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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 09:26

Marie Ange Patrizio a fait un compte rendu de voyage dans le pays et au monastère de St Jacques le Mutilé, ainsi que la traduction de nombreux articles italiens. Voici 2 sites où vous pourrez en trouver une partie :

 

 http://www.voltairenet.org/_Marie-Ange-Patrizio_?lang=fr

 

   http://www.legrandsoir.info/syrie-gardiens-de-la-frontiere.html

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 07:35

 L'oeuf de la vie

« Rien n’est précaire comme vivre, Rien comme être n’est passager, C’est un peu fondre pour le givre, Et pour le vent être léger, J’arrive où je suis étranger…. » *



UN MOMENT SANS REPONSE…et un espoir à venir

 

On a tous des domaines de vie, aux frontières poreuses, mais entités intérieures dans notre cerveau.

 

Ceux que j’ai quittés volontairement, c’est en général pour laisser place à des volontés de pouvoir barbares, ignorant de fait les raisons profondes de leur proie, reculant dans le temps les progrès possibles, sans les arrêter, on n’arrête rien.

 

Mais aussi parce qu’il y avait dans mon esprit un domaine général dans lequel trouver une place pour se battre face à une barbarie plus générale, et pas contre des humains précaires comme moi-même.

 

Le domaine que je viens de quitter, est un domaine qui a rempli ma vie, un grand domaine dans le domaine général que je n’ai pas quitté. Je le quitte pour les raisons de mes « abandons » du passé. Mais cet abandon croise la vieillesse. Je reste dans le domaine général et pour y rester il faut des domaines. Ils sont là vivants, présents, à explorer. congrès 2009

« Chausser des bottes de sept lieu en se disant que rien ne presse, voilà ce que c'est qu'être vieux »*.

 

Ce domaine nous l’avons construit, dans le rassemblement d’un même lieu de fonction humaine. 

 

Ce domaine a été démembré. Mais ce recul n’est ni inévitable, ni définitif.

 

Les solutions au « remembrement » sur lesquelles s’aventurent les naufragés n’y contribuent pas.

Ils sont en partie la même barbarie.

La vision étroite sur le paysage et sur eux-mêmes.

Il leur faut encore du temps pour sombrer ou décoller ensemble avec un domaine rénové.

Il n’est à présent ni envol ni atterrissage en cours.

Personne ni moi n’en sommes irresponsables.

 

Copie de 100 1686« Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant En face pour savoir en triompher Le chant n’est pas moins beau quand il décline Il faut savoir ailleurs l’entendre qui renaît comme l’écho dans les collines Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l’ensemble des chants… »*

 

Pierrot Assante, 21 janvier 2012

 

P.S. Autre citation : "J'aurais tant voulu vous aider Vous qui semblez autres moi-même Mais les mots qu'au vent noir je sème Qui sait si vous les entendez...

....C'est un rêve modeste et fou Il aurait mieux valu le taire Vous me mettrez avec en terre Comme une étoile au fond d'un trou."*

 

* 4 Citations d’Aragon.

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 04:00

Berlinguer photoLe site :

http://cambiailmondo.org/

a mis notre blog en ligne dans la rubrique "partner".

Vous pourrez y trouver divers points de vue issus d'auteurs et de la presse italiens, en particulier sur la crise économique et politique, les mouvements dans le monde, des nouvelles de l'immigration italienne, etc....

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 12:47

René Merle4 DEMI PAGES SUR CE FICHIER PDF (2 pages de journal A3) :

 ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/LANGUES%20DE%20FRANCE.pdf

 

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L'illustration ci-contre a été choisie par l'auteur du blog

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:24

000_1830.JPG70 photos, 6,75 MO sur ce lien : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Promenade_a_la_Sainte_Baume.pdf

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 09:05

CharitéRené Merle - Le Paradoxe de Victor Gelu, poète « national » de Marseille et auteur méconnu...

 Conférence – Comité du Vieux Marseille, 16 janvier 2007

 

Nous voici donc réunis à l’occasion du bicentenaire de la mort de Victor Gelu (avec un retard de quelques semaines : Gelu est décédé en septembre 1886, il avait soixante et dix-neuf ans), et ce dans la ville qui, pourtant peu encline aux hommages publics, a grandement honoré son chansonnier. Déjà, dès 1891, à l’initiative de la Municipalité, par l’érection de la statue, Place Neuve, dont César disait malicieusement à Panisse : « Tu es beau comme la statue de Victor Gelu ». Puis, en 1979, toujours sur initiative municipale, par la pose d’une plaque sur un emplacement prestigieux, quai des Belges, dans l’axe de la Canebière. Autant dire, et l’inscription de la plaque le confirme, que, dans une ville aussi avare de monuments célébratifs, Gelu apparaît en quelque sorte comme le « poète national » de Marseille....

.....Suite sur le site de René Merle :

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-rene-merle-le-paradoxe-de-victor-gelu-poete-national-de-marseille-et-auteur-meconnu-85552915.html

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 23:59

Bonne-Annee-2012-.jpg

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:04

GoblotPour atteindre un but il faut se donner les moyens.

Ainsi les moyens deviennent un but, le voilent et le noient dans leur masse informe.

 

Ainsi les printemps deviennent des caricatures de printemps et les nouveaux 1848 de 2011-2012, orientaux ou européens, actuels ou à venir  s’enlisent ou régressent sur des actes en discordance avec le processus en santé des forces productives : des actes accentuant ce qu’il y a de malade dans ce processus, malgré ses potentialités en santé.

 

Une fois dit cela l’on a pas « réglé les problèmes » nous diront les « entreteneurs de moyens ». C'est-à-dire qu’ils nous dirons de fait : « oublions encore un peu plus le but » pour s’obnubiler sur les moyens sans but.

 

Nous disons, nous : sans négliger les moyens, faisons un effort collectif considérable pour définir les buts, et nous nous donnerons ainsi la réflexion nécessaire aux moyens.

 

Les buts, bien sûr ne sont pas acquis d’avance. Il nous faut sortir de la pensée du mode de production et d’échange pour imaginer et  construire le nouveau, alors que le mode actuel de production et d’échange nous tient prisonniers de sa pensée par des moyens « matériels et moraux » immensément et puissamment prégnants.

 

Je ne donnerai de leçons à personne, je dirai simplement quel est le travail auquel je m’astreins pour rechercher « les fins » et mettre « les moyens » au service des « fins ». Ce blog est rempli de ces réflexions et des actes correspondants (1).

 

Pierre Assante, le 27 décembre 2011.

 

(1) En voici deux exemples sur un autre blog (2009) :

 

Les 2 articles sur ces 2 liens ci-dessous sur le site « Travail et Démocratie » (attention, un peu long à s'ouvrir) :

http://travail-democratie.net/jml/index.php?option=com_content&view=article&id=78:crise-du-capitalisme-et-travail&catid=57:autres-contributions-&Itemid=73

 

http://travail-democratie.net/jml/index.php?option=com_content&view=article&id=84:la-metamorphose-du-travail-par-pierre-assante&catid=57:autres-contributions-&Itemid=73

 

2 présentations du site « travail et démocratie » :

http://travail-democratie.net/jml/index.php?option=com_content&view=category&id=57&Itemid=73

 

http://travail-democratie.net/jml/index.php

 

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Tout changer pour que rien ne change, NON,

Mais que changer et comment changer, OUI :

Sur ce lien :

COMPLEXIFICATION ET DISSOLUTION. De la pensée unique à la pensée dissoute. Extrait du N° 10 de la revue lefebvrienne "La somme et le reste".

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 21:13

IMG-copie-2INDIGNéS

 

Indignés de toutes sortes. Indignés qui ne sont pas nouveaux et dont le passé plus ou moins récent nous donne des exemples de réflexion créatrices mais aussi d’impasses et de détournement des énergies humaines vers des impasses, des voies où les classes dominantes privilégiées nous « aiguillent » à partir de nos justes aspirations afin de tout changer pour que rien ne change.

 

Indignés de toutes sortes.

Faut-il s’en réjouir ?

 

NON.

 

Il faut se réjouir que puisse monter, à travers cette indignation, une volonté et une conscience, mais constater que l’indignation ne porte pas l’organisation de l’humanité nécessaire à répondre aux besoins créés par son propre développement.

 

On ne peut répondre à l’infinité des besoins, des cultures, des micro et macro entités humaines que par une orientation coordonnée de leurs mouvements, sans pour cela créer une tyrannie pour les rassembler.

 

La nation et ses conquêtes sociales qu’on ne peut abandonner au profit de l’ombre, a besoin de nourrir de ses cultures la culture générale de l’humanité, en particulier en ce qui concerne la culture du travail non en tant que morale conservatrice, mais en tant qu’activité créatrice libre : les cultures scientifiques, économiques, politiques, artistiques, savantes et populaires de toutes ces entités en mouvement….

 

Produire en santé ce dont elle a besoin pour vivre et se développer est la tâche principale de cette coordination du mouvement de l’humanité.

 

Il ne s’agit pas de cherche la perfection de ce que l’on s’imagine comme le modèle idéal, vieille tradition de l'indignation, mais les bifurcations en rupture et en continuité de la créativité humaine en santé. L’observation du  passé sur la très longue durée, la moyenne durée et la courte durée, et le présent nous en donne les éléments qui se sont développés et se développent dans ce présent.

 

Penser en processus, c’est penser en tant que semeur, sans lequel aucune récolte n’est possible. Les récoltes ont été nombreuses et variées dans l’histoire de l’humanité, du galet aménagé en passant par le feu, l’agriculture, la cité, la démocratie restreinte, les tentatives d’une démocratie généralisée de l’homme producteur, en particulier celle de l’égalité des sexes, celle d’une classe ouvrière maîtresse de ce qu’elle produit sans domination mais dans sa cohérence productive avec les salariés dans leurs diversités et de leurs alliés.

 

Penser en processus c’est penser sur la longue durée car la durée humaine, celle qui nous préoccupe en priorité, personne concrète oblige et obligera encore, n’est pas celle de l’humanité. Mais la durée humaine connaît elle aussi des récoltes petites et grandes si tant est qu’elle ne s’obnubile pas sur un soi ni un nous réducteurs, mais unis dans une richesse qui tend au bonheur, non comme état abstrait, mais comme état en espérance et en jouissance qui ne dépend pas que du « mérite personnel »…, la dernière illusion d’une humanité forgée par la bourgeoisie et que l’échange marchand a développé comme l’essence absolue, naturelle et immuable de tout échange humain.

 

Pierre Assante, 25 décembre 2011.

 

Un lien : COMPLEXIFICATION ET DISSOLUTION. De la pensée unique à la pensée dissoute. Extrait du N° 10 de la revue lefebvrienne "La somme et le reste".

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 06:00

HAVEL 

havel

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Et une "suite générale" :

Tout changer pour que rien ne change, NON

Mais que changer et comment changer, OUI.

sur ce lien :

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 09:00

ARMANAC 2012 0001L'Almanach

des

"Amics de  Mesclum"

2012

est paru.

 

Présentations et commandes

ci -dessous : ARMANAC_PRESENTACIEN.jpg    

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 08:01

000 1495Articles « de Noël », 1 :

Les militants chrétiens antiques, exemple d’expansion d’un mouvement d’idée

 

Premier article « de Noël »

 

Syrie, Liban, Palestine. C’est la zone appelée « le croissant fertile » qui inventa l’agriculture, il y a environ 10.000 ans.

 

De là ce premier moyen de produire et non de seulement recueillir les subsistances « matérielles et morales » nécessaires à la vie de l’espèce humaine, s’est répandu jusqu’en Europe occidentale par la vallée du Danube (actuelle Bulgarie, Roumanie, etc…) puis par la Méditerranée.

 

De là ont été crées les premières Cités-Etat, les premiers pouvoirs de classe.

 

Les faits et les idées traversent les siècles, les millénaires, et même toute l’histoire de l’humanité. Il y a bien aujourd’hui la question du pétrole et des multinationales, il y a aussi, très loin, le passage par là des humains qui se sont répandu de l’Afrique dans toute la planète, jusqu’en Asie et jusqu’en Amérique par le Détroit de Béring.

 

Pourtant l’origine de la division en classe sociale qui s’est répandue dans le monde jusqu’en Amérique avec ses « étapes » Grecques, Romaines, Européennes, Américaine « atlantiste » (vision occidentale schématique, qui fait abstraction du mode de production asiatique et autres, mais qui a un fondement) cherche sa résolution dans sa région d’origine, le Moyen Orient.

 

Tout progrès ou recul sur la question palestinienne ou irakienne met en mouvement les idées et les faits du monde, de l’humanité entière. Il n’y a pas de mystère là-dedans.

 

Cette région a produit aussi trois des grands mouvements religieux du monde, liés à son histoire. Il faudrait voir s’il y a comparaison dans le développement des grandes religions asiatiques et leur mode de production.

 

Quoiqu’il en soit et hors de tout schéma réducteur, on peut constater que la société capitaliste la plus accomplie naît de ce processus, qui s’il n’était pas automatique, a été celui-là, et intervient dans la suite des évènements et constitue l’évolution de l’élargissement de la production par la mondialisation, les mondialisations succéssives, phénomènes conjoints d’un phénomène unique, global, où toute l’humanité, de l’Europe à l’Amérique, l’Asie, aux résistances Africaines, aux Îles, les points les plus éloignés les uns des autres sont en interaction.

 

Ceux qui ont été des lecteurs attentifs de Marx, d’Engels, des marxistes qui ont poursuivi leurs analyses et leurs actions, c’est-à-dire l’action de libération de l’humanité dont ils étaient d’éminents militants, des contraintes destructrices issues des contradictions de son développement, savent que les questions spirituelles entrent dans leur culture et dans leurs pensée créatrice.

 

Devons-nous, dans nos analyses d’aujourd’hui, dans les questions les plus brûlantes, les plus urgentes qui nous assaillent, passer par pertes et profits ce qui a été des éléments essentiels de l’évolution humaine. La phrase déformée et employée à toutes les sauces « le XXI° siècle sera spirituel ou ne sera pas », c’est une phrase qui est ressentie instinctivement comme comportant un profond contenu de poussée transformatrice, devenue nécessaire et urgente, comme elle l’a été a des grands moments de l’histoire.

 

La conscience des révolutionnaires français d’agir pour l’humanité dans son ensemble est de cette poussée transformatrice, limitée, tronquée, non finie, aspirant à plus de finitude. La finitude n’est pas l’arrêt des évolutions ni des transformations, ni des contradictions. C’est une résolution de contradiction qui en engendre d’autres, d’un autre « type ». Le charlatanisme qui s’appuie sur cette aspiration, et se transforme en une « religion » qui la fige, conservatrice, destructrice, n’est qu’une exploitation hideuse, consciente ou non, mais le plus souvent consciente de la part des dominants organiques, de cette aspiration.

 

Le Noël des multinationales ne peut totalement recouvrir de son voile marchand l’aspiration à la fraternité, à la solidarité, à l’égalité entre les humains. Une révolte contre la douleur des guerres, des querelles, de l’exploitation de l’homme par l’homme tremble dans la chair humaine, dans tout le corps social. Assez ! dit l’humain de tout son corps !

 

Le chantage à l’alimentaire, base de la vie, exercée par les dominants, le patronat de « droit divin » est la prison de laquelle l’humain hésite à s’échapper comme par une aventure trop risquée.

En ce temps de Noël, temps contradictoire, porteur à la fois d’aspiration et de conservatisme, essayons d’avoir un regard à la fois critique et généreux sur notre devenir. Passer de la philo à l’anthropologie et à l’économie politique, oui, mais en unissant les trois dans un humanisme, avec les outils de la science.

 

« Le Roi de Rois naît dans une humble crêche, puissants du jour, fiers de votre grandeur, à votre orgueil, c’est de là qu’un Dieu prêche, courbez vos front devant le Rédempteur » (Noël d’Adam)

 

Bel accent de révolte et de solidarité. Mais il lui faut encore s’affranchir d’un patriarcat puissament présent et qui le conduit a un compromis avec toute la suite des dominations. Patriarcat contenu dans toutes les religions, y compris les « religions laïques » et les fait osciller entre le réalisme de la soumission et la révolte sans devenir.

Le principe espérance est un élément vital pour la personne et l’espèce humaine, comme la nourriture et la reproduction, l’expression de l’être et du devenir.

 

Pierre Assante, 19 décembre 2007

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 07:21

Copie de 000 1493Les militants chrétiens antiques, exemple d’expansion d’un mouvement d’idée

 

2) SUITE d'articles « de Noël »  

 

Deuxième article "de Noël" 

 

Les décisions politiques au jour le jour dépendent à la fois du moment et de la durée. Si un mode de production en évolution est arrivé à terme ou s’il est encore réformable, cela détermine le besoin soit d’une révolution, soit d’une réforme. Mais révolution comme réforme impliquent une transition dans cette évolution, dans laquelle il faut gérer à la fois l’ancien et accoucher du nouveau.

 

Je me permets une métaphore prise du christianisme, sa naissance et ses réformes. Je ne développe pas ici le lien entre le moment historique du mode de production et le mouvement d’idée propre à ce moment historique, mais j’extrais, je me permets une abstraction partielle des conditions d’exercice de l’expansion d’un mouvement général, collectif, de pensée. Cette limitation à laquelle je me contrains pour être bref dans cet article comporte le risque d’isoler un aspect d’un contexte général et par là d’induire une vision structuraliste. C’est pourquoi je mets en garde de ne pas isoler l’aspect développé ici d’une analyse plus générale du mode de production, des rapports sociaux, de leur évolution, des interventions humaines volontaires, à chaque moment, dans laquelle une décision, des décisions doivent être prises, parmi la multitude et diversité de toutes les interventions humaines.

 

Paul (Saint-Paul), ce militant infatigable du christianisme est l’exemple du militant d’un mouvement d’idée nouveau. Son intervention est déterminante pour la diffusion du christianisme. Il va parcourir le Moyen Orient, l’actuelle Turquie, la Grèce, la Méditerranée et Rome pour diffuser ses idées. Si ses idées ont une emprise, c’est que les conditions existent pour être « reçues ».

 

Mais la méthode compte. Pour que l’expansion soit effective, il ne va pas s’adresser prioritairement aux juifs, mais aux milieux réceptifs, vierges des dogmes juifs et à la fois sensibles, de par leur conditions de vie, leur culture, à ce que le christianisme porte de neuf : la nécessité de la loi, qui permet à la personne de vivre, c’est-à-dire de produire en communauté et la contestation de la loi qui, appliquée dogmatiquement, avec rigidité dans le temps, rigidifie aussi les rapports sociaux, freine ou bloquent les évolutions nécessaires(1). Comme il dit, Paul s’adresse aux « païens », c’est-à-dire les non juifs, car les juifs sont en partie imperméables, rivés à leurs dogmes, aux idées nouvelles du christianisme. Ses premiers et grands succès, il les obtient en terres fortement hellénisées ou la philosophie des marchands, échangeurs de valeurs marchandes et des idées liées à la démocratie marchande puis à son déclin, ont donné lieu à la « pensée grecque ». Cette pensée est à la fois porteuse de la société marchande antique et grosse des contradictions et de ses limites. Elle est aussi en contradiction avec l’expansion et la domination de la société esclavagiste sous la forme impériale romaine, les contradictions de son mode de production.

 

Mais si Paul s’adresse aux « païens », c’est-à-dire les non juifs, il n’abandonne pas pour cela sa communauté d’origine. Sa « révolution d’idée », il l’accomplit en gardant comme base idéologique et organisationnelle, la communauté juive. Il tente de concilier l’ancien et le nouveau, mais pas au prix de sacrifier le nouveau à l’ancien, Il y a à la fois réforme du judaïsme et révolution chrétienne. Il se garde bien de couper tout lien avec l’ancien, il en tire les moyens matériels d’expansion qu’il va mettre à la dispositions des nouvelles communautés chrétiennes tout en s’appuyant sur les nouvelles communautés chrétiennes pour aider la « base originelle » à subsister. Pour résumer, Paul s’appuie sur l’ancien, son organisation et sa culture pour créer le nouveau auprès des milieux qui n’ont pas la rigidité dogmatique de sa « base » et qui bien sûr ont cet « état d’esprit » de par leurs conditions matérielles propres dans lesquelles les rapports sociaux et de production propres ont des caractéristiques « adaptées » à ces idées nouvelles(2).

 

Cet exemple ne doit pas être érigé en dogme, ce n’est qu’une comparaison à méditer. Mais elle a de l’importance pour nous, dans la période que nous vivons. Pour ma part je crois que nous ne vivons pas une période de réforme, mais une période de révolution, comme le disait le sous-titre de la revue de Guy Hermier. La Réforme(3)iii, pour en rester à l’exemple du christianisme a accompagné la naissance et l’expansion de la bourgeoisie capitaliste, c’est-à-dire un mode de production marchand particulier. Et je crois que nous en sommes au besoin d’un autre type de mode de production qu’un type marchand. Le christianisme en ce sens peut être considéré comme une réforme et une révolution : il est une réforme du judaïsme né de la société marchande et conteste pour la première fois cette société marchande à peine née. Pour nous il est question d’une fin possible de la société marchande dans une période de temps que nous ne pouvons pas définir à l’avance et qui demande notre action.

 

Revenons aux « décisions politiques ». Rassemblement de forces et organisations indépendantes mais unies par un objectif commun des milieux qu’elle représentent, rassemblement avec autonomie des forces, fédération de forces diverses, fusion de ces forces ? Ce sont les mouvements de la société dont nous sommes partie prenante qui en déterminent la possibilité et non des cartels d’animation. La question première n’est pas le réseau par lui-même, mais le contenu qu’il peut contenir ou pas. L’analyse des possibilités d’un contenu moteur des changements ne peut s’apprécier qu’au contenu des mouvements de la société. Comme dirait Marx, voilà une tautologie mais encore faut-il s’approprier de cette tautologie, c’est-à-dire en avoir conscience.

 

Le travail revient à la surface du débat. Il est au centre du mode de production, des rapports de production, de leurs contradictions et de leur dépassement. C’est pourquoi nous assistons à des affrontements sur la question du travail. Des positions de Sarkozy-MEDEF-Bill Gates-Bush, aux divergences à l’intérieur de la gauche ou des communistes, la « vision » sur le travail(4)iv nous montre combien nous devons travailler au contenu d’un rassemblement qui se construit dans l’action quotidienne, à partir de notre base à poursuivre et développer, la « pensée-Marx », pour reprendre l’expression de Lucien Sève qui sous cette appellation ou une autre est ce que l’humain a crée à ce jour de plus avancé pour construire son devenir.

 

Pierre Assante

Le 28 juillet 2007


NB

1. Voir le petit essai que j’ai intitulé « Construction du devenir », édition artisanale personnelle (100 exemp.), 2001, je peux vous l’envoyer par le net.

2. La « révolution chrétienne » a bien eu lieu. Ensuite la période constantinienne a modifié bien des données de son expansion. Mais je note et souligne que le judaïsme n’en est pas mort pour cela et qu’il est bien vivant, dans son mouvement, son évolution, comme d’autres religions non mentionnées ici et demandant une analyse propre, et reste bien présent dans le christianisme.

3. Erasme, Luther, Müntzer (le réformateur-révolutionnaire), Rabelais (le réformateur « de l’intérieur »), successeurs des réformateurs de « première génération », cathares et troubadours, Saint François (autre réformateur « de l’intérieur »).

4. Voir ce texte de référence : "Le paradigme ergologique, ou un métier de philosophe", d’Yves Schwartz, Octarès, gros pavé demandant un effort certain, et dont la "conclusion générale" (dernières 100 pages) est essentielle, à mon sens.

 

Articles publié  sur « AlternativeForge »

Par Assante Pierre, http://alternativeforge.net/spip.php?auteur362



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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:42

Merle RenéPasolini 1964

Pier Paolo Pasolini, Poesia in forma di rosa, 1964 Ora che Togliatti se ne va con gli echi degli ultimi scioperi di sangue, vecchio, nel numero dei profeti che, ahi, hanno avuto ragione - sogno nel…

Pour lire la suite cliquez ici

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 00:00

Copie de 000 1493Quelques articles de « La Revue du Projet » N°12, décembre 2011

La revue entière :

http://projet.pcf.fr/15967

 

Nouveau testament, Patrice Bessac

Il faut relire les Évangiles. Et les Grecs. Et les Égyptiens. À la source ou avec l’aide de la philosophe Simone Weil.

Il faut les relire, résolument. Ces textes sont des sommets de l’esprit humain. Plus de 2000 ans nous séparent “ et pourtant ” les intuitions les plus fondamentales de ces textes sont intactes. Les pouvoirs, économiques, financiers, politiques au sens étroit, regardent les êtres humains comme des objets. Et ces textes opposent le respect inaliénable de la personne humaine et notre responsabilité individuelle devant les forces qui privent les êtres humains de leur droit au développement physique et spirituel…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/15992

 

Changer le monde, Elisabeth Gauthier*

 Le terme de « démondialisation » cible essentiellement les évolutions dans la sphère de la circulation du capital et des marchandises en proposant de nouvelles régulations nationales et internationales

Le débat autour de la « démondialisation » a pu prendre de l’ampleur au moment où la « mondialisation » apparaît comme un puissant facteur de crise et où l’échec des dogmes néolibéraux est visible. Il s’agit de fait d’un débat autour des grands principes régissant les évolutions récentes du monde ainsi que des stratégies pour s’y opposer. Dans le monde entier se propagent la contestation des logiques actuelles, l’exigence de démocratie et de profonds changements. L’impact populaire de l’approche proposant une « démondialisation » révèle – malgré les imprécisions et limites du terme – que des « réponses light » face à la crise perdent du terrain. Mais comme dans d’autres débats, comme par exemple croissance/décroissance, les réponses ne peuvent être binaires et se résumer par « pour » ou « contre »…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/15997

 

Face aux délocalisations, l’exigence d’une nouvelle industrialisation, Alain Morin*

À l'opposé d'une pérennisation de la société productiviste et consumériste du capitalisme, il s'agit de faire progresser les débouchés par un développement de tous les êtres humains, de leurs capacités.

La révolution informationnelle mise en œuvre sous la contrainte de la rentabilité financière a provoqué des changements considérables dans l'activité industrielle : au lieu de libérer du temps pour la promotion de chacun, les gains liés aux nouvelles technologies ont été utilisées pour des suppressions massives d'emplois. Le chômage et les bas salaires ont freiné la demande salariale tandis que délocalisations et abandons industriels ont asséché la demande d'investissement comme les débouchés à l'export. D'où l'insuffisance criante de la demande globale au cœur de la crise du capitalisme mondialisé et financiarisé…...

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/16034

 

Une radicalité illusoire, Paul Boccara*

L’expression « démondialisation » peut correspondre à une exigence de mesures radicales contre la mondialisation en cours. Cependant, ces mesures devraient concerner plus exactement la construction d’un autre monde de partages

Un thème est devenu à la mode dans une partie des courants de critique de la mondialisation néo-libérale : celui de la démondialisation. En réalité, cela correspond à une confusion entre la mondialisation actuelle et toutes formes de mondialisation éventuelles, comme si on acceptait l’idée que la mondialisation actuelle est la seule possible. Cette idée serait donc partagée entre les partisans de la mondialisation existante et certains de ceux qui se veulent ses adversaires radicaux.Certes, cette expression peut, en fait, correspondre à une exigence de mesures radicales contre la mondialisation en cours. Cependant, ces mesures devraient concerner, à mon avis, plus exactement la construction d’un autre monde. Il s’agirait d’un monde d’émancipation des dominations sociales exacerbées, du plan local au plan mondial, avec l’institution de coopérations très nouvelles à tous les niveaux…..

….Suite de l’article :

http://projet.pcf.fr/16025

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 22:35

2011 04 13 001

2011 04 13 009

Lavorare

stanca * 

 

Nous sentons bien qu'il nous faut (re?)-trouver une cohérence.

 
Chacun la cherche sur un point précis, ce qui ne peut donner une synthèse. C'est "normal" dans "l'époque actuelle".
  PAVESE-2.jpg
PAVESE-3.jpgUne fois que nous avons trouvé "notre" point, nous sommes prêts à partir comme les preux chevaliers (ou les gaulois face à César), lance à la main, dans le plus grand désordre, face à un adversaire super organisé, qui est même prêt à brûler tous les ponts, s'il le faut, pour se maintenir.
Idem, C'est aussi "normal" dans l'époque actuelle.
Encore un peu de temps.
Peut-être.
 
 
P.A., 8 décembre 2011
 
* "Travailler fatigue", Titre d'un reccueil de poème de Cesare PAVESE, poéte italien.
Jean Claude IZZO a écrit aussi un reccueil intitulé "Vivre fatigue".  

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 06:32

 

MARX-GOTHA.jpgCet article a été publié sur ce blog la première fois le 4 novembre 2010.

 

Voir en fin d'article l'additif : "Pour une re-humanisation de qualité nouvelle du TRAVAIL".

1) Libérer le travail du mouvement de capital.... Les mesures transitoires sur le capital (par exemple sur le crédit) doivent tendre rapidement à cela....

2) L'échange de "travail à travail"....

3) L'économie de moyens par l'humanité n'est pas dans une décroissance...

 

  Questions d'un ami :

…….Mais un petit topo sur la question suivante serait le bienvenu : "En quoi Marx considère-t-il que le travail, qui est la substance de la valeur, n'a pas lui-même de valeur (cf. Chap.1 du Kapital) ?

 

Je comprends bien que la source de la valeur ne peut pas elle-même avoir de valeur, puisqu'elle est la source de la valeur. Mais que dire d'autre ? Ce qui a une valeur, c'est la force de W. Certes. Mais alors qu'est-ce que le W pris en soi ?

 

"Ma" Réponse :

 

14mai10 003Dans la critique du programme de Gotha, Marx prend  par l'humour (mais avec un peu de colère, car il s'agit d'un très sérieux congrès qui prépare des luttes ouvrières) les lassalliens qui affirment que le travail crée les richesses.

Bien sûr "dans le vague" on peut le dire.

Mais il précise que c'est la force de travail qui crée la richesse, la richesse en tant que valeur d'échange et son accumulation dans le marché.

Cette force de travail,  la dépense des muscles, du cerveau, du système nerveux (qui bien sûr a une mesure physique en W, KW, KWh) ne peut se mesurer en W, car dans l'échange marchand, on ne mesure pas cette valeur d'usage de la marchandise travail, mais sa valeur d'échange par le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des produits qu'elle consomme (après les autres phénomènes du marché je ne développe pas, je l'ai un peu fait dans les articles précédents), force de travail, marchandise qui perd elle aussi sa valeur d'usage au profit de sa valeur d'échange. Sa valeur d'usage elle la retrouve une fois sortie du marché, par exemple ta table dans ta salle à manger.

 

La marchandise force de travail, même si elle a des propriétés propres, est une marchandise dans l'échange A-M-A'. Si comme Robinson je me fabrique tout seul une flûte avec une canne que j'ai coupée avec un galet "naturel", cette force de travail là est bien une valeur d'usage. Valeur d'usage si je la mets en oeuvre sans la vendre, sans l'échanger, et non si je la laisse au repos (bien qu'elle n'ait jamais de repos, à la différence du wagon qui pourrit en gare et donc n'a plus de fonction de transport pas plus qu'une autre en l'état et n'est ni une valeur d'usage ni une marchandise.

 

La confusion existe lorsqu'on veut simplifier la question de la plus value (qui est une réalité bien évidente) en la limitant et l'isolant à un ouvrier et à un produit, ce qui est pourtant utile et nécessaire de faire dans un début de pédagogie. Cet exemple qui vaut pour un taux de plus value artificiellement isolé, ne vaut pas si on le transpose mécaniquement à tout le fonctionnement du marché, de la production, de l'échange, de la distribution, de la gestion, des services, (sans oublier le rôle que jouent sur lui les institutions, la culture -activité- au sens large) qui ne sont cependant pas des tranches de saucisson, car ils "fonctionnent" comme fonctions d'une unique fonction, l'humanité dans la nature. Et cachera les autres phénomènes que sont la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation du capital, sa dévalorisation, et la réalité de la production-échange humaine générale, ses mouvements techniques, économiques, institutionnels, « culturels ». La "circulation simple" est une vue de l'esprit nous dit Marx.

 

Ainsi, séparer la critique de l'économie politique de la philosophie et l'anthropologie donne le mécanisisme des communismes grossiers et leurs pratiques que nous avons payé cher (mais nous n’avons pas payé que ça, les conflits du monde sont généralisés et n’ont pas une cause unilatérale, et rester neutre ne résoud pas les conflits. La critique du programme de Gotha, bien que relativement confidentielle se voulait opérationnelle sur le mouvement ouvrier, parce qu'elle se voulait une arme contre l'exploitation du travail) et que nous continuerons en partie à payer (pas trop j’espère, mais c’est une autre question) dans les expériences à venir (belles ou moins belles, mais pleines d'espérance et de bonheur au quotidien), car seul un mode de production à maturité prend le pas sur le mode de production précédant qui en contient les prémices.

 

Autre exemple :

 

Le prix de l'électricité se paye-t-il en consommation KWh ? Oui mais c'est une vison comptable.

La valeur du KWh qui va déterminer le prix, c'est celle du temps de travail moyen nécessaire à sa fabrication dans un contexte géographique et historique donné, distordu par les prix de monopoles, les situations de pression du marché, du transfert des profits d'un produit vers d'autres produits, les différences et relatives péréquations entre zones de production et leur cultures de production, etc.....

 

L'indifférenceEn outre le W de l'électricité n'est pas le W d'un corps-soi, oui dans les lois de la physique et non en sociologie. Cependant, le KWh d'électricité contient la fonction production-échange sociale d'énergie dans toutes ses "composantes" intriquées. On ne peut donc considérer en soi le KWh social que par une séparation artificielle et-ou d'étude scientifique  de mesure marchande qui fait partie de la fonction générale d'échange des valeurs d'usage.

Cela est une contradiction "naturelle" du capital. L'absurdité des apparences et de ma réponse n'est pas du ressort de celui qui les expose, mais des contradictions du système. Ce que l'on a du mal à accepter parce qu'on y est naît dedans et qu'il nous semble aussi naturel que le lever du soleil ou la pluie.

 

Là où l'on se rend compte de cette contradiction, de ce paradoxe défiant la logique, et de cette absurdité, c'est quand on va chez le médecin et que tout à coup le soin n'est plus remboursé et que dans le même temps les capacités productives, d'enrichissement collectif en valeur d'usage s'est multiplié. Ou que se dessine à un horizon que l’on combat un marché pour les retraites capitalisées  pour "combler" la chute vertigineuse des pensions.  Pas question de mesure en KWh du W.

 

Je ne sais si je suis hors sujet, j'ai répondu à brûle-pourpoint et donc peut-être " à la Lassalle" à partir de la lecture de ton bref message, sans aller chercher les références, ce qui est le propre de l'amateur que je suis.

Amitié.

Pierre, le 3 novembre 2010

 

Note après coup : "...le travail n'est pas la source de toute richesse. La nature est tout autant la source des valeurs d'usage (et ce sont bien elles qui constituent de fait la richesse ?) que le travail, qui n'est lui-même que l'expression d'une force naturelle, la force de travail humaine....

....un programme socialiste doit ne pas permettre à ce type de rhétorique bourgeoise de passer sous silence les conditions qui, seules,  lui donnent sens. Ce n'est que dans la mesure où l'être humain se comporte dès l'abord comme propriétaire de la nature, source première de tous les moyens et de tous les objets du travail, ce n'est que si il se comporte comme si elle lui appartenait, que son travail devient la source des valeurs d'usage, et donc également de la richesse. Les bourgeois ont d'excellentes raisons d'attribuer au travail une puissance de création surnaturelle, car c'est précisément du fait que le travail dépend de la nature que l'être humain, qui ne possède d'autre propriété  que sa force de travail, est nécessairement dans toute société et dans toute culture esclave des autres hommes qui se sont faits possesseurs des conditions objectives du travail. Il ne peut travailler qu'avec leur permission, et donc il ne peut vivre qu'avec leur permission..."

Marx, "Commentaires en marge du programme du Parti Ouvrier Allemand"

 

Additif :

Pour une re-humanisation de qualité nouvelle du TRAVAIL

Les réponses aux questions ci-dessus, et ouvrent une multitude d'autres questions.

Pour ma part je résumerais (ce qui est dogmatique mais quelquefois nécessaire, en tout cas utile avec prudence) la visée possible de rehumanisation de qualité nouvelle du travail, par 3 "principes" essentiels.

1 La libération du travail de l'échange du capital, pour libérer le travail du mouvement de ce capital aujourd’hui destructeur, de son déplacement en fonction du profit et de son indifférence envers la stabilité et le développement de l'activité humaine, du travail. Les mesures transitoires sur le capital (par exemple sur le crédit) doivent tendre rapidement à cela.

2 L'échange de "travail à travail" mise en œuvre dans les "tyrannies" de transition du capitalisme vers un mode de production de coopération entre les personnes et les peuples n'est pas sans lendemain malgré les expériences dramatiquement manquées. Leur échec provisoire est d'ailleurs une des raisons de l'enfoncement actuel dans la crise économique, institutionnelle, morale et de civilisation actuelle.

3 L'économie de moyens par l'humanité n'est pas dans une décroissance mais dans une croissance qualitativement nouvelle. C'est à dire dans le rejet de la croissance du type capitaliste actuel et pour une autre croissance. C'est dans la croissance de tous les moyens (recherche fondamentale et appliquée qui doit devenir un but et une activité collective généralisée, énergies, habitats, transports etc.) de qualité nouvelle que se trouvent les moyens d'économie de moyens qui est un principe pour une existence et une évolution-développement de la nature viable à long terme. C'est le principe de toute croissance, de toute vie et existence de la nature : naissance, croissance initiale "d'enfance" (nous y sommes encore, et justement dans une crise de croissance), croissance en transformation de "l'objet adulte" et mort de cet « objet » et résurrection d'autres formes d'existence.

Pierre Assante, 5 novembre 2011

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 08:00
  TU-NE-TUERAS-POINT.jpg
 
Marie Dalenga
s'exprime toutes les semaines sur le journal
"Le Patriote" de Nice.
Voilà ce qu'elle nous dit aujourd'hui :
 
cliquer sur le lien ci-dessous : 
ici 
Inscrit sur cette stèle monument aux morts : "TU NE TUERAS POINT"
(lire l'article de Marie DALENGA)
http://www.pierreassante.fr/dossier/Quelle_connerie_la_guerre_Marie_Dalenga.pdf
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:08

  Fig.4

 

 

Lettre ouverte,

 

cliquer ici 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lettre_Inventer_3_pages.pdf 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:10

   

GlaudiParmi les ouvrages publiés par Glaudi Barsotti, "Lo comunard de la Mitidjà".

 

En voici la quatrième de couverture avec la brève présentation du roman et de l'auteur, quelques autres ouvrages.

 

P.A., 23 décembre 2010

  

 

presentacion-de-.lo-comunard-de-la-Mitidja-jpg

   Le-bouil-et-le-tian.jpg

 

 

La-terra-deis-autres.jpg

Le-music-hall-marseillais.jpgtestimòni d'un niston de la guèrra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:56

Plus_la_crise_s_accentuera_plus_l_evenement_l_illustrera.jpg* Cliquer aussi sur le portrait de Frantz Schubert....

 

* 12 septembre 12 heures : Le taux du rapport Production/Spéculation serait-il arrivé à une masse critique pour empêcher tout remède capitaliste de renflouement du taux de profit…,

Suite:

http://www.pierreassante.fr/dossier/Plus_la_crise_s_accentuera_plus_l_evenement_l_illustrera_0001.pdf

 

* Brochure d'économie politique pour débats (remis en ligne au 13 septembre) :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

 

* "Tous derrière Papandréou". "la spinta è esaurita" (remis en ligne au 13 septembre).

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-spinta-e-esaurita-61090412.html

 

* 12 septembre 2011.

Une maladie infantile de la société humaine, mais aussi une maladie sénile de la démocratie bourgeoise :

« …Les capacités humaines donnent à la personne une vision partielle et parcellisée de la réalité qui l’entoure, réalité qui agit sur la personne et sur laquelle la personne doit agir pour vivre. De plus tout est fait dans les rapports de classe pour ne transmettre à la personne que la vision la plus partielle et parcellisée possible de la réalité, réservant une vision plus globale à la classe dominante afin qu’elle conserve ses moyens de domination.

Cependant ce mode de transmission, outre que les intérêts personnels de la classe dominante la pousse elle-même à…. » 24 mars 2008.  Suite :

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,6020.html

 

* Paul Boccara : de l'Europe à la Méditerranée et à la Chine, mondialiser autrement. "La crise systémique Europe et Monde, quelles réponses", Ed. Espère. Le Temps des cerises.

http://www.pierreassante.fr/dossier/Boccara_livre_sept_2011.pdf

 

*Analyse de la crise économique et sa relation avec le politique

5 Interventions au Conseil National du PCF des 3 et 4/09/2011.

Yves Dimicoli, Jean-Marc Durand, Denis Durand, Nicolas Marchand, Gisèle Cailloux.

http://www.pierreassante.fr/dossier/5_Interventions_au_Conseil_National_du_PCF_des_3_et_4_sept_2011..pdf

 

* ARGUMENTAIRE
Dette publique et crise financière.

http://www.pierreassante.fr/dossier/Fiches_crise_et_dette_publique-2.pdf

   

* Info : Congrès de la Société Internationale d'Ergologie

27 et 28 septembre 2012 à Strasbourg

 

* Le 11 septembre 2011. On ne convainc jamais personne.....On ne transmet une idée, une connaissance d’un fait ou d’un concept que si l’autre ou les autres, en ont déjà l’intuition, c’est-à-dire si les éléments de vos idées se sont déjà insinués dans leur cerveau à travers la vie quotidienne, à travers leurs propres observations, le vrai comme le faux. (5 décembre 2007) …..Suite :

 http://alternativeforge.net/spip.php?article967

 

* le 11 septembre (L'attentat à New York, Etats Unis, et l'attentat à Santiago (Chili). Et sur la "questione morale" en politique)

Lettre à un ami :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lettre_a_PLUS_LA_CRISE.pdf

 

* 10 septembre 2011, en guise de nouvelle, j’avais envie de rappeler cette lettre…. ici

  ….Cher Pierrot, J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin. Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons. Apprendre, comprendre, c’est « se dire ». Ce ... ……

…..Suite sur ce lien : Cher Pierrot (lettre reçue)

  

et aussi, Niki Vendola : « Oporsi con ogni mezzo, Io ci sto » (Vedremo…).

Sta accadendo qualcosa di irreparabile, un finimondo che spazza via esistenze, culture, diritti, classi sociali. Cambia la storia e la geografia. Eppure fatichiamo a trovare le parole adeguate per dirlo, per spiegarlo, per contrastarne l'apparente oggettività, per denunciarne le cause. Siamo invischiati in una trama ideologica che non riusciamo a spezzare. Cos'è la crisi?.....

Suite : ici

 

  9 septembre 2011, Frédérique ROLET participe à un débat sur "Le métier d'enseignant est-il en danger ?" sur "L'Humanité". A ne pas manquer..

 

* 9 septembre 2011, En exergue de l'Edito de l’Huma : "Les années Bush furent parmi les plus sombres de l'histoire contemporaine des Etats Unis". Sans doute. Les années Truman sont assez sombres aussi etc...

Les années Obama, que ce soit à son corps défendant, ou volontairement, consciemment ou inconsciemment, ou le tout à la fois (insoutenable légèreté de l'être), ne sont pas très lumineuses non plus.

On est acteur d'un processus avant tout, et on choisit quel rôle tenter d'y jouer, comment agir collectivement dans un sens ou un autre.

"L'optimisme de la volonté" (Gramsci), en effort quotidien d'opposition au "Pessimisme de la raison"(Gramsci),  voilà un recours indispensable.

 

Archives de "Nouvelles du jour...pour quelques jours (et mises à jour):

http://www.pierreassante.fr/dossier/Archives_de_Nouvelles_du_jour...pour_quelques_jours.pdf

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:16

KadhafiJe trouve dans la presse ce titre : « Dans Tripoli libérée »

 

Je ne comprends pas : si Tripoli a été libérée, je ne vois pas pourquoi les forces progressistes se sont opposées à l'intervention dite de « sauvegarde de la population civile » au-delà de la résolution de l'ONU.

 

Je ne suis pas un pro Kadhafi.

 

Je suis pour suivre l'évolution des mouvements populaires et leurs difficultés face à l'impérialisme, au capital qui détient des moyens techniques de gestion du travail, militaires, idéologiques, écrasants et qui préfère détruire lorsqu'il ne contrôle pas : tendance suicidaire à court, long et moyen termes des castes dominantes en danger, mais qui suicident les autres prioritairement.

 

Je crois qu'il y a chez nous une tendance à rejoindre l'idéologie des couches moyennes, ce dont Berlinguer se méfiait déjà dans les années 70 et dans laquelle le PCI a sombré après sa mort (et celle d'Aldo Moro quelques années avant, pour ce qui est de la politique d'alliance démocratique) dans sa dissolution.

 

Je comprends que dans les pays fortement développés, on doit tenir compte du poids des couches moyennes. Pour l'alliance, mais pas pour l'alignement.

 

Dans le même ordre d’idée, dans la phrase trouvée sur la presse qui précède pourtant une assez bonne analyse de la situation libyenne et internationale  «la chute de Kadhafi est en soi un fait majeur positif dans les mutations du monde arabe », le mot positif est de trop. Il accrédite l’idée d’accepter une intervention étrangère organise dans les intérêts de réorganisation du capitalisme dans le monde. 

 

Idem lorsqu’on lit « Personne ne regrettera Kadhafi ». C’est un jugement à l’aune de notre confort pour lequel nous crions si fort et à juste titre, quand il est mis à mal. C'est-à-dire un jugement ethnocentrique qui se superpose à la position social démocrate de démocratisme et non de démocratie vivante, c'est-à-dire où interviennent tous les mouvements de société et en particulier celui, encore diffus et en recherche de cohérence, de l’homme producteur des objets et  conditions de reproduction de la société humaine.

 

Je ne comprends pas, mais on peut peut-être m'expliquer...

 

Pierre Assante, lundi 29 août 2011

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:10

Hold-up sur les familles, Huma, 28.8.11

Un marché capitaliste a besoin de consommateurs.

Lorsque le capital tue le marché, il s’expose à se tuer lui-même.

 

Vous allez me dire, le marché est mondial, les austérités et les crises peuvent se déplacer géographiquement, constituer des vases communiquant de développement du capital. Ce n’est pas certain dans un marché si imbriqué mondialement où ceux qui produisent massivement les biens de consommation à un taux de profit maximum ne sont pas ceux qui les consomment le plus. La garantie d’achat est une illusion, on ne dirige pas le monde comme une mécanique. La culture, les cultures, les modes de vie qui y sont liés sont une réalité mouvante mais incontournable pour le capital comme pour tout mode de production des « biens matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine.

 

Il y a aussi le développement inégal, qui malgré les puissances émergentes, persistent et ne sont pas qu’économiques. Si l’économie intervient en dernière instance, le processus humain est fait de l’ensemble de l’activité humaine sous toutes ses formes.

 

Vous allez me dire aussi que le capital pour se revaloriser peut se détruire en partie pour se reconstruire. Par exemple la destruction partielle de la Libye par la guerre (mais c’est une destruction partielle parmi tant d’autres, sous de multiples formes, la principale étant celle du travail) va offrir au capital des possibilités de profit par une reconstruction à sa façon.

 

Mais, sauf destruction massive et généralisée, auquel cas le retour en arrière serait garanti pour tout et pour tous,  tout cela retarde un blocage du marché capitaliste mais ne l’arrête pas.

 

Notre temps ouvre donc des possibilités de transformation du marché, de sa libération du travail contraint par la restitution à la personne de son activité en tant qu’activité libre et cohérente contribuant au développement humain.

 

Mais cette possibilité demande une élévation du niveau de conscience humain collectif sur son propre processus de développement, sur les choix et les actions à mener pour cette transformation. Ce n’est pas un rêve impalpable, mais une nécessité à laquelle répondre. Cette nécessité ne dépend pas que d’une femme, d'un homme, d’une entité humaine (nation, groupe constitué quel qu’il soit), mais d’un processus global en formation, dont il est relativement difficile d’apercevoir la totalité en mouvement. 

 

Ce processus existe cependant, avec ses avancées et ses reculs, ses complexes constitués locaux ou diffus dans la totalité des complexes, ses frontières relatives, ses interactions généralisées.

 

L'optimisme ne consiste pas en une confiance « bêlante », mais à veiller à tous les créneaux, à garder le calme dans la tempête, à apprécier toute forme d’action mais en ne la détachant pas du sens sain (au sens de santé, c'est-à-dire de résistance humaniste aux maladies sociales) du processus général, et des évènements majeurs qui en renforcent le mouvement.

 

Pierre Assante, 26 août 2011

et sur ce site : http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=9167

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 06:46

Berlinguer photodi Rodolfo Ricci

http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=9158

 

-Ciò che tutti gli osservatori sapevano da tempo, ora è ufficiale e rivendicato come merito: truppe speciali inglesi, francesi, giordane e del Quatar sono sul terreno in Libia, non semplicemente come consiglieri, ma come combattenti e comandanti dell’avanzata dei “ribelli” contro la Libia di Gheddafi e nell’assalto alla sua capitale, Tripoli.
La primavera araba, che aveva colto impreparate le ex potenze coloniali con l’estromissione dei propri rappresentanti in Tunisia e Egitto, può ora riprendere le più classiche e rassicuranti venature del neoimperialismo criminale che si serve dell’Onu e delle guerre umanitarie per intervenire in altri paesi e per abbatterne i legittimi, seppur discutibili, governi.

“Naturale conseguenza”, per dirla pomposamente, alla Napolitano, di decisioni già prese, per riportare all’ordine e alla sudditanza ogni tentativo di politica autonoma che si discosti da quelle approvate e permesse dal consesso dei paesi forti (militarmente),ma messi molto male (dal punto di vista economico) dell’occidente........

http://www.pierreassante.fr/dossier/RICCI.disordine_globale.pdf

......Suite : ici

 

 

Voir aussi, Réflexion d'Italie de Rodolfo RICCI : « La poussée propulsive du capitalisme est finie. Phénoménologie de la crise du saut possible » 

http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=459

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:15

Fonds souverains libyens : les « rebelles » réclament 2,5 milliards cash

 

Francesco Piccioni

 

La guerre a été faite pour des raisons purement humanitaires et gare à vous si vous en doutez.  Les plus malveillants iront aussi penser que le pétrole (production : 1,6 millions de barils par jour, en conditions normales) y est pour quelque chose, mais rien de plus. Ensuite, les « rebelles » se réunissent à Doha, dans le Golfe persique, pour essayer de débloquer les « fonds souverains libyens » qui circulent de par le monde. Ou bien au moins 2,5 milliards de dollars cash, pour payer immédiatement « les salaires » du gouvernement in pectore (ceux qui s’y croient déjà, NdT) et diverses autres dépenses dans un pays ravagé par les bombardements.

  La Suisse a déjà fait savoir qu’elle est prête ; il ne lui manque que l’accord du Conseil de sécurité de l’Onu -qui a « congelé » au début de la guerre tous les fonds remontant à Tripoli.  Mais à Berne on pense que l’affaire sera vite réglée. Dès qu’arrivera l’accord, les comptes redeviendront actifs et à disposition des « propriétaires légitimes », qui seront entre temps nommés par le « nouveau gouvernement ». Un édifice assez compliqué, et qui, bien sûr, n’est pas facile à « restituer » sans quelque résistance de la part des « détenteurs ». Mais Mahmou Jibril (hier, mercredi 24 août, en visite à Kadhafi.jpgl’Elysée, aujourd’hui à Rome chez Berlusconi, NdT) président exécutif du Cnt, réclame qu’on trouve la somme minimale nécessaire d’ici la fin du Ramadan, c’est-à-dire dans quelques jours.

  Les avoirs de Tripoli qui sont en circulation dans le monde ne sont pas des petits sous : en 2004, Kadhafi avait été effacé de la liste des « Etats voyous » (et c’était l’époque de Bush, un connaisseur). La Libyan Investment Authority (Lia) a eu à gérer un surplus annuel de plus de 30 milliards de dollars provenant des ventes de pétrole, et, très rapidement, la somme destinée aux investissements à l’étranger est devenue réellement conséquente. On parle d’au moins 70 milliards, mais ce doit être beaucoup plus.

  En janvier (2011), par exemple, le très peu patriote représentant de la Lia, Mohammed Layas, a -comme le rappellent Wikileaks et Dinucci- prévenu l’ambassadeur étasunien que son institut  venait de verser 32 milliards de dollars dans les banques étasuniennes. Un mois plus tard ils étaient tous séquestrés. Un vol tout en souplesse, avant la rapine à main armée qu’on appelle guerre. 45 autres milliards sont sûrement gardés dans des banques européennes : surtout françaises et anglaises (là aussi on pourrait avoir quelque soupçon…), sans parler des dizaines  d’autres investissements dans quasiment le monde entier. Le cas italien a été au centre de trop de polémiques pour en parler encore de façon diffuse. La participation libyenne à Unicredit, qui a coûté à Alessandro Profumo son fauteuil de directeur[1], a un poids de 7,5% dans la banque (plus de 1,5 milliard, à sa valeur d’hier). On trouve des participations importantes aussi chez Finmeccanica (2%), Eni (1%) et, depuis toujours, à la Juventus (7,5), tandis que le départ de chez Fiat (sur pressions de Reagan) remonte à 1986.

  Outre la Lia, opère aussi dans le monde la Banque centrale (libyenne, NdT), même si ce n’est pas toujours directement en son nom propre.  Par exemple, en Italie, elle détient 60% de Arab banking Corporation, dont le siège est à Milan. Tout aussi forte sa présence chez Tamoil et dans le groupe Olcese. Nombre de ces participations sont cependant difficiles à reconstruire, parce que de petites dimensions, et effectuées par l’intermédiaire de « sociétés vecteurs » en rien transparentes : elles opéraient ainsi à l’époque pour contourner l’embargo étasunien, et ensuite, elles se sont trouvées très bien « dans l’ombre ». Tarak Ben Ammar a dû intervenir plusieurs fois pour redimensionner la participation libyenne à Mediaset (le groupe de presse de S. Berlusconi, NdT). En France, la Banque centrale est présente pour 10% dans Quinta Communications, mais aussi chez Lagardère, EdF,  Alcatel, Bnp Paribas. Aux Etats-Unis -après la fin de l’embargo- la liste est pratiquement infinie : de la tristement célèbre Halliburton à Xérox, Honeywell, Exxon, Chevron et Pfizer.  En Angleterre les sociétés suivantes ont aussi un sociétaire venant du gouvernement libyen : Glaxo, Shell, Vodafone, British Petroleum.  Mais, pour faire de bonnes affaires, on ne s’est pas laissé distancer non plus  ni en Allemagne (Siemens), ni en Russie (Rusal et Norilsk), ni en Espagne (Repsol), et pas non plus, bien sûr, en Suisse (Nestlé).

  Le traitement réservé aux fonds souverains libyens ouvre cependant une partie dangereuse avec les autres « fonds souverains » de pays « non totalement démocratiques » opérant sur les marchés du monde entier.  La prudence sera maintenant encore plus grande chez les Chinois, à Singapour (le très puissant Temasek) et, bien entendu, pour tous les fonds -sans aucune exclusion- des pays du Golfe.

  Parce qu’une monarchie, bien que « petro », n’est par définition pas démocratique. Non ?

 

Edition de jeudi 25 août 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Les journalistes bloqués à l’intérieur de l’hôtel Rixos de Tripoli depuis dimanche ont pu être évacués par la Croix Rouge Internationale, mercredi 24 août 2011 à 17 heures. Les quatre collaborateurs du Réseau Voltaire, les journalistes Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Mathieu Ozanon et Julien Teil, étaient bien parmi eux.

Cependant, lors de sa sortie, des rebelles ont tenté d’arrêter Thierry Meyssan, connu pour ses articles dénonçant les crimes de l’OTAN. La Croix Rouge Internationale a empêché cette arrestation.

Les journalistes ont été conduits dans un autre hôtel, mais ils ne sont plus protégés par la Croix Rouge Internationale.

Les journalistes n’ont pas pu, pour le moment, rejoindre le bateau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui aurait accosté à Tripoli.

Le Réseau Voltaire est extrêmement préoccupé de l’attitude des rebelles à l’égard de ses journalistes. Il lance un appel à la communauté internationale pour que ses journalistes soient protégés et puissent quitter la Libye sains et saufs.

par Réseau Voltaire
Réseau Voltaire | 25 août 2011

 

Illustration : photo parue dans "l'Humanité", visite à Paris en 2007


[1] Dirigeant d’un des plus grands groupes bancaires européens, il est quand même parti avec 40 millions d’euros…

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