Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 05:59

1844C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve l’homme vis-à-vis de lui-même….

….Le rapport  immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme [générique, c'est à dire de l'être humain en général (1)] à l’homme [générique] se confond avec le rapport de l’homme à la femme…

….Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme [générique], à quel point la nature est devenue l’essence humaine de l’homme….

….En partant de ce rapport, on peut donc juger du niveau culturel de l’homme…..

…..Le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme…..

…..Dans ce rapport, apparaît aussi  dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu  un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est devenu en même temps un être social….

........

« Si tu supposes que l’homme [générique] devient humain et que son rapport au monde devient un rapport humain, tu ne peux échanger que l’amour contre l’amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l’art, il te faudra être un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer  de l’influence sur d’autres hommes, il te faudra être MARX PORTRAITun homme pouvant agir d’une manière réellement incitative et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur »

 Karl. Marx, 1844.......

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

 

(1)"L'homme générique" : l'homme en général (femme ou homme) au sens de "la femme est un homme comme un autre" utilisé souvent et malheureusement en plaisantant, ce qui n'est pourtant qu'une réalité générique,  et qu'on pourrait subtituer par un hommes est une femme comme une autre....

Partager cet article
Repost0
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 05:58

Recherches internationale 46 1965

Recher.Internat.51 1966Le corps résout ses besoins en fonction de ses capacités.

 

L’espèce et le corps soi ont des capacités communes et particulières, unies. Les capacités communes font l’essentiel de notre activité. Et les capacités particulières habitent les capacités communes dans leur totalité d’exercice. Entre autre, les capacités de travail « dans » les capacités « générales » d’activité et leur unité. Les capacités particulières peuvent alors avoir des effets importants mais n’existent qu’en relation avec les capacités « communes », au sens premier.

 

Les capacités humaines sont à la fois remarquables à nos yeux, et merveilleuses, aussi limitées, souvent impuissantes dans notre appréhension du cosmos et de la réalité donnée....

 

...suite : ici

 http://www.pierreassante.fr/dossier/Le_corps_resout_ses_besoins_en_fonction_de_ses_capacites.pdf

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:48

Goblot civilisationJEAN-JACQUES GOBLOT "Matérialisme historique et histoire des civilisations", extraits (11 pages)

Editions Sociales 1969, Revue "La Pensée" juin, août, décembre 1967, en relation avec un travail collectif inauguré par le CERM (Centre d'Etudes et de Recherches Marxistes en 1964.

 

cliquer : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/GOBLOT621KB.pdf

 

Cette étude reste à bien des égards essentielle pour une com-préhension de l'histoire et de l'homme.

Elle est aussi une réflexion sur la vision marxiste, son actualité opérationnelle aujourd'hui encore, et ses impasses passées qui se renouvellent ou peuvent se renouveler.

La couverture de son "Prométhée Enchaîné" (Traduction et monumentale présentation qui en fait une histoire de la révolution Athénienne) d'Eschyle fait la presentation illustrée (Ci-contre, en haut à droite) de ce blog depuis son origine.

 

Lucien DEGOY sur Jean-Jacques GOBLOT, hommage :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Goblot_Degoy_Huma_sept_2009.pdf

 

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:47

 

Depuis quelque temps, le retour de la question communiste se présente avec l'insistance d'un fait. Mais de quel type de fait peut-il bien s'agir, alors que notre présent est celui de la victoire sans partage du capitalisme sous pilotage néolibéral et cela en situation même de crise ouverte ?

C'est donc d'abord un gigantesque paradoxe que désigne aujourd'hui le terme, paradoxe qu'on peut décliner de deux façons : On peut d’abord considérer que le communisme est un signifiant qui ressurgit au moment même où son référent semble avoir disparu, moins défait par son adversaire qu'effondré sur lui-même. De ce fait, il est logique mais très problématique que son retour s'effectue avant tout sur le terrain de la théorie et tout particulièrement de la philosophie, sa pertinence politique demeurant très incertaine, au rebours de ce que fut pendant longtemps sa forte présence politique et sa moindre théorisation.Mais à rebours, et selon un second angle, on peut le considérer comme le seul terme du vocabulaire politique contemporain qui puisse tracer une ligne de partage entre les diverses versions du ralliement au libéralisme d'un côté, et le projet d'un dépassement-abolition du capitalisme de l'autre. .....

.....Suite : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Actualite_du_communisme_Isabelle_Garo.pdf

http://projet.pcf.fr/9730

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:45

Article déja publié le 14 avril 2011

Le film d'Aude et Olivier Servais est un moment de bonheur.

Sur un théoricien qui a marqué et marque l'histoire de la recherche et de la pratique en économie et dans l'émergence de l' anthroponomie et un militant de création et de fidélité aux luttes ouvrières et populaires et à son adhésion d'une vie.

Ces DVD peuvent être commandés à : ECONOMIE ET POLITIQUE, 2 Place du Colonel Fabien, 75019 Paris.

L'oeuvre : 20€. La vie de Paul Boccara : 15 €. Le double DVD: 25 €. Frais de port 1€

  BOCCARA2.jpg

BOCCARA1

  Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:44

Commentaires libres n'engageant que moi-même, interprétation personnelle  à partir du travail sur les épistémicités développé par le Professeur Yves Schwartz lors du passionnant Séminaire du 6 mai 2011, Université de Provence.

 

EPISTEMICITES

 

Schéma N°1

 Copie-de-2011-05-06-012.jpg

Dans la constitution en mouvement de concepts en mouvement, et dans leur expression individuelle dans l’expression collective, on peut distinguer des objets en mouvement, en interaction entre eux, objets tangibles de la nature et « objets subjectifs », idéels de la pensée.

 

On peut séparer arbitrairement ces objets qui « fonctionnent » dans une unité, pour les besoins de l’étude. Il ne s’agit pas de les réifier.

 

Les 2 schémas de cet article sont l’œuvre d’Yves Schwartz. Ils contribuent à poursuivre l’analyse du travail pour le transformer « en santé », particulièrement dans notre temps où le travail est en crise sous l’effet majeur le l’échange capitaliste de l’activité humaine.

 

Il s’agit de comprendre, dans une « classification » théorique (Schéma N° 2) comment un concept ou un  système de concepts scientifiques s’éloigne plus ou moins (Schéma N°1) du réel et nie le corps soi lors des normalisations du travail, des allers retours

 

 Schéma N° 2

 

entre l’activité,  sa perception et les prescriptions  pour travailler. Il s’agit d’agir sur la continuité de l’activité humaine et particulièrement de l’activité de travail, de l’activité de production pour la transformer « en santé » lors des dénormalisations renormalisations des normes antécédentes de l’activité générique, d’une activité particulière.

 

Pour aller dans le sens de la « classification » d’Yves Schwartz des épistémicités (en cours d’élaboration et de recherche et mise à la disposition des étudiants d’ergologie), je propose… :

 

1 …de considérer leurs champs en, comme, des « fonctions », mouvements, actes…

2 … ce qui fait reprendre le schéma N°1 aussi en mouvement, dans son ensemble et dans ses « frontières mouvantes » entre les mouvements des activités, fonctions décrites…

3 …d’y « intriquer », y mettre en contact le champ de la thermodynamique prigogienne qui somme toute a des affinités contradictions avec la dialectique marxiste…

4 …de renverser le concepts et le terme de « naturalisation » en ce qui concerne ou définit une norme sociale « générale » ou « particulière » comme un fait de nature, naturel par réification et momification d’une, de normes.

 

A) Si l’on considère que le mouvement n’existe, et donc qu’il n’y a d’existence que dans le déséquilibre et la tendance à l’équilibre, et la création qu’il en résulte, on peut considérer que la tendance en mouvement de la  « possession » idéelle de la norme est une tendance à l’équilibre inaccessible, ce que confirme le débat sur l’impossibilité de sa possession (exemple de l’étendue du champ de l’épistémicité de la Grèce antique et des savoirs ici et maintenant de notre XXI° siècle).

 

Copie-de-2011-05-06-005.jpgLe mouvement de conceptualisation, et le seul,  est donc dans la desadhérence et dans elle seule et si dans le schéma N°1 on entoure, on « isole » arbitrairement le mouvement de  « desadhérence », on peut faire entrer tout le schéma dans cet ensemble constitué. C’est la contradiction dialectique entre une « fonction globale » et les « composantes » de cette fonction, fonctions à la fois particulières d’une fonction globale, de son unité. Laquelle unité dans une unité « universelle » qui nous est inaccessible. Je crois que les interrogations d’un certain nombre de participants au débat sur la construction de la vision de l’épistémicité vient de notre difficulté à voir l’unité d’un processus et des champs en action dans le processus de conceptualisation. Vygotski, nous aide dans son étude « Pensée et Langage » (Editions « La Dispute », traduction de Françoise SEVE) sur la constitution de la conceptualisation, des « généralisations » simples  de l’enfant (exemple : un vêtement est une généralisation de pantalon, veste, etc., puis les généralisations de généralisations jusqu’au concepts) dans ses milieux sociaux, de l’élève dans l’école, jusqu’aux systèmes de concepts de la conceptualisation scientifique.

 

B) Petite digression. Outre le rapprochement des « diverses » épistémicités avec les représentations minérales, biologiques, psychologiques (pour faire simple, « résumer »), peut-on ( ?) faire un « rapprochement » des trois pôles de l’activité tripolaire (concepts d’Yves Schwartz) avec :

1 l’état existant (normes)

2 la négation de l’état existant par le contact avec « les matières étrangères »

3 la négation de la négation et la résultante de la contradiction = activité du champ, activité générale = desadhérence

Ceci dans la conceptualisation scientifique que l’on peut étendre et au « langage ordinaire » et à l’activité en général (ce qui n’est pas le sujet dans l’étude des épistémicité).

 

C) Dans la classification, ne faut-il pas donner l’éclairage

1 du processus inconscient qu’est l’acte « en soi » dans le savoir en mouvement comme dans tout acte.

2 de la conscience du processus inconscient et donc de son expression

3 de « l’empilement », la « stratification » des états des choses différents et en mouvement, du mouvement de  « l’état des choses » à travers l’histoire, et dans leur « perduration » dans l’état du mouvement historique considéré (exemple, question sur les normes claniques ou féodales ou rurales persistantes dans un état des choses de normes citadines, industrielles, etc.)

 

 

D) Sur la « naturalisation » : dans la mesure où il ne s’agit plus de conservatisme de classe consistant à considérer un état historique social « donné » comme un « état naturel », le dépassement continuité (Aufhebung de Marx, Hegel) ne consiste-t-il pas à rendre naturel le mouvement humain de coopération et de la totalité des normes en mouvement qu’elle contient, dans le concept, la conception des manuscrits de 1844 (naturalisation de l’homme – humanisation de la nature).

Sur ce sujet Ernst Bloch nous donne quelques réflexions dans « Droit naturel et dignité humaine », entre autre dans ses références et sa critique de la pensée de Kant (je peux dire… peu sur ceci).

 

E) Qu’on me pardonne ma connaissance autodidacte, donc mes « trous de norme » considérables. J’essaie de penser « avec » bien sûr. Et aussi avec une relative « mise en contact » de champs variés et sans doute hétéroclites d’un vieux militant, de ses expériences et recherches non « normées ». Je remercie entre autre Yves Schwartz pour ce qu’il nous apporte dans son travail « hors normes », son humanisme dans sa relation de recherche et dans  et son travail de recherche tout court.

 

Pierre Assante, 7 mai 2011.

 

2011 05 06 002« Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités ».

 

Autre commentaire libre (n’engageant que ma responsabilité. P.A) du tableau des épistémicités

 d’Yves Schwartz

 

 « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » ne sont pas des concepts gratuits. Il est cependant difficile de les maîtriser, d’accéder à en avoir une possession relative. Pour ma part, je suis loin d’en avoir la maîtrise relative et minimale nécessaire.

Ce n’est pas non plus une possession d’ordre « purement intellectuelle ». Elle contribue à une connaissance du monde et de soi non en soi mais pour agir, changer, transformer en santé le rapport à la réalité, et cette réalité du corps-soi dans l’espèce et la nature.

 

Avoir une conscience des ingrédients et des épistémicités, c’est augmenter et affiner, transformer la qualité de la vision de l’activité et de sa propre activité. De la même façon que se voir dans un miroir, s’entendre chanter permet et d’avoir une plus grande conscience de son acte pour le modifier, le parfaire, le « contrôler », l’intégration de, dans la conscience des ingrédients de compétence et des épistémicités c’est faire un saut qualitatif immense au travail, à l’activité. Conscience des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » est de cet ordre du « retour d’acte » à un niveau supérieur.

 

Bien sûr cette conscience des ingrédients et des épistémicités, c’est une renormalisation nouvelle et créatrice, d’un « niveau très élevé » du développement humain qu’on peut théoriser dans la recherche fondamentale et dans la recherche des applications techniques, mais qui ne peut entrer dans la vie que par et dans le processus général de socialisation des activités de la personne. Le corps-soi ne vit pas indépendamment, ce n’est ni une réalité ni un concept issu d’une « rebinsonade ». Les trois pôles de l’activité de la société, isolés dans la recherche du concept, sont en rapports dialectiques, sont un même mouvement constitué de multiples mouvements qui se diversifient de plus en plus, même s’ils contiennent dans une société en blocage relatif une tendance à l’uniformisation, et dans cette diversification la connaissance en mouvement des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » est elle-même la transformation qualitative du reflet de la réalité sur la conscience et de leur rapport dialectique.

 

Conscience des « Ingrédients d’une compétence » et « épistémicités » une fois de plus demande l’aller retour entre activité générale de la société et activité du chercheur. Elle est un pas vers l’abolition de la division de classe du travail et de la transformation politique dialectique de la société vers une libération générale de l’activité. Ce n’est pas le but de la recherche ergologique, mais cette recherche ergologique contribue à mon sens à la libération générale de l’activité. Le rapport dialectique entre recherche et activité générale, chercheur et travailleur « en général », et la « coupure » relative mais forte  que la société de classe impose par son type de division du travail, est partiellement stérilisé, ce qui n’est pas sans conséquence pour le chercheur et la recherche en général, mais particulièrement sur la recherche sur l‘activité.

 

Cette stérilisation partielle aggrave aussi les « frontières » des champs de recherche, les difficultés « naturelles » de contact entre champs et isole le chercheur des autres chercheurs, comme elle isole le chercheur de l’ouvrier, l’employé, le paysan, le « cadre »….Elle est témoin et causalité de la coupure « travail intellectuel » et « travail non intellectuel » et fait fonctionner en champ clos la recherche et les recherches entre elles. C’est pourtant dans ce travail fondamental d’affinement de la connaissance  ergologique que peut s’entrouvrir l’échange « hors division du travail » car elle trouve dans cet approfondissement le contre-poison à la régression relative de tous les champs d’activité. Dans le concept de régression relative il y a aussi bien sûr tout le contenu progressiste du processus qui se poursuit. Si l’on « n’intègre » pas ce double mouvement, on ne peut qu’entraver, même de façon critique une démarche « en santé ».

L’ergologie peut être une « tarte à la crème » comme tout ce qui est récupéré par l’échange marchand dans tous les champs de progrès humain. Mais si cette recherche est capable d’échapper à la récupération comme l’on fait ses fondateurs, ce peut être le signe et l’acte d’un autre rapport au travail et à l’activité annonçant les conditions matérielles nouvelles d’une transformation sociale où les valeurs sans dimensions deviennent des valeurs d’usages (tangibles ou non tangibles) reconnues, où le besoin prendra le pas sur la mesure quantitative de la valeur d’échange.

 

Pierre Assante, 22 juin 2011

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 06:00
2011-05-09-021.jpgNous, habitants-es des quartiers de : La Madrague de Montredon – la Verrerie – Sous la Rose – Saména – l’Escalette – Les Goudes – La Grotte Roland – la Pointe Rouge
déclarons être opposés au projet de Marina sur le terrain de l’ancienne Usine « Legré-Mante »..... (suite liens ci-dessous)
Copie de 2011 05 09 009


2011-05-09-017.jpg 

 

 

 

 

 

Cliquer  : ici

 

Retrouvez cet article sur :

http://www.13.pcf.fr/Petition.html

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 05:42

Remacle.Le-trace-bleu.jpgLa graine

               n'a jamais

la forme

               de la fleur.

 

André Remacle, "Le tracé Bleu"

 

 

"Morale au Soleil", extrait de

"Le tracé bleu" : iciRemacle-dedic-jpg

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Remacle_Le_trace_bleu_extrait.pdf

 

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 11:16

14mai10 003Forum - Programme :

Contribution de Pierre Assante

Donner une autre dimension au débat politique.

24 avril 2006

Dans tout acte humain, dans le travail comme dans toute activité, l’individu interroge ses propres valeurs. Il y trouve les motivations de ses actions. Mais cette diversité positive se dissout dans la valeur fétiche de l’accumulation privée, laquelle met au second plan la cohérence d’ensemble de la cité. Ignorer cela c’est aussi un effet de cette valeur fétiche.

Aujourd’hui où s’amplifient les révoltes, fièvres d’une maladie à laquelle le corps social réagit, jetons un regard sur nos actes, pour les poursuivre et leur donner d’amples objectifs. Le « retour de nos actes », c’est l’équivalent du « retour » pour le chanteur, qui lui permet, en s’entendant chanter, de chanter juste, de chanter tout court. Ce « retour de nos actes », ce regard qui nous permet de les voir de plus loin, de plus haut, collectivement, c’est ce dont nous avons besoin pour nous voir agir en conscience du monde tel qu’il est et tel que nous pourrions le vouloir et le faire.

Le capitalisme se transforme. Un fruit peut devenir pousse de végétal puis arbre. La transformation se fait effectivement à l’intérieur du capitalisme, stade ultime de la société marchande, et en particulier elle se fait dans le marché. Le marché, s’il fonctionne sur la base des dominations établies, il n’en est pas moins un échange, inégal, mais un échange. La bataille pour le pouvoir d’achat, pour l’échange équitable avec le Sud et à l’intérieur du Nord...etc., sont des éléments parmi les multiples qui indiquent la maturation du fruit. Mais rien ne dit aussi que le fruit ne pourrira pas, ni que la pousse deviendra un arbre....Un des éléments de la maturation, c’est nous, alors.......

Les débats politiques ont besoin de prendre en compte cette dimension, c’est-à-dire la dimension philosophique, qui ne rendra pas pour cela le débat éthéré, mais le dégagera des opérations politiciennes que nous concocte sans cesse l’élite dominante du capital. La dimension philosophique du débat peut être populaire tant est que nous voulions la rendre populaire.

Pierre Assante (avril 2006)

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante.html?var_recherche=assante

http://www.emigrazione-notizie.org/downloads.asp?id=198

http://www.emigrazione-notizie.org/public/upload/LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_Pierre_Assante.pdf

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 07:40

Recherches internationale 46 1965

  Insister en cas de difficulté d'ouverture.

 

 Cliquer :  ici  

 

  ou sur ce lien :

http://lem.pcf.fr/7767

 

 

 

La chronique de Pierre Ivorra

Réfléchir sur les crises pour trouver une alternative au capitalisme

Comment anticiper l’évolution du capitalisme mondialisé et peser sur elle? Nous l’indiquions la semaine dernière, l’étude des cycles économiques passés marqués par des périodes de croissance, suivies par d’autres de difficultés, permet une certaine anticipation des crises et peut aider à leur trouver des solutions. La réflexion sur la grande dépression des années 1930, au siècle dernier, a été de ce point de vue un moment très important. Elle a notamment nourri les propositions du grand économiste anglais John Maynard Keynes en faveur d’une intervention publique de soutien à la fois à l’investissement et à la demande sociale afin de lutter contre le chômage et redresser l’économie. Celles-ci, en opposition avec les théories libérales dominantes, ont aidé à trouver une issue à la crise après guerre -et contribué à la phase d’essor de l’économie occidentale durant la période dite des trente glorieuses.

Cette crise des années 1930 a également inspiré un autre grand économiste, l’Autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950). Lui s’est particulièrement intéressé aux cycles longs d’une soixantaine d’années mis à jour par Nicolas Kondratieff en centrant son explication sur le rôle de l’innovation. C’est l’apparition d’innovations majeures, d’un progrès technique, stimulé par la recherche du profit, qui entraîne le développement de l’économie. Durant cette période d’une trentaine d’années, l’économie progresse. Mais la généralisation de l’innovation épuise la capacité de celle-ci à assurer des profits et à promouvoir la croissance et explique le retournement du cycle, la crise qui s’étale elle aussi durant une trentaine d’années.

Dès la fin des années soixante, tirant parti notamment de ces travaux, l’économiste marxiste et communiste Paul Boccara a affirmé que le capitalisme entrait dans une nouvelle phase de difficultés après l’essor de l’après-guerre. Poussant plus loin les analyses de Marx, il a montré que l’accumulation effrénée de capitaux matériels et financiers par rapport à la production, l’excès d’exploitation des travailleurs exacerbés par la révolution technologique en cours sont à l’origine des crises. Il a aussi montré le rôle des transformations institutionnelles et politiques, avec, par exemple, les nationalisations à la Libération, dans la résolution des crises. Sur quoi peut déboucher cette fin de longue phase de difficultés que nous vivons aujourd’hui avec la crise de 2007-2008 et ses suites? Pour Paul Boccara sur un possible dépassement du capitalisme et un début de changement de civilisation. Mais cette histoire-là n’est pas encore dans les manuels, elle est à écrire.

Pierre Ivorra, l'Humanité, 2011

 

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 21:04

POLITZERUn ami que je remercie m'adresse malicieusement cette demande et j'y réponds sérieusement car finalement, la question vaut d'être revisitée à partir des "élémentaires" dans l'histoire  du marxisme pédagogique.

 
"Marx emploie souvent le terme procès......
Peux tu m'éclairer...
Remerciement fraternel".

 

Commençons par les "Principes élémentaires de philosophie"

de Georges Politzer (Extraits, 10 pages): ici

 

Et renvoyons non pas à Lucien Sève (Il faut lire son livre) mais aux références des pages de son  "Une Introduction à la philosophie marxiste" : ici

 

Ensuite pour ne pas tomber dans une conception déterministe, volontariste, dogmatique du processus et par là mal saine pour le développement humain, il faut poursuivre la réflexion et l'observation, l'expérimentation saine, les hypothèses partant de la multitude des "bifurcations" passées ou possibles dans le futur d'un processus, la part de la volonté humaine, l'aléatoire et l'énigmatique hors de portée humaine, la part des lois physiques, biologiques, psychologiques et des lois sociales à notre portée qu'on ne peut assimiler les unes aux autres, mais qui sont pour l'humain contenues les unes dans les autres....

Cela nous renvoie, pour l'activité humaine, consciente et inconsciente, à la l'étude de la "fabrication des concepts" scientifiques, politiques, etc., par exemple aux recherches d'Yves Schwartz sur les "épistémicités" , ou de Vygotski sur "Pensée et langage", etc.

http://www.pierreassante.fr/dossier/Politzer_10_pages_principes_elementaires_philo.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lucien_Seve_introduction_philosophie_marxiste.pdf

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

 

Rappel de la parution du livre d'Isabelle GARO, cliquer sur ce titre :

Isabelle Garo : "FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX, la politique dans la philosophie (12/05/2011 publié dans : PHILOSOPHIE )

Vient de paraître : Isabelle Garo FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX la politique dans la philosophie Editions Démopolis 432 pages - 21 euros A distance de tous les a priori, cet ouvrage aborde ...
Partager cet article
Repost0
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 16:20

l'activité en dialogues 0001Penser autrement la vie, l'activité, le travail

 

 2 et 3 février 2012 :   Premier Congrès de la Société Internationale d’Ergologie à Strasbourg

 

Sur le thème général « PENSER AUTREMENT LA VIE, L’ACTIVITE, LE TRAVAIL», le bureau de la société Internationale d’Ergologie et les organisateurs du congrès proposent d’organiser les débats autour des trois thématiques ci-dessous :  

·                                 La diversité des formes d’interventions ergologiques dans la vie, l’activité, le travail 

·                                 Le patrimoine ergologique comme point d’appui pour penser autrement la vie, l’activité, le travail

·                                 La mise en débat de la démarche ergologique pour penser autrement la vie, l’activité, le travail

Sur chacune de ces trois thématiques, le bureau de la SIE et les organisateurs du Congrès souhaitent que des propositions d’intervention leur parviennent avant le 15 septembre 2011.

Ces propositions devront être résumées en 1 page maximum.

Elles permettront d’élaborer un programme du Congrès (les formes de ce programme sont encore ouvertes : séances plénières, ateliers, conférences, tables rondes, etc.).

 

Le programme du congrès : ici

 http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/29/58/68/0-Documents2011-a/Appel-a-intervention-SIE-2012.pdf

 

Report de la date du congrès ici

 

Information recueillie sur le site public de l'O.R.T. (Observatoire et Rencontres du Travail). 

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 05:52

GARO3.jpgVient de paraître :

  

Isabelle Garo

FOUCAULT, DELEUZE, ALTHUSSER & MARX 

la politique dans la philosophie

Editions Démopolis

432 pages - 21 euros

A distance de tous les a priori, cet ouvrage aborde de façon originale les œuvres de Gilles Deleuze, Michel Foucault et Louis Althusser. En effet, c'est leur rapport à Marx et au marxisme, situé au point de rencontre de l’activité théorique et de l’engagement, qui est le fil directeur de l’enquête. Il permet de mettre en évidence la nature d’intervention intellectuelle et politique de ces œuvres majeures. Irréductibles à leur contexte, ces trois parcours philosophiques sont en permanence immergés en leur temps et agissent sur lui en retour, contribuant à modifier en profondeur le paysage intellectuel et politique contemporain. Nous sommes les héritiers de ces transformations, alors que se pose de nouveau la question de l'engagement et de l'action politique. L’analyse précise et critique de cette histoire permet seule d’aborder de façon renouvelée la question de l’actualité de ces œuvres, en la reliant à celle de l'actualité du marxisme, à l’heure où ressurgit la question des alternatives au capitalisme. 

(Isabelle Garo enseigne la philosophie. Elle a publié notamment Marx, une critique de la philosophie (Seuil, 2000) et L'idéologie ou la pensée embarquée (La Fabrique, 2009). Elle collabore au Séminaire « Marx au 21e siècle » (Paris-I), à la GEME (Grande Edition des Œuvres de Marx et d’Engels en français) et à la revue Contretemps.)

L'introduction et la table des matières sont en accès libre sur le site du séminaire "Marx au 21e siècle" (http://www.marxau21.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=156:foucault-deleuze-althusser-a-marx&catid=63:philosophie&Itemid=86)

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:59

ECO&PO JAN FEV 2011Première petite note dans le débat politique aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrières, d'ouvriers, dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

Deuxième petite note dans le débat politique aujourd'hui : Dépasser la vision franco française du salariat et nourrir de cette nouvelle vision les luttes

On peut dire que malgré les avancées des com-préhensions humaines, nous connaissons un recul relatif des conditions globales de synthèse des conditions de transformation sociale. Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier, au mauvais "profit" du second sur le premier au lieu d’une vision unitaire dialectique. Plus que jamais nous baignons et dans un programme de Gotha et dans les limites étroites des solutions franco-française, quand le paysage social est plus que jamais l’imbrication internationale des conditions de production et de vie. Bien sûr on part toujours de ce qui est, du donné historique. La nation constitue donc toujours un élément relativement fort du processus, mais un élément fort qu’il ne s’agit pas d’isoler d’un contexte et des inégalités de développement dans l’unité du développement mondial humain. C’est avant tout le mouvement des cultures, au sens large (et donc évidemment aussi les arts) de toutes les activités humaines en interaction, leurs frontières relatives et ultra poreuses, qui caractérisent les « donnés » historiques locaux, nationaux, personnels. Dans ce contexte, une vision mondiale des classes et couches sociales et de la classe ouvrière de main d’œuvre de production au sens strict, ses conditions d’exploitation et de lutte, ses perspectives générales dans le processus concret de développement des forces productives et leurs conséquences dans le mode de vie et les alliances qu’elles peuvent susciter, est centrale parce que reflétant bien, peu, ou pas une approche de la réalité en mouvement.

 

L’idée fausse de la prépondérance de la communication ou des institutions sur l’organisation du travail et de l’activité humaine dans leur processus un, handicape et la conscience que nous avons sur le processus humain et sur l’importance de la communication et les institutions elles-mêmes. C’est le processus concret des forces productives, les moyens de nos subsistances et l’action de l’économie en dernière instance sur l’ensemble des activités « matérielles et morales » unes, que nous devons com-prendre.

De la même façon que l’exploitation capitaliste (et « même » la guerre impérialiste) a mis femmes et enfants au travail et permis, contradictoirement, avec les luttes pour le pain et la justice, de donner (par exemple) un début d’indépendance à la femme, le processus d’exploitation dans l’impérialisme capitaliste mondialement informationnalisé ouvre des formes d’activités et des conditions nouvelles d’activité qui contiennent les prémices avancées de la libération du travail, au-delà de toute indépendance humaine relative vis-à-vis des contraintes de classe et naturelles au sens propre.

 

La vision franco française du salariat, de la classe ouvrière, de son poids numérique et idéologique limité à la France bien qu’essentielle à la compréhension de la situation française ne peut se suffire à elle-même. Le contexte numérique et idéologique mondial des classes sociale et de la classe ouvrière est l’élément en dernière instance d’une vision opérationnelle.

Pierre Assante, 21 mai 2011

 

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:20

Marx Engels Religion

Notre ami Pierre Bachman nous dit dans son article sur les totalitarismes mis en ligne le 31 mars 2011:

 

« Le totalitarisme, ou plus exactement les totalitarismes, se caractérisent toujours par des modes de pensée ayant des points communs même si les systèmes qui en découlent ont des objets et des formes différents. Examinons trois cas :

 Le fascisme ou le national-socialisme : un ordre « naturel » s’imposerait aux hommes. De façon schématique il découlerait du « darwinisme social ». Il s’agirait alors de respecter les « lois de la nature » et les hiérarchies en résultant. Ce modèle s’appuie sur une pseudo science : « le naturalisme ». Alexis Carrel, Français prix Nobel de médecine, en a été l’un des fondateurs.
 Le communisme soviétique impose comme règle suprême la « construction du socialisme ». Le droit des gens, la loi, ne doivent jamais être un obstacle à cette construction. Ce modèle s’appuie sur une pseudo science : « le socialisme scientifique » codifié par le parti d’avant-garde ou plus exactement son chef. Le PCF en a été pendant longtemps imprégné avant de rejeter la notion de « modèle ».
 Le christianisme se réfère à la vérité divine, révélation qui s’imposerait aux hommes. Ce modèle s’appuie sur une philosophie qui prétend à une certaine logique scientifique : la théologie. Lorsque l’on déroge aux prescriptions de la « révélation » inscrite dans les canons de l’église on devient hérétique et l’on subit l’excommunication ».

 

Afin de ne pas tronquer le débat, j’invite les lecteurs à se reporter à l’article de Pierre en son entier : http://www.bdr13.pcf.fr/Reflexion-de-Pierre-Bachman.html

 

Ma contribution-réponse :

 

Une remarque d’abord. Je n’ai pas vocation à répondre à toutes les interventions de mes camarades. Elles partent toutes d’un souci de réflexion pour l’action.

Cependant celle-ci me paraît remettre trop en cause la raison de l’existence d’un parti communiste et au contraire aller dans le sens de son inutilité au profit d’une nouvelle voie social démocrate au goût du jour.

 

Je ne veux pas être long. On trouvera dans nombre de mes écrits l’analyse sur laquelle je m’appuie, à tort ou à raison, pour critiquer l’article de Pierre.

 

Un totalitarisme ou son contraire ce n’est pas d’abord un choix moral. Il est avant tout le produit d’une histoire et en particulier d’un état des choses dépendant en dernière instance d’une situation économique qui fait partie de cette histoire.

 

Le totalitarisme et sa théorisation ce n’est pas quelque chose qui flotte dans les airs en dehors de toute condition matérielle. Par exemple citer "le communisme soviétique" sans faire la différence entre la construction bolchevique, le rapport de forces qu’ont du affronter à l’origine les communistes russes, dans cette situation historique donnée dont leur culture propre faisait partie, et répondait entre autre à une répression locale et internationale de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier, me paraît pour le moins insuffisant. Et se revendiquer d'une "libération" d’une science déterministe (si j’ai bien compris) et finalement de la science (de l’expérience du moment) propre du mouvement ouvrier ce qui ne peut qu’aboutir au déni de la science tout court, ce n’est pas créer les conditions d’actes efficaces partant de la réalité à transformer, du processus inconscient à tenter d’être l’interprète, le mieux possible, dans la diversité des interprétations.

 

Pour ce qui est du christianisme et des religions, Marx et Engels en disaient autres choses, partant de son « histoire primitive » ou de la « guerre des paysans », etc. je ne m’étends pas, toujours par souci de brièveté.

 

Quand au nazisme, qui a duré 13 ans et qui a été battu  par la violence répondant à sa violence mais apparemment pas "complètement" par les idées, ou du moins pas par un dépassement des conditions économiques « en dernière instance » qui l’ont engendré, il y a à parier qu’on ne le combattra pas en dénonçant seulement son totalitarisme.

   

Un totalitarisme ou son contraire ce n’est pas un choix moral, mais bien sûr ils contiennent un choix moral. Que la lutte pour abolir le totalitarisme passe aussi par un choix moral ne fait aucun doute. Mais cette place du choix moral dans l’argumentaire de Pierre ressemble plus à une lutte des idées « au-dessus » de la matière, et finalement d’ordre religieux transposé à la politique « de gauche » qu’à un engagement rationnel (lequel comporte aussi de la solidarité, de la morale, il n’y a pas à opposer ces choses).

 

J’ai d’autant plus de conviction à dire cela, que nous, je, sommes souvent pris au piège d’un mode de penser qui finalement relève plus de l’idéologie dominante et de l’anti communisme dans lequel nous baignons et qui nous fait nous excuser des fautes des autres, des fautes des dominants et des conséquences de leurs réactions aux luttes de libération, leur inhumanité (comme disait Babeuf de la Révolution Française) et leurs limites historiques.

 

La science n'exclue ni les affirmations, ni leur révisions, et la philosophie qui ne peut avoir le statut d'une science exacte, parce que plus que ou autant que tout autre savoir du moment elle dépend de toutes les sciences en mouvement et de leur interaction entre elle et l'ensemble des activités humaines et de la nature en interdépendance aussi (ceci pour l'écologie) , des interrogations existentielles du moment et de l'histoire humains, lesquels, en dernière instance dépendent des moyens du moment de survie et de développement de l'humanité, dans sa précarité et son espérance.

 

Ce qu'on peut dire de Marx (et certains autres communistes, Lénine compris sur son analyse de l'impérialisme et les choix organisationnels qui en découlaient) sur la question de la théorie et du totalitarisme qu'on lui reproche souvent, naïvement ou mal intentionnellement, c'est qu'il est parti de la réalité hic et nunc (ici et maintenant, pour lui), et que cette réalité comporte de nombreux traits communs dans le mode d'échange et de production aujourd'hui, bien plus que dans les totalitarismes dont il est question. Le marxisme est issu (pour faire vite) de l'expérience Prussienne ("L'idéologie Allemande"), de l'expérience de la Révolution Française et de ses suites Européennes, de l'observation du développement capitaliste anglais et mondial et ses conséquences ("Das Capital", "La situation de la classe ouvrière en Angleterre"...). Il est indéniable que ces situations concrètes particulières ont eu une influence sur le développement des théories ouvrières, dans leurs diversités géographiques et sociologiques. Mais ces influences ne peuvent, à mon sens contribuer à analyser les totalitarismes dans une origine commune, ni hors du temps et des processus sociaux, pas plus aujourd'hui qu'hier.

 

Gramsci ou Ernst Bloch, ou Walter Benjamin ont pu observer le développement des fascismes à la suite de Marx et ont donc pu aller au delà des observations de Marx ou d'Engels. Mais leur vision n'est pas "une révision déchirante". C'est un constat de ce que peut ou pourrait développer une autre forme de démocratie que la démocratie bourgeoise. "Continuons le combat"!

 

Pierre Assante, Mercredi 11 mai 2011

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:14

marx.ch.VI 0001L’expression de Marx en prenant en compte non un objet réifié mais dans son mouvement dans son unité (c'est-à-dire sous de multiples aspects et réalités en mouvement) en fait un langage complexe. Certains diront embrouillé, compliqué, incompréhensible s’ils n’essaient pas d’y démêler cette diversité et ce mouvement contenu dans la même phrase. Marx, dans son expérience de vie, sa situation d’observation, le développement de ses propres capacités de compréhension du réel à l’échelle humaine, reste encore indépassé dans l'analyse de "l'essence" du capital malgré la poursuite du processus du mode de production capitaliste (entre autre sa mondialisation informationnalisée) depuis sa mort, dans son processus productif global, c'est-à-dire dans les forces productives « matérielles et morales » dans leur unité en mouvement.

 

Cette difficulté de lecture n’en gomme pas la nécessité, ni la nécessité d’un langage qui se place dans une expression dialectique de la réalité (1), et dont nous devons poursuivre l’usage si nous ne voulons pas régresser.

 

Travail productif et improductif

(Extrait du Chapitre VI du livre 1 de « « Das Capital », brouillon inédit qui vient d’être re publié en français en 2010 par la GEME, 285 pages, 12 €)

 

….Le procès de travail capitaliste n’abolit pas les déterminations universelles du procès du travail. Il engendre produit et marchandise. Sous ce rapport demeure productif le travail qui s’objectalise en marchandises, en tant qu’unité de valeur d’usage et de valeur d’échange. Mais le procès du travail n’est que le moyen pour le procès de valorisation du capital. Est donc productif le travail qui se présente sous forme de marchandise particulière, mais qui, si nous considérons une marchandise particulière, constitue dans une de ses parties aliquotes du travail impayé ou à considérer le produit global, constitue dans une partie aliquote de la masse globale des marchandises uniquement du travail impayé, autrement dit un produit qui ne coûte rien au capitaliste.

Est productif  le travailleur qui fournit du travail productif, et productif est le travail qui crée immédiatement de la survaleur, c'est-à-dire qui valorise le capital.

MARX PORTRAITSeul l’esprit borné du petit bourgeois qui prend pour absolue la forme capitaliste de la production, et y voit donc sa seule forme naturelle, est capable de confondre la question de savoir ce que sont travail productif et travailleur productif  du point de vue du capital avec celle du travail productif en général, et par suite de se satisfaire de cette réponse tautologique que tout travail est productif qui de façon générale produit, et dont un produit, une quelconque valeur d’usage, en bref un résultat résulte.

Seul est productif le travailleur dont le procès de travail = le procès productif de consommation de la capacité de travail –du porteur de ce travail- par le capital ou le capitaliste.

En résultent deux choses :

Premièrement : dès lors qu’avec le développement de la subsomption réelle du travail sous le capital, autrement dit du mode spécifiquement capitaliste de production, ce n’est plus le travailleur pris à part mais de plus en plus une capacité de travail socialement combinée qui fait effectivement fonctionner le procès global de travail, et que les diverses capacités de travail qui s’assemblent pour former la machine productive en son ensemble participent sous des modes très variés au procès immédiat de la marchandise – ou mieux ici : à la fabrication du produit, l’un travaillant davantage avec la main, l’autre davantage avec la tête, l’un comme directeur, ingénieur, spécialiste technique, etc., l’autre comme contremaître le troisième travailleur manuel direct, ou même simple manœuvre, ils deviennent de plus en plus des fonctions de la capacité de travail sous le concept immédiat de travail productif et ses porteurs sous celui des travailleurs productifs, à ranger de façon générale comme travailleurs directement exploités par le capital et subordonnés à son procès de valorisation et production.

A considérer le travailleur collectif en quoi consiste l’atelier, son activité combinée se réalise materialiter de façon immédiate en un produit collectif qui est en même temps une masse collective de marchandises, où il est parfaitement indifférent de savoir si la fonction du travailleur pris à part, lequel n’est qu’un élément de ce travail collectif, est plus proche ou plus éloigné du travail manuel immédiat. Et par suite : l’activité de cette capacité collective de travail est son immédiate consommation productive par le capital, ce qui veut donc dire procès d’autovalorisation du capital, production immédiate de survaleur, et par là, comme on aura à le développer plus loin, sa transformation immédiate en capital.

Deuxièmement : les déterminations plus précises du travail productif résultent par elles-mêmes des traits caractéristiques du procès de production capitaliste. En premier lieu le possesseur  de la capacité de travail fait face au capital, au capitaliste en tant que vendeur de cette capacité, et pour user d’une expression dont nous avons vu qu’elle était irrationnelle, en tant que vendeur de travail vivant, non de marchandise C’est un travailleur salarié. Là est la première présupposition. Mais en second lieu, introduits par ce procès provisoire qui relève de la circulation, sa capacité de travail et son travail incorporés de façon immédiate au capital en tant que facteur vivant de sa production, ils deviennent eux-mêmes l’une de ses parties constitutives, partie variable qui en vérité non seulement pour une part conserve les valeurs du capital avancé, pour une part les reproduit, mais en même temps les augmente et par le seul fait de créer de la survaleur, se transforme en valeur valorisante, en capital. Ce travail s’objectalise immédiatement dans le procès de production en tant que grandeur fluente de valeur.

D’un côté, la première condition peut être remplie sans la seconde. Un travailleur peut être salarié, journalier, etc. C’est toujours possible lors même que fait défaut le second moment. Tout travailleur productif est salarié, mais pour autant, tout salarié n’est pas travailleur productif…

Karl Marx, le Chapitre VI, Editions Sociales, GEME, 12 €. 285 pages.

 

(1) C'est-à-dire sous la « fonction » d’épistémicité (voir le terme et l’analyse en cours d’Yves Schwartz sur les épistémicités) relevant de la forme la plus consciente, au niveau de la personne, du groupe et du processus humain de l’activité d’expression et de débat de valeur (« valeur » au sens d’usage et pas seulement marchande dans son unité en mouvement à dépasser).

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:08

  yvorra

 

 

 

Pour ouvrir le texte de Pierre Ivorra,

Cliquer :

 

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Ivorra_monnaie_pays_emergents.10.05.11.pdf

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:57

College-Huma-09-05-11.jpgÉditorial - le 9 Mai 2011

Éditorial par Michel Guilloux

Pensée unique, collège inique

Puisque l’on ne peut y aller franchement, alors « expérimentons ». Telle semble être la devise du ministre de l’Éducation nationale. Il est vrai que l’on voit mal Luc Chatel annoncer un beau jour qu’il est pour le travail des enfants, n’a rien à faire de l’échec massif des rejetons des classes populaires et que la seule chose qui lui importe serait de faire entrer à toute force son ministère dans les clous de l’austérité budgétaire voulue par son président pour le compte des grands milieux d’affaires. Pourtant, que ne serait-ce plus véridique. Alors, comme on ne peut s’attaquer de front au collège unique pas plus que de revenir pour l’instant sur l’âge légal de 16 ans pour mettre les enfants au travail, le gouvernement y va par «petites touches».

Introduire une nouvelle évaluation en fin de 5e. Créer des classes « préparatoires » à l’enseignement professionnel et à l’alternance dès la 3e et dès 14 ans... Tout cela serait «expérimenté» donc, en quelques endroits, dès la rentrée prochaine. Pour «permettre la réussite de chacun». De parcours «individualisés» en actions «autonomes» des établissements scolaires, c’est bien l’ambition affichée par l’éducation nationale, gratuite, laïque et républicaine de sélection des meilleurs par la promotion de tous qui est minée. Comme pour l’ensemble de la politique menée par l’État UMP, le constat d’une réalité dégradée par cette action même depuis des années sert de prétexte à l’accélération de la casse sociale.

À l’entrée en 6e aujourd’hui, un enfant d’ouvrier a deux fois plus de probabilités de passer par une structure de type Segpa, trois fois si ses parents sont au chômage, que celui d’un cadre ou de professions libérales. Ces derniers voient la représentation de leur progéniture quasiment doublée entre l’entrée au collège et la fin du lycée. La reproduction des inégalités sociales ne date pas d’aujourd’hui mais on assiste à un durcissement de celles-ci, dont un indicateur peut être, depuis 2006, la baisse de la durée moyenne de scolarisation à 18 ans. Comment croire que l’on va lutter contre l’échec scolaire, qui frappe les mêmes couches sociales dès la fin de l’école primaire, lorsque le bilan de la droite ne connaît que la soustraction: dizaines de milliers de postes d’enseignants supprimés à chaque rentrée, pour cause d’orthodoxie budgétaire néolibérale; réseaux d’aide aux élèves en difficulté, les Rased, sacrifiés; baisse du nombre d’adultes non enseignants à tous les niveaux; recours massifs à des étudiants en CDD, jetés dans les classes sans formation.... On n’en finit pas d’énumérer ce qui s’avère être un jeu de massacre qui se concentre dans les quartiers populaires. Ainsi les écoles et collèges de Seine-Saint-Denis vont accueillir 3 000 enfants en plus à la prochaine rentrée et le ministère supprime 60 postes d’enseignants!

Face à cette « ambition » d’éjecter le plus tôt possible et le plus d’enfants d’établissements surchargés et en déshérence, les forces de gauche sont face à leurs responsabilités. Dans le débat présidentiel qui s’est désormais ouvert, suivra-t-on peu ou prou cette voie, sous couvert des orientations en vogue de l’OCDE au FMI ? Là comme ailleurs, il s’agit de se doter des moyens, humains, financiers et démocratiques, d’une ambition de formation la plus élevée possible, y compris professionnelle. Pour notre jeunesse, pour le pays et pour peser sur ces choix, onze mois de débats ni l’avis de chacun ne seront de trop.

Michel Guilloux

Tous les articles de ce blog en cliquant   :  ici

Partager cet article
Repost0
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:46

MARX-PORTRAIT.jpg« Si tu supposes que l’homme [générique] devient humain et que son rapport au monde devient un rapport humain, tu ne peux échanger que l’amour contre l’amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l’art, il te faudra être un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer  de l’influence sur d’autres hommes, il te faudra être un homme pouvant agir d’une manière réellement incitative et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur » Karl. Marx, manuscrits de 1844.

 

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

25 TITRES sélectionnés de ce blog : Quelques essais, nouvelles, poèmes, articles de presse, de l'auteur de ce blob.... Cliquer sur leS titreS

Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

Partager cet article
Repost0
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:50

2011-05-06-002.jpg« Universalité humaine et resingularisations culturelles.

Extrême concentration du temps des processus, distension à l’infini des temps-pour-comprendre : c’est le magnifique paradoxe d’une des entrées dans l’activité humaine, qu’il n’est pas facile de préserver de toute dérive.

Les processus d’anticipation pertinents, pour le neurophysiologue, sont de l’ordre de « quelques millisecondes » dit Berthoz : oui, si l’on ne va pas jusqu’à l’infinitésimal de l’activité, comme nous n’avons nous-mêmes cessé de le répéter et cela sans disposer de l’extraordinaire confirmation de laboratoire, on risque peut-être de rater l’essentiel de celle-ci ; et c’est en effet ce qui arrive souvent dans le champ des sciences sociales. Mais ce jeu introduit dans l’infiniment petit temporel interdit paradoxalement de penser qu’un quelconque protocole de laboratoire, une quelconque modélisation parviendra à cerner le sens de ce qui se joue dans ces millisecondes. Si on parle des buts du « soi », c'est-à-dire de ce qui importe fondamentalement, et qui nous donne sans doute les clefs pour comprendre l’historicité des configurations humaines, alors, il faut certes sortir du laboratoire, et articuler sur l’infiniment bref, des horizons de durée très variable, dont certains sont aux antipodes de ces millisecondes….. »

« Où et comment couper ?                          

 …..La perplexité posée par ce « continuum discontinu » entre le soi des neurobiologistes et le soi de l’anthropotechnologue ou le soi de l’analyste des dramatiques de l’usage de soi industrieux dans le monde capitaliste contemporain est une troisième entrée pour le même problème : l’activité y est partout chez elle, tout en se déployant en des régimes de vie qui la font apparaître en des formes extrêmement différentes requerrant des principes d'explications propres…. »

« Faire son métier ?

 …..Chaque pôle a besoin de ressources du savoir, pour développer ses entreprises, ses renormalisations, ses valeurs propres. Mais cette mise à disponibilité des savoirs s’ordonne pour chacun d’eux selon des contenus, des formes, des temporalités largement différentes. De ce fait, les métiers du savoir, s’ils sont demandés, happés, au sein de cet espace tripolaire, sont aussi inégalement tiraillés entre les trois pôles (1) : inégalement, surtout dans la mesure où le pole I, celui des gestions du travail, faute de visibilité suffisante, faute de processus socratique à double sens, a du mal à mettre en mots sa demande de savoir, à faire connaître ce en quoi l’essai de satisfaire cette demande est un ingrédient majeur des dramatiques de renormalisation, qu’il en détermine largement l’ampleur et la vigueur…. »

Yves Schwartz, Le paradigme ergologique, conclusions.

1 Pôle des gestions, pôle du marché, pôle de la vie citoyenne (politeia)

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:11

2011-05-08-031.jpgIMG-copie-6.jpg

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:57

Les-Cercles-Chabert.jpgDans cet ouvrage, l'auteur présente le panorama d'une forme de sociabilité marseillaise aujourd'hui.

 

Un tout petit extrait sur "Le Grand Cercle": le Cercle du Littoral Sud.

   

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Les_Cercles_Pierre_Chabert_Extrait.pdf

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 12:31

Y.Schwartàtransformer2Travail :

Où en est-on ?

Contribution de Pierre Assante.

6 novembre 2010

On en est aux constats. On en est aux effets et à confondre effets et causes :

Accidents du travail, inégalités salariales hommes-femmes, chômage, déqualification, précarité et si l’on entre dans le détail on fait le catalogue : logement, transports, santé, école, recherche, justice, sécurité, culture, institutions, services publics, etc.…

Tant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société restent dans un sociétal incohérent.

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Ou-en-est-on,12524.html

 

Encore sur le travail :

Contrat social et ergologie

Contribution de Pierre Assante.

21 octobre 2010

Essayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.   1. Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme…..

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

 

Déqualification, jusqu’où irons-nous ? :

Note de Pierre Assante

Texte écrit pour le « journal UNATOS FSU » n° 86

31 décembre 2010

La " mission éducative ", a été garante des conditions d’exercice du travail et de ses droits pour les personnels Technique Ouvrier et de Service (TOS) des établissements scolaires.

Pendant de nombreuses années, les personnels de maintenance, d’entretien, d’accueil, de restauration, d’assistance scientifique ont eu dans les établissements d’enseignement, des statuts spécifiant leurs missions, une " formalisation " précise de leurs carrières. C’était le résultat de longues luttes syndicales pour la reconnaissance de leur travail et des droits qui en découlaient....

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Note-de-Pierre-Assante,12995.html

 

Aimé Assante 1

 Petite note dans le débat politique du PCF aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrier dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

Partager cet article
Repost0
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:42
Partager cet article
Repost0
5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:03

 2011-05-01-016.jpg....analysé dans L'Humanité arrive en Parlement :  

 

  Attention, 2 pages sur le même fichier.

 

 

Cliquer :

 

 

ici

 

 

                     http://www.pierreassante.fr/dossier/PROJET_DE_LOI_CONSTITUTIONNELLE.pdf

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche