relativement consciemment de ces conditions de la représentation.

Dans le cas contraire elle stérilise la perception, qu’elle soit savante ou non.

Les choix de science, c’est la vie de demain, à long terme, mais aussi « immédiate », présente.

 

Et encore une fois dans la vision de l’humanité en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, en mouvement,

 

Pierre Assante, 29 juin 2013

 

* Ces réflexions n'engagent que moi-même (P.A.)

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:22

Copie de 20100825 003LE TEMPS

Image mobile et image fixe.

Transformations en santé.

Ethique.

 

Le présent ? Pour la conscience c’est le passé immédiat celui dont les perceptions qui nous arrivent sont transformées par la pensée en un apparaître « immédiat ».

 

Y compris avec des appareils enregistreurs qui eux même ne perçoivent que ce qui arrive une fois arrivé et que le chercheur ordinaire que nous sommes ou le chercheur spécialisé et ses appareils spécialisés analyse une fois colletées les données.

 

C’est le passé « immédiat » ou plus ou moins immédiat. Cela dépend du sujet d’observation, en fonction de la préoccupation qui est la notre et du but pratique, du, des besoins à résoudre qui sont les nôtres au moment de l’investigation et de l’analyse du présent.

 

Présent subjectif donc relatif qui alors côtoie le passé subjectif relatif jusqu’au passé « moins immédiat » et au passé tout court, celui du « temps révolu » classé par et dans notre mémoire, notre conscience du temps, sa relativité psychologique et en conséquence physique.

 

En cela, un peu de vision dialectique, en synchronie et en diachromie nous enseigne qu’une observation, une analyse opérationnelle face à un besoin à résoudre demande l’observation de l’objet concret ou abstrait, les deux en unité, à la fois sous divers angles et dans son mouvement, dans le temps bref, moyen et long.

 

En ce sens le « film » de l’évènement est difficilement saisissable si l’observation du « présent » et du donné « passé » n’est pas continue. Or la multiplicité des observations et des préoccupations nous détache le plus souvent de l’observation continue, par « la force des choses » à laquelle peut s’ajouter « l’insoutenable légèreté de l’être » qu’elle contient…

 

Photo et cinéma….

 

En ce sens l’observation photographique est sans doute une des observations des plus dialectiques.

L’observation de l’image mobile peut l’être au prix du « rassemblement de la vision » au titre du « rassemblement des idées », rassemblement conscient et inconscient et leur réémergence lente ou brutale, la catharsis.

 

La photo observée, cet "arrêt" sur « le temps » donne vraiment à voir si tant est qu’elle « s’ajoute » à d’autres « photos » collectées de la vie.

Ainsi l’image « fixe » peut être plus mobile que l’image « mobile »…..

Les images « fixes » en nombre d’autant plus…..

 

Si à ces « relativités » (il ne s’agit pas de celle, « purement » physique et objective d’Einstein) de la conscience, on ajoute la manipulation massive de la conscience par le mythe de l’échange « juste », « éternel », « naturel », « indépassable » effectué par l’intermédiaire du capital dans sa circulation Argent-Marchandise-Plus d’argent (A-M-A’), il est bien difficile d’imaginer cette conscience devenant créatrice d’un mouvement collectif de transformation de fond d’une société en crise.

 

C’est pourtant cette crise, non choisie par les victimes de la crise qui peut éclairer la conscience, si tant est que les perceptions qu’elle fournit et les images qu’elle forme dans notre pensée, soient mises en relation dialectique avec le vécu à court et long terme, dans le temps court et le temps long, ce qui reste contradictoire avec la mesure du temps de travail, productrice d’activité aliénée et de l’aliénation de la propriété de l’activité du producteur d’activité et des biens produits de l’activité, mesure qui est le contraire de l’activité créatrice libre.

 

La double anticipation accomplie dans un geste simple, « immédiat », a une autre qualité dans le geste « long », sa complexité concrète et abstraite, objective et subjective, et la multiplicité des doubles anticipations qu’il contient : acte individuel et collectif, évènements individuels et collectifs contenus et « déroulés ».

 

Parmi mes « métaphores syndicales » il y a le robinet qui ne fabrique pas l’eau mais qui la reçoit du travail humain, du canal de Provence en passant par la fonderie, l’installation etc. ; il y a celle de la feuille de maladie qui permet le remboursement qui n’est pas un phénomène naturel comme le vent, la pluie ou le coucher et lever du soleil, mais un phénomène social qui dépend  des choix humains ; il y a celle de la monnaie, dont la valeur du papier utilisé et de son impression et distribution n’ont une correspondance avec la valeur que conventionnelle et dépend de la valeur des richesses produite, dans leur variabilités et leurs péréquations relatives de marché, de ses luttes, mais surtout de ses techniques et de la mesure du temps de travail.

 

Mesure du temps.

 

Si l’on reprend l’ensemble du développement précédent, cette mesure du temps non seulement dans le travail, et à partir du travail, mais dans l'incapacité d’observer nos propres gestes, notre capacité de « faire le bilan » à court et long terme de notre propre vie, prend une dimension effective, physique et psychologique, affective énorme, en expansion démesurée, absorbant et noyant les objets qui nous sont nécessaire pour vivre dans un rêve informel, incertain, un sommeil vaseux, engluant.

 

Le suicide « isolé » est cette forme du temps exceptionnel, de circonstances particulières, hors des normes générales en mouvement mais dont l’aliénation n’a pas atteint les conditions du suicide « général », en passant par les étapes de l’un à l’autre.

 

La classe ouvrière en se libérant, c'est-à-dire en libérant le travail des contraintes de la pénurie et par contrecoup de la mesure du temps au profit des besoins « matériels et moraux », libère toute la société, dominants exploiteurs compris en les dépassant, dans l’individu comme en tant que classe.

 

Mais le temps reste à la fois l’élément, la réalité concrète du mouvement de cette classe ouvrière de production qui se concentre dans les ateliers du monde en fonction des mobilités du capital à la recherche de profit, c'est-à-dire un temps positif créateur de richesse, mais aussi un temps négatif, du « point de vue » de la santé et de la réalité de la santé humainS,  car son contenu insaisissable est la négation de la conscience.

 

Négation. Négation de la négation. « Aufhebung », dépassement des contradictions, des mouvements contradictoires contenus dans les mouvements généraux….

 

En plaçant le temps, c'est-à-dire les choix qu’il permet en fonction de son utilisation et partant de sa vision, de la formation et du développement de la conscience du temps, au centre de nos efforts de compréhension, c’est la conscience de l’événement et de sa « construction » à l’intérieur de la nécessité qui peut se développer ou pas.

 

« Pas d’action révolutionnaire sans conscience révolutionnaire » disait-on.

 

Pourtant les révolutions limitées, partielles qu’on été les révolutions bourgeoises et ou nationales on fait peu de cas du temps, ce qui était normal dans la mesure où leurs circonstances historiques ne pouvaient remettre en cause la question de la mesure du temps de travail. Ce « peu de cas » est la conséquence de l’épuisement humain au bout de grandes avancées de domination sur la nature pour la production de nos subsistances, leur accroissement quantitatif et qualitatif, et finalement leur dissolution partielle (pour l’instant), du nécessaire, de la nécessité et de la conscience en mouvement vers l’absurde et le mortel.

 

« Le temps de vivre » écrivait le communiste André Remacle, hélas beaucoup oublié aujourd’hui, et l’écrivait avec et ou à la suite de quelques autres écrivains, philosophes et ou simples citoyens, nombreux mais sans pouvoir institué. Ce n’était pas qu’une simple aspiration limitée.

 

C’était poser le fond des conditions du développement humain et la question de sa survie tout court. Et c’était un acte de grande philosophie opérationnelle. Pas seulement « comprendre le monde, mais le changer, le transformer » en santé. Il faudrait le lui reconnaître, à lui et à ces autres.

 

La matière c’est le temps et l’espace, non séparés, mais en tant qu’une unique réalité, le mouvement, et un concept issu de cette observation, aujourd’hui universellement reconnu. Mais comme toute reconnaissance universelle, celle-ci n’est pas définitivement acquise, et les mises à l’index galiléennes, malgré leur tête baissée prêtes à se redresser, comme en ce qui concerne la mise à l’index « progressive » de Darwin, sont toujours vivantes.

 

Le voile n’est pas que sur les têtes il est dans les têtes les plus reconnues en termes de pouvoir. Le voile peut être un signe limité (dévoyé aussi) de résistance. Pas l’éloge de la mesure du temps, de la rapidité malsaine qui en découle, et de l’invivabilité qui la conclut.

 

Le temps est beau, ou plutôt son déroulement dans la conscience, car la beauté est une chose de conscience, donc observation en fonction  des besoins et désir qui en naissent. Il n’y a pas de société sans corps ou plutôt « d’âme » de la société et « corps » de la société. La beauté du corps (et la beauté tout court) naît de ses besoins biologiques transcendés dans la conscience par la capacité de pensée du corps lui-même, issu du travail, travail issu du besoin « physique » de survenir à ses subsistances et sa reproduction. Jusqu’à ce que le besoin "physique" premier devienne le besoin de développement de la conscience lui-même, dépendant cependant des besoins « élémentaire » du corps. Besoins du corps de l’individu dans les besoins de l’espèce et de la société.

 

Dire et répéter le besoin d’une vision matérialiste, n’est pas un jugement de tribunal condamnant les envols de toutes sortes de la pensée et des croyances. C’est recentrer l’observation de tout un chacun sur les nécessités naturelles. Se jeter dans le vide profond pour savoir ce que ça va donner n’est pas la norme de tout un chacun qu’elle que soient ses choix politiques, philosophique, religieux. C’est une norme en santé partagée tant que les techniques ne le permettent pas sans conséquences sur la vie, c'est-à-dire la blessure ou la mort ; ou tant que la société n’est pas réduite au suicide, c'est-à-dire tant qu’elle peut trouver en elle-même les ressources de sa survie et de son développement, de celui de sa conscience en mouvement de la nature sur elle-même que constitue d’humanité, en santé.

 

Dans la double anticipation de nos geste, il y a le pré-apparaitre du futur. Futur « sain » si conscience d’un temps à goûter et pas à « avaler », regard mesuré et appuyé en avant et en arrière du chemin accompli.

 

Temps, actes et santé. C’est sans doute sur cela, le mouvement de pensée que l’on classe dans le terme "éthique". Et que « notre » temps aspire à développer, sans encore trop savoir comment. Vision « éthérée » ou vision en « beauté figée » ou acte anticipateur, finalement. Fin relative.

 

Pierre Assante, 6 juin 2013

 

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 07:28

27Mars10 001Article déjà publié sur ce blog le 24/04/2010

 

l’humanisation de la nature. L’échange. La contradiction capitaliste

 

Qu’est-ce qui pousse Marx sur l’itinéraire qui le mène de l’humanisation de la nature et la naturalisation de l’homme vers la critique de l’économie politique et l’usage de cette critique dans l’action sur la transformation du monde ?

 

C’est un itinéraire extrêmement intriqué.

La constatation de la misère, des inégalités de classe, lui donne la mesure des obstacles aux mouvements de l’humanité vers cette humanisation de la nature.

La constatation que les lois de l’échange capitaliste sont un obstacle de plus en plus grand à l’échange lui donne la mesure des nécessités de transformation pour libérer l’échange humain et aller vers cette naturalisation de l’homme.

 

Il constate aussi qu’il y a fonction production et fonction échange, mais que ces fonctions constituent la fonction unique production-échange.

 

A partir du moment où la fonction principale de l’homme, de par son itinéraire évolutif passé le place en première ligne de la prise de conscience en mouvement de la nature sur elle-même,  la libération de l’échange pour en « multiplier » la quantité et la qualité devient la tâche première de l'humanité et la libération du mode de production capitaliste par sa transformation en un mode de production qualitativement nouveau devient l’urgence dans cette tâche et cette exigence nouvelle de l’échange humain.

 

L’activité militante au quotidien, dans sa résolution des revendications humaines immédiates au quotidien, et dans son cadre de la lutte de classe ne peut pas faire abstraction de cette visée globale qui est le mouvement général de l’espèce humaine. Si l’activité militante réduit son action au quotidien à la visée étroite de « l’entourage temporel et spatial immédiat » du quotidien, elle réduit son action à la conservation, et la conservation à la régression relative ou absolue.

 

Il est donc temps non de faire de nouveaux « montages mécano » dans le style des tentatives actuelles de « quel parti, quelle organisation, quelle relation », mais d’introduire dans l’expression et l’action des revendications économiques, politiques, « culturelles », la conscience ce mouvement général de l’humanité. C’est à ce prix et d’une façon concomitante que les éventuels « mécanos » prendront un sens, une réalité et une efficacité.

 

Lorsque la révolution informationnelle mondialisée entre comme technique dans la production et l’échange humain, on mesure à quel point le frein du capital devient obsolète et mortifère. De même on comprend que l’action qui limite la lutte au quotidien douloureux que vivent les classes exploitées à une réforme sans visée globale est vouée à l’échec sur ses objectifs au quotidien et au « découragement des masses », au « désespoir de Renault ».

 

Mon point de vue est que pour développer le nouveau en la matière d’organisation des luttes, il faut non partir de zéro, pas plus que partir de zéro est imaginable en matière de tout mouvement de l’humanité et de la nature, mais partir de l’existant pour le transformer qualitativement, le faire fructifier, à l’image du fruit qui naît de la contradictoire dialectique interne. C’est faire agir le lien qui unit tout mouvement partiel à son ensemble.

 

Pierre Assante, 24/04/2010          VOIR :  http://la-sociale.viabloga.com/news/l-indifference

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:28

Bonjour

Voici en  PJ l'affiche pour le Séminaire Public du 17 mai consacré à Canguilhem et au livre de Xavier Roth. Cordialement. Christiane Mirtillo. Université d'Aix-Marseille. Institut d'Ergologie. 29, Avenue Robert Schuman. 13621 Aix en Provence Cedex 1
Tél : 04 13 55 33 29 Fax : 04 13 55 33 28
site : www.ergologie.com

 

SÉMINAIRE PUBLICROTH-CANGUILHEM.jpg

INSTITUT D’ERGOLOGIE-CEPERC

17 mai 2013. 

 Salle A 434, Site Schuman 

 9h-12h Suite à la sortie de l’ouvrage chez VRIN

de Xavier ROTH (CEPERC-CNRS)

Georges Canguilhem et l'unité de l'expérience.

Juger et Agir. 1926-1939

Présentation par l’auteur et discussion 

 14h-17h Barthélémy DURRIVE (ENS Lyon)

La réception de Canguilhem dans la

philosophie française

Journée Canguilhem

Contact : ergolog@univ-provence

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 07:43

2012 02 25Epistémologie *

 

Ce que nous apprennent les travaux anciens sur la réalisation de nos besoins « matériels et moraux » d’aujourd’hui.

 

Ce que nous apprennent les « classiques », ce que nous apprend la critique d’hier des « classiques » et la critique d’aujourd’hui de la critique d’hier des classiques.

 

Ce que nous apprend le désapprentissage des « classiques » au profit d’une vision à court terme du présent et du passé avec extinction du futur possible et des espérances nées des besoins présents insatisfaits.

 

Ce que ne nous apprend plus la réduction-extinction d’une diffusion-échange « de masse » de l’épistémologie, au profit de la pratique du profit en tant que mode de production et d’échange imbibant tout échange humain, du travail aux activités dites libres, de la famille à l’amitié, des jugements de valeurs à la vision propre du, de soi-même.

 

Epistémologie*. Aujourd’hui ? Un processus contradictoire d’approfondissement, de régression et de bonne et de mauvaise santé dans une production générale à développer et guérir autant que se peut, c'est-à-dire à maintenir en vie, c'est-à-dire sans maladie mortelle ?

 

Il n’y a pas d’indépendance entre l’état « matériel » de l’échange, qui est celui du mode A-M-A’ et l’état « idéel » de l’échange, et l’épistémologie n’en est qu’une « forme ».

 

Ce qui ne nie pas l’autonomie relative de l’échange. Autonomie et dépendance, l’une dans l’autre. Et toutes formes d’échange, « alimentaire », affectif, conceptuel, les seconds dans le premier, l’un dans l’autre.

 

berliguer

Travailler dans et sur  les « marges ». Rassembler les « résidus », paradoxalement un travail « central » et une globalisation positive vers une sortie de la globalisation taylorienne-libérale mutilante.

 

Pour moi, un exemple de « jugement de valeur » personnel, "rassemblant" je crois : J'aime sans restriction Berlinguer.

Pas parce qu'il a été parfait et infaillible, ce n'est pas le cas en tant qu'être humain.

Mais il a tenté d'être à la fois fidèle et innovant, en "marchant sur le fil du rasoir" sans trop tomber d'un côté ou de l'autre.

Et puis cet amour réciproque entre le monde ouvrier italien et lui....

 

Pierre Assante, 6 avril 2013

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Berlinguer1985_19Pages3.88Mo.pdf

 

 

* Branche de la philosophie des sciences qui "étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective"

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 07:42

GARO PORTRAITUn extrait d'ouvrage n'est pas l'ouvrage, mais peut en ouvrir la lecture à partir de l'accord ou le désaccord apparents ou réels, de la volonté d'apprendre et de savoir, et de la curiosité qu'il révèle sur l'ensemble inconnu...etc.

 

Voici donc ce tout petit extrait, chapitre 4, "Althuser la sentinelle", partie "De l'idéologie en général"

 

Lire ici

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/GARO_ALTHUSER.pdf

 

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:00

SAM 0472Yves SCHWARTZ . 

 RAISON PRESENTE N° 182. 2° trimestre 2012.

 

L’œuvre de Georges CANGUILHEM. Entretien de Guy BRUIT et Gabriel GOHAU avec Yves SCHWARTZ

 

Lire l’article :    ici

 

 http://pierreassante.fr/dossier/RAISON_PRESENTE_n.182_2eme_trimestre%202012.pdf

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 06:32

Dialectiques.-Espace-Marx.jpgAu sujet de « Dialectiques Aujourd’hui », collection MARX, SYLLEPSE

 

Ouvrage collectif : Christofer Arthur, Daniel Bensaïd, Jacques Bidet, Eftichios Bitsakis, Gilles Cohen-Tannoudji, Roberto Finelli, Isabelle Garo, Janine Guespin-Michel, Wolfgang Fritz Haug, Michael Krätke, Jean-Louis Lippert, Roger Martelli, Bertell Ollman, Yvon Quiniou, Michael-Matsas Savas, Lucien Sève, Arnaud Spire.

 

Ce magnifique recueil a encore, et c’est « normal », peur de l’inconnu, de l’énigmatique. Les différentes interventions ont des versants tout a fait incompatibles, et c’est ce qui fait la richesse du recueil.

 

Pourtant chacun a fait un choix, évolutif sans doute, mais un choix et c’est ainsi qu’on progresse, sans en tordre plus qu'il ne faut ce concept dans le sens contraire de sa déformation précédente, c'est à dire l'identité non comme un processus (donc ouvert), par exemple celui d'une langue et non comme un objet figé (concept nationaliste).

 

La peur de l’inconnu, c’est ce qu’avait très peu Henri Lefebvre, ce qui n’était pas sans revers de médaille, mais qui lui faisait poser en 1960 des questions que nous nous posons 40 ans après, comme le soulignent (très brièvement) Sève et Bensaid. Il y avait chez Lefebvre en philosophie comme chez Pasolini en art, ce côté « méditation », qui n’est pas allégeance au religieux mais qui est ouverture à l’inconscient personnel, part et résultante à double sens de l’inconscient collectif. C’est aussi la façon de procéder de Jaurès, avec ses défauts, mais avant que le dia-mat s’impose avec l’organisation « militaire » du mouvement ouvrier.

 

Revuz-Trémolière et Yves Schwartz (je les cite alors qu’ils ne sont pas présents dans l’ouvrage, pour cet aspect de l’insaisissable de l’activité humaine qu’ils développent en ergologie et en psychologie) abordent de façon différente ce sujet, à mon avis dans leurs travaux. Mais ce qui fait le merveilleux (et cela rejoint ces deux derniers chercheurs) dans « Dialectiques Aujourd’hui », c’est cette pluridisciplinarité, passant par exemple par la forte expérience scientifique de Janine Guespin-Michel, celle d’Isabelle Garo, ou l’expérience littéraire d’un Jean-Louis Lippert et les expériences de tous et arrivant à des tentatives de synthèse mouvante, provisoire, ouverte, mais montrant, indiquant des possibles à court et long terme.

 

Mais la difficulté majeure (et cela ne dépend pas que des auteurs de cet ouvrage, évidemment) reste encore le « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble, « l’éducation-action populaire ». Cela ressemble (de loin, mais pas trop pour les contenus !) à l’audience de France Culture de nuit comparé à TF1.

L’inconscient collectif est fait de l’accumulation des réseaux à double sens du corps-soi et de la société et qui va s’exprimer dans le conscient et la décision du moment dans l’activité du moment. L’inconscient collectif a besoin de cet aller-retour permanent, multiple et infini (quantité-qualité), mais cette expérience qui est l’expérience humaine dans sa totalité historique se heurte à une représentation imposée par les outils à la disposition de la classe dominante. Cette sorte de blocage, de prison, dans lequel l’inconscient à du mal à s’extérioriser, et qu’on pourrait peut-être identifier à l’aliénation poussée à son extrémité supportable, vivable, ne peut que se manifester aussi dans le domaine des sciences, dans l’activité de conceptualisation, dans l’orientation donnée par les chercheurs dans leur activité. Il n’y a pas d’esprit critique insensible (à tous les sens !) aux mauvaises conditions existantes, et cela se retrouve exactement dans la bataille politique des présidentielles, que je n’isole pas de toutes les autres activités humaine ni des périodes précédentes et suivantes, « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble dans le processus d’ensemble.

Il est probablement inévitable et sans doute dommageable que la démarche scientifique, se revendiquant de la rationalité, ne s’autorise pas à flâner et à méditer, pour se regarder aussi de l’extérieur (comme le recommandaient Bourdieu et bien d’autres – S.Weil, W.Benjamin [bien cité dans l’ouvrage] par exemple), brimant du même mouvement que les outils de répression, cet inconscient dans lequel le savoir ne peut procéder sans y puiser.

 

Sans doute la démarche d’Armand Ajzenberg avec sa « La somme et le Reste » pourrait fournir une collaboration dans ce sens (cette appréciation n’engage que moi et non lui, pas plus que les auteurs cités ne peuvent être engagés par mes points de vue).

 

Pierre Assante, 17 avril 2007

 

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:08

 

bloch principe espérance« …Les défauts du matérialisme abstrait des sciences de la nature qui ne tient pas compte du processus historique, sont déjà perceptibles dans les représentations abstraites et idéologiques de ses porte-parole, dès qu’ils se risquent en dehors de leur spécialité… » Le Capital, livre I. « …Chez Feuerbach, le matérialisme et l’histoire sont carrément dissociés… », poursuit l’Idéologie allemande, établissant ainsi une distinction fondamentale qui oppose le matérialisme dialectique-historique à l’ancien matérialisme mécaniste : « …Tant qu’il est matérialiste, Feuerbach ne fait pas mention de l’histoire et lorsqu’il prend l’histoire en considération, il n’est pas matérialiste". C’est ce que Feuerbach avait exprimé lui-même en se disant matérialiste « en arrière » (c'est-à-dire en considération de la base matérielle) mais idéaliste « en avant » (c'est-à-dire en considération de l’éthique et même de la philosophie de la religion). C’est précisément l’omission, dans le matérialisme feuerbachien, de la société, de l’histoire et de sa dialectique, c’est cette absence de vie qui en découle et caractérise l’ancien matérialisme mécaniste, le seul qu’ait connu Feuerbach, qui détermine finalement chez ce philosophe, à la fin de sa philosophie, un idéalisme quelque peu embarrassé. Cet idéalisme transparaissait dans son éthique vitale, il se manifeste dans ses prétentions à une certaine sentimentalité fraternelle du dimanche. Ce qui prévaut ici encore, c’est comme le dit la thèse 9, "La façon de voir les individus de la société “bourgeoise” pris isolément", mais la religion dont Feuerbach était apparemment venu à bout, refait une fois encore surface sous forme de religion simplement détournée vers l’anthropologie sans avoir été critiquée sur le plan social. De cette manière Feuerbach ne critique pas les contenus religieux proprement dits, mais essentiellement leur transposition dans l’au-delà et parallèlement, l’affaiblissement de l’humain dans son en-deçà. Le fait qu’il ait voulu rappeler  à la « nature humaine » combien elle avait par là dissipé ses richesses, est une réduction qui soulève certains problèmes. Qui oserait nier l’humanité, l’humanité profonde de l’art religieux, que ce soit chez un Giotto, un Grünewald, un Bach et peut-être enfin chez un Bruckner ? Mais chez Feuerbach, le cœur, la fraternité, et le sentimentalisme sans pareil font de tout cela presque une espèce de théologie du cœur, librement religieuse. Ajoutons à cela que dans le vide inévitable de son “idéalisme en avant”, il laisse subsister presque tous les attributs de Dieu le Père, sous forme pour ainsi dire de vertus en soi dont il n’aurait soustrait que le Bon Dieu. Au lieu de : Dieu est miséricordieux, est amour, est tout-puissant, fait des miracles, exauce les prières…il faut désormais dire : la miséricorde, l’amour, la toute puissance, les miracles, l’exaucement des prières sont divins. De ce fait tout l’appareil idéologique est maintenu, il n’est que transposé de son siège céleste dans une certaine religion abstraite où trônent, réifiées, les vertus de la “base naturelle”… »

 

4 Bonnes pages, de 319 à 322 :

http://pierreassante.fr/dossier/BLOCH_PRINC_ESPER_P.319_A_322.pdf

BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0001BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0002

BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0003BLOCH PRINCIPE ESPERANCE GALLIMARD p 319 322 0004

 

 

 

Ernst Bloch, « Principe Espérance I », Gallimard, 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:36
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:55

2012 01 15 018Poser cette base anthropologique : du processus fusion de la mère-enfant vers la fusion personne humaine-société...

 

Juger si une décision et une action passée était « bien » ou « mal », à la lumière d’un présent étroit, en manque de perspectives, c’est encore malheureusement le lot des réflexions majoritaires. Du moins en apparence.

 

Il est plus difficile de les considérer en tant que telles dans leurs contextes, dans la continuité et les causalités de notre espèce et la nature, donc dans ce qu’elles contenaient qui a permis de poursuivre le processus humain parmi toutes les voies « inhumaines », saines et malsaines traversées .

 

Chacun tente de le faire, avec sa culture, sa situation de personne dans l’espèce humaine, sa classe, son milieu « géographique et social », et c’est cela le plus intéressant, car cela indique un effort personnel et collectif et un mouvement sans lequel aucun optimisme ne serait possible sur notre avenir.

 

Nous sommes cependant relativement prisonniers du rationalisme ambiant qui est un rationalisme, limité, handicapé, mutilé par une vision des possibles à court terme, celui du capitalisme au jour le jour. Cette vision à court terme habite le présidentialisme et ses « programmes ».

 

Je persiste à poser cette base anthropologique, certes dans une formule simplificatrice mais humaniste et opérationnelle : du processus fusion de la mère-enfant vers la fusion personne humaine-société, qui n’est pas qu’une vision utopique, ni un but à atteindre, mais un processus réel en mouvement, qui dépasse et rend positif (mais cela l’a toujours été dans l’histoire humaine, il s’agit de poursuivre le processus) la « compétition » à l’intérieur de l’espèce. Et qui ne nie pas la personne dans l’espèce, pas plus que l’enfant est nié dans la mère, la naissance c’est la négation de la négation (pardon pour ce rappel hégélien « remis sur pied »). La « fusion dans la société » conduit à la vraie naissance de l’humain, et dès aujourd’hui, toujours.

 

Il ne s’agit pas de coopération limitée, il s’agit de « productivité », et pas au sens de la productivité du capital, ce qui est le cas actuel, et dont la contradiction explose, économiquement, politiquement, philosophiquement, mais de productivité de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même qui a besoin de produire les biens sains nécessaires à sa subsistance sans laquelle la conscience meurt avec le corps.

 

Même si le corps ne se limite pas à ce qu’on voit de soi-même, de l’espèce, de la nature.

 

On comprend que ce processus puisse nous laisser « sur notre faim », et que son essence, la conscience humaine en processus (donc en acte), c'est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux, ne nous satisfassent d’autant moins que l’on imagine et agisse pour une transformation qualitative de ces rapports, transformations dont la durée d’une existence ne suffit pas à voir ce qu’une construction mentale voit déjà….

 

Les « gentils » et les « méchants », c’est dans les luttes sociales, ce qui poursuit le processus du mouvement solidaire de la conscience humaine ou s’y oppose.

 

Par exemple Bernard Arnaud, ce mouvement de la nature qu’il incarne, ne va pas dans le sens de cette solidarité, même et surtout pour celui ou celle qui partant de considérations élémentaires essentielles considère à juste titre qu’il y a là frein au processus humain, sans obligatoirement pouvoir en imaginer la complexité et les possibilités concrètes dans sa construction collective.

 

Ainsi, lutter pour rendre cet objet symbolique inventé par l’humain pour échanger, l’argent, disponible pour des objectifs de développement humain en agissant, dans un premier temps et moment du processus, sur les banques est hautement philosophique autant que politique.

 

En n’oubliant pas qu’échange par l’argent, ce n’est plus un échange de marchandise à marchandise, mais de capital pour l’accroître au titre d’une entité qui subordonne tous les besoins humains à cet accroissement

 

Pierre Assante, 19 septembre 2012

 

P.S. Lénine, et ce n’est pas un modèle, mais un moment de l’histoire humaine, le « bolchévisme » n’étant pas ce modèle figé qu’on veut attribuer comme un arrêt sur image de l’histoire, même s’il a influencé partiellement, relativement l’histoire y compris dans sa « niche géographique », dans une période politique difficile, a commencé par un travail philosophique : « matérialisme et empiriocriticisme », qui n’est pas non plus un modèle mais a joué un rôle important dans le mouvement de la société... 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:49
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 14:48

vase de CortiouPages :

2   Le déplacement mondial, de la production.

3   Concept d’épistémicité, suite, la somme et le reste.

5   Contribution, Le 26 octobre 2008

7   LE COMMUNISME, SES MOMENTS,  LE MOMENT DU COMMUNISME.

7   Concepts de « point-quantum » universel.

8   FRANCE

8   Achat-Vente de la « force de penser

10 L’ « ici et maintenant » constituent notre élément.

 

Ci-dessus, vase de Cortiou, Marseille,

5000-5500 ans avant J.C.

 

Concepts de mouvement de société sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Concepts_de_mouvement_de_societe.pdf

  

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 10:46

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Comment se pourrait-il que tous les « points » (point ou quantum d’espace-temps et moments de l’être, y compris notre corps-soi * particulier bien sûr) d’un cercle-spirale (les deux à la fois) d’un processus global universel puissent être présent simultanément dans un point unique « général » ou un point particulier du processus ?

 

Mais quelle utilité ou non utilité d’un tel concept, qu’il soit hypothèse juste ou fausse ?

 

S’il s’emparait « des masses », pourrait-il devenir une idéologie de lutte en opposition au concept actuel de mouvement figé dans les lois (de toutes sortes, physiques, biologiques, sociales) dans la perception d’un moment particulier d’un point particulier de l’espace-temps.

 

Un tel concept rejoint-il ceux d’un Mach par exemple, combattu justement par Lénine dans « Matérialisme et empiriocriticisme », en tant qu’idéologie s’opposant à la lutte de libération des classes dominées, ou au contraire constituerait-il un dépassement du cadre de l’ici et maintenant nécessaire à l’accomplissement de nos actes de transformation progressiste et élargissant notre vision pour traiter « de plus haut » cet ici et maintenant ?

 

Intuition issue d’une accumulation d’observations ontogénétique et phylogénétique et de contacts avec l’avancée des sciences ou élucubration dé-adhérente sans retour de la réalité ?

 

En tout cas ce peut être sujet de roman de science fiction** progressiste ou réactionnaire, selon l’usage fait ?

 

Pierre Assante, 19/05/2012 10:33:13

 

* Corps-soi, concept développé par Yves Schwartz, entre autre dans "Activité en dialogues" 1 et 2, Octarès et des ouvrages précédents, "Expérience et connaissance du travail", Editions Sociales et "Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe", Octarès.

**Et sans doute un pas trop mauvais poème....

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:00

AGAMBEN.jpgConcept d’épistémicité, suite, la somme et le reste, libre commentaire n’engageant que l’auteur de ces lignes, de ce blog.

 

Revenant sur ce que j’ai développé dans mes articles sur le concept d’épistémicité du Professeur Yves Schwartz, en le priant de m’excuser si je suis hors sujet, je  condense en la formule qui suit ma « remarque », libre (et farfelue ?) « interprétation » dont j’assume la responsabilité personnelle, qui n’engage que moi-même : le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Ceci sur la question de l’axe de séparation des savoirs et des épistémicités comme sur tout autre mouvement humain et de la nature (1).

 

On ne peut pas non plus ne pas faire référence dans une telle réflexion, à Henri Lefebvre et à Giorgio Agamben. 

 

Le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Pourtant, il n’y a pas identité de la somme et du reste.

 

Par exemple, plus le temps qui reste se rétrécit, plus il condense la somme.

 

Et le temps qui reste dans un processus ne limite pas le temps ni sa somme et ouvre un processus d’une autre qualité qui possède sa propre somme et son propre reste.

 

C’est une question de fond pour tout être humain qui n’est pas résigné aux limites (qu’il ne peut pourtant que nier, sans atteindre la négation de la négation) de son espèce et de lui-même quant aux interrogations sur notre raison d’être dans notre espace-temps sur lequel nous tentons d’élargir nos connaissances. Question de fond sans réponse mais non sans intuitions qui sont une somme immensément plus « petite » que le reste.

 

Le travail spéculatif, qui repose sur un élargissement scientifique continu, c’est notre seule « arme », et l’élargissement scientifique se situe, évidemment, dans ce reste et cette somme.

 

La spéculation, et celle-ci sans doute,  peut paraître et être folle lorsqu’elle s’aventure loin des repères  « attestés ». Loin ne veut pas dire sans.

 

La connaissance la plus fine possible du processus nous permet de situer les éléments du processus de la façon la plus opérationnelle possible pour la résolution des questions que la vie nous pose pour poursuivre notre propre processus dans le processus général.

 

Les processus contiennent bien la continuité et les « sauts », au sens où l’entendait Jean Jacques Goblot pour les civilisations par exemple. La difficulté suprême de notre travail spéculatif, c’est d’une part la croyance en un unique processus repéré et donc, d’autre part, notre absence de vision des sauts de processus, notre limitation mentale d’un processus global à un processus unique, malgré la réalité d’unicité des processus. Unité des contraires et unité des processus dans le processus, et qualité différente des processus et des sauts de processus : en quelque sorte, nous ne sommes pas capable d’imaginer un processus général dans lequel le processus général apparent, qui nous apparaît, pourrait connaître lui-même des sauts qualitatifs, changer de qualité, être et devenir un processus différent et inimaginable et inimaginé.

 

Je ne voudrais pas par ces considérations plus qu’hasardeuses mettre en cause le sérieux des échanges que je peux avoir avec des chercheurs reconnus, dont l’œuvre est pleine de santé et de progrès ici et maintenant, et par là pleine de générosité et de solidarité et d’efficacité.

 

Je veux seulement repousser mes limites, ne serait-ce que par besoin et plaisir pour moi-même, dans la façon d’aborder la question des processus. Si l’on limite l’appréhension des processus aux limites de celui dans lequel nous nous mouvons, aussi ample soit-il par rapport à nos capacité d’appréhension, d’imagination, nous bornons dores et déjà l’appréhension des processus « restreints » dont nous faisons l’étude. Et nous donnons à notre concept « d’illimité » la limite d’un processus d’une qualité « donnée ».

 

Il y a donc une double menace sur la pensée, celle de la dé-adhérence « sans retour » et celle de la dé-adhérence apparente mais seulement apparente.

 

La rationalité « vrai » repose bien sur une dé-adhérence illimité liée aux besoins ici et maintenant de survie et de développement. L’exemple flagrant de la rationalité limitée est bien contenu dans la façon d’aborder la rationalité par une classe dominante, donc limitée à des besoins « restreints » et l’exemple d’envol de la rationalité est bien donné par la lutte des classes dominées.

 

Et si une classe dominée en vient à ne plus résister à une rationalité restreinte imposée par une classe dominante, c’est là que le processus général est menacé d’une maladie mortelle.

 

Nous n’avons pas le langage nécessaire à l’analyse et la description d’une telle vision des processus. Nous ne l’aurons qu’après avoir dépassé notre vision actuelle. Le langage, s’il permet les résolutions ne peuvent naître qu’après les résolutions : sommes et restes…..

 

Ce type de spéculation « ne sert-il à rien ? », pour reprendre une observation qui peut lui être faite aussi bien pour le quotidien, le « pratique », que pour la recherche, la « poïesis », l’action créatrice d’avenir, de processus.

 

Le temps connu contient toujours la spéculation comme l’accumulation des observations et de leur mise en relation dialectique, leur syncrétisme et leur synthétisation,  et cette expérience se poursuit, pratique et énigmatique….

 

Pierre Assante, 22 mars 2012

 

(1) Dans ce cas, les « savoirs » seraient la « somme » et les « épistémicités », le reste, dans le tableau du Professeur Yves Schwartz. Mais somme et reste ne sont pas un concept pour ce seul sujet, qui serait lui-même limité à un seul concept.

 

L'article précédent sur les commentaires sur les épistémicités : ici 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 07:03

Mis en ligne une première fois le 22 janvier 2012 

 

CLEMENT.jpgdes besoins contradictoires :

Un besoin d’autonomie

et un besoin de fusion.

 

Dans la mort se résout cette contradiction

du besoin de fusion et du besoin d’autonomie

 

Il n’y aura pas de révolutions politique, économique, sans révolutions anthropologique, philosophique. La transformation qualitative du mode de production c'est l’ensemble de ces révolutions.

 

Pour grandir en conscience dans la société de classe, l’humanité a eu besoin d’élites.

 

Cela est en train de s’achever.

Le besoin d’élites est fini, il est à dépasser par une croissance de conscience de toute l’humanité, dans sa diversité, sa multiplicité.

 

Coexistent chez l’être humain, dans chaque être humain, un besoin contradictoire d’autonomie et un besoin de fusion.

 

Ces besoins contradictoires explosent dans la naissance, l’accouchement, la séparation de la mère et la fusion de la mère, pour se développer dans la socialisation. L'ontologie de l’être social est double : dans la constitution biologique de l’humain et dans l’activité libre contenue dans le travail salarié et contraint pour la société de classe généralisée et mondialisée.

   

Le besoin contradictoire d’autonomie et le besoin de fusion ne tiennent pas qu’à la socialisation, ils tiennent à la base biologique de l’humain et se développent dans l’histoire de la personne et dans l’histoire de l’espèce, leur unité, dialectiquement, (ontogénèse et phylogénèse dans leur unité en mouvement).

 

On peut imaginer un dépassement de cette contradiction pour entrer dans une contradiction de niveau supérieur tenant à un développement qualitativement nouveau de l’entité humaine dans laquelle l’espèce ne quitterait pas la constitution à partir de la personne, mais où la personne se développerait en harmonie « matérielle et morale » avec le mouvement général de l’espèce dans la nature.

 

C'est-à-dire que le développement de l’espèce et de ses besoins deviendrait un besoin conscient généralisé », de « seconde nature » vers « première nature », dépassant par l’abondance la mesure de la quantité d’échange . Et surtout par une conscience issu du besoin même de développement, des moyens « matériels et moraux dans leur unité », dans le matérialisme dialectique, sa rationalité, sa spiritualité non détachée du corps, de ce développement.

 

Dans nos génération passées et présentes, les besoins contradictoires d’autonomie et de fusion en mouvement, c’est à dire chaque acte humain, d’entité restreinte ou large inclut ces besoins comme mouvement, existence, ontologie de l’être social en développement. L’on voit dans cette « définition » la relation dialectique, point de départ et point d’arrivé contenus l’un dans l’autre dans une transformation qualitative, « égalité » des contraires, le cycle-spirale où le mouvement contenant contient le mouvement contenu, la réalité contradictoire du mouvement et sa résolution possible dans leur unité.

   

Dans la mort se résout cette contradiction du besoin de fusion et du besoin d’autonomie, car la fusion redevient totale dans la trace de la vie laissée par la vie dans la vie. La personne se dissout dans le mouvement d’ensemble de la nature, de la vie, de l’humanité.

 

La foi naïve de la résurrection naïve en tant que maintient d’une entité humaine en l’état, dans une intégrité immuable, tient à la « demi »-conscience de cette réalité. Elle est à la foi belle, trompeuse mais intuitive et motivante dans la vie et les actes pour le maintien et le développement durable de l’espèce dans la nature connue, et les éléments connus de la nature par l’homme, la science en mouvement vers une société sans classe, échappant à toute idéologie restrictive d’une vision large de la com-préhension de la réalité en mouvement.

   

« L’idéalisme intelligent est plus proche du matérialisme intelligent que ne l’est le matérialisme stupide… »

   

Pierre Assante, 22 janvier 2012

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:10

JAURESLa crise,

ses replis sur soi

et la sécurité individuelle,

condamne-t-telle la colère populaire ?

 

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http://www.pierreassante.fr/dossier/SPIRE.pdf

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 20:41

18441 Le rapport à l’égard de la femme...

2 Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée...

  

C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve L’homme vis-à-vis de lui-même….

….Le rapport  immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme [générique : au sens de genre humain] à l’homme [générique, idem] se confond avec le rapport de l’homme à la femme…

….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme [générique, idem], à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme….

….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme…..

…..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme…..

…..Dans ce rapport, apparaît aussi  dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu  un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social….

........

« Si tu supposes que l’homme [générique, idem] devient humain et que son rapport au monde devient un rapport humain, tu ne peux échanger que l’amour contre l’amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l’art, il te faudra être un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer  de l’influence sur d’autres hommes, il te faudra être un homme pouvant agir d’une manière réellement incitative et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur »

 Karl. Marx, 1844.......

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 05:52

GARO3.jpgVient de paraître :

  

Isabelle Garo

FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX 

la politique dans la philosophie

Editions Démopolis

432 pages - 21 euros

A distance de tous les a priori, cet ouvrage aborde de façon originale les œuvres de Gilles Deleuze, Michel Foucault et Louis Althusser. En effet, c'est leur rapport à Marx et au marxisme, situé au point de rencontre de l’activité théorique et de l’engagement, qui est le fil directeur de l’enquête. Il permet de mettre en évidence la nature d’intervention intellectuelle et politique de ces œuvres majeures. Irréductibles à leur contexte, ces trois parcours philosophiques sont en permanence immergés en leur temps et agissent sur lui en retour, contribuant à modifier en profondeur le paysage intellectuel et politique contemporain. Nous sommes les héritiers de ces transformations, alors que se pose de nouveau la question de l'engagement et de l'action politique. L’analyse précise et critique de cette histoire permet seule d’aborder de façon renouvelée la question de l’actualité de ces œuvres, en la reliant à celle de l'actualité du marxisme, à l’heure où ressurgit la question des alternatives au capitalisme. 

(Isabelle Garo enseigne la philosophie. Elle a publié notamment Marx, une critique de la philosophie (Seuil, 2000) et L'idéologie ou la pensée embarquée (La Fabrique, 2009). Elle collabore au Séminaire « Marx au 21e siècle » (Paris-I), à la GEME (Grande Edition des Œuvres de Marx et d’Engels en français) et à la revue Contretemps.)

L'introduction et la table des matières sont en accès libre sur le site du séminaire "Marx au 21e siècle" (http://www.marxau21.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=156:foucault-deleuze-althusser-a-marx&catid=63:philosophie&Itemid=86)

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:35

Copie de 8juin10 001Le rapport à l’éthique est contenu dans le rapport à l’objet produit.

L’objet, malgré les apparences est un mouvement.

Le rapport de humain à la réalité, partiel, fragile et aléatoire mais nécessaire à sa survie et à son développement est proportionnel à la capacité de rapport à l’objet, dans sa connaissance scientifique comme dans les intuitions qui en découlent et leurs rapports réciproques.

L’attention à l’énigmatique du mouvement non Copie-de-Debat-sur-l-ecole--Vauban--17.03.11.jpgmesurable, mouvement de « l’objet activité humaine » dans l’objet produit « isolé » et dans la production générale, cette attention c’est le vrai humanisme, l’humanisme communiste.

L’aliénation concrète du producteur de son objet produit qui contient « l’aliénation morale » découle de l’aliénation de l’attention à l’objet dans ce qu’il a de non mesurable. Dans ce qu’il a de non mesurable, c'est-à-dire dans la dichotomie de valeur d’usage non mesurable et valeur d’échange marchand mesurable dans la quantité de travail. Quantité de travail, mesure aliénée de sa valeur concrète d'usage, et contenu éthique concret aliéné du besoin concret mutilé, réduit. Besoin concret mutilé s’opposant au développement des moyens de production contenants et contenu par l’objet produit et son unité avec et dans le producteur.

Pierre Assante, 18 mars 2011

Trois "illustrations" :

http://www.pierreassante.fr/dossier/bessac_thesons_l_avenir.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/HUMA_HIDEKATSU_YOSHI_depute_communiste_japonais.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 06:15

POLITZERIl est plus que temps de passer à une transformation qualitative de la croissance économique.

La thèse de la décroissance c’est comme dire à un enfant : vieillis et meurs tout de suite.

La croissance quantitative dans l’état du mode de production actuel est un suicide de l’humanité.

Deux thèses et deux réalités qui préconisent la mort.

 

Le mythe de "l'apprenti sorcier" devient une réalité.

En même temps l'humanité n'est pas sans ressource aux crises de croissance.

"Das Kapital" et le marxisme, entre autre,  proposent quelques "remèdes" sur lesquels réfléchir. Il ne faut pas s'en priver, et surtout il faut refuser leur censure par la classe dominante qui procède à cette croissance capitaliste et fonce droit dans ses bottes dans une croissance malade du capital parce qu'elle ne peut échapper à sa logique sous peine de s'auto éliminer. La transformation qualitative ne peut être que l'oeuvre des forces en contradiction antagonique au mouvement du capital, sans oublier la thèse hégélienne et marxiste de la lutte et de l'unité des contraires.

 

CANGUILHEMPour imaginer un processus de « qualification » de la croissance, il faut penser à la « requalification permanente du processus cérébral dans le corps-soi et dans la société, le « recyclage » permanent de son acquis et la transformation permanente qualitative de son acquis. La transformation qualitative de la croissance est un processus aléatoire mais aussi nécessaire et c’est en recherche de santé qu’il est possible.

 

On peut penser aussi au processus de révolution informatique : s’il y a eu croissance des moyens informatiques, c’est que les computers actuels ont subi une transformation qualitative par rapport à ceux qui occupaient un immeuble au lieu d’une petite boite et consommaient l’énergie d’une petite ville…

  

Pierre Assante, 13 mars 2011

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

 

MARX. Thèses sur Feuerbach

M.E.Oeuvres Philo.I

Le principal défaut, jusqu'ici, du matérialisme de tous les philosophes – y compris celui de Feuerbach est que l'objet, la réalité, le monde sensible n'y sont saisis que sous la forme d'objet ou d'intuition, mais non en tant qu'activité humaine concrète, en tant que pratique, de façon non subjective. C'est ce qui explique pourquoi l'aspect actif fut développé par l'idéalisme, en opposition au matérialisme, — mais seulement abstraitement, car l'idéalisme ne connaît naturellement pas l'activité réelle, concrète, comme telle. Feuerbach veut des objets concrets, réellement distincts des objets de la pensée; mais il ne considère pas l'activité humaine elle-même en tant qu'activité objective. C'est pourquoi dans l'Essence du christianisme, il ne considère comme authentiquement humaine que l'activité théorique, tandis que la pratique n'est saisie et fixée par lui que dans sa manifestation juive sordide. C'est pourquoi il ne comprend pas l'importance de l'activité "révolutionnaire", de l'activité "pratique-critique".

II

La question de savoir s'il y a lieu de reconnaître à la pensée humaine une vérité objective n'est pas une question théorique, mais une question pratique. C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique.

III

La doctrine matérialiste qui veut que les hommes soient des produits des circonstances et de l'éducation, que, par conséquent, des hommes transformés soient des produits d'autres circonstances et d'une éducation modifiée (1), oublie que ce sont précisément les hommes qui transforment les circonstances et que l'éducateur a lui-même besoin d'être éduqué. C'est pourquoi elle tend inévitablement à diviser la société en deux parties dont l'une est au-dessus de la société (par exemple chez Robert Owen (2).

La coïncidence du changement des circonstances et de l'activité humaine ou auto-changement ne peut être considérée et comprise rationnellement qu'en tant que pratique révolutionnaire.

Marx-Engels-Religion.jpgIV

Feuerbach part du fait que la religion rend l'homme étranger à lui-même et dédouble le monde en un monde religieux, objet de représentation (3) , et un monde temporel (4). Son travail consiste à résoudre le monde religieux en sa base temporelle. Il ne voit pas que, ce travail une fois accompli, le principal reste encore à faire (5). Le fait, notamment, que la base temporelle se détache d'elle-même, et se fixe dans les nuages, constituant ainsi un royaume autonome, ne peut s'expliquer précisément que par le déchirement et la contradiction internes de cette base temporelle. Il faut donc d'abord comprendre celle-ci dans sa contradiction (6) pour la révolutionner ensuite pratiquement en supprimant la contradiction. Donc, une fois qu'on a découvert, par exemple, que la famille terrestre est le secret de la famille céleste, c'est la première désormais dont il faut faire la critique théorique et qu'il faut révolutionner dans la pratique (7).

V

Feuerbach, que ne satisfait pas la pensée abstraite, en appelle à l'intuition sensible; mais il ne considère pas le monde sensible en tant qu'activité pratique concrète de l'homme.

VI

Feuerbach résout l'essence religieuse en l'essence humaine. Mais l'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux.

Feuerbach, qui n'entreprend pas la critique de cet être réel, est par conséquent obligé :

1.                      De faire abstraction du cours de l'histoire et de faire de l'esprit religieux une chose immuable, existant pour elle-même, en supposant l'existence d'un individu humain abstrait, isolé.

2.                      De considérer, par conséquent, l'être humain (8) uniquement en tant que "genre", en tant qu'universalité interne, muette, liant d'une façon purement naturelle les nombreux individus.

VII

C'est pourquoi Feuerbach ne voit pas que l'"esprit religieux" est lui-même un produit social et que l'individu abstrait qu'il analyse appartient en réalité (9) à une forme sociale déterminée.

VIII

Toute (10) vie sociale est essentiellement pratique. Tous les mystères qui détournent la théorie vers le mysticisme trouvent leur solution rationnelle dans la pratique humaine et dans la compréhension de cette pratique.

IX

Le résultat le plus avancé auquel atteint le matérialisme intuitif, c'est-à-dire le matérialisme qui ne conçoit pas l'activité des sens comme activité pratique, est la façon de voir des individus isolés et de la société bourgeoise (11).

X

Le point de vue de l'ancien matérialisme est la société "bourgeoise". Le point de vue du nouveau matérialisme, c'est la société humaine, ou l'humanité socialisée (12).

XI

Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe (13) c'est de le transformer.

 

Notes

1 Le manuscrit de Marx indique ici seulement : “la doctrine matérialiste de la modification des circonstances et de l'éducation, oublie...” Engels a explicité la pensée.

2   Parenthèse ajoutée par Engels.

3   Cette précision est ajoutée par Engels.

4   Engels dit “réel”.

5   Phrase ajoutée par Engels.

6   Le texte de Marx met les deux opérations sur le même plan.

7   Marx écrit : “c'est la première qu'il faut anéantir sur le plan de la théorie et de la pratique.”

8   Adjectif ajouté par Engels.

9   “en réalité”, est ajouté par Engels.

10   Engels dit simplement “la vie”.

11   Variante d'Engels : “la façon de voir des individus isolés dans la “société bourgeoise”.

12 Dans ce paragraphe, c'est Engels qui souligne humaine et met entre guillemets bourgeoise.

13   Engels a ajouté : “mais...”

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