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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 08:36

REEL, IREEL, SANTE, MALADIE, INTANGIBLE, IMMATERIEL : il n’existe pas un vocabulaire matérialiste du XXI° siècle.

 

Il n’existe pas un vocabulaire scientifique, philosophique du XXI° siècle. Cela viendra. Un vocabulaire implicite et explicite permettant d’indiquer dans un contexte, le mouvement des forces contradictoires et leur unité dans une vision matérialiste non dogmatique, non réductrice aux acquis scientifiques historiques d’un moment du processus historique, mais prenant en compte ces acquis, comme tous les acquis dans tous les domaines de la vie humaine.

 

Par exemple, il n’y a pas d’irréel, l’irréel est une « vue de l’esprit » qui existe bel et bien concrètement dans les neurones et leur interaction, il n’y a que du réel, qu’il soit tangible ou pas, qu’il soit numérique ou palpable, etc. Comment exprimer et montrer ce qu’on qualifie strictement d’irréel ou de purement idéel dans le vocabulaire imprécis et trompeur d’aujourd’hui ?

Il n’y a pas de travail immatériel, mot fort à la mode au moment de la découverte par la conscience collective du processus de mondialisation numérique et de ce que le travail contient d’impalpable, d’intangible et non payé à un salarié par exemple.

 

Il n’y a que du réel, qu’il soit du réel non advenu, mais existant neurologiquement-psychologiquement, c’est à dire une vision, une pensée non opérationnelle, stérile ou « malade »,  ou au contraire une pensée opérationnelle créatrice de novum (1) en santé. C’est toute la question contenue dans les concepts de dé-adhérence conceptuelle et d’épistémicité schwartziennes (2), que la dé-adhérence soit « savante » ou non, de la santé qu’elle contient ou pas, de poïesis (3) et praxis et de quotidien,  en unité.

Idem pour le mot matière et mouvement, il n’y a pas de non matière, il y a des formes diverses de la matière et de son mouvement, et des perceptions diverses de la matière et son mouvement en fonction de la position spatiale, historique et sociale de, des observateurs.

 

La santé ça existe bien sûr, mais elle inclut la maladie. J’ai déjà maintes fois donné l’exemple de cette tendance à l’équilibre qui n’est pas un équilibre mais la santé d’un mouvement, c’est-à-dire sa perpétuation dans le mouvement, sans « maladie » paralysante et mortelle, et pour la biologie le mouvement de la vie et pour la vie pensante, le mouvement de la pensée.

 

Ceci n’est qu’un bref rappel  lapidaire resituant une pensée et une expression « cubiste ». Le développement, relatif  à mes propres capacités, limitées, est contenu dans ce blog, entre autre dans les 13 numéros de mon bulletin hétérodoxe très perso « la philo du prolo » ou dans les divers opuscules ou livres numériques mis en ligne ou polycopiés, de poésie, d’économie, d’ergologie.

 

Qui y voit du sophisme peut y regarder à deux fois avant d’arrêter son jugement. Merci.

J’admets cependant qu’il existe un mode de pensée et d’expression moins développé (discours politique ou syndical au quotidien par exemple) mais plus accessible, sans être réducteur, en fait non « cubiste ». Les deux formes ne sont ni incompatibles ni « inunissables », et au contraire constituent des étapes opérationnelles de transformation du réel en santé et d’invention non-dogmatique du futur, de la mise en pratique des possibilités ouvertes. Leur dichotomie est l’effet d’un retard conceptuel par rapport à l’état des forces productives, hommes, machines, techniques, sciences, culture au sens large et juste (4).

 

Pierre Assante, lundi 30 octobre 2017

 

(1) Le nouveau en création humaine

(2) Concepts élaborés par le Professeur Yves Schwartz

(3) Forces et mouvement créateur humains, chose et terme qui a donné celui de poésie, qui n’était pas considérée à l’origine comme non opérationnelle en matière d’action sur le réel, et pour une vision scientifique d’aujourd’hui non plus, que la poésie soit « littéraire » au sens strict ou non.

(4) Il fut un temps où les conservateurs concevaient l’activité humaine par « l’atavique ». La grande découverte de la génétique tendait à faire perdurer cette conviction, en la combattant sans la dépasser.

Les progressistes se référaient au « culturel », d’une façon quelque peu unilatérale, non dialectique.

Avec la découverte de l’épigénétique, nous savons que le biologique et le culturel agissent en unité et historiquement; que l’instinct et la raison, l’inconscient, le non-encore-conscient et le conscient, de même, dans une relation réciproque entre la personne et la société, en rapport dialectique.

Nous savons par exemple que le sentiment de beauté d’un corps ou d’un paysage, comme les autres sentiments naturels au sens propre, est lié à la sexualité, à l’acquis épigénétique personnel et générationnel, régulé, tempéré, sublimé ou exacerbé ou tout à la fois par la relation pratique à la réalité historique, de l’individu et de la société ; que le sentiment de douleur « physique » comme autre exemple est un phénomène biologique étudié par les neurosciences, et que le psychique fait partie du biologique chez l’être social pensant qui peut souffrir psychiquement et moralement d’un chagrin d’amour qui est une blessure corporelle d’un autre ordre qu’une coupure par un couteau; et que les sentiments, dans leurs mouvements, leur processus social, obéissent à des besoins humains d’alerte, de réaction et d’action d’une façon à la fois rationnelle et énigmatique pour nous, compte tenu des limites de notre compréhension ; que les sentiments sont naturels parce que le culturel fait partie de la nature, bien que la nature ne soit pas faite que du culturel humain, au sens large ; et qu’il n’y a pas dichotomie pratique et théorique entre la nature et l’homme, l’humanité constituant un processus de « la conscience de la nature sur elle-même » (Marx, 1844) ; que le subjectif et l’objectif ne sont pas des « fonctions » séparées mais agissent en unité, en rapports conflictuels et dialectiques.

Les découvertes électriques et chimiques du processus du corps-soi, de l’être social n’ôtent rien au sublime et au sentiment de sublime de l’humain et de la nature. Elles ne lui ôtent que sa représentation religieuse, les limites et la stérilité de cette représentation religieuse.

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*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 07:44

 

L’opium du peuple : les médias dominants au service de la

classe dominante.

Pour une refondation philosophique, pour une conception d’unité 

corps-pensée-société-nature.

 

La classe dominante est celle qui détient les pouvoirs dominants sur les placements du capital en fonction de l’intérêt, du profit maximum des grands groupes financiers mondiaux, nouvelles féodalités dépassant le pouvoir des Etats lesquels leur sont soumis. Et par conséquent qui domine l’organisation mondiale et locale du travail, de la personne au travail et hors travail, des unités de travail et de leurs relations.

Evidemment pas les techniciens de la finance ou les traders etc. qui pourraient comme tous les cadres de production-échange, de gestion et d’exécution devenir des acteurs de transformation sociale en santé, en unité de tous les producteurs subalternes et leurs alliés non-salariés, et en « partant » des ouvriers de production au cœur du processus de production.

Cet opium c’est l’entretien et l’aggravation en état de confusion de l’opinion populaire à travers le traitement de l’information, de toutes les informations, de l’évènementiel à la science en passant par tous les savoirs, les savoir-faire et le travestissement des nécessités, des besoins humains élémentaires et complexes en unité, et des possibilités de les satisfaire.

De l’anthropologie à l’économie en passant par les sciences sociales et les sciences biologiques et ondo-corpusculaires en unité, tout est fait pour détourner la société de la critique d’une économie politique toute au service de ces féodalités mondiales.

Le plus fort de cette confusion est exprimé par cet ami qui dit, parlant des « économistes orthodoxes » qui ne peuvent plus nier la crise et finalement critiquent la politique économique de Macron et de ses prédécesseurs sans la combattre :

"Il y a chez ces économistes une sorte de dédoublement de la personnalité : d'un côté, ils voient que nos sociétés capitalistes vont dans le mur et de l'autre ils n'ont dans leur tiroir que des solutions libérales ».

Une refondation d’un rationalisme non dogmatique, non mécaniste, commence par une refondation philosophique, des « Lumières du XXI° siècle » mettant à jour les savoirs et savoir-faire au service des besoins humains dans les conditions de la révolution scientifique et technique numérique mondialisée et de son influence sur l’organisation économique, matérielle et morale de la société, sur les concepts philosophique, qui aujourd’hui sont caractérisés par la domination de l’idée d’une pensée hors corps, malgré le progrès des neurosciences, et une vision éthérée, mythique, ésotérique, de la réalité.

Les médias sont imprégnés d’un retour à la dichotomie corps/pensée. Une philosophie basée sur la matérialité de la pensée est la base d’un renouveau, d’un nouveau progrès de la conscience humaine sur elle-même et sur son environnement naturel et cosmique. Pas de réponse rationnelle et opérationnelle au développement des besoins humains dans le processus humain sans ce retour-dépassement. Il est impératif de militer, au sens pratique et théorique en unité pour une refondation philosophique, pour une conception d’unité corps-pensée-société-nature.

Bien sûr il n’est pas question d’une réduction de notre vision micro et macro de la réalité dans une unité du processus corps-pensée niant la complexité et l’énigmaticité de cette réalité. Il s’agit d’utiliser rationnellement nos capacité d’adaptation à notre milieu pour faire croitre les connaissances nécessaires à notre survie par et dans notre société humaine et le processus acquis de croissance de notre conscience, outil « final » de notre espèce et de la part de la nature que nous constituons.

Il n’y aura pas de « Lumières du XXI° siècle » sans cette refondation-dépassement philosophique. Il n’y aura pas de « Lumières du XXI° siècle » sans l’hégémonie collective d’une tendance à l’aboutissement de nos savoirs vers un horizon sans cesse progressif, savoirs qui constituent nos capacités de production des biens « matériels et moraux » nécessaires à nôtre processus vital. Nos capacités de production, in fine, c’est une économie politique de progrès qui les conclut, une économie politique s’opposant et dépassant le libéralisme, dépassant l’organisation de la société actuelle basée sur la production-échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’), la suraccumulation du capital et la crise de société, d’activité et de civilisation qu’elle induit.

L’économie politique ne résume en rien l’infinité et la diversité des activités humaines dont aucune n’est marginale, ni en santé ni en maladie.

L’économie politique c’est l’affirmation d’une étape actuelle du processus humain en besoin de maîtriser en santé le processus de production nécessaires à ses besoins vitaux, des plus élémentaires aux plus complexes. Cette économie politique est la « facette en dernière instance» du communisme, de la mise en commun en santé, en liberté, en coopération et en unité entre l’homme, son activité, l’activité de l’humanité et la nature. Le corps humain, la société humaine c’est l’activité humaine et non une abstraction figée ne reflétant aucune réalité sinon celle d’une dé-adhérence conceptuelle sans issue. La dé-adhérence conceptuelle permet la création humaine et est la propriété première de l’humanité, mais comme tout mouvement, et tout mouvement créatif, elle a besoin d’expérimentations, de retours en arrière, de rectification et d’avancées nouvelles.

Il n’y aura aucun développement de l’humanité et de la personne dans l’humanité sans une croissance de la conscience, de l’accumulation objectivée de l’inconscient, du non- encore-conscient et du conscient, ce qui passe par la lutte de ce qui entrave le processus humain, le mode de production-échange obsolète qui sacrifie la personne à l’enrichissement financier qui est déconnecté de plus en plus des besoins humains, et son dépassement dans une société communiste, démocratique, de paix et de progrès.

La sécurité d’emploi et de formation, la maîtrise populaire et démocratique du crédit, du système bancaire local et central, de la création monétaire est au cœur de la transformation en santé du mode d’échange-production et au cœur de l’action interne et externe de la commission économique du PCF

Pierre Assante, dimanche 29 octobre 2017

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 18:46

Article publié une première fois sur ce blog le 30/10/2016

Ces documents (ci-dessous en lien) donnent à réfléchir sur la première construction d'un Etat ouvrier et paysan, (après celui de la Commune de Paris, fort différente concernant le niveau de développement et la composition sociale et culturelle) correspondant au développement économique et sociologique particulier d'un pays, la Russie de 1917. Ils complètent le débat sur la NEP (Nouvelle Politique Economique) qui fixait un rythme plus lent et plus progressif d'accumulation capitaliste vers une société socialiste, adapté à l'évolution de l'économie et la mentalité paysanne russe intégrant les besoins de la paysannerie au besoins de développement industriel, en alliance entre classe ouvrière, salariat en général et paysannerie d'un pays majoritairement agricole.

Evidemment cette réflexion ne peut être calquée à une société comme la notre, en 2016, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (et ses formes anciennes qui perdurent massivement dans l’industrie de main d’œuvre, en particulier dans pays et zone mondiales en développement nouveau où le capital tire les bases de la plus value et du profit), ses différentes couches de salariés et leurs rôles propres, le développement des services, les ressources et moyens dégagées par l’explosion des forces productives, leurs techniques, leurs cultures dans leur unité et complémentarité.

Cependant la visée progressiste, le réalisme et l'inventivité révolutionnaire attentive aux hommes et à leur besoin de subsistances matérielles et morales, de cohérence et d’organisation sociale qu'ils contiennent ne sont pas étrangères à nos préoccupations d'aujourd’hui.

Pierre Assante, dimanche 30 octobre 2016

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LIRE CES DOCUMENTS EN CLIQUANT SUR CE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1922/12/vil19221229.htm

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 10:20

COMMEMORATION DU 100ème ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION D'OCTOBRE 1917.

Il est tout à fait positif que cette commémoration ait lieu.

Etant un enjeu  idéologique monumental, ce moment d’histoire a été soit caricaturé soit passé sous silence et aussi les deux à la fois.

L’aboutissement d’un moment de luttes ouvrières réclamant l’abolition de la vente-achat de la force de travail dans ce contrat ou le vendeur est dominé par la force de l’acheteur, son Etat, ses institutions, son organisation séculaire du travail, de la production et du mode d’échange passé de l’échange en monnaie à l’échange en capital, ce n’est pas rien.

L’évènement a eu lieu après un siècle de répression de ce mouvement ouvrier, dont les massacres de la Commune de Paris par la bourgeoisie française (20.000 ouvriers et artisans parisiens fusillés sans jugement) n’avaient pas peu contribué à la militarisation relative de ce mouvement ouvrier, conséquence obligée de cette répression.

Pour la connaissance de l’évènement je rappellerai le livre de Jean Eleinstein «  La révolution des révolutions ».

Mais commémorer serait insuffisant si la connaissance de l’évènement et ses suites ne servait pas à comprendre notre histoire pour une transformation sociale en santé ici et maintenant.

Par exemple, l’abandon de la NEP (Nouvelle Politique Economique) par Staline alors que la révolution se gèle et que son pouvoir se bonapartise, ce contre quoi Lénine, qui était un homme comme un autre, mais avec une grande expérience et une grande culture, avait mis en garde, est un élément essentiel de réflexion lié à la révolution d’Octobre.

La NEP avait pour but la réintroduction d’une part importante de l’économie capitaliste dans l’économie socialiste afin de permettre le redémarrage de la production après la guerre civile et de construire les bases de forces productives nécessaires et suffisantes pour passer à une autre phase d'une construction sociale en santé, échappant graduellement et radicalement à l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Plus d’argent, en cycle élargi).

Et surtout, la NEP avait pour but de préserver l’alliance ouvriers-paysans ces derniers formant la masse de la population russe. Cette alliance a été rompue par Staline dans une marche forcée à l’industrialisation par la répression, à la centralisation et l’abandon de la démocratie du producteur, de l’autogestion dirions-nous maintenant.

L’autogestion fut reprise pendant la guerre  patriotique soviétique de 1940-1945 contre la principale masse des divisions nazies en Europe, pour relancer l’industrie d’armement destinée à battre Hitler, puis abandonnée de nouveau et ses initiateurs éliminés.

Il y a toujours eu, en Russie et en Union Soviétique, malgré le despotisme criminel stalinien, des forces saines se réclamant de la transformation sociale en santé, avec des variations des rapports de forces, qui malheureusement ont été provisoirement battues. Idem dans le monde capitaliste… La lutte des contraires et l’unité des contraire à l’intérieur d’un même mouvement de la matière et de la société, la transformation des forces et-ou l’élimination d’une force, Hegel puis Marx nous l’ont enseigné. Et des Lumières du XXIème siècle nous le réapprendront pour le plus grand bien de la société et de la personne humaine.

L’alliance ouvriers-paysans a été la base de la mobilisation qui a permis la révolution d’Octobre 1917, dans le contexte de la guerre, de l’aspiration à la paix, du retour aux champs et à l’usine, d’une bourgeoisie montante et des nationalités opprimées rejetant l’aristocratie et l’autocratie tsariste.

Le capitalisme russe naissant était une des plus concentré et des plus étrangers, et la classe ouvrière concentrée dans de grandes unités permettant et facilitant l’organisation du parti malgré les répressions. Et la sociale-démocratie russe Menchevique particulièrement aveugle des réalités populaires.

Guère plus d’une décennie plus tard, le Front Populaire a été un moment essentiel dans la reconstruction d’alliance, de même que La Libération de 1945 de l’occupation et du nazisme. Ils ont donné l’essentiel des conquêtes sociales actées par le Conseil National de la Résistance, que le néo-libéralisme national et mondial est en train de détruire si les alliances ne sont pas renouvelées, renforcée en quantité et en contenu ; et parce que les transformation des forces productive, la mondialisation capitaliste informatisée exige de nouvelle transformations, encore plus de social, la sécurité de l’emploi et de la formation, la maitrise démocratique des systèmes financiers pour les mettre au service des besoins humain et les dépasser à terme dans une nouvelle organisation sociale, une nouvelle civilisation de liberté et de paix.

En contenu car c’est bien là que le bât blesse. Il ne peut y avoir de transformation sociale en santé sans transformation de l’économie en santé qui fournit les moyens d’exister à toutes les activités humaines.

Aux populistes de gauche, aux sociaux-démocrates, nous disons, oui, le rassemblement est nécessaire et sur des objectifs concrets et cohérents de transformation sociale, sans quoi tout rassemblement ne sèmera qu’illusion, illusion passées ou future qui rejette la population en particulier la plus subalterne et pauvre dans l’abstention à la politique, abstention dont les populismes de droite et les néo-fascismes feront leur levier de prise de pouvoir.

Le rassemblement ne peut acquérir un tel contenu sans le poids idéologique et l’organisation du monde du travail, de la production de biens nécessaires à la vie humaine, dans ce rassemblement. Les programmes de Gotha, les nouveaux Laplace et Proudhon, c’est fini…

Les chinois, à travers les errements d’un monde dominateur et violent, eux compris, ont essayé et réussi à pour suivre « une NEP à eux » en usant du capital occidental exporté chez eux pour son taux de profit. Ils y ont réussi en retournant la situation dans leur sens en alimentant une part importante de notre marché et de notre consommation, tout en augmentant de plus en plus la leur, y compris en qualité. Mais eux comme toute l’humanité ont besoin d’une phase nouvelle de coopération mondiale, de démocratisation qualitative de l’organisation du travail et de la production et de la conscience humaine induite de la production et des échanges en santé.

L’organisation d’un rassemblement des luttes des peuples européens dans l’objectif de résoudre la crise de suraccumulation du capital et ses conséquences sur la vie quotidienne dépend de cette démocratisation qualitative de l’organisation du travail et de la production : la démocratie du producteur, du quoi, comment, pour qui produire, dans et avec la démocratie du citoyen, et l’abolition graduelle et radicale du salariat, forme dominant-dominé stérilisante de l’organisation de la production.

Je fini par un retour aux propositions de la Commission Economique du PCF sur lesquelles la « société civile » comme le PCF lui-même, dans la préparation de son prochain congrès et dès à présent dans les luttes sociales, ont intérêt à se pencher. C’est là aussi une question de santé et de poursuite du processus humains en santé.

Pierre Assante, vendredi 27 octobre 2017

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 09:21

Les raisons d’un retard français

les Etats-Unis ont pu attirer les capitaux du monde entier et faire financer une bonne part leurs investissements dans les nouvelles technologies par le reste du monde

Pierre IVORRA

L’omniprésence sur le Net de Google, Apple, facebook, Amazon et Microsoft, n’est que la partie visible d’une domination forte des groupes américains dans le domaine des nouvelles technologies. Une étude de 2015 de l’OCDE, l’organisme qui regroupe les principaux pays capitalistes, indique que « les États-Unis, le Japon et la Corée détiennent à eux trois plus de 65 % des familles de brevets dans les domaines des matériaux de pointe, de la santé et des nouvelles TIC (technologies de l’information et de la communication, ndlr), déposés en Europe et aux États-Unis au cours de la période 2010-12. La Corée affiche la plus forte progression depuis 2005-07 des dépôts de familles brevets dans ces trois domaines ; les BRIICS, en particulier la Chine, ne sont pas en reste. Dans le secteur des TIC, la Corée s’illustre dans les technologies liées à l’internet des objets, l’UE dans l’informatique quantique, et la Chine dans les données massives ». La valeur ajoutée créée en lien avec ces NTIC plafonne à 5,1 % en France et en Allemagne alors qu’elle culmine à 7,1 % aux Etats-Unis, 7,4 % au Royaume-Uni, 8 % au Japon, 9,6 % en Corée du sud. A l’exclusion de quelques domaines, la France est en retrait de ces leaders mondiaux. Notre avenir se joue pourtant sur ces nouveaux territoires de la connaissance et de l’activité.

Comment expliquer de tels retards ? Il y a la rapacité légendaire de la grande bourgeoisie française qui a prospéré pendant plus d’un siècle à l’ombre des « palmiers » coloniaux et cette tendance prégnante des grands groupes tricolores à concevoir leur développement au sein de la mondialisation contre celui de leur espace national. Aujourd’hui, Renault et Peugeot-Citroën importent chacun en France davantage de véhicules que Volkswagen. On peut ajouter à ces griefs cet acharnement à réduire le coût du travail comme l’illustrent dans l’actualité les ordonnances d’Emmanuel Macron.

L’avance prise  par les Américains a aussi une explication souvent négligée. Ils disposent en effet d’une arme de progression massive : le dollar. Grâce à la domination que le billet vert continue d’exercer, malgré ses difficultés, sur les relations monétaires internationales, les Etats-Unis ont pu attirer les capitaux du monde entier et faire financer une bonne part leurs investissements dans les nouvelles technologies par le reste du monde. Cela devrait donner à réfléchir à tous ceux qui négligent l’importance de l’argent et de la monnaie dans les relations humaines et qui sous-estiment la force que nous donnerait un euro coopérant notamment avec le yuan chinois au service des peuples.

Pierre Ivorra, Chronique économique du Mercredi, l'Humanité, 25 octobre 2017

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 09:18
De quel travail avons-nous besoin ?
Quelles finalités ? pour quelle société ?
JEUDI, 19 OCTOBRE, 2017
L'HUMANITÉ
  • L’activité humaine génère des réserves d’alternatives par Yves Schwartz, philosophe du travail

Pourquoi le travail serait-il un passage obligé pour faire émerger les réserves d’alternatives ? Est-on en train de magnifier la « centralité du travail » ? La « valeur du travail » ? Ce n’est pas vraiment ainsi que je vois les choses. Le « travail » n’est certainement pas le tout de la réflexion philosophique, ergologique, politique. Mais le travail – ce qu’on entend aujourd’hui par travail – est certainement dans le champ des activités humaines traversé par des « débats de normes » intenses et critiques. Du fait du lien normes-valeurs (valeurs du vivre-ensemble), c’est un champ majeur où se pose la question des finalités de la vie sociale, pour chaque humain (femme, homme), chaque groupe humain, et pour l’humanité entière, à chaque moment de son histoire. Pour parler du présent, au sein de nos sociétés marchandes et de droit, la reproduction de la vie sociale par l’activité industrieuse s’opère massivement sous la forme du travail marchandise, avec la définition des « temps de travail », des normes juridiques comme le contrat de travail, les titres de propriété des moyens de production, l’actionnariat…

Nous affirmons que tout agir au travail est en permanence investi par des choix très souvent microscopiques mais non sans enjeux sociaux, humains, plus ou moins conscients, plus ou moins verbalisés, traversé par des séries de reconfigurations plus ou moins perceptibles du milieu de travail qui témoignent localement de l’« usage de soi par soi » du protagoniste, en quoi chacun administre ici et maintenant son aptitude à « faire histoire » (et non pas seulement déterminé par des conditions historiques extérieures qu’il subirait passivement). Et de là peut-être le plus important : s’il y a choix, et il n’est pas en notre pouvoir de vivant humain de s’exonérer de choix, il nous faut jour après jour préférer. Travailler, c’est sans cesse trancher de multiples débats, sous peine de rester paralysés devant la tâche. Mais préférer, c’est débattre avec nous-mêmes, c’est argumenter en valeur, que ce débat soit clair ou en pénombre, quant à notre « usage de nous par nous-mêmes ».

On arrive donc à ce résultat assez percutant, à ce paradoxe de nos sociétés marchandes (et de droit) : au cœur même de ce travail payé comme marchandise, de ce travail destiné à produire des biens marchands (produits ou services), et donc évalué en termes quantitatifs, des valeurs échappant à toute métrique, ce que nous appelons des « valeurs sans dimensions » s’incorporent comme aux battements du cœur de cet agir industrieux : « solidarité », « justice », « égalité », « santé collective », « désir de savoirs »… L’emballement marchand, l’omnivalence du financier peuvent altérer notre rapport à ce monde des valeurs, mais cette respiration est inévacuable, sinon aucune tâche sociale ne serait accomplie. Étrange contradiction, donc au sein de nos sociétés marchandes.

Cette exigence, à l’autre pôle macroscopique, dessine un vaste et essentiel programme à multiples facettes, où il faut faire preuve de beaucoup d’inventivité, et travailler à articuler ou renforcer des initiatives, des expériences transformatrices, dont aucune seule ne peut être « la » solution. Évoquons quelques exemples :

– explorer plus avant les ressources, et retravailler les limites de l’économie sociale et solidaire ;

– s’intéresser aux « tiers lieux », aux essais de socialiser l’usage des matrices de fabrication productive (comme les « fab labs ») ;

– repenser des politiques de « développement » pour les peuples en souffrance. Ce qui suppose aussi d’autres normes du commerce international ;

– déplacer, au sein des entreprises, progressivement le curseur de la gouvernance aux mains des seules oligarchies financières pour y intégrer les autres parties prenantes, les producteurs, professionnels, travailleurs, les territoires, et aussi les consommateurs. Sortir ainsi du relatif vide juridique sur la définition de l’entreprise pour initier d’autres stratégies de gestion, où les valeurs de bien commun desserreraient leur subordination vis-à-vis des ratios financiers et rendraient envisageable une autre démocratie industrieuse ;

– repenser la maîtrise et les flux de la circulation monétaire, la fonction des banques, les usages de l’argent dans l’axe d’une exigence politique se déployant sur divers niveaux de temporalité pour définir et décliner les biens communs. L’avenir de la planète doit toujours être présent dans les projets de développement.

Entre ces deux pôles, le « micro » et le « macro », la relation doit être strictement dialectique. Il faut agir par les deux bouts. Sinon, nous dogmatisons sur ce que nous pouvons être, sur ce que nous pouvons vouloir comme finalités émancipatrices. Si la sensibilité généreuse au bien commun à construire n’est pas crédible là où je travaille et je vis, quel crédit ferais-je à ceux qui en font des discours « hors-sol » ?

Contre la tendance à la réification mortifère de nos semblables, contre « la fonte accélérée des valeurs humaines » (Lucien Sève, Aliénation et Émancipation, la Dispute 2012), cette posture d’humanisme énigmatique donne chance aux réserves d’alternatives que génèrent toute activité humaine et, singulièrement, toute activité de travail.

Yves Schwartz, Philosophe du travail

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 08:16

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 18:34

 

CONSTITUTION ORGANIQUE, TRAVAIL, PRODUCTION, SYSTEME FINANCIER

Garder le cap des transformations auxquelles procéder, à travers les soubresauts et convulsions sociales de tous ordres.

Une note est ajoutée à cet article en bas de page (1)

Les contradictions internes de la constitution organique d’une société s’accroissent au fur et à mesure qu’elle se développe.

A un certain niveau de croissance, les contradictions éclatent au point que la nécessité de dépasser cette constitution organique devient impérieuse et les soubresauts, les convulsions font la démonstration de cette nécessité.

J’entends par constitution organique non pas un texte de loi général définissant les règles de fonctionnement de la société, incluant implicitement ou explicitement celles des rapports de production, mais l’ensemble des fonctionnements, des processus du corps social, constitution légale et ses applications volontaires et aléatoires comprises évidemment, en unité organique.

Les affrontements apparemment incohérents et la multiplication de cette incohérence apparente ne sont que les effets du maintien et le maintien lui-même des contradictions au profit de la part de la société qui la domine, la gère et en profite tout en affaiblissant l’ensemble social.

Dans une société de classes antagoniques, cela s’appelle la lutte de classe.

Les soubresauts et convulsions n’aident pas à priori le rassemblement des humains intéressés par le dépassement des contradictions, mais indiquent dans quel sens ne pas aller et dans quel sens aller pour conduire à ce rassemblement.

C’est pourquoi, garder un cap au milieu des soubresauts et convulsions sociales est absolument nécessaire, quelques soient les difficultés, tempêtes et isolements traversés, réels, ou relatifs au moment. Pas de panique !

Pour dépasser le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé, il n’y a pas 50 voies à expérimenter, il y en a une, sous diverses formes possibles, locales et globales, mais contenant une Transformation Radicale et Progressive, du Système Financier et Bancaire du local au mondial en passant par les Régions,  l’Etat National et l’Europe, de la Production Monétaire et du Crédit, et la Sécurisation de l’Emploi et de la Formation assurant une Continuité, une Cohérence et une Santé Personnelles à « l’homme producteur », à la production des biens nécessaires à la vie et une transition vers l’abolition de l’échange Argent-Marchandise-Argent'plus, salarial, la suraccumulation du capital qui en découle et la crise généralisée qu’elle induit définitivement en fin de course.

Au-delà de cette limite, sans ces remèdes à apporter, c’est une régression moyenâgeuse qui attend dont il n’est pas sûr de sortir indemne, même avec du temps, comme ce fut le cas pour le Moyen Age, le vrai, et son issue en Renaissance, Société de Classe et de Révolution Scientifique en gésine dès l’antiquité méditerranéenne entre autre, après celle de l’Agriculture bien avant, il y a 10000 ans, et Industrielle Mécanisée puis Numériquement Informatisée aujourd’hui.

La gangrène des populismes de gauche et de droite, et plus encore celle des nationalismes  de droite et d'extrême droite font partie des dangereuses convulsions demandant remède global à la crise globale du capitalisme.

La Société de Classe, aujourd’hui, est dominée par les Détenteurs des Mouvements du Capital et les Intérêts anti-sociaux qui y sont liés.

Le dépassement du capitalisme c’est la Maîtrise des Valeurs créées plus l’Autogestion de la Production qui, avec la Gestion de la Cité construiront en unité la Nouvelle Constitution Organique de la société, en Santé.

Pierre Assante, lundi 23 octobre 2017

Note.

Je reprends en note un extrait d'un article précédent, écrit en présentation d'interventions au CN du Pcf  de Denis Durand, Jean-Marc Durand, Frédéric Boccara :

(1) pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

P.A.20.10.17

 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:10

 

CARNETS  ROUGES N° 11 (cahiers élaborés en particulier sur l’école)

http://fr.calameo.com/read/0034789031b9d256c8b27

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 07:55

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre (3)...

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Les trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017, donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

Jean-Marc Durand

Interventions au CN des 13 et 14 octobre

1ère Intervention 

Macron veut accélérer le remodelage social et politique du pays

Loi XXL contre le droit du travail, projet de budget 2018 sont deux piliers essentiels de l’édifice néolibéral qu’il souhaite construire avec l’objectif d’asseoir durablement une politique de chasse au «coût du travail » assurant au capital, en toutes circonstances, la meilleure rentabilité.

Son choix de bradage de fleurons industriels nationaux comme STX ou Alstom à des grands groupes européens atteste a la fois de son comportement d’affairiste et de son option fédéraliste nous mettant à la remorque de l’Allemagne en comptant être le premier sous le robinet.

Tout cela montre à quel point il y a besoin de propositions différentes, de choix radicalement opposés à cette logique. D’où le rôle déterminant du parti communiste à partir de ses propositions originales. D’où la nécessité qu’il soit porteur d’une nouvelle cohérence autour d’une alternative de contenus pour donner forme et espoir en un autre possible.

Face à un mouvement social qui se développe mais qui se cherche des issues et avec un JL Mélenchon dont la posture tribunicienne et les campagnes sans fond stérilisent la mobilisation et obscurcissent la perspective, face à la crise que traverse le FN et à un PS en grande difficulté, une espace énorme est vacant. Cette vacance offre au Pcf la possibilité d’y tenir une place centrale et d’y jouer un rôle majeur.

Mais encore faut-il que nous soyons audibles et visibles, que nous voulions vraiment jouer notre partition et que nous fassions le nécessaire pour cela ! C’est à dire que nous nous exprimions clairement et  nettement chaque fois que cela est nécessaire et en cette période c’est souvent ! Bien sur au plan médiatique mais là, tout ne dépend pas que de nous, et donc surtout auprès des salariés en lutte, de tous ceux qui sont dans des secteurs menacés avec nos analyses, nos propositions avec l’ambition de nous hausser à chaque fois à la hauteur des enjeux. Nous devons aussi proposer l’action : rassemblement, meeting, manifestation… Nous devons également assurer un vrai suivi de nos actions.

L’appel issu du débat organisé dans les locaux du CESE sur l’emploi, la lettre au Premier Ministre à propos d’Alstom, attestent de vraies possibilités pour un Pcf offensif d’être écouté et reconnu en même temps que de représenter un vecteur crédible du rassemblement.

On ne pourra plus encore longtemps tergiverser au risque de n’être bientôt plus qu’un beau mais oh combien attristant souvenir !

Idem sur les questions européennes. A la faveur du retour de la Grèce sur la scène médiatique, il nous faut dire et redire ce que nous pensons de la dette des Etats, ce que nous proposons pour sortir du cercle vicieux du creusement du déficit et de l’enfoncement dans la dette, pour transformer la BCE et sa politique monétaire. Et aussi ce que nous proposons face au constat d’un PGE pour le moins lui aussi en panne !

C’est tout l’enjeu de notre congrès extraordinaire. Il s’agit de bien autre chose que d’un questionnaire. Il s’agit d’un débat politique à instruire sur le fond à partir d’un bilan des choix et des expériences passés et à partir de l’exigence sociale, écologique, démocratique que portent les luttes. Il nous faut donc rapidement retrouver les voies qui nous mettront en capacité de proposer une démarche cohérente à partir de contenus constituant le projet politique d’un parti communiste révolutionnaire de notre temps. Et alors il s’agira de faire évoluer notre fonctionnement, notre organisation nos directions en fonction de cet objectif politique nouveau.

                                                                       ---------------------

2eme intervention (résumée), dans le débat sur la préparation de l'assemblée nationale des délégués de section du 18/11/2017.

Il s'agit d'abord que notre conseil national donne une idée et une vision assez précises de l'objectif de cette réunion afin que celle-ci  puisse à son tour jouer un véritable rôle et dégager des propositions concrètes et explicites pour la préparation de notre congrès extraordinaire.

De ce fait le questionnaire ne peut constituer un ensemble contraignant pour le débat et les décisions des délégués de section le 18/11. Il demeure donc toujours un problème de cohérence entre ces deux initiatives, d'efficacité et d'utilité respectives.

Quant au questionnaire lui-même 4000 réponses ce n'est pas un résultat terrible malgré ce que je viens d'entendre et surtout cela démontre que ce ne peut être un acte individuel. Il doit s'inscrire dans le cadre d'un débat, d'une réflexion collectifs en réunion de communistes puis à chaque adhérent de le remplir.

Une réflexion sur les propos que je viens d'entendre. Le parti, son organisation, sa structure, ne sont  pas un handicap à l'appréciation du nouveau, à la réactivité face aux événements. Il est au contraire le vecteur, le creuset d'une réflexion collective d'où peuvent émerger les réponses appropriées aux questions d'actualité. Ce n'est pas le parti qui a empêché la rédaction d'un tract immédiat aux entreprises suite à l'annonce des affaires Alstom et STX. C'est une conception de l'activité communiste et de son utilité qui en est la cause profonde.

 

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:29

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre (2)...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Les trois interventions de chercheurs-militants (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara) de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017, donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

 

Il faut montrer que le mouvement social peut mettre Macron en échec mais il faut que tout le monde apporte sa contribution. Y compris le PCF.

 

Nous serons beaucoup plus forts pour le faire si nous intervenons non pas comme une force politique parmi d’autres qui cherche à récupérer une part de marché électoral mais sous l’angle qui fait la spécificité du PCF : celui des tâches à accomplir pour s’attaquer aux causes profondes des attaques du pouvoir, et donc pour faire se développer, dans la réalité concrète d’aujourd’hui, les éléments d’un dépassement du capitalisme. Ce n’est donc pas seulement dénoncer les riches, c’est combattre le capital, donc prendre le pouvoir sur l’argent. Venir sur ce terrain, c’est aussi rencontrer une demande de radicalité qui existe dans la société. C’est le sens, par exemple, de notre proposition de sécurité d’emploi et de formation : le but est bien de créer une nouvelle liberté, celle de permettre à chacun de décider à tous les moments de sa vie, dans la sécurité, en s’en donnant les moyens à travers des mesures précises pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent public, de l’argent des entreprises et de l’argent des banques.

 

Lorsque nous avançons des idées précises et originales, qui apportent des arguments et des points d’appui au mouvement social, nous touchons la cible, comme dans l’appel pour un autre agenda pour l’emploi et le code du travail, qui reprend très précisément les grands axes de notre proposition de sécurisation de l’emploi et de la formation, et qui a été signé par 600 personnalités extrêmement diverses. Le problème c’est qu’en l’occurrence on ne sait pas quel écho cet appel aurait dans les médias puisque même l’Humanité ne l’a pas publié.

 

Sur Alstom, nos interventions, celles de nos parlementaires ont de l’impact dans les médias, elles obligent le gouvernement à répondre et à révéler par exemple que c’est sur injonction des actionnaires de Siemens qu’il s’est engagé à ne pas exercer l’option d’achat des actions Bouygues dont il dispose. Mais nous ne nous contentons pas de dénoncer un sinistre industriel annoncé, nous contribuons à montrer qu’il est possible de lutter pour une alternative. Avec par exemple un plan démocratiquement élaboré et soigneusement ciblé d’investissements dans les infrastructures, les matériels de transport et dans les systèmes d’information qui en sont une partie essentielle. Avec les coopérations indispensables dans le monde d’aujourd’hui, y compris avec les Canadiens de Bombardier et les Chinois de CRCC, au lieu de brandir le péril jaune pour justifier la capitulation de la bourgeoisie française devant le capital allemand.

 

Et avec les financements qui vont avec : pourquoi pas un fonds de financement de ces investissements financé par les grandes banques européennes et par la BCE ?

Le succès de la pétition lancée par Patrick Le Hyaric sur les 8 milliards de bénéfices de la BCE montre un début de prise de conscience du rôle joué par cette institution dans la répression féroce du peuple grec et de sa tentative de mettre en cause l’austérité. Comme l’a dit Iannis Varoufàkis, aujourd’hui, la violence du capital, ce ne sont pas seulement des tanks, mais aussi des banques ! N’est-il pas temps d’exiger de la BCE une autre utilisation des 2 200 milliards d’euros qu’elle a injectés, sans aucune contrepartie, sur les marchés financiers depuis trois ans ? Pour le développement des services publics et pour la création de richesses dans nos territoires, c’est-à-dire le renforcement et la sécurisation de l’emploi.

 

Denis Durand, Conseil national du 13 octobre 2017

 

 

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 08:20

 

Pour qu’une transformation sociale en santé ait lieu : interventions au C.N. des 13 et 14 octobre...

Pour qu’une transformation sociale ait lieu, dépassant un état de crise et créant des conditions nouvelles de développement du processus humain en santé, il faut que le réel et l’observation du réel révèlent à la conscience les possibilités de cette transformation.

Dans le cas contraire, c’est un affaissement ou un effondrement de la société qui devient hélas possible, en attendant ou non un lent mûrissement de nouvelles conditions d’une transformation en santé.

Dans la période de mûrissement, les idées rétrogrades dominantes, y compris à l’intérieur des éventuelles forces sociales de transformation, restent dominantes et les concepts de transformation en santé « attendent leur heure », agissent en préparant les conditions sociales et partisanes de cette transformation en santé, radicale et progressive en gésine et en développement dans la société présente.

Ces quasi notes de Frédéric Boccara composant une des trois interventions de chercheurs-militants de la Commission Economique lors du Conseil National du PCF des 13 et 14 octobre 2017 (Denis Durand, Jean Marc Durand et Frédéric Boccara), donnent une idée de ce qu’est une lutte idéologique interne et externe préparant cette transformation possible :

SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/FBoccara_Interventions_au_CN_des_13_et_14_octobre.pdf

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 21:51

Macron anticipe

la prochaine crise

Il est une motivation cachée des ordonnances que personne n’évoque : c’est la perspective d’une prochaine crise financière plus redoutable que celle de 2007-2009 frappant notamment la France et les pays les plus développés. On se souvient que lors de la violente récession qui avait suivi l’effondrement financier, le Medef et les grands groupes s’étaient alors plaint de ne pas avoir pu ajuster les effectifs avec la rapidité qui s’imposait selon eux. Or, les matières inflammables susceptibles d’embraser la planète financière s’accumulent. En France, à fin mars 2017, la dette des agents non financiers privés rapportée au PIB s'établit à 129,6 %. Par rapport à fin décembre 2016, le ratio de dette progresse de 1,7 point. Le taux d'endettement des sociétés non financières atteint 72,1 % du PIB et celui des ménages 57,5 % du PIB. Le ratio de dette des administrations publiques au sens de Maastricht augmente de 2,6 points pour atteindre 98,9 % du PIB. A l’exception de l’Allemagne, le mouvement est à peu près similaire dans la plupart des autres pays développés, particulièrement aux Etats-Unis. Parallèlement, la croissance de l’économie reste en retrait par rapport à l’énormité des capitaux mobilisés. Le soufflé financier risque de s’effondrer.

C’est notamment à ce risque que prétendent répondre la loi travail et les ordonnances Macron. Leurs dispositions plutôt que de permettre de mieux licencier pour mieux embaucher visent notamment à plus mal embaucher pour mieux licencier. De ce point de vue la précarisation est une arme essentielle. Et elle avance à grand pas, avant même la mise en œuvre des ordonnances. Ainsi, alors que la croissance se redresse légèrement, le nombre total de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) augmente de 2,5 % sur un an. Sur trois mois, le nombre de personnes exerçant une activité réduite courte (78 heures ou moins dans le mois, catégorie B) augmente fortement, de 5,8 %. Entre 2000 et 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions. Sur le 1er trimestre 2017, le volume de travail intérimaire continue de progresser. Plus de 200 000 ruptures conventionnelles ont eu lieu au premier semestre 2017, en hausse de 7 % sur un an.

Mais en multipliant les possibilités de réduire le coût du travail et l’action des services publics afin d’accroître la rentabilité des capitaux, nos gouvernants affaiblissent la demande, précarisent l’offre et renforcent le risque d’éclatement de la crise financière. Ils jouent les apprentis sorciers, à nous de conjurer le mauvais sort.

Chronique économique, l'Humanité, 18 octobre 2017.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 11:38

 

Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ? L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

Sans une organisation de la société humaine,  l’activité nécessaire à sa survie s’écroule.La destruction de l’organisation de la société dans le Moyen Orient par l’intervention des intérêts capitalistes n’en est qu’un petit aperçu local.L’équilibre ça n’existe pas. L’équilibre  n’est qu’un mouvement, qui maintient sur pied la société. C’est ce qu’on constate en bicyclette…Il ne s’agit donc pas de détruire l’organisation sociale mais de la transformer en santé.L’analyse marxiste est un instrument essentiel de connaissance de la société capitaliste pour la transformer. Pierre Laurent l’a rappelé dans la fête de l’humanité devant les militants et personnalités. Mais il ne suffit pas de faire une référence au marxisme, il faut mettre en pratique jusqu’à l’économie l’analyse marxiste et son mouvement, ce qu’a fait Marx en partant de la philo, en passant par l’anthropologie et en arrivant à la rédaction du Capital à l’usage du mouvement démocratique et ouvrier organisé. Pendant que certains acteurs de la Commune de Paris faisaient des discours romantiques qui occupaient l’espace du débat général, Marx soulignait l’importance de prendre pouvoir sur la banque centralisée à Paris pour se donner les moyens des réformes et transformations nécessaires dans tous les domaines, travail, éducation, paix. Faute d’aller jusqu’au bout de la réflexion  (liée à l’action et l’expérience de l’action) sur les conditions d’une transformation sociale, d’un processus  de dépassement du capitalisme, beaucoup de camarades, y compris de ceux qui se sont prononcés pour le choix 2, considèrent la Commission Economique du PCF et ses travaux, ses efforts pour les partager dans le parti, les organisations, et la population, comme un supplément d’âme ou une chapelle intérieure au parti voulant plus de place pour soi. Le rassemblement et l’unité ne se feront que sur un projet transformateur mis en expérimentation, en rectifications, en avancées, loin des envolées protestataires, celle de Mélenchon et les nôtres mêmes. Plus la crise s’avancera, plus cette exigence se manifestera. C’est donc de la volonté et de l’intelligence humaine que dépend la sortie de la crise. L’état de survie de la planète, les conditions biologiques et économiques en dernière instance n’a pas été la préoccupation du capital en particulier durant les décennies qui ont suivi l’après guerre et malgré les possibilités que la libération du nazisme avaient offertes, dans le développement du programme du Conseil National de la Résistance, où les communistes ont joué un grand rôle, par exemple. Au contraire ce programme a été d’abord freiné et aujourd’hui mis en démolition.Il s’agit au contraire d’aller au-delà  de ce programme et non de le détruire, par exemple en complétant la Sécurité Sociale actuelle par une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit d’en donner les moyens à la société par l’usage sain et progressiste des valeurs produites en transformant le système bancaire et financier, en usant différemment de la création monétaire, du crédit, dans les institutions du local au mondial, en France et en Europe, avec l’intervention du mouvement populaire, ses capacités et sa diversité pour ce faire. La transformation sociale en santé, c’est le mouvement populaire lui-même, il n’y a pas l’un d’un côté et l’autre de l’autre, c’est la même chose.Le congrès du PCF, le débat qui le précède ne peut pas faire l’impasse sur ces questions en tournant sur le bilan apparent sans aller au fond des causes de la crise de la société, des partis et du parti, sous peine de reculer l’échéance des solutions aux catastrophes annoncées.

Ce texte est extrait d'un dossier  de 3 articles "Comment CONSTRUIRE UNE ALTERNATIVE à Macron ?" exposant des points de vue différents, par des contibutions d'Olivier Gebuhrer, professeur d’université honoraire et militant PCF, Pierre Assante, retraité, syndicaliste et un texte collectif. L'Humanité, Lundi 16 octobre 2017

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 19:18
 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif

VENDREDI, 24 MARS, 2017

L'HUMANITÉ

De la Renaissance à notre futur par Pierre Assante Retraité, syndicaliste.

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions scientifiques et techniques accélérées et explosives en rapport avec les moyens de production. Ils sont chacun l’initiation d’un nouveau mode de production et d’échange à naître. Une régulation démocratique, du local au mondial, de ces transformations de l’humanité dont la croissance réclame des changements en qualité et pas seulement en quantité, peut être initiée à partir du réel du moment : dans l’organisation du travail, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à notre vie, des moyens et institutions d’échange, monétaires et financiers, gravement malades.

La Renaissance ! Érasme, Galilée, Kepler, Rabelais, More, Paré… extraordinaire éclosion de pensées, opposées, diverses et convergentes à la fois. Notre siècle commence à nous donner une telle et nouvelle éclosion. Le « monde de la pensée » s’est enrichi de la masse de ceux qui ont accédé à la parole, aux connaissances, à l’expression moins isolée, plus collective, s’appuyant sur l’affirmation d’individualités en masse. Le réseau mondialisé, instrument du capital, permet contradictoirement la contestation et la transformation du système social obsolète. En même temps, la distance, l’avancée et l’approfondissement des savoirs sur la nature et sur nous-mêmes, entre le commun des mortels et ceux qui se sont spécialisés dans leur poursuite et leur mise en pratique, s’accroissent exponentiellement. Ceci pose le problème de mettre en adéquation les capacités et la conscience de l’humanité avec sa partie la plus avancée, sous peine de constituer un rapport élitiste inviable.

Sur le rapport que peut avoir un humain avec la connaissance et l’expérience élargie, du quotidien au mondial, à court et long terme, leurs interactions et leur unité, voici une citation sur une démarche initiant la libération de la pensée des pesanteurs idéologiques dominantes : « Depuis Galilée, l’homme a sans cesse enrichi sa connaissance de la nature, il a suivi la trace des relations naturelles et a fini par les utiliser pour des combinaisons techniques… Chez Galilée, nous avons deux démarches méthodiques : la décomposition en éléments rendant possible l’expérience, le dissecare naturam permettant de découvrir les éléments les plus simples du mouvement grâce auxquels on pourra déterminer les processus du mouvement. Galilée appelle cette première méthode, qui consiste à diviser, à disséquer, à démonter, à décomposer la réalité, la méthode résolutive : elle “partage et résout”. La deuxième opération, celle qui recourt à l’expérience, a reçu le nom de méthode compositive. Cela veut dire : partant des éléments de mouvement les plus simples, on doit parvenir par la représentation mathématique des phénomènes aux résultats que l’expérience quotidienne nous a montrés ; on obtient en procédant ainsi une expérience à composante scientifique, la seule qui mérite vraiment le nom d’expérience. » Je vous laisse lire la suite dans le bel ouvrage d’Ernst Bloch, la Philosophie de la Renaissance. XVIe siècle et XXIe siècle : l’un est la naissance du capitalisme, l’autre sa fin. Une transformation en santé a besoin de connaissance, d’expérience et de création, comme nous le montre la Renaissance.

2. Moins mais mieux, brève introduction à l’ergologie

VENDREDI, 5 FÉVRIER, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. « Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Au fond, l’ergologie consiste à poser la qualité de l’activité humaine. Problème majeur dans un temps où la recherche de rentabilité du capital nous entraîne dans une course effrénée à une quantité de plus en plus ­indifférente à la qualité. L’ergologie, pluridisciplinarité au service de l’expérience et la connaissance du travail, fournit des outils pour la qualité de l’activité. J’aurai tendance à l’appeler « pensée Yves Schwartz » (1) puisque, les concepts essentiels tirés de l’observation du travail, nous les lui devons. Ils constituent le miroir en aller-retour de l’activité développant la conscience de ses contenus. Lénine, usant des concepts de la pensée de Marx les plus avancés sur le processus de la société humaine, sur l’autonomie relative des divers champs d’activité humaine, a contribué à une construction politique. Des organisations rassemblant des individus pour un objectif de transformation sociale à la prise de pouvoir pour cette transformation sociale, les « étapes » ont apporté chaque fois l’expérience des difficultés à surmonter, des retours à effectuer pour mieux avancer. Il n’y a pas de parcours humain échappant au pas à pas, à la continuité et aux sauts dans la continuité. Au-delà de la prise de pouvoir, les dernières analyses de Lénine (« Moins mais mieux ») vont à la question de la qualité de la construction, de la transformation, de l’activité ­humaine. Le bilan qu’il établit est clair, et nous pouvons en tirer des conclusions ­diverses pour tenter de mener à bien d’autres expériences. Il n’y a aucune transformation sociale saine qui ne pose comme base, « quel contenu de l’activité humaine », quelle qualité à donner au « que, quoi, comment produire » les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine. L’ergologie pose la question de la cohérence du geste producteur de la personne, celle du geste producteur collectif, de l’entité locale de production aux entités plus larges constituées et de la société humaine mondialisée, informationnalisée.

Quels sont ces concepts ergologiques ? Énumérons-en quelques-uns, laissant au lecteur le choix de les connaître dans la littérature ergologique et dans les activités de ce champ de recherche. Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeia, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… Je vous recommande la lecture, sur le site de la Fondation Gabriel-Péri, des « réserves d’alternative » que nous pouvons mettre en œuvre pour dépasser la crise de suraccumulation du capital décrite par Paul Boccara et la commission économique du PCF, crise qui paralyse de plus en plus le processus humain. Critique de l’économie politique et critique de l’organisation de l’activité productrice humaine vont de pair, de même que la question des pouvoirs politique, économique et de l’organisation du travail, relativement autonomes entre eux mais liés.

3.Une reconstruction s’impose sur une autre base

L'Humanité des débats

PIERRE ASSANTE

VENDREDI, 4 MARS, 2016

L'HUMANITÉ

Par Pierre Assante, syndicaliste. La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises 

L’humanité a constaté, dans tout processus de ce cosmos observable par elle-même, que son propre processus humain procède par continuité et par sauts, par sauts dans la continuité. Elle a constaté qu’un processus est constitué d’innombrables processus relativement autonomes formant le mouvement général.

La puissance centralisée économique, financière et politique du capital monopoliste mondialisé, informationnalisé est telle que la continuité du processus a été forcée et les sauts freinés, ce qui suppose et induit des sauts non graduels mais des convulsions révolutionnaires sévères dont on ne connaît pas l’aboutissement. Cependant, pour qui veut agir en santé pour une société en santé, il nous faut nous saisir des hypothèses les plus opérationnelles pour un changement le plus heureux.

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises industriello-financières, ses États nationaux et ses institutions internationales et les familles elles-mêmes, est arrivée à un tel point qu’on peut supposer qu’une récession mondiale est inévitable et qu’une prise de pouvoir d’une « gauche communiste et communisante » s’effectuera dans cette récession.

Ce n’est pas qu’une dette soit mauvaise en soi. Une dette suppose une possible avance nécessaire sur résultats, et un réinvestissement sain assurant un développement humain général.

Mais ce n’est pas la situation actuelle : le niveau de suraccumulation du capital, de baisse tendancielle du taux de profit, de drainage pour le renflouer sur tous les outils de vie, de production, d’échange, de service public et de moyens locaux et généraux de vie humaine est tel qu’une reconstruction s’impose sur une autre base que celle de notre système.

Ce n’est qu’à partir d’une telle reconstruction qu’on peut imaginer un redressement, et un nouveau départ et un nouveau développement.

Nous en sommes, en comparaison, à la chute du système féodal et aristocratique de l’Ancien Régime par la prise de pouvoir de la bourgeoisie révolutionnaire, à la différence que ce nouveau régime qui est en train de devenir un ancien régime est éminemment plus puissant, plus centralisé, mondialisé, et possède les outils de sa maintenance jusqu’à une extrémité catastrophique mondiale.

Le salariat, et ses alliés, est la force qui peut lui succéder mondialement, à condition de l’organiser localement, nationalement, mondialement, lui aussi comme le capital, pour le transformer non en un vendeur de force de travail qu’il est déjà, mais en un producteur-consommateur sain des biens sains nécessaires à sa reproduction saine élargie, c’est-à-dire à la poursuite de son processus d’humanisation.

La « démocratie du producteur », du « que, quoi, comment produire », de la « maîtrise de la circulation des biens », d’abord par une transformation des institutions financières locales et mondiales allant vers une administration démocratique des moyens d’échange.

 

1. Intellectuel collectif et producteur collectif | L'Humanité

De la Renaissance à notre futur……

24 mars 2017

Le lien : ici

https://www.humanite.fr/intellectuel-collectif-et-producteur-collectif-633813

 

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2. Moins mais mieux, brève introduction à l'ergologie | L'Humanité

Le XVIe siècle et le XXIe siècle ont en commun deux révolutions ...

5 févr. 2016

« Un des concepts ergologiques : usage de soi par soi et usage de soi par les autres. »

Le lien : ici

www.humanite.fr/moins-mais-mieux-breve-introduction-lergologie-598115

 

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3. Une reconstruction s'impose sur une autre base | L'Humanité

La survie à crédit mondial du capital, dans ses monopoles, ses entreprises.

6 mars 2016

Le lien : ici

www.humanite.fr/une-reconstruction-simpose-sur-une-autre-base-601025

 

 

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 08:14

 

Article publié une première fois sur ce blog

le 18 février 2012

 

CASSANDRE

  CASSANDRE_0001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder à ces 12 pages,

Cliquer : ici

 

 

 

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CASSANDRE_CHRISTA_WOLF_12_PAGES_CHOISIES.pdf

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 08:25

 

MARX. Le « retour » ? Vraiment ?

 Sur un "comprendre" lui-même  limité, stérilisé, aliéné.

 

Le marxisme est un mouvement de pensée qui allie dans une profonde unité organique la volonté de comprendre le monde et la volonté de le changer en santé.

Le terme en santé n’est pas dans le vocabulaire de Marx. Mais lorsqu’il décrit les conditions de travail des enfants, des lois juridiques qui le permettent, et des causes dans les lois économiques du système capitaliste qui l’exigent dans une période donnée, comme elle a exigé l’esclavage ou la spoliation des terres dans l’accumulation primitive du capital, il le fait pour créer les conditions d’un changement de cette réalité, un changement en progrès de l’humanité, en santé.

Il n’y a pas de marxisme, au sens du mouvement auquel participait Marx, et dont il était un des initiateurs dans la montée de ces idées et dans la réalité du mouvement de la société, sans unité organique de comprendre pour changer.

C’est à cette aune qu’il faut juger les « retours » individuels d’interprètes conscients du processus inconscient de la société, de Marx et du marxisme. Sans la volonté de constituer une force sociale capable de procéder progressivement et radicalement à ce changement, le dépassement du mode d’échange argent-marchandise-argent plus, la suraccumulation de capital et sa crise qu’il produit, il n’y a pas d’alliance du comprendre et du changer ce qui veut dire que le comprendre lui-même est limité, stérilisé, aliéné.

Ce rassemblement ça s’appelle un parti, un parti destiné non à lui-même mais à contribuer au changement et l’action démocratique de tout un peuple pour le changement, à partir de la force première de ce changement, ceux qui produisent sous le joug de la vente-achat de la force de travail.

Ce parti existe. Encore faut-il qu’il soit imprégné de marxisme, c'est-à-dire de cette volonté organique de comprendre et de changer.

Le retour de Marx est l’effet de la crise généralisée, mondialisé, du capital globalement financiarisé. Mais ce retour est limité sans l’adhésion, au sens propre et premier d’adhérer, pas seulement l’idée d’avoir une carte, à un parti possédant ces caractéristiques de comprendre pour changer.

Il existe un comportement esthétisant se référant subjectivement au marxisme, mais à un marxisme individuel, ce qui est une contradiction aliénante pour l’individu et ses capacités d’agir. Il n’y a pas de progrès social sans progrès de l’esthétique et de l’éthique qui font parti d’un processus en santé de l’homme dans son espèce, de l’humanité et sa relation avec elle-même et la nature.

Une position esthétisante n’est ni esthétique ni éthique. Le marxisme ne constitue pas une référence à des citations. Il possède une base fondamentalement qui a été développée et qui est à développer, indéfiniment, mais sans que ce développement se transforme en attente indéfinie de l’action de comprendre et de changer en santé, avec un parti et dans la société.

Tourner autour de cette base comme tourner autour du pot pour ne pas y tomber, c’est cela l’esthétisation marxiste qui se développe  et est soutenue par les forces du capital pour empêcher ou retarder un marxisme transformateur en santé.

C’est entre autre mais surtout, à l’aune du temps de parole accordé par les médias dominants que l’on peut juger de la santé d’une proposition sociale ou de sa nuisance.

Encourager les tendances au retour du marxisme, ce n’est pas caresser dans sens du poil les efforts honnêtes d’un retour encore timide et aliéné, c’est permettre de le dépasser dans une organisation politique de la transformation sociale, économique en dernière instance.

Non que l’économie doive être séparée de l’ensemble des activités multiples et diverses et nécessaires de la personne humaine et de la société, mais parce que créer les conditions en santé de la production des biens, nécessaires à la vie humaine est incontournable pour ces activités.

Si Marx est passé de la philosophie atomiste à la défense du peuple qui volait du bois pour survivre, à l’anthropologie progressiste des manuscrits de 1844, puis à l’organisation du parti en 1848 (Le Manifeste du Parti Communiste) pour aboutir à la rédaction puis publication de « Das Kapital » en 1867 (« Le Capital » en français) qui consiste à faire progresser la connaissance de la réalité pour la changer en santé, tout cela n’est pas un hasard, ni pour lui, ni pour nous.

C’est ce que doivent se dire, je crois, personnes et partis se réclamant d’une transformation en santé, qui passe, transitoirement par celle du système financier, du crédit, du système bancaire du local au mondial et passant par l’Europe, la création monétaire, le tout ayant pour base la sécurité d’emploi et de formation permettant la reproduction de la vie humaine, en santé.

Pardon pour cette « plaidoirie » de la part d’un militant qui ne peut plus « être » sur le pont comme il le fut. Que cette plaidoirie devienne, en héritage celle de la jeunesse, c’est le but recherché.

Pierre Assante, samedi 7 octobre 2017

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 10:32

 

Éloge de la sécurité, emploi et formation

DE PIERRE IVORRA

 

MERCREDI, 27 SEPTEMBRE, 2017

L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Dans le débat sur le droit du travail, ce qui fait l’originalité de la proposition communiste de sécurité d’emploi et de formation (SEF), par rapport à d’autres démarches progressistes, c’est évidemment la garantie pour chacun de disposer d’un revenu tout au long de sa vie, la possibilité de choisir son parcours en alternant les périodes en emploi et celles en formation, avec une continuité de rémunération sans souffrir du chômage et de la précarité. Le rôle envisagé pour la formation dans la sécurisation des parcours est capital.

Les milieux patronaux et les macroniens de service invoquent souvent la révolution informationnelle en cours pour tenter de justifier un recours accru à la flexibilité. Foin de cette bouillie pour actionnaire ! Ce qui peut permettre aux travailleurs d’être en phase avec les transformations technologiques, accroître leur disponibilité pour passer d’un emploi à un autre et leurs capacités à s’adapter en permanence, c’est notamment qu’ils puissent disposer d’un droit à la formation dans la sécurité. Autre trait original particulièrement important et fécond : la place accordée aux moyens financiers que nécessite une telle révolution sociale. Tout aussi bien chez Hamon que chez la France insoumise et les Verts, c’est particulièrement là qu’est le maillon faible. Avec la SEF, pour pouvoir disposer des ressources nécessaires à une telle transformation, il ne s’agirait pas seulement d’instituer une autre répartition des richesses, de taxer les riches, de lutter efficacement contre la fraude fiscale et sociale ; l’ambition serait de réformer en profondeur la manière de produire, à la fois pour lutter contre le gâchis de ressources naturelles, pour respecter l’environnement, pour améliorer les conditions de travail, et aussi pour réduire le coût du capital. Produire ainsi mieux et plus. Et à cette fin, il s’agirait de financer autrement. D’où le rôle nouveau envisagé pour la Banque centrale européenne et l’ensemble du système bancaire, avec la convocation de conférences régionales et nationales associant tous les intéressés pour décider d’objectifs chiffrés de créations d’emplois, de développement de la formation, de production et de création de valeur ajoutée dans les territoires.

Enfin, dernière gâterie pour la route : le projet de SEF fait à juste titre la part belle aux critères de gestion et de financement.

Réduire le coût du capital pour accroître de manière économe la redistribution sociale, financer plus, mobiliser les services publics, mais pour promouvoir l’emploi efficace et durable et la recherche. C’est le critère des critères !

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 07:46

 

 

 

JOURNAL

juillet-août 2017

 

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JOURNAL_juillet_aout_2017.pdf

 

 

 

 

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 23:30

PHILOSOPHE ERGOLOGUE

Le philosophe ergologue est quelquefois en bute, de droite et de gauche, à une non reconnaissance en tant que philosophe.

De gauche, c’est d’autant plus étrange que s’il y a une suite, une mise en pratique des thèses sur Feuerbach, c’est bien dans l’ascèse ergologique et l’action de transformation sur le travail producteur  des biens nécessaires à la vie humaine, qu’elle induit dans la confrontation entre l’activité concrète et son système de concepts en développement,  et entre action ergologique et action économique agissante « en dernière instance ».

En particulier la XI° thèse, mais on ne peut détacher les thèses les unes des autres, on ne peut que les développer à la lumière des progrès de la connaissance et de l’expérience pratique du processus de l’activité humaine

« La question de savoir  si la pensée  humaine peut aboutir à une vérité objective n’est pas une question théorique, mais une question pratique… » (IIème thèse). C’est l’antithèse de cette thèse que l’on rencontre dans les vestiges de la philosophie spéculative que charrie une certaine philosophie médiatique à la mode qui prétend s’en dégager mais n’y réussit pas ou mal, ce qui est la même chose.

Il arrive, paradoxalement que la philosophie spéculative prenne de l’avance sur  une « philosophie de la transformation sociale du moment », lorsqu’elle pose la question de la transformation sociale avec plus de méthode.

La mise en pratique philosophique ne peut exister que si la philosophie elle-même en a l’objectif et se donne les moyens d’échapper à la dichotomie de l’être social, du corps soi, de son ontogénèse et sa phylogénèse. Freud lui-même reconnaissait la nécessite d’une refondation permanente de la psychanalyse à partir du mouvement et de la transformation phylogénétique, ce qui dans une période de transformation accélérée du mouvement de la société actuel rend à la philosophie marxiste et au matérialisme dialectique non dogmatique, sa puissance  initiale, ce qui explique son « retour ».

Si Politzer n’a fait que reposer des bases d’une « psychologie concrète », sans avoir le temps de la développer ni de la critiquer, c’est bien sur l’unité de la personne humaine et l’unité de l’activité de la personne humaine qu’il a insisté : « La totalité de l’individu ne doit pas être le terme et le couronnement de la recherche, mais son hypothèse initiale ». Il était aussi un philosophe et il a fait de la diffusion de la philosophie une tâche militante.

Son assassinat par les nationaux-socialistes (na-zi), les fascistes, et sa vie dans sa totalité  illustrent non une complémentarité du corps-soi, mais son unité. Ce n’est pas là une formule. Il faut bien faire progresser l’idée que les choses ne sont pas séparées pour que les transformations sociales en santé sortent l’humanité non de la croissance mais de l’énorme et terrible crise de croissance qu’elle connait, dans son rapport avec la nature et dans son rapport avec elle-même ;  que cette idée devienne une force matérielle en « s’emparant des masses ».

En dernière instance, le dépassement de l’échange A-M-A’ et la suraccumulation-dévalorisation du capital à son stade final, au paroxysme, en découlant, aura encore besoin de la philosophie et de ses travaux pratiques qui ne sont que sa continuation non spéculative, opérationnelle.

Pierre Assante, 30 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:25

CONTRIBUTION « OFF »

au colloque d’ergologie

et auX débatS économiqueS atterré et marxiste

 

Schématiser pour simplifier l’exposé n’est pas la meilleure façon pour se faire comprendre. C’est pourtant une entrée dans un débat qui doit ensuite se débarrasser souvent avec difficulté du schéma de départ. Je vais essayer donc un schéma dont il faut ensuite se débarrasser.

Le débat scientifique savant est à la fois une négociation au sens propre entre « savants » et un débat entre influence de la science et influence des conditions matérielles de vie de la société où a lieu le débat, et les conditions « morales » « découlant » des conditions matérielles, en fait en unité organique des conditions matérielles et morales (Hommes, techniques, culture, organisation sociale…).

C’est tout le débat que l’on croit dépassé sur infrastructures sociales et superstructures sociales, leur séparation OU leur unité organique, débat qui, en fait, a été stoppé par un structuralisme sous-jacent voilé et consanguin à la société de classe et son caractère toujours plus écrasant dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. Le débat savant n’est en aucun cas un lieu d’effacement du combat dominant/dominé et la forme qu’il prend, l’évolution qu’il prend en fonction de l’évolution des forces productives, évolution objective et subjective en unité et inégalité de développement des champs de savoir comme des entités humaines du local au mondial.

Ce n’est pas en cachant les problèmes sous le tapis que le débat avance et la question des relations entre champs de savoir, comme entre courants politiques et sociaux (oui c’est lié !) est de la plus grande importance dans la solution d’une crise qui menace les conditions de production des bien nécessaires à la vie humaine comme celle du rapport entre l’homme et la nature dont il extrait ses biens, et qui menace la civilisation in fine.

J’en reviens à mon schéma, et j’en resterai à mon schéma, laissant à plus savants que moi le soin de faire fructifier le débat (et peut-être ce schéma aussi ?) et d’en prendre à témoin l’opinion dont je suis pour qu’elle puisse s’en mêler à égalité.

L’ergologie (mon schéma) se préoccupe de connaitre les conditions d’exercice de l’activité de la personne dans l’entité collective relativement pertinente d’activité et que ceux qui exercent cette activité puissent être en capacité de tendre à la transformer dans le sens des besoins de la personne (dont en unité, de la société), en santé. En santé, c'est-à-dire de façon à ce que le mouvement de la vie préserve la vie et l’accélère en fonction de l’accélération des besoins sans la mettre gravement en danger. C’est tout le schéma du développement économique non unilatéral, c'est-à-dire un schéma économique tenant compte en unité du mouvement et du rapport entre le processus de la consommation et l’excès ou l’insuffisance d’investissement dans le processus de production et d’échange.

L’économie, en tout cas l’économie progressiste, et marxiste se préoccupe des rapports de production et d’échange et leur relation en unité avec l’organisation politique, ce que l’ergologie va schématiser dans l’organisation tripolaire de la société, que je schématise moi-même par la citation de cette formule qui est avant tout un concept bien plus développé (Jaurès avertissait sur le danger des formules en politique et en philosophie). Pour l’économie marxiste, elle propose de s’affranchir de l’échange A-M-A’ et de la suraccumulation du capital qui en découle, son blocage congénital à terme du processus de production et d’échange, par des mesures économiques et politiques radicales et progressives sur le système financier local et mondial, les banques et le crédit, la création monétaire, la BCE, la FED, le FMI, et les institutions politiques locales et mondiales qui les pilotent et en sont pilotées. La sécurisation de l'emploi et de la formation est au cœur de ces mesures.

Fini le schéma, voici ma réflexion :

Parmi tous les dialogue sociaux, les réflexions, l’expérience et la connaissance de l’ontologie de l’être social, plus économie et ergologie tardent à dialoguer, plus les conditions de mise en santé du processus sera difficile, et à terme impossible. Le dialogue suppose engagement non dogmatique, mais engagement dans le processus quotidien des évènements sociaux.

Certes l’ergologie subit une pression des autres savoirs investis pour lesquels elle est une sociologie parmi d’autre alors qu’elle est les travaux pratiques des concepts de transformation du processus social en santé. C’est une situation qui la met en tendance de prudence.

Il y a pourtant dans l’ensemble des points de contact entre ergologie et économie, qui à terme les permettrait de « fonctionner » en unité, un point de contact particulier, les droits nouveaux à développer dans le travail, travail qui est encore et toujours, y compris dans la diminution de sa forme contrainte, à terme, par l’évolution scientifique et l’organisation automatique généralisée et mondialisée de la production, le lieu privilégié de l’activité et du processus de conscience humaine que Marx qualifie de processus de conscience de la nature sur elle-même.

Cette rencontre sur le processus en avancées et en reculs des droits nouveaux dans l’entreprise, reculs que les transformations-régressions du code du travail illustrent  fortement aujourd’hui, ne peut faire l’économie du débat et de l’engagement.

Pour cela économie et ergologie ont besoin de se fortifier dans leur champ propre, champ qui est pour l’une et l’autre un champ multidisciplinaire, malgré des apparences contradictoires. Mais n’est-ce pas aujourd’hui plus que jamais, la problématiques de tous les champs de savoir et leur interpénétration et la résistance à leur interpénétration favorisée par la parcellisation et le division -de classe- à outrance du travail, parcellisation entretenue dans la confrontation dominants/dominés, favorisée aussi par la convergence de l’organisation du travail, de la recherche, et du développement dans le taylorisme de plus en plus voilé mais de plus en plus prégnant, volontairement.

Pierre Assante, 29 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 17:04

COMBATTRE ET DEPASSER LA DOMINATION DE CLASSE

Par Denis Durand, dans Cause Commune N°1 Septembre-Octobre 2017.

Mettre en œuvre un projet économique et politique, c’est à dire des procédures concrètement disponibles en les inscrivant dans une cohérence globale qui leur donne un sens politique.

La domination de classe trouve aujour­d’hui une de ses incarnations dans la figure du trader cynique et cupide, bien identifiée dans la culture populaire. On a pu aussi la reconnaître dans l’accession à la magistrature suprême, en France, d’un ancien banquier d’affaires dont le programme et l’action traduisent sans fard la doctrine et les intérêts du capital financier.

Une domination financière

Plus scientifiquement, on a pu montrer qu’une douzaine de grandes banques contrôlent les marchés financiers et, à travers eux, l’économie planétaire (François Morin, L’hydre mondiale, l’oligopole bancaire, Lux, Montréal, 2015).

Cette domination s’est faite brutale et visible lorsqu’elle a consisté, pour le Fond monétaire international (FMI), à imposer des « plans d’ajustement structurel » aux pays en développement ou à bafouer, avec la Banque centrale européenne (BCE), la volonté du peuple grec exprimée par voie de référendum. Elle se manifeste tout autant dans les critères d’austérité budgétaire en vigueur dans la zone euro. Et, de façon plus diffuse mais tout aussi politique, dans les normes de rentabilité qui s’imposent aux gestions d’entreprises, petites et grandes, et jusque dans la gestion des services publics. Sa force est précisément d’imprégner profondément la vie sociale en inspirant, à chaque instant, une multitude de décisions en fonction d’un critère fondamental : la rentabilité (profit rapporté au capital initialement avancé pour l’obtenir).

Il y a là une spécificité du capitalisme : les rapports de domination économique et d’exploitation y sont des rapports d’argent. La subordination des travailleurs salariés à leur employeur capitaliste, instaurée par un contrat de travail, a pour contrepartie le versement d’une somme en argent, le salaire. De la même façon, le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. Jouir de la propriété des moyens de production, c’est avoir la faculté de décider à quoi sera consacré l’argent apporté par les actionnaires, emprunté auprès des banques et des marchés financiers ou mis en réserve à partir de profits précédemment accumulés.

C’est ce qui explique pourquoi le développement du capitalisme a nécessité celui d’un système monétaire et financier, dont l’objet est de faire fonctionner comme capital la monnaie qui circule dans la société. Les marchés financiers le font en offrant à un capital précédemment accumulé la possibilité d’être placé en titres de propriété (actions ou autres parts de sociétés) ou en titres de créances (obligations mais aussi tous les types d’instruments conçus par la créativité sans limite des juristes d’affaires). Les banques font plus. Leurs opérations de crédit créent ex nihilo l’argent qui circule dans l’économie. Cet argent peut constituer l’avance des fonds nécessaires au lancement d’un processus de production. Il peut aussi servir à tout autre chose, par exemple à des placements financiers.

« Le capital n’existe que s’il peut prendre la forme d’une accumulation d’argent. »

C’est pourquoi les banques occupent une position stratégique dans le maintien de la domination du capital. Le « pouvoir de dire oui » à une demande de crédit, et surtout le pouvoir de décider à qui on dit oui et à qui on dit non, est un pouvoir politique.

Frapper les banques

Ce qui précède conduit à un choix tout aussi stratégique : si l’on veut mettre fin aux dominations de classe, s’attaquer au comportement des banques est un terrain de lutte crucial. Priver les marchés financiers de la liquidité apportée par les crédits bancaires, ce serait les asphyxier et les rendre inoffensifs. Bien plus, mobiliser la création monétaire des banques et des banques centrales pour favoriser les projets répondant à des critères précis en matière économique, sociale et environnementale, serait l’impulsion qui manque aujourd’hui au développement et à la sécurisation de l’emploi qualifié et à la création des richesses nécessaires pour répondre aux défis de la crise sociale, écologique, politique et morale......

..........Suite  de l'article : ici

http://www.causecommune-larevue.fr/combattre_et_depasser_la_domination_de_classe

 

CAUSE COMMUNE N°1 septembre-octobre 2017

http://www.causecommune-larevue.fr/?utm_campaign=20170928_cc2&utm_medium=email&utm_source=pcf

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:27

COLLOQUE INTERNATIONAL ERGOLOGIE 2017

 

Penser et réaliser la transformation du travail L’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz

 

L’approche ergologique, son histoire et ses questions, intéressent a priori toutes celles et ceux qui explorent à leur façon les méandres de la vie humaine, et quiconque veut réfléchir à sa propre activité et à celle des autres,reconsidérer les manières de faire et d'agir, ouvrir de nouvelles perspectives dans les façons de travailler, d'agir et de vivre

 

12.13 octobre 2017 CNAM amphi Paul-Painlevé 292, rue Saint-Martin -75003 Paris

14 octobre 2017 Bourse du travail salle Eugène Hénaff 29, boulevard du Temple-75003 Paris

 

LE PROGRAMME SUR CE LIEN :

ici

Ou en cliquant sur l'image

 

https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3710/files/2017/09/Colloque-Egrologie-2017-programme-Web.pdf

 

__________________________________________________________________________

 

*Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 18:23

 

Au sujet de la CONSULTATION préparatoire au congrès des communistes :


 

On peut trouver bien de choses intéressantes  dans les discours de Pierre Laurent à la fête de l’Huma 2017, mais la référence qu’il fait au Capital de Marx, est une supercherie qui voile les choix politiques et économiques de la direction du Parti. 

 

Je n’ai pas de goût pour les sondages ni pour les QCM, je préfère le débat entre personnes humaines, du local au national, pour ce qui est d’un parti national, en attendant de le faire au niveau européen et mondial. Idem pour le débat dans le lieu premier d’exercice de la production matérielle stricte, comme au sens large, des biens nécessaires à la vie humaine, dans l’entité de production, de travail, d’échange des marchandises et des services en tant que marchandises.

 

Nous n’avons  pas eu droit, comme aujourd’hui au QCM avant la prise de position de Pierre Laurent sur le choix Mélenchon avant le vote interne. Cela a un sens dans ce qui habite les concepts et les décisions de direction. Le vote de l’assemblée des responsables locaux a vite été « corrigé », sans qu’il soit dit un mot aux adhérents-électeurs sur les différences entre les deux programmes des deux choix proposés, si ce n’est par une commission qui ne possède pas les moyens matériels généraux du Parti. Il ne s’agit pas de faire exploser le parti dans un affrontement idéologique, il s’agit de réponses aux besoins humains en en faisant du Parti un outil opérationnel, dans l’alliance du « courant chaud » et du « courant froid » des expressions de ce qu’on appelait le socialisme scientifique et le communisme.

 

Le débat est une chose qui doit se préparer et l’étude du capital et du Capital fait partie de cette préparation.

La société de facilité intellectuelle qui permet à la fin aux dominants de se réserver la réflexion, la décision  et l’intervention sur le réel, se reflète dans l’abandon de longue date par le Parti de l’effort d’étude et d’analyses de ce type et des nouvelles  analyses  sur la mondialisation capitaliste numérisée.

 

Cela ne se rattrape pas par une consultation telle qu’elle est organisée, mais par un débat vivant sur des propositions de transformation sociale, de mesures concrètes en particulier pour résoudre la crise économique qui entraîne, en rapports réciproques, dialectiques, l’ensemble des activités humaines dans sa suite.

Toute crise, y compris la question climatique, exige des moyens et se référer réellement au Capital de Marx, ce serait se référer aux lois de l’échange des marchandises dans notre système, ses limites, ses blocages et les solutions possible au déblocage, celui de la suraccumulation du capital, entre autre.

 

J’ai en tête les débats du Congrès de 1982 sur l’économie, et quelques interventions ouvrières et intellectuelles laissées lettres mortes, et l’échec de 1983-84 du gouvernement et du programme commun, échec qui n’a pas été sans conséquence sur l’ensemble de la marche du Monde.

 

Pierre Assante, Manosque, le 23 septembre 2017

 

 

* Essai sur LA PENSEE MARX : ici

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 17:56

 

SCHEMA DE RECHERCHE CONCEPTUELLE

AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT QUE NOUS APPELONS JUSTEMENT MATERIEL ET QUI EST LE DEVELOPPEMENT TOUT COURT  DANS  SES MOUVEMENTS PHYSIQUES ET PSYCHIQUES.

Je crois qu’aucun schéma ne peut représenter l’unité d’un système, encore moins un « système de systèmes » que nous imaginons à partir de nos observations partielles, ses différentes « structures » et les mouvements qui constituent le système.

Pourtant les schémas sont nécessaires. Il n’est dans les capacités humaines que d’observer des « fragments » du mouvement.

Un organe d’un système, d’un corps animal ou social ou chimique et les trois à la fois dans la constitution globale de l’infinité universelle, n’est qu’une apparence de fragment, un point choisi du mouvement  qui n’est pas fragmentable.

Le fait même de séparer théoriquement un fragment de mouvement du mouvement global est une vision erronée de l’unité de la matière et de son mouvement.

L’unité des contraires hégélienne est un concept juste et opérationnel reflétant le réel mais reste, dans le développement théorique concret, une vision encore assez éloignée  de l’unité systémique réelle. Contradictoirement, c’est ça l’important encore aujourd’hui pour notre compréhension pratique. Il en sera peut-être différemment demain, ce qui serait un progrès qualitatif de l’humanité. Nous verrons, et les générations futures verront bien. L’espoir existentiel c’est cela aussi.

Le communisme est un communisme esthétisant et non éthique et esthétique,  s’il n’est pas le reflet du rassemblement à venir de l’unité du système global. La dichotomie philosophique et la dichotomie politique vont de pair dans le trivial de la politique qui en fait une politique politicienne. Une politique de programme transformateur et de rassemblement sur un programme transformateur est tributaire d’une philosophie unificatrice ou pas.

Le reflet de la matière qui nous  parvient, nous ne pourrions pas l’utiliser  opérationnellement pour la transformation de cette matière à notre usage, dans son unité, pour sa vie et son développement, non en mouvement particulier, mais constitutif de l’ensemble que nous co-constituons, et sans cette dichotomie que nous effectuons, à notre niveau de développement.

L’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres n’est que le reflet, dans le domaine du travail, de la dichotomie opérationnelle que nous faisons dans le cadre d’une société de classe. La contradiction fructueuse entre l’individu et son espèce, la personne et sa société,  n’est fructueuse que parce qu’elle tend à dépasser la société de classe -comme autrefois la société tribale- qui contient à la fois ses limites et le dépassement possible de ses limites. Un état présent n’est pas un état futur possible mais le contient, en ce sens il n’est pas de transformation en santé sans lutte, sans actions contraires.

Nous n’avons même pas le vocabulaire pour exprimer la matière, son mouvement, son unité, pas plus que le grecs antiques n’avaient un mot abstrait équivalent à « travail » pour exprimer les éléments constitutifs du travail concret, et si nous avons mieux aujourd’hui, nous n’avons guère mieux.

Lorsque Marx qualifie l’homme, l’humanité, de conscience de la nature sur elle-même, il ne fait que donner une formule éloquente, nécessaire et vraie à cette unité.

Pierrot, lundi 25 septembre 2017

 

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