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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 17:54

Pierre Ivorra. Le virus de l’austérité

L’humanité. 2 décembre 2020.

 

Le virus de l’austérité est probablement encore plus dangereux que celui de la covid-19. Depuis des dizaines d’années il affaiblit, ronge même notre système de santé. On le tait à l’opinion, mais dans notre pays, pourtant l’un des plus développés au monde, la crise sanitaire qui sévit durement et dont l’épidémie actuelle n’est qu’un des épisodes, risque de déboucher sur des blocages et même de nouveaux drames en série. En effet, pour prévenir et soigner, il faut des soignants, or nous manquons cruellement de médecins généralistes. Entre 2010 et 2020, leur nombre est passé de 94 261 à 85 754, diminuant de 8 505 praticiens et de 9 %. La situation est cependant encore plus grave qu’il n’y paraît. En effet, s’ajoute à cela une population médicale âgée, les médecins de plus de 60 ans représentent en effet 45.1% de l’ensemble des inscrits à l’ordre des médecins et ceux de moins de 40 ans 17.6%. Sans le maintien en exercice de généralistes retraités où en serions-nous et où allons-nous, sachant que ces hommes et ces femmes ne sont pas éternels ?

Le gouvernement actuel a annoncé avec éclat la fin du dispositif visant à limiter le nombre d’étudiants en médecine, le numerus clausus. La mesure, positive en apparence, est cependant totalement insuffisante dès lors que les moyens ne sont pas donnés aux facultés de médecine d’accueillir davantage d’étudiants. Seules 9 300 places sont offertes en 2021 alors que le nombre de médecins qui cesseront leur activité cette année-là sera supérieur à 10 000 et que les besoins sont estimés à environ 12 000 par an en raison de l’augmentation et du vieillissement de la population. La politique de fermeture des lits risque ainsi d’être justifiée par la persistance d’un manque de médecins dans les hôpitaux. Les déserts médicaux dans les territoires isolés, qui s’étendent y compris au sein des grandes agglomérations, vont se multiplier. La pénurie est toute aussi importante chez les infirmiers et les aides-soignants.

Depuis longtemps, les majorités qui se sont succédé ont augmenté les dépenses annuelles de santé, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (ONDAM) de 2 à 2,5 % en moyenne alors que leur hausse réelle est au-dessus de 4 %. Comme quoi, il ne suffit pas d’appliquer des gestes barrières, de porter un masque, de trouver un vaccin contre la covid-19, il faut aussi trouver des soignants. Un grand plan de recrutement et de formation doit être lancé dans l’urgence. Cela suppose de réformer l’ONDAM, de mettre les dépenses de santé à la hauteur des besoins, particulièrement de ceux en personnels des différentes catégories.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

ET

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 08:39

 

PRESIDENTIELLES.

Pour un candidat du PCF exprimant les causes de la crise et les solutions pour en sortir, la dépasser.

 

Ce qu’il faut prendre en compte, je crois, et de façon essentielle, dans ce que disent et analysent Yves Dimicoli, comme d’autres économistes et responsables politiques communistes de la Commission Economique et du CN, Denis Durand, Frédéric Boccara, Evelyne Ternant etc… c’est que nous nous nous trouvons dans et non devant une crise systémique qui menace la survie de notre espèce sur cette terre. Elle peut être voilée par le Covid19, mais fait son terrible chemin, pas seulement mais essentiellement dans l’économie réelle, au sens strict, ici et maintenant, mais aussi dans les têtes, depuis 2008, et de plus en plus, ce qui va de pair.

Se rallier à une "social-démocratie de gauche", quelles que soient ses "capacités électorales", et on a vu à plusieurs reprises ici et dans le monde qu’elles ne sont du tout efficaces, ni sur le plan électoral, ni sur le plan politique, ni sur le plan économique, c’est la garantie de l’échec et des déceptions démobilisatrices de la volonté de progrès.

Le « centrisme » de VGE, de sa trilatérale, de Biden aujourd’hui, nous montrent que le capital s’apprête à poursuivre sa domination sur tous les marchés, du travail, de la consommation, de la production, et international, avec les choix dont nous subissons les dégâts dans la vie quotidienne, dans l’absence de préparation du futur, dans l’affaissement général de civilisation, alors que les capacités des forces productives, nous tous humains, les salariés producteurs, nos techniques, nos savoirs, nos cultures pourraient ouvrir la voie à une nouvelle étape de l’humanité ; alors que tous les dangers nous menacent dans la poursuite du critère du choix du rapport PROFIT/CAPITAL dans la gestion de l’entreprise, des nations, de l’Europe , du monde.

Reconstruire  « la conscience du processus inconscient » que constitue un parti de transformation sociale s’appuyant sur une connaissance du mode de production et d’échange en mouvement de transformation ultra rapide MAIS en faillite, travail abandonné politiquement depuis des décennies (malgré une récente et insuffisante reprise), abandon dont on voit le résultat auquel elle nous a menés, entre autre avec le macronisme ici, c’est la tâche urgente par laquelle commencer pour constituer une rassemblement avec d’autres forces et conquérir un pouvoir dans les entités humaines du local au mondial allant dans le sens du progrès. C’est cette exigence qui constitue la nécessité d’un candidat du PCF aux présidentielles, à condition, bien sûr qu’il exprime collectivement une vue exacte de la crise et les solutions possibles à son issue vers un autre type de développement en santé sociale; et non pas seulement un nécessaire catalogue revendicatif.

En ces jours de commémoration d’un ancien président, rappelons-nous historiquement du tournant des années 1970, des avancées du mouvement ouvrier et populaire qui les a précédées ici, en Europe et dans le monde, et la reprise en main du capital par et dans la transformation des moyens de production, les nouvelles techniques de la révolution scientifique et technique, et l’outil constitué par la TRILATERALE et sa suite, dont justement, pour l’Europe, VGE a constitué une des trois composantes avec les chefs d’Etat du Japon et évidemment des USA en perte de vitesse, qui ont trouvé là une relance et une poursuite hégémonique.

Tous les éléments du rapport de force actuelS en ce début de XXIème siècle nous crient la nécessité de la reconstruction de partis communistes, base d’une alliance non autour d’eux, mais autour de solutions qu'ils promeuvent répondant à la crise, solutions promues par les luttes s’emparant des masses et des forces politiques, syndicales et citoyennes susceptibles de constituer une majorité d’opinion, de transformation progressiste. La bataille pour la sécurité d’emploi et de formation ...et de revenu contre la dictature de la vente de la force de travail, contient, dans le tsunami de la crise de l’emploi galopante en cours, un des éléments de ce rassemblement sur la base de la production et de la consommation des richesses nécessaires à la vie humaine.

Certes de nombreux événements peuvent se dérouler d’ici ces présidentielles et les rendre elles-mêmes fort différentes du scénario prévu par le capital et ses pouvoirs. Mais pour le moment nous en sommes là et c’est de là, de la réalité du moment, qu’il nous faut partir. Rappelons-nous aussi des mois de récentes luttes SNCF, services publics, et industrielles, et contre la « retraite à points », soutenues par l’opinion publique, et celles pour les libertés….etc.

Pierre Assante. Vendredi 4 décembre 2020.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 07:55

 

Je ne corrige pas ce qui peut être daté dans ce texte

 

Provoquer une catharsis par un éclair rapide et puissant sur la

crise systémique du capitalisme

 

Tout d’abord donner une vision des stades de développement du capital.

Dans leur réalité et non dans l’hypothèse toute faite de leur devenir.

Pour agir sur leur devenir.

 

Envisageons de schématiser à partir d’un choix volontaire de réalités de son développement

 

1 Le stade de la mécanisation.

2 Le stade de l’automation

3 Le stade de l’informationnalisation mondialisée

 

Chaque stade a démultiplié les capacités de la force de travail, les capacités productives, les capacités de surtravail, de plus value, les capacités d’accumulation et de suraccumulation du capital, de contradiction entre développement technique et culturel et profit capitaliste.

 

Chacun a démultiplié l’acquis « scientifique, technique, culturel » particulier et global du processus humain dans sa diversité et son unité.

 

Ce n’est pas parce que l’activité humaine, parmi laquelle « les services », dans sa totalité devient subsumée par le capital que la production du capital ne s’effectue pas dans la production dite matérielle.

 

C’est la première caractéristique de la crise actuelle contenue dans l’opposition contradictoire entre subsomption par le capital de toutes les activités d’une part, et renforcement du rôle propre de la production matérielle et de la classe ouvrière dans le salariat d’autre part.

 

C’est parce que la masse du profit augmente démesurément que la baisse tendancielle du profit s’accentue et entre en crise irréversible.

 

C’est  parce que croît démesurément, et c’est une loi tendance « congénitale » du capital,  la part du capital accumulé non  réinvestie dans la production  mais dans la spéculation, que la part du surproduit, la part de la plus value qui croît de même entre dans une contradiction explosive.

 

Tous ces phénomènes peuvent se résumer par l’illustration et la réalité suivante :

Alors que dans la deuxième phase de développement du capital, la plus value relative prenait le pas sur la plus value absolue, conséquemment au  fait de l’automatisation qui a induit ce que Paul Boccara nomme le Capitalisme monopoliste d’Etat Social, que,

1 dans la contradiction, dans l'unité des contraires, à l’opposé de la masse du capital spéculatif,

2 a tendance à croître  de nouveau la plus value absolue

3 et que cette fois ce n’est pas un phénomène seulement conjoncturel local, mais une tendance globale dont la création des dettes souveraines payées par le travail, par la plus value absolue est une des manifestations.

 

Cette opposition de la plus value relative et de la plus value absolue constitue l’élément révélateur de la crise systémique entrée dans sa phase mondialement informationnalisée, nouvelle.

 

Cette opposition se manifestée aussi dans la crise de la démocratie bourgeoise tiraillée entre deux conditions du profit et par conséquent deux méthodes de gestion de la société, dans laquelle le marché se trouve doublement en contradiction.

 

La résolution économique est dans la résolution de l’organisation du travail, et vice versa, la résolution de la libération de l’activité humaine, comme l’envisage sans doute un travail de recherche tel que celui d’Yves Schwartz. Les deux libérations en une, de l’activité et de l’économie et ses solutions spécifiques « en dernière instance », c’est le développement par l’acte volontaire de l’humanité, dans la lutte des classes, de tendre, à un rythme plus ou moins rapide en fonction du développement et de la crise et de ses contenus transformateurs, c’est le développement donc de la recherche de la cohérence de l’activité de la personne, de l’être social, dans la cohérence de l’activité globale de la société dans elle-même et dans la nature.

 

L’humanité c’est la conscience de la nature sur elle-même, comme le disait Marx, les deux en une et en processus, en  développement. La "démocratie du producteur", du "que et comment produire", question que (re)-posait Enrico Berlinguer dès 1971 dans l'Italie en crise, et question centrale posée par le marxisme dès son origine, répondant à la question centrale posée par la réalité du capitalisme, est la clef de voute de toute les réponses à la crise. C'est en  agissant par tous les moyens économiques, médiatiques, militaires, institutionnels, contre l'organisation de cette démocratie du producteur, que le capital maintient sa domination et oriente la société vers son auto destruction. Il fut un temps où l'on entendit "plutôt Hitler que le Front Populaire". Il s'agit de la même tactique suicidaire sous une autre forme.

 

La multiplication (et le fractionnement à l'infini) de toutes les "logiques d'école", des "logiques faussement collectives", considérée par certains théoriciens de l'économie et par certains philosophes comme un mal nécessaire correspondant à la reconnaissance de l'individu, n'est que le reflet d'une incohérence voulue par le capital; c'est le négatif de la liberté de pensée et d'agir, de la démocratie généralisée à celle du producteur, c'est la caricature du pluralisme démocratique; c'est l'incohérence au service des dominations; c'est la transformation de la pensée unique en pensée dissoute. C'est le négatif du rassemblement de la personne humaine et de sa libération, de son affirmation dans une cohérence maintenant en santé et son processus propre et le processus de l'humanité.

 

L'initiative, la créativité, la liberté de la personne humaine ne peuvent être libérées que dans le développement de l'être social. Leur complexification, leur transformation qualitative à des "niveaux supérieurs" sans cesse en mouvement ont besoin de leur racine sociale comme de leur racine biologique.

 

Ainsi économie et ergologie sont associées objectivement et doivent l’être aussi subjectivement, à cette transformation, et toutes deux relèvent et de la volonté humaine et donc du développement de la conscience des conditions « matérielles et morales » de cette transformation. Conscience et non téléologie, conscience c'est-à-dire actes bifurcateurs, expérimentations, avancées et « retours » et non marche forcée à partir de modèles théoriques intangibles.

 

Pierre Assante, 2 octobre 2011

 

P.S. Echanger dans un débat sur ces questions nous serait, il me semble, utile.

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

et http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

 

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 07:29

 

 

Lettre de loin, Lénine,

7 mars 1917.

 

La première révolution engendrée par la guerre impérialiste mondiale a éclaté. Cette première révolution ne sera certainement pas la dernière.

La première étape de cette première révolution, plus précisément la révolution russe du I° mars 1917, est terminée, à en juger par les maigres informations dont on dispose en Suisse. Cette première étape ne sera certainement pas la dernière de notre révolution.

Comment a pu se produire ce « miracle », qu’en 8 jours seulement -laps de temps indiqué par M.Milioukov dans le télégramme fanfaron qu’il a adressé à tous les représentants de la Russie à l’étranger-  se soit effondré une monarchie qui durait depuis des siècles et s’était maintenue contre vents et marées pendant les trois années de grandes batailles de classe livrées par l’ensemble du peuple entre 1905 et 1907 ?

Ni la nature ni l’histoire ne connaissent de miracles ; mais chaque tournant brusque de l’histoire, et notamment chaque révolution, offre une telle richesse de contenu, met en jeu des COMBINAISONS SI INATTTENDUES et si originales de formes de lutte et de rapports entre les forces en présence que, pour un esprit vulgaire, bien des choses doivent paraître miraculeuses.

Il a fallu, pour que la monarchie tsariste pût s’effondrer en quelques jours, le concours de tout un ensemble de conditions d’une portée historique mondiale. Indiquons les principales.

Si le prolétariat russe n’avait pas pendant trois ans, de 1905 à 1907, livré de grandes batailles de classe et déployé son énergie révolutionnaire, la deuxième évolution n’aurait pu être aussi rapide, en ce sens que son étape initiale n’eût pas été achevée en quelques jours. La première révolution (1905) a profondément ameubli le terrain, déraciné des préjugés séculaires, éveillé à la vie politique des millions d’ouvriers et des dizaines de millions de paysans, révélé les unes aux autres et au monde entier toutes les classes (et les principaux partis) de la société russe quand à leur nature réelle, quand au rapport réel de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs moyens d’action, de leurs buts immédiats et lointains……

 

Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 06:15

 

René MERLE : « La communion des saints », nouvelle.

 

Heureusement, ce n’était pas du mousseux, comme Bénédicte l’avait craint, quand la mamie avait sorti la bouteille. Vraiment du brut. Elle l’aurait préféré en apéritif, comme il se doit. Mais elle avait levé sa flûte avec d’autant plus de soulagement que cela signait la fin du repas. Un repas sympathique certes, où chacun des trois avait mis du sien, mais où elle s’était toujours sentie en représentation : la nouvelle compagne de Mathieu, le petit-fils prodigue. Avec un peu de chance, s’ils échappaient au tour promis du jardin, ils pourraient filer vite fait, en prétextant les bouchons de la rentrée sur Paris. Après tout, ils avaient fait leur BA.
Consciencieusement. Ils s’étaient levés tôt pour un dimanche…….

……..SUITE SUR CE LIEN :   https://renemerle.com/spip.php?article1977

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Voir aussi : https://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/revenu-universel-voie-de-garage-du-developpement.html

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:23

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte,

je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

 

Apparence et déterminisme.

 

 

La nouvelle accumulation, depuis Marx, des connaissances scientifiques, détermine ce que peut être une nouvelle vision marxiste.

Commençons par la conclusion, il sera plus facile ainsi de suivre les méandres d’une logique, car la dialectique matérialiste, même si elle s’en méfie, n’échappe pas dans un monde marchand à la logique, qui comme dit Marx est l’argent de l’esprit :

Il n’y a pas de dépassement d’un moment historique d’un concept déterministe sans aller-retour permanant entre la vision de l’œil, du microscope et du télescope, c'est-à-dire entre une vision micro, macro et « généralisée » tant dans le  temps que dans l’espace ; appelons ça une « vision espace temps avec effet zoom (V.E.T.A.E.Z.) », pour le plaisir comme pour la précision.

Notre vision est toujours déterministe. Elle prend en compte les possibilités de déroulement du temps en fonction de ce que l’on a accumulé de sa vision à un moment de l’histoire humaine.

Ce déterminisme est inséparable d’une vision structuraliste. Il n’est pas possible d’approfondir une vision sans s’en rapprocher et en s’en rapprochant l’on fait un mouvement qui éloigne de la vision large.

Le morcellement des tâches, résultante à la fois de la recherche du développement de la productivité et de la domination du capital sur ce développement dans le processus ARGENT-PRODUCTION-ARGENT place la pensée humaine dans une situation d’éloignement d’une vision large. Ainsi, la recherche elle-même, y compris la recherche philosophique ne peut échapper à cette parcellisation et à une conception structuraliste ; ni la recherche, ni les chercheurs ; à moins d’imaginer un chercheur hors du temps et de la société, ce que se croient certains qui pensent être les auteurs uniques de leurs pensées, pour paraphraser Rimbaud. Qu’il soit bien clair que je ne mets pas en cause les avancées magnifiques des connaissances, y compris sous l’effet du « structuralo-déterminisme (S-T) », puisque je reconnais que l’on ne peut y échapper. Par contre l’on peut y échapper relativement en dépassant un moment historique du S-T.

Lorsque Marx écrit ses « manuscrits de 1844 », il aboutit à un mûrissement, une ouverture nouvelle de son jeune esprit en dépassant une vision générale de son moment historique. Lorsqu’il écrit « Le Capital », cette vision nouvelle est en filigranes dans son approche macroscopique, puisque il étudie une période historique limitée de l’histoire humaine, le passage au machinisme et à la grande industrie. Ses retours sur une vision de l’ensemble de l’histoire humaine sont de brèves considération reliée à sa conception d’ensemble qui n’est pas développée pour le lecteur inattentif à chaque fois.

Mais Marx lui-même, ne peut échapper aux limites sociales de son temps, pas plus lui que personne. Sa géniale vision des quatre émancipations du travail par la grande industrie et ses conséquences sur la vie des ouvriers élargit et réduit pourtant inévitablement le champ de vision, dévoile l’essence derrière l’apparence et  réduit cette essence à un moment partiel de l’activité humaine, à ses limites historiques, ce dont il est parfaitement conscient, je crois.

J’en viens à un exemple sur la division du travail. Division sociale et division technique. Lorsque l’on considère de processus de la division du travail par le capitalisme, l’on ne peut ignorer l’histoire de la division du travail sur l’ensemble l’histoire humaine si ce n’est au prix d’imaginer la naissance d’un bébé sans imaginer sa gestation et tout ce qu’elle comporte d’accumulation humaine. C’est ce que font les Althussériens, fort critiqués négativement aujourd’hui, adulés précédemment, mais surtout dont la pensée reste déterminante dans ce que l’on considère comme la pensée scientifique, au-delà du « champ marxien ». S-T et Althussérisme sont les deux faces contradictoires de la même réalité de pensée restreinte.

Il y a un processus de division du travail. Mais il y a division sociale dans la division technique et division technique dans la division sociale. La division est indissolublement technique et sociale sauf admettre qu’elle n’est pas la résultante d’un processus ce qui conduit inévitablement à un concept déterministe primaire qui pèsera sur les choix et les bifurcation du processus et de tous les processus historiques (notons le pléonasme « historique, humain ». La bifurcation « stalinienne » en est une illustration éclatante ; sans doute les rendez-vous manqués de 1968, 1973 en France et dans le monde, de même.

En reliant les deux concepts dans deux tiroirs séparés dans notre tête, l’on peut débloquer la crise du marxisme. La question de la violence dans l’histoire apparaît alors au premier plan. Et le cheminement de « l’argent de l’esprit » vers une vision plus générale de l’histoire humaine éclaire de tout autre façon le phénomène des guerre et celles que nous vivons dans la période actuelle.

La division technique du travail est une division violente parce que l’accumulation d’un « capital agricole, marchand etc.. », s’est réalisée auparavant et confère une puissance à ses détenteurs. Cette réalité en elle-même ne dépeint pas toutes les bifurcations possibles de l’histoire humaine qui ont été éliminées par l’histoire. Lorsqu’une espèce vivante se trouve en conflit avec une « condition agressive intérieure et-ou extérieure », soit elle « réagit génétiquement et-ou génériquement», soit elle est éliminée. J’ai conscience que cette réduction par brièveté de cette évocation réduit et menace cette évocation elle-même. Pourtant il faut en passer par là. Deux éléments de connaissance modifient la commensurabilité entre l’évolution des espèces en général et celle de l’espèce humaine en particulier :

-les découvertes de la thermodynamique qui donnent un sens au temps et qui semble déterminer les bifurcation par des multitudes de micro-mutations.

-les micro-mutations qui peuvent déterminer les bifurcations de l’histoire, déterminent justement des bifurcations de l’histoire et non des mutations de l’histoire. Cela veut dire que si l’humain est matériel, et qu’il est soumis à des micro-mutations aléatoires de la matière intérieure et extérieure à lui-même, la bifurcation, elle, n’est pas aléatoire. Ou du moins l’aléa est le produit d’un choix et non un phénomène mécanique. Cela aboutit à une vision tout à fait traditionnelle qui suppose et affirme le libre choix chez l’humain, dans les limites imposées par les rapports avec la nature, donc aussi avec lui-même.

Ainsi il y aurait eu et aurait encore des bifurcations possibles où le choix humain interviendrait dans tous les domaines. Cela veut dire que la riposte à la menace par l’agressivité maximum, c'est-à-dire l’élimination pourrait relever du choix. Par conséquent, le double déterminisme « développement de la productivité et organisation capitaliste du travail (et au-delà, de toute activité humaine) » pourrait être révisé par les choix humains. Mais justement ce double déterminisme qui a voulu justement dépeindre l’essence d’un processus historique n’a-t-il pas marqué une diffusion généralisée d’une vision déterministe de l’histoire qui a été au cœur de l’échec du communisme et e l’humain?

Le mouvement non-violent repose la question d’un autre développement humain : celui que développe Marx dans ses manuscrits de 1844. Il suppose un degré d’autonomie des idées (Lucien Sève) bien plus grand que celui que les humains ont imaginé jusqu’à ce jour ; ou plutôt que ce que les humains dominants ont imaginé jusqu’à ce jour. Car c’est bien de cette loi de la sélection naturelle transposée à l’humain qu’est issue la violence des groupes humain et la genèse des dominations historiques.

Ce degré d’autonomie des idées par rapport aux conditions matérielles qui les ont fait naître est un débat fondamental, qui a été grandement pris en compte dans la recherche ergonomique (Yves Schwartz) et métaphilosophique (Henri Lefebvre…et Marx) en remettant en cause l’idée d’un travail « purement abstrait », en approfondissant le processus du travail qui est toujours le fait d’une activité propre à chaque individu, complexe et énigmatique. Dans le même temps la torsion de la déformation déterministe par l’étude approfondie du travail comporte aussi une déformation structuraliste si elle n’envisage pas le travail propre de l’individu comme celle d’un auteur commun, dernière chose qui en quelque sorte que peut qu’aboutir à une vision communiste.

Ainsi non-violence (Gandhi), communisme, anti-déterminisme (Prigogine), mis au positif comme Marx met au positif (négation de la négation) la question de l’athéisme relèveraient d’une même vision d’une possible continuation de l’espèce humaine qui comme tout sujet-objet n’existe que par le mouvement, et par son mouvement propre dans le mouvement général.

La question de la construction de la vie commune (Isabelle Garo) est bien une question centrale qui indique que cette vie commune est celle de l’individu et du groupe, du choix individualisé.

Un marxiste étudiant le développement fulgurant de la démocratie athénienne notera le rapport de force entre les classes sociales (aristocratie rurale, agriculteurs libres, artisans et démos, marchands) et l’équilibre précaire qui s’établit pour leur survie mutuelle et qui permet cette démocratie restreinte, localisée mais incroyablement structurée. Il aura raison jusqu’au point où il lui manquera quand même l’ensemble du processus de mûrissement, bien plus ancien que le temps de cette démocratie, processus à la fois énigmatique et repérable partiellement en fonction de la portée du moment de l’accumulation « culturelle ». La violence est dépassée partiellement et de façon précaire, mais elle n’est pas dépassée seulement par cette situation du moment, ce rapport de force « instantané ». Le processus précédent a mûri ces conditions et ce mûrissement que d’aucuns vont qualifier de vision « idéaliste », « spiritualiste » n’est autre qu’un processus de dénormalisation-renormalisation permanente d’une pensée qui permet une visée pacifiste, même d’une façon précaire. Contradictoirement à la pensée matérialiste traditionnelle, on peut imaginer une pensée matérialiste qui fait précéder la pensée aux conditions matérielles, une anticipation de ces conditions. Sans cette anticipation, finalement, ne revenons-nous pas à une vision déterministe qui prétend tout expliquer, c'est-à-dire permettre au savoir de rattraper la réalité. Si le savoir rattrapait la réalité, ils seraient l’un et l’autre finis. Ils s’identifieraient l’un à l’autre. L’anticipation du savoir sur la réalité peut être un savoir considéré comme abstrait parce que spéculatif. Il est vrai que la pensée spéculative savante s’est si bien prévalue d’un savoir absolu qu’elle rejoignait la prétention absurde de s’identifier à la réalité. Cet arbre a caché la forêt de l’aptitude humaine à anticiper, à influer sur les possibles, à influer sur les choix de bifurcation. Il est compréhensible qu’un savoir s’appuyant sur la domination, sur la violence et l’élimination des bifurcations non-violentes par la violence sous toutes ses formes ne pouvait avoir que ce caractère absurde ; même si le fruit contenait aussi des éléments de progrès humain. Mais ces éléments se développent dans le même temps comme dans tout corps : mort et vie s’y combattent ; Mais il y a des morts prématurées comme des naissances stériles. L’étude de ce qui précède le mûrissement prend une place première à l’étape actuelle de l’humanité.

L’étude de la violence dans la société grecque (par exemple) et dans sa genèse est inséparable de la compréhension de la violence dans le monde moderne. La haine de la vie peint l’homme en noir. L’amour de la vie ne refuse pas de voir ce noir.

Quand l’idée que la bifurcation domination-productivité reste l’empreinte première du développement humain, la pulsion de mort s’empare de tout le corps. C’est pourquoi mon choix est : « la vie est contradictoire et belle ».

Les quatre éléments qui dans la grande industrie ont fait exploser la productivité sont l’affranchissement de la dextérité, l’affranchissement de la force humaine, la recomposition des opérations (recherche-ingéniérie/exécution), la fabrication des machines par les machines (Marx). Il faut y ajouter maintenant (mais ça fait partie de l’automatisation pressentie par Marx), la fabrication de la pensée par les machines (Henri Lefebvre). Lefebvre décrit magnifiquement, dès 1964 les trois aspects de l’humain : quotidien, mimétique et poétique. Il analyse l’irruption des « machines à penser » dans le processus mimésis-praxis. Il pose comme question première de l’humanité le décloisonnement (il dit la dé-séparation) des trois « volets » de l’activité humaine qui est une et que la société marchande, et le capitalisme dans sa phase d’automatisation accomplie a poussé à l’extrême.

Il n’y a pas de géopolitique absolue qui ne soit déterministe et structuraliste. Il y a par contre des commensurabilités possible dans l’espace-temps. Les choses de la nature ressemblent toutes au processus naissance, développement, maturation, pourrissement, mort. Il y a cette ressemblance pour une idée, une pensée, une civilisation, une espèce,  un groupement stellaire….). L’analogie au corps humain me plait beaucoup, mais il faut ne pas « mécaniser » les comparaisons, bien sûr, ce qui n’est pas toujours facile. Une maladie du corps qui est déterminée par le fonctionnement d’un organe entraîne un disfonctionnement de tout le corps.  Peut-être soigner l’origine, l’organe à l’origine de la maladie ou du moins connaître l’origine du disfonctionnement devrait aider au traitement. La production est née dans le croissant fertile. Il y a là sans doute à travailler sur le passage du matriarcat au patriarcat. Une choses me frappe aussi, c’est la permanence de l’état de crise dans cette région de passage intensif des grandes migrations humaines ajoutée ou concordée à ce lieu de naissance de la production.La question est d’en retrouver les traces. Et il y a à y retrouver les origines de la violence organisée, son développement pour en comprendre les possibles bifurcations qui n’entraînent pas la mort du corps avec celle de la violence organisée.

Pierre Assante. Dimanche 7 novembre 2004

Additif du Lundi 15 novembre 2004 :

Huma d'aujourd'hui : est-ce que nous avons tué nos cousins de l'île de Flores, comme Caïn, Abel ? Ca serait bien possible ! Voilà peut-être un exemple de développement pacifique, moins rapide, mais différent. Rien ne dit qu'au bout d'une telle évolution non interrompue, comme ce fut apparemment le cas, il n'existe pas des solutions savantes d'auto protection non violente ? Souhait impossible ? Il y a tant de possibilité d'évolution dans l'univers, pourquoi pas celle-là ? Devons-nous nous imaginer seulement ce qui a été jusqu'à présent l'itinéraire humain ? Ne serait-ce pas de l'humano-centrisme ?

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 06:36

 

REVENU UNIVERSEL : VOIE DE GARAGE DU DEVELOPPEMENT

 

Seul le travail produit de la valeur, valeur marchande et valeur d’usage dans notre système et valeur d’usage tout court dans un système libéré de l’exploitation de la force de travail, de l’aliénation du produit et des gestes de production du travailleur.

Un revenu universel court-circuite la production et l’emploi, réduit les capacités productives pouvant réduire pour tous le temps de travail et les conditions de l’activité libre de la personne.

Mais surtout, dans la période de crise du capital, de suraccumulation-dévalorisation et d’austérité qui en découle pour renflouer son taux de profit, le revenu universel permettrait seulement, et pour un temps, aux "bénéficiaires", de survivre à « petit prix », à petits moyens et à petit développement général qui ne peut que déchaîner la crise et l’abaissement des conditions de vie pour tous, si ce n’est provisoirement pour une "élite" qui ne pourra subsister elle non plus SANS une société en  bonne santé.

 

Que ce soit dans le système capitaliste ou dans un autre système, l’usage de la force de travail crée les biens et les richesses nécessaires à la vie humaine, de la personne et de la société en rapports réciproques, dialectique.

L’évolution, le développement des moyens de production, des techniques, des recherches et leurs applications aux moyens de production, peuvent permettre une productivité réduisant le temps d’usage de la force de travail, pour produire directement des biens en qualité et en quantité nécessaires à la vie de la personne et de la société.

C’est à dire que le développement de la productivité permet de réduire le temps de travail au profit d’un temps non contraint, choisi, pour des activités non liées directement à la production stricto sensu.

 

Certes, un revenu universel peut être  extrait  de la masse de production grâce à l’augmentation de la productivité déjà atteinte. Mais cela veut dire que la société et par contrecoup, la personne, se prive de l’effort possible de toute la société dont dépend aussi la productivité et les progrès de réduction du temps de travail.

Dans le progrès de la productivité, il y a la qualification du producteur, la formation et la culture au sens large du producteur, la transmission et le développement du savoir, de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée, et du développement général des capacités humaines, l’intelligence et la conscience de ce qu’est la personne, de la société, de l’humanité dans son univers et des moyens qu’elle peut et doit développer pour y survivre en quantité et en qualité.

Le principe d’existence et celui de vie, et de vie consciente, dépend d’un développement-complexification que l’on peut constater dans ce que nous connaissons de cette Terre, de l’univers et de nous-même.

Dans notre société capitaliste seule la force de travail et dans le système, seul l’emploi  crée de la valeur, celle qui circule dans le monde localement et globalement, qui nous permet de produire et d’échanger les marchandises, dont celles qui nous permettent de vivre, et leur valeur d’usage nécessaire à la vie quotidienne et la sécurité du futur de notre vie quotidienne.

Le revenu universel va à l’encontre des besoins de transformation d’un système malade à en mourir, il maintient en l’état les conditions de vente-achat, d’exploitation de la force de travail. Tandis qu’une sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenu pour vivre, peut développer les forces productives, créer les conditions de produire en diminuant le temps de travail et en augmentant le temps de création libre, et à terme, d’abolition du travail contraint.

 

Progression de la productivité et développement des savoirs et des techniques est la condition de sortie de la dépendance de la personne, du salarié, de la vente de sa force de travail.

À terme, une société libérée de l’aliénation, de la vente de la force de travail est une société où tous les individus pourront participer librement aux progrès des savoirs et des plaisirs qui en découlent, pour eux-mêmes et pour toutes la société humaine, ce qui constituerait une nouvelle civilisation de progrès de l’humanité dans son milieu, la Terre et dans l’Univers dont elle fait partie.

Pierre Assante. 02/12/2020 06:12:19.

Voir aussi : http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/du-5-decembre-2019-au-29-novembre-2020.html

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 12:00

 

Travailler à s’opposer  aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. 

Construire une alternative l’est moins.

 

Homini-

sation

et

Huma-

nisation

 

Juin 2006

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte,

je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

Travailler à s’opposer aux effets du libéralisme mondialisé est une tâche relativement claire. Construire une alternative l’est moins. Les militants de la transformation sociale sont sommés de hâter le pas sur un chemin, des chemins dont on ne sait trop où ils mènent. Et ils en sont sommés par des groupes, des réseaux constitués sur la base d’une sorte de communautarisme, et non d’une, de  communautés. Ils sont en quelque sorte, auto-sommés…Et ceux qui tentent -dans un esprit d’échapper à ce communautarisme, explorer les terrains, comprendre, déplacer ou développer les interfaces aux frontières établies- de rechercher des  sentiers moins fréquentés, se dispersent.

Il y a peut-être quelques préliminaires à explorer en marchant....

 

.....SUITE SUR CE LIEN : 

https://pierreassante.fr/dossier/HOMINISATION_et_HUMANISATION.pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 19:22

 

Du 5 Décembre 2019 au 29 Novembre 2020.

 

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019 (1), et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

 

Le 5 décembre 2019 un coup de semonce ébranle la politique de « La république en Marche » et son monarque-président.

Un mouvement parti de la défense du statut de la SNCF et contre la privatisation du service, puis des autres services publics, santé, enseignement etc. puis pour le maintien du système de retraite par cotisations patronales et salariales basé sur le travail, contre une retraite à points "incompréhensible" parce ne disant pas ses fins d'austérité, s'étend à divers degré à toute la fonction publique puis une partie du privé.

Plusieurs mois de luttes dont le pouvoir espérait venir à bout par le lâchage de l’opinion publique, ce qui ne s’est pas produit, la majorité des citoyens déclarant leur désaccord avec les mesures gouvernementale en l’état.

L’été 2019 une grave crise économique se déclare motivant une alerte à Jackson Hole aux USA de la part des gouverneurs des banques centrales et du FMI. Il devient de plus en plus difficile d’assurer l’avenir du taux de profit des firmes multinationales par un taux bas ou négatif du financement par ces banques, sans relancer l’économie réelle.

La crise pandémique vient accélérer et télescoper cette crise économique et financière et obliger, pour éviter l’effondrement des bases du système politique et financier et économique, de lâcher une part de la création monétaire, du crédit de la production monétaire pour répondre à une part des besoins populaires, sans pourtant changer les critères Profit/Capital, c’est-à-dire sans répondre à ces besoins populaires, aux besoins sociaux sans quoi une société ne peut survivre.

La société capitaliste vit sous une immense perfusion monétaire sans créer les moyens de produire ce dont elle  a et aura besoin.

La réponse sécuritaire de la « loi sécurité » et son article 24 est une réponse des firmes multinationales et du système financier à l’aggravation de la crise, les violences et convulsion qu’elle engendre et le maintien de son "ordre". La solution à la crise réside dans la réponse aux besoins sociaux et aux immenses inégalités du système, réponse à laquelle le système et ses hommes ne peuvent répondre, car cela est en contradiction avec ses lois économique et à la morale découlant de ses lois économiques.

La réponse urgente et immédiate pour donner à la société les moyens de produire en qualité et en quantité en fonction de ces besoins tiennent à l’heure actuelle à deux reformes et une troisième dans la seconde, progressives et radicales :

- une loi de Sécurité d’Emploi et de Formation et de Revenus dont les producteurs ont besoin pour produire et nous tous pour consommer en qualité-quantité.

- Une réforme du système financier, de la région à la nation à l’Europe et au monde : production monétaire, crédit, Fonds d’usage de l’argent contrôlés démocratiquement par les élus, les salariés, la population (voir la revue "Economie et Politique").

-Droits nouveaux des salariés liés à leurs conditions de travail et de rémunération et à l’orientation, aux choix de production et d’échange. Une démocratie du citoyen étendue à une démocratie du producteur, du "pour qui, que et comment produire" à l’image d’une sécurité sociale  de la santé étendu à la production et au producteur.

Certes cela semble difficile à atteindre mais repousser cet objectif serait comme repousser un acte médical pouvant sauver un malade grave.

Tout rassemblement contournant ces objectifs ne peut être qu’illusion et déception et au bout enfoncement dans la régression de l’humanité et des personnes qui la composent. Il faut le répéter à l’encontre des grands communicateurs d’une gauche "relative", candidats et agitateurs, sans contenu concret de transformation ni de processus concret de transformation à inventer et créer à chaque pas.

Il faut poursuivre cette tâche difficile et c’est dans l’expression des mécontentements et des luttes que réside le chemin pour se rapprocher et atteindre ces objectifs limités certes mais immenses et ouvrant la voie à une autre type de société saine prenant le pouvoir sur l’argent sans rompre le mouvement des échanges humains qui nous permettent de vivre, mais en les modifiant en santé. L’abolition à terme de l’achat de la force de travail ne peut se réaliser que dans un processus en santé ne détruisant pas la production et l’échange. C’est bien dans les trois propositions ci-dessus qu’on peut imaginer et mettre en œuvre les conditions et le processus de ce dépassement.

Les convulsions de l’humanité et de son environnement ne peuvent que s’aggraver sans une nouvelle construction  en santé menée collectivement et démocratiquement par la contribution coopérative et solidaire des individus composant les entités humaines, du local au mondial, dans leurs diversités.

Le 29 novembre 2020 constitue une nouvelle poussée, un nouveau coup de semonce d’une nouvelle ampleur, qui rassemble au-delà des forces qui se sont rassemblées à partir du 5 décembre 2019, et une aggravation de la crise politique induite par une politique du capital et de politiciens de folie qui partagent son idéologie, qui ne répond pas aux besoins sociaux.

Pierre Assante. 30/11/2020 19:21:33.

(1) http://pierre-assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 14:43

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 07:19

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

LE "PROCESSUS DU PERE".

Article du 5 Juin 2006

 

1 Le processus. Il est courant de constater l’étonnement des humains devant la complexité d’un objet, particulièrement d’un objet humain. Certainement cet étonnement est légitime. Cependant il est pondéré si l’on considère chaque geste humain, « physique et pensée », comme la suite d’un processus commencé il y a bien longtemps après d’innombrable générations animales et humaines. Ce n’est pas que chaque fois que nous commettons un geste nous ressortons des ventres de nos mères, croissons et mûrissons. Mais il y a cette naissance, cette croissance et ce mûrissement inscrits dans notre geste nouveau. Mais ce geste nouveau n’est pas pré-déterminé, il est aléatoire et pour cette raison EST  un choix, un choix étant lui-même un geste aléatoire et une bifurcation où intervient une volonté collective et individuelle liés. C’est bien là à la fois l’illustration des concepts de processus et de déterminisme. Depuis des millénaire l’humain se heurte à cette idée de déterminisme, l’accepte et le refuse en même temps en s’apercevant qu’il ne peut échapper à l’anankè et pourtant que ce qu’il décide peut influencer le cours des choses. Voir Prigogine, l’espace temps, sa flèche, et ses bifurcations aléatoires et Arnaud Spire par la même occasion.

2 Le « processus du père ». L’accumulation primitive du village agricole en première instance puis de la cité-état donne la possibilité de concentrer et de spécialiser le travail artisanal au service l’accumulation et de la propriété privées. A travers cette spécialisation qui demande ces moyens, la femme perd l’usage des « techniques de pointes » dans leur quotidienneté, techniques dont sont issues les « concepts de pointe » qui nourrissent en retour les techniques et la production symbolique (double anticipation). Elle les perd aux profit des techniques acquises quotidiennes.On peut penser que les femmes, moins mobiles de par leur fonctions maternelles dans la communauté primitive, maîtrisent plus que les hommes et la conceptualisation des techniques de fabrication des objets et la conceptualisation abstraite qui en découle, et la création et l’usage des techniques. Dans la mesure où les techniques réclament plus de moyens, la concentration de ces moyens par l’accumulation primitive privée va donner un essor à leur complexification et le pouvoir à ceux qui vont la « financer ». La propriété privée va trouver à la fois sa justification, son efficacité et sa domination,  et l’aliénation qui en découle. Particulièrement en ce qui concerne la femme. L’artisanat « de pointe » va se masculiniser. Les oeuvres qui en découlent aussi. Ainsi la production symbolique va devenir un interdit masculin, que la femme brisera quelquefois (on ne peut interdire la conceptualisation à l’humain, le travail des opératrices -et opérateurs- des chaînes taylorisées le prouve), contournera toujours. Elle subira et subit encore cet interdit, malgré sa récente, réelle mais relative indépendance économique difficilement acquise et pas partout dans le monde et dans tous les milieux. Ainsi se construit et se perpétue « le processus du père » qui va se combiner et fusionner avec le pouvoir central qui devient abstrait parce qu’éloigné et intouchable. A tel point que dans la vision féminine elle-même, le modèle de producteur de symbolique reste majoritairement le père. S’ajoute ou s’imbrique à cela le rôle du complexe d’Œdipe. La domination paternelle sociale (et de violence organisée) y trouve un allié psychologique (qui se retourne ensuite aussi contre l’homme mâle), et vient percuter violemment la fusion originale maternelle (et de douceur) et le rôle séparateur global de la société. La division des domaines d’activité atteste la prégnance de cette division en matière de conceptualisation. Il est très intéressant d’observer à quel point l’art culinaire a développé ses propres symbolisations et concepts, les gestes et les résultantes qui y sont attachés, à la fois positivement et négativement.

Pierre Assante. lundi 5 juin 2006.

 

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 06:24

 

René MERLE. "CECI S’APPELLE L’AUTOMNE"

 

Ceci s’appelle l’automne

Ce matin n’en finit pas d’arriver
On le devine
Cependant il va sans dire on se sait vers quelles confluences
La grand cavalerie des rêves s’est arrêtée
Les étoiles ont fermé la porte
Il s’éclaire ici un ciel de craie de craie
Sans s’aventurer les arbres
Regardent
Mais pourquoi de quel usage
Ni plus ni moins exacte que par ailleurs
Et conséquente roule l’orgue du temps
On appelle cela l’automne
Prunelle de bois éteinte
Vieille statue peinte aux couleurs d’antan
Bleu et rouge bleu surtout et rouge
Voilà que des inconnus t’ont relevée des schistes
Non sans un frémissement
Convenables tournent les vols d’oiseaux migrateurs
Que leur importe cette roche humide désormais
Si vient la mer
Ouverte à mille regards indifférents
Bactéricide et longue à refroidir la vieille mer
On appelle cela l’automne
Au quai sont amarrés les espadons
La terre ne se languit plus
La terre travaillée de pensées mal connues
Qui veut savoir se penche au puits par exemple
Là-haut souffle un grand vent machinal
Et les acacias sont déjà nus
Longtemps je suis resté sur cette impression cassée
Des algues n’ont pas manqué de remonter à flot
Et même les papillons de nuit frappeurs de vitres
Voici les temps de l’abondance
Les pas de la nuit remontent au grenier
Quelque chose méticuleuse quelque rancœur tassée
Les vents coulis descendent la colline
Sans même gêner les genévriers tristes
Voici l’heure des toiles cirées luisantes
Les facéties doivent s’oublier
Les mots ne peuvent prendre que le sens dévolu

Suite sur le site de René MERLE : https://renemerle.com/spip.php?article1974

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 07:00

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

DONNER UNE AUTRE DIMENSION AU DEBAT POLITIQUE

 

Article d'Avril 2006

 

Dans tout acte humain, dans le travail comme dans toute activité, l’individu interroge ses propres valeurs. Il y trouve les motivations de ses actions. Mais cette diversité positive se dissout dans la valeur fétiche de l’accumulation privée, laquelle met au second plan la cohérence d’ensemble de la cité. Ignorer cela c’est aussi un effet de cette valeur fétiche.

Aujourd’hui où s’amplifient les révoltes, fièvres d’une maladie à laquelle le corps social réagit, jetons un regard sur nos actes, pour les poursuivre et leur donner d’amples objectifs. Le « retour de nos actes », c’est l’équivalent du « retour » pour le chanteur, qui lui permet, en  s’entendant chanter, de chanter juste, de chanter tout court.

Ce « retour de nos actes », ce regard qui nous permet de les voir de plus loin, de plus haut, collectivement, c’est ce dont nous avons besoin pour nous voir agir en conscience du monde tel qu’il est et tel que nous pourrions le vouloir et le faire.

Le capitalisme se transforme. Un fruit peut devenir pousse de végétal puis arbre. La transformation se fait effectivement à l’intérieur du capitalisme, stade ultime de la société marchande, et en particulier elle se fait dans le marché. Le marché, s'il fonctionne sur la base des dominations établies, il n'en est pas moins un échange, inégal, mais un échange. La bataille pour le pouvoir d'achat, pour l'échange équitable avec le Sud et à l'intérieur du Nord...etc.,  sont des éléments parmi les multiples qui indiquent la maturation du fruit. Mais rien ne dit aussi que le fruit ne pourrira pas, ni que la pousse deviendra un arbre....Un des éléments de la maturation, c'est nous, alors.......

Les débats politiques ont besoin de prendre en compte cette dimension, c'est-à-dire la dimension philosophique, qui ne rendra pas pour cela le débat éthéré, mais le dégagera des opérations politiciennes que nous concocte sans cesse l’élite dominante du capital. La dimension philosophique  du débat  peut être populaire tant est que nous voulions la rendre populaire.

Pierre Assante avril 2006.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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ENCORE SUR LE PROGRAMME DE GOTHA.

Capital et Travail

Ecrit le 22 juin 2008

 

Je réponds à des camarades qui me demandent : mais cette conception marxiste que tu développes n'est-elle pas datée ?

 

 

C’est, à mon sens,  une erreur commune de croire que le développement des services, la baisse relative du nombre de salariés occupés directement à la production et l’évolution des moyens de production qu’ils mettent en oeuvre, et enfin, l’augmentation générale du nombre de salariés, modifient l’essence du capitalisme.

L’autre erreur commune est de penser que la financiarisation, la mondialisation, l’informationnalisation  modifient aussi l’essence du capitalisme.

La production de la valeur, au sens capitaliste et de la réalité du capitalisme, société dans laquelle nous vivons, c'est-à-dire la valeur marchande, est soumise aux mêmes règles générales qu’au XIX° siècle.

Les lois du capitalisme ne sont pas des lois « physico-chimiques » mais des lois-tendances sociales. Elle sont issues d’une globalisation des échanges, elle-même conséquence des capacités économiques issues de la manufacture et de la grande industrie, elle-même issue du développement des sciences, de la mécanisation, de l’organisation nouvelle du travail correspondant. Ce ne sont pas des phénomènes séparés mais un processus global auxquels ces phénomènes appartiennent.

Le XIX° siècle est déjà le siècle de la globalisation et Marx l’étudie dans l’Angleterre, son système colonial et toutes les relations mondiales qui s’y rattachent. Les lois de la valeur découlent des conditions matérielles dans lesquelles les échanges marchands se développent. Toutes les lois sur les salaires, prix, profits, taux et baisse tendancielle du taux de profit qui en découlent sont en action aujourd’hui et plus encore qu’autrefois parce que la suraccumulation du capital est encore plus grande. [Parenthèse : Et parce que la suraccumulation entre en contradiction « supplémentaire et première» avec une phase nouvelle qui ouvre la possibilité de centupler les capacités productives (non mises en œuvre) par l’automation généralisée, non de la vie, mais de la grande production. C'est-à-dire de conditions de production dont l’abondance dépend non de son usage privé mais de son usage généralisé à et par tous. A un tel développement économique correspond, dans un même processus la capacité de l’humanité d’être la conscience de la nature sur elle-même et sur ses propres capacités de développement (ou de destruction). De cette contradiction découle aussi l’incapacité de plus en plus grande du capital à s’adapter et des marges de manœuvres revendicatives de plus en plus étroites]

Pour en revenir à l’économie, Marx effleure déjà dans « le capital » la question de la financiarisation. Il l’effleure, mais en dit déjà beaucoup plus que la plupart d’entre nous.

Et c’est en ça que nous devons repenser au programme de Gotha. La plupart de nos interventions sur ce site et ailleurs, posent des questions justes, font des propositions judicieuses, mais tombent dans le même travers : l’expérience partielle des uns et des autres et une absence de synthèse découlant de connaissances partielles, limitées, des lois de notre société. Cela peut faire un bilan sur le parti, sur la société, mais pas un programme de transformation.

Le programme de Gotha est celui de la naissance de la social-démocratie à la fin des années 1800, c'est-à-dire du mouvement ouvrier issu du mouvement marxiste naissant. A cette différence près qu’il n’est pas marxiste. Sont marxistes dans le mouvement ouvrier : des secteurs, des personnes, des moments. Mais jamais, y compris dans les partis communistes, les programmes ne se détachent entièreement des conceptions générales du programme social-démocrate de Gotha.

Les programmes politiques « ouvriers » et « de gauche » ne se sont jamais détachés complètement jusqu’à nos jours des conceptions générales du programme de Gotha parce qu’ils s’en tiennent à une critique superficielle de l’économie politique. Aucun ne réussit ni ne tente vraiment de poursuivre l’effort d’éducation pour l’action sur le capital qu’a été le travail de Marx, Engels, et par la suite d’un certain nombre de groupes et d’individu.

Cette absence ou insuffisance d’éducation conduit chaque salarié à imaginer le travail, son travail à travers une vision partielle de la réalité de la production. En ce sens, le paysan non industriel possède une vision relativement et localement plus globale de son activité, lui qui à la fois produit et consomme une partie de sa production. Quel peut être aujourd’hui la conscience du rapport entre la production et la consommation pour un salarié qui ne perçoit directement autour de lui qu’une fraction réduite, mutilée, de l’activité globale de production. De plus dans un pays développé il percevra majoritairement l’activité salariée comme une activité de service ou de commerce au sens le plus étroit qui soit. Perception accentuée par l’accélération des concentrations comme des délocalisations vers les pays émergents en particulier.

La critique du programme de Gotha par Marx porte sur la conception comptable, réduite, étroitement empirique de la production qu’ont les organisations du mouvement ouvrier à leur origine, puis aussi,  nous pouvons dire avec le recul, des partis communistes et ouvriers qui en sont issus.

Il ne s’agit pas de jeter aux orties le magnifique travail des organisations ouvrières, démocratiques, populaires pendant ces deux siècles. Les immenses affrontements de classe qu’ils ont menés, auxquels ils ont répondu, « chez eux » et dans le monde. Au contraire il s’agit de sortir de leur tare d’origine et de leurs limites actuelles parce que les conditions existent pour aller au-delà des concepts généreux, mais limités par des connaissances et des conditions limitées. Une transformation sociale allant au-delà d’une démocratie bourgeoise en perte de vitesse et en crise profonde ne peut que s’appuyer sur une généralisation de la diffusion et du débat de tous les citoyens sur les concepts de libération du travail et des lois qui en dépendent. Et à partir de là sur une organisation du travail dont la cohérence globale dépend de la cohérence de l’activité de l’individu et vice versa. Bien sûr toute société est traversée par la multitude des diversités humaines. Il s’agit d’une cohérence, pas d’une « mécanisation » de l’individu. C’est d’ailleurs le capitalisme dans sa phase actuelle qui contraint l’individu à un mimétisme généralisé et à une créativité brimée. Ce petit article n’a pas la prétention d’aborder le texte global et l’étude d’ensemble du « capital » de Marx et encore moins des évolutions actuelles du capital. Pour ces dernières je conseille à chacun deux article de l’HUMA : « le numérique, une révolution en marche » du 20 juin 2008 sur ce que deviennent les outils de travail et de la production et les innovations qu’ils appellent en matière transformation sociale ; et « en finir avec les déserts politiques dans l’entreprise » du 13 juin 2008, pour ce que la transformation implique en matière d’organisation politique.

Traiter séparément les institutions ou l’écologie ou le droit du travail ou l’anthropologie consiste à faire une erreur composée et non une synthèse. Marx usait de cette expression au sujet de Proudhon.

Un certain nombre de camarades travaille ces questions. Il ne s’agit pas d’abandonner le quotidien pour la formation, mais de mettre la formation au service du quotidien.

Pour ma part je suis disponible, avec l’accord de la fédération d’apporter ma contribution auprès des cellules et des réseaux à ce débat.

Pierre Assante, le 22 juin 2008

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 07:33

 

"...Pour éviter des malentendus possibles"

 

EXTRAIT :

"….Pour éviter des malentendus possibles, encore un mot. Je n'ai pas peint en rose le capitaliste et le propriétaire foncier. Mais il ne s’agit ici des personnes, qu'autant qu'elles sont la personnification de catégories économiques, les supports d'intérêts et de rapports de classes déterminés. Mon point de vue, d'après lequel le développement de la formation économique de la société est assimilable à la marche de la nature et à son histoire, peut moins que tout autre rendre l'individu responsable de rapports dont il reste socialement la créature, quoi qu'il puisse faire pour s'en dégager.

Sur le terrain de l'économie politique la libre et scientifique recherche rencontre bien plus d'ennemis que dans ses autres champs d'exploration. La nature particulière du sujet qu'elle traite soulève contre elle et amène sur le champ de bataille les passions les plus vives, les plus mesquines et les plus haïssables du cœur humain, toutes les furies de l'intérêt privé…..

Segui il tuo corso, e lascia dir le genti !" [Citation de Dante}

Préface du livre 1 de "Le Capital" . Karl Marx. Londres, 25 juillet 1867.

 

Article "La classe ouvrière existe-t-elle encore..." : http://pierre-assante.over-blog.com/2020/11/la-classe-ouvriere-existe-t-elle-encore-article-du-1er-novembre-2008.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 06:00

 

La classe ouvrière existe-t-elle encore et a-t-elle perdu ses capacités supposées dans la theorie marxiste ? aRTICLE DU 1ER NOVEMBRE 2008.

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

La classe ouvrière, en tant qu’élément « producteur direct de valeur marchande », et le salariat dans toutes ses composantes, comme le pensait Marx :

- ont-t-ils acquis les capacités d’exercer une hégémonie dans la direction, les sens, d’un processus social développant les forces productives (au sens strict et au sens large) capable de libérer les forces créatrice de l’être humain du travail contraint, de poursuivre le processus de constitution de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même ?

 - si ils ne les ont pas acquises, conservent-t-ils les capacités de le faire ?

Devant l’emprise apparente du capital sur le processus « matériel et moral » du mode de production dans toutes ses activités et composantes, la tendance est de répondre NON. Et de rechercher ainsi ailleurs et autrement les voies du progrès social.

Il y a une autre réponse : ce n’est pas parce que cette hégémonie a fait « faillite » que la socialisation de la production ne se poursuit pas, ni que les luttes ouvrières n’ont pas contribué à cette socialisation. Car il y a bien intrication de plus en plus développée, généralisée, de l’activité humaine au niveau local et mondial, dépendance de l’espèce  humaine à l’espèce humaine, à travers la production-distribution des subsistances, ses techniques et sa gestion.

Ni que l’histoire s’arrête à cette faillite. Si l’on considère l’histoire humaine sur le long terme, il est certain qu’on va trouver des éléments du processus qui infirment ce concept de faillite parce qu’ils contiennent la maturation des capacités du travail à gérer la transformation sociale.

Il y a au contraire une contradiction de plus en plus profonde entre cette socialisation et sa gestion soumise à la loi du profit, à la mesure quantitative de la valeur par le capital, et une distance de plus en plus grande entre les besoins qui se développent, les capacités de les satisfaire, et le réel ; entre leur croissance, les potentiels et le réel.

Une seule hypothèse peut infirmer ce concept de processus de maturation et d’éclosion de ces capacités : c’est l’arrêt du processus, du mouvement, c'est-à-dire la mort pour diverses raisons que nous n’allons pas inventorier ici.

Par contre le concept de processus de maturation des capacités du travail à gérer la transformation sociale contient celui de nécessité et de liberté dans leur unité contradictoire qui s’oppose à celui de prédétermination en matière religieuse et de déterminisme en matière philosophique. Un processus, c’est un mouvement comportant un aléatoire qui se constitue dans « une » matière infinitésimale à laquelle la physique n’a pas encore accès, même si par empirisme elle peut être hypothétisé, et en sociologie se résumer par le choix humain,  par le « débat de valeur » d’Yves Schwartz, dans l’unité de l’activité humaine.

Je reviens au concept d’une précédente contribution : Si la crise est devenue si profonde et si rapide ces derniers temps c’est parce que ces lois-tendances du capital entrent en collision avec un développement nouveau et immense des techniques liées à l’informatique, et la production et gestion mondialisée qui en découlent. Et parce que, la minorité dominante conservatrice du mode de production,  dressant un barrage illusoire à cette tendance, en particulier en freinant le mouvement social et de libération, c’est brutalement que le phénomène peut se produire et se produira.

Ce barrage illusoire l’est au sens qu’il n’empêche pas le mouvement, le processus. Mais il en modifie les trajets, les bifurcations, mais non la « destination », tant qu’il y a mouvement, sachant, pour notre part, que c’est un processus dans le processus global dans lequel il y a cycles, morts, et morts en tant que transformation du cycle et du mouvement en spirale, pour reprendre l’image, la métaphore marxienne.

Mais il l’est aussi réellement au sens où il « empêche » un objectif « probable » sous sa forme historique du moment, mais pas en tant qu’ « achèvement » en mouvement.

Il faut aussi noter que l’image de bifurcation est une représentation du processus social, représentation limitée de la complexité d’un mouvement social qui contient du physico-chimique, du biologique, mais en aucun cas, en tant que processus humain ne se limite à eux, le social étant une organisation « d’ordre supérieur » de la matière.

Ainsi toute période sociale de type « barrage », pour poursuivre la métaphore, s’accompagne du même type de réalité, de barrage, dans le domaine idéologique. Ceux-ci s’expriment dans la philosophie, dans la religion, qui délaissent un moment ce qui a constitué en eux la recherche de vérité de l’humanité.

Le déterminisme en fait partie. Et en matière de déterminisme, la puissance d’une domination suprême idéelle non matérielle de même.

Pourtant, il n’y a pas incompatibilité pour un croyant, de quelque religion que ce soit de considérer qu’il ne peut se comporter vis-à-vis de la matière qu’en tenant compte des lois qui la régissent et de l’activité de recherche qui les poursuit en ce qui concerne la seule question qui se pose à l’homme : résoudre les problèmes qui lui sont posés par son moment historique en tant que représentant de l’espèce. Car il ne peut se substituer à une entité qu’il n’est pas, sinon en tant qu’élément d’une entité « globale » ; et les problèmes « existentiels » ne sont pas indépendants de la réalité historique du moment, ils en découlent.

Je me répète : L’individualisme forcené du capital c’est l’expression du rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, des besoins, et libérer l’activité du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

L’athéisme ne peut constituer que la négation de l’idéalisme philosophique. En aucun cas il peut constituer la négation de la négation, le dépassement de l’idéalisme. Le dépassement de ces représentations mutilées de la réalité tient dans notre capacité à rompre le fétichisme que la marchandise induit, que seule la transformation du mode de production peut réaliser. Car on ne peut transformer la matière en la fractionnant mentalement, c'est-à-dire en pensant pouvoir agir que sur une part, un élément d’elle-même, ou plutôt en refusant de la considérer dans sa totalité, donc de cette réalité que constitue le moyen « matériel » de produire nos subsistances « matérielles et morales ».

Peut-être faut-il avoir un peu plus recours à « l’Anti-Dühring » et à d’autres réflexions marxistes de ce type comme « Matérialisme et empiriocriticisme » de Vladimir Oulianov. Il faut se rappeler que ce dernier ouvrage répondait à l’entrée dans le Parti Bolchevik de courants se réclamant en parole des idées de classe ouvrière, marxistes, mais les réfutant dans l’unité de la pensée et de l’action (vous voyez, avec le vocabulaire idéaliste dont nous disposons, il est difficile de ne pas séparer les deux, même en insistant sur leur unité).

Je reprends une intervention précédente : Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

Ce n’est pas parce que le mouvement Bolchevik a failli que la pensée communiste est devenue obsolète. Il faut toujours replacer un moment du courant de pensée, de « penser », dans son histoire. C'est-à-dire ses conditions matérielles. A court terme et à long terme. Pour en tirer des avancées nouvelles.

Je reprends encore une intervention précédente : Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment de son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition de ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante, 1er novembre 2008

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 06:00

 

 

VALEUR. Article du 18 juin 2010.

 Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

Tant que nous ne reconnaîtrons pas en nous-mêmes une conception de la valeur* qui est celle du capitalisme, nous conserverons une vision religieuse de l’Humain. Nous ne pourrons pas construire une transformation personnelle et du monde qui réponde au besoin social urgent et vital des valeurs sans dimension.

Cela est valable dans tous les milieux sociaux, mais c’est encore plus grave dans le milieu intellectuel à qui a été « confié » le rôle de porte-parole des sans parole, et qui l’utilisent où pour renforcer la conception et la réalité dominantes de la valeur, où pour les combattre, ce qui est autrement plus difficile car cela met en péril la reconnaissance de son statut au titre personnel et collectif.

  A la différence des travailleurs intellectuels, des « travailleurs de la pensée », les salariés classifiés du « T.N.Q. » (Travail [dit] non qualifié, qui n’existe pas) vivent directement inconsciemment ou consciemment une situation de contestation au quotidien qui se traduit dans leurs luttes alimentaires de par cette absence de parole qui les cantonne encore plus à cet alimentaire élémentaire. Mais pas si élémentaire que ça : « tous nus on nous enterre » disent les Canuts, hautement qualifiés en outre.

  Ce qu’il y a de commun, il me semble, entre Marx et Canguilhem **, ou Bourdieu etc. (Que d’aucuns classent dans les néo-marxistes), c’est leur effort pour combattre les valeurs marchandes et leurs correspondances dans la pensée. Cela est plus important qu’un jugement sur le marxisme de l’un et de l’autre sur l’autre ou sur lui-même, même si le travail intellectuel de Marx conduit à la critique de l’économie politique, critique mise au service de la santé humaine, ce qui est essentiel.

  Il y a dans la « recherche fondamentale » aussi l’hésitation permanente et paralysante qui nous conduit à un phénomène de balancier entre besoins dits matériels et besoins dits spirituels et de fait à la négation des besoins humains dans leur totalité et complexité dont la pensée est l’outil, que le galet aménagé, comme l’organisation d’un travail agricole, ou artisanal, ou numérique de l’activité industrielle…ou musicale ou…sont la cristallisation mouvante dans le processus historique.

  Il y a deux méthode pour vivre en santé, et c’est deux méthodes sont une à condition qu’on ne les sépare pas ce qui est le cas dans l’inversion de l’échange qu’est Argent-Marchandise-Argent’:

-poser le besoin humain de solidarité et la solidarité du besoin humain.

-poser le besoin de concept et le concept de besoin.

  Poser le concept comme généralisation de généralisations dans les limites humaines de perception  et  de syncrétisation puis synthétisation de Canguilhem comme de Marx et de chacun d’entre nous.

  La déification de l’Homme comme d’humanisation de Dieu, progrès de la société marchande dans son mode d’échange et de production est cependant une dichotomisation de la pensée correspondant, reflet et réalité de cette inversion dans le cerveau humain.

  L’humain dans le cosmos et le cosmos dans l’humain méritent mieux que cette réduction à la marchandise qui est vraiment la violence atroce des contraires qui se réalisent dans l’indifférence et la négation du travail en tant qu’activité, dans le processus d’humanisation de la nature et de naturalisation de l’homme, conscience de la nature sur elle-même en processus.

  Violence qui n’est pas que morale et symbolique mais se montre par exemple dans le travail des enfants pour satisfaire aux besoins de la « concurrence » des pays en voie de développement et ailleurs et dans la réduction de l’homme à la réification, à la mécanique, partout.

  Les capacités de développement quantitatives et qualitatives des forces productives sont un objectif humain matérialiste ni au sens mécaniste ni au sens péjoratif, mais au contraire une possibilité de réalisation de la pensée humaine de la plus haute signification qui soit donnée. La hiérarchie entre matérialisme et spiritualité est bien le reflet de la conception marchande de la valeur. C’est fossiliser la valeur en tant valeur marchande en tant que mesure quantitative de l’échange au détriment de la valeur en tant que valeur d’usage, laquelle aspire en nous au  retour à sa qualité de valeur d’usage qui a été l’outil du développement initial de l’humanité et à laquelle les  techniques de la révolution scientifique et technique ouvrent des voies supérieures.

Nier le rôle des techniques, c’est nier la pensée et c’est nier l’homme, c’est ce conservatisme qui veut immobiliser le temps et les qualités acquises au même sens que la Bible considère la création du monde comme un objet fini aux qualités immuables ; l’homme étant le seul élément  bon ou mauvais, comme si la bonté était une chose en soi et non un mouvement en tant qu’acte en fonction d’un milieu et de son histoire ; comme un acte, un mouvement personnel isolé du processus social et de la nature dans sa totalité.

  « Ils se croient l’auteur de leurs œuvres » disait Rimbaud. « Je est un autre ». Ne pouvons-nous faire aussi bien plus d’un siècle plus tard ? Oui et non. Plus la qualité marchande de l’activité se développe et moins un autre concept de l’échange est difficile. Plus la qualité marchande de l’activité se développe, plus les contradictions dans le développement humain induisent un besoin de transformation de cette qualité. Les tenants du libre arbitre dont je suis voient donc une ouverture immense et nouvelle dans l’action collective ou chacun intervient. C’est tout à fait différent d’un libre arbitre qui place la personne hors des dépendances et des solidarités, que nous devons exercer, même à notre corps défendant.

  Ainsi s’exercent les contraires dans la nature, la société et en chacun de nous. Les résultantes collectives des actes personnels sont imprévisibles, mais l’aléatoire n’est pas exempt de directions. S’abstraire de direction c'est s’abstraire de la vie, tendre à être un mort vivant, même si dans un premier temps, cela peut paraître échapper aux horreurs humaines. Vivre en santé ce n’est pas partager les horreurs mais agir contre les horreurs dont les jugements de valeur (d’usage) n’excluent ni les erreurs ni les volontés contre la santé qui sont aussi des actes éléments d’une résultante.

  Les jugements de valeurs n’ont rien d’une appartenance ou non à une « sainteté ». Elles répondent à diverses façons du corps-soi de répondre à un besoin humain déterminé à la fois par la place aléatoire de l’individu dans un contexte de la nature et de la société. Je n’emploi quasiment jamais l’expression et le qualificatif de naturel car il sous-entend trop un contenu trivial d’état et qualité immuable de la société et de l’homme.

  Le marxisme a énormément contribué à une vision de l’humain en tant qu’élément libre de la nature, malgré ses avatars qui n’ont pas été induits que par des volontés particulières, mais aussi par un état du développement humain là où des hommes s’en sont réclamés sans en avoir les capacités de tous ordres. Le jugement de valeurs constituant à juger en fonction de ce qui a été acquis après que les conditions historiques aient été transformées est d’une grande naïveté intellectuelle, dont l’anachronisme n’est pas la seule absurdité. Et cela vaut pour les jugements idéalisés comme diabolisés d’un moment historique. Et vice versa, puisque dans ce cas il s’agit et de minimiser les horreurs soit « d’un côté » soit de « l’autre » et je n’entre pas dans des exemples compte tenu de la mauvaise foi que cela peut quelquefois déclencher.

  Mais quand même : l’assimilation à la dictature stalinienne de la fameuse « dictature du prolétariat » de Marx ou « l’hégémonie de la classe ouvrière » ou du salariat de Gramsci (expression induisant moins de confusion par rapport à l’état des consciences non encore sorties des monarchies), conduit à la condamnation des luttes des salariés, par les tenants des salariés comme par leurs adversaires et signe bien l’état de régression relative des consciences en matière de jugement de valeur marchande et d’usage. Pour les uns et les autres.

  « On travestirait grossièrement la théorie marxiste des superstructures (Et l’on aurait beau jeu, ensuite,  de la rejeter avec mépris) en imaginant que selon les marxistes une œuvre littéraire reflète immédiatement, par son contenu explicite, la structure économique et sociale de l’époque où elle a pris naissance : comme le souligne fortement Marx, c’est « sur le terrain des idéologies » que les hommes prennent conscience des transformations de la base économique. Et Engels allait dans le même sens lorsqu’il faisait remarquer que tous les grands changements sociaux du passé n’étaient parvenus à la conscience de ceux qui les avaient vécus qu’à travers un tissu d’illusions religieuses ». On voit à cette petite mais forte citation de Jean jacques GOBLOT de son introduction de 1967 à « Prométhée enchaîné » d’Eschyle, que les déformations de « l’esprit » du marxisme (de ce que l’on a attribué au stalinisme, mais qui est en général une maladie infantile du communisme, mais qui a eu des effets tragiques), ne sont pas dénoncées d’hier. C’est une découverte naïve que de répéter ces critiques des décennies plus tard, sans s’apercevoir qu’elles ont été censurées par les médias pour des raisons de lutte de classe d’abord et avant tout. Dans la métaphore de la « table qui danse sur ses pieds » quand de valeur d’usage elle devient valeur marchande (Capital, Livre I) on peut trouver l’illustration de ce qu’est le marxisme  avant d’avoir subi  les simplifications et les schémas dont le militant ouvrier usait au quotidien dans les luttes ; luttes qui, on aurait tort de l’oublier ont quand même conduit aux conquêtes sociales dont nous usons dans notre quotidien, mais qui n’ont pas atteint les objectifs d’une transformation qualitative de la société tant que les conditions matérielles et morales ne sont pas réunies. Et ce n’est pas faire du déterminisme que de dire cela, c’est ouvrir la réflexion et l’action sur les possibles  des concepts du devenir.

  La « dictature du prolétariat » c’est « la Commune de Paris » disait Engels. C’est la poursuite de la Commune de Paris des Fédérés*** de 1871, et reprise et quelquefois anticipées dans plusieurs autres cités, étouffée dans le sang de dizaines de milliers de fusillées et déportés ****.

  La Commune…..

Pierre Assante, 18 juin 2010.

  *Pour plus d’information sur ma conception de la crise de la valeur, que je ne peux développer ici, voir sur mon site http://pierre.assante.over-blog.com/ : « La métamorphose du travail » et « L’indifférence ».

** Canguilhem " Le normal et le pathologique", les commentaires d’Yves Schwartz et de Xavier Roth et les commentaires et colloques dont il fait l’objet dans le milieu ergologique.

**** « Comme un espoir mis en chantier, ils se levaient pour la Commune en écoutant chanter (Clément et) Potier…C’étaient des ouvriers qui se firent Mobiles, c’étaient des artisans qui se firent Moblots » Jean Ferrat, 1971.

**** Voir la lettre de Marx à Weydemeyer (1852)

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 07:32

 

 

 

Ecrit le 12 juin 2010. LA NATURE DE LA CRISE ACTUELLE.

 

 

La nature de la crise actuelle et comment transformer le mode de production.

 

le Rôle de « l’ergologie »  en tant qu’etude et organisation du travail comme activite humaine dans sa totalite.

 

Bien qu'ayant évolué sur le contenu général de ce texte, je le conserve en tant qu'étape de réflexion.

 

 

Ce que je suis et sais, du moins je l’espère, c’est sur la qualité de la crise que nous traversons. C’est n’est ni la crise de 1858 ni celles du XIX° siècle en général ni celle de 1929. Celles-ci sont des crises de suraccumulation de capital dans une société industrielle de main d’œuvre avec des marchés internationaux à base nationale, intérieure.

Celle que nous traversons à d’autres qualités :

1 l’industrie est arrivée à maturation des techniques informationnalisées de production et de gestion qui démultiplie les capacités de production, donc les capacités de suraccumulation.

2 En conséquences les systèmes d’automation réduisent (relativement, sinon nous serions dans un autre mode de production) la part de la main d’œuvre sur laquelle se réalise le taux le profit.

3 les différentes formes de moyens de production coexistent mais les industries de main d’œuvre se déplacent vers les zones à bas coût de main d’œuvre.

Mais ces zones de bas coût de main d’œuvre tendent à développer les forces productives, à développer elles-mêmes la suraccumulation, la forte baisse tendancielle du taux  de profit des zones de techniques développées.

4 les capacités informationnelles de gestion ont déstructuré les marchés nationaux et ouvert des capacités de gestion internationales des monopoles industrialo-financiers qui leur permettent, par leurs moyens propres comme par l’intermédiaire des Etats et des institutions internationales d’utiliser à plein l’ensemble de ces caractéristiques du capitalisme du XXI° siècle.

5 La reconversion et le détournement de 2/3 du capital industriel en capital financier qui ne naît pas de rien mais du profit industriel est ainsi le fruit de ces éléments et du besoin du capital de se revaloriser en s’appuyant sur l’ensemble de ces techniques nouvelles et en s’auto détruisant lorsque cela lui est nécessaire.

6 Cette inversion de l’échange de M-A-M’ à A-M-A’ (A=argent, puis transformation de cette marchandise commune d’échange ARGENT en capital. M= marchandise) envahit notre inconscient et notre mode de vie « calqué » sur notre mode de production et provoque l’inversion de notre conscient. C’est sur cet aspect que l’ergologie attaque le plus souvent le mode de production. La disparition de la parité avec l’or achève cette inversion objective et subjective et par la même l’obsolescence de la mesure de la valeur.

7 ainsi, les marges de manœuvre d’un marché de main d’œuvre des années 45-70 se sont restreinte et pour le capital et pour le salariat, et cela restreint quasiment à rien les compromis de classe qui ont conduit et contraint le patronat par exemple au programme du CNR ou aux augmentations salariales de 1968 par exemple.  Mais aussi, et cela se tient, parce que l’un  a trouvé la solution pour renflouer pour un temps (mais on voit que ce temps s’épuise) la baisse tendancielle du taux de profit, l’autre parce son organisation locale (insuffisante mais qu’il faut protéger) ne répond plus aux niveaux géographique, technique et politique pertinents. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas développer le niveau national existant.

Cette réduction à sa plus simple expression des marges de manœuvre induit des conséquences mortelle pour une ergologie qui se cantonnerait au travail de consultant. Les progrès de ce dernier dans les dernières années est fortement menacés par les éléments nouveaux de la crise.

Il y a donc lieu de se demander si le développement de l’ergologie et de la consultation ne devient pas intimement lié, et plus que jamais à l’action syndicalo-politique et je dirais même mieux aux progrès de l’ergologie sur le champ de la philosophie et de l’anthropologie, ce qui ne déplairait pas d’ailleurs aux ergologues qui agissent pour l’interpénétration (mais pas la fusion) de tous ces champs de recherche et d’action qu’ils recherchent et comme progrès de leurs science et comme outil pour agir sur la société.

Un  des champs privilégiés de ce contact syndicalo-politique de l’ergologie est à mon avis le contact avec les luttes ouvrières dans les sites de production menacés et leur contact entre sites de production pour des "contrats" de type nouveau directs, locaux, régionaux, nationaux, mondiaux d’échange du travail échappant à la mesure quantitative de la valeur propre à l’échange marchand millénaire dans sa forme la plus avancée, le capitalisme informationnnalisé et mondialisé.

Ce type d’action, qui aiderait de plus à la constitution de luttes et d’organisations démocratiques internationales du travail, serait déjà une relative et grande nouveauté pour l’action et les organisations syndicales et politiques.

Mais Bien sûr ce type d’action ne doit pas être sacralisé. Il doit compléter toutes les autres tentatives tendant à « l’entrée » de la société dans les valeurs sans dimension mises en avant par l’ergologie et que l’on retrouve aussi dans les projets de taxation des capitaux, des crédits démocratisés favorisant « l’emploi », la production et les services, mais qui ne sont que des solutions transitoires à la mode des Necker (je ne suis pas en train de traiter de Necker les économistes de gauche et « anti-libéraux) d’aujourd’hui avant une transformation radicale du mode de production et d’échange.

Il n’est pas question pour moi ici de couper l’herbe sous les pieds du débat sur l’intervention ergologique. Mais d’apporter à ce débat un angle d’attaque supplémentaire et personnel peut-être, qui peut, il me semble lui être utile.

Si je dois faire une conclusion lapidaire, ce n’est plus « pluS de justice sociale » qui peut répondre au déblocage de la circulation du capital, donc des échanges humains, mais l’égalité de l’échange du travail qui est celle du retour à la « visée » (comme l’on dit aujourd’hui) des Canuts de Lyon : l’hégémonie du producteur vers la disparition des classes sociales (des classes, pas des personnes et de leurs talents). « …Nous en tissons pour vous grands de la terre mais nous pauvres Canuts, tous nus on nous enterre…. Mais notre règne arrivera quand votre règne finira ». Si « l’on » pense que les Canuts n’existent plus, il faut bien chercher dans le monde et ici même, et l’on s’apercevra qu’ils ne manquent pas, qu’il y en a à profusion dont les produits aussi à profusion emplissent nos super marchés.

Pierre Assante 12 juin 2010

Pour plus d’information sur ma conception de la crise de la valeur, que je ne peux développer ici, voir sur mon site http://pierre.assante.over-blog.com/ : « La métamorphose du travail » et « L’indifférence ».

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 14:06

 

 

Pierre IVORRA.

 

"Changer de civilisation

 

en

 

éradiquant le chômage"

 

L'Humanité. Chronique du 25 novembre 2020

 

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http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:46

 

 

 

A PROPOS DU "revenu de base ou universel".

 

Catherine MILLS :

 

la bagarre contre le coût du capital.

 

L'humanité. 24 novembre 2020.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:03

Pourquoi le télé- travail n’est ni une réponse immédiate, ni une réponse durable à la crise sanitaire.

Ce que nous acceptons aujourd’hui préfigure les règles de demain.

 

PAR MURIEL TERNANT. 24 NOVEMBRE 2020

Lors du premier confinement, le discours sur le jour d’après a pu fonctionner comme l’illusion que l’arrêt brutal d’une grande partie des activités humaines ne serait qu’une parenthèse au terme de laquelle le temps serait venu de construire ensemble une nouvelle société qui saurait nous prémunir des risques liés à la pandémie de covid-19.
Avec le deuxième confinement et les hypothèses les plus extrêmes sur l’installation dans la durée de limitations importantes des déplacements et des regroupements humains, l’illusion vole en éclat. Ce que nous acceptons aujourd’hui préfigure les règles de demain.
Il est donc plus que temps d’opposer à cette gestion de crise autoritaire et inefficace des réponses cohérentes qui doivent elles aussi pouvoir fonctionner à la fois de manière immédiate dans le contexte pandémique et dans la durée.
Le recours massif au télé-travail ne fait pas partie de ces solutions. Dans la durée c’est évident, il contribue à atomiser les collectifs de travail, et véhicule à tort l’idée que les activités pourraient être segmentées, individualisées à l’extrême. Les salariés de tous secteurs font pourtant massivement l’expérience inverse et exigent de plus en plus la cohérence de leurs activités, le pouvoir sur l’organisation du travail. Contre
une nouvelle taylorisation du travail, il faut opposer le besoin de d’échange, de délibération, de confrontation, de pouvoir collectif sur les critères de qualité du travail.
Mais dans la perspective de limiter les contacts pour ralentir la propagation de l’épidémie, le télé-travail n’est pas non plus une réponse satisfaisante.
Nul ne prétend arrêter toute forme de contact humain car des secteurs d’activité demeurent essentiels : santé, éducation, alimentation,… Comment peut-on s’accommoder d’une situation, même temporaire, où certains métiers seraient mobilisés pendant que d’autres seraient confinés ? Ce n’est pas juste pour les salariés, c’est source de division dans le monde du travail, c’est source d’incohérence et cela permet d’éluder la question des protocoles sanitaires à mettre en place sur les lieux de travail et dans les transports, comme le montre douloureusement la situation dans les écoles et les transports en commun des métropoles. La baisse d’activité rendue nécessaire par l’état de l’hôpital public et de la filière sanitaire doit être générale, applicable à tous les secteurs, à tous les métiers, de la même manière, avec des rotations entre travail et non travail, des rotations entre travail et formation.
Ces mesures durables doivent être accompagnées d’une protection particulière des personnes vulnérables, souvent celles qui ont des métiers physiquement difficiles et pourtant essentiels, celles qui n’ont pas accès à un système de soins devenu trop cher, qui sont les plus exposées au risque d’une forme grave de la maladie. Elles doivent être temporairement dispensées de travail.
C’est ainsi que l’on fera mieux accepter la nécessité des gestes barrières. Car il ne s’agit pas de se priver de toute forme de lien social mais de
créer les conditions de contacts sociaux sécurisés car ils sont tout aussi vitaux que peuvent l’être le pain et l’eau.
Les mesures coercitives, déshumanisantes, clivantes, incohérentes, n’appellent pas à la responsabilité mais au mieux à la subversion, au pire à des replis destructeurs. Elles sont contreproductives.

https://enavantlemanifeste.fr/2020/11/24/pourquoi-le-tele-travail-nest-ni-une-reponse-immediate-ni-une-reponse-durable-a-la-crise-sanitaire/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 07:31

 

DOMINATION(s)

 

Nous sommes au temps de le redécouverte de la domination par les dominés

-Domination sexuelle

-Domination masculine et usage de soi par l'autre, né dans la division du travail paléolithique et sa permanence (l’héritage social objectif et subjectif),  dans les autres modes de production et d'échange.  Accaparement masculin artisanal des techniques du matriarcat pour l'accumulation privée

-Domination religieuse et idéologique et médiatique

-Domination financière et monétaire

-Domination nationale internationale mondiale

-DOMINATION DE CLASSE, capitaliste (bataille de la plus-value ET crise systémique : Taux de profit mondial en crise dans sa baisse tendancielle en relation avec la croissance du capital constant dans le capital total) RECOUVRANT L'ENSEMBLE.

 

Usage à contresens de la productivité pour le taux de profit contre le salariat, la population et leur milieu, les besoins sociaux, la Terre.

 

Les peuples des puissances capitalistes avancées et dans ces peuples, les couches moyennes alliées (jusqu’à présent) au dominants font de nouveau connaissance, c’est-à-dire reprennent conscience de la domination par les effets de la domination sur leur vie quotidienne.

 

Plusieurs élections de suite gagnées par la gauche en Grèce contre la politique et la domination financière, libérale, du capital, de l’organisation mondiale du travail, par les Firmes Multinationales,  l’EU, le FMI, le dollar, et la capital USA en sommet de pyramide.

Plusieurs élections dans lesquelles les couches moyennes basse et-ou supérieure se rallient en grande partie aux milieux populaires, au salariat producteur des richesses nécessaires à la vie humaine.

Et la défaite…  L’expérience de la Grèce, et celles qui commencent ailleurs, au Chili par exemple, est la première expérience à mener au bout, au niveau de toute d’UE et au niveau mondial.

Utopie ? Pas plus que toutes les grandes réalisations sociales auxquelles on ne croyait pas jusqu’au moment où elles se sont réalisées.

Les protestations latentes (traditions révolutionnaires avancées) comme en France ou en Belgique sont d’un haut niveau syndical et politique, malgré la faiblesse des partis du travail (terme générique) frappés par la mondialisation libérale, capitaliste, dans les revendications et dans les contenus de transformation en difficulté. C’est ce qui pèse pour donner un contenu transformateur au niveau des contradictions du marché de l’emploi-travail, et de tous les marchés (outre le marché du travail, marché des biens de consommation, monétaire, international) en crise liées à la crise systémique suraccumulation-dévalorisation du capital.

 

Cependant la société est, relativement, ici, plus sur le « sociétal » et ne rejoint pas assez le « social », et les dominations sont traitées à la marge dans leurs effets et non à la racine, dans leurs causes. Pas de droits concrets des femmes et du salariat, pas de « Me Too » ouvrier efficace sans transformation en santé du système politique et social, l’achat de la force de travail, le rapport de domination employeur /salarié --- petite entreprise/ firme multinationale.

 

On ne peut courir après la misère pour la soulager sans s’attaquer aux causes de la misère.

 

La prise de pouvoir prolétaire et populaire ce n’est pas la révolution. La révolution c’est l’aptitude à apprendre comment et mettre en pratique ce « comment » d’un processus de transformation de la société en crise, du dépassement de la contradiction entre les forces productives (homme, techniques et organisation et l’administration de la production « matérielle et morale »)

 

Pierre Assante. 22/11/2020 17:22:12.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 08:42

 

Pierre Jaeglé. …Les découvertes de la physique moderne ont montré que le réel est tel que…

 

…Les découvertes de la physique moderne ont montré que le réel est tel, et nous sommes tels, qu’il ne se présente à nous qu’en horizon. Prendre acte de cette donnée, ce n’est pas renoncer à comprendre le réel, c’est au contraire se donner des moyens plus adéquats de l’approcher. Selon la méthodologie que j’ai décrite, la connaissance scientifique s’organise à partir d’un horizon apparent adapté à recueillir les informations en provenance d’un horizon profond, correspondant à une connaissance plus fine en devenir. Les concepts dialectiques sont adaptés à la description de la ligne d’horizon qui est la limite de l’horizon apparent et au seuil de l’horizon profond. Tout au long de ce chapitre, je me suis attaché à mettre en évidence le rôle heuristique [qui sert à la découverte et donc aide à comprendre. Ndlr] de la dialectique de l’horizon…

… Dans le rapprochement actuel de la cosmologie et de la physique des particules, c’est le phénomène de brisure spontanée de symétrie qui rend compte de la structuration de l’univers que nous évoquons en introduction…

Pierre Jaeglé dans « Sciences et dialectiques de la nature » ouvrage collectif coordonné par Lucien Sève.

 

Extrait du MAITRON : https://maitron.fr/spip.php?article137451

Pierre Jaeglé. 1931-2019

Physicien, chercheur au CNRS et à l’Université d’Orsay ; militant communiste parisien.

Né dans une famille protestante, frère cadet d’André Jaeglé, Pierre Jaeglé adhéra à l’UJRF et au PCF au temps de ses études ; il fut élu au bureau national de l’organisation de jeunesse en 1953, à son 4e Congrès.

Devenu professeur-chercheur en physique à l’Université d’Orsay, rattaché au CNRS, il a consacré l’essentiel de ses travaux au rayonnement laser, après avoir commencé avec les rayons de courte longueur d’onde (ultra-violets) et les rayons X. Il est devenu un spécialiste reconnu dans ce domaine qu’il a largement contribué à faire progresser, continuant ses recherches encore plusieurs années après l’âge de la retraite. Il considère avoir abouti à des résultats concluants, et a publié un ouvrage de référence. Il appartint longtemps au Conseil de l’Université.

Sur le plan militant, il fut un des secrétaires de la section du PCF de l’Université d’Orsay. Il écrivit plusieurs ouvrages d’épistémologie, certains en collaboration avec d’autres éminents universitaires ou philosophes marxistes.
Il était un amateur chevronné de sports de plein air, voile, alpinisme…

Pierre Jaeglé épousa Rachel Segal, née en 1934, une des enfants rescapée de la Rafle du Vél’ d’Hiv’, également militante communiste, de l’UJFF (Union des Jeunes Filles de France) puis de l’UFF (Union des Femmes de France). Elle fut plusieurs années maire-adjointe sous les mandats de Robert Vivet à Palaiseau, où la famille augmentée de trois enfants s’était fixée. Enseignante dans le second degré, elle appartenait aussi à la direction nationale du SNES.

Rachel Jaeglé a rompu avec le PCF dans les années 1980, tout en restant une militante associative active, notamment dans le Comité Tlemcen pour la mémoire des enfants juifs déportés. Son mari quitta le PCF plus tardivement, davantage par fatigue que par désaccord.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 11:08

 

Article 24 de la loi « sécurité globale ». 

LA LIGNE EST PASSEE.

 

Je crois qu'avec cet article 24 de la loi « sécurité globale », le groupe au pouvoir de la caste dominante vient de franchir la ligne du maintien à tout prix au pouvoir. Je me demande ce qu'il y a d'inconscient dans ce groupe et le ministre en charge de "l'ordre public" ET le Président, qui leur fait franchir, avec les députés, cette ligne rouge.

Mais on voit bien ce qu'il y a de conscient qui fait franchir la frontière qui n'aurait pas dû l'être et qui est le signe de la faiblesse du système et de ses hommes.

Cette remarque brève complète une partie de l'article précédent : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/11/lucide-ou-delirant.lucide-et-delirant.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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