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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 19:13

 

La chronique économique de Pierre IVORRA.

Le bitcoin n’est pas l’ami des peuples

Mercredi 3 Mars 2021

 

 

Le bitcoin, vous connaissez ? C’est une nouvelle monnaie, mais elle est très différente du dollar, de l’euro ou du yen, elle n’est pas émise par une banque centrale, elle est virtuelle, ou plutôt numérique.

Elle n’a d’existence qu’au travers de la chaîne formée par les ordinateurs connectés d’entreprises et de particuliers. Elle est souvent présentée comme une monnaie « libre », car contrairement aux autres devises, elle n’est pas rattachée à un État ou à une fédération d’États (l’euro), elle est « privée ». À quoi sert-elle ? Créée en 2008, elle n’est pas, à vrai dire, une véritable monnaie. Comme le relevaient les spécialistes de la Banque de France, il y a quelques mois, elle ne remplit pas vraiment les trois fonctions d’une devise digne de ce nom. Elle n’est pas une réserve de valeur car son instabilité fait que ses détenteurs n’ont aucune garantie quant à la permanence de la richesse qu’elle incarne. Elle sert fort peu à des transactions. N’ayant pas de cours légal elle est fort peu acceptée comme moyen de paiement. Du fait de sa très grande volatilité, elle ne peut pas servir à exprimer et à comparer de façon fiable la valeur de biens et de services courants. Elle ne saurait être une unité de compte, son cours étant trop changeant.

Pourtant, en dépit de ces critiques, le bitcoin ne cesse de prospérer. À la date du vendredi 26 février 2021, il valait 38 874,60 euros. On peut mesurer toute sa dimension spéculative quand on sait qu’il y a une dizaine d’années, le 2 juin 2011, par exemple, son cours était de 0,07920 dollar. Quelques mois plus tard, il valait plus de 100 fois ce montant : 10,60 dollars et, le 18 novembre 2011, sa valeur était retombée à 2,05 dollars. Le bitcoin joue au yoyo, mais avec une forte tendance à la hausse.

À quoi sert-il alors ? Il est utilisé lors d’opérations de règlements entre sociétés, parfois sous pseudonyme. On estime qu’environ un quart du volume des transactions en bitcoins et près de la moitié de leur montant seraient associés à des activités illégales : blanchiment d’argent de la drogue et de la prostitution. Il est enfin utilisé pour spéculer. Aussi, l’essentiel de son envolée est dû à l’intervention de grands groupes et de banques qui peuvent ainsi se livrer à des opérations souvent ni vues, ni connues.

Cette monnaie numérique (il en est d’autres) n’est ainsi pas vraiment l’amie des peuples. Ces derniers, c’est le cas en Europe, ont pourtant besoin d’une monnaie qui les protège, qui serve à la création de bons emplois, d’activités utiles, permettant de promouvoir les salaires et les salariés. Autrement dit, d’une monnaie qui ait quasiment le statut d’un service public.

 

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 10:47

 

LE MORT SAISIT LE VIF MAIS LE VIF RÉSISTE.

 

Le mort saisit le vif. Ainsi des formes anciennes de moyens et de mode de production  perdurent dans les nouvelles et quelquefois s’y redéveloppent.

Mais pour qu’elles s’y redéveloppent il faut aussi que l’idéologie, les formes de pensée arriérées qui y correspondent y trouvent leur expression, en unité contradictoire avec le mouvement au présent.

Des formes "d’esclavage nouveau" se sont développées dans le capitalisme, dans son expansion coloniale et sous son égide, par exemple dans l’accumulation primitive du capital US, et sous les vestiges passés dans les pays concernés. Mais aussi dans le cœur du système avancé à l’occasion de recul que suscitent des évènements comme les guerres par exemple.

Le stalinisme a pratiqué ce travail de type « esclavagiste nouveau » par l’exploitation du travail des prisonniers pour renforcer les forces productives sensées développer les conditions d’une société socialiste et pour surmonter le handicap de défaut d’accumulation primitive du capital dans la Russie post-tsariste et ses colonies devenues républiques soviétiques. Les formes anciennes du mode de production asiatique en Russie ont constitué un moteur et des avancées et des régressions

La « concordance » économique et idéologique de ce phénomène réactionnaire dans l’URSS de Staline a été « justifiée » par les difficultés créées par le capital contre la jeune république. Certes c’est un élément. Cependant cette concordance est plus profonde que cela, et on peut la retrouver dans la philosophie des principes exprimés dans les œuvres de Staline régressant exponentiellement par rapport aux fondateurs d’une nouvelle pensée dialectique incarnée par Marx, Engels et ce mouvement de progrès de la conscience de l’humanité sur elle-même et sur la nature dont l’humanité (et l’humanisation) est partie intégrante.

Cet abandon de la dialectique, LE RETOUR à une analyse unilatérale des évènements et des choses, hors de leur mouvement d’évolution-complexification, des forces contraires, leur unité et leur identité qui animent le mouvement, a été un témoin de l’immaturité de la société dans la construction d’un mode de production et d’échange dépassant un développement par le cycle d’accumulation du capital, et l’achat de la force de travail qui le permet.

 

Lénine et les communistes russes de progrès ont choisi de saisir les évènements et les contradictions qui ont éclaté avec la guerre pour avancer dans la voie d’une construction nouvelle répondant à la crise, la réalité de la crise et ses conséquences. Il est absurde de penser à postériori : c’était pas mûr, il fallait laisser les choses en l’état comme le préconisaient les forces diverses en jeu, tout en revendiquant chacune les fruits pour soi : du mouvement de décolonisation de l’Empire Russe en passant par la révolution de la bourgeoisie Russe antimonarchie absolue dans une bourgeoisie internationale; et la révolution agraire d’une paysannerie très active et en crise de production et idéologique de même; et une classe ouvrière faible mais  très concentrée  et un capital étranger et national en unité-compétition et un Parti ouvrier fortement organisé constituant le liant ouvrier-paysan. Forces en concurrence entre elles et poussant pourtant vers le nouveau, un  nouveau encore indéterminé évidemment. A l’issue de l’engagement militaire russe  et sa débandade sociale généralisée de 1914-17, le pourrissement du pouvoir consécutif au pourrissement avancé du système national dans celui du système général, « La Paix et la Terre » ont constitué le rassemblement et le contenu d’un début de processus de transformation qualitative du système politique et social du pays, sans réussir à le poursuivre à terme; lequel terme n’était pas atteignable dans la situation historique du moment. Ce qui ne veut pas dire que les transformations en cours de chemin, en court et long terme, ne contenaient pas une révolution mondiale plus vaste restant à l’ordre du jour aujourd’hui. Coopération de l’humanité entière, contenant l'autonomie de la personne et des entités de production et d’existence, de la praxis, l’activité humaine en évolution-développement-complexification en unité de celle de la nature.

 

L’histoire est faite ainsi, à la fois aléatoire et causale. Unité et identité du moment-durée. Qui peut dire ce qu’auraient fait ces forces dans ce pays arriéré prêt à une guerre civile qui a bien eu lieu et qui de toute évidence aurait eu lieu et dont l’issue, comme toute les guerres civiles dans des conditions d’arriération finissent par les pires dictatures ?

 

La dictature stalinienne est issue de la guerre civile dont la révolution de février comme celle d’octobre n'étaient pas la matrice première. La matrice première, c'étaient les conditions russes et mondiales de la crise du capital monopoliste et des conflits entre bourgeoisies nationales qui en découlaient. Y compris bien sur la guerre « entre le Tsar et le Kaiser » qui était un élément important de l’affrontement mondial dans lequel le capitalisme US, le plus puissant et le plus avancé, y a trouvé les éléments de sa future domination mondiale.

 

La NEP et les corrections successives de Lénine par rapport  aux évènements ont été une illustration des capacités de souplesse, de fidélité de pensée et de juste combat de sa part, quels qu’en soient les défauts sociaux et non individuels (hypothèse absurde qui relève d’une conception de l’homme isolé de la société et du système) dont l’histoire témoigne qui ne peuvent être imputable à une seule personnalité. L’Union soviétique n’est pas à jeter aux orties. C’est jeter une part de l’humanité (et avec des hommes et de leur activité, de leurs efforts immenses dont la très « chère » victoire sur le nazisme  n’est pas un petit élément. Lire l’article « Le communisme n’est pas le fascisme ») dans sa totalité. Certes les crimes ont été atroces, tout autant que les crimes coloniaux et de guerre du capital, de guerre tout court. Il faut se rappeler des massacres de Sétif en pleine Libération de la France de 1945 ou de Madagascar etc… relativement récents et les immenses inégalités subies par les colonisés. Il faut se rappeler aussi « plutôt Hitler que le Front populaire » qui ont porté aux millions de morts, de régression et de douleurs de toute part.

 

Tout ceci dit non pour faire un tableau général, mais pour comprendre qu’un tableau comporte une réalité : l’état de conscience correspondant non mécaniquement mais dialectiquement à l’état des forces productives dont elle fait partie en unité et en développements inégaux entre les éléments matériels et moraux de ce développement.

 

Les principes en matière de philosophie, de dialectique et d’économie et du socialisme édités par Staline, on en trouve les avatars nocifs tout au long du XXème siècle partout. Y compris dans la réaction qui se veut les dénoncer ou les dépasser, chez Althusser ou à l’opposé chez Garaudy.

Une vision multilatérale, combattant cette vision unilatérale re-commence à émerger à la fin du XXème siècle, paradoxalement mais logiquement au moment où le « socialisme réel » et les partis communistes régressent. En philosophie par exemple avec « Marxisme et théorie de la personnalité » de Lucien Sève, ou en économie avec les thèses de Paul Boccara sur le « CME » puis sur les « théories sur les crises de suraccumulation et dévalorisation du capital » ; enfin, toujours par exemple, sur cette théorie sur l’activité concrétisée par l’ergologie et « Expérience et connaissance du travail » d’Yves Schwartz, succédant aux travaux de psychologie de Vygotski , de Piaget ou de Leontiev ou de Politzer, Wallon, etc., remettant au cœur du processus de transformation de la société et de l’homme, le travail social, l’outil social, la production-fabrication-développement-complexification de l’outil par le corps-soi individuel-social (Corps-soi individuel-social ce qui est une tautologie).

 

Lucien Sève avant de disparaitre à remis en chantier une magnifique réflexion philosophique qu’on pourrait dire « sur la dialectique » (1)  avec son tome 3, "La philosophie" : le dépassement de la logique aristotélicienne pour élever la compréhension  sur la réalité, à partir de la révolution scientifique et technique immense mais livrée au structuralisme, sur la nature, la société et l’humanité et l'homme, dans son mouvement ici et maintenant et possible à venir.

L’économie politique a à s’en inspirer au niveau particulier de la pensée dialectique.

L’exercice de la pensée dialectique ne garantit pas les choix politiques. Si c’était le cas ça se saurait : les errements des partis communistes et leur dissolution relative ou totale, frappés par les transformations du capitalisme mondial et en particulier de son marché du travail prouvent bien que la pensée ne résout rien automatiquement mais dans l’action et l’expérience du mouvement réel de la société, conscient et inconscient. Une renaissance communiste, de mouvement et d’organisation, interprète conscient du processus inconscient, objective et subjective se prépare dans les dangers de la crise généralisée du capital et de ses conséquences positives et négatives incalculables.

 

Marx le philosophe communiste de générosité et militant devenu économiste sans abandonner la philosophie, mais reconstituant une unité de pensée des deux, a eu « la chance » d’observer avec l’industriel intellectuel  Engels, le capitalisme (et la situation de la classe ouvrière ! Evidemment) en « bonne santé » autant qu’il pouvait l’être, et en développement impétueux, ses douleurs et ses possibilités créatrices intempestives. Mais aussi ses contradictions d’origine, congénitales qui arrivent aujourd’hui à maturité au paroxysme mortel.

 

Ce n’est le moment ni d’abandonner  la lucidité de la lutte de transformation sociale ni l’analyse dialectique qui liées créent les conditions possibles de dépassement du système économique et social à obsolescence, et l’imagination et la mise en œuvre d’un processus de transformation. Il n’y pas de saut automatique dans la continuité d’un état à un autre. L’opportunisme et le gauchisme qui habitent partout et dans la lutte des contraires témoignent de la difficulté d’imaginer et de mettre en œuvre un processus à corriger sans cesse en cours de chemin. Pas de processus sans invention ( l’un sans l’autre, en unité, est absurde) et pas de santé du processus sans remise en cause permanente du processus dans son développement. Ce que faisait très bien Lénine en agissant sur les erreurs dans le cours de l’expérience. Sa disparition, bien que n'étant que celle d’une personne parmi tant d'autres, plus la concentration de l’administration aux mains de Staline et son groupe a été sans doute très dommageable au processus initié du socialisme dans un seul pays.

 

Pierre Assante.04/03/2021 08:53:36.

 

(1) « … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoire – car, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

 

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 18:11

 

VENTE-ACHAT. SALAIRE ET PROFIT. UNITE ET IDENTITE  DES CONTRAIRES. SOLIDARITE DES HUMAINS

Petit exercice social et ludique de dialectique sur l’unité et l’identité des contraires

 

Deux contraires : l’achat c’est le contraire de la vente et la vente le contraire de l’achat.

Si vous demandez à quelqu’un-e qui vient d’acheter un sandwich (pour être mangé entre autre) s’il l’a vendu il vous dira que non et vice versa.

POURTANT il y a unité entre ces deux contraires, il ne peut y avoir d’achat sans vente et de vente sans achat.

Lorsqu’il s’agit de la vente de force de travail, c’est-à-dire encaisser un salaire ou le payer, il en est de même sauf que la vente-achat de la force de travail se situe dans un échange inégal puisque, même dans le cas d’un contrat de travail relevant d’un droit du travail avancé (à double sens, contradictoire, au sens de travail fourni à l’avance et au sens de progrès dans les rapports sociaux), c’est quand même celui qui détient les capitaux qui a la main sur les conditions de vente-achat, et d’embauche, et conditions de travail.

Ce qui est valable dans un cas précis de vente-achat de la force de travail, c’est-à-dire dans un cas particulier d’une entreprise particulière, l’est « encore plus » sur le plan global de la vente-achat de la force de travail dans sa globalité : il y a dictature globale du capital sur le travail. Et les conditions de cette vente-achat est finalement dictée sur tout le système productif économico-financier et par le capital dominant, sur le salarié, sur l’actif en général, sur les TPE, PME, ETI : le capital dominant c’est celui des firmes multinationale et des impérialismes nationaux les plus puissant dans le capital international, en unité.

Ainsi, il y a unité globale et identité globale des forces contraires que constituent le travail et le capital, l’acheteur global de la force de travail et le vendeur global de la force de travail.

Et il y a antagonisme global entre capital et travail.

Mais soyons sages jusqu’au bout de ces réflexions en ne refusant aucune question : finalement ne voilà-t-il pas un antagonisme naturel, celui du et dans le système capitaliste comme de et dans toute organisation sociale ? S’il n’est pas une société parfaite n’est-il la meilleure et l’unique société, historiquement et absolument, en matière de production des biens nécessaires à la vie des humains ? Et n’est-il pas, de plus, améliorable dans ses propres lois, celles du cycle d’accumulation du capital, son mode de reproduction qui permet la reproduction de toute la société ?

C’est oublier que dans antagonisme il y a incompatibilité vitale à terme entre les contraires, et dans le cas du système capitaliste, le mouvement des forces contraires voient croître les contradictions entre ces forces contraires jusqu’au blocage du mouvement si une issue à la contradiction antagonique n’est pas mise en œuvre : car à la différence d’une pomme qui devient un pommier, la conscience humaine possède les capacités d’agir sur les contradictions. Elle a par exemple, la capacité (pour le moment mais plus dans un avenir possible et en prémisses) non de modifier les phénomènes de mûrissement, mais de les hâter en réchauffant artificiellement l’atmosphère du verger.

On comprend bien que dans un système où il y a concurrence entre capital et travail qui se traduit par la diminution même relative du coût du travail contre l’augmentation même relative du coût du capital, exprimant objectivement et subjectivement la lutte entre salaire et profit, entre besoins sociaux et insatisfaction des besoins sociaux de plus en plus flagrante, il est difficile d’imaginer une régulation reposant sur la seule conviction morale des uns et des autres. Le moteur de l’histoire humaine est autrement et à la fois plus complexe et plus simple, mais il tient en tout cas à l’existence des forces matérielles qui la constitue, les hommes et leurs moyens qu’ils créent,  qui constituent la société, la nature et l’univers connu. Mais là n’est pas le seul problème : plus la production et les moyens de production « se modernisent », plus elle réclame de capital, et de capital constant dans le capital global ;  au point qu’un schéma imaginaire supprimant totalement le salaire c’est-à-dire le capital variable, dans ce cas même, l’augmentation exponentielle du capital constant dans la révolution scientifique et technique conduit à une baisse tendancielle du taux de profit et à la guerre des capitalistes entre eux sur le dos du salariat et de toute la population, au détriment de la production nécessaire et des services la permettant.

Politzer fusillé par les nazis pour Résistance, prodiguait avant la guerre des cours sur les principes élémentaires de philosophie, c’est à dire des cours de dialectique, liés au luttes sociales, cours aux ouvriers, salariés et population intéressée, militante ou pas.

Son point de vue est qu’il ne suffit pas de seulement dénoncer le capital pour ses effets négatifs sur la vie quotidienne, ce qui est en principe la tâche qu’affirme, au moins théoriquement,  assurer aussi la social-démocratie et aujourd’hui le social-libéralisme qui n’est plus social en rien. Sans compter l’ortho-libéralisme s’avançant à grands pas vers le fascisme.

Le renoncement à cet enseignement et à cet échange à double sens de la dialectique est à la base des difficultés de la résistance au libéralisme, à la facilité de ce dernier à pénétrer jusqu’au fond des os notre corps individuel et social et notre pensée qui en est issue à double sens. Ce renoncement égale à prêter le flan à la réaction au progrès, contre le progrès, contre les conquis de civilisation.

Les salariés, la population, unité de l’humanité, dans toutes ses différences et particularités, femmes, jeunes, vieux, travailleurs salariés et « libéraux », « savants » et artistes, rêveurs et sportifs, sportifs-rêveurs et rêveurs sportifs…., etc….. dans leur unité d’existence, se lèvent contre les douleurs quotidiennes engendrées par la société dont ils sont les éléments vivants, et développent des solidarités.

Mais ces solidarités n’auront d'effets positifs que par la conscience scientifique de la réalité et des projets et processus à créer scientifiques de transformation en santé. C’est la tâche d’un parti de transformation sociale de progrès d’en être l’interprète conscient du processus inconscient.

Une conscience scientifique ne peut faire appel qu’à une simple logique isolant un mouvement de l’ensemble du mouvement et l’isolant dans le temps, dans un temps-moment, isolant le particulier du tout, l’instant-durée de la durée-instant ; faisant d’un objet simple et complexe, faisant de son unité dans l’ensemble, une chose, réifiant les objets de la nature et de la société : la posés devant soi comme une immobilité, observé même analytiquement comme une immobilité, donc comme une inexistence imaginée existante, une abstraction réduite à elle-même.

 Une simple logique qui ignorerait les mouvements,  les  synthèses de mouvement, l’affirmation, la négation et la négation de la négation, les processus de transformation constituant le mouvement, c’est-à-dire la transformation continue et ses sauts discrets, micros et macro dans la continuité.  

La progression de la pensée dialectique qui s’était développée dans la montée de la révolution industrielle (la bourgeoisie révolutionnaire pour ses besoins de développement n’atteignait pas mais tendait à la dialectique, Hegel le prouve. Le capital financier la redoute et en chasse le scandale qu’elle constitue pour elle), c’est dissoute dans la complexification des moyens de production ; au point que la conscience de la production et de la production industrielle a été voilée par les nouvelles conditions de production, les nouveaux moyens de production, l’industrie numérique et automatique en développement, les services anciens et nouveaux en développement numérique et la numérisation et la financiarisation globales mondiales, au détriment des services eux-mêmes, de la production et des nouveaux moyens de production eux-mêmes  : en ce sens la numérisation et automation elles-mêmes se heurtent non à elles-mêmes mais aux limites du système lui-même.

Alors vive les retours à la dialectique, son « enseignement », condition « matérielle, mentale et morale » en unité, de l’avancée des sciences, de la conscience et de la solidarité objective et subjective, en unité de même.

Pierre Assante. 02/03/2021 16:38:44.

Voir aussi : http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/l-ideologie-du-tertiaire-son-depassement-progressiste-ou-son-elimination-fasciste.html

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VOIR AUSSI :

L’IDEOLOGIE DU TERTIAIRE, SON DEPASSEMENT PROGRESSISTE OU SON ELIMINATION FASCISTE

sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/02/l-ideologie-du-tertiaire-son-depassement-progressiste-ou-son-elimination-fasciste.html

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 10:06

 

L’IDEOLOGIE DU TERTIAIRE, SON DEPASSEMENT PROGRESSISTE OU SON ELIMINATION FASCISTE

 

L’échange A-M-A’ (1), c’est-à-dire le cycle de reproduction-accumulation du capital, base de l’économie mondiale capitaliste généralisée, numérisée, financiarisé, est la base de l’idéologie dominante, ET de notre pensée.

Certes, il y a dans cette pensée dominante, l’expression des forces contraires, de leur expression mentale et médiatique.

Il y a aussi dans l’échange A-M-A’ et dans la masse de profit qu’il produit, un écart grandissant entre M valeur d’usage et M valeur marchande détournée de la production initiale, détournement qui dans sa masse permet la financiarisation généralisée de l’économie.

Rappelons qu’à la masse grandissante de profit corresponde une croissance de la productivité, une croissance du capital constant dans la croissance du capital total et une baisse tendancielle du taux de profit, élément déterminant dans l’agressivité du capital contre les peuples et les personnes et des capitaliste entre eux.

Rappelons aussi  qui dans cette agressivité des capitalistes entre eux il y a celle du capitalisme dominant des firmes multinationales, de leur organisation mondiale institutionnelle qu’elles dominent et leur propre organisation, lesquelles écrasent militairement et politiquement le monde dans toutes ses activités.

Rappelons aussi que du travailleur Uber aux salariés des grands groupes industriels en passant par les TPE, PME et ETI,  nous subissons le libéralisme et le faisons vivre, par force, consciemment ou non, en accord contradictoire avec nos intérêt, sinon avec nos désirs, ou à notre corps défendant ce qui est un cas minoritaire sinon c’est la luttes de classe qui aurait gagné.

Une fois dit que l’échange A-M-A’, c’est-à-dire le cycle de reproduction-accumulation du capital est la base de l’économie mondiale capitaliste, on peut, et c’est conseillé, entrer dans cette considération sur une réalité sociale qui détermine en rapport dialectique entre infrastructures et superstructures, le rapport de force global entre les classes et entre les couches sociales en compétition pour la vie, et la coopération et la solidarité concrète, objective et subjective, à faire renaitre, se développer. L’avenir de l’hominisation en tant que conscience de la nature en développement-complexification ne peut progresser que par le dépassement de cette compétition : le progrès des rapports contradictoires « naturel » entre intérêt de l’individu et intérêt de l’espèce dans une organisation sociale le promouvant.

Dans le détail historique de la politique ici et maintenant, « l’idéologie de la classe ouvrière », certes malgré tout minoritaire mais forte dans le passé a fait place à « l’idéologie du tertiaire ». Ce mouvement  est le mouvement de la métamorphose du travail et de son organisation sous l’effet d’une nouvelle révolution scientifique et technique ou se développent de plus en plus, mondialement, la numérisation et l’automation, en contradiction aigue avec le taux de profit et l’emploi (2).

Cette idéologie du tertiaire tend à être dépassée par l’entrée massive des nouveaux moyens de production et d’échange  entre en contradiction aigue avec le taux de profit et l’emploi, explosive, en croissance vers son paroxysme.

Le personnel politique et de gestion de la production et des échanges suit ce mouvement. La droite classique est écartelée entre son passé et les intérêts de classe qu’elle doit représenter. Un partie de la droite qui se veut centriste de même se replie en partie vers « la tradition », tant sur les cultures passées que, surtout, sur les modes de production passés. D’autant que ces cultures passées et que, surtout, les moyens de production passés ne sont pas sans utilité dans les moyens de production nouveaux et poussent aux besoins de  modes de production nouveaux : ils constituent non seulement un  appoint mais une conservation nécessaire dans la continuité et les sauts des savoirs et savoir-faire dont les nouveaux savoirs eux-mêmes ont besoin.

Cette tension ne trouve pas de réponse dans le système, évidemment. Elle n’en trouve pas non plus dans des forces d'opposition qui n’ont pas trouvé la conscience nécessaire de l’état de la société et des transformations révolutionnaires à y apporter pour poursuivre le processus de l’humanité en santé.

Entre ces forces conservatrices et ces forces d’opposition impuissantes, il y a la force du fascisme « mou » et finalement « dur », réponse provisoire à une crise générale du capital qui ne trouve pas d’issue en santé.

La lutte idéologique pour un processus social de progrès, en santé, ne peut reposer sur un discours, expression d’une impuissance basée sur un  refus de s’attaquer à l’organisation de la société par le capital. La caractéristique de ce discours impuissant est d’ignorer l’imagination et la construction d’un processus de transformation, ce qui le conduit au gauchisme, à fixer des objectifs sans processus, donc inatteignable, ou à l’abandon, à l’opportunisme c’est-à-dire à l’illusion de porter des remèdes au système sans le transformer, ce qui est une incitation de plus au développement d’un nouveau fascisme.

La succession des pouvoirs impuissants dans leur volonté de préserver le système, à remédier à la crise, et réactionnaires quelle que soit leur étiquette, en recul sur les avancées de civilisation productrices des biens matériel et moraux nécessaires au processus vital de l’homme n’est  pas une solution et constitue une « progression » accélérée vers la « solution fasciste ».

Le fascisme est un régime du capital dont les propres règles du capital ne suffisent plus au capital dans ses tentatives avortées de résolution de sa crise.

Accompagner le processus de libéralisation de l’économie et des activités humaines en général et de droitisation ne peut en aucun cas conduire à des « améliorations » partielles, mais précipiter une fascisation de la société, sous des formes et appellations diverses mais des effets identiques.

La base du fascisme est économique et sa culture est celle de l’inégalité entre les hommes plaçant certains au-dessus des autres, en droits et en biens, en passant par cette forme préfasciste que constitue la méritocratie.

Pierre Assante. 28/02/2021 09:22:42.

Notes :

(1)  M = marchandise. A = argent-capital. Cycle de reproduction-accumulation du capital : "Argent-Marchandise-Argent' plus"

(2)  Prendre le pouvoir sur l’argent, Sécurité d’Emploi, de Formation et de Revenu sont au centre du processus en santé d’une transformation communiste, démocratique, populaire et du travail, de la société, rejetant les expériences en échec et les crimes accomplis en son nom. De même que le christianisme n’est pas l’inquisition, le communisme n’est pas le stalinisme ni le fascisme.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 15:42

Publié une première fois sur ce blog le 25/02/2021, 12:59

 

Contribution collective, pour la préparation de la conférence nationale des 10 et 11 avril 2021.

 

Signataires : Boccara Frédéric (94), Cailloux Gisèle (92), Cailloux Jean-Louis (92), Chambon Jean (69), Dimicoli Yves (75), Durand Denis (75) , Durand Jean-Marc (26), Goulmot Cédric (92), Huttl Paul (83), Joly Pascal 94), Lafaurie Anne (94), Marchand Nicolas (94), Ternant Evelyne (25).

 

Comment préparer l’élection présidentielle dans les circonstances actuelles si tragiques ? L’enjeu ne saurait se réduire à la présentation d’un.e candidat.e. L’essentiel, du fait-même de ces circonstances, réside comme jamais dans les idées à gagner, les propositions à faire avancer, en liaison avec les luttes. C’est ainsi qu’on contribuerait à construire un rassemblement populaire susceptible de changer effectivement les rapports de force contre le capital et pour une autre société. C’est pour cela qu’il faut un.e candidat.e du PCF à la présidentielle et qu’il est important que son secrétaire national se soit dit disponible pour l’être.

Nous pouvons jouer un grand rôle. Mais, pour cela, trois questions essentielles exigent d’être traitées. La première partie de cette contribution traite des deux premières questions. Une deuxième partie traitera de la troisième question et des conclusions qu’on peut tirer de l’ensemble.

Première question : suffit-il de proclamer que l’on veut « une rupture profonde » avec le capitalisme, comme l’a écrit Jean-Luc Mélenchon à Fabien Roussel, le 10 décembre, pour obtenir son ralliement pour 2022, un mois après avoir unilatéralement déclaré sa candidature aux médias ?

Et l’enjeu pour 2022 est-il de s’en remettre à un « sauveur suprême », parce qu’il proclame une telle intention ? N ’est-ce pas François Mitterrand, modèle de Jean-Luc Mélenchon, qui déclarait en 1971 : « celui qui n’accepte pas la rupture avec la société capitaliste, celui-là ne peut être membre du Parti socialiste » ? Ceci, tout en projetant d’affaiblir le PCF dans une étreinte mortelle. Et une fois au pouvoir, il renonçait totalement à changer la vie et l’économie sous la double pression des marchés financiers et de l’échec de sa politique économique centrée sur la relance de la demande, sans affronter l’enjeu majeur de la gestion des entreprises, d’une autre production, de nouveaux pouvoirs des travailleurs.ses, ni celui de la réorientation de la construction européenne.

Le même, avec « le tournant dans la rigueur » en 1983, puis tous les Présidents suivants ont mené finalement le même type de politique, au service de la domination du grand capital. Tous se sont posés en interlocuteur ultime du peuple, allant jusqu’à professer, au nom d’une « union sacrée », le dépassement du clivage gauche-droite et même celui des partis. Tous ont accru, au nom de la lutte contre le chômage et l’exclusion, le rationnement des services publics, la baisse du « coût du travail ». Tous ont œuvré à accentuer les divisions salariales, ethniques, de genre et de génération, terreau du vote d’extrême droite qui a commencé de prendre son envol avec Mitterrand.

Alors, n’a-t-on pas suffisamment donné ?.....

 

 

......SUITE SUR CE LIEN :

https://enavantlemanifeste.fr/2021/02/25/presidentielles-de-laudace-encore-de-laudace-toujours-de-laudace/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 11:34

 

La chronique économique de Pierre IVORRA.

Le mistigri de la dette

24 Février 2021. L’Humanité.

 

L'austérité à l'encontre des revenus populaires est surtout due aux exigences de la rentabilité du capital.

Il est intéressant de constater que le débat économique actuel porte sur deux sujets semblant étrangers l’un à l’autre : la dette publique et privée, d’une part, les revenus sociaux et/ou salariaux, d’autre part. À la réflexion, il est vrai que bien des interférences sont perceptibles. Ne nous explique-t-on pas que l’austérité salariale s’impose, que la baisse des retraites est une obligation, car, à la suite de l’épidémie du Covid-19, la dette publique atteint désormais 120 % du PIB, tandis que celle des entreprises dépasse les 2 000 milliards d’euros ? Une part bien plus grande de nos ressources devrait concourir à combler ces « trous », particulièrement celui d’une Sécurité sociale éreintée.

Le risque est d’autant plus grand que nous ne sommes qu’au début des « répliques » telluriques de cette crise. Il faut s’attendre prochainement à une multiplication des faillites d’entreprises, à des cortèges de charrettes de licenciements. Il est vrai que l’économie mondiale a été sacrément secouée. Selon le Fonds monétaire international, la production a baissé de 3,4 % aux États-Unis en 2020, de 7,2 % dans la zone euro, de 5,4 % en Allemagne, de 9 % en France, de 2,4 % dans les pays émergents et en développement. L’Organisation internationale du travail considère que « dans un avenir proche, les conséquences de la crise du ­Covid-19 sur l’économie et sur l’emploi ­devraient entraîner une énorme pression à la baisse sur les salaires ».

En vérité, l’austérité pratiquée à l’encontre des revenus populaires, la baisse sensible du coût du travail annoncée sont moins dues aux exigences du désendettement qu’à celles de la rentabilité du capital, au besoin qu’a ce dernier de relever ses profits. On peut d’ailleurs constater que les grandes entreprises s’endettent elles aussi comme jamais, moins pour relancer leurs activités que pour s’adonner à la spéculation. C’est ainsi que la capitalisation boursière mondiale, c’est-à-dire la valeur de l’ensemble des titres cotés sur les marchés boursiers de la planète, est passée de janvier 2020 à janvier 2021 de 86,99 à 110,59 milliers de milliards de dollars, augmentant de 27 % alors que la croissance économique mondiale a baissé de 3,5 %. L’épouvantail de la dette sert à faire peur.

Pour démasquer l’opération, il paraît ­nécessaire de montrer que la dangerosité de l’endettement tient moins à son montant qu’au fait qu’il est contracté auprès de marchés financiers prédateurs et que l’on pourrait trouver des ressources bien moins dangereuses auprès de la BCE et des banques commerciales, à condition ­d’infléchir leurs critères de ­financement. 

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 18:07

 

ÉPISTÉMICITÉS ET TROUS DE NORMES

Juin 2013.

Normes antécédentes

Extrait de "2 question pour procéder"

 

Le défaut de normes antécédentes (N.A.) est la contradiction propre au mouvement des normes.

Et sur un plan philosophique on pourrait dire que c’est le « centre » du mouvement humain, espèce pensante, donc fabricante de normes.

 

Les trous  de normes sont destinés à être « emplis », qu’ils soient « anciens » ou présents, c'est-à-dire « tout contre » l’instant écoulé (notions de temps et de présent).

Mais cela ne veut pas dire qu’ils peuvent « automatiquement » l’être. C’est là aussi la question du processus en santé, des possibles et des choix (DU possible, Ananké, le couple UN « contrainte-possible ») qui est ainsi posé. Posé.

 

Il n’y a qu’à voir à quel point le déplacement de normes « locales » vers d’autres « normes locales » peut côtoyer la folie, c'est-à-dire l’incapacité de répondre aux besoins vitaux du corps-soi.

La maladie de normes est bien notre problème à résoudre, dans le changement d’environnement général brutal actuel, dans notre période de transition historique « hors norme », c'est-à-dire loin de la continuité "ordinaire", les deux ensemble.

 

On peut aussi dire, sans jeu de mots que défaut de normes égale (=) non application de norme. Absence dans une présence, c'est-à-dire temps « vide » dans un espace-temps qui devient Non Opérationnel, Non Applicable (N.A.). Inopérationnel, non au sens de la nature en général, mais au sens d’un besoin humain qui peut être vital au sens strict.

 

Je reviens sur le temps car sa mesure humaine, comme je le répète sans cesse, c’est celle de l’échange marchand, c'est-à-dire du travail aliéné, l’acte et le produit en résultant.

 

Il ne peut y avoir de représentation d’un objet, temps y compris, que dans son unité avec les autres objets « disséqués » par la pensée afin de les travailler avec nos outils tangibles comme idéels, dans le sens des besoins.

Ainsi il ne peut y avoir de représentation progressiste dans l’échange marchand parvenu à ses limites, et à son paroxysme….

 

Il n’est donc pas étonnant que nous ayons un effort immense à faire pour nous extraire ne serait-ce que superficiellement, qu’un tout petit peu, et pour un temps très bref, d’une représentation qui nous cantonne tous, sans exception, aux limites du mode d’échange.

 

Il n’est donc pas étonnant par conséquence, que c’est le mouvement réel et le processus inconscient créant le nouveau qui peut donner à ce tout petit peu les forces « matérielles et morales » de la transformation relativement consciente de ce réel, partant des besoins « matériels et moraux » insatisfaits, des conséquences de ces insatisfactions sur la création du nouveau.

 

La désadhérence conceptuelle en santé (« bonne », si l’on utilise un terme caricatural) de la réalité perçue puis représentée, partant des normes antécédentes « retravaillées », est celle qui tient compte intuitivement ou relativement consciemment de ces conditions de la représentation.

Dans le cas contraire elle stérilise la perception, qu’elle soit savante ou non.

Les choix de science, c’est la vie de demain, à long terme, mais aussi « immédiate », présente.

 

Et encore une fois dans la vision de l’humanité en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, en mouvement,

 

Pierre Assante. 29 juin 2013.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 08:05

 

LA REPRODUCTION PAR NOUS-MÊMES DES NORMES QUE NOUS CONTESTONS.

 

Si la contestation ne fait pas l’effort d’une mode de pensée dialectique et pluridisciplinaire, ce qui va de pair, tôt ou tard elle reproduit ce qu’elle conteste.

Ce qui vaut pour la société vaut à plus forte raison pour un Parti Communiste.

Si Lénine après l’échec de la révolution Russe de 1905 s’attaque à la philosophie et à travers elle à l’effort de pensée dialectique ce n’est pas un hasard, même si en 1909 il ne possède pas les éléments critiques scientifiques que nous possédons aujourd’hui, sous forme hélas structuraliste, mais cependant à un niveau plus élevé de connaissances générales.

Une bonne nouvelle œuvre dépassant « matérialisme et empiriocriticisme » devrait s’atteler aussi à dépasser le structuralisme de nos connaissances, leur dispersion et leur parcellisation pour se rapprocher de synthèses, dépasser la logique de non-contradiction : penser l’unité contradictoire des mouvements de la nature et de la société ; en user de même pour les analyses et choix politiques et de parti. La pensée dialectique n’est jamais un acquis, c’est un effort permanent de sortie du confort des normes acquises.

Sans cet effort, il n’y a que reproduction sous d’autres formes des normes obsolètes. Sans cet effort c’est bien ce qui se passera inexorablement dans l’avancée de contestation que constitue « en avant le manifeste ».

Ceux qui l’ont initié risquent  d’être dépassés par la droite par l’expression prétentieusement contestataire de « nouveaux hégéliens » et « nouveaux communistes » d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé dans le sens contraire, celui de l’opportunisme avec un développement « incontrôlé » de « Futurs » dont j’ai fait l’expérience.

Et pour voir d’un peu plus haut, il y a chez Staline et ses  "équipes" suivistes et soumises, non seulement un abandon de la NEP pour accélérer d’une façon mécanique la révolution, mais un abandon de la critique philosophique de Lénine, qui comme celle d’Engels tentait de couvrir une vaste étendue de champs divers de recherches.

La floraison des textes contestataires des communistes qui prétendent sortir des vieilles habitudes, des normes organisationnelles dépassées, faute de modestie et réflexions propres sur elles-mêmes reproduit ce qu’elle conteste et reproduira de plus en plus ce qu’elle conteste si elle ne revient pas sur les essentiels, la présence de l’expression du parti et le contenu de l’expression du parti, par exemple dans cet évènement politique qu’est la campagne des présidentielles.

Il ne suffit pas d’être présent, il faut que le contenu et la présence aille de pair et on en est loin encore. L’expression des conditions économiques de sortie de crise par exemple est loin d’avoir gagné l’opinion des militants et de la société évidemment. Mais il n’y pas que l’expression des conditions économiques. S’y cantonner c’est mettre en difficulté cette même expression et la réduire à terme.

Il y a donc double danger : ne pas réussir dans l’expression économique et favoriser une confusion dans la multiplication des discours ne se recentrant pas en permanence sur l’essentiel, c’est-à-dire l’analyse de la réalité ici et maintenant pour imaginer le nouveau à mettre en œuvre. Le nouveau n’est pas dans l’étroitesse d’un "nouvel" objectif limité mais dans l’insertion de cet objectif limité dans le mouvement d’ensemble. D’ici les présidentielles, bien de changements peuvent subvenir avec le développement de la crise et la façon dont les « dirigeants » du monde prétendent la soigner. Ces changements il faut être capable de les aborder sans répéter mécaniquement ce que nous venons d’apprendre et s’y tenir ne suffit jamais assez pour transformer les normes économiques et politiques obsolètes.

Dans un monde affolé, sur des rails libéraux, sur l’imprégnation jusqu’à la moelle des os de son idéologie d’accumulation du capital dans les échanges humain, rien d’étonnant de constater que tout cela est difficile de dépasser même dans un parti se déclarant de transformation sociale.

C’est en s’appuyant sur la force du profit qu’on dépassera le système du profit. C’est en s’appuyant sur la force du cycle d’échange A-M-A’, de l’accumulation capitaliste qu’on dépassera la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et  le système capitaliste. C’est en s’appuyant sur la force du capital qu’on dépassera le système capitaliste. C’est en s’appuyant sur la force contraire qu’on vainc et dépasse la force contraire.

Dixi et salvavi animam meam.

Pierre Assante. 25/02/2021 07:48:07.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 08:19

 

Publié une première fois le 21/02/2021, 09:26.

TOUT SIMPLE TESTAMENT MORAL.

NON, le communisme n’est pas le fascisme. Et la double contradiction du militant.

 

Il y a les grandes avancées de la conscience et leurs conjonctions et traductions dans des grands mouvements d’idées et de grands mouvements sociaux, qui vont de pair, en unité.

Entre deux « sauts macros de conscience », en « attendant » que les conditions économiques et sociales et culturelles mûrissent pour un nouveau saut, il y a ce que les hommes en font pour survivre au quotidien et dans les contradictions entre l’individu, son espèce et l’organisation sociale d’un moment en mouvement qu’il s’est donnée.

Le grand mouvement de conscience et le grand mouvement social qu’a constitué le christianisme à l’origine dans l’Empire et son mode de production esclavagiste et colonial, ce n’est pas l'Inquisition, pas plus que le communisme n’est le fascisme, même si le stalinisme et ses prémices ont créé in fine des goulags et la lutte des classes des atrocités de part et d’autre. Il n’y a qu’à penser aussi aux guerres de religions dans la Renaissance, sa révolution scientifique et technique avant la nôtre, l’expansion du nouveau mode de production et ses destructions de la nature et de peuples.

Si l’on connait un minimum « Mein Kampf » d’Hitler, on ne peut ignorer que son raisonnement est basé sur une théorie d’inégalité et de domination « nécessaire et éternelle » entre les hommes, entre les groupes humains constitués et imaginés figés dans des propriétés éternelles contenant ces inégalités. La Shoa, comme l’extermination du mouvement ouvrier, est basée sur ces théories et est aussi une opération politique de « guerre des pauvre entre eux » et de « darwinisme social » justifiée par le capital et les konzerns et évidemment en général toutes les firmes multinationales mondialisées qui se sont développés sur cette idéologie et qui, la guerre de 1939-40 finie, ont continué sur la même base et sous des formes compatibles avec le marché : la domination de la puissance financière, en contradiction avec le développement harmonieux des hommes et avec la réponse aux besoins sociaux et leur développement, sur toutes les activités humaine.

Certes la démocratie bourgeoise du XVIIIème et ses suites a été un progrès humain comme la démocratie athénienne esclavagiste dans l’antiquité : parce que tout mouvement contient son contraire et que la démocratie bourgeoise contient les prémisses de la démocratie élargie à tous qui peut s’y développer. Mais il ne peut y avoir de démocratie sans une démocratie élargie du « que, quoi, comment et pour qui produire ». La démocratie limitée, dans la crise d’un système social sans démocratie du producteur, conduit au fascisme sous ses formes anciennes et nouvelles. « L’establishment », lorsqu’il s’en défend en termes idéaux, trompe l’humanité et se trompe lui-même. Il ne peut s’interdire ce glissement létal et c’est la mise en commun des effort productifs, de l’effort du producteur salarié vers le dépassement de la vente de sa force de travail sous toutes ses formes anciennes et nouvelles, qui répond à la complexification matérielle et morale, objective et subjective en unité, qui relèvera le règne  de tous les establishments, en santé sociale et culturelle, en unité de même.

Non, le communisme ce n’est pas le fascisme. Le communisme propose le développement de la personne humaine dans le développement de la société humaine. L'ontogénèse et la phylogénèse ne constituent pas deux propriétés séparées du et dans le développement-complexification de l'homme: c'est un même mouvement global.

Il n’y a pas de communisme sans une conscience la plus avancée du moment des rapports sociaux et il n’y pas de parti communiste sans cette conscience la plus avancée du moment de ces rapports sociaux : des rapports entre les hommes pour que l’homme poursuive son processus infini d’humanisation, en tant que part de la nature en unité, et part de l’évolution-complexification de la nature, de la corpuscule à la vie pensante, au-delà de la complexification actuelle connue dont nous ne pouvons, en tant qu’espèce, et dans son état actuel, imaginer la complexité infinie à venir.

Si vous mettez en face « Mein Kampf » d’Hitler et « l’Introduction à la critique de l’économie politique » de Marx et ses développement actuels, peu connus parce que censurés non par loi mais de fait, vous constaterez l’immensité de la contradiction entre les deux, de l’inhumanité de l’un et de l’humanité de l’autre.

Ce qui n’empêche les contradictions de l’autre qu’il travaille progressivement par contre à dépasser et non à cultiver. Il y a une double contradiction dans la vie d’un militant communiste, avec ou sans « carte ». Si le communisme c’est une conscience la plus avancée du moment des rapports sociaux et s’il n’y pas de parti communiste sans cette conscience la plus avancée du moment de ces rapports sociaux, comment faire vivre une telle « identité » à la fois dans la société et dans le regroupement humain que constitue l’institution d’un effort particulier de groupe humain interprète conscient du processus inconscient que constitue le mouvement humain de la société humaine ?

Il y toujours quelque chose d'un "nationalisme", dans l’internationalisme et d’égoïsme dans la générosité et le partage. Parce que le mouvement social, comme tout objet dans l’univers, dans la société et dans chaque tête est fait de mouvements de forces contraires.

Les conditions matérielles de vie engendrent des mentalités qui pèsent sur le mouvement de transformation, sur le besoin de sauts de qualité de l’évolution-complexification.

Si la « particularité » de groupe humain interprète conscient du processus inconscient prend le dessus cela s’appelle le sectarisme qui a traversé tous les mouvement de progrès, et tous les "protestantismes" quels qu'ils soient, religieux ou laïques, religieux et laïque étant traversé des mêmes mouvements de forces contradictoires.

La première contradiction est entre l’appartenance à une particularité, le parti, et une appartenance globale, la société humaine. Entre ces deux appartenances, il y une contradiction seconde dans la contradiction première, celle de l’appartenance à l’intérieur de cette première qui est à l’origine de « l’hérésie » quelle qu’elle soit. Evidemment, l’hérésie elle-même contient les mêmes mouvements contradictoires qui lui font reconstituer les contradictions qu’elle voudrait dépasser… Pas simple mon cher Watson !

Que dire ceci n’empêche pas, ne paralyse pas le mouvement intérieur et extérieur de progrès. Il ne s’agit pas de rechercher la perfection de nos actes individuels et collectifs, en unité, il s’agit d’agir sans cultiver le passé mais en s’en instruisant en le comparant au présent.

Pierre Assante. 02/2021 08:14:26.

Post Scriptum : L’idéologie dominante et les cours d'histoire des collèges par la même occasion (constatation tirée en faisant réviser mes petits-enfants depuis 10 ans sur ce sujet) assimilent l'Allemagne nazi au fascisme, ce qui me semble une évidence, mais la Russie stalinienne au communisme en général et classe d'une et l'autre sans distinction dans les régimes autoritaires tout court. Tour de passe-passe dédouanant par la même opération de capitalisme et le colonialisme. C'est une des raisons, mais loin d'être la seule, de l'article ci-dessus. En caricaturant ainsi l'histoire humaine on est loin du besoin de saisir le processus d'humanisation continue de notre espèce; et ce faisant on crée un immense handicap pour la jeunesse sur laquelle repose les futurs savoirs scientifiques et techniques mais aussi leur lien nécessaire avec un développement humain en santé.

Quant aux répressions qu’ont subies la classe ouvrière et le peuple de la part du capital et de la bourgeoisie, l'histoire officielle en parle peu, et "Dieu sait" si elles n'ont pas manqué tout au long de l'histoire réelle. Rappelons celle des massacres des Communards (10.000 fusillés sans jugement) de la Commune de Paris de la part de Thiers et des Versaillais.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:39
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Pierre Assante

 Articles de septembre 2020

à février 2021

et 3 anciens

AN 2034

ou 

Nous n’avons pour soi que la force des autres

et

L’usage de soi par soi est un dépassement de l’usage de soi par l’autre

 

recueil. 320.000 caractères.

 

CLIQUER SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/2034_RECUEIL_PRIVE-PUBLIC.pdf

 

 

Nouveau recueil initié le 02/09/2020, augmenté plusieurs fois par de nouveaux articles.

 

....Et nous n’avons pour soi que la force des autres

 

PAGES :

2. I. AN 2034. Développement Economique et développement Anthroponomique. 3. II. RECUL DU MATÉRIALISME. 4. III. MEA CULPA, Article écrit le 27 mars 2010. 5. IV. DE LA NATION A L’HUMANITE TOUT ENTIERE . 6. V. Comment le « progrès » « progresse-t-il » ? Ecrit le 26 octobre 2008. 7. VI. EUROPE OU NATIONS ? 8. VII. MESSAGES. 8. VIII. AFFICHAGE A LA MADRAGUE DE MONT REDON. 9. IX. C’EST SIMPLE et c’est DUR À COMPRENDRE. 9. X. Jinsistelhurluberluglacé (X -10- poemes). 11. XI.DEBATS DU TRAVAIL EN RESEAUX internet ou autres LOCAUX. 12. XII. MISE AU POINT SUR MOINS MAIS MIEUX. 13. XIII. VOLONTA' DI SPIEGARE (volonté d’expliquer). 13. XIV. «  LA SENTIMENTALITé est UNE superstructure de la brutalité ». 15.  XV. PRESENTATION DU RECUEIL « L’INDIFFERENCE » (textes publiés en 2009-2010). 16.  XVI. La résolution des contradictions d’un moment de cette évolution-complexification fait partie de la croissance de cette évolution-complexification. 17.  XVII. RAPPEL. 18.  xviii.  La foi sans l’œuvre » et l’œuvre sans la conViction. 19.  XIX. TABOU. 20.  XX. CE BLOG S’ÉPUISE PEUT-ÊTRE… 20. XXI. Aux responsables membres du collectif formation PCF13. 21. XXII. « 20 thèses » 5 février 2020. 22. XXIII. QUE DEVIENT L’ERGOLOGIE DANS LA CRISE SYSTEMIQUE ? 24. XXIV. JEUNESSE et processus global long. 24. XXV. CRAQUER ? 25. XXVI. ANANKE. 26. XXVII. OBJECTIVITE CONTEXTUELLE. 27. XXVIII. Pousser la société mondiale vers une voie inutilement tragique et sans issue ? 28. XXIX. Ce « débat » sur le covid19. 29. XXX. LECTURES POUR UN DEBAT SUR  « DE 1968 AU CMMnIgF * ». 30. XXXI. A la place d’un philosophe, c’est un chanteur qu’on fait venir. 31. XXXII. confusion entre religion, politique et Etat. 32. XXXIII. FAIRE LE POINT. 32. XXXIV. 1968. 33. XXXV. 19ème Congrès du Pcf de 1970. 35. XXXVI. ANTHROPOCENTRISME. 36. XXXVII. CONTRADICTION ENTRE CAPITAL ET DEADHERENCE CONCEPTUELLE. 38. XXXVIII. Une organisation de la transformation répondant aux besoins d’apprendre. 39. XXXIX. il faut que chacun moi compris en éprouve le besoin. 40. XL. La force des autres. 41. XLI. DOCUMENT ANNEXE, POUR LE PLAISIR. « LES ETATS ET EMPIRES DU SOLEIL ». SAVINIEN CYRANO DE BERGERAC. 42. XLII. ON N'A PAS BESOIN DE SAUVEURS. 42. XLIII. Deux brèves remarques complétant des articles précédents. 44. XLIV. L'EMPLOI ET LA COOPERATION MONDIALE. 44. XLV. Le continu et le discret Le micro et le macro Le relatif et l’absolu. 45. XLVI. L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible". Reprise d’un article du 2 mai 2011. 46. XLVII. Le CONTINU ET le DISCRET. Suite…. 47. DEUX  ARTICLES DE FIN 2019 : XLVIII.  LE 5 DÉCEMBRE 2019. Cet article a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019. et XLIX. Taylorisme de droite et taylorisme de gauche. 49. L. L’économie intervient en dernière instance. 50. LI. BLASPHEME. HOMEOSTASIE. 51. LII. Sur  le manque de « prise en charge » de la démarche APST. 53. LIII. Un élément global de la globalité cosmique. « Un élément global de la globalité cosmique », voilà une expression qui ne manquera pas de réjouir les idéalistes philosophiques et de navrer des matérialistes dogmatiques. C’est un double malentendu. Dommage. 54. LIV. GESTION. 56. LV. DIALECTIQUE. 58. LVI. SAPIENS. COMMENTAIRE SUR UN EDITO DE RENE MERLE. 59. LVII. LUCIDE OU DELIRANT. 60. LVIII. CONCLUSIONS PROVISOIRES en 3 ARTICLES. 63. LVIX. PRESIDENTIELLES 2022. 64. lvx. ADDITIFS : 1 REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL ET « TEMPS LIBRE ». 2 « DANS LE CAS OU LA CONSCIENCE NE PREND PAS ». 3 LE CHAUD ET LE FROID : Le rassemblement et son contenu. 4 L'inversion des causes et des effets. 5 ANTICIPER ET DIFFERER. 6 SYSTÈME ET RESPONSABILITÉ. 7 les gentils et les méchants. 70. LXI. EPILOGUE. 71. LXII.INVENTION. 75. LXIII. ÉPOQUE. XXIème SIÈCLE. 76. LXIV. DÉRÉGULATION-DESTRUCTURATION SOCIALE et CANDIDATURE PCF AUX PRÉSIDENTIELLES. 77. LXV. CROISSANCE, ENERGIE, PIB et LANGAGE, FECONDITE Reprise d'un article du 10 décembre 2013. Reprise d'un article du 10 décembre 2013. 78. LXVI. À L’ATTENTION DE « EN AVANT LE MANIFESTE » POUR L’APPEL à signatures DE PRÉPARATION de la conférence nationale du Pcf d’avril 2021 et du vote de mai, pour une candidature du Pcf aux présidentielles. 79. LXVII. DIALECTIQUE. 80. LXVIII. LE TEMPS QUI RESTE. 82. LXIX. RESERVES OU FLUX TENDU. 82 LXX. REMARQUES 1 à 10 dont 2 « Conclusions » provisoires et pratiques .93. LXXI. DANS LA CRISE, en pratique. 1 à 4 dont : Un processus pour une gestion nouvelle et non un compromis sur celle existante . 98. LXXII. La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une thÉorie. 100. LXXIII. L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT. 101. LXXIV. TOUT SIMPLE TESTAMENT MORAL. NON, le communisme n’est pas le fascisme. Et la double contradiction du militant. 103. LXXV. DE KARL A PIERROT. , Londres, 5 Février 2008. 105. LXXVI. IN FINE : LA REPRODUCTION PAR NOUS-MÊMES DES NORMES QUE NOUS CONTESTONS.

 

VOIR AUSSI. 2 volumes :

 

ECRITS Novembre 2019-Août 2020

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/ecrits-novembre-2019-aout-2020.html

 

 

ET

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

 et Tous les articles du blog (3000 publiés, par séries de 25) :

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 11:17

 

COMPTE RENDU des États généraux de l’énergie du 13 février 2021: combattre la domination du capital pour faire de l’accès à l’électricité un bien commun

Par Denis DURAND

 

La première journée des états généraux de l’énergie organisés par le PCF avec le concours des revues Progressistes et Économie et politique, qui a eu lieu le 13 février 2021, a été un grand succès. Militants, syndicalistes, experts ont considérablement enrichi les constats partagés et les perspectives proposées pour l’ensemble de la filière de production d’électricité.

On peut revivre intégralement en vidéo sur le site du PCF la première partie de cette journée

SUR CE LIEN :

https://www.economie-et-politique.org/2021/02/21/etats-generaux-de-lenergie%e2%80%af-combattre-la-domination-du-capital-pour-faire-de-lacces-a-lelectricite-un-bien-commun/

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 07:09

 

PCF/PRÉSIDENTIELLE: LE DÉBAT EST LANCÉ

FABIEN ROUSSEL A PRÉSENTÉ LE RAPPORT INTRODUCTIF À LA SESSION DU CONSEIL NATIONAL DU 30 JANVIER. EXTRAITS.

 

Publié une première fois sur ce blog le 3 février 2021

 

 

…..Il aborde ensuite la préparation des échéances électorales de 2021 et de 2022, les départementales et régionales (voir la résolution) puis les élections présidentielle et législatives.
Le bilan du quinquennat est très lourd : chômage, pauvreté, production dévitalisée, recul démocratique, renoncement en matière de climat, d’exception culturelle, d’égalité homme/femme : « La nation française se sent humiliée par la destruction de ses capacités productives, sa perte de souveraineté, le mépris des possédants. » Et dans le même temps, la gauche est très affaiblie.
« Qu’est ce qui empêche aujourd'hui la construction d’un grand rassemblement populaire, un front populaire, l’union du peuple pour arracher des victoires ? C'est justement le rôle du Parti communiste français de s’attaquer à cette réalité. C'est son rôle d'œuvrer à une alternative progressiste, à construire cette union populaire, dans l’action. Et pour cela, il doit retrouver son influence, reconquérir son électorat, retrouver sa force pour qu'elle serve à construire les rassemblements les plus larges, dans les luttes, comme dans les autres échéances, je pense en particulier aux législatives qui constituent une échéance majeure. »
Le débat ne peut se réduire à battre Macron et Le Pen, « car le formuler ainsi ce serait s'enfermer dans le scénario que le pouvoir veut imposer. Bien évidemment, la question de l'alternative ne peut être évacuée et jamais notre parti ne s'est engagé dans une bataille pour témoigner. La question qui nous est posée est précisément de se donner les moyens que nos idées entrent en grand en dialogue avec la société française pour élever le niveau de conscience, pour créer les conditions d'une alternative de gauche avec un PCF renforcé en son sein. Dans ce contexte de crise aigüe, de doute populaire, il y a besoin d’espoir autour d’un projet et c’est ce que nous voulons faire en portant un projet communiste, féministe, écologiste, pour reprendre le pouvoir sur l’argent. La question est donc bien de donner de la force à ce projet et de lui donner de la force au sein de la gauche ! »
Le PCF a un rôle à jouer, une ambition pour la France, pour la gauche. Rassembler pour gagner les élections législatives. Et la présidentielle ? « Elle constitue, qu'on le veuille ou non, un temps majeur du débat politique dans le pays. »
Le PCF va « engager le débat et se préparer à ces échéances présidentielle et législatives, comme décidé par les communistes lors de leur dernier congrès. Et c'est une discussion approfondie que les communistes doivent mener en toute souveraineté. C'est la raison pour laquelle nous devons travailler avec soin les moyens démocratiques exceptionnels dont nous nous dotons dans le contexte si particulier lié à la pandémie. »

C'est l'objet de la conférence nationale dont l'objet ne peut se réduire à candidature communiste ou pas, et avec quel candidat.
« Si le Parti prend cette décision importante de présenter un ou une candidate en 2022, elle doit être issue d'une large réflexion de tout le Parti, des cellules et sections jusqu'à la conférence nationale, sur le sens d'une telle candidature, sur les contenus qu'elle doit porter, sur les électeurs et les forces qu'elle entend mobiliser, sur les objectifs que nous nous fixons, dans chaque département, sur les législatives. »

Un bel exercice démocratique en perspective, estime Fabien Roussel qui propose, le jour de cette initiative, « de réunir 1 000 délégués pour cette conférence nationale, à parité, j’y insiste. 1 000 délégués c’est un exercice démocratique ambitieux dont l’objectif est d’associer le plus de communistes à la réflexion. Au lieu de nous réunir à Paris, nous proposons d’utiliser les sièges des fédérations qui pourront accueillir, dans toute la France, les délégués de chaque département. Nous serons la seule force politique à réussir cela et à donner de la force à nos choix, à nos idées. »
Dès à présent, un appel à candidatures est lancé. (…) J'ai déjà dit au Conseil national mon point de vue sur le sujet. J'ai même évoqué ma réflexion sur le rôle que je pouvais assumer si nous décidions de présenter un candidat, comme je le crois nécessaire. Je confirme ces réflexions et vous informe en toute transparence que je répondrai à l'appel à candidatures tel que le propose notre projet de résolution. »…..

CLIQUER : Lire le rapport de Fabien Roussel dans son intégralité.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 13:50

RAPPEL : Voici le texte adopté lors du 38e congrès du PCF publié ici dans son intégralité

 

Préambule

 

Notre 38e congrès est vital.

Au mois de juin 2017, nous décidions, à l’issue de la séquence électorale de la présidentielle et des législatives, de convoquer un congrès extraordinaire. Notre affaiblissement électoral et notre perte de visibilité nationale étaient et sont toujours au cœur des préoccupations des communistes qui veulent reconquérir l’influence de notre parti et reconstruire une organisation révolutionnaire de notre temps.

À l’heure où le niveau inédit de connaissances et de techniques de l’humanité place celle-ci dans la situation jamais connue de répondre à ses besoins et aux défis du siècle, le capitalisme devient un obstacle au développement de l’humanité. Pire, par sa course aveugle au profit, il met en danger le devenir même de la biodiversité, de la vie humaine ; il entraîne notre planète vers l’abîme.

Ces contradictions prennent un relief tout particulier, dix ans après le déclenchement de la crise et tandis qu’une autre de plus grande ampleur se profile. Alors qu’il prétend apporter des réponses aux défis que celle-ci soulève, Emmanuel Macron entraîne la France vers un alignement néolibéral, livrant le pays de la Grande Révolution, de la Commune et de la Sécurité sociale aux appétits capitalistes internationaux.

Il veut mettre à profit la confusion politique et l’absence d’alternative progressiste crédible pour conduire à marche forcée la destruction d’un modèle social conquis de haute lutte. Il cherche à faire de la France un pilier d’une Europe au service du capital, des marchés financiers et de la mondialisation capitaliste.

Cette politique accentue les vulnérabilités de la France et les fractures sociales dans un monde en crise.

Dans notre monde pris dans les convulsions d’une crise systémique, les courants réactionnaires s’emploient à dévoyer les colères.

En France, après une période d’observation, des luttes importantes se développent. Elles concernent les bases même du modèle social français qu’elles défendent et dont elles cherchent un nouveau développement : services et entreprises publics, exigences d’égalité, notamment entre femmes et hommes, refus du déclassement et des discriminations, égalité des territoires et enjeux écologiques, la protection sociale et son mode de financement à partir des richesses produites, l’emploi, sa sécurité et sa promotion, l’augmentation des salaires, toutes les batailles sur l’éducation et la formation, les droits et pouvoirs des salarié·e·s sur les lieux de travail.

Les communistes sont de ces luttes mais, au-delà, ils veulent travailler à ouvrir un siècle d’humanité, un siècle communiste conjuguant démocratie poussée jusqu’au bout et orientation révolutionnaire visant à sortir enfin de la société de classe, à relever jusqu’au bout le défi écologique, à assurer la paix et le libre développement de la personne humaine dans toutes ses dimensions.

Il n’y a jamais eu autant besoin de révolution, d’idées et de luttes révolutionnaires ; d’un parti et d’un projet communistes pour permettre au mouvement populaire de s’élargir et de se renforcer jusqu’à contraindre le gouvernement à des reculs, imposer de nouvelles conquêtes, ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique laisse la voie libre à tous les dévoiements.

Avec notre 38econgrès, nous voulons donner de la force à cette ambition communiste qu’appelle notre époque ; nous voulons donner un nouvel élan à notre organisation révolutionnaire, avec une mise en dynamique de notre force militante qui compte toujours parmi les plus importantes. C’est pour cela que les communistes ont voulu un congrès extraordinaire pour une réorientation stratégique, une mobilisation nouvelle dans l’action et le développement d’une ambition communiste.

Un bilan stratégique et organisationnel est nécessaire pour permettre un débat sans tabou et des décisions audacieuses.

Nous voulons conjurer le risque d’effacement.

Nous avons la conviction qu’il ne peut y avoir de transformation révolutionnaire sans un Parti communiste fort et influent, porteur de cette ambition.

C’est un défi pour le Parti communiste, pour être utile à notre peuple et être à la hauteur des enjeux historiques du siècle.

Nous affirmons la nécessité d’un renouvellement de notre organisation et d’une relance ambitieuse de notre travail politique, étroitement liés à la mise en dynamique nationale de nos militant·e·s.

Nous y répondons en six chapitres :

• Un bilan critique

• Relever les défis de la crise et de notre temps

• Le communisme de notre temps : visée historique, chemin de lutte

• Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste

• Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires

• Pour un Parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire.

 

Table des matières avec liens.

Cliquer sur les titres :

 

 

LIEN Sur le site :

https://enavantlemanifeste.fr/2020/03/18/pour-un-manifeste-du-parti-communiste-du-xxie-siecle-2/

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 08:04

 

La chronique économique de Pierre Ivorra. Changer l’action de la BCE

L’Humanité. 17 Février 2021

 

 

Devant l’ampleur de l’endettement public auprès des marchés financiers, et en raison des menaces de LaREM et de la droite d’imposer de nouveaux tours de vis austéritaires, certains proposent d’effacer cette ardoise, grossie considérablement à la suite de la crise économique et sanitaire, qui plombe les finances publiques françaises :

près de 2 800 milliards d’euros de dettes et quelque 40 milliards d’euros de paiement d’intérêts annuels.

Évidemment, la proposition est irréaliste, elle reviendrait à provoquer un krach bancaire mondial. Pour l’éviter, d’autres, notamment Jean-Luc Mélenchon et Thomas Piketty, proposent de s’en tenir à une annulation des seules dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne (BCE), soit environ le quart du montant total. La mesure ne semble pas à la hauteur des besoins. D’abord parce que ce qui pèse sur les finances publiques, c’est moins le remboursement de l’argent emprunté, le remboursement du principal – les États peuvent le faire en lançant un nouvel emprunt –, que la charge d’intérêts, qui équivaut pour la France à près de deux fois le montant annuel du plan de relance de l’économie. Ensuite, parce qu’une autre « bombe » menace l’économie et les finances publiques françaises : c’est la dette privée des entreprises, qui avoisine les 2 000 milliards d’euros, une dette qui ne peut laisser l’État indifférent. Enfin, parce que le pays a besoin de beaucoup d’argent, pas seulement pour boucher les voies d’eau, mais aussi pour faire face à de nouveaux défis : notamment ceux du changement climatique ou de la dépendance des personnes âgées.

À notre sens, il faut certes mettre davantage à contribution la BCE, mais le faire tout autrement. Elle a en effet un pouvoir quasi magique de création monétaire, elle peut distribuer des centaines de milliards d’euros. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Mais elle prête de l’argent quasiment gratuitement aux banques, aux grandes entreprises sans leur imposer de critères sociaux et environnementaux, tant et si bien que cet argent peut être utilisé par nombre de grands groupes capitalistes pour spéculer, supprimer des emplois ou continuer à polluer la planète. C’est cela avant tout que l’on doit essayer de changer. Le PCF se prononce, lui, pour la création d’un fonds européen, écologique, social et solidaire, alimenté par des prêts à des taux d’intérêt très faibles, voire négatifs, afin de financer les services publics, notamment les hôpitaux, les banques, de leur côté, favorisant par leurs prêts aux entreprises celles qui créent des emplois, développent la création de richesses utiles.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 17:10

 

 

UNE SONDE SUR MARS QUI CHERCHE LA VIE ET GIORDANO BRUNO

 

18 février 2021-17 février 1600.

 

Il ne s’agit pas de faire de la commémoration ni du nostradamisme, mais une chose est agréable à constater. Malgré les horreurs dont nous sommes capables, il y a des moments extraordinaires de progrès humain qui dépassent la technique et dont la technique est l’outil : l’appropriation matérielle et morale de l’univers en paix et en santé par l’homme qui le rapproche et constitue sans cesse et à l’infini, une conscience de la nature sur elle-même.

A quelques heures près, « l’a-Mars-issage » d’un module ayant entre autre pour but de découvrir la vie sur une autre planète du système solaire (1) coïncide avec un anniversaire du supplice Giordano Bruno, brûlé le 17 février 1600, au bûcher pour ses opinions non conformes à l’institution religieuse et son pouvoir d'alors.

Est-ce que cette coïncidence peut nous être utile pour se rappeler et pour que ce rappel nous pousse vers de nouveaux progrès scientifiques, philosophiques, et bien sûr sociaux, et de la conscience, ensemble ?

Giordano Bruno a affirmé l’univers et le nombre de systèmes solaires infinis, à un moment de l’histoire où Galilée avait dû abjurer, pour ne pas subir un mauvais sort, son savoir sur les découvertes révolutionnaires de son temps, un temps de révolution scientifique et technique mais pas encore sociale, comme nous aujourd'hui, et murmurer : « eppur si muove ».

Le paysan toscan du XVIème siècle, dans son champ, l’artiste devant sa fresque, et les « premiers salariés » vendeurs de leur force de travail de la naissance du capitalisme d’un Etat italien parmi les plus avancés dans le développement des forces productives au monde, étaient loin de penser que s’avançait la Sécurité Sociale de santé de 1946, ni la diffusion des grandes œuvres artistiques et de leurs multiples exécutants dans (presque) tous les lieux d’habitation et de rencontre ici et maintenant. Certes c’est leur créativité populaire et savante, leur activité, qui ont permis la nôtre, et bien des fois la nôtre est aliénée bien plus, relativement aux possibilités aujourd’hui, que la leur : régression dans le progrès et en même temps. Evolution-Développement-Complexification en mouvements contradictoires et même en mouvements antagonistes puisqu’ils expriment physiquement et mentalement des intérêts irréductibles l’un à l’autre mais dépassables dans un autre type de rapports sociaux qui demandent transformation qualitative du mode de production et d'échange.

Lisez Giordano Bruno ! Non, vous n’y trouverez pas les "solutions" à la crise du CMMnIgF, le capitalisme-libéralisme d’aujourd’hui, monopoliste, financiarisé, mondialisé, numérisé, mais en observant le CMMnIgF vous comprendrez mieux ce qu’était son temps en le « comparant » au nôtre, et le mouvement qui nous a porté jusqu’à aujourd’hui et ses possibles en santé et en développement de la personne dans celui de la société. Observation en aller-retour et en progression.

La science qui soutient la fonction de la sonde martienne, la philosophie du devenir, l’économie politique de Marx et de Boccara et le théâtre de Brecht... ont partie liée.

Pierre Assante. 19 février 2021.

(1) les autres raisons ne sont pas toutes de l’ordre d’un idéal d’humanisation de notre espèce, mais cette raison-là est magnifique. Le financement n’est pas une horreur en lui-même mais il contient aussi l’horreur puisqu’il ne cherche pas que le savoir utile et nécessaire, il cherche aussi le profit et la guerre, encore, mais pas fatalement ni éternellement : santé ou maladie ça dépend de nous, de notre savoir et de notre conscience. Contradiction, encore contradiction interne au système, en unité, dans le mouvement de progrès.

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 08:00

 

Cher Pierrot,

 

J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin et Salvien.

Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons.

 

Apprendre, comprendre, c’est « se dire que…». Ce que tu te dis par rapport à mes écrits montre que tu commences à comprendre ce que je voulais dire.

Mais méfie-toi ; temps de travail moyen socialement nécessaire, baisse tendancielle du taux de profit, c’est une étude de ma part du capitalisme anglais du XIX°. Ensuite, l’organisation de ton cerveau, ses processus et ceux qui étaient les miens, est différente et donc tes capacités aussi. Ce n’est pas offensant que de dire cela. Cela est vrai pour toi en tant qu’individu mais aussi c’est vrai pour la capacité de perception du moment, de votre moment historique, ce qui ajoute à ta propre difficulté : l’apparence des choses voile encore plus la réalité, à la mesure de la puissance des moyens techniques employés. La réalité elle-même est plus touffue, plus complexe, son unité moins évidente, votre intégration au système plus prégnante.

 

Tu as vu, je crois, que malgré la spécificité de mon étude, les prévisions concernant le développement du capitalisme, la poursuite de sa mondialisation et ses effets sur les salaires, la survaleur, la surpopulation relative se sont confirmées ; spécificité concernant les différences relatives de situations sociale, économique, politique, idéelle ; malgré les différences « tout court ».

 

Tu crains d’être quelquefois une « mouche du coche » par rapport à tes commentaires sur mon travail et celui d’Yves S. Pour éviter cela, il te faut plus de sens de la mesure, plus de patience, sans perdre ta spontanéité. D’ailleurs il faut que tu considères que mes écrits sont une « réflexion à haute voix ». C’est pour cela que je n’ai pas corrigé mes textes précédents au fur et à mesure, à l’exception du livre I du capital pour l’édition française en particulier. Je n’avais pas le temps de le faire et ce n’est pas mon caractère de refaire sans cesse exactement le même chemin, cela me provoque un ennui profond, du moins au départ et dans l’idée de le faire. Mais il est vrai qu’une fois commencé un travail de correction, on peut créer aussi du nouveau. Cette réflexion « à haute voix » par l’écriture « à plume déliée », me permettait de reprendre un raisonnement dans sa totalité afin de ne pas reproduire les mêmes insuffisances, ou plus, les mêmes erreurs, le dé-normaliser, le re-normaliser, à chaque nouvelle rédaction. Mais finalement, sur l’essentiel, je me suis retrouvé avec moi-même et avec une poursuite des concepts au point où je les avais ébauchés ou laissé à l’étape précédente, et des généralisations abstraites à reformuler.

 

Cher Pierrot, ne te prends pas au sérieux mais travaille sérieusement. Mets un peu d’humour dans ta cuisine intellectuelle, et tout ira bien, ou du moins le mieux possible, pour toi et pour les autres. N’oublie pas que toi-même, comme Augustin et moi-même, nous ne sommes que les héritiers de ce que nous avons à transformer et que nous devons prendre soin de ne pas nous approprier un héritage qui appartient à tous, ni de le gaspiller au détriment des générations futures. Transformer n’est pas détruire. Le mal n’existe pas en soi, la tendance à le croire est notre plus grande difficulté et notre plus grand ennemi pour survivre aux nécessités.

 

Ton idée de m’associer à Schubert me plait. Pour faire une caricature à la Daumier, Beethoven ce serait la violence et la tendresse, Schubert la puissance et la douceur. Je crois que tout ça m’a manqué un peu aussi, bien que je ne puisse pas dire que j’aie manqué ni de puissance ni de tendresse. Ton aspiration au « Schubertisme », c’est une demande de plus grande maîtrise de soi-même, essaie d’y répondre.

 

J’étais bien un produit de la révolution bourgeoise, française en particulier ; ceci dans une Allemagne en retard sur ce mouvement et qui puisait dans la recherche l’énergie qu’elle ne pouvait pas mettre dans la « transformation immédiate ». Cette forme de pensée, j’en ai trouvé avec Friedrich un champ d’application idéal en Angleterre avec le capitalisme et le développement des forces productives les plus avancées en quantité. Mais mon intuition me disait, nous disait, que le champ « vierge » de la population immigrée de l’Amérique du Nord allait donner des possibilités incroyablement plus vastes, ce qui s’est produit. Cependant, plus le capital se développe rapidement, plus il développe ses contradictions et les met en œuvre dans l’ensemble du globe et de l’humanité.

 

Cher Pierrot, je te souhaite d’être entendu, modestement, sans orgueil ni médiatisation à la mode. C’est ainsi que tu seras le plus heureux et le plus utile, dans ton petit travail et le déroulement de tes jours.

 

Je t’adresse, ainsi que Jenny, mes amitiés et mes encouragements. Embrasse Chiara et tes enfants de notre part.

 

 

Karl, Londres, le 5 février 2008

 

Post Scriptum, 9 Août 2019 : il émergera de la crise générale mondialisée, les femmes, les hommes et la maturité nécessaires à une transformation radicale et en santé de la société pour poursuivre le processus d'humanisation, conscience de nature sur elle-même, comme je l'ai dit en 1844. J'en avais eu l'intuition dans le livre 3 du Capital, que Friedrich à mis au propre, avec  la baisse tendancielle du taux de profit qui conduit à une suraccumulation-dévalorisation du capital, crise non circonstancielle mais de longue durée. C'est bien quand se posent les problèmes que se pose la question de les résoudre. C''est quand la crise se généralisera sans possibilité de "survie du système", que vous en construirez un autre avec les prémisses du nouveau dans l’ancien, comme disait aussi justement Friedrich dans son Anti Dühring.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

*******

et :

Cliquer ci-dessus

L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE 

RECUEIL JANVIER.FEVRIER.MARS.AVRIL. REMANIÉ AU FUR ET A MESURE DE SON ELABORATION.

SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

ET :

 *Tous les articles du blog (par séries de 25). Cliquer sur le nombre de la série choisie: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 70 80 90100 101 102 103 104 105 106 107 108

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 09:03

 

L’utilité au quotidien d’une façon de penser. PENSER DIALECTIQUEMENT.

 

Avant de lire cela, il faut avoir en tête que pour toute question que nous avons à traiter, dans nos vies quotidiennes, comme dans nos prospectives les plus avancées, nous usons d’une façon de penser, d’un acquis mental certes en mouvement, qui nous a été communiqué depuis notre naissance et que nous développons dans différentes directions, sujets et objets unis. Comprendre comment notre façon de penser peut nous aider à vivre et à nous développer ou le contraire n’est donc pas sans intérêt quotidien et futur. Et que donc une réflexion sur la façon de penser est de la plus haute utilité et de la plus haute nécessité. Ce qui pose la question que l’usage de la pensée logique et de la pensée dialectique n’est pas une question « d’intello » comme peuvent l’affirmer certains avec mépris, mais une question pratique.

 

« … Nous voici au pied du mur. Va-t-on contester que les contraires soient différents et non la même chose ? Le haut n’est pas le bas, le vrai n’est pas le faux, aucun esprit logique ne l’admettra. Mais qui le lui demande ? Penser dialectiquement ne consiste pas du tout à nier la différence des contraires : non, bien sûr, les contraires ne sont pas la même chose, mais –voilà le point crucial– ils sont le même rapport, et c’est en ce sens que ces différents sont aussi identiques. Autrement dit ce dont le penser dialectique révèle la fausseté profonde, c’est que les contraires puissent être considérés comme deux choses pensables séparément –le haut est d’autre part le bas, le vrai est d’autre part le faux– quand ils sont en vérité  un unique rapport à deux pôles : le rapport positionnel haut/bas, le rapport gnoséologique vrai/faux. Ils sont deux en un, un en deux : voilà qui fait éclater le trop étroit principe d’identité, moment provisoire de pensée qui doit être dépassé en un principe dialectique d’identité-différence, donc aussi de contradiction valide entre termes préalablement définis de façon non contradictoirecar, redisons-le, la dialectique n’annule pas la logique classique, elle la dépasse comme la physique relativiste le fait par rapport à la physique classique : de même qu’il y a un effet relativiste que la physique classique ne prend pas en compte, il y a un effet dialectique –l’identité des contraires– que la logique classique ne prend pas en compte, ce qui la condamne à ne pas pouvoir penser le rapports de procès, c’est-à-dire la réalité vivante du monde. Elle ne peut pas même nous dire ce qu’est une synthèse, où il saute aux yeux que deux est en même temps un. On a inlassablement fait à Hegel, on lui fait encore le faux procès d’être un penseur de l’absurde prétendant que les contraires sont « la même chose », quand tout son travail consiste à montrer qu’ils ne sont en rien des choses, justement, mais un rapport qu’on ne peut du tout penser lorsqu’au nom de « la logique » on s’acharne à l’atomiser  en immobiles figures séparées… ».

Lucien Sève. Penser avec Marx. Tome III « La philosophie ». 2014.

 

Sur chaque question posée devant lui, Marx s’est efforcé d’user de la pensée dialectique. Et ce faisant il a progressé conjointement dans la compréhension de la question et dans l’usage d’une pensée dialectique.

Ce n’est pas parce qu’il ne saute pas à pied joint en s’écriant « dialectique, dialectique » à chaque page de ses 4 livres et 11 tomes du « capital » (Editions Sociales), que cet usage s’est évanoui tout au long de sa rédaction.

Il ne prétend pas d’ailleurs que la dialectique est la clef de tout, et dit qu’il faut s’en méfier aussi et que ses qualités ne sont pas d’une efficacité absolue, ce dont nous sommes de fait responsables, pas « abstraitement » mais concrètement dans et par notre activité « matérielle et morale », notre activité tout court : la dialectique est un mouvement de la pensée dans le mouvement de la matière.

ET « le Capital » répond à la 11ème sur Feuerbach : il ne s’agit pas seulement de comprendre le monde, mais de le transformer. En santé ajouterons-nous, ce qui est explicité dans toute sa démarche et contredit les dogmatismes contenus dès l’origine dans toute pensée et qu’il faut sans cesse dépasser pour que l’activité tende à la santé, dogmatismes dont la pensée dialectique elle-même a été victime, et nous tous avec.

 

« …Une seule voie reste ouverte à l’esprit désireux de résoudre véritablement les problèmes : l’effort vers la saisie du contenu total. Cet effort définira la vie philosophique… »

Dernière phrase de « Le matérialisme dialectique ». Henri Lefebvre. 1940.

 

Pierre Assante. 18/02/2021 08:29:29.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 07:46
Voir note (4)

 

DIALECTIQUE

Publié une première fois le 11/01/2021

 

La dialectique matérialiste est sans doute le mode de lecture de l’existant, du réel, le plus avancée, historiquement.

Elle est, entre autre, l’héritière de la lutte de la bourgeoisie révolutionnaire contre les dominations qu’elle subissait, avant qu’elle ne devienne elle-même dominante.

La dialectique matérialiste, si elle a contribué à de grandes avancées de la conscience humaine dans la lecture du réel et dans la réponse à la complexification-développement des modes de subsistance, elle n’a jamais été dominante.

Elle a été certes une lecture avancée du réel, mais est retombée rapidement dans le dogme général imbibant une pensée humaine millénaire et a été imposée, volontairement et involontairement comme dogme, jusqu’à être rejetée massivement, sans pourtant disparaître sur le fond du mouvement des consciences collective et individuelle, dans leurs multiples et diverses formes d’existence, populaires et savantes en interaction.

La dialectique n’est pas une science. En tant que lecture elle a besoin d’une écriture, de hiéroglyphes, d’un alphabet qui évolue, se transforme au gré de la progression structuraliste des observations savantes et populaires et de leur difficulté de synthétisation.

La « Dia-Mat » ne peut être que dogmatique dans une société qui l’est.

Elle peut aussi évoluer par des incursions hors du dogmatisme ambiant au fur et à mesure que se transforment les moyens de production (1), l’état des forces productives, et se développe un mouvement de dépassement d’un mode de production aliénant la force de travail et éparpillant et cloisonnant les activités humaines.

La dialectique n’est pas une science. L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail non plus.

Dialectique et APST ne sont pas des sciences et ne se recoupent pas. Elles ne sont ni un champ ni une discipline scientifiques ; et ont chacune une existence particulière.

L’APST n’est pas une « sous-branche » de la dialectique mais elle en use comme en use la philosophie.

Du syncrétisme à la synthèse il y a un cheminement qui dépend des conditions historiques et du mouvement d’évolution-développement-complexification global de la société et de la nature, et des mouvements micros et macro qu’il contient, à l’infini.

Les « structures dissipatives » de Prigogine et sa « flèche du temps » ne contredisent en rien, au contraire, cette complexification et l’entropie n’évolue pas dans le sens contraire au mouvement de développement-complexification, ce qu’une thermodynamique limitée aux apparences pourrait faire penser. Cette tendance philosophique d’un mouvement vers l’entropie en tant qu’équilibre va de pair avec la philosophie éléate et aristotélicienne qui s’accommodait avec une Terre centre (2) de l’univers et promouvait une conception de l’homme fait à l’image de dieu, finis l’un et l’autre dans une société immobile. Comment pouvait-elle alors imaginer le mouvement ? Seules les limites historiques d’une espèce vivante et pensante peut expliquer cette aberration qui confond l’énigmatique et le mystère. La bataille de la « philo du devenir » est encore et toujours en cours (3).

Le mouvement de connaissance de la matière progresse dans la double propriété de progression de l’analogique et du discret. C’est une notion difficile à saisir, elle demande à intégrer mentalement une unité qui semble incompatible dans la réalité. J’ai entendu récemment, dans le débat sur la révolution numérique l’affirmation (si j’ai bien saisi) que l’histoire est analogique et le mouvement de la matière est discret. Cette dichotomie me semble une erreur composée de notre temps de nouvelle révolution scientifique et technique. Le mouvement de la matière dont l’histoire fait partie, est à la fois analogique et discret ; continu et discret !

De même le progrès  d’appropriation de la « matière matérielle » et de la « matière tangible » (3). Cette différenciation est une aberration mais commode pour s’opposer à l’idée dominante d’une matière immatérielle. Elle ne traduite pas  l'être de la nature, mais la division idéologique de la représentation de la matière et de la réponse sociale à cette division.

Pierre Assante. 11/01/2021 10:29:34.

 (1) En particulier la numérisation et l’automation, si elles ne se développement pas en déficit trop important d’une forte orientation humaniste.

En ce sens humanisme marxiste et action de transformation des forces productives et du mode de production vont de pair. La distribution étant dans l’échange, l’échange dans la production et la recherche-développement dans le processus de distribution-échange-production, la production intervenant en dernière instance, donc en instance première originelle déterminante.

(2) « Eppur si muove ! »

(3) J’ai fait part, à Lucien Sève, il y a de nombreuses années, d’une remarque sur les conséquences d’un vocabulaire scindant la matière entre matériel et immatériel à propos de la pensée. Il y a eu déjà au XIXème siècle, débat sur la pensée et sa constitution matérielle dans l’ouvrage d’un ouvrier philosophe matérialiste et militant que j’essaie de poursuivre : J. Dietzgen.

(4) L’assassinat de Politzer par les nazis, s’il ne contient pas toute l’histoire de la Résistance « physique et mentale » au capital, représente et EST l’effort des forces contraires qui s’affrontent sur le terrain  de la conscience nécessaire à une transformation en santé du mode de production pour la poursuite du développement-complexification de l’espèce humaine dans son appropriation saine (viable) de l’univers. Certes, les cours de Politzer n'étaient qu'un début d'initiation des milieux populaires et militants demandant approfondissement et développement, élargissement, corrections pas à pas dans ce mouvement de formation et d'échange en adhérence avec les besoins et les luttes de réponse à ces besoins, aux subsistances "matérielles et morales" en développement-complexification. Dépasser la logique aristotélicienne de non-contradiction reste la tâche de notre temps pour répondre à l'approche du monde nécessaire à la santé sociale et son processus.

Il faut mettre en évidence les conquêtes en matière d’analyse scientifique du capitalisme, de sa constitution moderne, de sa crise de suraccumulation-dévalorisation et son issue dans une société communiste à travers un autre usage et d’autres institutions de la monnaie et de son usage, des droits nouveaux de l’homme producteur, et de la transition vers le dépassement de l’achat de la force de travail dans un processus de sécurité d’emploi et de formation nécessaire à la production des biens « matériel et moraux » assurant la vie humaine et son développement-complexification.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 13:57
Débat au Département d'Ergologie de l'UP.

 

COMMENT SE NOUENT EN NOUS DISPONIBILITÉ AUX VALEURS ET NORMES DU SAVOIR ? (Extrait)

 

«  …. Comme tout agir humain, la production des connaissances ne peut pas ne pas être travaillée de valeurs ; en même temps, peut-on admettre que nos ambitions de produire du savoir soient ordonnées (voire subordonnées) à des valeurs, alors qu’il est peu probable qu’il puisse y avoir une « science des valeurs » ?

D’un côté, le savoir doit être disponible comme un bien commun, que nous ne pouvons partager et dont nous ne pouvons profiter que s’il n’est pas simple produit circonstanciel des choix et désirs particuliers de ceux qui les proposent. Donc, il doit résulter d’une neutralisation de ces choix et désirs circonstanciels. Mais d’un autre côté, comme activité humaine, la recherche de savoir peut-elle être neutre ? Une activité humaine peut-elle se développer dans une absence de choix ? Chaque choix implique forcément préférence, donc différentiel en valeur, et donc débat, même dans l’inapparent. A partir du moment où la recherche est une activité vivante, la neutralité est donc impensable…

… ces savoirs sur les semblables doivent pouvoir user des catégories générales, neutralisant assez la singularité des êtres  et des situations pour pouvoir être scientifiquement compris et acceptables par la communauté « scientifique »…

… Dans ce cas, le producteur de savoirs comme ses « objets » visés sont désingularisés, deviennent transparents, et il est alors légitime de se soumettre au gouvernement anonyme des produits du savoir. Toutes les dérives sont alors possibles : on est à la source des rapports entre savoir et pouvoir…

…Mais hors de cette astreinte que nous vivons tous comme êtres singuliers, que devient cette contradiction non antagonique dans la vie historique et sociale ? Dans l’histoire, depuis toujours ( ?), mais surtout depuis que les connaissances scientifiques sont venues se greffer sur l’agir technique et les normes sociales, s’opèrent tendanciellement au sein des groupes humains des affectations privilégiées à chacun de ces deux pôles qui structurent et segmentent la vie sociale. Des distributions sociales asymétriques, valorisant un pôle au dépend de l’autre rendent tendanciellement improbable  une appropriation et un  traitement équilibrés de cette contradiction primitivement non antagonique. La tentative de traiter cette contradiction selon « un dialogue socratique à double sens », « en santé », en respectant les exigences propres des deux pôles, l’un ordonné à la déadhérence, l’autre à l’adhérence (On l’a vu, l’une et l’autre relatives), est alors en permanence exposée au risque d’être instrumentée, exploitée dans le cadre de sociétés humaines traversées des rapports de pouvoir, de prestige, d’argent… »

Yves Schwarz, initiateur de la recherche ergologique, de l'Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail, et de la création du Département d'Ergologie de l'Université de Provence, dans « Agir humain et production de connaissances. Epistémologie et ergologie ».PUP.2021. Présenté récemment dans ce blog.

Ces citations tronquées nécessitent la lecture de l’ouvrage mais donnent une idée d’une ascèse pratiquée par les auteurs. Elles contiennent entre autre une référence au DD3P présenté librement par le blogueur par ailleurs sur ce blog dans « 2 questions pour procéder » et « Double abstraction ».

Je me permets dans le cadre de ces réflexions, les confirmant à mon sens, une autre citation, note au début du "Capital" : "Le désir c'est l'appétit de l'esprit"; et celle-ci "La logique c'est l'argent de l'esprit" (Manuscrits de 1844). Toutes deux liées aux effets du système sur l'acte-comportement et pensée humains, et son développement-complexification, en relations dialectiques.

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 07:02

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une thÉorie.

s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

 

La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas qu’une théorie, c’est une réalité constatée et qui a explosé quantitativement dans la nouvelle révolution scientifique et technique. Elle est la base de la crise générale, économique et de civilisation : les forces productives et l’organisation sociale entrent en contradiction telle que le processus humain est handicapé de plus en plus gravement.

La  baisse tendancielle va de pair avec l’augmentation globale, la croissance du capital et de ses profits et celle du capital constant dans le capital total.

Ce n’est pas qu’une théorie et les économistes en faisant le bilan des entreprises, par exemple à partir des données recueillies sur un pays le voient et le démontrent.

L’économie n’a rien à voir avec la comptabilité d’une entreprise. Le mouvement du capital est un rapport social. La logique aristotélicienne de non-contradiction, c’est-à-dire considérant qu’un objet est réel si deux éléments qui le constituent sont « logiquement possibles » entre eux est une supercherie. Un objet est un mouvement et son mouvement contraire, c’est-à-dire qu’un objet est un mouvement, tout court, dans lequel agissent des forces contraires. La baisse tendancielle du taux de profit et la croissance du capital est la réalité du mouvement que constitue l'économie concrète, réelle, et non abstraitement idéelle, celle qui produit, par la force de travail et l’organisation de son usage dans un système d’usage de soi par l’autre dans le cadre d’un cycle élargi d’accumulation. L’accumulation capitaliste est une croissance mais n’a rien à voir avec la croissance tout court, celle qui permet un développement complexification de tout existant dans l’univers. L’accumulation capitaliste c’est une accumulation qui a besoin du taux maximum de taux de profit et le taux minimum de « réinvestissement » des richesses produites. C’est un cycle qui se met sans cesse en danger jusqu’à s’écrouler, ce qui se passe sur la longue durée et qui est en train de se produire.

La baisse tendancielle du taux de profit ce n’est pas de la comptabilité ni des mathématiques locales isolées d’une réalité globale, c’est un rapport social des capitalistes entre eux dans la course au profit nécessaire à l’accumulation garantissant la survie d’une entité capitaliste du local au global et se son pouvoir pour survivre c’est à dire dominer par essence. Le capital c’est à la fois celui d’une « entreprise industrielle » et celui d’une « entreprise financière », et leur imbrication dans le mouvement mondial, global du capital.

C’est bien sur la scission, la dichotomie entre l’analyse de l’entreprise et son milieu, de même que la dichotomie, la scission dans l’analyse de l’activité et de l’activité de travail capitaliste et in fine de l’agir humain et de la production de connaissance que repose en rapport dialectique l’analyse basée sur la non-contradiction, celle de l’idéologie dominante, celle du capital qui plombe nos pensées et nos actes, dans leur unité.

User de cette logique de la non-contradiction a pour conséquence entre autre, de ne pas voir la baisse tendancielle du taux de profit conjointe à la croissance de la masse de capital et de profit. Et la conséquence de cet aveuglement est immense puisque les racines de la crise de la société humaine ici et maintenant tiennent dans cette double tendance et porte la plante à pourrir sur pied, y compris la plante qu’est l’analyse de l’agir humain.

On ne peut nier la réalité de la baisse tendancielle du taux de profit sans plomber l’analyse de l’activité humaine, l’analyse des situations de travail, et l’analyse de la production des connaissances dans la production tout court, et l’échange et la distribution dans le mouvement particulier et uni de la production.

Certes, dans un mouvement on peut en nier un aspect particulier isolé de l’ensemble mais la négation de la négation (non seulement du « réel pratique » mais du « réel pensé », qu’on ne peut séparer dans l’activité humaine), ne peut reposer que sur une approche synthétique, dialectique du mouvement d’ensemble le plus approfondi possible, historiquement, ici et maintenant.

Ce n’est pas de « l’intolérance » que de dire cela, ni de la censure des opinions diverses qui ont le droit de s’exprimer ; C’est militer pour les moyens de non seulement comprendre le monde, mais agir pour le transformer en santé.

Si l’on veut avoir une illustration d’actualité de la baisse tendancielle du taux de profit, il faut revenir sur les réformes de la sécurité sociale, par exemple, et la contradiction entre le développement-complexification des besoins  de santé "médicale" et les lois institutionnelles de restriction des dépenses de santé, en particulier dans les hôpitaux alors que les transferts de capitaux vers les firmes multinationales et leurs "supports" financiers en unité explosent en quantité et que les petites et moyennes entreprises sont étranglées ; cela pour permettre la perfusion vers le taux de profit !

Baisse tendancielle du taux de profit et baisse du taux de satisfaction des besoins sociaux sont un même mouvement. Progrès concret (mouvement en santé et non vision abstraire du progrès) et capital en fin de course sont deux forces contraires antagoniques. Le mouvement de l’humanisation à la fois continu et discret passe par le dépassement-abolition du capital.

Certes ceci n’est qu’une formule dont l’usage, la pratique, demande la construction, à l’instar du lit de Platon, d'un processus de transformation agissant consciemment sur les forces en mouvement, en intervenant consciemment sur le développement-complexification de celles qui permettent au mouvement de croître. Ce n’est pas impossible, et cette possibilité constitue déjà des possibles opérationnels avancés en action ici et maintenant dont il faut soigner la croissance comme celle d’un enfant fragile à porter vers la maturité.

Pierre Assante. 16/02/2021 06:01:34.

P.S. Certes, Marx n’a pu aller jusqu’au bout de l’analyse de la baisse tendancielle du taux de profit ; d’autres le font, aussi loin que possible ici et maintenant. Il n’en a pas eu le temps et la société dans laquelle il vivait n’en était pas encore à la révolution scientifique et technique actuelle (mais il en avait déjà l’intuition) et encore moins à la « recherche appliquée » des immenses avancées scientifiques, bien que parcellaires et structuralistes et non globalement et possiblement synthétiques. L’incapacité d’unification des théories physiques quantique et de la relativité, du « corpusculaire » et de « l’astronomique », des recherches sur la « contradiction des mouvements de la thermodynamique de l’univers » (là, je m’avance beaucoup !),  en est une illustration. La question n’est pas seulement de constater nos incapacités dans notre rapport entre le savoir « acquis », sa normalisation-dénormalisation-renormalisation, et la production des connaissances, mais de lier nos avancées sur les perceptions et les "constatations analytiques", avec notre besoin de subsistances sans lesquelles nous ne pouvons exister (ce qui est la base, saine je crois en tout cas, d’un aller-retour sain entre la réalité extérieure et intérieure à nous-même dans notre déadhérence conceptuelle), ni ne pourrons exister et ni aucun rapport viable à nos semblable et aucun humanisme par conséquent : s’appuyer sur l’anankè en mouvement dans notre mouvement, la relation dialectique entre nos besoins, notre conscience et nos actes transformateurs.

Voir aussi Recueil "2034" : 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 07:01

 

Italie. Coalition contre nature

L’Humanité. 15 Février 2021

Gaël De Santis

 

Le gouvernement de Mario Draghi a prêté serment, samedi. La Ligue y est bien représentée.

Le banquier Mario Draghi et son gouvernement dit « technique » ont prêté serment, samedi. Cela clôt, temporairement, la crise politique ouverte mi-janvier par le départ de la majorité d’Italia Viva (IV), le parti de Matteo Renzi. Cet exécutif de grande coalition est inédit en Italie. Les socialistes de gauche de Libres et égaux, les sociaux-libéraux du Parti démocrate, les démagogues du Mouvement 5 étoiles y participent aux côtés des berlusconiens de Forza Italia et – c’est inédit – de l’extrême droite de la Ligue.

Le gouvernement Draghi devra affronter la crise sanitaire et obtenir de Bruxelles les 209 milliards d’euros du fonds de relance européen, attribués au Bel Paese.La Ligue obtient trois ministères, dont un pour Giancarlo Giorgetti, artisan d’un recentrage de ce parti, le premier du pays dans les sondages.

Salvini favorable au plan de relance

Avec Matteo Salvini il entend confirmer la Ligue comme première force d’une coalition de droite en cas d’élections législatives. Salvini cherche à transformer la Ligue en grand parti de la droite italienne. Il se dit favorable au fonds de relance – contre lequel son parti a voté au Parlement européen ! Et, pour participer à la grande coalition de Draghi, il a amorcé un changement de ton sur les questions migratoires, estimant qu’il suffisait désormais de copier en Italie la politique d’accueil en vigueur en France et en Allemagne.

Le seul parti de droite qui restera à l’opposition sera Frères d’Italie, un parti héritier des néofascistes du Mouvement social italien, crédité de 16,5 % d’intentions de vote.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 15:38

STATISTIQUE DU BLOG DE JANVIER 2021

 

Janvier 2021

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Pages les plus visitées en janvier 2021 :

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37

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33

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24

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 09:31

 

COMPRENDRE LE POURQUOI ET LE COMMENT DE NOS ACTES C’EST AUSSI LES DECIDER ENSEMBLE

 

Lorsqu’un groupe humain, du local au mondial entreprend une action, la réussite de cette action ne peut reposer que sur la seule autorité sous peine d’échouer lorsque les difficultés s’aggravent et l’autorité s’use.

Parce que la réussite repose sur la compréhension de chacun-e de ce qu’il-elle fait et l’autorité d’un-e ou de quelque-un-e-s ne peut compenser la compréhension de tous.

Une autorité collective est plus efficace qu’une autorité personnalisée. C’est cela la démocratie élargie à l’homme producteur, la démocratie du « que, quoi, comment produire », au-delà de la démocratie dite « citoyenne » où le producteur et le salarié sont écartés de la démocratie économique qui ne peut se séparer sans graves dommages de la démocratie politique. Sans la démocratie économique conjointe  il ne peut y avoir qu’une démocratie politique limitée allant vers son déclin et sa mort.

La bourgeoisie a institué la privatisation de l’économie, la classe ouvrière l’a combattue. Une partie majoritaire de la bourgeoisie elle-même a perdu son pouvoir au profit d’une minorité mondiale détentrice de l’usage de la monnaie, du capital sur la vie économique et politique au détriment des besoins sociaux. Mais cette majorité ne peut se résigner à abandonner son système, trop d’intérêts « personnels » immédiats qui vont à l’encontre des intérêts collectifs l’en empêchent. Et la prégnance de son idéologie s’est emparée de toute la société, y compris du salariat. Une catharsis ne peut se produire sans la pédagogie sur les effets de la crise et des effets de la crise suffisamment démonstratifs de ses causes. London a bien décrit ce « phénomène », qui s’est bien développé depuis « Le talon de fer » de 1907.

Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé et sa puissance technique et répressive détruisent les avancées passées vers la démocratie de l’homme producteur. La crise de la démocratie va de pair avec la crise engendrée par les contradictions du système qui ont été développées dans ces articles. La suraccumulation-dévalorisation congénitale du capital et la répression objective et subjective qu’il exerce contre sa contestation sont des mouvements conjoints unis dans un même mouvement d’étouffement de la société humaine.

Comprendre le pourquoi et le comment de nos actes c’est aussi les décider ensemble.

Pierre Assante. 14/02/2021 08:48:35.

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 18:02

 

Table ronde. Quelles alternatives pour une Sécurité sociale d’avenir ?

L’humanité. Vendredi 12 Février 2021

 

Pierre CHAILLAN.

Rappel des faits, Revenu universel, salaire à vie, sécurité d’emploi et de formation ? Les propositions d’un projet de société à gauche sont sur la table pour répondre à la crise sanitaire et engager une voie post-capitaliste.

SOPHIE TAILLÉ-POLIAN Sénatrice Génération.s du Val-de-MarneBERNARD FRIOT Sociologue et économiste, signataire de l’appel « Ambroise Croizat au Panthéon ». PIERRE IVORRA Journaliste et chroniqueur.

 

Les interventions de Pierre IVORRA :

…Plutôt que de se demander quel serait l’intérêt d’un revenu attribué à tout individu quelle que soit sa situation, revenu qui risque d’être très insuffisant pour des millions de personnes, mieux vaut s’interroger sur les raisons qui font que tant de personnes sont dans la pauvreté, au chômage, occupent des emplois précaires, ne bénéficient guère d’un revenu décent. Tout donne à penser que l’insuffisance ou l’absence de revenu, pourtant indispensable à un véritable développement humain, est liée à la façon dont les revenus sont créés. Pour quelle raison des millions de travailleurs au chômage sont-ils exclus de l’acte productif et sont de ce fait écartés également d’une juste répartition des richesses qu’il permet de créer ? La raison en est la volonté obsessionnelle des capitalistes de réduire le coût du travail pour augmenter leurs profits. En s’attaquant à ce coût du capital, on peut créer les conditions pour que tout un chacun participe à la création de richesses ou puisse bénéficier d’une formation rémunérée en vue d’occuper un nouvel emploi. En sécurisant l’emploi, on sécurise les revenus…

…L’enjeu, c’est la réussite ou l’échec de la rupture avec le capitalisme. Dans la continuité de la pensée de Marx et avec les acquis du mouvement populaire et de la réflexion théorique depuis, l’objectif de la transformation à réaliser est de dépasser le capitalisme et son élément central : le salariat. C’est en cela que l’idée de prétendre rompre avec le capitalisme en instituant un salaire à vie est antinomique avec la pensée de Marx et totalement contradictoire. Dans le Capital, Marx affirme que la vraie vie commence pour l’ouvrier lorsqu’il quitte son activité de salarié. C’est pour cela qu’il considère que « la réduction de la journée de travail est la condition fondamentale » de cette libération. La baisse du temps de travail et la sécurité d’emploi et de formation sont dans le fil de cette pensée. La possibilité de donner à tout un chacun le droit de passer d’un emploi à l’autre, sans subir le chômage, et si besoin est de bénéficier d’une formation rémunérée, se situe dans cette visée communiste d’un dépassement du capitalisme et du salariat. L’éradication du chômage et le droit à une formation rémunérée ouvrent la possibilité de participer à une activité non marchande, au cours de laquelle le travailleur n’a pas à vendre sa force de travail, à exercer une activité salariée. Ce sont là des vecteurs majeurs du dépassement du capitalisme. S’y ajoute des mesures économiques, financières, monétaires, des droits nouveaux à l’entreprise et dans la société pour rendre possibles ces conquêtes…

… La Sécurité sociale est durement attaquée par le pouvoir, la droite et l’extrême droite qui veulent faire de la santé une affaire privée. Il faut tout au contraire accroître considérablement ses ressources financières afin d’aller vers le 100 % Sécu, et aussi faire face aux problèmes de la dépendance. Les mesures classiques de taxation des fortunes et du capital sont à la fois indispensables et insuffisantes. C’est pour cela que les communistes proposent d’abord de mettre un terme aux exonérations de cotisations patronales, ensuite de faire cotiser les revenus financiers, enfin d’instituer une modulation des cotisations des entreprises en fonction de leurs politiques d’emploi, de formation et de préservation de l’environnement. La création de la Sécurité sociale dans l’après-guerre à l’initiative particulièrement du communiste Ambroise Croizat a marqué un très grand progrès de civilisation. Enfin, dans notre pays, l’indigent, le chômeur, les vieilles gens, les travailleurs, l’ouvrier comme l’ingénieur, les familles ont pu bénéficier d’un droit à la santé. C’est d’ailleurs à partir de ce moment-là que l’espérance de vie des Français s’est sensiblement accrue. Ce sont ces idées fraternelles qu’il faut faire entrer au Panthéon avec Ambroise Croizat.

 

LA TABLE RONDE DANS SON INTÉGRALITÉ

https://www.humanite.fr/table-ronde-quelles-alternatives-pour-une-securite-sociale-davenir-700049

 

 

Voir aussi Recueil "2034" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/09/2034-recueil.html

 

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