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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 00:26

Recherches internationale 46 1965

Dans le contexte actuel, qui peut nier la crise de la valeur ?

 

Crise de la valeur d’usage à travers celle de la valeur d’échange marchand.

Et de la valeur d’usage première, celle de la capacité d’activité, de TRAVAIL.

 

Aux travailleurs sérieux de la science, j’adresse cette remarque :

 

14mai10 003Par rapport à l’acquis pratique et théorique du salariat révolutionnaire, dans le moment possible d’un saut du mode de production mondial, 2 éléments à l’ordre du jour qui déterminent l’action immédiate dans la perspective de l’avenir :

 

1)      Les MOYENS d’échange. Il ne s’agit pas de revenir au troc pour l’échange du travail enfin non aliéné. L’accélération de la conscience que fait naître la crise peut permettre des utilisations nouvelles des moyens d’échange existants qui développent les forces productives.

 

2)      La recherche doit devenir et le travail de tous et l’art de tous, s’appuyant sur l’activité de l’acquis culturel historique. La perception de la finesse de la matière, du mouvement, est aujourd’hui trop élémentaire pour entreprendre un saut culturel. L’infiniment petit, l’infiniment grand, nos limites actuelles sur leur processus cyclique, spiralique, peuvent connaître un saut de représentation par et pour cette recherche dans les champs particuliers et dans le champ général par l’humanité associée.

 

Pierre Assante, 6 août 2011

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 23:35

Copie-de-ECO-PO_UNE_JUIN2011.jpgNicolas Sarkozy et son collectif se sont emparés de la présidence et des assemblées sur le thème du travail, thème bien sûr mis au service du capital.

 

C’est autour de ce thème, à travers ce thème que doivent être abordées toutes les questions de société, à travers les besoins de la personne comme être social.

 

La réappropriation du travail, de l’activité humaine par la personne, dans la cohérence et la diversité sociales, c’est cela aborder la question centrale de civilisation qui émerge dans notre période historique.

 

14mai10 003Les mesures économiques qui peuvent garantir une sortie de crise (1), sont un outil de cohérence et de croissance de qualité. Elles ne seront mises en œuvre que par cette conscience de chaque salarié et acteur social aux côtés des salariés, du rôle qu’il joue dans la société, de sa reconnaissance salariale et morale, en libérant l’initiative du carcan du profit capitaliste et de l’aliénation qui en est le cœur (3) : le producteur est privé des fruits de sa production et par conséquent sa production ne lui apparaît plus concrètement dans le capitalisme mondialement informationnalisé et sa division et parcellisation sans liens apparents et sans limites du travail. L’abstraction du travail, sous toutes ses formes, et dans tous les sens, est à son comble.

 

Manifestations, élections, mouvements populaires ne peuvent trouver d’issue qu’à travers une relation avec cette question du travail et de l’aspiration à une reconnaissance sociale, à double sens, question à laquelle le capital ne peut répondre (3).

 

Pierre Assante, 4 août 2011

 

(3). Voir propositions d’ « Economie et Politique ».

(3). Voir « La métamorphose du travail » : « une crise de production et rien d’autre ». 

(3). Ceci est aussi du ressort de l’ergologie, voir travaux d’Yves Schwartz.

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:10
14mai10 003

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 07:17

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 08:30

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MERCI. 

 

BIBLIOAu jour le jour

 

La dernière expérience passée apparemment similaire à la question  qui se pose aujourd'hui a été un échec !

Faisons donc le contraire aujourd’hui…

 

Cette façon de réagir dans l’immédiateté me paraît étrange.

On ne peut juger notre vie au quotidien ni l’histoire que sur une longue période et sur un ensemble d’éléments personnels et collectifs.

 

Et la juger à la lumière de notre conscience sur notre place « physique et morale » dans ce que l’humanité produit de biens « matériels et moraux » pour vivre et se développer, ce qu’elle produit et comment elle le produit. Comment nous survivons et nous développons. Dans ce que chaque objet de notre vie quotidienne contient de façon diversifiée, imbriquée et unifiée de geste et de pensée, d'histoire.

  BIBLIO2.jpg

benjamin.jpggaro.jpgLe travail humain depuis qu’il existe et produit et reproduit sa vie, la vie humaine, a toujours posé le « ce que je veux faire » et « comment vais-je le faire ». Ce repère-acte est en train de disparaître relativement dans la super parcellisation actuelle  du travail  et du non travail. Le mode de production et d’échange capitaliste qui va de pair, induit cette super parcellisation. Le mode de production capitaliste est dominé par l’échange sur la base de la mesure de la valeur capitaliste et non du besoin vital de valeur d’usage, des objets nécessaires à la vie en mouvement, en développement nécessaire et nouveau que les techniques informationnelles mondialisées permettraient pleinement dans un autre mode de production.

 

"Vie en mouvement", ça s'appelle une tautologie, c'est à dire qu'on dit deux fois la même chose d'une façon différente, bien que 'mouvement' s'applique à toute la nature et pas seulement à la vie, ni seulement à la vie humaine en particulier.

 

Le mode de production et d’échange capitaliste dominé par l’échange 14mai10 003sur la base de la mesure de la valeur capitaliste : en a-t-il toujours été ainsi et en sera-t-il toujours ainsi ?

C’est justement sur la longue distance de l’histoire humaine que nous pouvons répondre et c’est sur ce que la réalité d’aujourd’hui contient de prémices de futurs possibles que nous pouvons poser « ce que je veux faire » et « comment vais-je le faire ». Se limiter à un horizon immédiat c'est se condamner à reproduire les erreurs qui limitent l'humanité et chacun de nous à nos problèmes immédiats reproduits, autre tautologie pratique et pratiquée dont nous n'avons pas vraiment conscience.

 

La confusion de notre temps contient aussi la cohérence à imaginer et à mettre en œuvre par notre travail.

 

Pierrot, 4 juillet 2011

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 07:37

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MERCI. 

 

Jaurès-copie-1Le Parti et la transformation sociale, 

13 octobre 2007 : ici

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,4937.html

Question de démocratie,

17 décembre 2007 : ici

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5333.html

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 18:42
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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 06:18

Cet article a été mis en ligne le 15 juin 2011. Il est paru à la création de ce blog dans "La métamorphose du travail" (page 171) et sur le site PCF 13 à sa rédaction (sans cette présentation) en décembre 2008. Nous le remettons à nouveau en ligne.

 

KKECRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE !

  

Grèce, Portugal, Europe, monde..., la crise est travestie et les explications données sont des explication comptables....

NON, c'est le mode de production et la crise de production qu'il entraîne qui demande transformation démocratique.

Cet article ci-dessous a été écrit le 10 décembre 2008 alors que "d'aucun" dans la presse et les médias niaient encore l'ampleur de la crise et qu'aujourd'hui les mêmes continuent à proposer des solutions comptables et boucher les yeux de leurs lecteurs et auditeurs sur ce qui nous attend si nous ne nous dirigeons pas vers des solutions économiques telles que la transformation démocratique des investissements pour produire mieux en qualité et quantité, assurer les ressources à un progrés de vie, résoudre les difficulté de vie des milieux populaires, travail, moyens et temps de vivre.

Cette transition proposée par la commission économique du  PCF (voir la revue "Economie et politique" cliquer sur ce lien pour la revue)14mai10 003 , c'est une transition d'issue du système marchand millénaire arrivé à son besoin de dépassement. Besoin d'une civilisation échappant à la mesure quantitative marchande de l'échange humain.

Transition ? Tout ce qui va dans le sens du processus quantité-qualité des forces productives ouvre cette voie et non la destruction du donné présent issu de ce processus. On ne repart jamais de zéro, le processus humain comme le processus de la nature est une continuité-dépassement des conditions présentes. C'est dans le donné présent qu'existe les éléments de cette transformation. Les forces productives actuelles, infiniment développées par rapport à la société marchande à ses origines, aujourd'hui en situation de blocage relatif, mais qui peut devenir absolu, sont capables de cette transformation.

Cliquer sur cette image pour lire cet essai 

Extrait de cet article :

"...La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie".........

 

.........SUITE de cet article  ici , qui

 

fait partie de l'essai "La métamorphose du travail" (pages 171)

 

 http://www.pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION.pdf

 

 

JAN10 010  23 articles sélectionnés de l'auteur de ce blog : ici

http://pierre.assante.over-blog.com/article-quelques-essais-nouvelles-poemes-articles-de-presse-de-l-auteur-de-ce-blob-cliquer-sur-les-titres-69744999.html

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 04:27

Cet article écrit il y a plus d'un an (10 mai 2010), est illustré et illustre encore mieux qu'hier la crise grecque et la crise dite financière dans l'Europe et le monde, qui est en fait une crise de la production, du mode de production basé sur l'échange marchand parvenu à son développement extrême.

 

CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

 

Fig.4EXTRAIT :

 

.....Il y a quelques mois, les médias « grand public » ne parlaient pas de crise.

Depuis, elle est commentée, reconnue, développée.

Nous allons soutenir ici quelques idées sur la crise, nécessaires pour en chercher l’issue.

 

La crise de 2009 n’est pas née en 2009. Dès les années 1970, la crise de ce que Marx appelle la suraccumulation du capital s’aggravait.

2009 manifeste son accélération et son approfondissement.

Nous affirmons que la crise de 2009 n’est pas du même ordre que celle de 1929. Elle part des mêmes tendances du capital à se suraccumuler, de la même tendance à la baisse du taux de profit qui est son talon d’Achille.

L’expansion du profit tiré par la masse croissante de la production alors qu’il tend à diminuer sur un objet produit du fait de l’accumulation du capital constant (pour aller.....

suite ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Educ_Economie_et_travail.pdf

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 03:30

Division sexiste du travailDIVISION SEXISTE DU TRAVAIL

Résidu ou mode de gestion ?

 

C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve L’homme vis-à-vis de lui-même….

….Le rapport  immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme [générique] à l’homme [générique] se confond avec le rapport de l’homme à la femme…

….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme [générique], à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme….

….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme…..

…..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme…..

…..Dans ce rapport, apparaît aussi  dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu  un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social….

Karl Marx. 1844.

Table des matières

 

Première partie

I Notre capacité à aimer                                                                    1

II Trobadors, Pétrarque, matriarcat                                                 6

III L’imaginaire comme fonctionnement humain

et le biologique comme support de l’imaginaire                           11

IV Le patriarcat moderne                                                                  15

V Pas d’issue sans une pédagogie et

une pratique révolutionnaires du travail                                      19

VI Un sens de l’histoire.                                                                   24

VII Le sens de l’échange                                                                  30

VIII Apparence et déterminisme.                                                     39

IX Le champ général                                                                          48

X Pour une nécessaire récapitulation                                             58

XI De « Expérience et connaissance du travail

(Yves Schwartz) » à « Travail et Ergologie,

entretiens sur l’activité humaine »,                                                 63

XII Pour Finir                                                                                      68

XIII Le débat de valeurs                                                                   84

Où en sommes nous en un pays où s’écrit ceci ?                         88

Récapituler = désacraliser l’humain ?                                             90

 

Deuxième partie

Annexes                                                                                             92

Une impasse historique à combattre                                            102

De L’amour                                                                                       110

Quelles ressources humaines?                                                      114

Et maintenant, LA ressource humaine                                         121

 

Tableau d’un sens de l’échange                              133

 

Bernartz de Ventadorn l'enten e-l di e-l fai e-l joi n'aten

 

L’essai en entier : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/DIVISION_SEXISTE_DU_TRAVAIL.pdf

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:44

AUTOGESTION-I.R.M.-1980.jpg

Il est dommage et même impossible de partir de zéro, comme si rien n'avait été fait auparavant.....

 

  

 

Sommaire du colloque

et introduction

de Francette Lazard

(fichier PDF de 9 pages)

 

cliquer : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/AUTOGESTION_IRM1980_SOMMAIRE_et_INTRO_F.LAZARD_619KB.pdf

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 06:27

Ce blog a connu des résultats modestes.

Il a permis quand même une certaine quantité d’échanges.

Quand à leur qualité, je ne peux dire moi-même.

 

20mai10 037Les statistiques générales de ce blog au 18 juin 2011 depuis sa création :

 

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Je pense aux personnes de ma génération qui ont vieilli en même temps que moi. Ou plus âgées. A toutes et tous les amies et amis connus et inconnus

On dit qu’un vieillard qui meurt, c’est une "encyclopédie" qui disparaît.

KKEIl faudrait qu’il reste de chacun quelque chose de tangible. Par pour subsister éternellement, mais pour dialoguer avec les nouvelles générations, transmettre un héritage à transformer par elles, à trahir dans le bon sens pour créer, poursuivre le processus humain de la façon la plus riche possible, c'est-à-dire mieux que leurs prédécétrices.

Disons cependant qu'il reste toujours trace de la vie, tangible ou non, que tout ce que nous vivons de beau, de bon, contient déjà tout le bonheur du passé et du futur dans l’instant vécu. Je crois. 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 11:25

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Conscience et croyance.

 

Cette réflexion, qui part des travaux d'ergologie, pour flâner dans des champs divers en les traversant et en mettant en mémoire ces traversées, n'engage que l'auteur de ce blog.

 

Le « mouvement-matière » a plus de finesse et plus cohérence, qui nous sont insaisissables,  que ce qui nous apparaît dans l’observation « corpusculaire-ondulatoire », « ondulatoire-quantique », l’infiniment petit, l’infiniment grand (1), la génétique la plus fine à notre portée actuelle.

 

La science nous dit aujourd'hui qu'il y aurait auto-création-transformation génétique dans l'acte tout au long de la vie et non seulement dans la transmission générationnelle. Cela confirmerait, sans nier la génétique évidemment, ce qui fut un drame de la science et du despotisme et du détournement du marxisme,  l'intuition tirée de la philosophie du rapport de l'activité avec l'auto création humaine.

 

Sur un autre "plan" de la réflexion, le concept de dieu ne peut exprimer la finesse et la cohérence du « mouvement-matière ». Il contient une dichotomie esprit/matière, il est figé dans sa représentation et sa finalité, il est lié à une domination-concept personnifiée, il inverse le rapport d'antériorité réalité indépendante de la pensée-pensée et par conséquent le rapport entre création, auto-création, acte humain de transformation de la nature et de lui-même."

 

"L'idéalisme intelligent est plus proche du matérialisme intelligent que ne l'est le matérialisme stupide" nous rappelle Ernst Bloch en citant Lénine.

 

Copie de 20100825 003"On verra que le monde nourrit depuis longtemps le rêve d'une chose dont il lui suffit maintenant de prendre conscience pour la posséder réellement". Karl Marx, Lettre à Ruge, 1843, citée encore par Ernst Bloch dans "L'Athéisme dans le christianisme", 1968.

 

Il est, paradoxalement, pour moi en tout cas, des humains capables de penser avec la possession de ces deux registres,  « mouvement-matière » et "Dieu" comme avec et dans deux tiroirs qu’on ouvre en fonction du besoin particulier à résoudre. Ce qui importe, c’est le besoin particulier à résoudre, et chaque humain, partant de ces besoins, et tentant de les résoudre sainement pour soi et pour l’espèce a droit au respect comme tout humain et toute "nature" (2).

 

Lorsque l’on pense, l’on parle de conscience comme système de concepts organique découlant de la perception et de sa mise en cohérence en mouvement, on considère mécaniquement « soi » d’une part, le « milieu extérieur » d’autre part. Mais dans la pratique, il ne s’agit pas de soi et du milieu extérieur. Il s’agit d’un ensemble dans lequel sont inclus des « objets extérieurs à soi » et soi même comme « objet extérieur », comme si l’esprit était séparé du corps et considérait, du « dessus de la réalité », cet « extérieur » dans lequel serait compris le corps.

 

L’on voit donc que même dans une conception matérialiste et dialectique de l’activité, il est difficile d’échapper à une dichotomie de l’activité, parce que le « poste d’observation » humain est tel que dans son moment historique passé et actuel à très long terme, la conscience échappe difficilement à ce « poste d’observation ».

 

2011 05 06 002C’est exactement le problème que j’ai posé lors de mon envoi et ma réflexion sur les épistémicités (3), voir l’article de ce blog sur cette question.

 

Cette réflexion est un petit pas dans cette entrée de plus en plus en profondeur que nous tentons sur l’essence de l’humain, les rapports sociaux qui la « condensent », l’activité micro et macro dans ce qui nous est perceptible et ce qui doit se mesurer  dans le tangible et s’exprimer dans l’intangible, qui font l’étude ergologique et les développements humains qu’elle veut défendre.

 

Pierre Assante, 16 juin 2011

 

Notes :

(1) Des essais personnels publiés sur ce blog traitent en partie de ces questions.

(2) Dans notre société, les alliances qui se veulent de progrès social sont saines et fertiles lorqu'elles ont un contenu idéologique fort. Dans le cas contraire c'est une fusion-régression qui se produit.

(3)Sur les épistémicités :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-epistemicite-reflexion-sur-les-travaux-d-yves-schwartz-73735796.html

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:55

Berlinguer-photo2.jpgLes 4 "NON" (en votant SI, on abrogeait la loi, c'est la règle des référendums abrogatifs italiens) des 4 référendums qui recueillent chacun près de 95% des 57% de votants (donc le OUI aux lois "berlusconiennes" à 5% !!!) sont un énorme rejet de la politique et de la personnalité de Berlusconi, à l'appel des forces d'opposition à son gouvernement parmi lesquelles les communistes du PDCI et Rifondazione Comunista et les dissidents du PD qui ont formé le SEL.

 

Dans les conditions de la crise, la position des métallos de la CGIL, et les actions populaires qu’elle a catalysées, a été capitale face à un renoncement répandu par les autres centrales syndicales et le PD issu de la dissolution du PCI. 

 

Nous sommes loin pourtant de la construction d’une politique alternative.

 

Cependant ce rejet est gros d’une aspiration à rechercher le contenu et les conditions de cette alternative et en particulier d’une alternative Italienne, Européenne et mondiale au libéralisme, au capitalisme impérialiste mondialement informationnalisé.

 

La situation italienne est grosse aussi des dangers de la réaction dans un pays qui a connu le Gladio, la P2, les attentats noirs de Bologne et d’ailleurs,  les brigades rouges et le terrorisme contre l’alliance des forces démocratiques, l’intervention des USA contre toute transformation sociale à participation communiste, l’assassinat d’Aldo Moro, la dissolution du PCI après la mort d’Enrico Berlinguer…..

 

La crise de suraccumulation du capital et  ses effets sur les choix de la politique du libéralisme, sur les conditions de vie des milieux populaires qui en découlent, leurs marée destructrice qui, après des décennies d'attaque contre les conditions de travail et de vie de la classe ouvrière s’étend à présent dans les couches moyennes des pays du capitalisme développé, ouvre et ces dangers et ces perspectives.

 

Il faudra être attentif aux suites de cet évènement. L’Italie a souvent été un laboratoire des progrès et des réactions parmi les pays capitalistes avancés, avec ses contradictions nationales, économiques, politiques, sociologiques, ses grandes expériences populaires.

 

La Grèce, le Portugal..., l’Europe, le monde et son humanité sont à un tournant difficile et prometteur. L’Italie peut y jouer un rôle particulier et pédagogique pour notre prise de conscience du processus en cours dans ce monde, et dans cette Europe.

 

Pierre Assante, 13 juin 2011

 

"Une crise de production et rien d'autre",

(article de "La Métamorphose du Travail) !!! : ici

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:50

Re-diffusion : cet appel a déjà été publié sur ce blog le 3 juin 2011 à 19 heures :

André Chassaigne : la candidature du cœur et de la raison.

Jean-Jacques BLANC, Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Alain BOLLA, Stéphane  BONNERY, Gisèle CAILLOUX, Jean-Louis CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Thierry  DOULAUD, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Marie-Thérèse EYCHART, Pierre  GARZON, Jean-Louis GIRAUDOU, Anne LAFAURIE, Michèle LEFLON,   Jean  MAGNIADAS, Nicolas MARCHAND, Catherine MARTIN, Catherine MILLS, Alain MORIN,  Marine ROUSSILLON, Marcel ZAIDNER

 

Les 16, 17, 18 juin : les communistes voteront pour choisir le candidat du front de gauche qu’ils soutiendront à l’élection présidentielle. Ce choix concerne aussi toute la gauche, ainsi que le mouvement social, les jeunes et tous ceux veulent sortir de la fausse alternance actuelle visant à «sauver le système».

Pour ouvrir une alternative avec toute l'originalité des propositions du PCF et du Front de gauche nous soutiendrons

André Chassaigne : la candidature du cœur et de la raison.

 CHASSAIGNE-PORTRAIT.jpgPour une alternative avec toute l'originalité des propositions du PCF et du  Front de gauche(ce texte est une tribune dont la publication a été refusée par  l'Humanité au motif qu'elle ne publiait pas les tribunes de membres du  PCF!!!)

Une campagne des communistes et du Front de gauche pour quelle ambition et  quels contenus ?

Les luttes et les élections présidentielles et législatives s’inscrivent  dans un contexte inédit. Celui d’une formidable crise économique,  sociale, politique, culturelle, de société et de civilisation. Mais toutes  les politiques menées depuis 30 ans visant  à « sauver le système »,  au lieu de chercher à le dépasser, ont conduit à l'aggravation formidable  de cette crise systémique avec le tournant de 2008-2011. Pourtant, de cette  réalité, du neuf peut sortir pour les peuples. Le Parti communiste a, avec  d’autres, une responsabilité déterminante par son analyse, son projet  original, son action et sa démarche de rassemblement pour contribuer à  sortir de  la crise, à BOCCARA-PORTRAIT.jpgmaitriser les marchés, à dépasser le capitalisme.

Des atouts existent. Les révolutions conservatrices menées par les droites  et l’extrême droite dans le monde prévalent mais on assiste aussi à des  résistances et des expériences voient le jour (retraite, référendum sur  le TCE, marche des précaires à Lisbonne, mobilisations de type nouveau en  Espagne, révolutions dans le monde arabe et latino-américain…). Elles  réactualisent  les questions d'une transformation radicale et du rôle des  forces qui y contribuent.

Dans cette période, que voulons-nous pour notre peuple, DIMICOLI--Yves.jpgnotre pays,  l’Europe et le monde ?La lancinante  question  des moyens pour répondre aux urgences sociales,  nous l'avons  affrontée durant la campagne des cantonales. Elle se pose  encore plus fortement pour les élections nationales de 2012. La contestation  est plus indispensable que jamais. Mais plus encore qu'hier n’avons-nous  pas à développer, de façon originale à gauche, un débat sur le choix de  société ?

Une société où économie, social, culture, écologie, santé,  éducation,…sont tournés vers l’émancipation de chacun, de tous et  maîtrisés par tous. Le champ du rassemblement est considérable:  l’ensemble du salariat, des plus précaires aux plus qualifiés exploités, DURAND-Denis.jpg toutes générations confondues, et tous les autres dominés, femmes, jeunes,  personnes âgées, populations issues de l’immigration !

Quel type de campagnes  et quel but proposons-nous ?

Le but de notre campagne pour la présidentielle, c’est la progression  de  nos idées alternatives et  son impact sur la gauche, et pour la suite,  bien  au-delà d'une amélioration limitée du pourcentage électoral. Une  répartition des richesses et un étatisme correcteur du marché n’ont pas  suffi hier. Ils  sont inefficaces aujourd'hui si l’on ne s’attaque pas à  la façon de produire les richesses et au crédit. C’est pourtant le cœur  du projet de Jean-Luc Mélenchon et de ce qu’il retient du programme  partagé, outre l’agitation populiste. C’est une différence majeure  entre nous, avec  aussi  le suivisme de l’OTAN en Libye, le nucléaire,  l’Europe, le rôle de la monnaie et des banques…

MORIN-PORTRAIT.jpgLa confrontation des idées au sein du Front de Gauche fait émerger  divergences et convergences. La pratique actuelle de ne vouloir retenir que  les convergences affaiblit le programme et le rassemblement en gommant la  richesse des avis alternatifs: faisons le pari de l’intelligence de  l’intervention populaire pour choisir entre les meilleurs arguments. Les  expériences en Allemagne (Die Linke) comme en Espagne (Izquierda Unida)  parce qu’elles ont  absorbé  le courant communiste  dans un rassemblement  intégrateur, en s’accordant sur un minimum, n’ont-elles pas conduit au  final à l'effacement des partis communistes et au renforcement de la droite  et des sociaux libéraux ?

Ces contradictions sur le fond  comme sur la forme du rassemblement   concernent le MILLS-Catherine.jpgFront de gauche comme l’ensemble de la gauche. Elles  supposent, pour être surmontées, l’intervention des luttes, le refus de  toutes formes de ralliement, la main tendue à toute la gauche dans le débat  critique. Tout cela doit se traduire dans la campagne sous peine de se couper  de l’électorat de gauche dans son ensemble.

Quelles luttes pour parvenir à dépasser ces contradictions et faire vivre  notre démarche ?

La campagne « contre la vie chère », à condition d'être impulsée et  suivie dans la durée pour ne pas être un leurre, peut contribuer à cela.  En la déclinant sur l’exigence d’augmenter les salaires, les retraites  et les  pensions, d’accéder au logement de qualité pour tous, à un  système de protection sociale régénéré, à un bon emploi et une bonne  formation pour chacun-e,  avec les moyens du crédit (Fonds régionaux, Pôle  public, BCE, FMI) et la conquête de pouvoirs nouveaux, cette campagne  participera à des avancées immédiates et aux prises de conscience  d’autres possibles. Par exemple, Copie--2--de-2011-03-28-012.jpgune réorientation profonde de la  construction européenne avec, notamment, la création monétaire par la BCE  pour financer les services publics, via un Fonds de développement social  européen.

N’est ce pas, d’ailleurs, l’engagement des communistes lors de leur  dernier congrès de mettre en œuvre une démarche de fronts de luttes,  d’idées et d’actions  et non un cartel de la gauche de la gauche ? Ne  sommes nous pas, là, face à une opposition entre deux conceptions du front  de gauche ? Et non pas entre deux personnalités.

La candidature d’André Chassaigne est porteuse de cette visée  rassembleuse, avec ce contenu et une nouvelle pratique politique. Elle permet  ce débat.

Elle doit pouvoir être  choisie par les communistes avec un  bulletin de  vote sur toutes les candidatures et non bloqué sur une seule, ce qui  reviendrait à un plébiscite. La démocratie Copie-de-2011-03-17-004.jpgl’impose.

Tous ces enjeux ne disparaîtront  pas en 2012.

Ils devront être évalués lors de notre prochain congrès. Il s'agira de  porter une visée et une démarche politique pour un PCF renforcé,  démocratique, rassemblé,  utile au rassemblement le plus large et aux  luttes. Donc enfin transformé !

Jean-Jacques BLANC, Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Alain BOLLA, Stéphane  BONNERY, Gisèle CAILLOUX, Jean-Louis CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Thierry  DOULAUD, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Marie-Thérèse EYCHART, Pierre  GARZON, Jean-Louis GIRAUDOU, Anne LAFAURIE, Michèle LEFLON,   Jean  MAGNIADAS, Nicolas MARCHAND, Catherine MARTIN, Catherine MILLS, Alain MORIN,  Marine ROUSSILLON, Marcel ZAIDNER

Les illustrations ont été ajoutées par l'auteur du blog.

M'excusant auprès des amis dont je n'ai pas de photo et qui n'y verront évidemment pas d'inconvénient, j'en suis sûr.

Rediffusion : Déjà Publié sur ce blog le 3 juin 2011 à 19 heures

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:30

IL BENE E’ COMUNE: Passano, in Italia, i 4 referendum con percentuali oltre il 95% di SI'

Rodolfo Ricci

Rodolfo RicciLo straordinario risultato dei quattro referendum del 12 e 13 giugno decreta una svolta storica per il nostro paese.
Raggiunto il e superato di gran lunga il quorum del 50%, le percentuali di SI nell’ordine di circa il 95% dei voti espressi su tutti i questiti referendari, dall’abrogazione delle leggi sulla gestione privatistica dell’acqua, al nucleare e al legittimo impedimento segnano una svolta epocale che riconferma principi basilari del vivere civile e sociale: i beni comuni (a partire dall’acqua) sono di tutti. La legge è uguale per tutti. L’energia deve essere pulita, il meno pericolosa possibile e non concentrata in poche mani.
Due assunti dello sviluppismo e del pensiero unico neoliberista, accompagnate dalla pretesa di una legge e un diritto differenziato per chi appartiene alla casta e per il cittadino comune, sono scalzati alle fondamenta dal risultato del voto.
La gente, di sinistra e in buona parte anche di destra, vuole un altro approccio a questi temi fondamentali che sono determinanti per il presente e per il futuro.
Al di là della lettura meramente politicista (che è in parte fondata ma non decisiva), già cavalcata da divesi esponenti dei partiti di centro-sinistra, secondo la quale, con questo risultato siamo alla fine del ciclo berlusconiano, in realtà il voto ratifica la fine del neoliberismo all’italiana, chiunque lo abbia gestito e chiunque intenda ancora gestirlo.

 

Suite de cet article en cliquant : ici

http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=8880

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:02

Copie de P1000280Yves Schwartz, le 11 mai 2011

Conférence organisée dans le cadre des cycles de formations en ergonomie de l’Université Blaise Pascal

 

cliquer :

(cet article a été publié une première fois sur ce blog le 6 juin 2011)

 

ici

 

http://www.rencontresdutravail.com/ext/http://videocampus.univ-bpclermont.fr/?v=nxoK8Zk0v0uX

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 17:32

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Copie de UOE flyer 11

35 ème Université Occitane d'Eté 2011

 

Du 6 au 10 juillet  2011        « Viure en Occitània »

 Ce sera cette année la 35 ème édition de cette manifestation qui propose dans une ambiance conviviale une réflexion sur la société et, selon sa tradition, donne la parole aux acteurs qui chacun dans leur domaine œuvrent pour la venue d’une société ouverte sur le monde sans renier sa propre culture. Loin de s’enfermer dans un passé, prestigieux bien sûr, mais par définition disparu, les organisateurs de l’UOE ont pour ambition d’y puiser la matière pour aller de l’avant, pour inscrire l’idée occitane au cœur de l’actualité et de la vie moderne.

 L’Université Occitane d’Eté de Nîmes reste un moment privilégié et exceptionnel pour ceux qui œuvrent pour le développement de notre langue et de notre culture  et aussi pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce que nous avons à dire et à faire pour bâtir la société de demain où chacun trouvera sa place sans nier sa différence et sa particularité dans une mauvaise eau uniforme et sans saveur.

 

 PROGRAMA

 Mercredi 6 « Apprendre et transmettre : l’enseignement »

9h30 Discours de bienvenue

10h00 « L’occitan dans l’enseignement public » La FELCO Marie Jeanne Verny, Philippe Martel

11h00 « Le MEDOC : les jeunes étudiants et l’occitan » Représentants

Apéritif et remise des prix du concours Mesclum

15h00 « Calandretas, le centre APRENE » Jean Louis Blénet, Patrice Bacou.

16h30 « L’enseignement de l’occitan dans les Universités d’Italie » Giovanni Agresti

17h45 « Vivre en Occitanie » Philippe Martel

20h45 Teatre « MIREIO LAND » Théâtre du Périscope

Jeudi 7 « Répandre et promouvoir  : les langues régionales »

9h30 « Anèm Oc, bilan » Anne Marie Poggio

11h00« Le sentiment occitan » Présentation de mémoire, Kristina Krugolls

15h00 « L'occitan, un atout de la Commune à l’Europe »

Table ronde menée par Frédéric Delon (rédacteur en chef La Gazette de Nîmes) avec sous réserve : Marcel Mateu, (Vice-Président du Conseil Régional Languedoc Roussillon) ; et les élus aux Conseils Régionaux : Grosclaude David (CR Aquitaine) ; Alirol Gustave (CR Auvergne) ; Latruvèrsa Guilhem (CR Midi Pyrénées) ; Guerera Hervé, Hautant Anne-Marie (CR PACA), Mr le Président Conseil Général du Gard, Mr le Sénateur Maire de Nîmes, Mrs les Maires de Générac, Villeneuve les Maguelonne.

16h30 « La lei de l’occitan en Catalonha » Enric Garriga i Trullols (Président du CAOC)

17h45 « Les langues menacées en Europe » François Alfonsi député Européen

 

Apéritif de bienvenue offert par la Mairie de Nîmes

  20h45 Concèrt « Lou Davi » (IEO 30)

Vendredi  8 « Découvrir et valoriser : le tourisme »

Journée décentralisée autour de Saint Hippolyte du Fort

10h00 « Eco construction, éco habitat dans la Région, à Vabres »

14h30 « Visite du musée de la soie » sous réserve de temps et d’ouverture

16h15 «Le CAOC : A la descobèrta d’Occitània » Pierre Pessemesse, Pdt CAOC Occitan

17h45 « La langue d’òc un atout pour la découverte du patrimoine » (Agence Viatge d’Oc, Cuneo (Italie) ; l’Ofici de Torisma de Tarn.

  20 h 45 « Contes de Cevenas e Camarga »

Annette Clément, Lise Gros (Chapelle de Conqueyrac)

Samedi  9  « Consommer et innover : l’économie »

9h30 Economie régionale : « Pêche maritime en Occitanie » représentant syndical

11h00 « Pays d’Occitanie et pays catalans, destin commun ?» Alem Surre Garcia

15h00« Langue d’Oc : un atout pour la promotion économique des Vallées occitanes d’Italie » Dario Anghilante (Chambra d’Oc)

16h30 « La part d’ombre de la mondialisation » Adrien Roux

17h45 «Régions, créativité et innovation» Philippe Langevin, Maître de conférences

20h45 Concèrt « Aire de Prima »

Dimanche 10 « Informer et bouger : Medias »

9h30 « Asenadas linguisticas sus internet » Josiane Ubaud

11h00 Sortie de livres : Jeunes auteurs occitans

« Dichas de l'Estèr Lucada» Claudine Paul

« Un matagòt modèrn» Matthieu Poitavin

12h00 Apéritif

15h00 « Chaque semaine l’information est en occitan ! La Setmana », Clamenç Pech, journaliste à La Setmana, Michel Neumulller, journaliste à Aquo d’Aqui,

16h00 « La Pòrta d’Oc, l’informacion es en linha ! » Philippe Hammel, directeur du CIRDOC

17h45 : Table ronde : « Acteurs, responsables médias : la parole en Oc » animée par Bruno Cécillon avec sous réserve : services publics, la place de l’occitan (TV, Radios) Joan Daniel Esteve (Radio France Bleu Gard Lozere), Bénézet (Viuvre al pais FR3), Vaqui Jean Pierre Belmon (FR3) et les associatives Radio Lengadoc, Interval, TV Sud, Radio Grille Ouverte, Radio 16, Radio Escapade…

  Balèti : Lo Calèu (Collège Révolution)

EXPOSITION « Païs Païsatges », fotografia e poësia occitana

Quinze fotografias de Georges Souche en contrapunt de tant de poëmas causits dins l'òbra de grands autors occitans del sègle XX : Louisa Paulin, René Nelli, Max Rouquette, Marcelle Delpastre, Robert Lafont... Quinze punts de vista poëtics qu'evòcan cadun a son biais d'aspèctes del païsatge lengadocian : del microcòsme vegetal als espacis bèls del Mont Losèra, en passant per la mar, las pèiras, los arbres o l'imaginari del castèl catar.

Atelier langue 9h à 12h /14h à 17h (avec  lo Centre Aprene)

Atelier  chant : animé par André Denat (lo 6,7,9,10) de 11h à 12h

Atelier danse: animé par Lo Calèu (lo 9 & 10) de 16h30 à 17h30

Les soirées sont toutes gratuites

  Inscriptions

Etudiants 80 € semaine (logés et nourris)

Tout public 80 € semaine

Journée : 18 €

½ journée : 10 €

Logement : liste des hôtels sur demande

Repas UOE sur réservation

  Partenariat de l’Universitat Occitana d’Estiu :

TV Sud, Radio Lenga d’Oc, Radio Interval, IEO 30

  MEFI !! en cas de désistement le programme pourra être modifié.

 

Organisée par la M.A.R.P.OC M.A.R.P.OC - 04 66 76 19 09

 marpoc2@wanadoo.fr   www.ieo30.org

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 17:00

Politique - le 10 Juin 2011

 

GUILLOUX-PORTRAIT.jpg Éditorial par Michel Guilloux

Travaux pratiques

Le document révèle deux craintes: que les salariés ripostent collectivement et qu’ils utilisent leur bulletin de vote…

Comment relancer la machine à dividendes? Telle est la seule question qui se pose dans l’industrie automobile. Dans le cas du groupe PSA, dont la stratégie ne diffère guère de celle de ses concurrents français ou autres, le nouveau président du directoire, Philippe Varin, dès sa nomination en 2009, ne cachait pas son constat et la recette qui va avec. Ni l’un ni l’autre ne brillent par leur originalité: « il y a des surcapacités de production » et il faut « se mondialiser ». À 3,2 millions d’euros de revenus par an, comme l’an passé, l’homme est devenu l’un des bras armés du patronat et, comme Laurence Parisot, mène campagne contre les « coûts salariaux ». Il a même l’oreille du premier ministre qui, en février, reprenait leur « idée » de « graver dans le marbre » les bas salaires et les exonérations de cotisations sociales qui vont avec. Mais cela ne suffit pas. Pour obtenir, en 2010, un chiffre d’affaires en hausse de près de 16 % pour le groupe et de près de 28 % pour l’équipementier Faurecia, le travail a été mis à contribution. Ce que, de façon pudique, ces comptables appellent « réduction des coûts » – suppression d’emplois, fermetures d’usines… – a compté pour plus de la moitié d’un retour aux profits d’environ 1 milliard d’euros. La crise est finie pour des actionnaires qui ne l’ont guère connue; elle va continuer d’être payée par les travailleurs.

 

Le Document de référence 2010 de PSA, remis en avril à l’Autorité des marchés financiers, conforte pour une large part l’analyse de la CGT, qui révèle la « feuille de route » du groupe automobile. 72 % du chiffre d’affaires est-il réalisé en Europe de l’Ouest aujourd’hui? Il faudra faire franchir la barre des 50 % des ventes hors de cette zone dès 2015. Emplois, investissements, recherche, production: destination pays « LCC », entendez à « bas coûts ». Et pour les sites français, il est prévu d’augmenter très sensiblement la productivité, soit la pression sur des salariés déjà pressurés et en nombre plus réduit, et de se reposer encore plus sur les sous-traitants. Quant à l’existence d’usines, telles celles de Sevelnord ou d’Aulnay-sous-Bois, le choix est simple: les rayer d’un trait de plume, et par là sinistrer des bassins d’emploi entiers dans le Nord et en Seine-Saint-Denis, ou les laisser durer un peu en recourant à un chantage à de nouvelles subventions publiques.

 

Voir détailler noir sur blanc ce qui est une pratique générale est éclairant. Mais il est deux aspects convergents de la « note de synthèse » mise sur la place publique par la CGT qui méritent d’être soulignés. Le premier est le souci de discrétion par crainte de voir augmenter « la difficulté sociale ». Le second est un « planning » soucieux de situer « la fenêtre d’annonce possible, dans le calendrier électoral français, au 2e semestre 2012 ». Pour ceux qui travaillent de concert avec un conseil de surveillance familial où l’on trouve un baron Seillière qui y touche 50 000 euros d’argent de poche en jetons de présence, il est deux dangers: que les salariés ripostent collectivement et qu’ils utilisent leur bulletin de vote; voire que semblables révélations et mobilisations aient valeur d’aiguisement du débat politique dans un sens contraire à leurs intérêts et calculs strictement financiers. Alors que ces stratégies étranglent la croissance, les salaires et l’emploi, ce document tombe à pic pour ceux qui bataillent pour l’avenir industriel de la France, qui doit aller de pair avec le contrôle de l’argent public, l’augmentation du pouvoir d’achat et l’investissement dans la recherche et les qualifications. Ceux qui défendent bec et ongles les intérêts de leur classe n’opposent pas « social » et « politique »…

 

Michel Guilloux, l'Humanité.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:40

Nouvelles d'ailleurs... et d'ici.

 

Antologia deis escrivans sociaus provençausLa Société Nationale des Chemins de fer Belges envisagerait de supprimer un train sur dix en 2015 pour ramener son résultat financier au positif. Il ne s'agit pas là d'une histoire belge, mais de toute l'histoire de l'évolution du capitalisme mondial ces dernières années. L'économie ne répond plus à des besoins, même à des besoins artificiellement suscités, elle doit dégager le plus de "cash" possibles pour les actionnaires. L'idéal serait de ne rien produire, pour réduire les coûts au maximum. Leur idéal, c'est la poste qui ne distribue plus de courrier, n'a plus besoin de facteurs ou de bureau de poste, mais collecte le maximum de fonds pour boursicoter. C'est ainsi que Guéant va régler la question de l'école: on renvoie chez eux les enfants d'immigrés, on  place rapidement dans les lycées des métiers, en cdd ou en stages les enfants de pauvres, et hop, plus besoin de recruter des personnels pour l'éducation,  de maintenir des écoles rurales, des ZEP, des Rased, puisque les résultats que verront les statisticiens européens seront ceux de ceux qui réussissent. Et supprimer l'école? Zéro école, zéro coût, et plus de statistiques....Dieu, que la vie était belle au temps du Comité des Forges. Ma dont siam, ahura?

Mais ça, les média n'en parlent pas, ils nous occupent avec le feuilleton de l'été.  Petit rappel d'Amour, gloire et fric: ça commence par un coup de tonnerre au Sofitel New-York, où le patron du FMI aurait "troussé une domestique". Épisode 2, à  la mairie de Draveil, dont le maire serait un militant acharné de l'amélioration des conditions de travail des fonctionnaires territoriaux par la réflexologie, podologique ou autre, obligatoire. Épisode 3 au Maroc où, selon un ancien ministre, un autre ancien ministre se serait fait "poisser" dans une partie fine avec des petits garçons. Épisode 4, le sénateur, maire  de Neuilly sur Marne est condamné pour agression sexuelle, après six ans de procédures, et trois associations de défense des femmes s'étonnent que « l'ordre public s'accommode fort bien du maintien à un délinquant sexuel des pouvoirs de premier magistrat de la commune...». Tròn de dieu! On va nous resservir des épisodes des saisons précédentes: Mitterand et les thaïlandais, Polanski et sa mineure, Cohn-Bendit et ses programmes pédagogiques novateurs, sans compter les rebondissements des épisodes Woertz, Lagarde, Tapie, Villepin, Chirac ou autres....... Buai! Ce mauvais feuilleton  risque fort de déboucher sur l'abstention massive des citoyens, voire   leur exaspération, le « tous pourris » ou le « qu'ils s'en aillent tous » permettant la victoire de l'ordre moral et financier conservateur. Mefi, que sente mau!

Et pourtant, loin des Dallas mondialisés et médiatisés, la vraie vie est ailleurs. Dans la démocratie sans doute et la construction de réponses concrètes aux questions sur le nécessaire changement du mode de production et d'échange. Voyez ce qui ce passe en Amérique latine. Bien sûr, les média n'ont pas dit grand chose du retour du président légal du Honduras dans son pays, bien sûr, j'ai entendu un "journaliste" annoncer que «l'ancien militaire Humala  s'était autoproclamé élu» au Pérou...  On nous parle peu des actions des peuples grec, espagnol, portugais, arabes, du mouvement des indignés... Les temps changent....   "Nous assistons à l'effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour. Ce qui est le plus surprenant, c'est que la plupart des gens ne s'en aperçoivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme." Rosa Luxemburg. Viva lo cambiament  vertadier! Zo, bolegam!

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 07:04

KUNDERA.jpg"Ah, les années soixante chéries : j'aimais dire alors, cyniquement : le régime idéal, c'est une dictature en décomposition; l'appareil oppressif fonctionne d'une façon de plus en plus défectueuse, mais il est toujours là pour stimuler l'esprit critique et moqueur. A l'été 1967, irrités par le congrès hardi de l’Union des écrivains et estimant que l’effronterie était allée trop loin, les patrons de l’Etat ont essayé de durcir leur politique. Mais l’esprit critique avait déjà contaminé jusqu’à un comité central qui, en janvier 1968, a décidé de se faire présider par un inconnu : Alexander Dubcek. Le Printemps de Prague a commencé : hilare, le pays a refusé le style de vie imposé par la Russie ; les frontières de l’Etat se sont ouvertes et toutes les organisations sociales (syndicats, unions, associations) à l’origine destinées à transmettre au peuple la volonté du Parti, sont devenues indépendantes et se sont transformées en instruments inattendus d’une démocratie inattendue. Un système naquit (sans aucun projet préalable, presque par hasard) qui fut véritablement sans précédent : une économie nationalisée à 100%, une agriculture aux mains des coopératives, pas de gens trop riches, pas de gens trop pauvres, les écoles et la médecine gratuites, mais aussi : la fin du pouvoir de la police secrète, la fin des persécutions politiques, la liberté d’écrire sans censure et , partant, l’épanouissement de la littérature, de l’art, de la pensée, des revues. J’ignore quelles étaient les perspectives d’avenir de ce système ; dans la situation géopolitique d’alors, certainement nulles ; mais dans une autre situation géopolitique ? Qui peut le savoir…En tout cas, une seconde pendant laquelle ce système a existé, cette seconde a été superbe… »

« Une rencontre », Milan Kundera, nrf Gallimard, 2009, pages 139-140.

 

Recherches internationale 46 1965

Cependant, ce printemps-là,

n'est sans doute pas venu tout seul ...?....!!!

 

Un texte de Karel Kosik, philosophe tchécoslovaque, présenté au cours du symposium international "La morale et la société", à l'Institut Gramsci de Rome en mai 1963, traduit et publié en 1965 dans la Revue "Recherches internationales à la lumière du marxisme" N°46 :

 

"La dialectique de la morale et la morale de la dialectique"

 

 

cliquer :  ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Karel_Kosik_15_pages_942KB.pdf

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:02

14mai10 003Dommage, mais il va bien falloir reprendre les analyses du capital, parce que les analyses sociologiques,

et les rassemblements d'appareils sont nécessaires mais INSUFFISANTS !!!!

 

cliquer sur le TITRE lien ci-dessous (561KB)

 

La métamorphose du travail 5

 

(Un travail parmi tant d'autres dans l'échange des réflexions pour l'action)

 

  et :  ici

 

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:00

 

 

2011 01 02 002 « Aujourd'hui,

de même,

il n'y a rien de plus urgent »

 

"La mondialisation capitaliste a acquis une autonomie processuelle dominante".

 

Ainsi commence le texte ci-dessous par cette phrase d'apparence mystérieuse.

Il faut s'efforcer de comprendre la suite...

 

Lorsque nous nous trouvons devant un Président représentant le grand patronat

qui développe avec son équipe

des théories simplistes allant dans le sens de justifier ses mesures,

ne pas répondre à la population par la vérité sur les salaires, les prix, les profits,

et l'organisation sociale,

c'est renoncer à une contre offensive

qui ne soit pas une simple révolte anarchique sans effet..

Privatisation de l'activité portuaire, licenciement à l'amiable, ce sont les dernières manifestations

des destructeurs au pouvoir. Et il y en a chaque jour!

Et les armes pour les contester se retournent contre nous.

Dommage, mais il va bien falloir reprendre les analyses du capital, parce que les analyses sociologiques,

et les rassemblements d'appareils sont nécessaires mais INSUFFISANTS !!!!

Après 1905, le mouvement des salariés a compris la nécessité de faire un point en profondeur de la situation.

Aujourd'hui de même il n'y a rien de plus urgent.

Ce serait bien que nous nous y mettions tous ensemble.

P.A.15.01.08

  

8Août10 001 La mondialisation capitaliste a acquis une autonomie processuelle dominante.

C'est-à-dire que le processus capitaliste s’est emparé de la totalité de l’humanité.

 

L’effet des lois du capital, de par leur puissance atteint à une dé-adhérence d’elles- mêmes. C'est-à-dire que leur effet est tel que leurs produits deviennent indépendants d’elles-mêmes et du capital lui-même, bien que pleinement inclus et issus du mode de production capitaliste.

 

En ce sens on peut comparer la dé-adhérence conceptuelle, c'est-à-dire l’autonomie de la pensée par rapport aux conditions matérielles antécédentes qui l’ont créée, avec l’autonomie du mouvement du capital dans la phase actuelle. Il y a donc analogie entre les deux formes d’autonomie et on pourrait extrapoler en disant  qu’il s’agit du même et du seul phénomène. Et que cette extrapolation n’est que la redécouverte que les structures sociales naissent des structures mentales, en rapport dialectique simultané.

 

Encore faut-il re-adhérer à la réalité pour apprécier de la santé  ou de la maladie que peut constituer une structure mentale devenue totalement prisonnière des structures sociales qu’elle a créées.

Cet effort de re-adhérence à la réalité c’est ce que je tente de faire en s’arrachant des normes actuelles pour re-élaborer la vision du présent à partir de celle des origines du capitalisme, la vision de Marx du capitalisme anglais de la mondialisation à son stade « régional » dominant.

 

Lorsque l’on considère la question des investissements aujourd’hui, on ne peut que constater la distance entre les investissements productifs industriels du XIX° siècle et de notre société. Au point qu’il faudrait peut-être utiliser un autre vocabulaire. La baisse tendancielle du taux de profit reste une réalité. Mais la masse du surtravail réalisé sur les objets produits est immensément plus grande qu’au XIX° siècle. Ceci est l’effet de la puissance des techniques actuelles. Lorsque l’automation permet à un ouvrier de produire des milliers d’objets dans un temps court, on peut mesurer la distance qu’il y a entre son salaire et la valeur monétaire de ces objets. Il y aurait donc contradiction avec la loi de la valeur découlant du temps de travail moyen nécessaire à la production de l’objet ? C’est une vision mécaniste d’une loi du capital qui pourrait nous faire penser cela. Il y a d’une part mondialisation des échanges (ce n’est pas nouveau), péréquation mondiale de la valeur marchande, et autonomie relative des effets de la loi, sur laquelle intervient la valeur nécessaire au renouvellement de la force de travail. Celle-ci ne dépend pas que des besoins élémentaires de nourriture etc., mais du besoin culturel régional et péréqué des travailleurs. C’est tout un fonctionnement social qui intervient dans lequel entrent les services devenus partie intégrante du renouvellement de la force de travail.

Ainsi l’alignement des salariés des pays développés sur les salariés des pays pauvres dits de main d’œuvre à bon marché ne peut s’accompagner que d’un recul général du niveau culturel, des sciences, de la recherche, de la création artistique, même si cette dernière peut bénéficier d’une centralisation et donc d’élitisme.

De même il est évident que lorsque le capital constant, celui qu’on investit dans les machines à produire, s’accroît, le taux de profit moyen diminue, c'est-à-dire que le profit réalisé sur un objet produit est plus faible, et seul une augmentation de la quantité d’objets produits, augmentation procurée par le perfectionnement technique, malgré son coût, peut produire plus de profit.

La contradiction signalée par Marx entre le coût de l’investissement technique et la baisse du taux de profit qu’elle entraîne est résolue par le capital par la centralisation. Cette centralisation lui permet de créer les organismes de drainage, de régulation, de sommeil ou de réveil des capitaux, qui vont garantir des profits aux « féodalités du capital » les plus puissantes, au détriment de l’investissement global utile et nécessaire. Nouveau « stade » de l’impérialisme attesté par le rôle du dollar devenu monnaie impériale mais aussi monnaie commune de ces féodalités, relativement autonomément des puissances centrales ou régionales, des « féodalités » capitalistes constituées. Le dollar joue un rôle essentiel dans ce drainage, de par le pouvoir dominant qu’il a sur les échanges et les institutions qui « colonisent » les échanges.

 

Ce détachement du capital de l’investissement productif est la dé-adhérence malsaine, l’exemple de l’autonomie de la création qu’il est plus facile d’observer dans ses aspects négatifs que dans ses aspects positifs. Mais cette autonomie « négative » n’est permise que parce que le groupe humain dans son ensemble mondialisé, n’est pas à même de mettre en contact ses besoins généraux contrôlés par des besoins privés aliénés et puissants. On peut même se demander, d’une façon pessimiste, quelles sont les capacités humaines, formées historiquement depuis l’origine de l’humanité dans des groupes restreints, de gérer collectivement un groupe mondialisé. Cette interrogation absurde, puisque le problème est de chercher une solution, n’est cependant pas inutile puisqu’elle fait partie de cette recherche (exemple de dé-adhérence saine, positive).

 

Il est difficile d’imaginer des rapports dialectiques simultanés et des objets séparés extraits d’un ensemble plus vaste parce que la question du temps est un grand mystère que les physiciens ne réussissent pas à percer. Peut-être devraient-ils demander l’aide des religions. Pas des superstitions qu’elles véhiculent, mais des interrogations millénaires qu’elles posent (lire Saint Augustin sur le temps, par exemple). On sait maintenant, depuis un siècle, qu’il n’y a pas le temps, mais le temps-espace (j’inverse volontairement la formule). Certains lient cette question aux fractions de secondes cérébrales nécessaires à l’accomplissement d’un geste, d’un geste  machinal comme d’une fraction de temps-conscience. C’est juste, mais c’est peut-être aborder la question de la conscience avant la question du mouvement et sans doute pourrait-on appeler l’espace-temps « mouvement », pour mieux s’entendre.

Le concept de continuité et celui d’arrêt sont-ils donc compatibles ? Ou devons-nous revenir à l’exemple du changement de l’état de l’eau en considérant qu’il y a continuité entre eau et vapeur ? Sans doute, sachant que la vapeur peut se retrouver en eau dans la même casserole. Lorsqu’on dit que la mondialisation capitaliste a acquis une autonomie dominante, ce n’est pas seulement pour faire cette constatation, ni pour faire retourner l’échange marchand primitif dans la casserole, mais pour que l’humanité trouve une solution à ce qui la menace de disparition et à laquelle elle aspire de tout son instinct de survie d’espèce et d’individu dans l’espèce, sachant que depuis longtemps la conscience de sa survie réside dans ses œuvres, non seulement ses œuvres pour l’avenir, mais ses œuvres pour le moment où elle les accomplit, ce qui est la même chose, mais modifie de fond en comble la question du bonheur.

En même temps, cette autonomie dominante pousse les humains à se cacher les solutions parce qu’elles mettent en cause cette domination.

 

2011 04 13 001La phase actuelle du capital correspond à un moment où les techniques permettent une explosion de la productivité mais où cette productivité n’est pas atteinte partout, et où une partie du monde peut contribuer à assurer la reproduction générale du capital dans des conditions encore peu éloignées de ses conditions originaires dans la révolution industrielle non informatisée.

Il y a donc, en co-habitation l’existence de conditions du maintien du mode de production capitaliste et de création du mode de production communiste.

 

Les conditions de ce dernier, lorsqu’elles arriveront à maturité, techniquement, trouveront-elles les conditions de conceptualisation nécessaires ? Peut-on dès à présent imaginer, inventer, les concepts nécessaires à cette transformation ? Bien sûr que non et bien sûr que oui ! Ce sera  les concepts de notre moment comme ce sera plus tard les concepts du moment futur. Mais il y a aussi continuité dans les concepts, et rien ne nous dit encore dans le détail, et en général sans doute, sur quel type de création la productivité portera. Mais elle portera, il ne peut en être autrement, sur notre constitution physique subsumée par cette conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité. La constitution physique subsumée, c’est aussi la transformation des lois du profit, de la baisse tendancielle de son taux par l’intervention de la capacité à conceptualiser une forme de développement qui les domine. Je ne vois pas autre chose pour les dominer qu’une organisation du travail avec des techniques qui les rendent inutiles. C’est ce qui commence à se produire, encore faut-il que notre instinct de vie nous pousse à jeter à la poubelle de l’histoire cette inutilité.

 

La production des techniques de reproductibilité qui semblent une nouvelle « étape » de développement du capitalisme est au contraire sa négation et une étape encore « sans âme » de la création du communisme. Ces techniques qui à leur début semblent une solution pour aider le capital à renflouer son taux de profit, ne fait que le diminuer, et quand à la masse de profit absolu qu’il tire, il le tire sur la production reproductible « ancienne » et sa valeur transférée, celle instituée par le début de la révolution industrielle. Lorsqu’on parle de techniques de reproductibilité, il faut considérer qu’elles sont le propre du capitalisme, mais que les techniques de reproductibilité actuelles sont l’élément le plus développé de ses contradictions économiques et que ces contradictions économiques sont inséparables, font partie de l’unité en mouvement de la reproduction sociale et de la maladie de l’âme qu’est aussi cette contradiction.

 

Pierre Assante, le 13.01.08

 

Note du 16.01.08. Travailler plus pour gagner plus : « Tout capitaliste a absolument intérêt à extorquer une quantité de travail d’un nombre plus restreint de travailleurs, plutôt qu’une quantité de travail aussi bon marché, voire meilleur marché d’un nombre de travailleurs plus important. » Marx, Le Capital.

Nicolas Sarkosy, moins 10% en 2 mois, CAC 4O, moins 2,83% le 15 janvier

 « Jusqu’ici, la durée périodique ce ces cycles est comme constant…Au contraire on doit inférer des lois de la production capitaliste, telles que nous venons de les développer, qu’il est variable et que la période de cycles se raccourcira graduellement ». Marx, Le Capital.

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:45

Un camarade qui travaille très sérieusement et à un haut niveau d'intervention, la question de la crise, des orientations politiques, des stratégies à élaborer, me pose à juste titre la question sur mon  NI FERMETURE NI DISSOLUTION: ni, ni mais quoi encore ? Peut-être ma réponse est trop dans les hauteurs d’un horizon lointain. Quoi qu’il en soit le pas à pas n’exclue pas de regarder au loin pour comprendre où on va. Le débat se poursuit.

 

MARX-1851.jpgCher camarade N…..,

 

Ce n’est pas seulement ni…ni.

 

OUI, c’est appeler à voter Chassaigne et en donner les raisons, pour agir sur l'orientation du Front de Gauche mais surtout du Parti:

 

La cohérence de ses propositions partant du développement de la production pour assurer les ressources nécessaires au « catalogue » des revendications (1).

 

C’est pour cela populariser les propositions de financement et de gestion des crédits que la commission économique du PCF a été la première à lancer il y a plusieurs années et qui est reprise et déformée par les autres forces politiques (comme bien MARX-1871.jpgd’autres propositions : tout changer pour que rien de change). Mais pas comme un but en soi mais comme une transition vers un autre mode de production et d’échange.

 

C’est pour cela indiquer en quoi le mode de production et d’échange est obsolète et repose sur une mesure quantitative de la valeur d’échange marchand (B-A-BA de la pédagogie marxiste, de « Das Kapital » à « Matérialisme et empiriocriticisme ») qui après avoir permis l’explosion de l’échange est devenue un frein à l’échange et un frein à la satisfaction des besoins.

 

C’est pour cela ne pas se limiter (même si c’est l’essentiel de ce qui est saisissable en l’état de réceptivité de la population et des questions ici et maintenant, entre autre de par la confiscation des médias par le patronat), à un catalogue, mais partir de quoi part le marxisme : une autre vision de l’homme, une anthropologie basée sur le matérialisme dialectique, même si l’on n’utilise pas le mot mais si l’on en donne des exemples concrets.

 

En fait le contraire du titre du programme populaire et partagé : "L'humain d'abord". Ce titre détaché d’un contenu plus explicite s'attirera (de mauvaise foi peut-être ?) les critiques althussériennes (je ne suis pas althussérien) parce qu'il ne définit pas l'humain. Cela va de la charité à la solidarité, en passant par une vision matérialiste, dialectique de l'anthropologie...Confusion ou horizon mobilisateur ?

 

Je crois à la nécessité d’un travail d’une direction politique, d’un travail théorique sur lequel appuyer l’action pratique. Le retard pris en ce domaine pousse à revendiquer cette mise à jour théorique. Quand on ne sait plus ou l’on en est il faut bosser pour essayer de mieux comprendre.

 

Une nouvelle génération de dirigeants communistes vient de se hisser sur les épaules de ces vieux adhérents et militants qui font encore la majorité du PCF.

Souhaitons à cette nouvelle génération bonne chance.

Mais surtout faisons en sorte de travailler avec elle pour remédier à l’affaissement théorique et pratique.

Le vote Chassaigne y contribue à condition qu’il donne un aliment à plusieurs niveaux.

Tout héritage, pour rester vivant, doit être trahi.

Mais souhaitons donc aussi que cette trahison aille dans le sens du communisme dans le monde en mouvement, dans  ce capitalisme impérialiste mondialement informationnalisé, pour le dépasser.

 

Par exemple, dans les propositions de Chassaigne sur l’énergie: un des objectifs essentiels sur l’énergie est je crois la coopération scientifique internationale et la mutualisation démocratique des moyens pour que dans 20 ans nous n’en soyons pas comme aujourd’hui à proposer des solutions techniques dépassées parce que nous n’avons pas su utiliser les capacités inventives humaines qui réclament bien d’autres techniques de l’énergie que celles actuelles et qui sont à notre portée dans l’évolution humaine impétueuse scientifique, technique et "morale" mais bloquée par le profit.

 

Bien sûr je ne renvoie pas le peuple (pardon de ce terme prétentieux, mais j’en suis…) au futur, mais je renvoie les proposions immédiates à une transition vers ce futur. Le peuple n’est pas imbécile, il (pardon encore) comprend très bien le présent et le comprend d’autant mieux qu’on situe ce présent dans un horizon mobilisateur et d’espoir.

 

Pardonne moi ce condensé peu pratique, mais comment dire autrement que politique, économie, philosophie marxiste, vont de pair et qu’en les séparant on aide ni à cet horizon ni à cet espoir.

 

Nous sommes dans une période où le débat sur communisme ou social démocratie, coopération ou impérialisme revient comme dans la période du début XX° siècle à un niveau supérieur de construction d’un mouvement ouvrier national et mondial cohérent et non d’un Programme de Gotha. Il s’agit de le gagner ou de le perdre. Par exemple aussi la vision de la classe ouvrière non seulement ici et maintenant, mais dans sa situation mondiale en mouvement, c’est un moyen d’avoir une vision du monde autre que celle de la mort de la classe ouvrière qu’on nous inflige même dans le Parti.

 

J’essaie d’alimenter mon blog sur toutes ces questions, faute de trouver autre chose, même dans le Parti, que les perpétuelles répétitions de ce que nous savons et que les silences de ce que nous avons oubliés….

 

Les évènements sont pédagogues et les besoins et les désirs en espérance.

 

Amitié.

Pierrot Assante, 06/06/2011

(1) Une intervention d'Yves Dimicoli : http://storage.canalblog.com/06/14/157203/65385540.doc

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 08:40

MARX PORTRAITLe vote de chaque militant va vraiment compter !

rien n'est joué

(Blog de l’ANR-PCF)

 

Un évènement important s'est produit à la Conférence nationale du PCF ce week end: le projet, défendu par le rapport d'ouverture, de réduire le vote des militants à un plébiscite pour ou contre le choix de Jean-Luc Mélenchon a été repoussé; un vote démocratique va pouvoir avoir lieu, sur les trois candidats restant en présence, André Gerin s'étant retiré pour "favoriser le rassemblement des communistes".

 

C'est une nouvelle donne. Rien n'est joué. Plus que jamais, soutenons le choix d'André Chassaigne comme candidat du Front de gauche.

Voici un lien vers son intervention à la Conférence nationale: http://andrechassaigne.over-blog.com/article-intervention-lors-de-la-conference-nationale-du-pcf-75854732.html

 

Nous mettons aussi en ligne ici, au fur et à mesure de leur réception, un certain nombre d'interventions à la conférence nationale, y compris celles de camarades qui ont été écartés du débat par un tri sélectif et orienté, notamment dans la 2eme journée, et aussi, parce que le temps de débat général a été volontairement réduit par les organisateurs. Comme nous l'avons déjà fait, nous publions des interventions de camarades de sensibilités diverses. Notre blog entend contribuer à l'information, à l'action et au rassemblement des communistes.

 

En cas de difficulté d’ouverture des liens, voir si votre écran affiche : « Pour protéger votre sécurité, internet explorer a bloqué le téléchargement de fichiers de ce site vers votre ordinateur. Cliquer ici pour afficher plus d’options ». Dans ce cas, suivez cette indication et cliquez sur cette indication.

 

l'intervention de Gisèle CAILLOUX (92): INTERVENTION_DE_GISELE_CAILLOUX

l'intervention d'Yves DIMICOLI (75): YD_intervconf_nat_3_50611 

l'intervention (np) de Pierre GARZON (94): Pierre_Garzon_Intervention_conf_rence_nationale_juin_2011

l'intervention (np) de Nicolas MARCHAND (94): NM_intervConfNat_np

l'intervention (np) de Thierry DOULAUD (91): IntervThierryDOULAUD_91_

l'intervention (np) de Christian JUTEL (Eure): ChJutel_interv_non_prononc_e_ConfNat_3__4_et_5_juin_2011_RV

l'intervention (np) de Pasquale NOIZET (75): PasqualeNoizet__75__intervCOnfNatPCF

l'intervention (np) de Jean-Marc DURAND (Drôme): JMDurand_26_intervConfNat_juin2011

l'intervention de Paule BALLUT (92): PAULE_BALLUT_92_intervConfnat__4_et_5_JUIN_2011_1_

l'intervention (np) de Paul BARBAZANGE (Hérault): PBarbazange_34_2011_06_02_Conf_rence_nationale

l'intervention (np) d'Anne LAFAURIE (94): Anne_Lafaurie_intervConfNat

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  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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