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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 07:32
En suite de nos discussion avec Georges parti mais présent

 

Un processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle existante.

 

Le pouvoir dominant dans le monde et dans les entités humaines constituées et leur mouvement-régression-évolution en relation dialectique, c’est celui des entités géantes industrialo-numérico-financières.

La caractéristique historique de notre temps est la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Ce pouvoir dominant s’appuie sur des pouvoirs locaux qui ne s’attaquent pas à la crise, aux causes de la crise, et ne peuvent en ce cas appliquer des remèdes à la crise qui ne peut dans ces conditions être surmontée, trouver une issue dans un processus de construction sociale et de gestion saineS. Socialement, économiquement, écologiquement, ergologiquement, en unité.

Face à ces pouvoirs locaux et le pouvoir central du capital, qui n’est pas virtuel mais concret et possède ses outils les plus avancés techniquement dans toutes son activité touchant à la réalité objective et subjective, je vous renvoie à la réflexion de Jack London dans « le talon de fer ».

Notre caractéristique historique est une « Fin d’Empire centralisé du capital » et une révolution scientifique et technique ouvrant la voie à une appropriation nouvelle et immense de l’homme sur son univers : à condition que l’appropriation se fasse en santé de l’ensemble du corps social.

La crise de l’empire et la crise de la révolution scientifique et technique est la conséquence du système d’échange A-M-A’, et de la suraccumulation-dévalorisation du capital, congénitale au système et au paroxysme.

Les pouvoirs locaux du capital qui tirent leur emprise sur les populations de la crise elle-même, gèrent en recul et s’ultra-droitisent. Trump est un des « sommets » historiques et à venir de cette droitisation, accompagnée par un mouvement mondial de fascisation.

Nous entrons dans une période de Résistance. Tous les compromis ne peuvent aboutir qu’à un renforcement de cette droitisation. De plus, ce ne sont pas les individus en particulier ni les groupements d’individus du pouvoir du capital qui sont à abattre, c’est le mode de gestion, le critère de production des entreprises, des Etats et du monde.

La pédagogie ne peut plus reposer sur l’indignation contre mais sur le débat sur les critères de gestion, et l’urgence d’un redressement du processus humain repose sur les critères de gestions s’attaquant à la suraccumulation-dévalorisation du capital et des moyens humains mis au service des humains, le travail ; la production, l’échange, l’emploi, la formation, tout cela étant en dépendance mutuelle, commune. C’est cela l’alliance des libertés et du communisme.

Imiter les grandes indignations historiques passées et présentes, au lieu de faire avancer l’idée dans la pratique de la production et des luttes sociales s’en réclamant, est contre-productif.

Un des « grands communistes » ayant appelé "La Cosa », « la chose », la création du parti issu de la dissolution du PCI, déclarait à la fin de sa vie « Indignarsi non basta », « s’indigner ne suffit pas ». Pour ma part je dirai plus : l’indignation voile, couvre et repousse les solutions. Et un discours basé sur « le scandale » et l’indignation, c’est le contraire de la résistance constructrice du futur en santé.

Pierre Assante. 13/02/2021 07:03:13.

P.S. Rappel d’un critère de gestion : pousser le processus de substitution du critère "d’investissement" P/C par VA/CMF. Pour faire simple, assainir le cycle de la production des richesses : arrêter le gaspillage capitaliste des moyens de production et de vie. Développer l’intelligence de la gestion pour une production au service des besoins sociaux en développement-complexification : Agir sur le capitalisme pour le dépasser. Certes c’est moins romantique que la prise du Palais d’Hiver, mais c’est une réponse mondiale et non locale et ponctuelle qui laisse le capital se reprendre jusqu'à une régression économique, anthroponomique, démographique qui peut être celle de la civilisation si ce n’est le la fin de l’humanité. Pour moi l’humanité est une merveilleuse invention de la nature dans son mouvement d’évolution-complexification qui lui donne dans notre petit coin de l’univers et au-delà, conscience d’elle-même, perception, analyse et savoirS sur elle-même.

Si l’on voit les choses au-delà des apparences, on se rend compte que mon parti, comme les autres prône la scission sociale. La scission, c’est le contraire de la lutte des contraires pour le progrès. Et le compromis sur la base de la régression, cela semble une démarche de rassemblement, de dépassement de la lutte des contraires, mais c’est une politique de scission accentuée.

La résistance incontournable passe par le processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle qui existe aujourd'hui.

Dans la pandémie, un mouvement impétueux de progrès scientifique et technique se poursuit. Il s’agit de le mettre au service des besoins humains pour faire de l’humanité une conscience de la nature sur elle-même toujours plus avancée  et dans laquelle réside la survie et les subsistances matérielles et morales de l’entité humaine sous ses formes actuelles et à venir, inimaginable.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 14:49

 

LIBERALISME ET DARWINISME SOCIAL, D’HIER ET D’AUJOURD’HUI.

 

En écoutant une transmission culturelle sur Darwin, je constate une fois de plus la domination idéologique du darwinisme social : « la guerre de tous contre tous » de Hobbes (1).

Si le « darwinisme » contient des avancées progressistes fondamentales, sa « mise en concordance métaphorique » avec la société humaine oublie une chose : L’évolution-complexification continue qui a porté l’espèce animale humaine à la construction d’une société pensante est bel et bien une nouveauté, une transformation qualitative de l’espèce et de son organisation.

Le libéralisme, le structuralisme, le darwinisme social vont de pair, « de ter », triple négation qui ne réussit pas en grandissant à déborder du vase de la philo aristotélicienne et du principe réactionnaire de non-contradiction. Cet embourbement de la pensée est représenté par l’intelligentsia libérale qui est majoritaire dans les médias et les institutions culturelles et scientifiques mais a du mal à survivre elle-même en empêchant la vérité de sortir du puit.

La négation de la négation, le dépassement de la négation, cette formule que l’on croit barbare est de la plus haute intelligence et de la plus grande beauté et efficacité : elle est la serpe mentale qui permet de cueillir le gui du savoir et de la vie. La forme poétique n’est pas la plus adéquate pour m’exprimer sur le sujet, surtout cette forme formelle de l’allégorie. Mais usons de l’arme de l’adversaire pour être compris : prenons le chemin qu’il emprunte et sortons-en ensemble en y laissant mourir le principe de non-contradiction !

Le darwinisme social est sans doute, dans le haut du vase de la pensée, la forme la plus intellectuelle, et la plus sournoise et insidieuse pour imposer la concurrence marchande du capital dans la concurrence intellectuelle en unité et en soutien pratique mutuel. C’est à travers ce darwinisme-là qu’on maintient en prison les velléités de coopération, de solidarité et de cohérence scientifique synthétiques de la vision du monde et de ses possibilités de transformation en santé ; de complexification-évolution qu’on appelle le progrès dans l’appropriation saine de l’univers par l’homme, ses subsistances : les nourritures tangibles et invisibles, objectives et subjectives, nécessaires qui constituent cette appropriation vitale.

Certes la « base physique » que la matière du corps humain social EST, contient bien les gènes, et la "matière fine" qui fait la métagénétique-épigénétique. Mais phylogénèse et ontogénèse, la genèse de l’espèce sociale et la genèse de la personne sociale vont de pair, et l’évolution-complexification génétique connait aussi, dans la naissance du travail  transformateur de la matière et de la subsistance humaine  – et l’organisation sociale et ses connaissances et représentations en évolution-complexification continue –   un bond dans la constitution génétique de l’espèce au même titre que l’évolution-complexification continue de l’organisation sociale ; dans les bonds-négation de la négation micros et macro de la continuité, mouvement ondulatoire et corpusculaire à la fois, et non séparément continu et discret.

L’épigénétique est une autre découverte que celle de l’ADN qui ne doivent pas être considérés en scission mais en synthèse. Dans notre société l’activité parcellisée par la division capitaliste du travail handicape les synthèses  – conscience de la nature sur elle-même – et leur mouvement d'évolution-complexification continue qui peut éclore et mourir dans un « coin de l’univers », se déploie globalement et magnifiquement sous les yeux du télescope et du microscope de façon certes aléatoire mais aussi de façon causale et non de façon déterministe.

Il y a téléologie relative et énigmatique dans la fabrication mentale sans cesse différente et renouvelée du "lit de Platon" et la téléologie globale de la construction de l'univers ne peut être qu’une construction abstraite qui enferme l’issue des subsistances ici et maintenant, et condamne à mort le processus d’évolution-complexification continu de "ce coin de l'espace". Dans la pratique la téléologie est contenue dans darwinisme social, et le darwinisme lui-même a été conçu dans les limites de la religion en tant qu’institution de la domination de classe et schématisation doublement abstraite du processus mental et de connaissance théorique et pratique.

Pierre Assante. 11/02/2021 13:46:02.

(1) Philosophe de la bourgeoisie anglaise du XVII°, alors que Darwin, scientifique qui a révolutionné la biologie,  découvreur de l’évolution des espèces, est un contemporain de Marx. Sa découverte a été instrumentalisée dès le début dans le sens de la philosophie de Hobbes au profit de l'idéologie libérale du capital.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:54
La Marseillaise. 9 février 2021.

 

VOTE MUNICIPAL ET DROIT DE GRÈVE DANS LA FPT.

Et besoin de Création, entre autre, d’une Communauté Éducative.

 

J’aurais pu faire quelque chose de simple disant : réduire le droit de grève de la FPT par le vote c’est user de la domination d’un élu sur un subalterne en choisissant la contrainte au détriment de la conscience des besoins communs du salarié et de l’usager et en dévaluant la conscience du salarié par rapport aux besoins de l’usager. C’est régler d’une façon autoritaire ce qui pourrait l’être par la prise en compte de la conséquence d’une subalternité d’autant plus forte que le travail de qualification et de participation aux décisions de gestion n’a pas été développé par la société, toute la société, syndicats et partis y compris.

 

Mais j’ai préféré développer une analyse sur le fonctionnement de la société dans notre système à bout de souffle, en décomposition et en explosion possible, réparatrice ou destructrice.

2 ministres communistes de 1947 à 1983 ont été en charge de rédiger les statuts de la fonction publique. Ce n’est pas un hasard ; et  dans ces statuts, les conditions d’exercice du droit de grève.

C’est quoi la grève ? C’est l’expression et la pratique du refus d’obéir de travailler lorsque les conditions de travail vont à l’encontre du contrat stipulant les droits concernant le revenu du travail et les droits concernant le contenu et la forme du travail. Ces droits et ce contrat découlent du contrat entre l’employeur et l’employé dans le cadre de la vente de la force de travail, que ce soit dans le privé ou le public. Pourquoi dans le public ? : parce que la vente de la force de travail de la part d'un salarié, n’est pas indépendante de la vente globale, de la production globale, de l’échange global et de la distribution globale dans toute la société capitaliste ; aujourd’hui d’autant que le système est mondialement numérisé, financiarisé.

Les firmes multinationales, plus puissantes que les Etats auxquels elles imposent les conditions de production et d’échange, et donc aux citoyens et habitants de droit ou pas de ces Etats, déterminent le contenu du contrat légal, ou informel pour les « sans droits », dont les conditions particulières réagissent de l’un sur l’autre.

Sous la domination des firmes multinationales et du système financier qu’elles régulent ou dérégulent, il y a tous les dominés, que Gramsci dès le siècle dernier qualifiait de subalternes à divers degrés. En bas comme au centre de la qualification (et j'ai été moi-même subalterne non au dernier degré, mais en bas de l’échelle de la subalternité salariale, et ce n’est pas un  signe d’infériorité, la subalternité n’étant qu’un rapport contractuel légal ou pas d’un individu et d'un groupe d’individus dans le cadre d’une activité salariée ou non), il y a la dépendance à une domination imposant des conditions de satisfaction des besoins par l’argent.

Dans l’échelle de la subalternité il y a les salariés considérés sans qualification, ce qui ne veut pas dire qu’ils n'en ont pas, car tout travail demande une expérience, donc une qualification sous une forme qui demande à être formalisée si elle ne l’est pas .

Entre le subalterne « de base » et un élu municipal qui règlemente de droit de grève, il y a donc un rapport de subalternité, quelles que soient les intentions de représentation et de sa qualité entre le salarié et le pouvoir.

Lorsqu’on réduit le droit de grève de la FP, cela veut dire qu’entre le choix de l’acte de refus de travail dans certaines conditions et le pouvoir de légiférer de l’élu, on considère que le subalterne ne possède pas les qualités suffisantes pour juger entre son exercice du droit de refus de travail et la bonne marche de la société, les besoins propres aux usagers, aux usagers particuliers de la fonction publique.

Dans une société de vente-achat de la force de travail, il y a contradiction entre salarié et usager qui demande au salarié une grande conscience des rapports entre lui et l’usager, et l’usager et lui, puisque le contrat n’est pas fixé en rapport des besoins de l’un et de l’autre, mais par le marché du travail dominé par les multinationales : c’est-à-dire le capital et son organisation ultralibérale découlant des lois de l’échange A-M-A’ , de sa productivité utilisée à l’envers, de la baisse tendancielle du taux de profit et de la suraccumulation-dévalorisation du capital paradoxalement au progrès de la révolution scientifique et technique et l’austérité qui en découle, contradictoirement, dans le système.

Les surpressions de postes ou leur insuffisance et l’organisation à minima de la satisfaction des besoins sociaux par la FP sont une conséquence de cette crise de baisse tendancielle du taux de profit du capital inhérente au système malade, en fin de vie.

Voter pour une réduction du droit de grève c’est réduire les capacités de réponse des salariés à répondre à cette austérité. C’est lui faire payer doublement ce donc il n’est pas responsable, c’est le rendre responsable de l’inconséquence structurelle de la société et d’un autre dont il est sous la coupe. C’est renvoyer aux calendes grecques la vrai réponse au problème et au conflit qu’il engendre.

Il y a belle lurette que la question de la subalternité du salariat et la subalternité des plus subalternes aurait du préoccuper le mouvement politique et syndical en matière de gestion conjointement aux revendications de base. Au-delà de la revendication immédiate se pose la question de la participation du travailleur et du salarié à la gestion de son travail en fonction des besoins communs du producteur et du consommateur qui sont le même en général puisque le travailleur consomme et le consommateur travaille.

Dans le rapport de dépendance entre le salarié de la FPT et de l’élu territorial se pose donc autre chose de plus que la relation de domination sur les conditions de salaire, de travail : il y a la question de la motivation de la, du salarié-e déterminée par le degré de participation ou de non-participation à l’organisation et aux résultats de son travail.

Réduire les droits de grève, c’est aggraver le degré de non-participation du salarié à la vie de la société et son degré de motivation de pair. C’est choisir entre ca capacité de participation et le degré de domination, la subalternité contre le rapport social sain susceptible de répondre relativement aux besoins des uns et des autres dans un système qui les satisfait de moins en moins.

Scop-TI est un exemple où le développement de l’autogestion, donc de la participation du travailleur en commun aux décisions de la gestion du travail détermine le taux de motivation aux intérêts communs. Mais la coopérative n’est pas la seule voie à cette participation. C’est toute une organisation générale du travail locale dans les ECRP (le local) et le global qui est en question. Dans cette organisation il y a le besoin de sécurité d’emploi et de formation et le pouvoir sur l’argent, la production monétaire, son usage en fonction des besoins sociaux et non des lois du taux de profit d’un système obsolète.

Il n’y a pas de travail possible sans participation du salarié aux décisions, à la gestion et ses résultats. Mais quel est le degré de participation d’un-e ATSEM et plus encore d’un personnel de service non titulaire ? La construction d’une communauté éducative de tous les salariés dans l’école est une question de fond qui rejoint la question d’une transformation globale saine du travail et de la production. Le besoin de reconnaissance du rôle éducatif de tous les personnels de l'école, de la petite enfance, et de la maternelle, du "primaire", au lycée et l'université,  est urgent.

Pierre Assante. 10/02/2021 06:20:51.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 13:48

La chronique ECONOMIQUE de Pierre IVORRA.

La fine fleur de la spéculation

 

Mercredi 10 Février 2021, L'Humanité

Pierre Ivorra

Un produit dérivé peut se revendre et l'on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé

Wall Street vient d’être secouée par des opérations qui ont contribué à gonfler les cours et à enrichir des fonds et des actionnaires. À cette occasion, les projecteurs ont été braqués sur des pratiques spéculatives souvent très rentables : le négoce des produits dérivés et la vente à découvert. En quoi consistent-elles ?

Les dérivés sont des produits financiers dont la valeur et la fonction dépendent d’un autre produit, appelé un « sous-jacent ». Ce peut être un titre de dette, mais aussi du blé, du cuivre, du pétrole, ou encore un indice boursier, un taux d’intérêt, un taux de change entre devises. Les dérivés sont des produits qui visent à se prémunir contre un risque. Ce sont, en quelque sorte, des contrats d’assurance proposés par les banques, les compagnies d’assurances, et aussi des sociétés.

Ils sont les rejetons de la crise du capitalisme financiarisé et mondialisé et de ses hoquets. À partir de la fin des ­années 1970, ils se sont développés avec elle. La déréglementation, le mouvement des monnaies entre elles, celui des ­capitaux d’un continent à l’autre, tout ce remue-ménage a donné naissance à cette quintessence de la spéculation que sont les produits ­dérivés. Dans ce contexte tourmenté, par exemple, un exportateur français vers les États-Unis devant être payé en dollars à l’échéance de trois mois a tout intérêt à acheter à une banque, ou même une autre société, un contrat lui permettant de s’assurer contre une baisse de la monnaie américaine vis-à-vis de l’euro. Ce produit dérivé une fois acheté peut se revendre et l’on peut même acquérir un dérivé pour assurer un autre dérivé. Les spéculateurs ont fait leur lit dans cet océan d’incertitudes en faisant monter la mayonnaise financière.

Ils en sont venus également à acheter des produits dérivés à découvert. La vente à découvert consiste à commercialiser des titres que l’on ne possède pas encore, dans l’espoir de les acheter plus tard à un prix inférieur et de réaliser un gain. On vend au cours du jour, par exemple 100 euros, des actions d’une société X… en difficulté. On prend l’engagement de les livrer dans trois jours. Juste avant la vente, on achète réellement ces titres qui ne valent plus que 90 euros.

On les cède donc à leur valeur antérieure de 100 euros, alors qu’on les a payés 10 euros de moins, 10 euros que l’on se met dans la poche. A priori, on pourrait croire qu’il s’agit d’un jeu qui ne prête pas à conséquence, sauf qu’en ce bas monde tout se paie. C’est ainsi que les activités financières vampirisent les ressources produites par l’activité réelle et que le peuple travailleur se retrouve en chaussettes.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:52

 

LE VOYAGE D’HIVER. Années 1820.

Cycle de lieder de Schubert

sur des poèmes de Müller.

Lied 17. Le village.

 

Les chiens aboient, leurs chaînes ferraillent,

Les gens dorment dans leurs lits,

Rêvent de maintes choses qu’ils n’ont pas,

Trouvent du réconfort dans le bien et dans le mal :

 

Et le matin de bonne heure tout cela a disparu.

Bon, ils ont joui de leur part,

Et espèrent que ce qu’ils ont laissé,

Ils le retrouveront sur leur oreiller.

 

Continuez d’aboyer après moi, chiens vigilants,

Ne me laissez pas reposer dans l’assoupissement !

J’en ai fini avec tous les rêves –

Pourquoi m’attarder parmi les dormeurs ?

 

"...L’un des attraits durables de Winterreise (Le voyage d’hiver) – qui est aussi l’une des clefs de sa profondeur – est sa capacité à quitter  l’anxiété existentielle pour l’engagement politique et social. Ceci est partiellement, comme nous l’avons vu, une affaire d’intention de la part des co-créateurs du cycle, poète et compositeur. Müller et Schubert vivaient tous deux dans une période post-révolutionnaire, inquiète des réformes, et dans laquelle les insatisfactions des classes éduquées, leur sentiment de la répression et de l’expérience d’un régime réactionnaire, étaient tangibles. Que ces sujets aient été particulièrement marquants ou non dans l’œuvre des deux artistes, il est indiscutable qu’ils ont éprouvé tous les deux, dans leur vie de créateur, les pesanteurs de la répression, et qu’ils ont regimbé. Des messages politiques codés se sont glissés dans l'œuvre du poète, en dépit de sa position officielle de conseillé privé et bibliothécaire ducal à Dessau. Les choix faits par Schubert des textes à mettre en musique suggèrent  un degré notable de mécontentement envers l’ordre courant des choses ; sa capacité à décrypter les codes subversifs de Müller n’est pas à mettre en doute – si tant est que nous puissions nous-mêmes les décoder, deux siècles plus tard..."

Ian Bostridge. Traduction Denis-Armand Canal. Actes Sud.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 10:13

 

EXTRAITS DES TRAVAUX DU CONSEIL NATIONAL DU PCF du 30.01.2021

 

7 TEXTES

 

Vous trouverez ci-dessous des extraits des travaux du Conseil National qui lance en grand le processus de désignation d’un candidat communiste pour l’élection présidentielle avec un calendrier, l’ouverture d’un appel à candidature et d’une tribune de discussion. Fabien Roussel a présenté le rapport introductif : il y aborde surtout le démarrage du processus de désignation pour l’élection présidentielle. Il aborde aussi l’épidémie, la crise du capitalisme, la situation industrielle, la situation de l’emploi.

Concernant les régionales il a indiqué… parlant notamment de l’Île-de-France que dans notre parti, ce sont les adhérents qui ont le dernier mot, après avoir pris le temps d’en débattre le plus largement possible, en ayant tous les éléments du débat et des accords négociés avec telle ou telle force sur la base des objectifs nationaux que j’ai précisés. Qu’il faut produire beaucoup d’efforts pour que ces débats aient lieu et que l’on s’écoute. Et je redis ici que ces débats doivent se tenir dans les instances prévues pour cela, dans nos assemblées de cellule, de section, et dans nos conférences régionales…

 

Table des matières. Cliquer sur les liens : 

1. Rapport de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

2 . André Chassaigne

3. Le projet communiste doit être porté dans le débat présidentiel

4. Intervention de Denis Durand (Paris)

5. Intervention de Pascal Joly (Val-de-Marne)

6. Intervenant d’Evelyne Ternant (Doubs)

7. Intervention de Frédéric Boccara (Hauts-de-Seine)

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 09:30
L’humanité du 9 février 2021 présente un dossier sur
Covid-19 et monde professionnel.
Quelles sont les conséquences de la crise sanitaire sur le travail ?

Voici la participation de MURIEL PRÉVOT-CARPENTIER, 

Maîtresse de conférences, université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis

 

Un grand projet nous manque

 

La crise a été niée plusieurs semaines et le couperet du confinement du 17 mars 2020 s’est abattu d’un coup. Il y a eu un effet de sidération, nous avons pu croire que, mis face à leurs fragilités potentielles, les humains seraient indistinctement préservés. Très vite, deux grandes populations se sont distinguées : ceux qui télétravaillent et ceux qui ne peuvent pas, soit parce que cela leur est refusé, par manque de confiance, besoin de contrôle, soit parce que leur métier n’est pas « télétravaillable ».

Les soignant·e·s ont alors été héroïsés, applaudis tous les soirs à 20 heures, mais de leur travail et de ses conditions a-t-il été réellement question ? Pas suffisamment pour que notre pays estime devoir les améliorer ces conditions. Les régulations sont venues de ces travailleurs de première ligne, de collectifs se réorganisant dans les hôpitaux et les Ehpad, mais le temps a passé et à l’aube du troisième confinement, plus d’héroïsation, pas de grand projet politique pour renforcer le secteur de la santé et des soignant·e·s qui sont renvoyés à leurs propres moyens de se débrouiller, de faire face.

Telle cette jeune élève-infirmière à Verdun, exerçant en réanimation Covid-19 qui ne peut pas rentrer voir sa fille de 4 ans car elle vit avec ses parents dont l’un atteint de cancer, qu’elle refuse de mettre en danger. Anecdote ? Les vies sont toutes anecdotiques vues de loin, mais ce sont ces vies dans leurs parcours biographiques singuliers qui, ensemble, font société. Alors quels dégâts à venir pour une société comme la nôtre qui confronte les personnes à des situations encore inimaginables il y a un an ? Quels dégâts de l’instauration de toutes ces lignes de partage entre : télétravailleurs/non-télétravailleurs ; essentiels/non-essentiels ; visibles/invisibles ; livrés à domicile de tout ce qu’il est possible de livrer par tous les temps/livreurs exposés au virus, sous contraintes temporelles, en camion ou à vélo qu’il neige ou qu’il vente ; etc.

Les conditions de travail, ce sont ces conditions qui existent par l’activité des personnes, ces conditions qui les façonnent physiquement et psychiquement jusqu’à leur faire sentir dans leur chair des sentiments tels que : l’injustice, le refus de reconnaissance de leur dignité, voire la répulsion que me rapportait un livreur envers celui ou celle qui entrouvre la porte ne disant pas même « bonjour » et voulant une livraison plus que « sans contact », exempte de toute parole, tout regard, c’est-à-dire finalement exempte de respect pour autrui, son semblable. Sans tomber dans ces situations d’outrance pour l’humanité, comment vivent les télétravailleurs ? À l’arrêt brutal d’une certaine frénésie pendant le premier confinement a succédé la lassitude d’une vie vouée au travail, fonctionnalisée, où la coprésence est effacée. Même la visioconférence, du fait de l’attention flottante qu’elle favorise, met à distance ceux avec lesquels est censé s’établir le contact.

Ils manquent à tous les travailleurs ces temps de rien, ces temps interstitiels que forment les passages dans différents lieux, le café pris au comptoir, ces moments sociaux qui sont source d’énergie car de diversité, ces moments qui donnent de l’épaisseur au temps et de la variété à vivre. Un grand projet nous manque pour fixer un horizon à cette période où ne peut se dessiner clairement l’avenir. Un projet où l’on pourrait considérer autrui comme son semblable dans la ville et dans l’entreprise, où la démocratisation gagnerait du terrain, de la société au travail.

Le dossier complet :

https://www.humanite.fr/covid-19-et-monde-professionnel-quelles-sont-les-consequences-de-la-crise-sanitaire-sur-le-travail-3

 

POUR se procurer les publications de l’Humanité

LA BOUTIQUE DE L’HUMANITE

https://boutique.humanite.fr/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 20:31
Voir lien sur ce recueil en bas de page

 

Voilà de quoi s'imprégner dans toutes les situations d'analyse et de jugement, au quotidien et dans nos projets individuels-collectifs :

 

Le concret est concret parce qu'il…

 

"…Le concret est concret parce qu'il est la synthèse de multiples déterminations, donc unité de la diversité.

Par exemple, la catégorie économique la plus simple, mettons la valeur d'échange, suppose la population, une population produisant dans des conditions déterminées; elle suppose aussi un certain genre de famille, ou de commune, ou d'État, etc. Elle ne peut jamais exister autrement que sous forme de relation unilatérale et abstraite d'un tout concret, vivant, déjà donné. Comme catégorie, par contre, la valeur d'échange mène une existence antédiluvienne.

Pour la conscience  – et la conscience philosophique est ainsi faite que pour elle la pensée qui conçoit constitue l'homme réel et, par suite, le monde n'apparaît comme réel qu'une fois conçu  –  pour la conscience, donc, le mouvement des catégories apparaît comme l'acte de production réel –  qui reçoit une simple impulsion du dehors et on le regrette  –  dont le résultat est le monde; et ceci (mais c'est encore là une tautologie) est exact dans la mesure où la totalité concrète en tant que totalité pensée, en tant que représentation mentale du concret, est en fait un produit de la pensée, de la conception; il n'est par contre nullement le produit du concept qui s'engendrerait lui-même (1), qui penserait en dehors et au-dessus de la vue immédiate et de la représentation, mais un produit de l'élaboration de concepts à partir de la vue immédiate et de la représentation. Le tout, tel qu'il apparaît dans l'esprit comme une totalité pensée, est un produit du cerveau pensant, qui s'approprie le monde de la seule façon qu'il lui soit possible, d'une façon qui diffère de l'appropriation de ce monde par l'art, la religion, l'esprit pratique. Après comme avant, le sujet réel subsiste dans son indépendance en dehors de l'esprit; et cela aussi longtemps que l'esprit a une activité purement spéculative, purement théorique. Par conséquent, dans l'emploi de la méthode théorique aussi, il faut que le sujet, la société, reste constamment présent à l'esprit comme donnée première (2)…"

« Introduction à la critique de l’économie politique ». Marx. 1857. Extrait.

(1) Note du blogueur : Il n’y a pas là « incompatibilité » mais relation dialectique avec le concept schwartzien de « déadhérence conceptuelle », capacité sociale du cerveau de "fonctionner" un temps "sur lui-même" à partir de son expérience-accumulation-perception de la plus "élémentaire" à la plus "complexe", en unité, et dans la durée de vie. Note à développer ultérieurement. La  déadhérence conceptuelle c’est l’invention humaine dans son processus et les moments de son processus. Voir les articles de ce blog sur la question.

(2) Même remarque, paradoxale seulement en apparence.

P.A. 06/02/2021 22:56:40

VOIR lien sur TEKHNE ET ANANKE :

http://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N_5-2018%20(1).pdf

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 08:07

 

Urgence sur l’énergie ! Etats généraux de l’énergie,

débutant le 13 février par une rencontre nationale avec les salarié.e.s de la filière de l’électricité,

ouverte à toutes et tous.

 

PROGRAMME ET PARTICIPANTS EN LIEN EN BAS DE PAGE

 

La filière française de l’électricité est dans la tourmente, de la production à la distribution, en passant par la production d’équipements industriels, les services de haut niveau comme le Grid, jusqu’à la recherche. Quoique affaiblie, ses entreprises encore publiques, ses tarifs régulés et bon marché, son excellence industrielle construite grâce à la commande publique, qui sont autant d’atouts pour jouer un rôle de premier plan dans la transition énergétique, font l’objet d’une nouvelle offensive du capital financier spéculatif et multinational, pour les soumettre au critère de profit immédiat. Avec la complicité de l’Etat français. C’est le sens du projet Hercule, imposé par le Gouvernement sous l’impulsion de la Commission Européenne, qui vise à introduire davantage de concurrence dans la production et la commercialisation d’électricité et à découper l’ensemble d’EDF pour le livrer par appartement aux marchés et à la finance. C'est notamment la privatisation des centrales hydrauliques pourtant d'intérêt public pour la sûreté du système électrique. C’est le projet Clamadieu qui vise à la déconstruction d’Engie en vendant certaines parties du groupe (Suez, Endel, 2/3 des services et 10 % de GRT Gaz). C’est également, sous la pression du capital financier des fonds de pension américains, la cascade de plans de suppressions d’emplois et de démantèlement d'activités comme à General Electric, désormais acteur industriel majeur en France et en Europe dans quasiment toutes les sources d’énergie électrique après l'absorption de la branche énergie d’Alstom,. C’est aussi, dans un contexte global de réorganisation de la recherche publique pour la soumettre aux impératifs de concurrence et de rentabilité, l’arrêt du programme de recherche Astrid, démonstrateur de réacteur à neutrons rapides capable de brûler presque tout l’uranium naturel et surtout de transformer les déchets stockés en ressource nouvelle, soit 1000 ans de capacités en France. Dans ce contexte, le subventionnement des énergies renouvelables ne fonctionne pas comme un plan coordonné visant à franchir les sauts technologiques nécessaires à un changement de modèle, mais comme l’installation de nouvelles niches de profitabilité. Si nous laissons cette logique aller à son terme, les conséquences pour l'usager sont largement prévisibles : hausse des tarifs et disparition de la péréquation tarifaire permettant une égalité de prix pour tous, fermetures d'agences locales avec perte d'emploi et mise en cause de l'égalité de service sur l'ensemble du territoire, risque de pénurie et de coupures d'électricité... Tout en voulant relever le défi climatique de l’efficacité énergétique, nous récusons l’idée qu’il faudrait produire moins d’énergie. Il en faudra plus, en particulier dans la production d’électricité, pour répondre aux besoins humains. L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres. Elle conditionne la qualité de vie des êtres humains.

Elle doit relever de multiples défis :

ª Accès égal quand un quart de l’humanité en est privé et 12 millions de français vivent dans la précarité énergétique ª Réponse au besoin de reconquête industrielle du pays ª Sortie progressive des énergies fossiles émettrices du dioxyde de carbone responsable du réchauffement global de la planète ª Maîtrise et partage des ressources naturelles ª Connaissances, sauts technologiques, emplois qualifiés ª Maîtrise des choix technologiques ª Nouvelles valeurs de coopérations internationales et d’échanges

Ces enjeux politiques, environnementaux, sociaux, économiques, nécessitent des investissements importants, une recherche de haut niveau, une maîtrise technologique et industrielle, un service public intégré et cohérent, l’ensemble fonctionnant avec de nouveaux critères d’efficacité et des financements affranchis des exigences des marchés financiers. Il y a urgence à construire une grande bataille politique pour appuyer et amplifier les luttes des salarié.e.s contre le démantèlement en cours et pour une filière énergétique cohérente répondant à l’ensemble des défis auxquels elle est confrontée. C’est ce à quoi le Parti Communiste, avec ses commissions nationales de travail et ses revues Progressistes et Economie et Politique, entend contribuer en initiant un processus d’états généraux de l’énergie, débutant le 13 février par une rencontre nationale avec les salarié.e.s de la filière de l’électricité, ouverte à toutes et tous, autour de la question :

 

QUELLE INDUSTRIE POUR QUEL SERVICE PUBLIC DE L’ÉLECTRICITÉ ? Samedi 13 février 2021 – 10h 17h Siège du PCF, Place du colonel Fabien à Paris (si le protocole sanitaire le permet) à

Et à distance Inscription : https://www.pcf.fr/etats_generaux_de_lenergie

 

Nous y développerons une série de propositions pour le mix électrique, la recherche, l’industrie, l’emploi qualifié, ainsi que pour la cohérence de la filière de l’électricité, pour un nouveau type de plein-emploi, pour des institutions de financement démocratiques échappant aux critères financiers, pour des nouveaux pouvoirs de l’ensemble des acteurs, et pour des batailles à ancrer dans la durée, dans les territoires et dans la perspective de solidarités internationales. Cette première journée doit donner des outils pour la mobilisation dans les départements et dans les entreprises de la filière électrique. Elle entend contribuer à construire un grand projet national pour ce secteur stratégique. C’est avec ces ambitions multiples que nous t’invitons à y participer. Avec nos salutations fraternelles, L’équipe d’organisation des états généraux de l’énergie

LE PROGRAMME et PARTICIPANTS, 2 PAGES sur ce lien :

 https://pierreassante.fr/dossier/PROGRAMME_URGENCE_ENERGIE.pdf

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 07:42

 

SOUVERAINETÉ

ou

CONSTITUANTE UNIVERSELLE ?

 

Les Entités humaines constituées ne sont ni éternelles ni figées. Elles sont un produit de l’histoire humaine en mouvement de développement-complexification.

Comme la personne humaine, elles tendent à se développer solidairement et autonomément afin de constituer les formes les plus avancées, dans un mouvement continu et des sauts micros et macro de transformation qualitative, le mouvement infini de conscience de la nature sur elle-même.

La souveraineté est l’expression de la domination des hommes les uns sur les autres et des entités les unes sur les autres, les plus puissantes dominant les plus faibles : c’est le contraire de la solidarité, de la coopération, d’une constituante de l’autonomie de constitution. Souveraineté et Autonomie de constitution sont deux formes contraires en unité qui s’affrontent avec pour enjeu commun la « visée » de la seconde, le développement et la paix : identité et unité des contraires.

Il ne s’agit pas de constituer à terme une seule et unique identité mondiale, mais de lever les barrières à la constitution d’une construction commune dont les marchés nationaux capitalistes ont constitué la base des conflits, des freins aux coopérations, des inégalités et de la misère.

Le système capitaliste est par lui-même constituant de ces barrières. Il prône la concurrence sur la base du profit dans le cycle d’accumulation du capital, donc de la restitution minimum des richesses produites, aux communautés, aux entités constituées, contre la base des intérêts et des besoins individuels et communs de développement-complexification.

La souveraineté dont l’aboutissement « naturel »est le souverainisme, peut-être conçue de façon démocratique et progressiste comme une défense face aux dominations des entités dominantes du capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé. Mais elle contient le ver dans le fruit.

Le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé est l’antichambre de la mise en commun progressiste, en santé au sens canguilhémien, du processus infini d’humanisation, sous la forme humaine ou sous la forme de ce qu’elle peut devenir dans son appropriation saine de la nature, de l’univers dans leur évolution-complexification commune.

La production (et l’échange-distribution) industrielle numérisée mondialisée peut être la base de la coopération et paradoxalement par rapport à notre expérience actuelle, de la diversification-développement-complexification des activités humaines et de leur entrée dans une visée-projet-action universelle.

Il est temps que la lutte pour une transformation sociale de progrès, le dépassement du capitalisme,  allie la transformation des entités nationales, transformation des zones de développement mondial, transformation des relations mondiales. Il existe déjà une tendance à cette transformation, dans le FMI faible et peu visible car au centre de la production monétaire et de son contrôle par le capitalisme dominant et son panzer : le dollar ;  l’ONU et ses satellites ; l’OMS visible en particulier dans la pandémie pose en évidence cette nécessaire coopération-autonomie des entités constituées. La santé mondiale, comme l’humanité est Une, Multiple, Diverse et Indivisible. Les institutions mondiales, comme le monde, la production et l’échange, et la vie humaine,  sont dominées objectivement et subjectivement, en unité, par le système capitaliste ET divisées entre capital et travail, firmes multinationales et salariat. Les diversifications des luttes s’écartent et rejoignent en même temps le processus de dépassement de la vente de la force de travail, au moment où elle est entrée dans son paroxysme : aiguisement des contradictions diraient nos chers ancêtres.

Pierre Assante. 06/02/2021 07:29:39.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 08:50

 

 

 

Intervenir en priorités pour les urgences économiques et sociales ?

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 février 2021 sur le groupe Facebook de « En avant le Manifeste ».

 

Intervenir en priorités pour les urgences économiques et sociales ?

Intervenir sur le long terme dans la construction du nouveau de progrès ?

La construction demande l’intervention pour les urgences et l’intervention à long terme.

Il s’agit d’intervenir pour les urgences dans le sens du mouvement de progrès à long terme.

Malheureusement, la culture politique progressiste relègue souvent  elle aussi, comme le capital,  le long  terme au profit de l’urgence, ce qui détermine un déficit de contenu de transformation progressiste dans le court terme et dans le long terme mal réunis.

Je précise ici mon accord sur les solutions et le processus de transformation proposés par les économistes de la Commission économique du PCF, et le besoin qu’ont les actions des salariés et de la population -et la bataille politique- de s’en nourrir, afin que la protestation ne soit pas récupérée vers des voies de garage.

Mon intervention pose ici la question de la vision en profondeur qui aide l’action à court terme à prévenir l’erreur de l’observation superficielle, qui est la plus commune parce que la plus facile.

Ernst Blog posait déjà le problème lorsqu’il fut brièvement responsable de la formation-diffusion du marxisme en RDA, en des termes dont voici ma version actuelle :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/dialectiqe-et-economie.rendre-a-l-homme-son-corps-et-la-reconnaissance-de-ses-besoins.html

Pierre Assante. 05/02/2021 08:48:13.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 23:24

 

DIALECTIQUE ET ECONOMIE. Rendre à l’homme son corps et la reconnaissance de ses besoins. CORRECTIONS.

 

Pour résumer, sans caricaturer : Marx commence sa pensée par l’étude de la philosophie grecque et les philosophes atomistes. Il la poursuit par celle des inégalités sociales et de la protestation contre ces inégalités. Il en vient ensuite à l’usage de la dialectique hégélienne dans l’étude des rapports sociaux puis la dépasse en faisant de cette dialectique l’outil de réflexion non sur la personne isolée, mais sur le rapport de la personne avec la société et son système de production et d’échange.

Il écrit avec Engels sur la « Philosophie allemande » qui critique (au sens scientifique) la conscience basée sur la vision d’un rapport isolé de l’homme avec la société. Il acte son dépassement de la dialectique hégélienne dans ses thèses sur Feuerbach en la « remettant sur pied » et en la libérant de la pensée idéaliste.

La « situation de la classe ouvrière en Angleterre » d’Engels dont l’expérience de l’industrialisation est plus avancée, vont les mettre tous deux sur le chemin de la classe ouvrière et de la rédaction, pour une organisation de cette classe ouvrière, sur le chemin, du « Manifeste du parti communiste ».

Mais il ne faut jamais lâcher le fil qui relie leur action à la dialectique. Sans cesse ils rejettent la logique de non-contradiction aristotélicienne et usent de la dialectique et l’analyse des contradictions qui habitent et forment le mouvement, celui de la société et celui de la pensée dominante qui reflète unilatéralement ce mouvement.

S’il y a difficulté et impossibilité possible de dépasser un état présent social, c’est bien celle de dépasser, dans le mouvement matériel des forces productives, cette pensée dominante, la pensée de logique de non-contradiction et celle de faire émerger la dialectique.

Après ces magnifiques textes des « Manuscrits de 1844 » où il va unir l’avancée de sa réflexion sur la dialectique et la relation entre le mode de production capitaliste et l’aliénation des produits et des gestes du producteur, de l’ouvrier, il va pouvoir entrer dans l’étude des contradictions dans le cycle de la production-distribution-consommation des biens qui permettent la vie humaine, des marchandises dans le cycle A-M-A’ dont la réalité et son apparence éclatent dans l’Angleterre du XIXème. « L’introduction à la critique de l’économie politique de 1857 »(1) est une magnifique mais hélas non médiatique entrée en fanfare de l’alliance philosophique entre anthroponomie, dialectique et économie. Elle est la base de la poursuite de l’étude du capital par nous tous et Marx (2) lui-même au-delà de la synthèse de base des cycles de production et d’échange pour entrer dans la démonstration pratique et scientifique de ces bases. Elle permet une étude non-dogmatique de Marx dans la rédaction de « Das Kapital », « Le capital ». Le travail de Marx et d’Engels, et de leurs successeurs, va être toute leur vie de lutter pour échapper le plus possible au dogmatisme imbibant de pensée religieuse et idéaliste (3) tout rapport et études sociaux. Il reste le nôtre au XXIème.

Et du développement de la thèses sur la plus-value à celle de la suraccumulation du capital qui est aujourd’hui au centre de la crise de la société mondiale numérisées et financiarisé, il ne quitte jamais, et Engels avec lui, le mode de pensée basée sur la dialectique, le rejet de la logique de la non-contradiction, et l’usage lumineux de la dialectique matérialiste qui rend à l’homme son corps et la reconnaissance de ses besoins avec l’issue à l’aliénation de ses besoins, de son activité.

Il n’y a pas d’EXISTANT sans mouvement.

Il n’y a pas de mouvement, de processus de la nature et-ou de la société, sans action-réaction au mouvement et sans identité-unité des forces contraires.

Il n’y a plus de mouvement lorsque le mouvement de complexification-développement issue de la lutte des contraires s’éteint.

Cette « loi de la nature » se reproduit à chaque naissance de nouveau issue de cette lutte des contraires.

Dans cette lutte il peut y avoir naissance du nouveau dans la croissance d’une force et la disparition de l’autre lorsque les forces contraires sont antagoniques. C’est le cas dans le mouvement de la société de l’affrontement capital-travail où la contradiction issue de l’accumulation capitaliste par rapport aux besoins sociaux voit le salariat et toute la société naître à une autre forme de relations  que la vente de sa force de travail dans les rapports de production.

Comme le pensent encore des philosophes et des économistes marxistes il n’y a pas de "scission" entre production,, distribution et consommation, et dans l’activité humaine, et particulièrement dans celle du travail salarié et les besoins et les satisfactions des besoins issue du travail. Même dans l'économie capitaliste. C’est ce que dit il me semble l’ergologie. S’il en était ainsi, il n’y aurait pas d’activité humaine, cette « scission » est une vue de l’esprit issue du rejet mental, de la protestation contre l’exploitation et le système d’exploitation du travail. Il n’y a pas scission : il y a contradiction entre les forces qui s’affrontent dans le maintien ou le dépassement du système. Il y a identité et unité des forces contraires. C’est ainsi que l’idéologie de la classe dominante domine aussi la classe dominée.

Le mouvement matériel de la société et de la personne dans la société et du salarié dans la société tend à poser dans la non-satisfaction des besoins et la conscience la non-satisfaction des besoins et celle de la transformation en santé de l’organisation sociale.

De ce dépassement possible dépend la poursuite du processus humain et de l’humanisation de la nature face à elle-même et de son développement-complexification universel qui nous apparait dans le schéma, du bigbang aujourd’hui, quel que soit la caricature du réel que créent nos faible moyens d’investigation, faibles, mais nouveau et admirables (4).

Pierre Assante. 04/02/2021 08:30:52.

(1) Qui devrait à mon avis constituer la base de formation des militants éclairant le processus du capital aujourd’hui pour aller jusqu’à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital aujourd’hui. Cette base est sans doute un moyen de lutte contre une pensée dogmatique et de droite in fine, volontairement ou pas, du processus social.

(2) Lire si possible (ce qui peut faire la tâche d'une vie, et il n'y a pas que cela à faire !), les 4 livres du capital ou en débattre en politique avec ceux qui ont pu les lire, en partie ou complètement,  les conditions de vie ne le permettant pas à tous, état de fait qui développe des connaissances superficielles par ouï-dire dans les organisations de salariés et autres. Dire cela n’est pas pédanterie mais au contraire base d’entente dans les rapports librement consentis d’égalité entre les militant-e-s et les humain-e-s en général.

(3) Idéaliste au sens philosophique et non au sens d’idéal, d’aspiration humaine à la justice et au savoir.

(4) Il y a usage progressiste ou dogmatique du schéma qui va de son cantonnement à la physique particulaire et ondulatoire en ignorant la matière constituée et société et en pensée jusqu’à son détournement religieux prenant en compte la matière constituée en pensée et en société mais en la dématérialisant et en la limitant dans l’espace- temps à toutes les sortes « fines ou grossières » de créationnisme.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 23:16

 

Denis Durand – Conseil National Pcf du 30 janvier 2021

 

Je rejoins un point, et un seul, de l’intervention de Pierre Laurent : la façon très antidémocratique et très propice à la division dont a été préparée la conférence régionale en Île-de-France est l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire pour nos prochains débats. La course de vitesse entre le virus et les moyens de le combattre n’est pas le seul aspect angoissant de la situation. En ce moment, l’économie – et avec elle toute la société – ne tient que sous perfusion d’argent apporté par les États avec un financement plus ou moins direct par les banques centrales. La BCE a augmenté son bilan de 2 000 milliards d’euros depuis mars 2020. Les autres grandes banques centrales en ont fait autant. Elles vont continuer, même si la pandémie se calme, car si elles arrêtent, l’économie s’effondre, à commencer par les Bourses qui sont l’objet de toute leur sollicitude.

Mais jusqu’où ? Combien de temps l’économie peut-elle tenir en apesanteur avec de l’argent qui coule à flot pendant que la création de richesses s’effondre ? Ça donne le vertige. Tout dépendra d’une chose : aujourd’hui, et demain si l’épidémie reflue, est-ce qu’il y aura assez de femmes et d’hommes sur la planète, avec une bonne formation, pour créer efficacement les richesses indispensables à tous les habitants de la planète pour manger à leur faim, accéder aux médicaments, à l’eau, à l’énergie, aux informations, aux services essentiels qui sont la condition d’une vie civilisée ?

C’est pourquoi il n’y a rien d’aussi important, pour aujourd’hui et pour l’avenir, que de sécuriser l’emploi et la formation : c’est répondre aux exigences sociales immédiates et c’est la condition vitale d’une issue à la crise. Évidemment, faire ça n’est pas rentable ! Ça augmente le coût du travail ! Mais c’est bien de cela qu’on crève aujourd’hui et qu’on risque de crever au sens propre demain : la rentabilité capitaliste ! Les grands groupes suppriment des emplois à tour de bras avec la bénédiction des marchés financiers. Macron les aide et refuse toute embauche dans les services publics au nom du cantonnement de la dette ! Ils préparent donc une catastrophe sociale et écologique comme relais de la crise sanitaire et économique.

Mais la gauche dans l’état où elle est aujourd’hui ne peut pas relever ce défi. Redistribuer par l’impôt des richesses que le capital ne veut plus créer ? faire payer les dégâts du capital par la collectivité en faisant de l’État l’« employeur en dernier ressort » comme le propose Jean-Luc Mélenchon ? Voilà autant de façons dérisoires, non pas de corriger les défauts du capitalisme comme ils le croient, mais bien plutôt de l’assister dans son œuvre de destruction de la civilisation. C’est ridicule ! Aucune chance de réaliser un rassemblement majoritaire sur ces bases.

Aucune chance de faire face à la poussée de Marine Le Pen.

C’est bien pourquoi la présence dans l’arène politique, avec une candidature communiste à l’élection présidentielle, de la seule force qui axe son action sur la bataille contre la domination du capital est une nécessité vitale. Pour la gauche et son unité, pour battre la droite et l’extrême-droite, pour le peuple de France et même audelà. Pas une candidature identitaire ou de témoignage, trois petits tours et puis s’en va ! La priorité, pour y parvenir, est de marquer beaucoup plus fortement, dans notre résolution, l’importance structurante de notre campagne pour l’emploi dans notre bataille pour des objectifs immédiats ouvrant la perspective d’un changement politique à la hauteur de la crise que nous vivons. Dans les premières étapes de cette campagne, nous avons constaté que l’objectif d’éradication du chômage fait mouche chez nos interlocuteurs.

Mais c’est un objectif qu’on n’atteindra pas par décret. C’est l’objet d’une bataille qui va jusqu’au dépassement du marché du travail capitaliste mais qui commence maintenant dans les luttes contre les suppressions d’emplois, pour les embauches massives dans les hôpitaux et dans tous les services publics avec des préembauches de jeunes, avec un plan d’urgence pour sauver nos millions de PME-TPE en les émancipant du coût du capital.

C’est une bataille dans laquelle les élections régionales sont une étape stratégique avec notre exigence de conférences régionales pour l’emploi, la formation et la transformation productive et écologique.

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STATISTIQUES DE JANVIER DU BLOG :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/statistique-du-blog-pour-le-mois-de-janvier-2021.html

 

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Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 18:08

 

Chloé Maurel.

Les grands discours à l'UNESCO,

de 1945 à nos jours

 

À l’heure où l’UNESCO célèbre son 75e anniversaire, il est intéressant de rendre accessibles au public les grands discours qui ont été prononcés dans le cadre de cette institution internationale de la famille de l’ONU.

Permettant au lecteur de revisiter de manière humaine et incarnée toute l’histoire des relations internationales et l’histoire culturelle du XXe et du XXIe siècle, cet ouvrage sera très utile aux étudiants en histoire, en science politique, et en journalisme, aux élèves des classes préparatoires, ainsi qu’aux diplomates et fonctionnaires internationaux. Plus largement, il intéressera tous les amateurs d’histoire et de culture littéraire, scientifique et politique, qui apprécieront sa pluridisciplinarité et son ouverture mondiale.

 

Chloé Maurel, ancienne élève de l’ENS de la rue d’Ulm, est agrégée et docteure en histoire. Sa thèse portait sur l’histoire de l’UNESCO. Elle est spécialiste de l’histoire de l’UNESCO et de l’ONU, ainsi que de l’histoire globale. 

 

Contact et Présentation de l’Editeur  :

 

https://editions-croquant.org/actualite-politique-et-sociale/697-les-grands-discours-a-l-unesco-de-1945-a-nos-jours.html

 

 

 

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STATISTIQUES DE JANVIER DU BLOG :

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Voir aussi Recueil "2034" : 

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 16:53

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Au secours des Français. L’humanité, 3 Février 2021

 

Avec la crise économique et sanitaire, les coffres de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) débordent. L’institution publique qui finance les collectivités territoriales grâce aux économies des Français, notamment celles placées sur le livret A, bénéficie de la « fièvre » économe de ces derniers.

Le taux d’épargne des ménages, c’est-à-dire la part de leur revenu disponible mise de côté sur un compte d’épargne, est passée de 15,1 % à fin 2019 à 27,4 % au deuxième trimestre 2020, en pleine période de confinement. Selon le gouverneur de la Banque de France, sur les trois premiers trimestres de l’année, la crise du Covid-19 a engendré une épargne supplémentaire de l’ordre de 90 milliards d’euros, soit 4 % du PIB. Ce n’est pas là pourtant le signe d’une prospérité inattendue, il s’agit plutôt d’une réaction d’inquiétude. Ce boom de l’épargne n’est pas dû à une brusque et inattendue hausse du pouvoir d’achat. Tout au contraire, le revenu disponible brut des ménages a diminué fortement durant cette période, de 2,3 %. Il s’agit de la plus forte baisse trimestrielle depuis 1949. Principale raison : avec le recours au dispositif d’activité partielle et la baisse de l’emploi, la masse salariale reçue par les ménages a diminué très nettement, de 10 %, après un recul de 2,4 %. Il s’agit donc à la fois d’une épargne de précaution et d’un effet de la baisse de la consommation et de l’investissement de ménages confinés. Que fait la CDC de cette « manne » ? Certes, elle contribue toujours au financement d’infrastructures, d’écoles, de routes, d’hôpitaux, etc. Mais un tiers des 300 milliards d’encours de cette épargne réglementée est « placé sur les marchés » (financiers), confie Éric Lombard, directeur général de la CDC, dans un entretien aux Échos. L’organisme public draine ainsi quelque 100 milliards d’euros vers des titres financiers, objets de spéculation, vers des marchés qui sont pour une grande part à l’origine de la crise économique qui malmène la France et les Français.

Conjointement avec la Banque centrale européenne, la CDC devrait plutôt mobiliser ses ressources afin d’intervenir en urgence pour aider les hôpitaux à faire face à l’épidémie, à disposer des moyens matériels et humains nécessaires : lits et places en réanimation, respirateurs artificiels, embauche de médecins, d’infirmières, d’aides-soignants et de personnel… Le PCF et ses parlementaires proposent qu’à cette fin elle utilise largement l’outil des prêts à taux négatif aux établissements et aussi aux PME et TPE. Elle aiderait ainsi à protéger les populations et à relancer l’économie.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 16:26

PCF/Présidentielle: Le débat est lancé

Fabien Roussel a présenté le rapport introductif à la session du Conseil national du 30 janvier. Extraits.

…..Il aborde ensuite la préparation des échéances électorales de 2021 et de 2022, les départementales et régionales (voir la résolution) puis les élections présidentielle et législatives.
Le bilan du quinquennat est très lourd : chômage, pauvreté, production dévitalisée, recul démocratique, renoncement en matière de climat, d’exception culturelle, d’égalité homme/femme : « La nation française se sent humiliée par la destruction de ses capacités productives, sa perte de souveraineté, le mépris des possédants. » Et dans le même temps, la gauche est très affaiblie.
« Qu’est ce qui empêche aujourd'hui la construction d’un grand rassemblement populaire, un front populaire, l’union du peuple pour arracher des victoires ? C'est justement le rôle du Parti communiste français de s’attaquer à cette réalité. C'est son rôle d'œuvrer à une alternative progressiste, à construire cette union populaire, dans l’action. Et pour cela, il doit retrouver son influence, reconquérir son électorat, retrouver sa force pour qu'elle serve à construire les rassemblements les plus larges, dans les luttes, comme dans les autres échéances, je pense en particulier aux législatives qui constituent une échéance majeure. »
Le débat ne peut se réduire à battre Macron et Le Pen, « car le formuler ainsi ce serait s'enfermer dans le scénario que le pouvoir veut imposer. Bien évidemment, la question de l'alternative ne peut être évacuée et jamais notre parti ne s'est engagé dans une bataille pour témoigner. La question qui nous est posée est précisément de se donner les moyens que nos idées entrent en grand en dialogue avec la société française pour élever le niveau de conscience, pour créer les conditions d'une alternative de gauche avec un PCF renforcé en son sein. Dans ce contexte de crise aigüe, de doute populaire, il y a besoin d’espoir autour d’un projet et c’est ce que nous voulons faire en portant un projet communiste, féministe, écologiste, pour reprendre le pouvoir sur l’argent. La question est donc bien de donner de la force à ce projet et de lui donner de la force au sein de la gauche ! »
Le PCF a un rôle à jouer, une ambition pour la France, pour la gauche. Rassembler pour gagner les élections législatives. Et la présidentielle ? « Elle constitue, qu'on le veuille ou non, un temps majeur du débat politique dans le pays. »
Le PCF va « engager le débat et se préparer à ces échéances présidentielle et législatives, comme décidé par les communistes lors de leur dernier congrès. Et c'est une discussion approfondie que les communistes doivent mener en toute souveraineté. C'est la raison pour laquelle nous devons travailler avec soin les moyens démocratiques exceptionnels dont nous nous dotons dans le contexte si particulier lié à la pandémie. »

C'est l'objet de la conférence nationale dont l'objet ne peut se réduire à candidature communiste ou pas, et avec quel candidat.
« Si le Parti prend cette décision importante de présenter un ou une candidate en 2022, elle doit être issue d'une large réflexion de tout le Parti, des cellules et sections jusqu'à la conférence nationale, sur le sens d'une telle candidature, sur les contenus qu'elle doit porter, sur les électeurs et les forces qu'elle entend mobiliser, sur les objectifs que nous nous fixons, dans chaque département, sur les législatives. »

Un bel exercice démocratique en perspective, estime Fabien Roussel qui propose, le jour de cette initiative, « de réunir 1 000 délégués pour cette conférence nationale, à parité, j’y insiste. 1 000 délégués c’est un exercice démocratique ambitieux dont l’objectif est d’associer le plus de communistes à la réflexion. Au lieu de nous réunir à Paris, nous proposons d’utiliser les sièges des fédérations qui pourront accueillir, dans toute la France, les délégués de chaque département. Nous serons la seule force politique à réussir cela et à donner de la force à nos choix, à nos idées. »
Dès à présent, un appel à candidatures est lancé. (…) J'ai déjà dit au Conseil national mon point de vue sur le sujet. J'ai même évoqué ma réflexion sur le rôle que je pouvais assumer si nous décidions de présenter un candidat, comme je le crois nécessaire. Je confirme ces réflexions et vous informe en toute transparence que je répondrai à l'appel à candidatures tel que le propose notre projet de résolution. »…..

CLIQUER : Lire le rapport de Fabien Roussel dans son intégralité.

 

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 08:27

 

DIALECTIQUE.

PARTIS et RUPTURE CONTINUE et DEVELOPPEMENT-COMPLEXIFICATION DE MAINTIEN EN VIE.

 

Un parti qui ne développe pas une pensée sur le mouvement dialectique de la nature, de la société, de la représentation mentale du réel, qui ne développe pas en son sein une pensée dialectique ne peut être un parti communiste ni au présent ni en devenir.

Développer, ce n’est pas acquérir une conception finie du mouvement, c’est desceller dans le mouvement la rupture permanente qui constitue la continuité du mouvement. Un mouvement qui se développe est un mouvement qui se complexifie à l’infini, c’est le mouvement de la nature dans laquelle le mouvement de la société et ses infiniment petites ruptures dans les infiniment grandes ruptures forment cette continuité de développement.

La mort, les morts de toutes les sortes et formes du mouvement de la matière, c’est le moment micro et macro historique de non dépassement des contradictions qui ont formé le mouvement particulier « fini », dans le mouvement infini général, sans fin des unes et de l’autre et dans lequel tout est conséquemment et aléatoirement conséquent de l’histoire du mouvement particulier ET (et non OU) global.

Le capitalisme a réussi cette double performance, étouffer la contradiction antagonique de son propre mouvement au fur et à mesure qu’elle se développe et grandit : c’est cela le mouvement possible vers la mort de la société humaine, son arrêt de rupture et de complexification.

Cette performance est permise par l’étouffement de la pensée dialectique et donc de la pensée marxiste, non au sens de la pensée institutionnelle de parti, mais du mouvement de rupture-continuité du marxisme qui représente et EST la pointe-naissance avancée de la conscience du mouvement de la société sur elle-même et de la nature sur elle-même.

Cet étouffement est aussi et dans un même temps l’étouffement de l’œuvre de Marx et de « l’école marxienne de pensée ». Les hommes qui animent cet étouffement comme ceux qui le combattent sont habités des mêmes contradictions (lire le bref "jugement" de Marx de la condition de l’exploité et de l’exploiteur dans les Manuscrits de 1844)

Les « Bons et les Méchants », vision développée par le capital dans tous les domaines de jugement social et individuel en unité, constitue la négation d’une vision et d’une visée dialectique au service du développement-complexification de la société, dans tous les domaines, rapports entre personnes, entre institutions et entités, entre capital et travail ; ET dans les arts et le « spectacle et l’art » qui de libérateur, d’Eschyle à Shakespeare, de Bach à Beethoven et Chostakovitch etc., devient à l’instar de la religion, l’opium du peuple. A fois libérateur et opium dans le mouvement contradictoire de développement-complexification. Sachant que toute forme de mouvement, y compris dans la religion datée et dépassée, contient son contraire, ce que « démontre » Ernst Bloch par exemple dans son « Müntzer » et son histoire de la guerre des paysans allemands du XVIème.

Si vous voulez avoir une vision de la rupture dans la continuité, écoutez et analysez la musique dite classique, et celle du XIX-début du XXème. A l’opposé de la répétitivité-réduction de celle du spectacle d’aujourd’hui, reflet de l’étouffement de la pensée dialectique. Mais étouffement non accompli évidemment, donc encore développement contradictoire : « tant qu’il y a de la vie… ». Dans cette musique développée « classique », la rupture-continuité est à mon sens l’est, particulièrement développée. Ce qui lui donne  étonnement, attractivité et possible liberté permanents.

En formation-développement sociale, en économie politique et en politique tout court, comme en art ou en philo, ce n’est pas en « suivant le peuple » pour s’assurer des majorités politiques, que peut se rendre utile et sainement efficace, un parti. Ce suivisme, est un blanc sein aux forces conservatrices de l’état présent de la société sensées être combattues. La conception d’un parti interprète conscient du processus social sur lui-même n’est en rien conservatrice et ne remet pas en cause la vision et l’action la plus large possible du mouvement contradictoire et de l’infinité des contradictions qui animent un mouvement-complexification de vie sociale, un peuple, les peuples, et l’appropriation saine de l’univers par une espèce pensante constituant le mouvement de conscience de la nature sur elle-même. N’en déplaise au marxiste estampillé de l’histoire passée et présente des conservatismes et de la réaction au progrès.

Comprendre le développement-complexification du travail dans le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, et celui de l’activité de la personne humaine dans ce développement complexification est une condition unie aux autres conditions, la condition du développement complexification de la production économique entre autre.

Qu’on soit chercheur, économiste ou philosophe, ouvrier, employé, artiste etc. la condition du développement social en nous-même et en soi-même, de la pensée dialectique est une condition première de la poursuite du processus d’humanisation continue, donc de ses ruptures micro et macro en unité.

Pierre Assante. 02/02/2021 07:35:39.

Cet article fait suite à :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/01/remarque-6.html

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 20:32

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 22:43

 

Ce texte a été publié à part sur ce blog

une première fois

le 28 janvier 2021

REMARQUE 6.

 

Sur le concept « d’usage de soi par l’autre et d’usage de soi par soi » du professeur Yves Schwartz : l’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre, les autres : une transformation qualitative de l’usage de soi par l’autre. Il y a dans l’usage de soi par l’autre déjà un usage de soi par soi. Il s’agit de « faire coïncider » les deux. Cela suppose que coïncide aussi mode de production et d’échange ET usage de soi basé sur le développement de soi dans le développement de toute la société. L’aliénation de l’activité de travail, de l’activité humaine dans l’échange-accumulation « Argent-Marchandise-Argent’ » réduit les capacités humaines de produire les biens matériels et moraux nécessaires au processus continu d’humanisation d’appropriation en santé mutuelle de d’univers par l’homme. S’il y a crise et cris de subsistances, d’économie et de civilisation c’est justement parce qu’il y a contradiction  antagonique dans les forces en mouvements, à l’intérieur de la société et à l’intérieur de soi-même, parce que le développement des forces productives dans le capitalisme trouve ses limites dans le développement de la personne qu’il aliène.

En ce sens l’économicisme est un avatar taré, vicié des savoirs et des pratiques économiques eux-mêmes aliénés. La critique marxiste de l’économie politique et ses développements dans ce qu’on pourrait appeler « l’école de Paul Boccara », entre autre, est une fenêtre ouverte vers un dépassement du mode de production et de l’aliénation du travail et du produit du travail humain, de la personne et de la société.

L’ergologie de « l’école d’Yves Schwartz » est un « champ » où l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail entre en contact nécessaire avec les conditions de libération de la personne humaine, de l’activité humaine et de la production matérielle et morale en unité dans le processus de l’humanité. La crise économique d’accumulation-dévalorisation du capital est celle de l’aliénation de l’activité humaine dans l’achat-vente de la force de travail. Son dépassement passe par un processus de sécurité d’emploi et de formation allant vers l’abolition de cette vente-achat. Et par les droits du travail et l’usage des moyens d’échange qu’est la production monétaire subissant le dépassement, les transformations qualitatives équivalentes.

Il n’y a pas scission  entre production et consommation, même dans le capitalisme, mais il y a contradiction espaço-temporelle issue de la contradiction entre usage de soi par soi et usage de soi par l’autre basé sur l’accumulation non communiste. Les moyens de survie et de développement s’ils sont aléatoires, dépendent aussi de l’intervention humaine consciente sur elle-même. Que la consommation soit différée dans une société et dans l’activité de la personne, cela est à la fois évident et incontournable dans une société développée, ayant dépassé la condition animale de consommation directe de la nature, sans transformation par le travail. Mais le processus de production-distribution-consommation est un processus qui « fonctionne en unité » et qu’il faut regarder de haut pour voir un mouvement global de production, qu’il constitue (1) et qu’il faut libérer de l’aliénation du producteur par l’aliénation de ses produits et des gestes physiques et mentaux en unité de la production de ses produits. L’unité reconstituée contre une « scission » consiste au besoin de travail lui-même qui est une consommation elle-même. Evidemment il s’agit d’un travail libéré du profit capitaliste et de l’usage de soi par l’autre qui lui correspond.  Et il s’agit d’un travail non conçu par un usage  des muscles, des nerfs, du cerveau, du corps-soi « hors société », hors motivation, hors autonomie et autogestion, hors inventivité humaines. Ce « hors » est une vision de l’esprit car il n’y pas d’activité humaine « hors », mais il y a activité humaine à libérer de l’aliénation.

Pierre Assante. 28/01/2021 06:56:48.

(1) dans lequel il y a évidemment consommation et distribution « en cascade » et en cycle de production-consommatrice et de consommation productrice dans le cycle de production. Dans ce cycle, il y a la totalité de l’activité humaine. Si l’on dit que l’économie intervient en dernière instance ce n’est pas par une primauté économique temporellement absolue qu’il s’agit, mais une unité des activités dans laquelle les « moyens » interviennent en dernière instance et en unité dans le cycle. En « dernière instance » est issue du cycle de production capitaliste où l’économie est confisquée par le capital et ses besoins de reproduction-accumulation pour subsister en tant que base d’un système aliéné et aliénant.

P.S. j'ai toujours envie de finir mes communications par " dixi et salvavi animam meam", « j’ai parlé  pour sauver mon âme », comme me l'a appris "Karl", même si c'est un peu ridicule de ma part...

Photo: installation d'une exposition de Fernand LEGER dans une fête du PCF.

 

Ce texte est extrait de RECUEIL "2034", PAGE 88 : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:55

FAIRE D'ESTAMPÈU

 

Faire d’estampèu :

Prononcer FAÏ-RE D’ESTAMPÈ-OU, avec l’accent sur le « è », dans le parler d’Oc de Marseille, c’est faire du vacarme, de l’agitation colérique vaine et prétentieuse.

Un « estampèu », à l’origine, c’est une empreinte, une estampe, ou un outil pour le faire, ce qui a donné, en dérivant, au verbe « estamper » la signification de « imprimer ».

Faire des « estampèus », c’est in fine, faire de l’impression au sens propre et figuré, physique et mental, de l’affichage pour se faire remarquer soi-même ; d’où le sens dérivé devenu le sens premier : causerie, vacarme, bruit…

Tout un chacun peut sombrer dans la chose, ou non à condition d’y résister, sans renoncer non plus à ce qu’on pense devoir dire et que l’on pense juste, utile et efficace, à soi-même et à tous, collectivement, à tort ou à raison. Sans faire d’estampèus…

Mais « faire d’estampèu » ce n’est pas du tout se tromper, c’est tromper les autres.

Pierre Assante. 30/01/2021 07:47:56.

Post-Scriptum.

«  ...Vous souvient-il du soir où Christian vous parla/Sous le balcon ? Et bien ! toute ma vie est là : /Pendant que je restais en bas dans l'ombre noire,/D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire ! C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau :/ Molière a du génie et Christian était beau... » Daudet-Cyrano.

« ... j'ai perdu ma vie par délicatesse... » Verlaine.

« …Les perdants ne sont pas inutiles, ils ont leur "fonction". Ce n'est pas nouveau. Voilà des décennies que nous fonctionnons comme cela. Attention de ne pas laisser à d'autres la récolte de ce que nous avons semé. Auquel cas, c'est un détournement de l'espoir et un échec programmé, historiquement prouvé et une expérience amèrement vécue. par les militants quidam sans voix, entre autre. Les perdants ne sont pas inutiles, ils ont leur "fonction"… Dixi et salvavi animam meam ! « (P.A.)

Voir aussi Recueil "2034" : 

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 06:06

Pierre Ivorra. Réflexions autour de BlackRock.

L’Humanité, 27 Janvier 2021.

 

Le numéro un mondial de la gestion d'actifs financiers ne se prive pas de peser sur les institutions publiques

Paradoxalement, c’est dans les périodes les plus aiguës de crise de la croissance que la financiarisation de l’activité des économies et des grands groupes capitalistes se développe le plus.

Le fonds états-unien BlackRock, numéro un mondial de la gestion d’actifs financiers, autrement dit des placements dans des entreprises et des fonds spéculatifs, en donne une parfaite illustration. Alors que l’économie du pays de Joe Biden et celle de la planète s’érodent en 2019 et s’écroulent en 2020, son portefeuille de titres (actions, obligations, produits dérivés, matières premières…) grossit de 1 250 milliards de dollars, de 16,8 %, passant d’une valeur de 7 430 à 8 680 milliards. BlackRock est très présent dans le capital des sociétés américaines cotées à Wall Street (Apple, Google, Facebook, Chevron, Walmart…), il participe aussi au capital de groupes français du CAC 40 (Air liquide, Bouygues, Publicis, Legrand, Safran, Thales…). Il butine les principales fleurs du capitalisme français et européen.

Le fonds en outre ne se prive pas de peser avec ses confrères anglo-­saxons sur les institutions publiques en rachetant leurs titres de dette. Pour renflouer des entreprises et surtout de grandes sociétés mises en difficulté par les crises économique et sanitaire, et aussi pour maintenir ou booster leur rentabilité, les États à travers le monde ont augmenté en 2020 leur dépendance à l’égard des banques et des marchés financiers, notamment auprès de BlackRock et de ses confrères, en portant le total de l’argent qu’ils leur ont emprunté à 77 800 milliards de dollars, soit presque une année de production mondiale de richesses. Les ressources financières que le capital et les fortunes ne parviennent plus à tirer de l’activité réelle, ils essaient de les soutirer en accentuant leurs activités de sangsues financières.

L’importance des sommes et des enjeux économiques, sociaux, éthiques, politiques sous-jacents a de quoi ruiner toute tentative de riposte : comment imposer d’autres critères à de tels monstres spéculatifs ? Les fiscalités nationales ont leurs limites. Elles érodent la puissance de la finance sans mettre en cause son pouvoir. C’est l’autorité que la possession d’argent donne à ces fonds qu’il faut mettre en cause.

Il s’agit de permettre aux salariés, aux populations et à leurs représentants en France, en Europe et dans le monde, d’avoir prise eux aussi sur les ressources financières et monétaires. Pour faire prévaloir d’autres critères de gestion, sécuriser l’emploi et la formation. Autrement dit, il faut commencer à substituer le partage à l’accaparement.

Pierre Ivorra. L’Humanité, 27 Janvier 2021.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 14:35

 

Renato Di Ruzza, Yves Schwartz.

AGIR HUMAIN ET PRODUCTION DE CONNAISSANCES.

Paru le 21 janvier 2021

Épistémologie et Ergologie

 

Résumé de l'éditeur : 

N’y a-t-il qu’une forme de savoir à reconnaître dans l’Université? Les savoirs dits « scientifiques », légitimés par leur tentative de mettre à distance les séductions, les conflits, les valeurs en débat dans le présent qui introduisent des biais dans les concepts? Ou bien n’y a-t-il pas d’autres formes moins visibles de savoirs, nouées aux exigences de l’agir, que toute activité humaine entraine en produisant de nouvelles configurations dans la vie sociale? Les activités de travail jouent comme un révélateur de cette dualité des formes du savoir, dont la mise en dialogue est absolument nécessaire, si on veut comprendre quelque chose dans la production de la société et dans l’usinage des connaissances. Cette conviction a conduit une équipe, dont participent les auteurs, à créer des dispositifs de formation et de recherche propres à expérimenter ce dialogue. Comment alors retravailler la conception de l’épistémologie sur cette base? C’est le fondement même de ce livre, auquel conduisait l’itinéraire épistémologique des auteurs, l’un en philosophie, l’autre en économie politique. Cet ouvrage s’adresse tant aux protagonistes des activités sociales, qu’aux chercheurs et enseignants soucieux de mieux mesurer les liens à développer entre la production des connaissances et la vie sociale. Ni vulgarisation ni érudition, mais rigueur et respect des lecteurs dans la diversité de leur formation et de leur expérience.

13 €.  Nombre de pages: 138

Lien des Editions : https://presses-universitaires.univ-amu.fr/agir-humain-production-connaissances

Voir aussi un entretien d'Yves SCHWARTZ de TAF sur ce Blog : http://pierre-assante.over-blog.com/2020/12/taf.travailler-au-futur.extrait.yves-schwartz.html

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Voir aussi Recueil "2034" : 

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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 06:39

 

Denis DURAND : 75 ans après la création de la Sécurité sociale, le besoin d’une nouvelle révolution

 

Économie et politique, n° 796-797, novembre-décembre 2020

Ce numéro d’Économie et politique célèbre le soixante-quinzième anniversaire de la Sécurité sociale. Les assauts dirigés contre les conquêtes de la Libération sont à eux seuls un motif de poursuivre le combat pour leurs principes révolutionnaires mais peut-être les leçons de l’histoire peuvent-elle être une source d’inspiration sous d’autres aspects.

Les transformations révolutionnaires de la Libération ont succédé, en France, à une débâcle politique et morale dont certains traits évoquent la situation politique d’aujourd’hui.

Bien sûr, il faut se garder de toute comparaison hasardeuse. En ce début d’année 2021, les Français ne sont pas, comme en juin 1940, par millions sur les routes de l’exode et sous les tirs de la Luftwaffe. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est que jamais, depuis quatre-vingts ans, le pays n’avait été confronté à la conjugaison soudaine

– d’un choc de portée mondiale venant perturber la vie quotidienne de tous les habitants du pays, sans exception ;

– d’un fléau qui a déjà tué 70 000 de nos concitoyens ;

– d’épisodes où l’État semble défaillant dans sa capacité à assurer la sécurité de la population (affaire des masques, difficultés des premiers tests, lenteur des débuts de la vaccination…)

– d’une chute vertigineuse de l’activité économique (-9,5 % sur l’année 2020, un phénomène absolument sans précédent en temps de paix, avec des conséquences terrifiantes sur le chômage et la précarité). Le tout après des décennies de montée du chômage, révélatrices d’une crise structurelle du système économique ;

– et parfois d’un sentiment d’humiliation nationale en comparaison de pays moins gravement touchés par la pandémie et où l’économie s’est révélée plus robuste.

Il y a bien longtemps qu’une circonstance historique n’avait engendré un tel degré d’angoisse, de défiance et de colère impuissante, terreau fertile pour les rumeurs (aujourd’hui appelées complotisme) et pour les menées d’extrême-droite. Le parti qui caracole en tête des sondages est celui des héritiers directs et revendiqués du maréchal Pétain et de la collaboration, tandis que le désarroi fait cohabiter dans les esprits défiance contre les institutions et tentation de l’union sacrée derrière le pouvoir, quel qu’il soit. Cela facilite les agissements de plus en plus liberticides du pouvoir macronien, qui ressemblent aux signes avant-coureurs d’une crise de régime.

Ainsi, comme il y a soixante-quinze ans, la construction de nouvelles institutions fait partie de ce que devrait être une réponse touchant aux ressorts profonds de la crise du système capitaliste et de la civilisation libérale

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, la sortie d’une longue crise systémique et un rapport de forces politique exceptionnel avaient obligé les capitalistes à accepter l’introduction, dans la régulation du système économique et social, d’éléments contradictoires avec la logique de la rentabilité capitaliste : firmes industrielles nationalisées devenues des modèles de gestion sociale, étatisation des banques centrales et des principales banques de dépôt, différentes expériences de planification… L’instauration de statuts dans la fonction publique et dans de grandes entreprises publiques avait protégé une partie des travailleurs, sous certains aspects et jusqu’à un certain point, de la précarité du salariat capitaliste. La création d’une Sécurité sociale fondée sur un principe communiste – « de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins » – avait été, en France et sous l’impulsion du Parti communiste, la pointe la plus avancée et la plus durable de ces transformations.

Toutefois, les potentialités révolutionnaires de la Libération ne sont pas allées jusqu’à dépasser la logique marchande et capitaliste ; sa domination s’est raffermie à la faveur de la Guerre froide.

La relance de la demande, avec, en Europe, les avances du plan Marshall, et les gains de productivité engendrés par les progrès sociaux et techniques de l’après-guerre ont ainsi donné l’impulsion à un spectaculaire essor de l’accumulation du capital. Toutefois, la dévalorisation stratégique de capital public au service de la rentabilisation du capital privé a fini par perdre sa force propulsive. Bien qu’elle prenne des proportions inégalées dans la pandémie actuelle, l’intervention massive de l’État semble devenue impuissante à concilier la rentabilisation du capital avec le besoin de révolution écologique pour rendre vivable l’interaction de l’humanité avec la nature, avec les besoins accrus de Sécurité sociale pour faire face à l’accélération des dépenses liées aux progrès de la médecine et à l’allongement de la vie, avec le besoin de sécurisation de l’emploi et de la formation pour libérer en chaque habitant de la planète le potentiel de développement et de créativité qui ferait de la révolution informationnelle un progrès de civilisation.

C’est pourquoi être fidèle aux principes de la Sécurité sociale ne peut pas seulement consister à refaire ce qui a été fait en 1945. La crise rend de plus en plus instable, et socialement destructrice, la contradiction latente entre une économie marchande, régie par la rentabilité capitaliste, et des régimes de Sécurité sociale dont la logique profonde impliquerait de s’en émanciper. Il faut donc maintenant mener jusqu’au bout le « travail » révolutionnaire de cette contradiction, contester les critères de gestion capitalistes jusque dans l’entreprise et dans ses critères de gestion, jusqu’à engager le processus d’un dépassement du marché. C’est-à-dire faire irruption dans le sanctuaire du capital : son pouvoir sur l’argent, sur sa création par les banques, sur son utilisation par le patronat et par des gouvernements respectueux de son monopole sur les choix économiques. La violence des événements que nous sommes en train de vivre et de ceux qui se préparent nous y invite, et même elle nous y oblige.

Dans une certaine mesure, les esprits y sont préparés. Dès avant la pandémie, la conscience du péril climatique a rendu populaire le mot d’ordre « changer le système, pas le climat ». Dans les mobilisations de 2019 pour les retraites, les slogans, fait nouveau, mettaient en cause le capital et pas seulement « les riches » ou la seule « répartition des richesses ». Et on se souvient de l’écho éveillé en plein confinement par l’appel « des milliards pour l’hôpital, pas pour le capital ». Dans la campagne pour l’emploi engagée depuis le mois d’octobre par le PCF, on perçoit un intérêt nouveau pour l’objectif d’une éradication du chômage – c’est-à-dire, au fond, d’un dépassement du marché du travail, et donc de toute la logique capitaliste dont il est un ressort central – alors que jusqu’à présent prédominaient davantage l’acceptation du chômage de masse comme un fait irrémédiable (qu’on pourrait se contenter de corriger à l’aide d’un « revenu universel ») ou l’illusion qu’on pourrait y mettre fin sans s’attaquer concrètement, dès aujourd’hui, au pouvoir du capital jusque dans la production et dans les choix qui président à l’utilisation de l’argent (« salaire à vie », « État employeur en dernier ressort »…).

Pourtant, dans le même temps, on doit constater la faiblesse, la division, et parfois le désarroi des forces politiques susceptibles de donner une cohérence révolutionnaire aux contradictions qui ébranlent notre société sous l’effet des événements extraordinaires que nous fait vivre la double crise sanitaire et économique, venant accélérer la crise écologique, la crise politique et l’exacerbation de plus en plus insupportable de toutes les discriminations et de toutes les dominations.

Nul ne peut prévoir quels effets institutionnels vont entraîner ce nœud de contradiction et les convulsions qu’il produit sur toute la surface du globe mais on peut affirmer que la réponse à cette conjonction extraordinaire exigera une transformation du système institutionnel existant, c’est-à-dire une révolution politique.

Le rôle révolutionnaire que le PCF s’est assigné depuis sa création il y a cent ans prend alors une actualité nouvelle pour permettre à notre peuple d’entrer en résistance contre la cause profonde de la situation actuelle : la domination du capital, ses dégâts sur les êtres humains, sur les relations entre l’humanité et la nature, son obsession de la baisse du coût du travail qui a désarmé nos services publics face à la pandémie et qui entretient une crise systémique. La réponse réaliste réside donc dans un effort politique pour faire connaître le projet communiste, but et chemin de la construction d’une nouvelle civilisation. En nourrir le débat avec la gauche non communiste est indispensable pour permettre le rassemblement des forces populaires.

Dans les circonstances présentes, le principal moyen d’y parvenir, comme le 38ème congrès du PCF l’a décidé, est de travailler sans tarder à créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle. Non dans le rêve d’une alternance qui naîtrait d’un changement de locataire à l’Élysée mais comme une stratégie persévérante de régénération de la gauche et de consolidation du mouvement populaire dans la perspective de sa prise de pouvoir, dans un essor sans précédent de la démocratie, depuis les luttes immédiates et locales jusqu’à la conquête d’une majorité dans les institutions étatiques et jusqu’à la construction d’une nouvelle mondialisation, de paix et de coopération.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 07:17

 

PCF VICTIME  DE LA CRISE OU REPONSE A LA CRISE ? VICTIME PARTICULIERE DANS UNE SOCIETE VICTIME TOUT ENTIERE ?

 

Le PCF, destiné à être un outil de réponse à la crise générale mondialisé du capital, risque-il, dans l’état des hommes et des forces sociales qui le composent, d’en être une des principales victimes. C’est en tout cas ce que souhaitent ses adversaires arguant de ses reculs depuis des décennies malgré son implantation locale vivante et ses élus locaux et nationaux, par exemple.

Auquel cas il faudrait bien un autre outil pour cette réponse.

- à la baisse tendancielle du taux de profit.

- à la suraccumulation-dévalorisation du capital.

- au besoin de la transformation sociale qualitative qu’elle induit.

- au processus de civilisation que cette transformation demande.

 « …La finance écrase l’industrie… … du moins à son âge classique, l’enrichissement capitaliste pouvait-il mettre à son actif le développement des forces productives du genre humain ; devenant avant tout synonyme d’une frénétique accumulation financière, il rentre dans l’ère de l’absurde. C’est pourquoi le monde du capital universalisé tend vivement à nous enfermer quant à la finalité de notre destin historique dans ce dilemme idéologique désespéré : soit l’acceptation du sens théologique à tant d’égard inacceptable que ne renoncent pas à vouloir nous imposer des religions où ne sont pas rares les dérives intégristes, soit la résignation au non-sens existentiel à quoi incite le cynisme amoraliste qui tient lieu d’âme à la classe dominante…. … Notre destin d’espèce devenu histoire du genre humain a une fin en soi, à la fois seule possible et parfaitement réelle : c’est le plein développement de l’humain… … Très significativement, la crise historique radicale dans laquelle est entré le système capitaliste est en son fond même une crise de finalité : l’accélération à tendance exponentielle des moyens dont se met à disposer le genre humain a pour envers terrifiant une perte généralisée de but humainement partageable ; là est le drame terriblement palpable du XXIème siècle commençant : la pensée marxienne de l’humanisation universelle comme seule fin en soi de notre longue marche est ici de première nécessité… »

Lucien Sève. « Penser avec Marx aujourd’hui ». 2014. Tome III. Chap. « Les catégories ».

Le PCF victime ou réponse, c’est peut-être  l’interrogation qui pousse Sève à poser, dans son tome IV et ses derniers écrits,  d’une autre façon, l’organisation de la prise de conscience des solutions et des processus pour les atteindre (1). Mais il ne s’agit pas pour moi et pour bien d’autres d’euthanasie de l’organisation acquise à l’instar de ce qui s’est passé en Italie avec le PCI, mais de son développement nouveau possible. J’en tiens encore pour ma part, ici et maintenant, à l'organisation d’une force politique interprète conscient du processus inconscient de la société humaine, dans ses entités multiples et diverses, leurs interactions dialectiques, des hommes qui les composent.

Le marxisme ne vit pas de lui-même et pour qu’il vive les hommes doivent l’entretenir et le développer en fonction du mouvement de la société qu’ils constituent dans leurs infinies interactions entre eux et entre eux et nature dont ils font partie en unité.

Le marxisme, non le dogme, mais une pensée concrète en mouvement, et son développement historique est encore la forme et l’existence la plus avancée de la conscience humaine sur elle-même si on ne la fige pas, ce qui c’est quand même produit, relativement, mais sûrement… et à quoi il faut remédier !

Je sais bien que la situation présente et à venir demande à se concentrer sur les tâches du moment, la crise économique et sanitaire jumelles, ses effets immédiats, ses pansements immédiats et ses remèdes à court terme dans la vie politique et son étroitesse historique actuelle dont témoigne l'actualité électorale et l’éclatement interne des organisations politiques, dans la crise de la démocratie liée à la crise générale. C’est pourtant en se concentrant sur les tâches présentes dans les dernières décennie, mais mal, que la réponse aux impératifs humains n’a pas été atteinte, loin de là. Alors, pointer les difficultés à surmonter en tentant de  voir le mieux possible la réalité, n’est-ce pas autant nécessaire et plus, à condition de se concentrer dans un même temps sur les taches du moment, bien sûr... Se concentrer BIEN sur les tâches du moment ne dépend-il pas d’élargir l’observation et l’analyse de ce qui apparaît comme les tâches du moment, au  temps plus long et l’espace géographique plus grand ?

Du renversement de la philosophie idéaliste hégélienne au matérialisme dialectique marxien et ses capacités de saisir les catégories d’objets pensés constituant notre réalité concrète,  dans leur mouvement historique,  en les réunissant pour dépasser la parcellisation aliénante de l’activité humaine dans laquelle mentalités et mode de vie sont opposés à la liberté et soumis à la vente de la force de travail contre la libre créativité. Et contre le plaisir de vivre.

L’ergologie, non en général, mais dans les concepts schwartziens, ouvre une période conclusive relative dans le déroulement de l’humanisation en liant connaissance historique des catégories dont se nourrit la pensée pour pouvoir agir, avec la connaissance de l’activité concrète, et l’activité particulière de travail salariée dans laquelle réside l’essentiel de la production des biens nécessaires à la vie humaine. C’est sans doute dans cette connaissance et la crise de motivation qu’elle révèle que réside en part une poursuite de la dialectique marxienne.  La crise du travail et d’emploi intimement liés économiquement et mentalement, et la crise de motivation et de formation dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital révèle des limites du système. La crise de motivation n’a rien à voir avec la dénonciation patronale de renoncement du salarié à l’intérêt de son travail. C’est une crise de motivation plus profonde et générale qui est une forme de renoncement à vivre, au quotidien, dont le « défoulement » est une partie importante non constitutive mais conséquente et qui s’apparente à un suicide inachevé.

Pierre Assante. 23/01/2021 18:57:47.

 (1) Renoncement actif ou vision avancée dépassant l’organisation acquise de la lutte de classe imbibée du conservatisme global ambiant ? Renoncement actif qui attire comme un gouffre dans une période de vide relatif mais profond de l’effort de conscience de la société sur elle-même et de l’engagement économique, politique et philosophique de sauvetage de son processus en danger : soit penser sérieusement le processus et agir sur le processus, soit différer dans un monde où ce qui murit ne peut encore naître et donc sur lequel on ne peut encore agir que par le rassemblement des idées non dissoute mais dispersées : réunir le partiel, réunification en cours échappant à une organisation traditionnelle qui n’est pas en mesure d’être interprète conscient du processus inconscient ? Dilemme duquel il faut sortie d’urgence sous peine de laisser s’éteindre le souffle de la vie.

 

Voir aussi : Recueil 

"2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:41

 

Le débat INTERNE DU PCF et le rassemblement populaire et du salariat pour dépasser la crise systémique.

 

La bataille interne du parti est une tâche essentielle pour lui permettre d’être une force de transformation sociale dans la crise systémique mortelle et la transformation qualitative systémique de sauvetage du processus humain.

Mais si la bataille interne s’affole, et que « la prise de pouvoir » locale et globale, cache le débat de fond d’explication et d’échange sur le contenu de la crise et le contenu d’un rassemblement populaire et du salariat pour d’autres critères de gestion, tout cela aboutira à un éclatement et non un rassemblement interne et externe sur ce nécessaire et indispensable contenu.

Une prise de conscience est longue et ne s'opère par miraculeusement, mais tient aussi d'une catharsis collective. L'histoire nous l'a montré. Il faut à la fois se hâter et donner du temps au temps. Difficile mais nécessaire.

Le « résultat » de la « crise jumelles», systémique et sanitaire : la concertation capitaliste accrue, la crise du travail, de l’emploi et des subsistances accrue, offriront de plus en plus aux protestations et à l’organisation de la protestation, la démonstration potentielle de la nécessité d’une transformation progressiste de la société.

Il tient à l’organisation politique de transformer cette potentialité en pouvoir populaire et démocratique effectif.

Dans quel état "historique et immédiat" je, nous,  nous trouvons sur le plan de la politique partisane....

Ce qui est urgent est d'expliquer :

- la crise du système et ses solutions possibles, les critères de gestion, la SEF, la création monétaire et le crédit et leur usage progressiste, les DTS pour s’affranchir du dollar, etc.

- et la crise du travail dans le système, la crise de l'emploi et des droits du travail étant dans la crise du travail,

- la prise en compte des transformations anthroponomiques dans la démocratisation de la société.

- et la fascisation-souverainiste mondiale menaçante à plus ou moins long terme, dont Trump a été un avant-goût non achevé, avec la puissance destructrice que peut avoir aujourd'hui l'humanité contre elle-même, si la transformation qualitative du système ne trouve pas les forces sociales pour la promouvoir.

Chacun avec ses moyens, et dans son milieu et collectivement, organisationnellement.

La bataille des présidentielles et tant d’autres évènements d’ici là peuvent être pour le PCF l’occasion de ces explications et des échanges dans les deux sens, de soi à l’autre et de l’autre à soi, qui vont de pair

Bonne journée.

Pierrot. 22/01/2021 09:04:18.

P.S. j'ai toujours envie de finir mes communications par " dixi et salvavi animam meam", « j’ai parlé  pour sauver mon âme », comme me l'a appris "Karl", même si c'est un peu ridicule de ma part...

 

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L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

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