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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 11:16

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D’AUTRE.

2012 01 15 01812 décembre 2008.

Contribution pour congrès PCF de décembre 2008

 

L’apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l’échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l’argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l’inversion des rapports sociaux entraîne l’inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c’est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d’erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l’inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l’USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l’usure. L’usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu’elle est un effet, une conséquence du mouvement. C’est dans le mouvement, son observation, son étude, que l’on peut dominer la question de l’usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu’elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C’est-à-dire que l’humain s’auto-crée et s’auto-transforme.

La crise n’est pas « financière ». C’est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d’usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l’observation. « L’état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s’étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n’est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n’était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n’est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l’inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l’introduction à la critique de l’économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l’état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n’est pas sans danger évidemment, d’autant plus que les moyens d’auto-destruction de l’humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l’organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l’humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d’objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l’accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d’échange est un mouvement. Il est l’existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu’abstraction, une simple vue de l’esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d’inhumain (l’inhumain étant dans l’humain) mais d’indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c’est d’abord résoudre la crise de la production. J’ai tenté d’expliquer, avec et après d’autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l’ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu’en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n’y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l’une de l’autre, sont l’une dans l’autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c’est le rôle de la marchandise en tant qu’objet fabriqué, en tant que valeur d’échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c’est s’allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l’état actuel des choses du système capitaliste. C’est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C’est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l’activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l’activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l’échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l’humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humanité.

Les droits de l’homme, ce n’est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l’homme c’est la capacité d’agir librement ensemble, de contribuer librement à l’activité humaine. Avoir ce droit c’est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d’une révolution bourgeoise qui s’est brisé sur la propriété en niant l’usage. L’usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d’autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n’est allée jusqu’à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d’institution. Si le domaine d’activité est privé, aux mains d’intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l’artisanat. L’artisanat est une forme supérieure d’alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n’élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d’une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l’homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu’une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l’activité globale de production, et l’activité globale de production doit passer par une réflexion sur l’artisanat. Il ne s’agit pas de nier l’industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l’homme et la nature, l’artisanat étant un « modèle » instructif.

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

Publiée sur Alternativeforge

Le 12 décembre 2008

à l'occasion de la préparation d'un précédent congrès du PCF

 

_____________________________

 

VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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et les plus anciens :  << < 100110120 121 122 123 124 > >>  

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 06:00

2013 10 01 002-copie-1Sur la classe ouvrière et le salariat,  à la fois exploité et créateur d’alternatives,  et sur la tendance ACTUELLE CONTRADICTOIRE a l’abolition  de toute forme de contrôle du mouvement du capital par lui-même.

 

Le contrôle-régulation que se fixe le capital au niveau des banques, des banques centrales, de la BCE, de la FED, du FMI, des Etats, du G7 héritier de la Trilatérale, etc. n’est pas sans effets à court terme, demande une grande connaissance et expérience des phénomènes économiques, mais ce contrôle-régulation court  derrière l’horizon de la crise qui court de plus en plus vite que lui.

 

De fait, courir derrière les phénomènes économiques « managériaux » même au niveau mondial, n’a aucun sens pour un effet durable en santé, quand on isole l’économie de la réalité globale de la société qui est constituée d’êtres humains qui ne peuvent s’accommoder des manipulations antisociales que le capital leur impose pour se sauver. Le capital ne peut faire jusqu’au bout une critique véritable de l’économie politique qui le condamnerait et c’est aux exploités et aux forces de transformation sociale qui les rassemble de le faire.

 

En réalité, cette régulation n'en est pas une car le capital, de par ses lois-tendances, dans son mouvement doit abolir et tend à abolir, contradictoirement, toute forme de contrôle, de régulation extérieure et intérieure. Ce mouvement de destruction de tout contrôle (contradictoire à l’intérieur de ses besoins de fonctionnement) institué ou naissant lui est d’autant plus nécessaire que sa crise le menace. Sa crise le menace dans son propre mouvement et les contradictions insolubles de son mouvement, et dans les réactions sociales qu’elle induit et qui tendent à s’opposer à son mouvement.

 

Le capitalisme d’Etat à la chinoise, qui aurait pu constituer une transition vers un autre type de production et d’échange semble de même emporté dans le mouvement sur les rails d’une suraccumulation des capitaux irrésistible et incontrôlable.

 

La régulation extérieure et intérieure du mouvement du capital peut être constituée par les organismes d’Etat et par les organismes de la « société civiles », partis, syndicats, la multitude de mouvements plus ou moins importants numériquement et idéologiquement que la société génère.

 

La démocratie restreinte correspondant à la prise de pouvoir révolutionnaire de la bourgeoisie et son histoire développée depuis, ne peut donc qu’être en crise puisque le mouvement du capital s’oppose à sa propre création.

 

La « balkanisation des partis » que dénonce le nouveau secrétaire de la CGT, effective c’est vrai, n’est donc pas une cause comme il semble le penser, mais une conséquence du mouvement du capital, qui, il faut le rappeler est mondialisé et informationnalisé et n’est pas le seul patronat français ou autre, petit ou grand.

 

Le déplacement à la micro-seconde du capital et sa contradiction avec le mouvement réel et lent des échanges "concrets de biens matériels" et des besoins est la nouvelle donne, ce que Frédéric Boccara, Yves Dimicoli et Denis Durand,  rappellent dans « La bataille de classe moderne s’est déplacée… » ou Frédéric Boccara dans ou "des alternatives radicales et graduelles...". Le contrôle de ce mouvement et sa transformation quantitative et qualitative devient donc essentiel pour toute transformation sociale en santé, s’appuyant sur les luttes évidemment, ce en quoi P. Martinez a raison.

 

Une « NEP », nouvelle politique économique à la française et à l’européenne, aurait par rapport au capitalisme d’Etat à la chinoise à travers le détournement d’une partie croissante de la circulation du capital vers les besoins et une meilleure santé des forces productrices, grâce au développement de  pôles politiques, financiers et démocratiques de gestion du crédit, la possibilité d’échapper progressivement au mouvement massif et généralisé du capital. Ce en quoi, l’Europe pourrait constituer un espace pertinent, de coopération avec les pays dits émergeants et constituer avec eux, puis dans le monde un ensemble nouveau dépassant le capitalisme d’Etat.

 

L’inversion des causes et des effets est liée organiquement au mouvement du capital (1) et les tentatives d’opposition au mouvement du capital sont marquées par cette inversion et demeurent donc inefficaces, tant que ne se manifeste pas dans les têtes un début de rétablissement de cette inversion. Cette « remise sur pied » est le rôle d’un « témoin collectif conscient du mouvement inconscient du processus de la société ».

 

La maladie de mouvement du capital, de sa vie et sa survie ne trouve donc pas réponse efficace, pour le moment.

 

Les multiples analyses de la réalité des mouvements du capital, de ses maux, telle celle de l’usage qu’il fait des algorithmes par exemple pour précéder les mouvements des consommateurs dans le marché qui est sa nourriture, la nourriture du capital et de la société intriqués, ne peuvent  être comme les partis, que fortement balkanisées, et les tentatives d’unification, de synthèse pouvant conduire à un rassemblement des idées et des personnes subissent la loi générale de la destruction des régulations.

 

Les perspectives d’autorégulation sociale par le mouvement social n’aboutissent donc, pour l’instant qu’à des formes de « jacquerie moderne » que de plus la complexification et l’intrication de la société capitaliste mondialisée et informationnalisée ne peut supporter sans grand dommage : nous ne sommes plus dans une société rurale, qui avait sa propre complexité économique et idéologique, mais dont la stabilité était beaucoup plus grande.

 

La régulation, la synthétisation, le rassemblement « matériel et moral » en santé de la société, s’il a besoin des analyses et de multiple mouvement partiels, ne peut se faire qu’autour de la question de l’expérience et la connaissance du travail, comme le souligne Yves Schwartz, lequel travail produit et satisfait les besoins humains, et en premier lieu le besoin de développement de la conscience : le travail formateur de l’humanité depuis ses origines : qu’autour d’une démocratie du producteur, du « que, quoi, comment produire » comme l’énonçait E. Berlinguer.

 

Le chômage, la dé-intellectualisation du travail manuel et intellectuel dans le paroxysme de la division organique du travail, son défaut de transmission des savoirs et savoir-faire générationnelle et inter-générationnelle, forment les conséquences de la crise du mouvement du capital, et donc la crise du travail formateur de l’humanité.

 

L’organisation cohérente micro et macro du travail, de l’activité de la personne ne peut être que le seul effet de la volonté de la personne, mais l’effet conjoint de la volonté de la personne dans une volonté collective née de l’activité elle-même. Toute prise de pouvoir la plus généreuse qui soit ne peut que se pourrir et s’éteindre, avec la civilisation qui la porte, si elle ne résout pas la cohérence micro-macro de la production (et de la distribution-consommation-échange), et de la solidarité objective et subjective qu’elle contient.

 

Les dissolutions et éclatements du monde, les « terrorismes » et « contre terrorismes » instrumentalisés, la crise économique et de civilisation, etc. …. ne sont pas les causes de notre maladie sociale, ses douleurs et ses morts et de la mort annoncée mais non fatale, mais les effets du mouvement du capital et de la destruction des régulations institutionnelles et sociales qu’il avait construites dans un mouvement social comprenant le mouvement contradictoire de la classe ouvrière et du salariat à la fois exploité et créateur d’alternatives au mouvement du capital et de sa maladie mortelle (2).

 

Pierre Assante, 4 avril 2015

 

(1Cette inversion cause-effets voilant l’acte humain à lui-même et handicapant sa créativité, son opérationnalité et mettant à mal sa santé dans des processus multiples et divers, certes obligatoirement complexes, difficiles et pas sans accidents micro et macro, est aussi la même inversion état original → résultat,  matière → pensée, marchandise→ argent,  marchandise → argent plus, objet tangible→ objet pensé symbolique, ….dans leur rapport dialectique : processus multiples et divers constituant le processus global passé du rapport valeur d'usage-valeur marchande et les possibles à venir sur la base de la satisfaction des besoins.

 

(2) Evidemment un abaissement général et relatif de développement peut trouver un "rééquilibrage"  local, et des rééquilibrages locaux de la croissance, mais au prix d'un appauvrissement local relatif. Ce n'est en aucun cas un remède durable, mais un palliatif provisoire à la suraccumulation-dévalorisation du capital, et de toute façon cause de souffrances sociales accrues réclamant un développement nouveau .

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:30


Article publié sur ce blog une première fois le Samedi 30 octobre 2010

 

bloch-principe-esperance.jpg

 

Petite image schématique mais utile :

 

Vous fabriquez une voiture dans une chaîne de montage, vous voyez après les voitures finies et constatez l’effet du travail de vos muscles, de votre cerveau, de votre système nerveux et des savoirs qu’ils contiennent.

C’est la vision de votre travail concret.

 

Vous allez à la banque retirer en liquide votre salaire. Ces billets de banque sont tout à fait concrets, « matériels ». Ils ne sont pourtant qu’une convention représentant abstraitement une partie de votre travail, une partie car on ne vous paie pas la totalité de votre travail, pas la totalité de la mesure du temps de travail et encore moins la valeur sans dimension de votre travail.

 

Une partie, imaginez qu’on paye à l’ouvrier les prix des voitures qu’il produit, quel salaire !

 

Dans l’autre partie il y a le travail accumulé par tout ce qui a été nécessaire avant et qui arrive dans l’unité de production pour faire ces voitures. Il y a aussi, tout le travail cristallisé, accumulé dans le passé avec tout le savoir accumulé qu’il contient.

 

Et surtout il y aussi la plus value, ce que le propriétaire privé des moyens de production conserve et qu’il va utiliser pour ses besoins personnels et en principe ce qu’il devrait réinvestir dans l’effort humain pour assurer la reproduction saine de la société. Plus value qui, après avoir permis, malgré les contradictions du profit et de ses conséquences dramatiques sur la vie du producteur, de créer des richesses en partie collectives, et qui part de nos jours de plus en plus en fumée dans la spéculation financière, sorte de cercle vicieux où s’évapore la plus grande partie de l’activité humaine, et dans l’explosion des inégalités sociales. Inégalités au niveau des nations et communautés et entités humaines et au niveau de l’humanité tout entière, dans les nations dominées comme dans les nations dominantes.

 

SCHWARTZ 1988En ce sens le travail perd son sens.

 

Ce qui rend de la plus grande hypocrisie les affirmations du monde politique et économique du capital sur sa « volonté » de donner du sens au travail, lui, qui ôte le sens du travail.

 

Indifférence du capital vis-à-vis du produit, tout concentré qu’il est sur le processus Argent-Marchandise-Plus d’argent, qui transforme l’outil d’échange qu’est l’argent en Capital. Marx n’a pas écrit « l’argent » mais « Le capital ».

 

Quand aux services qui devraient assurer la santé « matérielle et morale » de l’homme producteur, de la production « matérielle » stricto sensu ils subissent les mêmes phénomènes de drainage des capitaux vers la financiarisation et le profit privé.

 

Bon revenons à nos billets de banque dans votre main :

Vous avez là entre vos mains une des formes concrètes du travail abstrait……

       

Pierre Assante, 30 octobre 2010

 

 

Définition du dictionnaire économique et social :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-travail-abstrait-une-definition-111914565.html

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:16

aupaslafinances.jpgVoici quelque petits extraits de cet ouvrage. Il n’est pas question ici d’en donner un aperçu pertinent, mais d’isoler arbitrairement un très petit choix personnel qui me semble correspondre à mes propres soulignements de l’état du monde, qui ne peuvent précisément pas correspondre aux infinis ressentis de chacun de nous en humanité. P.A.

 

« …Cette difficulté des marchés à appréhender l’informationnel n’est cependant guère circonstancielle. Le mariage annoncé est en réalité profondément dépareillé et contradictoire. Sur le fond, il s’agit bien plus que d’une incompatibilité d’humeur.

Depuis la fin des années 1960, le monde est dans une situation paradoxale. Si, comme l’a montré l’économiste austro-américain, Joseph Schumpeter, les grandes périodes d’innovation technique ont contribué à créer des conditions d’un essor économique, tout au contraire, l’avènement de la révolution informationnelle est lui contemporain d’une crise sans précédent, longue, violente même ces dernières années, cruelle pour ceux qui vivent de leur travail.

Comment expliquer cette incohérence apparente de l’évolution économique ?... » Page 52. 

 

« …Il n’est plus possible aujourd’hui de relancer nos économies simplement en augmentant notre capacité à couler du béton ou en multipliant le nombre d’ordinateurs en fonctionnement, il faut des hommes qualifiés et bien dans leur peau derrière tout cela… » Page 53.


LIRE

la suite de ces extraits

ici

 

Et lire cette présentation et un aperçu des solutions proposées pour résoudre la crise systémique, la crise du capitalisme que nous traversons :

 

Pierre Ivorra, La finance au pas. Ce qu’il faut savoir sur la finance pour mieux la combattre

 

Le Temps des Cerises, août 2014, collection « Penser le monde »,

376 p., 22 €.

Peut-on faire une politique de gauche face à la dictature des marchés financiers? C’est le fond de la crise politique qui s’emballe en cette rentrée, et c’est aussi le fond de l’ouvrage que nous livre Pierre Ivorra.

Nos lecteurs connaissent le succès des billets économiques du chroniqueur de l’Humanité. Avec La finance au pas, ils retrouveront le talent du journaliste qui ne sacrifie jamais la rigueur de l’analyse à la pédagogie, et le talent de l’expert qui sait mener le lecteur au coeur des enjeux les plus fondamentaux. Et ils trouveront le résultat d’un travail colossal : une masse de données, d’analyses, d’explications sur la puissance qui domine la vie économique, sociale et politique à l’échelle du monde depuis trente-cinq ans. Avec Pierre Ivorra, la finance cesse d’être une puissance abstraite et vaguement effrayante. Il fait accéder son lecteur aux chiffres et aux concepts qui permettent de la mesurer, de l’analyser, de la caractériser… pour mieux la combattre.

La force de l’ouvrage est de partir, non d’analyses abstraites, mais des questions que tout un chacun est amené à se poser : l finance a-t-elle un nom, un visage ? pourquoi les banquesont-elles un tel pouvoir ? d’où vient la dette ? Répondre à ces questions conduit l’auteur à mettre en évidence « le fond du fond » des explications de la mondialisation financière : les débuts de la crise systémique du capitalisme, dans ses dimensions économiques, sociales, technologiques, écologiques, monétaires…

Au-delà des idées reçues, Pierre Ivorra montre que le système financier n’est pas un monde homogène. La différence entre finance de marchés – intrinsèquement au service de la rentabilité capitaliste – et crédit bancaire – phénomène social qui peut devenir l’enjeu de luttes et de mobilisations – a une portée stratégique pour les forces de transformation sociale. à l’examen de chaque facette du capitalisme financier contemporain encrise, chiffres et références précises viennent à l’appui de la démonstration, et à l’appui de propositions alternatives radicales.

Ainsi, c’est à partir d’une présentation, elle aussi très documentée, de la crise de l’euro que Pierre Ivorra esquisse les voies d’une alternative à la dictature des marchés : mobiliser la création monétaire pour donner la priorité aux dépenses pour le développement des êtres humains en s’appuyant sur une politique monétaire sélective, pour l’emploi et les services publics, liée à d’autres outils institutionnels, enjeux de luttes sociales : nouveaux pouvoirs des salariés dans l’entreprise, pôle financier public, fonds régionaux pour

l’emploi et la formation, mise en cause de l’hégémonie du dollar avec une monnaie commune mondiale…

Ce livre est donc plus qu’une synthèse, parfaitement à jour, des idées développées au fil des parutions de notre revue. Il vient à pic pour rappeler les ressorts profonds de la crise politique qui secoue le pays. Une lecture urgente pour tout militant d’une transformation progressiste de la société !


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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:37

2013 10 01 002-copie-1Article écrit le 10 décembre 2008 et publié à la même époque décembre 2008 sur alternativeforge, et une première fois sur ce blog le 17/12/2011.

 

Le 10 décembre 2008, alors que la presse dominante, et même une bonne partie du syndicalisme ne parlait encore que de "crise financière", ce qui cachait la réalité d'une suraccumulation croissante du capital dès les années 1970 et son accélération particulière de 2008, et par la même occasion, sa crise, je me suis permis cet article mis en ligne sur PCF13 (décembre 2008).

Il a fallu attendre juin 2009 pour que cette même grande presse commence un peu à parler de crise de la production...

Avec la recession aux portes de cette crise, il devient difficile à ces mêmes médias de ne pas parler de crise de production. mais elle le fait toujours comme si le système capitaliste n'en était pas la cause en dernière instance et comme s'il s'agissait d'une fatalité sans remède.

 P.A., 17 décembre 2011

 

P.S. du 29 juin 2014. La question se repose telle quelle à ce jour,  juin 2014. 

 

" Selon les économistes de la Banque des Règlements Internationaux, les risques d’une crise financière sont aujourd’hui 30 % plus élevés qu’à la veille de la crise des subprimes. Les dernières décisions de la B.C.E. reflètent cette angoisse qui étreint les dirigeants de la finance mondiale. Elles témoignent de l’actualité de nos propositions précises pour une autre sélectivité de la politique monétaire.. C’est sous cet angle que nous devrions considérer les batailles industrielles ou la campagne sur le coût du capital qui sont d’ailleurs étroitement liées entre elles. Il s’agit de mener la lutte pour une alternative radicale incarnée dans des objectifs concrets..." indique Denis Durand le 14 juin 2014..." 

   

LIRE L'ARTICLE DE DECEMBRE 2008 CI-DESSOUS

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

Fig.4La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de Contraintes etc...consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Baisse tendancielle du taux de profit.Capital.L3.T1.ChXIIILe mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 5». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante, Le 10 décembre 2008.

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

 

Cet article a été publié sur alternativeforge le  10 décembre 2008.

  

*****

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:27

 

14mai10 003LIRE

 

ICI

 

http://pierreassante.fr/dossier/

LAUMONIER_TEMPS_MARCHES_FINANCIERS.pdf

 

Voir aussi l'essai "La métamorphose du travail" en cliquant sur la couverture ci-contre.

       

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 08:48
GRUNDISSE MARXOui, lecture difficile (mais extrait significatif, je crois).
Elle "rassemble" une multitude de données pour les mettre en relation et ainsi donner à voir et comprendre le mouvement, le processus.
En quelque sorte, une "littérature cubiste".
Révolutionnaire au sens historique et non hystérique. P.A.

GRUNDRISSE, 2011, Pages 420-422 sur ce lien :

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 06:21

GRUNDISSE MARX

 

 

Quelques bonnes pages :    

ici

http://pierreassante.fr/dossier/GRUNDRISSE_638_650_E.S..pdf

 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:41

GRUNDISSE MARXCette analyse nous est utile, indispensable, je crois, pour comprendre l'économie d'aujourd'hui, l'explosion des forces productives dans une mondialisation informationnalisée du processus de l'humanité,  des révolutions scientifiques et techniques dont Marx indique les antécédents et les prémices et les conséquences sur les lois-tendances du capital et leurs contradictions avec le développement humain "tout court"

Sans autres commentaires : à étudier pour toute forme d'être interprète conscient collectif du processus inconscient de la société aujourd'hui. 

Lire le texte  (extrait des Grundrisse, Marx) : ici

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/GRUNDRISSE_TEMPS_DE_TRAVAIL.pdf

(6 pages des "Grundrisse", Editions sociales).

 


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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 21:02

Rodolfo RicciSuite à l'article-citation sur la mesure du temps de travail et l'écroulement de la valeur d'échange : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-alors-le-temps-de-travail-cesse-et-doit-cesser-d-etre-la-mesure-de-la-richesse-117808633.html ,

J'ai reçu cette analyse de Rodolfo RICCI qui illustre une correspondance de préoccupations entre militants au-delà des frontières italo-françaises, et dans l'Europe et le monde.

 

Infatti, è un'ottima citazione (la citation ici). E rende chiarissimo il carattere ideologico (e io dico estetico) del dibattito intorno alla cosiddetta competitività. In realtà il rapporto interno al capitale (composizione organica) è ormai in gran parte svincolato dal tempo di lavoro. La questione è che il capitale (tecnologico) costruito dal lavoro di infinite generazioni di lavoratori, consente l'automazione allargata dei processi produttivi.

 

Oggi il capitalismo è solo l'affermazione insistente (e infondata) che "questo capitale è privato" e che la competizione consisterebbe nella riduzione dei costi del lavoro. 

 

Ma è del tutto assurda sia la prima affermazione, sia la seconda.

 

In realtà. i capitalisti, pur di non ammettere la verità storica, insistono a convincerci che la competizione è una questione che ci riguarda tutti, mentre in realtà, a rigore, riguarda solo loro, nel tentativo di continuare a mantenere la loro attuale quota privata di capitale. 

 

Invece, se il capitale non fosse privato, non ci sarebbe necessità di competizione, ma casomai di cooperazione.

E il lavoro diventerebbe questo, appunto; COOPERAZIONE tra gli esseri umani.

 

Nell'attuale dibattito intorno alla necessità della CRESCITA, per uscire dalla crisi, queste considerazioni sono abbastanza assenti. Ed è per questo che non funzionano: la crisi epocale che stiamo vivendo è in realtà la crisi sistemica del capitalismo, da cui il capitalismo vuole uscire, mantenendo intatta la proprietà privata del capitale. 

E per far ciò si inventa anche il cosiddetto lavoro cognitivo allargato (cioè il lavoro diffuso e permanente 24 ore su 24, magari di fronte al pc), per tentare di continuare ad estorcere plusvalore anche al di fuori del classico rapporto contrattuale tra capitale e lavoro.

 

Io penso che questo approccio funzioni solo se torniamo a società autoritarie e neofeudali.

 

Fuori di questo non funziona. 

 

Quindi la sinistra dovrebbe far emergere questa contraddizione, non dicendo di essere anticapitalista (perchè così si da solo spazio a chi dice che siamo ideologici), ma affermando semplicemente che il capitalismo è superato dalla storia, che non è più produttivo per l'umanità, anzi che blocca la possibilità di nuova produttività. Cioè che dobbiamo passare ad una nuova estetica, ad un nuovo paradigma.

 

Un abbraccio,

Rodolfo 

 (Rodolfo RICCI, militant italien, de Cambiailmondo, entre autres responabilités, le même jour)

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 19:14

BraudelBangladesh et textile, et nous.

 

La mort des ouvrières et ouvriers du textile, dont nous achetons les productions à bas prix nous pose la question de nos responsabilités.

 

Et toutes les questions du développement, ce que contient son processus : où il peut mener l’humanité et la personne dans l’humanité.

 

Il est clair que tous les développements passés qui ont empli aujourd’hui  nos sacs de super marché (qui sont en train de se rétrécir aujourd’hui) et nos frigos, et bien avant nos garde-manger et nos fêtes de villages, ont reposé sur des violences et des négations de la conscience humaine en processus elle-même.

 

Quand nous nous vêtissions au prix ce ces mortes et morts, en sommes-nous responsables ? Peut-on dire de la même façon que le peuple allemand en la personne des citoyens « ordinaires » en « profitant » au début du nazisme qui rouvrait les usines aux chômeurs, puis en « fermant les yeux » sur les contraintes et violences qui tombaient autour d’eux (avant de tomber sur eux), a été complice du nazisme ?

 

Peut-on dire de la même façon que ce qui nous nourrit* par totalitarisme, nous nous en  faisons les complices ? Se le demander est quand même la moindre des choses, et l'actualité nous en donne l'occasion !!!!!

 

Avant d’être d’ordre moral, la réponse est d’ordre économique.

 

J’ai écrit sur le capital, qui est bien l’origine de ces « évènements » dramatiques au Bangladesh aujourd’hui et de bien d’autres évènements du développement passé, ici et partout, « Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne ».

 

Il s’agit de dénoncer non seulement des personnes qui animent un système, mais surtout de le transformer (aufhebung : « détruire-dépasser ») et de l’humaniser en le rendant autre, pas en le « bricolant » comme on le tente aujourd’hui. Sommes-nous aussi responsable du « bricolage » ?

 

Est-ce à dire que toi, acheteur d’une chemise, es responsable au même titre que celui qui investit au Bangladesh ? Et celui qui investit au Bangladesh peut-il contourner les lois de son système ? Pas plus là-bas qu’ici sans une intervention populaire dans un rapport de force physique et conscient des solutions possibles à créer, qui libère oppressés et oppresseurs, c'est-à-dire toute la société disait Marx.

 

Les pays sous développés ont dû proposer leur travail sous-payé pour constituer leur accumulation primitive de capital. Sans cela, aucun développement n’a été possible pour eux. Impossible parce que le capital et les pouvoirs des pays développés qui en sont l’émanation, le leur interdisaient s’ils n’y trouvaient pas un débouché pour les profits de leurs propres capitaux. C’est l’impérialisme.

 

Ce pouvoir a utilisé tous les moyens et utilise tous les moyens. Militaires, politiques, institutionnels nationaux et internationaux.

 

Et les pays émergents eux-mêmes ne peuvent échapper aux lois du capital, même si dans leurs interventions étatiques et économiques (et même militaires de même) ils imposent un certains nombre d’orientations et de choix afin de n’être pas totalement dépendants de l’échange A-M-A’ **(voir sur les autres articles et dans « Das Kapital » le sens de cette formule).

 

Par exemple, la réserve de devises de la Chine constituées par la suraccumulation mondiale du capital ne peut être exploitée contre le capital et le, les pouvoirs impérialistes, jusqu’à menacer une organisation du travail et du capital qui a permis son développement et dont elle reste tributaire tant qu’existe ce type d’échange A-M-A’ international, national et en Chine même.

 

Les rapports de forces changent, mais les lois du développement, dans ses propres limites aujourd’hui en voie d’être atteintes, en voie de garage après leur croissance exprès, ne sont ni dépassées ni fondamentalement modifiées, même si le processus bien sûr contient, comme le disait Engels les éléments de son dépassement.

 

La question de la responsabilité est donc avant tout une question alimentaire micro et macro, laquelle pour tout être humain, à la différence des animaux, contient la question morale en tant qu’élément de conscience en processus.

 

Bien sûr dans l’unité du mouvement de la société il y a les éléments relativement autonomes « du » (sens possessif et gérondif en commun de « du ») mouvement. La question morale en est, et tout le symbolique que contient toute production personnelle-collective possède cette autonomie relative. Ce en quoi il est possible d’agir autonomement sur un élément, le résultat « final » n’étant atteint que dans une généralisation d’action sur tous les éléments.

 

D’autant que la pesanteur historique n’agit pas que sur les acteurs du conservatisme et de l’état des choses en mouvement « freiné », mais aussi sur les acteurs de la « transformation », lesquels n’agissent qu’en rapports dialectiques, ce qui donne quelquefois des inversions étonnantes, même si bien sûr il ne faille pas, dans nos choix d’actes confondre les forces de changements et les forces conservatrices.

 

Les producteurs les plus exploités peuvent être les moteurs du mouvement social, mais il n’y a pas automatisme. Par contre un milieu social moins exploité fournira rarement une majorité transformatrice, même s'il fournit des forces avancées à la transformation. Il n’y pas de règles, mais c’est la possibilité la plus évidente et la plus vérifiée….

 

Aussi posons-nous la question : jusqu’à quand « l’argent de la consommation » pourra être maintenu dans le monde « développé » et ses institutions afin que cette consommation ne soit pas contrôlée par les producteurs d’ici et d’ailleurs (ateliers et laboratoires du monde) , contrôle qui permet à la finance, ses corps vivant par les vivants, et ses institutions malades, ses opérations intimes et générales, « féodalement » mondialisées, de se perpétuer jusqu’à emporter organe après organe dans la mort. Si tant est qu’un développement ne soit pas capable de réagir à une maladie et rendre à tout le corps social mondialisé les moyens de son processus en santé ***.

 

Un monde sain sera à la fois bien différent du notre et semblable sinon ressemblant,  parce qu’un corps naît d’un corps et non du néant. Et de même une pensée qui elle-même naît d’un corps.

 

Nous y trouverons des vestiges en strate dont il faudra se garder d’effacer les traces sous peine de ne pas comprendre notre présent futur.

 

Mais nous n’y habiterons pas, nous n’y habiterons plus, tel quel, tel qu’elles.

 

L’amor e pas mai, es una question premiera, morala tant coma economica « en darriera instança », mairala e femenina e obriera.

 

Pierre Assante, 14 mai 2013

 

* Les mentalités dépendent des conditions matérielles de vie, particulièrement du mode d'échange au quotidien.

L'idéologie dominante est celle de la classe dominante, autrement dit de son mode d'échange, aujourd'hui basé sur le profit et non sur les besoins, qui passent après les choix du mode d'échange et qui ne sont satisfaits partiellement qu'à cette condition....

** Argent-Marchandise-Plus d'argent.

*** Développement relativement maîtrisé (Chine) et développement totalement subi de l'impérialisme (Bangladesh), ce n'est pas la même chose....Reste cependant la question essentielle pour le développement sain d'une maîtrise relative de l'activité par la personne (micro dans le macro)....

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 05:41

 

Marx GothaPoser la question de la répartition des richesses (qu'est ce que c'est que la richesse dans une société capitaliste, quelle transformation de l'échange capitaliste ?) sans poser la question de "que produire et comment les produire" (1), est un signe d'immaturité ou de démagogie, ou d'impuissance de la contestation sociale. Des mesures économiques sont nécessaires pour passer d'un type d'échange "Argent-Marchandise-Plus d'argent" (au niveau régional, national, mondial...) à un autre et ainsi produire, avec  une autre répartition d'une autre richesse. Par exemple, comment s'émanciper des marchés financiers pour que l'activité humaine soit rendue à une production permettant la satisfaction des besoins humains ? Comment constituer des pôles bancaires publics et une Banque Centrale Européenne mettant l'euro au service d'un nouveau crédit qui transfère la représentation sociale de la richesse qu'est la monnaie et sa force matérielle, de la spéculation vers la production ? Comment développer le service public par ce type de mesures, etc.......

Quelles transitions vers quel autre type de mode de production ? Il y a une différence entre inventer en marchant, ce qui est incontournable et lancer des catalogues de revendications sans cohérence ni liens avec des solutions possibles, ce qui est sans issue pour un  mouvement social.

 

Pierre Assante, 2 mars 2013

       

(1) « La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là. Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?....... »

F. ENGELS, Anti-Dühring, Troisième partie, Socialisme, II. Notions théoriques

       

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 05:02

BOCCARA PORTRAITContenu de la vidéo : Paul Boccara 

Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiam_paul-boccara-1-13_news

 

La suite : Recopier le lien sur votre moteur de recherche

Description :

Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiam_paul-boccara1_news
Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiie_paul-boccara2_news
Partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/x9tio8_paul-boccara3_news
Partie 4 : http://www.dailymotion.com/video/x9tisi_paul-boccara4_news
Partie 5 : http://www.dailymotion.com/video/x9tius_paul-boccara5_news
Partie 6 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiwy_paul-boccara6_news
Partie 7 : http://www.dailymotion.com/video/x9tiyl_paul-boccara7_news
Partie 8 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjaf_paul-boccara8_news
Partie 9 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjed_paul-boccara9_news
Partie 10 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjh3_paul-boccara10_news
Partie 11 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjk2_paul-boccara11_news
Partie 12 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjmk_paul-boccara12_news
Partie 13 : http://www.dailymotion.com/video/x9tjpj_paul-boccara13_news

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:11

DURAND DENISDenis DURAND, 13 octobre 2012

 

La version initiale du texte de la « base commune » caractérisait la période présente en parlant de « crises surajoutées ». Il s’agit de plus que cela, d’une véritable conjonction de crises - économique, financière, sociale, écologique, morale… - dont les interactions, dans le moment historique présent, prennent la forme concrète de la crise d’un système, le capitalisme financiarisé. Aucune des questions immédiates auxquelles nos concitoyens sont confrontés dans leur vie et dans leurs luttes ne peut être résolue sans s’attaquer immédiatement aux lois fondamentales du capitalisme et à la dictature de la rentabilité, avec des alternatives précises.


La révolution écologique, la révolution monétaire, la révolution informationnelle ont un point commun. Dans chacun de ces domaines, quelque chose qu’on peut appeler l’humanité se trouve face à sa responsabilité collective : aller à sa perte ou s’organiser socialement et politiquement de façon radicalement différente pour construire une nouvelle civilisation. Comme l’a noté un jour Jean-Luc Mélenchon, on retrouve là, mais dans l’expérience concrète et immédiate de tout un chacun, certaines intuitions fondatrices des premiers penseurs du socialisme et du communisme. La tentation peut alors exister – et le texte n’y échappe pas tout à fait – d’en revenir, quant à la définition de notre projet de société, à des conceptions analogues à celles de ces premiers penseurs, vers ce qu’on appelait autrefois un « socialisme utopique » qui procéderait de principes moraux abstraits.

La crise nous oblige à une démarche beaucoup plus exigeante, et l’histoire qui s’est déroulée depuis deux siècles nous y autorise : exprimer des exigences de transformation radicale – appelons cela « révolution citoyenne » - ancrées dans les réalités de la lutte des classes telle qu’elle se développe aujourd’hui, dans nos sociétés en crise.


Par exemple, je signale en passant que le conflit en cours contre les suppressions d’emplois à la Banque de France a une portée politique. Il oppose un projet du gouverneur – qui vise, par exemple, à diviser par 10 le nombre d’agents en relation avec la population dans un département comme la Seine-Saint-Denis – à un projet élaboré par les syndicats de l’entreprise unanimes qui préconise, entre autres propositions, d’inclure des critères économiques, sociaux et écologiques dans la politique monétaire.

Autre exemple, à Gandrange, où l’aciérie a été fermée en 2008, on s’en souvient, mais où il reste un laminoir, la CGT se bat pour un projet de reconstruction d’une aciérie électrique qui présente des caractéristiques extrêmement intéressantes du point de vue de l’emploi et du développement économique de la région, du point de vue industriel, du point écologique. Il faut investir 120 millions d’euros. Mittal répond : votre projet est très bien mais je ne le réaliserai pas car je ne veux pas le financer. Il préfère verser 37 milliards d’euros à ses actionnaires en vidant de sa substance, pour des raisons fiscales, sa filiale bancaire en Belgique. Voilà pourtant le type même de projet qui pourrait être soutenu par le fonds européen de développement économique, social et écologique européen proposé par Francis Wurtz et défendu par le PGE.


Ce n’est donc pas un hasard si la censure exercée par Le Monde contre la tribune que plusieurs d’entre nous avons signée avec 120 autres économistes porte précisément sur les propositions précises, ciblées, frappant là où ça fait mal au capital, qui figuraient dans le texte.

 

Rien ne saurait mieux illustrer la nécessité, pour le PCF, de jouer, dans la bataille d’idées, dans les institutions et dans les luttes, tout le rôle actif et autonome qui doit être le sien au sein du Front de gauche. Le projet de texte peut être amélioré dans ce sens.

 

Denis DURAND, Intervention au conseil national du PCF – 13 octobre 2012


 

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 06:00

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909   Juger importe relativement,

Jugement sur le jugement

 

La crise économique et de civilisation, l'une dans l'autre, UNE l'une et l'autre, ses effets et leur observation, rend "soudainement"  fiable ce qui hier était considéré chez Marx comme dogmatique et ringard.

 

Il n’y a pas d’égalité entre certitude et détermination dans leurs rapports communs.

Il n’y a pas d’égalité entre moralisme et humanisme dans leurs rapports communs.

Détermination et humanisme sont pourtant nécessaires à tout acte humain intégrant le processus humain nécessaire en santé (*).

 

Chacun peut contenir l’autre, mais les propriétés en mouvement de ces attitudes conscientes et inconscientes, sont nulles et non advenues au sens propre en cas d’égalité, c'est-à-dire dans le cas où on pourrait assimiler l’une à l’autre, certitude et détermination, moralisme et humanisme.

 

Ont peut dire de même de la fiabilité et de la fidélité humaines dans leurs rapports communs.

 

Lorsque Marx « se paye » un personnage (pas de simples militants, travailleurs etc. mais des personnalités engagées au premier chef dans des recherches ou des pouvoirs), ce n’est, il me semble, jamais de prime abord par principe moraliste mais par analyse et recherche scientifiques d’un sujet donné, humour et caractère en plus.

Et qui suit l’évolution de ses écrits et de ses actes, peut vérifier que ses analyses et ses recherches sont en perpétuelle évolution.

Par contre pour qui observe attentivement ces écrits et actes, ils sont remarquables de continuité, l’un vient confirmer le fondement du précédent en le développant.

 

Quand aux pulsions de la personne humaine, on peut bien sur y faire entrer des considérations moralistes et humaniste de maîtrise de la condition humaine par la civilisation et la conscience, bien sûr. Tant soit peu qu’on connaisse les faits, les intentions intimes. Mais ces considérations ne peuvent entrer qu’en partie particulière dans l’appréciation d’une détermination scientifique, d’une décision et dans sa période historique. Pour les faits ils peuvent être quelquefois relativement évidents ou pas…

 

Juger importe relativement. Mais c’est dans ce que le processus de la personne dans le processus social d’évolution en santé que la personne, l’acte personnel dans l’acte collectif prend valeur morale, valeur en soi sans dimension, non mesurable à contrario de l’échange marchand…

Il n’y a pas lieu de faire une relation particulière entre cette réflexion et Marx, sauf dans le cas d’une réponse ou d’une interrogation intime personnelle ou collective y conduisant. Cette relation est ou devrait faire partie intégrante de notre façon d’aborder nos semblables en les voyant comme semblables réels et non supposés, c'est-à-dire en tentant de dé-adhérer le plus possible de notre système de concepts, pour l’enrichir en santé aussi. Ce en quoi un « jugement » non sommaire peut constituer une relation d’enrichissement mental collectif et personnel.

 

Les circonstances constituent l’élément premier de la constitution de la personnalité. C’est sur les basses saines et de leur recherches (Détermination et humanisme), celles qui pourraient (fiabilités et certitudes non assurées bien qu’assumées) « assurer » une réaction saine aux maladies sociales, dans le « cadre » de la nécessité, contraintes matérielles et morales, et de la conscience, choix et actes, qu’un jugement peut acquérir une valeur d’usage.

Lisant les œuvres de Lénine et les liant à ce que l’on pourrait savoir de l’histoire y correspondant, de 1905-1909 à 1921-1923, j’essaie d’imaginer le processus qui mène de son action dans le parti social démocrate de Russie, à l’évolution vers un parti majoritaire de classe, à la révolution d’octobre et aux travaux pratique issus de toute la période de recherche précédent la N.E.P. : la constitution humaine, concrète d’une économie moderne dans un pays à la fois arriéré, non inclus dans les pays capitalistes développés, et devant assumer les suites de la révolution des paysans et des esclaves (Müntzer et Jésus) de la réforme, de la Commune de Paris, des répressions et des guerres impérialistes et coloniales.

 

Pierre Assante, 10 octobre 2012

 

(*) Lire Yves Schwartz sur "le jugement de valeur".

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 06:13

20mai10 037Pour une recherche économique « globale » à l’instar de…Toute transaction, les milliards d’échanges monétaires « traditionnels », numériques, etc. …SONT BIEN DE LA MONNAIE en mouvement....Variations en fonction du TTMSN de la fabrication des biens, en établissant cette moyenne « M »  sur un plan mondial...

 

1) « L’illusion de pouvoir passer sans transition mixte à un tout autre système… »

 « …Cependant, la nouveauté si originale de la crise systémique actuelle, en relation avec de véritables révolutions des opérations techniques de production et de circulation, ainsi que les défis de son tournant récent d’aggravation, demanderaient de poser autrement les questions des transformations pour en sortir. Cela demande des rapprochements et des développements partagés des analyses critiques. Cela s’oppose à la fois, au renforcement du caractère conservateur d’un keynésisme amputé de ses avancées les plus audacieuses et à la vulgate dogmatique marxiste, elle aussi amputée, en maintenant notamment l’illusion  de pouvoir passer, sans transition mixte, à un tout autre système. Cela concernerait des réformes radicales très profondes, visant à la fois à conserver en les modifiant les éléments du système existant et à introduire des éléments radicalement nouveaux, en pouvant aboutir, à travers une très longue phase de transition, au passage ultérieur éventuel à un autre système économique et à une autre civilisation… »

« Le capital de Marx, son apport, son dépassement », Paul Boccara 2012, pages 101 et 102

 

Il s’agit donc de concevoir une transformation qualitative à l’image de celle de l’eau qui s’évapore en vapeur (lente) ou bout rapidement (rapide), l’une n’excluant pas l’autre tout au long d’un processus connaissant diverses « phases », notant aussi qu’un phénomène social incluant la conscience et son action sur la continuité et le saut qualitatif contient un phénomène « physique pur » dans un « phénomène mental » collectif et de la personne humaine, et dans l’unité du mouvement qu’on peut considérer donc aussi comme physique dans son ensemble, c'est-à-dire un phénomène de la nature particulier dans le mouvement général de la nature.

Les terminologies pour décrire la réalité concrète, et ici ma terminologie choisie, montrent à quel point nous sommes encore éloignés d’une conscience « globale », de « l’interprétation consciente d’un processus inconscient », selon l’expression d’Engels.

 

2) Le TTMSN (Temps de Travail Social Moyen Nécessaire à la fabrication d’une marchandise déterminant sa valeur), valeur et prix, apparences et confusion, mondialisation.

La validité de la formation de la valeur (marchande) déterminée par le TTMSN. L’écart et variations grandissant entre prix et valeur marchande, loin d’infirmer cette analyse marxiste, la confirme.

Pour être trivial, et il faut l’être, en fonction du TTMSN, on ne vendra jamais (enfin tout est possible), un Kg de sucre au même prix qu’une Ferrari de luxe, ni même une C1.

Pour être rationnel : la tendance du rapport entre le temps de travail moyen, géographiquement et historiquement, cette tendance est toujours présente.

Mais elle est entrée, avec l’explosion des contradictions du capital elle-même dans une contradiction paroxysmale, extrême : du fait des capacités productives développées, en explosion quantitatives et qualitatives dans la mondialisation-informationelle-capitaliste elle-même ; du fait de la déconnexion de la monnaie d’une marchandise de référence (l’or par exemple), déconnexion entrant dans la résolution à court terme, provisoire des besoins et contradictions du capital ; du fait de la division capitaliste du travail, géographique et-ou féodalo-monopoliste ; du fait que l’état des forces productives permet à la circulation de la monétaire, en quantité comme en rapidité, les masses monétaires spéculatives….

Le tout lié, dans l’unité du processus du capital et des forces productives qui, étant les siennes, humains, machines, techniques, cultures qui sont tous humains de toute façon, « fonctionnent » dans un mouvement unique contradictoire.

Une chose m’amuse et j’en ris (un peu jaune), c’est le discours sur « la société de consommation ». Le terme est bien celui choisi par  cette société marchande hypocrite, à son paroxysme, qui refuse son nom adéquat : société de VENTE (de la marchandise) et non de consommation car il faut bien commencer le processus par son commencement.

 

Pour en revenir au TTMSN, sa déconnexion apparente de la valeur, sa connexion réelle entre valeur et prix, la distance et les variations énormes entre les 2, c’est bien l’effet et cause de la crise de l’échange dans le capital.

Autant il était relativement aisé, avec du travail et de l’honnêteté scientifiques, de mesurer la quantité de monnaie correspondant aux échanges dans un marché national, sa circulation en quantité et en rapidité et son rapport à la valeur marchande des marchandises produites, autant il est plus difficile de rassembler et de synthétiser les données mondiales des échanges par rapport à cette études particulière, dans leurs particularités et leurs « inégalités » apparentes ou réelles.

 

Toute transaction, les milliards d’échanges monétaires « traditionnels », numériques, etc. …SONT BIEN DE LA MONNAIE en mouvement, sous une qualité nouvelle, mais toujours en tant que capital et non en tant qu’équivalent  « travail particulier ». L’indifférence du capital vis-à-vis de la valeur d’usage éclate, la civilisation (et son processus) en est poignardée.

 

Si l’on était capable de rassembler toutes les données de cette masse d’échanges, productifs, improductifs et spéculatifs, on aboutirait sans doute à une connaissance de la réalité du rapport exact de la production et de ses variations en fonction du TTMSN de la fabrication des biens, en établissant cette moyenne « M »  sur un plan mondial, c'est-à-dire de la réalité. Nos méthodes et nos habitudes d’étude nationales, partant des luttes nationales qui ont permis les avancées sociales, pendant de longues périodes, nous ont handicapés dans la situation nouvelle de mondialisation et informationnalisation généralisées. Il s’agit d’atteindre une vision de la production considérant cette moyenne « M » par rapport au déplacement mondial des capitaux, déplacements « immédiats », et à courts et moyens termes, de leurs fixations relatives en fonction du taux de profit et de la nécessité d’une production de biens réelle pour permettre de larges, énormes marges à la spéculation.

 

On verrait dans les variations entre valeurs et prix l’état précis de la crise et les possibilités d’issue par transformation qualitative du mode de production, ou au contraire, le rapprochement dans le temps, plus ou moins grand, d’un effondrement à combattre et écarter ; et on y verrait bien sûr l’état de la suraccumulation-dévalorisation des capitaux et l’état de la baisse tendancielle du profit, comme de son « rattrapage » ou de sa dé-adhérence relative ou absolue d’avec la masse de profit en rapport avec la masse de la production.

 

3) Le moment historique et la « transition ».

Il me semble que la vie, la crise, les luttes, ce qu’elles produisent « matériellement et moralement », leurs mouvements, nous renseigneront « au fur et à mesure ». Cependant une recherche économique « globale » à l’instar d’une recherche « moins politique » qu’est l’astronomie ou la biologie relativement moins soumises à la censure par le capital, nous donnerait une vision plus claire du processus historique actuel.

La volonté politique, l’organisation du travail et sa division par le capital n’aide évidemment pas à la coopération des champs scientifiques et encore moins à une vision unitaire des champs scientifiques nécessaire et à construire.

C’est pourtant par là que peut naître une conscience collective opérationnelle du processus historique dans notre moment historique. Autant dire que la division du travail doit être, paradoxalement, mis au service de l’idéologie ouvrière, que c’est possible, et que donc, le rassemblement des salariés dans leurs diversités et leurs spécificités –ouvriers, paysans, employés, intellectuels…-est à notre portée.

Il y a aussi à tenir compte du poids d’un matérialiste dialectique déformé et la tendance de cette déformation à nier dans la pratique militante une vision du mouvement de l’univers, contenue pourtant dans une vision millénaire de l’humanité, et dans "l’idéalisme intelligent" lui-même, selon la formule de Lénine, qui a parfois des leçons à nous donner.

 

Pierre Assante, 5 octobre 2012 

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:09

Cet article a été publié tel quel, et avec ces illustrations, ici sur ce blog, le 12 aout 2011, ses hyphoteses restent en suspend....

Pourquoi ne pas reposer les questions de temps en temps, surtout apres cette histoire de

aaa ?

 

Les ouvriers de la 11° heure et leurs illusions dans leurs propres mensonges :

 

Copie de BIBLIOIl est tout à fait probable que le CAC 40 se stabilise et oscille entre 3000 et 3500. J'ai fait part de cette supposition il y a quelques jours dans des discussions. Supposition. Nous verrons.

 

Il reviendrait ainsi à la réalité de la dernière crise dite financière.

La bourse n'est pas un indicateur direct de l'économie, de la production réelle, mais elle peut les refléter de loin.

 

Si l'on établit une moyenne entre deux extrémités d'un cycle, entre deux bas de la courbe des valeurs en bourse, on s'approche d'un indice de l'acticité réelle, concrète de la production, étant donné que les hauts au contraire reflètent les gonflements des bulles dans les secteurs d'activité.

 

20101012 021Et comme le capital vit à crédit sur la croissance, s'il n'y a plus de croissance, l'indice se stabilise lui aussi, malgré les grandes peurs telles que celle qui vient de se produire et qui a rétabli l'indice....jusqu'à ce que cette "immobilité" précipite finalement la chute du mouvement productif et par la même des possibilités de spéculation.

 

L'amusant est qu'ils croient avoir redressé la situation financière par leurs recettes, alors qu'elle peut se stabiliser la bourse momentanément "d'elle même", dans le moment particulier de la crise, et alors qu'ils poursuivent l'effet souterrain massif de leurs choix économiques et politiques en grand, bien au-delà des recettes pansements du moment.

 

CAC-40_12aout-2011.jpgÉvidemment, s'il y a décroissance de la production la bourse et ses indices le reflèteront. Pour le moment la croissance de la productivité a compensé à peu près les pertes relatives de profit, mais les drainages vers la spéculation du formidable excédent dû à cette productivité jusqu'à présent auront leurs limites. C'est ce qui a permis de contrebalancer le gâchis spéculatif du travail. A contrario, la contradiction interne du capital à  la progression de techniques, de capacités productives "matérielles et morales" ne peut que s'accroître et exploser littéralement. Baisse tendancielle du taux de profit.Capital.L3.T1.ChXIII

 

A combien peut-on chiffrer la destruction du travail réel de l'humanité, c'est à dire du travail des salariés et en premier lieu celui des producteurs directs des biens matériels ? Moi je n'hésiterai pas à dire à 50% du produit général. 

 

On est encore loin de répondre à la crise par cette question centrale : le travail. Pour le capital, la force de travail étant une marchandise, ce n'est pas sa propriété qui l'intéresse, c'est à dire pas le métier et son produit, mais sa valeur marchande et la possibilité d'en tirer le plus grand profit. C'est à dire être indifférent à la valeur d'usage du travail, indifférence dont il s'étonne de voir qu'elle gagne les producteurs eux mêmes en crise de reconnaissance de leur valeur non marchande et le leur produit concret.

 

008Les solutions à la dernière crise dite financière ont consisté à injecter du sang (capital) au-delà du garrot relatif qui stoppait relativement la circulation. Cette fois-ci le capital veut en plus desserrer le garrot comme en Grèce, en accroissant massivement et rapidement l'austérité....! Certains en tireront profit, comme le mauvais médecin de la maladie, mais en tuant le marché faute de consommateurs suffisants, il ne leur restera plus qu'un marché d'Etat oppressif et dangereux (celui des armes par exemple, mais pas seulement) qui immobilisera la société jusqu'à une explosion en avant des garrots et du garrot "général", des garrots généraux, c'est à dire aussi les garrots politiques et moraux.

 

Ce scénario n'est évidemment pas sûr, heureusement, car à la006.JPG différence du physique ou de la biologique, la société humaine possède une pensée et une conscience que la crise fait grandir et dont les décisions et les actes peuvent transformer les normes, situations, antécédentes pour créer du nouveau, un novum comme dirait le philosophe.

 

C'est dans l'aplatissement de la courbe de la productivité du travail, non dans un secteur, mais sur la production mondiale et sa descente que se manifestera, si le mouvement populaire n'a pas trouvé la voie de l'action unie sur des objectifs autres que fantaisistes et menteurs des majorités politiques d'aujourd'hui, c'est dans cet indice qu'apparaîtra la réalité d'une crise demandant intervention urgente, indispensable sous peine de mort sociale.

 

Moi, je suis plutôt optimiste. Et surtout communiste. Le mouvement social dans le monde, ce n'est pas le calme plat, KKEsurtout cet été...!!! Des 4 août et des 10 août nouveaux styles, nouvelle réalité, sont en préparation dans un avenir pas très lointain et partout dans le monde, même si géographiquement il y a des centres "névralgiques" et des entrecroisements au-delà, par dessus les zones, les frontières que le capital lui-même contribue à abolir pour lui, mais ça peut servir contradictoirement à l'humain producteur (les restrictions de liberté qu'il développe n'empêchent pas les personnes humaines d'exister et de communiquer et d'agir en commun). Pas sans douleurs bien sûr pour nous et pour la société, mais ces douleurs seront bien moins grande qu'un effondrement social.

 

Bon je crois que je joue un peu beaucoup aux augures, mauvais et bons. Mais si les augures ne servent à rien, imaginer et réfléchir peut être utile. Réfléchissons !

 

Pierre Assante, 12 août 2011

 

Voir :   "Une crise de la production et rien d'autre"

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:00

Le texte de cet article a été mis en ligne la première fois sur ce blog le 17/09/2010

 

Révolutionner les conditions de l’échange

  l'ergologie (1) et l’anthroponomie (2)

 

berliguer.jpgLa société marchande a toujours subi des contestations des différentes formes qu’elle a connues à travers son évolution millénaire. Pour la simple raison qu’elle a favorisé depuis sa naissance, qui somme toute est récente dans l’histoire totale de l’humanité, l’enrichissement d’une part de la société au détriment de sa majorité.

 

Cet enrichissement inégal a pourtant permis un enrichissement global et un développement des forces productives, humains dans leurs capacités et techniques et moyens de production qui n’en sont que l’excroissance positive, comme toute formation de la nature.

 

Cependant plus les capacités productives se développent, plus l’enrichissement privé entre en contradiction avec l’enrichissement général parce qu’il prive l’humanité d’une partie toujours croissante des ressources nécessaire à ses besoins. C’est ce que dénonçait déjà des moralistes ou des « économistes primaires » comme Salvien à la fin de l’Empire romain. C’est aussi la source du christianisme qui en s’attaquant au comportements égoïste ne faisait que mettre en lumière un impérialisme antique reposant sur les inégalités de la société de classe. Mais pas seulement cela.

 

rochet.jpgQuand aux liens entre la propriété privée, l’enrichissement et les lois du capitalisme, forme avancée de la société marchande, et les lois du capital découvertes par Marx, ils ne sont pas des éléments séparés dans un fonctionnement global. Les lois du capital sont issues du fonctionnement global de la société marchande dans son évolution de l’échange, principe de toute société humaine, échange dont il a fallu déterminer des mesures marchandes.

 

Les mesures marchandes ne peuvent que refléter les lois de l’échange inégal de la société marchande et le processus « Argent-Marchandise-Argent plus » n’est que la contrepartie de l’appropriation privée.

 

Par contre la mesure de l’échange à partir du temps de travail intégré dans la marchandise a une double propriété : celle de répondre aux besoins en fonction de l’état des forces productives, et celle de limiter les besoins en fonction toujours de cet état des forces productives. C’est en quoi le socialisme et le communisme se différencient car il sont des étapes qui répondent à un état plus ou moins développé des forces productives. Entre parenthèses, cela ne nie pas la nécessité d’une transformation des mentalités elles-mêmes issues et en rapport dialectique avec l’état des forces productives, ou dit différemment, la question morale, capitale, est indissoluble de la question économique, même si c’est l’économie qui est déterminante en dernière instance.

 

travail et ergologie 0001Le siècle dernier à vu différentes formes pour infléchir la dictature de la mesure de la quantité de valeur, mesure dont découlent les prix malgré les variations dues à de multiples autres données de la production et de l’échange, en particulier les données découlant des réalités du développement historique, économique, du savoir, inégal.

 

En fonction de ce développement inégal et des caractéristiques de ce développement inégal et différent des cultures qui en découlent (différences et inégalités n’étant pas superposables), des réponses diverses ont été données pour tenter d’échapper à la contradiction entre besoins et mesure quantitative de la valeur. Dans les société issues « directement » du mode de production asiatique (où s'ajoutent d'autres conditions historiques propres, guerre, concentration ouvrière, capital étranger, nationalités, bourgeoisie naissante....) où par exemple la forme de propriété de la terre ne crée pas une mentalité massive de propriétaire privé, et où l’état des forces productives et des mentalités qui en découlent ne favorise pas l’intervention collective de toute la société dans les orientations politico-économiques, une forme de redistribution directe de la production, et l’échange en grand du produit de la force de travail à travers des accords non monétaires a pu être favorisée et se développer. Mais l’expérience nous a montré que ce type d’évolution peut concerner des sociétés issues d’autres traditions.

 

Vygotski 0001Dans les société « occidentales » ayant développé des formes de société marchandes avancées telles les sociétés capitalistes modernes, le XX° siècle a vu se créer à l’intérieur du capitalisme des formes de redistributions échappant en partie à l’échange marchand, en particulier à travers les services publics, mais pas seulement, puisque l’intervention du collectif qui introduit des éléments non marchands dans l’échange marchand peut se traduire par une introduction monétaire. C’est entre autre dans les propositions issues de la commission Eco & Po (dernier N° en illustration), la question de l’utilisation du crédit, du type de taxation etc…et de leur intervention dans l’organisation globale et individuelle du travail, du producteur dans toute son activité salariés et « libre » et de ses conséquences pour l’humain.

 

L’eurocommunisme d’un côté, les démocraties populaires et la société soviétique de l’autre ont été des formes qui malgré leurs différences et leurs oppositions tendaient à ce développement de l’échange non marchand. La bataille pour la démocratie en France (du Front Populaire à la Libération) et ou en Italie par exemple, avec les interventions de Jaurès, Gramsci, Rochet [manifeste de Champigny], Togliatti, Berlinguer [La proposta del compromesso storico] (et de tous les acteurs connus de l’histoire, pardon d’en citer si peu, et de tout un peuple) en est un témoin qui malgré sa renommée de mort historique n’en marque pas moins les dernières grandes luttes comme la défense des retraites, des services publics, des institutions de gestion démocratique.

 

BOCCARABien sûr il ne s’agit ni de bâtir des modèles, ni de négliger des expériences essentielles. Les luttes ont toujours eu à traverser des contradictions, des avancées et des reculs, des désespoirs et des espoirs.

 

Par exemple, les pays sous développés ou en développement : ce n'est pas leur volonté démocratique seulement qui détermine le social, mais leurs capacités matérielles et les moyens qui en découlent, que ce soit pour une démocratie ou une dictature. D'ailleurs, le système social au contraire découle de ces moyens. Les démocraties occidentales au début du capitalisme étaient faites pour la classe bourgeoise. La classe ouvrière en Angleterre ou des colonies anglaises n'en avait aucun avantage. Voir la situation de la classe ouvrière, le travail à cinq ans, le logement insalubre, les déplacements autoritaires, les confiscations massives des terres des paysans etc.... (Et ce n’est pas fini aujourd’hui, ni ailleurs ni ici). C'était une démocratie restreinte pour, à quelques uns. L'ignorance et les conditions de vie réglaient la participation du peuple en général. Les grandes conquêtes sont venues après lorsque et les besoins du marché et les luttes ouvrières sont entrées en conjonction pour que la démocratie s'élargisse. Cela a été une avancé de tous le siècle passé, remise en cause par l'instauration de techniques qui favorisent une accélération de la production, de la suraccumulation du capital qui en découle et de ses difficultés à se réinvestir, de sa crise et par l'autoritarisme qu'il doit déployer pour imposer des mesures à cette nouvelle dimension. Notre action pour nous en sortir a besoin de cette analyse et nos contre propositions en ont besoin aussi, c'est du moins mon point de vue.

 

eco-et-po.jpgCe qui détermine les décisions et mesures pratiques des uns et des autres, c’est l’état des forces productives en Europe, en Chine (pour répondre à cette nouvelle réalité souvent donnée en exemple) et dans le monde car cet état est lié mondialement, et les forces productives sont constituées des humains qui produisent et des moyens de production qu’ils utilisent, et ces forces productives vivent à un moment de l’histoire des régions du monde et du monde. Le déplacement de la classe ouvrière vers les zones de "non droit" est un grand handicap pour la classe ouvrière avancée  minorisée. Mais déplacer les contradictions dans l’espace ne les supprime pas dans le temps et dans leur globalisation.

 

Cette considération nous mène à rechercher en quoi, comment agir sur les modifications des forces productives pour orienter différemment la question des retraites et les questions sociales en général.

 

La démocratie par exemple, ce n’est pas seulement une volonté humaine d’être heureux, d’être libre, et avant tout ce qui la permet, c'est d’abord les besoins du marché qui a besoin du consommateur et qui a besoin d’un producteur libre de vendre sa force de travail et un patron libre de l’acheter. Et sa force de travail sera payée en fonction du développement historique de l’entité dans laquelle vivent le vendeur et l’acheteur de la force de travail et des relations entre cette entité et le monde. Plus évolue les capacités productives, plus évoluent les besoins liés au renouvellement de la force de travail, c’est une contradiction non de plus mais un aspect de la contradiction générale du capital.

 

BraudelLa désaffection des couches populaires de l’engagement politique pendant les deux dernières décennies et à certaines occasion ne peut être interprétée comme un refus de s’intéresser à son propre sort mais comme un rejet de leur défaite temporaire face à la reprise en main par la société marchande des créations démocratiques et de leur développement. La souffrance au travail et sa reconnaissance est un élément témoin essentiel de cette désaffection qui n’en est pas une, et d’une recherche d’une autre organisation du travail qui mette en cohérence et en harmonie « activité globale » de la société et « activité globale » de la personne.

 

la comparaison entre le nombre de paysans français il y a 30 ans et maintenant et le nombre de personnes nourries (c'est à dire beaucoup plus de paysans autrefois pour moins de bouches, ce qui prouve que l'état actuel des forces productives permet le maintient et le progrès des retraites actuelles ) dans les mêmes périodes pour montrer à quel point l’argument démographique est un prétexte et en quoi la solution dépend essentiellement des grands choix politico-économiques, liés bien sûr à la bataille pour une morale que notre Nicolas le Petit foule aux pieds en se présentant en outre comme le gentil contre tous les méchants, en inversant les rôles. Depuis Reagan, on savait que pour réussir en politique réactionnaire il faut être bon comédien.

 

14mai10 003Le renversement des rôles est une constante de tous les Etats et représentants d’Etat et du capital qui deviennent autoritaires et ont besoin de le devenir pour défendre les classes sociales privilégiées face à la montée des besoins populaires et de leur manifestation.

 

Mais ce renversement lui-même n’est pas la résultante d’une seule volonté de gagner par le mensonge, mais c’est en premier lieu le reflet de l’emprise de l’activité humaine telle qu’elle est organisée par le capital, sur l’individu. Parce que pour survivre l’être humain doit passer par l’organisation de l’activité qui lui en donne les moyens. Et dans l’état actuel c’est le capital.

 

Les contradictions d’ordre moral sont les premières à apparaître parce qu’avant que n’apparaisse les causes « matérielles », la soumission au système qui vous fait vivre nous les voile. Et la soumission ne peut éclater que par la double apparence dévoilée de la valeur d’échange dans ses contradictions et de la valeur morale qui lui est liée dans ses contradictions.

 

C’est bien ce que la crise morale reflète, que le système des « subprime » a révélé en tant qu’effet de l’appauvrissement par la crise et l’exploitation  qui sont un même mouvement, et que la contestation de l’immense  richesse privée et la morale du capital manifeste par « les affaires ».

 

Effet des contradictions « matérielles » et morales sont le double moteur des mobilisations populaires, l’économie étant déterminante en dernière instance. Notre relation à chacun de nous avec nos propres ressources à chacun de nous en est la preuve, pour peu qu’on imagine autre chose qu’une vie "robinsonesque" dans laquelle nous subsisterions.

 

Si l’histoire récente avait vu la poursuite des « systèmes soviétiques », c'est-à-dire que si dans la compétition les retards de Rabougrissement de l'esprit MARX le CAPITALtous ordres (technologiques entre autres et leurs conséquences sur les institutions populaires) n’avaient pas plombé ces sociétés, la question de la transformation qualitative de la mesure de la valeur, c'est-à-dire la transformation qualitative des conditions de l’échange auraient connu des rapprochements et des conjonctions, en particulier dans la constitution de grands « marchés » directs. Mais s’il n’y a plus de conjonction, il y a une multiplicité d’évolution populaire qui soit appelle à ce mouvement, soit participe à ce mouvement. En attendant une « masse critique » que le mouvement construit.

 

La domination impérialiste n’est plus ce qu’elle était. Mais l’avance des technologies civiles et militaires reste opérationnelle pour lui encore aujourd’hui. « L’atelier-Chine-dictature » (pour donner un exemple) n’en en pas encore la maîtrise par exemple aujourd’hui. Mais la montée de l’éducation ouvrière dans l’atelier-Chine et ailleurs, partout, en liaison avec toutes les avancées de toute sorte dans le monde est en relation dialectique avec la maîtrise de cette technologie et de ce qu’elle permet. La « démocratie du producteur », celle qui est un dépassement de la démocratie réservée à la bourgeoisie, dépassement qui tend au communisme, en dépend. Il est évident qu’à un moment l’impérialisme fera tout pour conserver cette maîtrise.

 

Aide au quotidien, espoir du futur, clairvoyance et fermeté, douceur et solidarité, sont un même mouvement positif indissoluble de l’existence humaine.

 

(1) Ergologie : voir travaux d'Yves Schwartz sur ce blog (et de nombreux articles)

(2) Anthroponomie : voir travaux de Paul Boccara sur ce blog  (et de nombreux articles)

 

Pierre Assante, 17 septembre 2010

 

Documents :

Le cas Bettencourt, Alain Morin, Revue Economie et politique :

http://www.pierreassante.fr/dossier/EcoPo_Alain_Morin_cas_Bettencourt.pdf

Finances locales et collectivités territoriales, Eco&Po, Marc Drevet :

http://www.pierreassante.fr/dossier/finances_collectivites_territoriales.pdf

Graphiques tirés de Le Monde Economie, evolution de la production mondiale :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Graphiques_le_monde_Economie14.09.10.pdf

La Métamorphose du Travail, Pierre Assante :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

Forces productives (693 Kb) :

dans la communication écrite ou parlée, les mots ne sont jamais tout à fait clairs car la représentation de chacun est différente, même évidemment s'il y a du commun, le commun principe de la communication.

Un mot représente l'objet ou la représentation de l'objet (ceci n'est pas une pipe mais le tableau qui représente une pipe. Encore plus complexe si le tableau ne comporte pas de pipe mais le mot "pipe" lui-même).

Lorsque l'objet est lui-même une représentation mentale, la communication ne se simplifie pas à moins que la communication soit très approfondie et comporte chez les interlocuteurs une représentation rapprochée ou une intuition commune de cette représentation. Mon illustration de Vygotski a un peu ce sens.

Concernant les forces productives, voici quelque extraits qui peuvent éclairer l'échange ?

On peut très bien apprécier des représentations différentes de la sienne propre à condition de les saisir au plus près possible. C'est le principe de l'échange. De même pour la représentations des évènements de l'histoire. Les difficultés de communication n'empêchent pas l'échange, heureusement , de même pour "les forces productives":

http://www.pierreassante.fr/dossier/Forces_productives.pdf

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:44

 

BROCHURE ECO ET PO persoPetit rappel d’économie politique élémentaire

 

1 L’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure. Et si les prix sont effectivement et extraordinairement  variés lorsqu’on contrôle les étiquettes, cela nous conduit à l’illusion précédente sur la loi de réalisation du profit. Bien sûr, pour un produit ou sur une production particulière et le groupe financier qui le produit, le profit dépend en partie de sa capacité de jouer sur les prix en fonction de situations particulières diverses…

  

2 Vérification des lois du profit sur un temps long et un espace géographique important

…Mais si l’on fait le bilan de l’ensemble des échanges dans le monde sur un temps long, et que l’on en tire des moyennes,  la valeur moyenne correspond au prix moyen, les profits moyens correspondent à la moyenne de la masse des profits, ce qui est une tautologie.  La masse des valeurs des transactions de toutes sortes  correspond à la masse des valeurs produites, et ce qui est ponctionné d’un côté, d’une façon ou d’une autre, prend à une marchandise ce que l’autre cède. Le travail est incorporé à une marchandise, travail présent et travail passé, cristallisé, en fonction du temps de travail social moyen sur la durée et dans le marché mondial, nécessaire à sa production. Quand aux services, on peut considérer soit qu’il sont incorporés, soit que la marchandise lui cède de sa valeur dans l’échange social, ce qui est les deux faces d’un même mouvement….......

8 novembre 2009 

 

 .................Suite sur ce lien le texte complet :

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf





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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 05:00

Copie-de-000_1465.JPGL'indifférence (bis) mis en ligne le 09/09/2010

 

Les conditions matérielles de vie déterminent les mentalités. Dans le processus, l'héritage et le pré-apparaître.

Et l'autonomie relative des idées.

Le courant froid, aussi intelligent et analytique soit-il, séparé du courant chaud c'est la glaciation du processus humain, de la révolution. Il ne s'agit pas non plus d'osciller de l'un à l'autre.

 

Conditions matérielles :

Le capital pratique la plus grande indifférence vis-à-vis du produit. Ce n'est pas la marchandise en tant que valeur d'usage qui l'intéresse, c'est l'accumulation du capital que l'outil-marchandise a permis et dont il s'éloigne de plus en plus (de la marchandise-produit) pour assurer la poursuite du drainage du capital, malgré les lois tendances : suraccumulation, baisse tendancielle du taux de profit. Capitalisme monopoliste d'Etat élargi, processus pré-apparu sans avenir et stérilisé des nations par et vers les institutions internationales. Révolution escalier-contesse-2juin10-002.jpgscientifique et technique mis à son service. Réduction-contraction du temps et de l'espace. Réduction à une rationalité sans horizon. Et "réduction" des "mentalités" par ces conditions matérielles d'existences.

 

Courant chaud : il pratique la part de pré-apparaître cachée, il s'exprime dans les arts, il est abstrait. L'abstraction n'est pas réalité impalpable, rébarbative, mais la réalité du fonctionnement, du processus de la construction cérébrale conjointe de l'individu-corps dans son milieu et son contexte, contexte qui s'étend à toute la nature dont il est un élément indissoluble.

Les arts ne se limitent pas à la scène ou au supports tangibles de leur expression en général. Il n'y a pas de frontière entre art et science. C'est dans le pré-apparaître général que le scientifique puise ses choix, ses directions, et c'est par l'indifférence du capital que la recherche et l'art sont stérilisés, du moins dans la part où le chercheur et le scientifique subissent la contrainte du marché. Il réussissent de moins en moins à y échapper, ce qui laisse supposer OU une extinction lente ou rapide OU une explosion libératoire lente ou rapide. Avec des paliers pertinents plus ou moins nombreux, plus ou moins rapides, mais tous habités du pré-apparaître à long terme, à l'horizon infini et présent. Infini-présent.

 

JAURES-copie-1.jpgLa réduction touche chacun de nous en tant qu'artiste et chercheur en puissance prisonnier de l'activité marchande dans laquelle nous sommes nés, qui nous paraît aussi naturelle que le soleil et la pluie et qui pourtant nous pousse à cette indifférence apparente puisque habitée de mort et de vie et de naissance nouvelle.

 

Le pré-apparaître c'est l'horizon immédiat comme l'horizon à l'infini qui constituent l'espérance et le courant chaud. Il ne tient pas du miracle ou de la superstition, pour utiliser les mots les moins concrets mais le plus compréhensibles dans notre monde de rationalité restreinte. L'espérance n'est pas une construction sans fondement, c'est une existence concrète sans laquelle la nature pensante ne peut exister. C'est le contraire de la gagne. Le contraire de l'indifférence pratiquée par le capital.

 

La rationalité opérationnelle est habitée de pré-apparaître.

De même la rationalité politique et la rationalité du travail et de la gestion, racines, troncs et feuilles des arbres société.

Pré-apparaître, fleurs et fruits de la nature et de l'humanité dont on attend les nouvelles pousses.

 

La mythologie religieuse contient cette contradiction et nous habite en tant que représentation de cette contradiction : croyance en la création d'un monde fini Copie de 000 1493et espérance d'un autre monde.

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour le texte complet, 63L'indifférence pages : 

 

LE TEXTE INTEGRAL

SUR CE LIEN :

  L'indifférence

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 11:46

   De La Commune de Paris, Marseille… de 1871, ses réalisations, et sa répression par les versaillais, à la constitution passée et actuelle du mouvement politique des producteurs, du salariat.

 

MARX GUERRE CIV 1871Une réflexion qu’il faut intégrer pour comprendre l’état du monde actuel:

 

La bourgeoisie des pays développés suivie par les bourgeoisies en formation des pays dominés a procédé au long des siècles du capitalisme à la répression et au massacre de la force de travail, celle qui donne à l’humanité les moyens de subsistance matériels et moraux.

 

Ceci dès la révolution française et même bien avant, dès la formation de la bourgeoisie et du salariat.

 

Sous la révolution française, il faut rappeler les lois anti-ouvrières concernant le salaire et le temps de travail et les répressions des demandes propres au salariat.

 

Sous les révolutions bourgeoises en France de 1830, 1848, il faut rappeler les répressions sanglantes, les déportations et les emprisonnements de la classe ouvrière une fois qu’elle n’a plus été utile comme masse de manœuvre des insurrections et qu’elle s’est mise à s’organiser comme force politique.

 

Il faut rappeler aussi les exécutions et les déportations des paysans révoltés contre le coup d’Etat de 1851 de Napoléon III, qui exprimaient les aspirations du travail à la démocratie du producteur, à « La Sociale », bien au-delà de ce que constituait ce mouvement.

 

Les Communes de Paris et de « province » donnent un exemple frappant de cette répression des revendications populaire et de ceux qui les portent, par la bourgeoisie. Les affaires d’abord ! : les chiffres officiel du gouvernement des versaillais lui-même de la troisième république, qui ne souhaitait pourtant pas faire un tableau noir d’elle-même,  de ses atrocités, donnent ceci :

27 mai 1871, 1600 tués ou fusillés ; 28 mai 1871, les exécutions en masse par les versaillais continuent au Père Lachaise ; fin mai-juin, 17000 fusillés ; 26 mai 71-31 décembre 74 : les 24 conseils de guerre créés par le gouvernement de Versailles ont jugé  80 enfants, 132 femmes, 9950 hommes de La Commune, sans compter les contumaces. Ils ont prononcés 13450 condamnations dont 270 à mort, 410 aux travaux forcés, 4016 à la déportation dans une enceinte fortifiée, 2507 à la déportation simple, 1323 à la         détention ou réclusion, 322 au bannissement, 8407 à la prison, etc.

 

Pour défendre leurs intérêts dans et de leurs marchés nationaux et coloniaux, les bourgeoisies n’ont pas hésité à lancer les uns contre les autres les peuples dans des guerres qui ont fait des millions de morts.

 

Comment s’étonner alors que le mouvement politique ouvrier ait voulu fermement s’organiser après (et même avant) la guerre de 14-18 « militairement » et « hiérarchiquement » pour répondre à un besoin de cohérence dans les luttes et dans les mesures à prendre pour la libération du prolétariat et la construction d’une société sortant du système de la mesure de la valeur d’échange par l’usage de la mesure de la force de travail, de l’exploitation de la force de travail, de la « mesure quantitative de la valeur d’échange », de la marchandisation généralisée de toute valeur, de toute culture, de tout rapport social ; de l’indifférence à la valeur d’usage au profit du profit privé, de la valeur marchande et de sa mesure.

 

Comment s’étonner que cette « organisation hiérarchique et militaire » du mouvement politique du salariat, répondant à une forme d’organisation pacifiste et-ou opportuniste qui se faisait écraser, n’ait pas abouti à des tyrannies, comme tout mouvement social de transition entre une domination et une libération. La Grèce antique nous a appris cela, ce passage de l’aristocratie rurale aux tyrannies puis aux constitutions de Solon et de Clisthène, qui ont vécu un siècle, puis ont été dépassées par des transformations économiques et sociales auxquelles elles n’étaient plus adaptées.

 

Il faut mesurer ce que constitue de massacre de l’intelligence ouvrière et populaire, l’affrontement gigantesque contre le nazisme et les luttes anticoloniales et néocoloniales réprimées. La liste, le bilan, comme a été fait le bilan « dans l’autre sens », est à faire…

 

Bien sûr, après chaque répression, l’organisation politique (politique, syndicale et théorique) du salariat s’est reconstituée. Mais à chaque fois au prix d’une réduction de ses forces théorique due au massacre de son « élite », c'est-à-dire du massacre des militants formés politiquement et idéologiquement, au prix d’un abaissement théorique, des compromis contraints, et pour ma part je dirais, d’un « marxisme faible », conséquence de ces reconstitutions éprouvantes.

 

Peut-on imaginer que la crise générale du capital que les communistes ont "prophétisé" pendant près de deux siècles, et qui pourtant semble en surprendre une bonne partie, peut-on imaginer dis-je que cette crise générale du capital qui est aujourd’hui là, permette la reconstitution d’un marxisme fort, d’un communisme fort qui reconstitue les forces de transformation sociale, l’expression de "l’interprète conscient du processus inconscient" qu’est le mouvement politique du salariat ?

 

La répression ne tient pas qu’aux massacres et aux emprisonnements. Elle tient avant tout au chantage au travail et au salaire, qu’exerce les possesseurs des grands moyens de production et d’échange privés, à la concurrence entre salariés qui en découles, et entre les divers groupes du salariat, du manœuvre à l’ingénieur, de l’employé au gestionnaire salariés, de l’enseignant à l’artiste prolétarisés…..

 

Elle tient aussi au degré de clairvoyance de ce qui doit ou devrait être cette "expression consciente d’un processus inconscient" et à la volonté qui en découle ou pas de l'alliance protestataire mais surtout constructive, des producteurs contre leurs exploiteurs (concrets et abstraits), et contre leur instrumentalisation des uns contre les autres par ces mêmes exploiteurs.

 

Un point fort de l'enseignement de l'échec de La Commune, qui éclaire aujourd’hui un des problèmes essentiels de la construction et la transformation qui sera nécessaire, c'est la maîtrise par le peuple de ses moyens d'échange, l'argent et les banques, leur transformation qualitative avec celle de la mesure de l'échange, et bien sûr l'usage qui en sera fait répondant aux besoins humains, à l'opposé d'aujourd'hui.

 

Le nouveau coup d’Etat lent des années de fin de siècle dernier, véritable arme de destruction massive, elle, et qui s’est brutalement accéléré aujourd’hui, détruit les règles de la démocratie bourgeoise que le capital s’était institué pour lui-même et son propre développement, et sur lesquelles le mouvement ouvrier des pays développés avait construit un compromis permettant à une part des échanges et en partie de répondre aux besoins populaires.

Ces « éléments de socialisme », comme disait Enrico, ne sont pas à jeter à la poubelle de l’histoire, pas plus que les éléments de socialisme et les échanges de travail direct des « tyrannies » socialistes.

Ce sont au contraire des éléments du capitalisme présent qui doivent s’épanouir pour construire la société de demain, en s’appuyant sur l’héritage technique et culturel de la mondialisation capitaliste dans son unité et sa transformation en une démocratie du producteur, de la personne dans sa cohérence et une cohérence généralisée. Cela ne se fera ni tout seul ni comme un long fleuve tranquille, comme La Commune nous l’a aussi enseigné.

  

La nouvelle constitution européenne merkelo-sarkozyenne en cours et en application dans les faits nous annonce le retour en force de la plus value absolue au détriment d’une plus value relative s’appuyant sur la productivité du travail à partir des nouvelles capacités « technico-culturelles ».

 

Cette constitution s’oppose à l’évolution des forces productives et à leur réalité d’aujourd’hui même. Elle ne peut donc qu’aboutir à la catastrophe ou à la révolution.

 

Pierre Assante, 2 décembre 2011 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 15:02

Cet article a été publié la première fois sur ce blog le 17 octobre 2010

Travail "non qualifié"

 

 Copie de P1000280A la charnière de la dissolution du Commissariat Général au Plan remplacé par le Centre d’Analyse Stratégique auprès du 1° Ministre, un travail a été fait dans le cadre du Plan par une commission intitulée du TNQ (travail non qualifié), dont j’ai été membre à titre syndical pendant près de 2 ans.

   

Un ouvrage a été préparé qui n’a jamais vu le jour officiellement. 

   

N’étant pas propriétaire des textes, ni de ceux des coordinateurs de l’ouvrage, ni de ceux des intervenants dans l’ouvrage, textes échangés à titre confidentiel,  je ne peux me permettre d’y faire mention ou d’en donner des extraits.

 

Pour ma part étant propriétaire de mon intervention écrite, j’en fais part ici . Il faut la situer dans son contexte, la date de sa rédaction, entre mai 2006 et avril 2007, en dehors des différentes contre réformes du travail qui ont eu lieu après en matière de salaire par exemple et de statuts en particulier.

 

Cette contribution fait référence aux travaux du Professeur Yves Schwartz.

 

Présentation

 

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZCette contribution pour la F.S.U. (Fédération Syndicale Unitaire)

-S’appuie sur des exemples traités.................., en particulier les opératrices d’entretien des chambres d’hôpitaux développé par l’ergonome (..........). Elle souligne par une rapide évocation le travail dit « immatériel » en fait celui sur lequel   le Professeur Yves Schwartz désigne comme résultant de la « dialectique sans fin entre anticipation et confrontation »[1] face a une tâche à laquelle seul l’opérateur peut répondre, et qui dépasse les contours du « prescrit » (exemple dans cette intervention des chauffeurs de bus), pour en venir à l’expérience des personnels T.O.S. (Techniques, Ouvriers et de Service).

- Elle veut situer le TNQ non seulement dans sa situation actuelle « micro » et ses possibilités de devenir, mais aussi par rapport à sa situation générale dans la Société Française, l’historique du travail, la division et les couches sociales nées de cette division. Elle évoque en quoi cette division, telle qu’elle s’est constituée peut  être un handicap pour la société et toutes ses composantes, travailleurs « non qualifiés » en premier et comment une autre conception et maîtrise de ces travaux indispensables à la société peut aboutir à une « explosion » des capacités et activités humaines.

-Elle insiste sur la constitution de « couches subalternes » dans ces branches d’activité, impliquant avant tout des personnels féminins issus des milieux populaires et constituant une stratification stérilisante dans la développement économique et social.

-Elle met en relation la question de la rémunération (données en date du printemps 2006), comme un élément essentiel de la reconnaissance nécessaire de ces branches d’activité incontournables.

-Elle prend l’exemple des T.O.S. des Lycées et Collèges ou de l’aide communale aux personnes comme illustration de la possibilité de « formaliser » ces missions dans la Fonction Publique dans l’intérêt des personnels et des usagers : les T.O.S. sont en effet un des plus grands « regroupements » de personnels « d’aide à la personne », les élèves en l’occurrence, dont le travail est garanti par un statut, la gestion et les évolutions soumises à parité à un encadrement et une représentation syndicale pour répondre aux besoins des personnels et des usagers. Ils sont une réalité en mouvement sur laquelle il aurait lieu de s’appuyer face à une précarité dont le T.N.Q. et « l’aide à la personne », sont les premières victimes.

- Elle met en avant la complémentarité des formations initiale, permanente et validation des acquis en soulignant l’essentialité de la formation initiale donc scolaire et universitaire bien entendu.[2]

 - Elle met et exergue la nécessité des échanges d’idées et la tâche effectuée ..................T.N.Q. qui, si elle n’aboutit pas à une synthèse, est riche de confrontations et de données nécessaires à un débat national sur la question du travail........

 


[1] « Les techniques s’inscrivent dans l’histoire humaine faite d’une dialectique sans fin entre anticipation et confrontation » Yves Schwartz,  « Travail et Ergologie », Octarès.

[2] Voir trois ouvrages édités par la FSU (Editions Nouveaux Regard et Syllepse)

- « Formation professionnelle, regards sur les politiques régionales », par Yves Baunay, Francis Vergne, Juin 2006.

- «Validation des acquis de l’expérience », Collectif, Août 2005.

- « Aventure commune et savoirs partagés », Collectif, sous la direction Denis Paget

Et  « Réussir notre école », Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la F.S.U., Edition La table ronde, septembre 2005.

 

SUITE :Travail "non qualifié" ,

8 pages,

(cliquer sur ce titre ci-dessus en rouge)

 

AUtres Articles sur ce sujet dans la presse FSU :

"Regions Atos" UNATOS-FSU :

http://www.pierreassante.fr/dossier/plan_commissariat_regions_atoss.pdf

"Pour " FSU (sur la dissolution du Plan :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Plan_Commissariat.pdf

"Enjeux" U&A - FSU, Sur la parution de Travail et Ergologie :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-travail-et-ergologie-note-de-lecture-55924535.html

Par Pierre Assante - Publié dans : Economie et philo
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:09

Cet article (et cette brochure de formation à l'économie politique de novembre 2009) a été publié sur ce blog le  31 juillet 2010. Je le déplace à ce jour, 13 septembre 2011 car il me semble éclairer simplement la situation économique actuelle.

 

BROCHURE ECO ET PO persoDu bon millier de pages (de toutes sortes de sujets) que j'ai écrites ces 10 dernières années, c'est cela (ci-joint, cliquer ici ou sur l'image de la brochure) qui me semblerait le moins inutile.

J'en suis à 70 brochures  utilisées depuis novembre dernier dans mon syndicat et autres lieux de travail et de réflexion.

 

Les "dernières nouvelles du front" ont un relent des plus inquiétants.

Le pire ou le meilleur sortira-t-il de cette crise morale et politiqueM.E.Oeuvres Philo. issue des conditions de production actuelles ?

 

30 juillet 2010

 

  la brochure: ici    

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 07:41

Un cycle de soirées d'étude de "Das Kapital" de Marx a été initié par le PCF , au niveau du quartier, à La Madrague de Mont Redon. La première soirée à eu lieu le Mercredi 8 décembre 2010 et sera poursuivie le Mercredi 2 février à 18 heures.

Quelques illustrations en sont données ici.

Nous y avons ajouté un texte de Marx de "l'Idéologie Allemande", qui donne un horizon général à la pensée de Marx.

Ainsi que les leçons de Catherine Mills publiées par la revue Economie et Politique.

20101208-013.jpg« …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

Marx, « l’idéologie allemande »

 Les leçons de Catherine MILLS publiées par la Revue ECONOMIE ET POLITIQUE :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lecons_Catherine_Mills_revue_Economie_et_Politique.pdf

Bulletin d'abonnement à Eco&Po

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:31

Copie de 8juin10 001…….Cette avancée fulgurante de la démocratie que l’état des forces productives (état présent des humains et de ce qu’ils ont accumulé de vivant et de productif qui en somme n’est qu’une forme nouvelle de la nature) réclame et que toi aussi tu  réclames est liée à leurs capacités technologiques.

 

Les capacités technologiques ne sont pas une réalité matérielle morte, figée, extérieure à nous, elles comportent, de façon intriquée TOUT ce qu’il y a de sain et de malsain chez l’humain, TOUT en matière de reproduction élargie de l’espèce et de son milieu. Le « concret » comme le « symbolique ». L’objet produit est la cristallisation, contient toute l’histoire humaine qui l’a précédé.

 

Pour nous, humains du XXI° siècle,  la démocratie du travail, la démocratie du producteur, la démocratie du « que, quoi et comment produire » résulte de cet appel des nouvelles formes de production que permettent les techniques de production, d’échange, de gestion informationnalisées et mondialisées.

 

De même que la naissance et le développement de la grande industrie associait le machinisme, la force de la machine, la division du travail, la confiscation de la « dextérité artisanale », les associait à la naissance du producteur propriétaire de sa force de travail, les nouvelles formes de production que permettent les techniques de production, d’échange, de gestion informationnalisées et mondialisées sont associées et appellent à une cohésion mondiale du travail et une libération du travail individuel, personnel : la liberté du producteur et l’explosion fulgurante de sa liberté de création, c'est-à-dire de production au sens le plus large .

 

L’ergologie n’est pas un gadget. Elle étudie la réalité du travail, de l’activité humaine. Ce n’est pas de façon empirique mais scientifique que pourront se construire les conditions de cette révolution du travail et de la démocratie du travail y correspondant…….

 

.......L'APPEL FULGURANT DE LA DEMOCRATIE répondant à ma remarque : « C'est, une question de seuil quantitatif qui appelle transformation qualitative » et « L'ouverture de ces possibilités est liée à la réappropriation et à la croissance fulgurante en quantité et en qualité du surproduit du travail. »........

 

Pierre Assante, 1er décembre 2010

Suite de ce texte complet ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/avancee_fulgurante_de_la_democratie.pdf

 

Illustration :  des techniques antiques

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