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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:54

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances » :

 

LE OUI ET LE NON

 

 

14mai10 003Regarder l’histoire dans les yeux, pour comprendre le réel, passé et présent, pour construire un avenir.

 

 

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances ».

 

Ce cacher les yeux devant les erreurs et les crimes de l’histoire est une réaction enfantine qui caractérise ce que Kundera appelle « l’insoutenable légèreté de l’être », mais que j’attribuerai plutôt à un moment de l’histoire humaine où la masse des dominés est privée de son histoire par un jugement moral imposé et construit à partir des besoins propres des dominants.

 

La réalité de la création des subsistances dans les ex pays socialistes, les difficultés et les incapacités, sont bien dans la réalité de l’histoire humaine et de cette réalité particulière où des humains ont tentés, dans des circonstances précises de cette histoire, de subvenir différemment à ces subsistances. Différemment parce que autrement que dans la ligne historique d’une société divisée en classes depuis des millénaires.

 

S’étonner qu’une telle expérience ait subi le poids des mentalités passées, la reproduction des mêmes comportements, l’influence des mêmes mécanismes de production, de gestion, de la circulation des marchandises relève de la naïveté ou de la manipulation.

 

La question utile est au contraire de comprendre ce en quoi l’expérience a connu un échec « final » (et des réussites partielles), mais sans penser que tout ça doive passer par les pertes et profits, c'est-à-dire comme si notre présent n’était pas marqué par notre passé et n’avait pas à construire dans la continuité de notre passé, mais différemment.

 

Outils, techniques, rapports humains sont liés dans la création de nos subsistances.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent.

Comment mettre ces outils au service de rapports nouveaux dans notre histoire humaine, de rapports correspondant mieux à nos aspirations naturelles qui sont de vivre notre nature humaine, dans ses acquis biologiques et psychologiques, ses instincts qui sont le temps long de l’espèce humaine et ses cultures qui en sont à la fois les temps longs, courts et « immédiats ». Vivre mieux, c'est-à-dire être capable de dépasser les blocages des moments qui font nos douleurs en cultivant ceux qui font nos bonheurs, sachant que douleur et plaisir sont la manifestation des besoins de survie de l’espèce, et que l’humain est capable de développer un autre plaisir, qui est un plaisir de conscience  et de développement des capacités intellectuelles, qui est d’agir sainement pour la survie.

Sainement, c'est-à-dire en maintenant la santé de l’espèce, sachant que l’espèce ne peut créer sans expérimenter, et chaque individu expérimente, ce qui veut dire que la santé de l’espèce est faite de la résultante d’une multitude de comportements. Une des illusions des ex-pays socialistes était que, quant à la santé de l’espèce, ou de la communauté nationale, ou du et des groupes sociaux sensés être représentés, les comportements devaient s’aligner sur un modèle décidé arbitrairement sain.

 

Mais revenons en aux outils de création de nos subsistances.

Nous pouvons prendre tous les pouvoirs que nous voulons, construire toutes les théories possibles et imaginables, toutes les spéculations ne nous serviront à rien si nous n’organisons pas la production, la distribution de nos subsistances, si nous n’organisons pas l’échange de nos travaux, l’échange de nos activités.

 

Nous ne pouvons faire table rase de la réalité dans laquelle nous produisons déjà nos subsistances. D’autant que la complexité de la société dans laquelle nous avons abouti ne supporterai aucune « remise à zéro ». On peut toujours imaginer une destruction reconstruction, mais sauf les fous le souhaitent, même si elle peut se produire par une crise la plus énorme que l’humanité ait à connaître et à laquelle elle ne survivrait sans doute pas.

 

L’apocalypse, le jugement dernier hante depuis des millénaires la conscience humaine. Cette conscience sait bien que son développement du moment a été acquis sur des bases en contradiction (le positif et le négatif, les forces contraires dans un même mouvement) avec un développement général. Elle en tire des intuitions qu’elle transforme en superstitions porteuses toutefois, et virtuellement, de transformations.

 

En même temps la conscience humaine rêve d’une continuité dans le développement, continuité développant en douceur des transformations mettant en harmonie les besoins individuels et les besoins généraux, ce qui est possible, certainement, mais qui dépend des choix individuels et collectifs d’organisation et d’emplois des outils le permettant.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent, sont des outils qui donnent des moyens comme jamais d’ouvrir cette ère nouvelle de l’humanité.

Mais ils ne l’ouvriront pas automatiquement. Entre la « nécessité » et le « libre arbitre », l’humain s’est toujours cru en devoir d’obéir. Ces outils nous donnent un choix : obéir parce que nous ne pouvons maîtriser individuellement une gestion générale, ou décider parce que ces outils nous donnent la possibilité de l’intervention individuelle et collective. La première solution, c’est la notre, à présent, et elle nous fait apparaître une vision et une perspective catastrophique de notre avenir, et de toute façon les NON à toutes les politiques réelles, appliquées, nous en font apparaître le rejet.

 

La deuxième solution c’est celle tentée par le christianisme,  la révolte des paysans allemands, la Commune de Paris, les pays socialistes, dans des conditions qui ont été des moments de vie de l’humanité, quelle qu’ait été cette vie, mais dont la forme n’a pas abouti aux objectifs imaginés, mais qui demande et une continuité et une construction différente.

 

Les cadres de la gestion capitaliste sont à la fois les gestionnaires de la domination et de l’injustice et les gestionnaires de nos subsistances sans lesquelles nous aurions disparu. Nier leur gestion c’est enfantin. L’espoir ne se construit pas sur la négation mais sur le dépassement. Une fois de plus, la gestion enfantine de la contestation nous montre que nous nous cachons les yeux devant l’histoire, passée et présente. C’est bien les gestionnaires d’un autre type de développement que nous devons être, en prendre la responsabilité, et agir dans la réalité et pas seulement dans le rêve. Le rejet sans analyse des ex pays socialistes est de cet ordre du refus de la gestion, du refuge dans l’imaginaire, dont de l’incapacité de construire le nouveau.

 

Si nous revenons aux économistes empiriques du XIX° siècle, nous constaterons à quel point les dogmes du libéralisme nous ont privé d’esprit critique par rapport à  leur esprit critique. Mais notre développement ne passe pas par un retour à l’économisme empirique, et encore moins à la pensée économique libérale qui est une régression encore plus grande du savoir, de la recherche appliquée. D’ailleurs, le patronat, lui, a fait sienne l’analyse marxiste, mais pour ses buts propres

 

Le jugement dernier ne consiste pas à mettre chaque homme dans une balance, divine ou non. Le jugement dernier consiste à développer notre savoir et nos capacités à gérer en commun, et à mettre les outils de production nouveaux au service de cette gestion en commun, si tant est que nous le voulions, et le rendions possible.

 

Chaque parole contribue à construire ou à détruire. Le NON peut être constructeur comme destructeur. Le OUI peut être actif ou soumis.

 

Nous sommes entre un « non » et un « oui » hésitants, paresseux, impuissants. Comment les transformer, comment les rendre « opérationnels » ?

 

Sans mettre tout le monde dans le même panier, certains de ceux qui prônent aujourd’hui l’ouverture sont ou descendent de ceux qui ont soutenu inconditionnellement, consciemment ou involontairement, la fermeture dirigée par Georges Marchais. Les années 60 ont été des années d’extraordinaire ouverture. Le Comité Central d’Argenteuil de 1966 en est un témoignage. Le triptyque mondial, quel que soit son alignement sur leur idéologie respective en témoigne aussi : Khrouchtchev, Jean XXIII, Kennedy.

 

Le retour de Brejnev, la résistance de Waldeck Rochet à ce retour illustré par l’affaire tchécoslovaque et sa disparition au profit de Georges Marchais est significatif. Le mouvement de mise à l’écart, de départ, d’affaiblissement idéologique et numérique du communisme français et dans le monde a une double cause : l’aptitude du capitalisme à s’adapter et intégrer les populations, y compris les plus pauvres à son mode de circulation, donc de survie de la société (je résume à A-M-A’, voir les articles précédents) ET l’inaptitude conjointe des forces qui s’y opposent.

 

Les évènements quasi conjoints de 1968, mouvement social en France et dans le monde, remise au pas de la démocratisation tchécoslovaque nous montrent la fin d’une période de rapport des forces progressiste et positif dans son mouvement « matériel et moral » d’ensemble des peuples, issu de la lutte et de la victoire, de la libération du nazisme. Denis Kessler, responsable du MEDEF nous  fait d’ailleurs le portrait à l’envers (mais le capital met tout sur la tête et il s’agit de remettre les choses sur leurs pieds) des avancées de la Libérations : Services Publics, démocratisations partielles et limitées mais réelles du travail et des institutions, accès pour un plus grand nombre et vers le  « pour tous » de meilleures conditions « matérielles et morales » de vie, respect concret de  la vie, respect concret de la personne humaine.

 

L’ouverture prônée à corps et à cri dans la période Marchais par une majorité divisée (pour ne pas dire opposée entre elle) du bureau politique du PCF (Hermier, Poperen, Fiterman etc.) n’a abouti qu’à une distanciation et une dissolution vis-à-vis de la cohérence d’une politique de lutte du salariat dans une alliance la plus large possible correspondant à la réalité mouvante des couches sociales en fonction de l’évolution des moyens de production.

 

Il ne s’agit pas de juger tel ou tel militant, tel ou tel groupe, et soi-même, de les (nous) mettre sur la « balance divine », pour leurs actes passés ou présent, mais d’être apte à critiquer une position, critique au service de tous pour agir autrement et mieux.

 

Abandon de la dictature du prolétariat. Abandon, OUI, si conçue et exécutée comme une répression militaire et policière ; NON comme abandon d’une cohérence, d’une hégémonie démocratique du salariat dans la démocratie socialiste vers le communisme, dans un élargissement et une généralisation de la démocratie à toute la société.  Marx concevait ce terme de « dictature du prolétariat », peut-être à tort dans les mots employés, mais dans une juste distorsion contraire, s’opposant à une pensée superficielle et dominante sur la démocratie,  comme le contraire de la dictature d’une organisation du travail du « que produire et comment produire », organisé sur un mode monarchique, entrée dans les esprits comme un mode de faire de droit divin, indépassable, incontestable.

 

L’ouverture a plus que jamais raison d’être, mais pas au détriment d’une position de classe et d’alliance.

Nous sommes passé de la pensée unique à la pensée dissoute, du « globalement positif » à « pertes et profit » des expériences humaines se réclamant de la transformation sociale, de l’espoir à la résignation, des illusions à la pensée plate.

 

L’ouverture proposée aujourd’hui par notre société et qui se retrouve dans les organisations et les mouvements de pensée spéculatifs, qui sont notre lot, et par les mêmes qui n’en voulaient pas lorsque le PCF et le mouvement communiste étaient en situation de force pour la faire, n’est pas une ouverture, mais le passage d’une pensée unique à une pensée dissoute.

 

Ce phénomène est  général dans la société française et dans le monde. Mais ce phénomène est aussi le signe de l’usure générale du mode de production, rejeté par les NON d’une démocratie limitée mais qui s’exprime par les peuples, elle-même usée, de leur besoin de transformation.

 

Donc, perspective aussi d’explosion, de dissolution, de pourrissement, ET/OU de transformation en chantier. A nous d’y voir suffisamment clair pour que les choix soient actifs, créatifs, constructeurs.

 

Finissons par cette autre parenthèse, pourtant essentielle : la « conquête de l’espace » qui contribua un moment au prestige et au rayonnement de l’Union Soviétique, ne doit pas être considérée comme une anecdote. Elle ouvrait la voie à des techniques de transformation des moyens de production eux-mêmes porteurs de transformation du mode de production, d’évolution « saine » de la production, saine au sens donné précédemment, dans laquelle entre  la question de l’écologie, par exemple, mais pas seulement celle-là, une multitude d’autres en particulier liées aux questions dites « subjectives » et «symbolique », aux arts, etc., à toutes les formes particulières de rapport social dans les rapports sociaux.

 

Encore fallait-il que cette « conquête de l’espace » la démocratie ouvrière, la démocratie des producteurs et du salariat s’en nourrisse pour créer les conditions et l’organisation objective et subjective (c’est un mouvement uni et unique) d’un autre mode de production.

 

Ceci n’est pas une position « datée », mais au contraire remise à jour sans abandon.

 

Pierre Assante, 1er décembre 2007

 

L'ESSAI ENTIER :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:27

CANGUILHEMLa Libye, la Palestine, la Côte d’Ivoire, le Japon, le nucléaire, la guerre, le partage du monde….., et ce que cela pourrait, devrait nous inspirer !

 

Les choses sont embrouillées dans les têtes, mais me semblent assez claires dans la réalité.

 

Bien sûr, la réalité est complexe, il ne faut pas la réduire au « saisissable » et aux apparences.

C’est pourtant ce que font souvent ceux qui se réclament de la recherche de la complexité contre ceux qui recherchent tout simplement à survivre eux et leur espèce humaine, solidairement.

 

De quelle maladie souffrons-nous ?

 

Le partage du monde par les puissances impérialistes ne s’est pas arrêté avec la guerre de 1914-1918. Il s’est poursuivi par tous les moyens, par la guerre économique, par des pactes actant des rapports de force provisoires et par la guerre tout court, et le plus souvent par procuration, c'est-à-dire en faisant se combattre les peuples dominés au profit des capitalismes dominants.

 

Il ne faut pas croire que ces actes par procuration seront éternels et que les peuples des impérialismes dominants n’en sont pas menacés.

 

Dans ces guerres, l’opportunisme qui consiste soutenir un impérialisme au nom de l’humanitaire ou du soutien à un peuple dominant ou dominé a toujours des conséquences immédiates ou à moyen et long terme bien plus graves humanitairement.

 

La seconde guerre mondiale de 1939-1945 a « allié » deux formes d’intervention impérialiste : celle du partage du monde et celle de la destruction directement par la guerre puis par les conséquence de ses destructions humaines, des forces créatives de l’humanité allant dans le sens de la coopération et à contre sens du mode de production et d’échange basé sur la concurrence et le profit personnel.

 

Imaginez que nous nous comportions entre nous, directement comme se comportent les entreprises industrielles et financières, c'est-à-dire dans la guerre du profit, des délocalisations, des destructions de fait des forces productives ! Heureusement au niveau de la personne, bien que cette guerre nous traverse profondément, le sens de la solidarité humaine qui est une des données de l’évolution de l’espèce nous permet de continuer à vivre et à survivre.

 

Les westerns où les bons finissent par gagner c’est du cinéma. La loi du profit, c’est la loi du plus fort à l’échelle planétaire, les indiens en savent quelque chose, tout comme les palestiniens et bien d’autres victimes collectives ou isolées.

 

Lénine dans les années précédant les révolutions russes de 1917 menait le débat contre cet opportunisme, démontrant en quoi le soutient des social démocraties nationales à leurs impérialismes respectifs affaiblissait les forces de transformation du monde vers la paix et la coopération. Le massacre de la guerre de 1914 a été un élément essentiel de la militarisation du mouvement de libération, du mouvement du prolétariat et de la division du salariat en couches concurrentes ralliées à des tendances et des partis incarnant cette division.

 

L’unité basée sur un rassemblement artificiel d’organisations concurrentielles et non  sur les intérêts commun des diverses couches du salariat créées par la division du travail c’est non seulement illusoire mais périlleux pour tous les peuples.

 

Les rapports de forces catastrophiques qui ont été hérités de la guerre,  ont pesé sur l’ensemble du monde, de son organisation, du travail y compris dans les tyrannies se réclamant du communisme. Tyrannies qui entre parenthèses n’ont pas eu qu’un effet négatif car, à l’instar des tyrannies grecques, elles représentent une tentative de transitions dramatiques entre des dominations de classe et  des transformations progressistes et agissent sur le milieu d’exploitation interne et externe à elles.

 

Kautsky, et d’autres, représentait cette alliance entre un fraction provisoirement majoritaire du salariat et les intérêts des puissance impérialistes. Pour sa part, il tentait d’établir une position centriste et centrale dans le débat, mais en prêtant de fait le flanc à cette compromission historique majeure car elle persiste à constituer un des obstacles essentiels à une transformation progressiste et pacifique du monde humain.

 

En ce sens la lecture des œuvres de Lénine est d’une pédagogie lumineuse et complète celle de l’analyse et de la l’action de Marx et d’Engels. Il ne s’agit pas d’en revenir au dogme scolastique du marxisme léninisme. Il s’agit de comprendre le mieux possible la marche du monde et des moyens d’action pour sortir de sa préhistoire qui pèse dramatiquement sur notre quotidien. Il faudra aussi se débarrasser du mythe d’un capitalisme humain et d’un communisme inhumain. Se sera la meilleure façon de ne pas poursuivre l’inhumain du capitalisme et des tyrannies se réclamant du communisme.

 

Le débat actuel a dépassé le stade de la construction d’un mouvement ouvrier, il en est avant tout à celui de sa division en fonction des couches du salariat qu’il prétend représenter et aux compromissions, trahisons et régressions qui en découlent. Le capitalisme a obtenu une victoire majeure des années 1970 à aujourd’hui en intégrant une majorité des couches salariées des pays impérialistes dominants à l’idéologie qui découle du drainage des capitaux vers les monopoles, de l’organisation internationale du travail y correspondant et des modes de vie quotidienne y correspondant. Cette victoire n’est ni éternelle ni irréversible.

 

Les transitions ont toujours été des moments périlleux qui ont souvent entériné des « retours en arrière meurtriers ». La transition qui se présente à nous et qui constitue à modifier les conditions de l’échange en intervenant sur le mouvement du capital en rapport avec les forces de production, transition que je soutiens avec les économistes progressistes d’où qu’ils soient, et à laquelle s’oppose le capital par tous les moyens, comporte aussi les mêmes dangers, car la visée ultime d’un mode de production est bien la coopération des entités productives et non la concurrence et la guerre économique même « atténuée » dont l’issue est toujours violemment destructrice de vie à tous les sens du terme.

 

La coopération ne peut être in fine que l’échange et l’abondance qualitative de l’échange que la division du Japon meurtri, de l’Afrique en guerre, du chômage partout (je n’énumère pas tout évidemment) éloignent de notre conscience. C’est pourtant l’effort de maintien de cette visée et l’action pratique pour la réaliser, qui est la seule arme pour arrêter les régressions, progresser et aller vers la tâche historique et biologique de l’humanité, le processus de conscience de la nature sur elle-même qu’elle incarne.

 

Pierre Assante, 3 avril 2011

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:24

BROCHURE ECO ET PO persoL’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure. Et si les prix sont effectivement et extraordinairement  variés lorsqu’on contrôle les étiquettes, cela nous conduit à l’illusion précédente sur la loi de réalisation du profit. Bien sûr, pour un produit ou sur une production particulière et le groupe financier qui le produit, le profit dépend en partie de sa capacité de jouer sur les prix en fonction de situations particulières diverses.

 

Vérification des lois du profit sur un temps long et un espace géographique important

Mais si l’on fait le bilan de l’ensemble des échanges dans le monde sur un temps long, et que l’on en tire des moyennes,  la valeur moyenne correspond au prix moyen, les profits moyens correspondent à la moyenne de la masse des profits, ce qui est une tautologie.  La masse des valeurs des transactions de toutes sortes  correspond à la masse des valeurs produites, et ce qui est ponctionné d’un côté, d’une façon ou d’une autre, prend à une marchandise ce que l’autre cède. Le travail est incorporé à une marchandise, travail présent et travail passé, cristallisé, en fonction du temps de travail social moyen sur la durée et dans le marché mondial, nécessaire à sa production. Quand aux services, on peut considérer soit qu’il sont incorporés, soit que la marchandise lui cède de sa valeur dans l’échange social, ce qui est les deux faces d’un même mouvement.

 

La composition générale du marché

La totalité des valeurs marchandes et la totalité des prix dans le monde et sur une durée coïncident. L’ensemble des transactions dans la production et la finance dans le monde et sur une durée correspond à l’ensemble des valeurs produites. Quand à l’équivalent monnaie, transaction monnaie virtuelle informatisée de l’échange macro ou monnaie palpable de l’échange micro, ou opérations de création monétaires destinée à agir sur les conditions de l’échange, la distance qui s’est établie entre la valeurs or, marchandise commune véhiculaire de la valeur, et la valeur symbolique virtuelle est un élément de plus dans l’obsolescence croissante de la mesure de la valeur, qui si elle se rigidifie pour conserver le système, se dissout dans le même temps. Cette rigidification dissolution est à la fois combattue par le capital et utilisée par lui en fonction de ses capacités d’adaptation à ses propres contradictions. Mais sur le fond, elle exprime une aspiration quasiment biologique de tout le corps social à procéder au dépassement de la mesure qualitative de la valeur d’échange marchand par une transformation qualitative passant par la mesure des besoins que manifestent inconsciemment les désirs sociaux. Retour complexe, civilisé et généralisé dans l’abondance à la valeur d’usage primitive répondant au besoins concrets, libérés de l’aliénation marchande du producteur « libre » qui doit vendre sa force de travail, donc aliéner sa propre activité, l’intimité de son être.

 

Vente et achat

La vente est aussi achat. Car la circulation de la marchandise n’est pas simple, elle est intégrée à une masse d’échanges simultanés, passés, présents et dans un certain sens, futurs, puisqu’il y a des contrats qui précèdent la production et que toute marchandise, dans ces cycles spirales est à la fois objet de vente et objet d’achat jusqu’à ce qu’elle soit convertie en objet « d’usage pur », ce qui en fait n’est qu’une représentation et non une réalité car dans tout système marchand, l’usage d’un objet contribue à la vie humaine dont l’activité est  insérée dans le système d’échange marchand elle-même, et donc continue à s’intégrer à la valeur marchande par sa valeur d’usage aliénée. Sur cet aspect, la contradiction est qu’il n’y a pas pour l’échange et sa mesure, de mesure des activités sans mesure  de capital, ce qui est une contradiction dans l’activité et pour l’activité, puisque le capital nie ainsi une partie de l’activité qu’il ne peut pas mesurer. Hors comme cette activité « mise à l’abandon » est nécessaire à la vie, cela conduit à mettre à l’abandon une partie de la vie et la menacer de mort par maladie, perte de santé dûe à un manque vital.

 

Création du profit

Alors comment est incorporé le travail et réalisé le profit ? Sur la part du travail non payée au salarié producteur. Salarié au sens large, puisque la production de chaque marchandise, dans une économie capitaliste mondialisée, correspond au travail de multiples individus et groupes producteurs dont les activités sont imbriquées d’une façon complexe, inextricable et énigmatique sur le plan de ce qui est non mesurable dans l’activité humaine. Imaginez qu’on paye à un ouvrier le prix des voitures qu’il fabrique : quel salaire il obtiendrait ! Mais il ne suffit pas de penser que si l’on intègre le travail de tous ceux qui ont contribué dans tout le processus à la fabrication des voitures, alors on leur paye l’intégralité de leur travail. Hélas non, ce n’est pas le cas pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’une part du produit devrait être affecté à l’ensemble du maintien et du développement humain, ce qui revient à dire aussi de nouveau  qu’il y aurait intégration de l’ensemble de l’activité pour la construction d’une voiture et l’évaluation juste de la valeur de la marchandise-travail de l’ouvrier, ce qui n’est  le cas que dans une économie socialiste à construire, transition à un système d’échange du travail libéré de la valeur. Mais surtout parce si l’on imagine l’ensemble des échanges, on voit bien qu’on ne peut cumuler à chaque vente-achat un prix additionnel pour cumuler un profit, ce qui entraînerait une croissance infinie, au sens mathématique, des prix. C’est bien donc sur la part du travail non payé au producteur salarié que se réalise le profit.

 

Profit et application des progrès techniques aux besoins humains.

C’est la raison de l’incapacité du capital à poursuivre une automatisation généralisée et sa propension à maintenir des activités de main d’œuvre là où elle est à bas coût. Automatisation ne veut pas dire robotisation de l’humain, cela veut dire libération d’une grande part de l’activité contrainte au profit d’une participation humaine à l’ensemble des sujets actuellement réservés à une minorité, en particulier sur le plan de la recherche, c'est-à-dire de l’approfondissement de la conscience humaine, ce que l’on appelle humanisation de la nature et naturalisation de l’homme, mais ceci est un autre sujet. Un autre sujet, mais aussi le sujet premier parce que l’essence humaine, sa vie, n’existe que par le développement de ce qui est proprement humain.

 

Composition du capital et baisse tendancielle du profit.

Le profit est un rapport entre le capital investi en machines et autres éléments (capital constant) plus celui investi dans les salaires (capital variable) et le capital résultant à la fin de l’opération après l’échange de la marchandise. La différence entre la valeur créée et le salaire s’appelle la plus value ou survaleur. Le rapport entre la totalité du capital investi et le capital obtenu est le profit. On comprend que le profit étant obtenu grâce à la part du travail non payée au salarié, plus la part du capital en machine est grand, plus le profit tend à diminuer sur un produit donné. Bien sûr, la masse du profit peut quand même augmenter en fonction de l’augmentation de la masse des produits obtenus par ces investissements en machines de plus en plus sophistiquées. C’est le phénomène de suraccumulation et de baisse tendancielle du taux de profit.

 

Le « choc technique » camouflé sous le « choc pétrolier » giscardien.

Mais là où la suraccumulation du capital devient facteur de blocage structurel, c’est quand elle entre dans une crise qui dépasse la crise cyclique parce que l’évolution du processus de production entre en collision avec une transformation des forces productives incompatible avec les lois du capital. C’est le cas aujourd’hui parce que la révolution scientifique et technique des années 1970 arrive à maturité de pleine mise en pratique et que par conséquent nous assistons à une possibilité de diminution galopante du besoin en main d’œuvre productrice de plus value. Le capital à la fois a besoin de ce processus et entre en antagonisme avec ce processus et ne trouve comme solution que la dévalorisation du capital par sa destruction pure et simple, le phénomène de financiarisation ne pouvant se perpétuer que s’il s’accompagne par ailleurs de production….

 

 

Sur l’activité non mesurable.

Cette activité non mesurable dont il est question plus haut, c’est justement ce qui n’est pas pris en compte dans le système capitaliste, et plus la production s’intensifie, plus l’activité non mesurable prend de l’ampleur et c’est une des raisons fondamentales des contradictions du système et de la crise. Et plus cette part devient immesurable, incommensurable, plus entre en crise la mesure de quantité de valeur marchande pour mesurer les échanges, au point de mettre en péril et bloquer les échanges. Cela se traduit par un phénomène trivial, celui d’appauvrir les consommateurs au point qu’ils ne puissent plus consommer par rapport à l’accumulation du capital tiré du profit. Ainsi le capital se reconvertit en partie à la spéculation et contribue à nouveau à un appauvrissement consécutif à l’appauvrissement de l’appareil productif.

 

Vous avez dit « décroissance » ?

Sur la décroissance, une remarque. C’est la décroissance de l’échange marchand qu’il faut viser, et son remplacement progressif par l’échange de travail à travail par des accords entre nations, entités productrices à tous les niveaux et une coordination rendant cohérent  l’échange à partir de la cohérence du travail  au niveau de la personne, ce qui est totalement lié. Les suicides au travail en disent quelque chose. La cohérence passe par une sécurité emploi formation, un pôle public du crédit, étapes vers une généralisation de l’échange de travail à travail dans la grande production, et de son corollaire dans les mentalités : rapport de l’homme à l’objet produit devenant le rapport de l’homme à l’homme, coopération sur une base d’égalité et de respect, corollaire de l’autonomie relative de la pensée et de l’autonomie relative des sentiments partant des conditions matérielles qui les enfantent.

 

Quelle organisation du travail ?

Les moyens existent pour une telle organisation et c’est les techniques nouvelles et l’explosion des possibilités productives qui en donnent les moyens. Imaginez un parc informatique avec des ampoules à filament comme les premiers ordinateurs. Cela aurait envahi le monde si cela avait été possible. Mais c’est la transformation de la qualité de la production et non seulement de la quantité qui a résolu le problème et permis à une masse d’habitants de cette terre, bien que d’une façon inégale, guerrière et meurtrière à tous points de vue, de pouvoir y accéder.

 

La question de l’échange.

L’échange en fonction des besoins, et la qualité des besoins, et leur résolution non autoritaire est la clef de la crise.

Peut-on dire qu’il y a des lois du capital ? On dit aussi lois tendances. Comment peut-il y avoir des phénomènes rigides en matière de société alors qu’à la différence de la physique ou la biologie, la vie humaine comporte la pensée et le choix ? Simplement parce que plus l’échange se développe, et plus les échanges sont multiples, imbriqués mondialement les uns dans les autres, plus la règle libérale de la concurrence s’affirme et crée des règles de la mesure de l’échange en fonction du travail incorporé. Les prix de monopoles, ou les accords politiques sur les prix ne contredisent pas cette loi, et d’ailleurs la bataille de la « concurrence libre et non faussée » menée par les institutions d’Etat du capital est la preuve de ce besoin du capital, même si il contrevient à cette règle dans les cas où cela convient aux féodalités industrialo financières, qui se livrent aussi sur le plan juridique, à cette bataille.

 

Les limites des règles que le capital se donne.

Le fait même que les règles que le capital se dicte ne lui conviennent plus, c’est aussi un témoin de la crise et de l’obsolescence de la mesure de la quantité de valeur marchande et qu’il faut passer à l’échange de travail à travail ce qu’on appelle simplement le communisme, qui n’est pas la fin des contradictions, ni de  l’histoire ni du mouvement de la vie, mais négation de la négation de la richesse en tant qu’accumulation privée, et de la propriété au profit de l’usage, « aufhebung » (dépassement-continuité) dans une richesse « d’une autre qualité », mais toujours richesse concrète.

 

Capital et échec de l’échange.

Et l’échec de l’échange de travail à travail des expériences passées, plus qu’un échec dû à l’autoritarisme que nous condamnons à juste titre est celui d’expériences menées dans des conditions ou les forces productives ne permettaient pas cette généralisation, alors que le processus européen et mondial actuels nous y conduisent, bien que nous combattions aussi à juste titre les mesures qu’il contient et qui tendent à perpétuer le système de la valeur qui ne fonctionne plus et qui pousse à accroître sans cesse la destruction des richesses produites et des droits qui y sont liés.

 

Sur les échecs de tentatives d’autres formes d’échange.

Les expériences passées ne sont pas passées, elles ne sont pas circonscrites géographiquement par des frontières étanches. Elles font partie d’un processus global, historique, mondial dont tous les effets restent potentiellement et effectivement présents dans notre présent et notre avenir. Le choix consiste à influer sur une réorientation du processus qui ne soit ni un retour blocage ni une machine incontrôlable sans freins. La santé, c’est cela la survie, le développement, la vie, qu’elle soit collective ou individuelle. Santé et non pas uniformité ni normes fossilisées. Normes oui, mais en mouvement sain laissant la place à l’initiative, la diversité, la cohérence.

Un bon ingénieur doit avoir une vision synthétique de son œuvre et non une addition de visions parcellaires. Mais une fois que cette démarche anime le mouvement de sa pensée et de ses actes d’ingénieur et de citoyen, l’expérience et la connaissance de son travail particulier ne sont pas indifférentes à l’œuvre à accomplir. Ainsi l’engagement militant est sans objet s’il consiste à séparer une synthèse normalisée, ne serait-ce que pour un temps bref, de la continuité de l’acte particulier à accomplir. C’est pourtant ce qui se passe dans l’opportunisme politique, qu’il soit de droite ou de gauche. Il est de fait désolidarisé de son but et exprime finalement un égoïsme non dépassé, une incapacité de rendre poreuses les frontières entre les besoins propres du corps-soi et ceux de la société dans son environnement naturel, une incapacité à saisir l’unité des besoins individuels et sociaux.

 

Production, échange, politique, choix individuels.

Il y a dans chaque acte humain, son unité,  cette fonction politique qui habite toutes les fonctions dans un rapport dialectique entre elles, comme le sont les fonctions biologiques qui ne fonctionnent pas les unes sans les autres et forment une fonction unique globale. Il en est de même lorsqu’on ajoute la fonction « penser » de l’humain qui fait du minéral la vie consciente. J’ai choisi l’exemple facilement visible de l’ingénieur qui doit rendre opérationnelle sa culture à la réponse d’un besoin. J’aurais pu aussi prendre celui du musicien, qui me plaît beaucoup, mais toutes les activités sont des exemples.

 

Pierre Assante, 8 novembre 2009.

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:23

....di Rodolfo Ricci 

Rodolfo Ricci

Nei miei anni in Germania ho conosciuto il contorto sentimento di colpa      intergenerazionale che affligge il popolo tedesco dalla fine della seconda guerra mondiale.
Un sentimento di colpa che in quanto “italiani brava gente” non ci ha minimamente toccato, (pur essendo stati complici della catastrofe delle guerra fino al 1943), in grazia della successiva sollevazione antifascista di tanti giovani partigiani che ci lasciarono la pelle e che ci ha redento di fronte a noi stessi e al mondo.
Eppure siamo stati i primi ad usare le armi di sterminio di massa (gas) contro i popoli africani inglobati nell’Impero (Libia,Somalia e poi Etiopia e Eritrea) e, successivamente alla convinta condivisione delle leggi razziali e alla partecipazione all’olocauso, ci siamo macchiati di delitti terribili in Albania, in Grecia e in Jugoslavia.......

.....suite : ici

http://www.emigrazione-notizie.org:80/news.asp?id=8664

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:51

 

Et si les gardiens de villas provençales seIMG-copie-3 révoltaient ?

  Emmanuelle Heidsiek

L'auteure d' "Il risque de pleuvoir" explore un monde férocement cool où l'exploitation ne prend pas de vacances dans une fiction drôle et cruelle.

  (Alain Nicolas, l'Humanité, 24 mars 2011)

  

 Vacances d'été

 

 

 

Editions Léo Cheer/Laureli,

116 pages, 16 € 

  Suite ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Emmanuelle_Heidsieck_Huma.24.03.11.pdf

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:18
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:48

Talon de fer....,directeur du Forum Africain des alternatives, dénonce une offensive néocolonialiste :

cliquer

 

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Cote_d_Ivoire_Demba_Dembele-HUMA.7.4.11.pdf

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:59

Fukushima.jpg

Si (avec des si !?) "Nous" n'avions pas inauguré l'ère atomique par les massacres d'Hiroshima et de Nagasaki et leurs dizaines de  milliers de morts civils, hommes, femmes et enfants, pendant et après les bombes, mais par une coopération humaine mondiale de recherche sur les ressources énergétiques, nucléaires y compris, nous n'en serions par aux "appels d'offre" pour construire des centrales "au plus bas prix" d'entente monopoliste rognant sur la sécurité. Les avancées technologiques ont montré des capacités humaines énormes d'invention et d'innovation et pourtant sur cette question, comme pour toutes les questions centrales du développement humain, les réalisations et projets collectifs sont soumis à la pénurie par les féodalités qui se partagent le monde et les profits.

Il faut mettre en commun, il n’est pas trop tard, c'est notre seule ressource comme ce mot l'indique : "communisme". Impossible ? L'histoire de l'humanité a vu bien de transformations étonnantes qui semblaient impossibles aux générations précédentes.

Quel communisme ? Vous trouverez bien des propositions collectives et des réalisations déjà entamées dans la vie d'aujourd’hui citées dans ce blog. Pessimisme et optimisme se partagent notre pensée en ce temps de montée de guerres et de catastrophes sociales.

Revenons-en au principe espérance, au quotidien comme à l'horizon.

Pas à un principe espérance béat sans changements, sans « vagues », sans courage et sans responsabilités, mais à celui qui fait appel, à l’effort de savoir et d’agir. Aux savoirs de toutes sortes, populaires, savants, professionnels, « ludiques », au savoir des lois de production et d’échanges du capital et de son dépassement, savoir à la portée de toute bonne volonté que veut tenter de réussir : être citoyens c’est être ingénieurs de la transformation sociale. P.A.

 

2 articles ci-dessous :



TEPCO, trente ans de mensonges,

Dominique Sicot, L'humanité Dimanche : ici (2 pages en PDF)

http://www.pierreassante.fr/dossier/Tepco_Japon_D.Sicot.pdf

"Pour travailler là-bas, il faut être prêt à mourir",

Paul Jobin, Anne Roy, l'Humanité, 5 avril 2011 : ici (lien de l'HUMA)

http://humanite.fr/05_04_2011-pour-travailler-%C3%A0-fukushima-il-faut-%C3%AAtre-pr%C3%AAt-%C3%A0-mourir-469314

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:36

Europe, littérature occitaneUne vieille tradition des classes dominantes est de récupérer par tous les moyens à leur disposition les mouvements et les aspirations populaires.

Par tous les moyens, organisation du travail, médias et idéologie, institutions démocratiques, armée et police…, le tout dans un seul mouvement d‘action et de réaction, car un despotisme ne peut exister que s’il exerce une fonction nécessaire, même si cette fonctions est exercée d’une façon despotique

Cet article qui aborde cette stratégie par le capitalisme au sujet de la CULTURE d’ÒC, n’est qu’un exemple. Un autre exemple, immédiatement plus dramatique est la tentative bien avancée de récupérer les mouvements populaires méditerranéens actuels. La réalité de cette stratégie peut être décrite dans tous les domaines de l’activité humaine. Jusqu’à quand peut-elle se perpétuer ?

 

L'illustration (ci-contre) de cet article, c'est la couverture de cette magnifique revue littéraire "EUROPE" née au lendemain de la tuerie de 14-18 et de l'aspiration des peuples européens à la paix et à la construction d'une société de coopération et de générosité.

 

OUI A LA CULTURE D’OC, NON A SA RECUPERATION

 

Talon de ferLa puissance de l’argent sur les moyens d’information est devenue quasi absolue sur l’humanité dans tout son espace et tout son temps.

Les quelques petits moyens d’expression qui tentent d’être indépendants reprennent les mêmes informations pour tenter d’intéresser leurs publics.

 

Ainsi les mouvements populaires sont rapidement récupérés, re-travaillés selon un mode à la Tancrède (tout changer pour que rien ne change).

 

Pendant combien de temps encore ? Je crois à la capacité humaine de création et de réaction à ses maladies. Mais la crise de suraccumulation des capitaux qui s’accélère de plus en plus depuis 40 ans, et qui a connu une nouvelle accélération très forte en 2008 (illustrée entre autre par la crise des subprime et aujourd’hui les banqueroutes de la Grèce ou du Portugal, etc..), fait se rapprocher les cycles de Kondratiev (de 10 ans environ mais de moins en 2008, raccourcissement correspondant à l’explosion de l’accumulation par l’explosion des nouvelles capacités productives), et rendre cette progression cumulative. Au rythme de ces cycles d’accumulation, sans en modifier les causes, les années 2015-2017 verront l’incapacité du capital à circuler, et donc les échanges nécessaires à la vie humaine se bloquer « à la romaine » ? Un autre type d’échange et de production sera donc nécessaire, et les « étapes » (d’ordre économique et financier sous-tendu d’une visée philosophique) pour y accéder à construire, si nous ne le faisons pas d’ici là.

 

La mainmise de l’argent sur l’information a suivi le cheminement des attaques contre les acquis populaires à l’intérieur des démocraties bourgeoises.

Ces attaques arrivent de toutes part. Par « le bas » en réduisant les acquis locaux, dans les municipalités, les départements et régions, dans toutes les entités d’activités humaine et leurs représentations institutionnelles (services publics, entreprises, « société civile »). Et par « les hauts » : institutions européennes que l’on pouvait THIBAULT.SARKOZI.L'Humanité18.01.08espérer répondre à une cohérence et coopération dans le monde, mais qui servent en premier lieu à drainer les capitaux vers les monopoles, ce que faisait l’Etat, mais qui « ne suffit plus » pour ces derniers qui réorganisent et le travail et la gestion au niveau mondial pour procéder à ce drainage.

 

La culture occitane est comme toutes les cultures un mouvement de la vie humaine, utile, nécessaire, riche, vivifiant. Qu’on agisse pour ce mouvement dans le travail, dans la gestion, dans les institutions, sans séparer « le plaisir d’une communauté, d’une entité humaine à sa culture, de la vie dans toutes ses activités et son unité », quoi de plus légitime ? Mais savez-vous que là aussi, la récupération à la Tancrède nous la subissons depuis des décennies (bien avant, la fameuse « divine surprise » pétainiste sur la langue provençale ou bretonne en témoigne).

 

Savez-vous que la charte des langues régionales ou minoritaires nous vient des super européanistes qui souhaitent  que ce mouvement amène le regroupement des ethnies par-dessus les nations et les acquis populaires des luttes nationales ? Elles viennent de l’initiative de l’UFCE (fondée en 1949) née d’initiatives de la très extrême droitière région autrichienne de Carinthie. L’itinéraire de cette charte nous pouvons le suivre à travers ces méandres des projets de droite et d’extrêmes droites qui se sont concrétisés avec les derniers avatars des élections cantonales et les velléités du capital d’une alliance UMP-FN pour répondre à la crise et aux besoins du capital de renforcer l’exploitation du travail. Il y a deux façon de réagir à cette réalité : soit par opportunisme en se cachant et en cachant aux autres les London-Strunskyrécupérations culturelles et leurs dangers, soit par le courage de dire la vérité et se battre pour la culture d’Oc dans le cadre de la bataille pour la démocratie, et pas celle qui se restreint chaque jour plus aujourd’hui, malgré le progrès des luttes…

 

Bien sûr, une charte des langues régionales démocratique a toute sa place dans la bataille pour la reconnaissance de l‘unité humaine dans sa diversité et la recherche de la santé de l’humanité pour poursuivre son riche processus.

 

Pour ceux qui seraient un peu « gournau » pour « piter » aux hameçons de la récupération culturelle par le capital, il y a les éléments des diverses interventions qui ont inauguré et suivi l’évolution de la charte. Il suffit de se renseigner, elles sont publiques.

 

Mise en garde utile me semble-t-il ET pour défendre notre culture ET pour se garder d’un interclassisme dont on peut aujourd’hui, sans gros efforts, mesurer les dangers. Et répondre à tous les détracteurs de la culture d’Oc qui prétextent de ses douleurs pour les aggraver. « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… ». On peut adjoindre à cet article, un autre proverbe qui lui convient «  Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté… »

 

Pierrot Assante, vendredi 1er avril 2011

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:25

L'Humanité18.01.08La nouvelle guerre initiée par la trilatérale, mise en place en France par Giscard d'Estaing, symbolisée et dirigée par Reagan, Thatcher, …Berlusconi...Sarkozy...et leurs appareils de pouvoir, économiques, militaires, idéologiques,

Cette guerre épuise le monde impérialiste et le monde tout court au même titre que la grande guerre de 1914-1918 a épuisé les coalitions impérialistes qui se sont affrontées.

Cette guerre crée les conditions de radicalisation de la contestation du système capitaliste et de la constitution d'une opposition constructive à ce système.

P.A. 28 mars 2011

 

3 articles datés :

 

Le capitalisme, en Chine comme ailleurs ne peut créer une accumulation primitive du capital        que par une exploitation forcenée…..

……La démocratie ne peut reposer que :

1) sur une richesse de la société

2) une participation des producteurs et des citoyens aux décisions sur « que produire et comment produire »….

Suite : http://alternativeforge.net/spip.php?article1065

 

Il n’y a pas d’ouverture sans identité pour un parti, un mouvement, un rassemblement, et pas d’identité sans ouverture, cette idée commence à progresser.

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5304.html

 

La société française et mondiale connaît une crise d’incohérence énorme et mortelle…

La démocratie du travail, c’est la question essentielle qui doit accompagner toutes les autres

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5605.html

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 23:28

   la-somme-et-le-reste-N-6.jpg

Maintenant, LA ressource humaine

 

  

MANIFESTE

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle rapproche du quotidien

 

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

 

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat s’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». ......

.....Suite: ici 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/MANIFESTE...pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:58

En observant, avec l’éclairage de nos échanges, la réalité d’aujourd’hui (cliquer sur ces mots). Ce que connaissent les peuples en mouvement, c'est la crise qui nous touche aussi dans les entités développées, avancées économiquement, et qui s'ajoute à leur misère, à toutes les misères, et mettent en mouvement de nouvelles couches sociales, particulièrement là où les forces productives (les humains et leur conditions "matérielles et morales" de production) évoluent de façon à le permettre. Mais c’est un processus de libération généralisé. Fig.4

Sur les mouvements qui agitent en ce moment les peuples, particulièrement ceux de Méditerranée, et les interventions qu’ils suscitent de la part des nations capitalistes dominantes, pour "tout changer pour que rien ne change", relire, comparativement et sans « calque » de deux moments d’histoire : « L’impérialisme et la scission du socialisme », Vladimir Oulianov dit Lénine, 1916.

Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) de l'autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attentel'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la santé de l'activité humaine) en est un des outils. 

L'organisation taylorienne de l'activité humaine, propre à l'organisation capitaliste du travail, est le modèle qui répond aux lois du profit, à sa baisse tendancielle et la suraccumulatio-dévalorisation du capital et qui s'étend de la production stricto sensu vers y compris les services et les  activités de gestion financière de drainage des capitaux vers les monopoles.

Sortir de cette organisation taylorienne, c'est s'attaquer et transformer une organisation du travail basée sur le profit et malade du profit. Les suicides au travail  sont la partie visible de l'iceberg, celle encore relativement moins visible étant la maladie générale du développement humain qui trouvera son issue dans l'organisation révolutionnaire du salariat, l'autogestion du "que et comment produire". Evidemment, cette autogestion ne peut se passer d'une cohérence générale de la production humaine dans sa diversité.

Suite : ici

Petite suite d'une "soirée Marx de formation" du PCF 13008 chez l'Amie Josette

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 08:36

BlochErnst Bloch : que retiens-tu de nos dernières conversations ? Quel écho de ma voix dans vos têtes ? 

  

Pierrot : Je retiens que le capitalisme c’est l’explosion quantitative des capacités de production humaine et le communisme l’explosion qualitative des capacités de production humaine. Bien sûr quantité et qualité existent dans tout processus, mais c’est pour caractériser les éléments du débat et de la réalité actuelle qui l’induit.

Quantité et qualité existent dans tout processus. Dans celui de l’histoire biologique humaine, dans l’histoire du travail, de la transformation de la nature par le travail, comme dans le processus cérébral dans l’histoire de l’humanité et dans l’histoire de l’enfant et de la personne. Tout cela « fonctionne » en unité, ce sont des « fonctions » dans la « fonction globale ».

 

Ernst Bloch : Oui, Il n’y a pas d’autre voie que celle de la qualité, dans ces divers et multiples mouvements, dans les diverses et multiples entités humaines. Comment en arrives-tu à cette vision ? Comment lies-tu l'étude de de la baisse tendancielle du taux de profit, la contradiction qu'elle constitue et que comportent dans le même temps toutes les mesures que le capital prend pour contrecarrer sa suraccumulation , avec l'action pour satisfaire les besoins de développement humain ?

  14mai10 003

Pierrot : En observant, avec l’éclairage de nos échanges, la réalité d’aujourd’hui (cliquer sur ces mots). Ce que connaissent les peuples en mouvement *, c'est la crise qui nous touche aussi dans les entités développées, avancées économiquement, et qui s'ajoute à leur misère, à toutes les misères, et mettent en mouvement de nouvelles couches sociales, particulièrement là où les forces productives (les humains et leur conditions "matérielles et morales" de production) évoluent de façon à le permettre. Mais c’est un processus de libération généralisé.

 

Ernst Bloch : Quel plaisir d’avoir écrit ! Mais je l’ai fait pour qu’ils existent ces dialogues. Je te remercie de ne pas en faire un monologue.

 

Pierrot : Je te remercie aussi. C’est la continuité de la vie humaine, de la conscience de la nature sur elle-même qu’elle fait exister, comme tu le dis si bien en dialoguant toi-même avec Karl Marx.

 

Ernst Bloch : Il y a unité du processus dans ses diverses « fonctions » et entités humaines, il y a aussi continuité du processus dans les transformations qualitatives. « Faire du passé table rase », il s’agit là de faire table rase de l’exploitation mais pas de l’histoire humaine. La continuité est d’autant plus évidente que le processus se complexifie et que cette complexité n’admet pas de retour en arrière. Les moratoires  sont ou des façons d’avancer dans le processus ou des destructions du processus, l’un ou l’autre, et l’un et l’autre, c’est le travail de la contradiction, mais en aucun cas des arrêts sur image. D’ailleurs « chaque présent » est un mouvement qui contient la complexité en mouvement, le mouvement de la complexité. Par exemple, des « pôles démocratiques du crédit », locaux, nationaux, internationaux, mondiaux, peuvent participer du processus de dépassement de la mesure quantitative de l’échange et à l’abondance qualitative que cette transformation exige. A chacun selon son travail puis à chacun selon ses besoins, comme l’on disait à juste titre.

  20101208 013

Pierrot : Oui, nous avons besoin d’imaginer une autre qualité du développement (cliquer sur ces mots) et non celle du  développement actuel du capital, « Das Kapital » nous en donne bien des voies pour imaginer autrement à partir de la réalité du moment et de ce qu’elle contient du temps-espace universel…

L’emprise de l’échange Argent-Marchandise –plus d’Argent de notre vie quotidienne détermine nos mentalités, pèse sur nos mentalités, et de plus en plus. Mais la crise de l’échange capitaliste et sa mesure sur laquelle nous devons agir dans un processus volontaire et progressif nous fait entrevoir, imaginer comment agir différemment dans cette continuité. On peut imaginer une autre qualité du développement seulement à partir de réalités présentes que cet échange A-M-A’ nous voile. Et tenter d’agir dans et par une « expression consciente du processus inconscient ».

 

Ernst Bloch : J’espère que nous continuerons ce dialogue, qui est d’ailleurs un « multilogue généralisé », quand ton, votre, observation de la suite du processus social éveillera d’autres échos de ma voix et d’autres voix et de la tienne, pour continuer à agir. N'oublie pas non plus la nécessité du "courant chaud" !

Affectueusement à vous tous.

Ernst.

 

Pierre Assante, 26 mars 2011

 

* sur les mouvements qui agitent en ce moment les peuples, particulièrement ceux de Méditerranée, et les interventions qu’ils suscitent de la part des nations capitalistes dominantes, pour "tout changer pour que rien ne change", relire, comparativement et sans « calque » de deux moments d’histoire : « L’impérialisme et la scission du socialisme », Vladimir Oulianov dit Lénine, 1916.

Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) de l'autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attente, l'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la santé de l'activité humaine) en est un des outils. 

L'organisation taylorienne de l'activité humaine, propre à l'organisation capitaliste du travail, est le modèle qui répond aux lois du profit, à sa baisse tendancielle et la suraccumulatio-dévalorisation du capital et qui s'étend de la production stricto sensu vers y compris les services et les  activités de gestion financière de drainage des capitaux vers les monopoles.

Sortir de cette organisation taylorienne, c'est s'attaquer et transformer une organisation du travail basée sur le profit et malade du profit. Les suicides au travail  sont la partie visible de l'iceberg, celle encore relativement moins visible étant la maladie générale du développement humain qui trouvera son issue dans l'organisation révolutionnaire du salariat, l'autogestion du "que et comment produire". Evidemment, cette autogestion ne peut se passer d'une cohérence générale de la production humaine dans sa diversité.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:00

Lenine_lettre-de-loin.jpgLettre de loin, Lénine, 7 mars 1917 (liens en couleur).

 

La première révolution engendrée par la guerre impérialiste mondiale a éclaté. Cette première révolution ne sera certainement pas la dernière.

La première étape de cette première révolution, plus précisément la révolution russe du I° mars 1917, est terminée, à en juger par les maigres informations dont on dispose en Suisse. Cette première étape ne sera certainement pas la dernière de notre révolution.

Comment a pu se produire ce « miracle », qu’en 8 jours seulement  -laps de temps indiqué par M.Milioukov dans le télégramme fanfaron qu’il a adressé à tous les représentants de la Russie à l’étranger- se soit effondré une monarchie qui durait depuis des siècles et s’était maintenue contre vents et marées pendant les trois années de grandes batailles de classe livrées par l’ensemble du peuple entre 1905 et 1907 ?

Ni la nature ni l’histoire ne connaissent de miracles ; mais chaque tournant brusque de l’histoire, et notamment chaque révolution, offre une telle richesse de contenu, met en jeu des combinaisons si inattendues et si originales de formes de lutte et de rapports entre les forces en présence que, pour un esprit vulgaire, bien des choses doivent paraître miraculeuses.

Il a fallu, pour que la monarchie tsariste pût s’effondrer en quelques jours, le concours de tout un ensemble de conditions d’une portée historique mondiale. Indiquons les principales.

Si le prolétariat russe n’avait pas pendant trois ans, de 1905 à 1907, livré de grandes batailles de classe et déployé son énergie révolutionnaire, la deuxième évolution n’aurait pu être aussi rapide, en ce sens que son étape initiale n’eût pas été achevée en quelques jours. La première révolution (1905) a profondément ameubli le terrain, déraciné des préjugés séculaires, éveillé à la vie politique des millions d’ouvriers et des dizaines de millions de paysans, révélé les unes aux autres et au monde entier toutes les classes (et les principaux partis) de la société russe quand à leur nature réelle, quand au rapport réel de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs moyens d’action, de leurs buts immédiats et lointains……

 

*****************

Après un tel texte, j'ose cette petite note : Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) d''autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attente, l'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la recherche de la santé de l'activité humaine) en est un des outils P.A.

voir : Une crise d'incohérence

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:28

REGIONS-ATOS-SPECIAL-LABO-SUP-86.jpgLes PTL (Personnels Techniques de Laboratoire de l'enseignement du 2° dégré) sont touchés par un décret de transfert dans le statut de l'Enseignement Supérieur.

 

L'UNATOS-FSU vient de publier un journal consacré à cette mesure en cours (voir détails dans le journal).

Ce journal ayant été porté à la connaissance du public et expédié à la totalité de ces personnels, je me permets de le faire connaître aux correspondants de ce blog.

 

Pour lire la totalité du journal cliquer sur le lien ci-dessous

(le téléchargement peut prendre quelques minutes (4,24 KO)

ou ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/supp_unatos_86.pdf

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 13:48

HUMA-pacte-Sarkozy-Merckel.jpg

La CES et plus de 40 associations et syndicats européens mettent sur la table une alternative au "pacte de compétitivité" qui sera débattu Jeudi au sommet des chefs d'Etat. Premier rassemblement hier à Paris.

 

   

Europe-syndicats_0001.jpg

  Europe Syndicats

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 13:00

vote sénat Libye

Ceci n'est pas un CONTRE sommaire, qu'il faut réduire à un débat superficiel, mais qui part d'un déroulement historique et de décisions humaines dominées par le profit et ses pouvoirs, qui ont amené à une situation que ce texte analyse d'une façon approfondie :

 http://www.pierreassante.fr/dossier/LIBYE_MUZEAU_PCF.pdf

Quelques soient les opinions sur cette position, il s'agit de lui reconnaître sa pertinence et son apport dans l'intérêt des peuples..

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:17

2011 03 21 003Encore au banc de "la Comtesse" , Campagne Pàstre.

Difficile arrivée. Mal aux genoux, au dos. Suant, soufflant...

 

Lecture de l'Huma et La Marseillaise le matin après le premier tour des cantonales.

 

Malgré les douleurs et les horreurs (Japon, Libye, libéralisme-capitalisme de "gauche", et le comble : le nationalisme haineux FN, etc...), j'exprime mon optimisme dans les temps moyens et longs, contenus dans le présent, dans les capacités des luttes populaires, la claivoyance et l'initiative du monde du travail. "les temps moyens et longs, contenus dans le présent" : cette 2011 03 21 009phrase est-elle sibylline ? Solidarité. Action. Réflexion.

 

Goûter ce qui se peut.

 

Premiers arbres de Judée en fleurs, qui les montrent si bien avant leurs feuilles. Dans le bassin légué par la Comtesse, aménagé en minuscule lac alimenté par le canal, les poissons et tortues d'eau qui grandissent, grandissent...

 

Ce qu'on voit de là-haut, comme la bataille sur la plage vue de la montagne, vision de Lucrèce, mais sans se retirer de la bataille et en s'y mêlant, à la différence de cet auteur. C'est à croire que ce banc est là pour ça....

 

.....Je vais tirer quelques "brochures élémentaires d'économie politique pour débats", il y en a besoin, dans les programmes partagés, dans les élections 2011 03 21 018aussi

 

Bises.

Pierrot, 21 mars 2011BROCHURE ECO ET PO perso

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 05:36

Division sexiste du travail

I

Notre capacité à aimer

 

Nous la devons en première instance aux mères. La fusion mère-enfant en est l’origine et l’aboutissement. Cette aspiration est transférée, dans toute phase amoureuse, sur quelque  l’objet d’amour que ce soit dont nous aspirons à la possession, à la fusion ; possession et fusion, immédiates, tempérées culturellement, différées ou manquées, mais concrètes. 

La société toute entière est porteuse de cette fusion, de l’image de la fusion et de la représentation mentale de la fusion ; y compris pour l’individu privé de mère.

L’acte séparateur, attribué et le plus souvent exercé par le père dans la société patriarcale, constitue le second ou premier élément de la formation de l’expérience individuelle et collective de et des objets, dans son  unité et sa simultanéité.

Mais ce rôle séparateur ne semble pas du tout indissoluble de la fonction paternelle et peut être exercé par toute autre personne ou collectif. Ce qui ne contredit pas l’amour, réciproque ou à sens unique, du père, de la fratrie, de la communauté restreinte, large ou universelle d’identification…

Une fonction « nourricielle » post-natale assurée par un père, une communauté, peut-elle se substituer à la fonction « fusionnelle » maternelle ? ...... 

 

 

Suite de l'essai, Cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/DIVISION_SEXISTE_DU_TRAVAIL.pdf

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 07:00

  2011 01 02 002

 

      Vòli abalir lo sentir totjorn novèu

  Je veux élever, éduquer, le sentir toujours nouveau

 

Je ne vous parlerai pas de la pénétration

Ni de ces mouvements imperceptibles

Que l’on suspend

Lorsque la tension prend le dessus

Et que l’on reprend

Quand l’on sent que  la jouissance peut s’apaiser

En la portant ainsi à un point plus élevé

 

Je veux vous parler

De ce qui attire moins d’importance

Contenant toutes les évidences

L’arrondi d’une épaule

L’inflexion de la voix ou de regard

Le pli du corps

Le déséquilibre d’un geste et d’une forme

Qui indiquent un retour

Le rapprochement et l’éloignement

De la vision du désir

 

Je ne vous parlerai pas de pénétration

Et ainsi je ne vous parlerai que d’elle

 

Délicate cuisine interpénétrée

Seule à absorber qui l’introduit

A se déguster et boire d’un trait

Vin fin que l’on hume à petite gorgée

Et eau fraîche débordante

A laquelle on s’abreuve à grands traits

 

Je ne vous parlerai pas des longues solitudes

Où ce souvenir

Est encore une joie

 

Je ne vous parlerai de la vieillesse qui arrive

Où ce souvenir ne sera plus ravivé

Mai totjorn meravilhós

 

7 août. 05

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 06:35

Copie de 8juin10 001Le rapport à l’éthique est contenu dans le rapport à l’objet produit.

L’objet, malgré les apparences est un mouvement.

Le rapport de humain à la réalité, partiel, fragile et aléatoire mais nécessaire à sa survie et à son développement est proportionnel à la capacité de rapport à l’objet, dans sa connaissance scientifique comme dans les intuitions qui en découlent et leurs rapports réciproques.

L’attention à l’énigmatique du mouvement non Copie-de-Debat-sur-l-ecole--Vauban--17.03.11.jpgmesurable, mouvement de « l’objet activité humaine » dans l’objet produit « isolé » et dans la production générale, cette attention c’est le vrai humanisme, l’humanisme communiste.

L’aliénation concrète du producteur de son objet produit qui contient « l’aliénation morale » découle de l’aliénation de l’attention à l’objet dans ce qu’il a de non mesurable. Dans ce qu’il a de non mesurable, c'est-à-dire dans la dichotomie de valeur d’usage non mesurable et valeur d’échange marchand mesurable dans la quantité de travail. Quantité de travail, mesure aliénée de sa valeur concrète d'usage, et contenu éthique concret aliéné du besoin concret mutilé, réduit. Besoin concret mutilé s’opposant au développement des moyens de production contenants et contenu par l’objet produit et son unité avec et dans le producteur.

Pierre Assante, 18 mars 2011

Trois "illustrations" :

http://www.pierreassante.fr/dossier/bessac_thesons_l_avenir.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/HUMA_HIDEKATSU_YOSHI_depute_communiste_japonais.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 05:00

2011-03-17-009.jpgLa transformation de l’école doit

figurer au coeur des débats que nous

entamons sur le programme

populaire et partagé pour la gauche

en 2012

Les enseignants et autres personnels, parents

d'élèves, travailleurs, jeunes, ..., militants

syndicalistes, associatifs et citoyens sont capables

de mener un débat instruit et intelligent portant sur

la défense, la transformation progressiste de

l'école et sa démocratisation.

ll est indispensable et urgent de " rendre le droit de

cité à l'expertise populaire…

Suite de ce texte : http://www.bdr13.pcf.fr/IMG/pdf/19_mars.pdf

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:08

  

JAPON.PCJ.SEISME.jpg

  

 

 

Sur le lien ci-dessous un PDF double page de cet entretien :

  

ici

 

 

 

Nous avons pu apprendre que dès 2003 le grand groupe privé japonais TEPCO tablait sur "une réduction des coûts de maintenance" pour "sécuriser" ses profits.

Que le besoin d'une autre qualité du développement humain s'impose, n'est pas contradictoire avec les mesures ponctuelles et rapides à prendre.

Ces mesures sont même partie intégrante d'une autre qualité du développement.

De même le besoin de coopération mondiale devient une évidence parce que l'humanité a besoin de mettre tous ses moyens en cohérence, en complémentarité, en respectant et en développent une démocratie du "pourquoi, que et comment produire" (termes employés par Enrico Berlinguer, 1971), ses diversités , la personne, son activité et sa "part" "sans dimension mesurable" et l'imbrication des besoins nouveaux créés par son propre développement 

 

Pierre Assante, Mercredi 16 mars 2011

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/HUMA_HIDEKATSU_YOSHI_depute_communiste_japonais.pdf

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 12:07

Le Front National vient de lancer une attaque directe contre les organisations syndicales. Comment réagissez-vous ?

Sept responsables syndicaux nationaux répondent :   FN et syndicalisme

Synd.et-FN.2011.03.16.jpg

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 09:14

Heym

havel.jpgJ'ai eu la chance de lire "l'Epilogue" en 1961, "Les Bains" en 1962, "l'Interrogatoire à distance" en 1989, "Une semaine en Juin" en 1990, ....."Le Don paisible", ...Une journée d'Yvan Denissovitch" ...et l'histoire de la révolution d'Octobre , sa "préparation" et ses "suites" à travers l'oeuvre d'Ilich Oulianov, ..."La révolution des révolutions" d'Ellenstein 1967...et...et...

  

Ce sont des oeuvres différentes dans des champs différents, des personnalités différentes, des milieux sociaux différents, des options différentes, des parts reconnaissables et des parts énigmatiques, du mesurables et de l'incommensurable..... mais qui permettent "l'hérésie" positive, je crois.....maiakovsky.jpg

 

aragon les poètesSi ces oeuvres avaient été plus connues, cela aurait peut-être aidé contre les sectarismes d'hier et les opportunismes d'aujourd'hui.

Mais enfin, ce sont les expériences économiques, politiques, historiques au quotidien et dans leurs contextes et perspectives qui sont toutefois la meilleure "école". La "science infuse" n'existe cependant pas.

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