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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 20:00

Sommaire : ici 

 

Catherine MILLS : Gouvernement Jospin,

bilan critique de la politique économique : ici

 Eco Po Juil Aout 2011 Une

 

Bulletin d'abonnement :  ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Le N° 682-683 Précédent :

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:09

Cet article (et cette brochure de formation à l'économie politique de novembre 2009) a été publié sur ce blog le  31 juillet 2010. Je le déplace à ce jour, 13 septembre 2011 car il me semble éclairer simplement la situation économique actuelle.

 

BROCHURE ECO ET PO persoDu bon millier de pages (de toutes sortes de sujets) que j'ai écrites ces 10 dernières années, c'est cela (ci-joint, cliquer ici ou sur l'image de la brochure) qui me semblerait le moins inutile.

J'en suis à 70 brochures  utilisées depuis novembre dernier dans mon syndicat et autres lieux de travail et de réflexion.

 

Les "dernières nouvelles du front" ont un relent des plus inquiétants.

Le pire ou le meilleur sortira-t-il de cette crise morale et politiqueM.E.Oeuvres Philo. issue des conditions de production actuelles ?

 

30 juillet 2010

 

  la brochure: ici    

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 06:56

Plus_la_crise_s_accentuera_plus_l_evenement_l_illustrera.jpg* Cliquer aussi sur le portrait de Frantz Schubert....

 

* 12 septembre 12 heures : Le taux du rapport Production/Spéculation serait-il arrivé à une masse critique pour empêcher tout remède capitaliste de renflouement du taux de profit…,

Suite:

http://www.pierreassante.fr/dossier/Plus_la_crise_s_accentuera_plus_l_evenement_l_illustrera_0001.pdf

 

* Brochure d'économie politique pour débats (remis en ligne au 13 septembre) :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

 

* "Tous derrière Papandréou". "la spinta è esaurita" (remis en ligne au 13 septembre).

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-spinta-e-esaurita-61090412.html

 

* 12 septembre 2011.

Une maladie infantile de la société humaine, mais aussi une maladie sénile de la démocratie bourgeoise :

« …Les capacités humaines donnent à la personne une vision partielle et parcellisée de la réalité qui l’entoure, réalité qui agit sur la personne et sur laquelle la personne doit agir pour vivre. De plus tout est fait dans les rapports de classe pour ne transmettre à la personne que la vision la plus partielle et parcellisée possible de la réalité, réservant une vision plus globale à la classe dominante afin qu’elle conserve ses moyens de domination.

Cependant ce mode de transmission, outre que les intérêts personnels de la classe dominante la pousse elle-même à…. » 24 mars 2008.  Suite :

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,6020.html

 

* Paul Boccara : de l'Europe à la Méditerranée et à la Chine, mondialiser autrement. "La crise systémique Europe et Monde, quelles réponses", Ed. Espère. Le Temps des cerises.

http://www.pierreassante.fr/dossier/Boccara_livre_sept_2011.pdf

 

*Analyse de la crise économique et sa relation avec le politique

5 Interventions au Conseil National du PCF des 3 et 4/09/2011.

Yves Dimicoli, Jean-Marc Durand, Denis Durand, Nicolas Marchand, Gisèle Cailloux.

http://www.pierreassante.fr/dossier/5_Interventions_au_Conseil_National_du_PCF_des_3_et_4_sept_2011..pdf

 

* ARGUMENTAIRE
Dette publique et crise financière.

http://www.pierreassante.fr/dossier/Fiches_crise_et_dette_publique-2.pdf

   

* Info : Congrès de la Société Internationale d'Ergologie

27 et 28 septembre 2012 à Strasbourg

 

* Le 11 septembre 2011. On ne convainc jamais personne.....On ne transmet une idée, une connaissance d’un fait ou d’un concept que si l’autre ou les autres, en ont déjà l’intuition, c’est-à-dire si les éléments de vos idées se sont déjà insinués dans leur cerveau à travers la vie quotidienne, à travers leurs propres observations, le vrai comme le faux. (5 décembre 2007) …..Suite :

 http://alternativeforge.net/spip.php?article967

 

* le 11 septembre (L'attentat à New York, Etats Unis, et l'attentat à Santiago (Chili). Et sur la "questione morale" en politique)

Lettre à un ami :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lettre_a_PLUS_LA_CRISE.pdf

 

* 10 septembre 2011, en guise de nouvelle, j’avais envie de rappeler cette lettre…. ici

  ….Cher Pierrot, J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin. Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons. Apprendre, comprendre, c’est « se dire ». Ce ... ……

…..Suite sur ce lien : Cher Pierrot (lettre reçue)

  

et aussi, Niki Vendola : « Oporsi con ogni mezzo, Io ci sto » (Vedremo…).

Sta accadendo qualcosa di irreparabile, un finimondo che spazza via esistenze, culture, diritti, classi sociali. Cambia la storia e la geografia. Eppure fatichiamo a trovare le parole adeguate per dirlo, per spiegarlo, per contrastarne l'apparente oggettività, per denunciarne le cause. Siamo invischiati in una trama ideologica che non riusciamo a spezzare. Cos'è la crisi?.....

Suite : ici

 

  9 septembre 2011, Frédérique ROLET participe à un débat sur "Le métier d'enseignant est-il en danger ?" sur "L'Humanité". A ne pas manquer..

 

* 9 septembre 2011, En exergue de l'Edito de l’Huma : "Les années Bush furent parmi les plus sombres de l'histoire contemporaine des Etats Unis". Sans doute. Les années Truman sont assez sombres aussi etc...

Les années Obama, que ce soit à son corps défendant, ou volontairement, consciemment ou inconsciemment, ou le tout à la fois (insoutenable légèreté de l'être), ne sont pas très lumineuses non plus.

On est acteur d'un processus avant tout, et on choisit quel rôle tenter d'y jouer, comment agir collectivement dans un sens ou un autre.

"L'optimisme de la volonté" (Gramsci), en effort quotidien d'opposition au "Pessimisme de la raison"(Gramsci),  voilà un recours indispensable.

 

Archives de "Nouvelles du jour...pour quelques jours (et mises à jour):

http://www.pierreassante.fr/dossier/Archives_de_Nouvelles_du_jour...pour_quelques_jours.pdf

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 00:00

Du Travail à l’Ethique

 

Recherches internationale 46 1965Du travail comme auto-création humaine à partir des besoins de l’héritage biologique à l’éthique à partir de la santé de l’espèce en tant que conscience de la nature sur elle-même.

 

1      Sphère de la perception-conscience personnelle et-ou collective

 

2      Perception et conscience

 

3      Objet physique et objet mental dans leur unité

 

4      Objet mental reflet conscient ou inconscient

 

5      Objet mental « sans » support de reflet de l’externe, stricto sensu (en tout cas de l’instant)

 

6      Autonomie relative de la représentation et de la pensée et des sentiments (issus du processus    besoin complexe)

 

7      Elargissement-« rétrécissement »-condensation de la vision par la science qui « sectorise » des sphères à partir de la personnes qui recherche ou de la question « cernée » posée collectivement

 

8      Vision unitaire et « universelle » de la vision primitive

 

9      Récupération religieuse de l’effort de vision unitaire

 

10    Mutisme de la science et de l’être social sur l’Unité.

 

11    Ethique : retour à la vision unitaire primitive en y unifiant l’accumulation humaine des savoirs conquis

 

12      Complexification-unification des besoins concrets et abstraits « dichotomisés » par l’intermédiaire argent-capital de la mesure quantitative de la valeur d’échange marchand à son terme

 

Schéma d’intervention sur l’Ethique, en tant qu’ontologie de l’être social

 

Pierre Assante, 13 septembre 2011

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 08:04

Rendre le salariat Hégémonique sur le capital

                                                                                                   Cliquer :  ici 

 

2011 09 07 001

  Pierre Assante Huma 29.05.2010

2011 09 07 005http://www.pierreassante.fr/dossier/Hegemonie_du_salariat_Huma.29.05.2010.pdf

Illustration : lever du soleil sur la Madrague de Mont Redon

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 13:07

 

 L'Humanité-18août2011

Cliquer  : ici

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/SALARIAT_IVORRA_HUMA_6.9.11.pdf

 

Une Vidéo du 9 juillet 2009 sur la crise  (15 mn) :

http://www.dailymotion.com/video/x9th9p_pierre-ivorra-1-7_news

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 07:00

GROISON PORTRAITEntretien réalisé par Laurent Mouloud dans "l'Humanité".

ici

 

Cet article fait partie d'un dossier complet sur la rentrée dont vous pouvez prendre connaissance dans le N° de ce jour en kiosque.

http://www.pierreassante.fr/dossier/GROISON_HUMA_5.9.11.pdf

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 05:30

Copie de ECO&PO UNE JUIN2011CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

 

  Cet article a été publié le 10 mai 2010 sur le site de "Travail et Démocratie". Cette "analyse de base" reste à l'ordre du jour de la compréhension du développement de la crise qui se poursuit et des solutions à apporter à la continuation du développement humain.

 

Il y a quelques mois, les médias « grand public » ne parlaient pas de crise du capital.

Depuis, elle est commentée, reconnue, développée.

Nous allons soutenir ici quelques idées sur la crise, nécessaires pour en chercher l’issue.

 

La crise de 2009 n’est pas née en 2009. Dès les années 1970, la crise de ce que des économistes  appellent la suraccumulation du capital s’aggravait.

2009 manifeste son accélération et son approfondissement.

Nous affirmons que la crise de 2009 n’est pas du même ordre que celle de 1929. Elle part des mêmes tendances du capital à se suraccumuler, de la même tendance à la baisse du taux de profit qui est son talon d’Achille.

 

L’expansion du profit tiré par la masse croissante de la production alors qu’il tend à diminuer sur un objet produit du fait de l’accumulation du capital constant (pour aller vite, celui investi dans les machines de plus en plus complexes) est limitée : à cette tendance s’ajoute une révolution des moyens de production qui rendent ces tendances bien plus aigues. Cette révolution tient aux techniques de production et d’échange, de gestion au niveau mondial, reposant sur l’informatisation qui décuplent et plus les capacité productives.

 

Le niveau de capacité productive se trouve en contradiction insoluble avec le mode de production. Ce niveau qui introduit des possibilités de plus en plus grandes d’automation se trouve en contradiction insoluble avec la baisse relative de la production par la main d’œuvre qui est la base de la production du profit.

 

La limitation des besoins par le profit qui est la loi du capital devient ainsi contradictoire avec un développement d’une société en équilibre-déséquilibre rompu entre son besoin du consommateur et son besoin de geler ou détruire du capital sur accumulé.

 

Les techniques du capital en matière de drainage vers les grands groupes financiaro-industriels privés ne sont pas un « plus » de la politique opérationnelle du capital, mais l’essence de la forme actuelle du capital comme il fut par le passé un capital de marché national ouvert sur le monde, puis, un capitalisme monopoliste d’Etat, puis un capitalisme mondial s’appuyant à la fois sur les Etats et les institutions mondialisées du capital. En ce sens on comprend la dé-adhérence relative de la politique du capital vis-à-vis de la direction Etatsunienne du capitalisme. De même le renforcement de ces institutions mondialisées et leur capacités d’intervention incomparables avec celles de 1929 et celles de l’après guerre.

 

La mesure quantitative de la valeur d’échange marchand, qui est nécessaire aux échanges, sans laquelle il n’y a pas d’échange possibles dans le système capitaliste, s’en trouve à la fois rigidifiée et dissoute. Pas seulement par la variété des conditions de production (géographiques, d’ententes et guerres locales ou internationales, de phénomènes multiples et complexes difficiles à suivre même pour les gestionnaires du capital, bourses et Etats compris), mais par cette construction nouvelle de la production mondialisée et informatisée, des besoins qu’elle crée, des aspirations qu’elle suscite, y compris dans les propres rangs de la grande bourgeoisie, et de la collision entre les besoins et les capacités de les satisfaire.

 

Il ne s’agit pas de défendre ici un développement de la production dite matérielle continu sans la qualité nécessaire à un développement durable, mais de libérer les forces productives nécessaires à une abondance générale, notant que la production dite matérielle contient indissolublement la production idéelle, symbolique, contient toute l’histoire, l’activité de l’humanité dans sa diversité et sa complexité, de même celle de la nature dont l’humain n’est qu’une partie consciente de l’univers dont les parties et les fonctions sont indissolubles les unes des autres.

 

En ce sens, dans la société capitaliste, le « travail stricto sensu », salarié, marchand, qui est l’activité initiale et de dernière instance de la production matérielle et morale nécessaire à la vie humaine et sa santé, est au centre de la transformation du mode de production. Et le politique lui est totalement lié. On peut même dire que toute politique qui tend à s’en détacher est vouée à la momification, à la fossilisation, se stérilise, ce qui explique la dégradation actuelle de la démocratie institutionnelle et le recours mondial à toute les sortes de retour à l’autoritarisme et au despotisme qui de toute façon n’apportent aucune solution évidemment.

 

Il ne peut y avoir de vie et donc de mouvement sain de la vie si l’organisation micro et macro de l’activité humaine ne trouvent pas une cohérence mutuelle. Quelle que soit l’aspiration au changement politique, il n’est que formel s’il ne fait pas appel à cette cohérence du travail stricto sensu, salarié, donc s’il ne tend pas à libérer l’activité humaine du salariat, c'est-à-dire de la mesure quantitative de la valeur d’échange qu’est cette marchandise particulière qu’est le travail en système capitaliste.

Une autre organisation du travail, de la production, une démocratie s’étendant de l’activité individuelle à la cohérence générale de la production, la démocratie locale et globale du « quoi et comment produire », ce n’est pas un élément de la transformation politique, mais sa base et sa condition première. Comment chaque travailleur se détermine dans son travail, ce doit être la base de toute démocratie car elle détermine ce dont les humains ont besoin et comment ils peuvent répondre à ceS besoins.

Le besoin est un fantôme dans les rapports humains capitalistes. Il est voilé et en partie stérilisée par cette abstraction du travail que constitue le salaire, mesure quantitative de cet échange marchand. Le développement des forces productives ouvre une mesure qualitativement nouvelle de l’échange, c’est le besoin. Cette mesure qualitativement nouvelle existe en gésine, en prémisses dans la société capitaliste. La Sécurité Sociale en donne une représentation concrète, mais pas seulement elle. Vous trouverez partout ces embryons dans la vie quotidienne. Lorsque vous vous procurer sans payer un remède, il vous est fourni dans la mesure de votre besoin et non en fonction de sa mesure de valeur marchande. Que la sécurité sociale subisse et de graves blessures et la substitution par des assurances privées et un signe de la résistance du capital aux transformations qualitatives de la société qu’il induit lui-même.

 

La transformation qualitative de la mesure quantitative des échanges, ce n’est que la mise en commun du travail humain….ouvrant d’autres voies aux capacités humaines individuelles et collectives, aux capacités de la personne. Mise en commun du travail humain développée et démocratique, formule qui est une double tautologie, mais qu’il n’est pas inutile de préciser.

La transition de « à chacun selon son travail » à « à chacun selon ses besoins », ce n’était donc pas une formule, mais une vision particulièrement perçante de l’avenir possible.

De même il n’y a aucune disjonction possible entre la transformation qualitative de la mesure de l’échange et la transformation qualitative du travail en activité libre faisant appel au développement des aptitudes et des capacités individuelles et collectives, au développement de la personne. Cela commence dès à présent par la reconnaissance de l’activité de l’autre, de sa formalisation, de son mouvement. Tout le contraire d’un taylorisme qui n’a d’ailleurs jamais pu tout soumettre à sa loi sous peine de tuer tout.

 

Comme le dit le Prince Salina dans « Il Gattopardo », le sommeil, l’endormissement, qu’on appellerait aujourd’hui la démotivation, est la conséquence de la domination. L’exigence de la motivation est ridicule si elle s’accompagne d’une division du travail sur des bases de classe et son maintien. Mais chacun sait qu’une libération dépend avant tout des dominés eux-mêmes qui en se libérant libèreront la société entière. La mort de Salina n’est pas seulement la mort de sa caste : c’est les prémisses de celle de la société marchande qui en poursuivant son développement et celui des forces productives, s’oppose à toute caste et transforme les producteurs, le salariat sous ses diverses formes et ses diverses fonctions, celle de la production directe en particulier, en fossoyeur du capital donc du salariat lui-même.

 

Pierre Assante, 10 mai 2009

Sur le site  de "Travail et Démocratie" :

http://www.travail-democratie.net/jml/index.php?option=com_content&view=article&id=78:crise-du-capitalisme-et-travail&catid=57:autres-contributions-&Itemid=73

 

Un essai, METAMORPHOSE DU TRAVAIL 4

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

Présentation du dernier ouvrage collectif sur l’ergologie dirigé par Yves Schwartz et Louis Durrive

http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=338

Un MANIFESTE publié en Janvier 2006 qui revient à « l’ordre du jour »

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 05:15

Copie de 2011 03 17 004La crise actuelle met en évidence l'unité du salariat : face au capitalisme financier, les peuples sont rassemblés par des intérêts communs. Mais dans le même temps, la montée de la précarité et du chômage attise la peur de l'autre. Dans ce contexte, les réformes subies par le système éducatif ont un fort enjeu de classe : elles travaillent à la division du salariat d'aujourd'hui et de demain, pour empêcher la constitution de fronts de lutte et éloigner toute perspective de transformation progressiste de la société.......

 

.......Suite de l'article :  ici

 

L'Huma, 2 septembre 2011

http://www.pierreassante.fr/dossier/ROUSSILLON_HUMA_2.8.11.pdf

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 05:00

20101019 024Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires

  

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.

Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social  est incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande  progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

·                                 Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.

·                                 Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.

·                                 Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

·                                 Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

 

Montreuil, le 1er septembre 2011

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 09:42

Le GuépardMais, « Tout changer pour que rien ne change », c’est aussi prendre en compte le mouvement des masses.

 

Les femmes et hommes de progrès, mais aussi les femmes et hommes conservatrices et conservateurs (mais est-on ou tout l’un ou tout l’autre) ont grand intérêt à relire « Il Gattopardo » de Tomasi di Lampedusa.

 

« Tout changer pour que rien ne change », voilà le credo de Tancrède, jeune aristocrate neveu du Prince Salina, grande famille aristocrate de Sicile imaginée par l’auteur du roman, mais à l’image d’une aristocratie qu’il connaît bien.

 

Ainsi sont battus en Italie les Garibaldiens en 1860 qui doivent remettre les conquêtes populaires à la dynastie de Savoie qui va, avec l’aide de la bourgeoisie française et de Napoléon III permettre la création d’un marché national italien, assis surtout sur un capitalisme agricole qui alimente les villes de haute tradition des anciens Etat de La Renaissance, relativement sous dépendance de la  puissance bourgeoise de l’époque, comme celle de la France, au détriment de l’Angleterre qui a soutenu de longue date la dynastie des Deux Siciles, les Bourbons de Naples, liés au mode de production ancien dépassé.

 

Cela n’est pas nouveau. On sait comment dans les révolutions précédentes, 1830, 1848, en France (et aussi en Europe) la classe ouvrière qui a fourni la chair à canon des prises de pouvoir est rejetée rapidement et massacrée par les nouveaux pouvoirs bourgeois une fois assis et ses intérêts bafoués.

 

L’exemple du juin 1849 à Paris en est un modèle et le massacre de 20 000 Communards  de 1871 « l’apothéose » qui va inciter le mouvement ouvrier, en particulier après la guerre de 1914 et la déroute idéologique de la social-démocratie à s’organiser aussi  « militairement » en complément de son organisation politique et philosophique. Les conséquences de cette organisation « militaire » aura des effets positifs dans les conditions de la crise économico-militaire du début du XX° siècle, mais aura aussi des conséquences néfastes sur l’effort idéologique et de création du mouvement ouvrier.

 

La situation de 1789 est différente : la montée des intérêts de la bourgeoisie face à l’aristocratie absolue qui lui a permis paradoxalement de se développer, contient une aspiration générale à la libération de l’être humain que le mouvement populaire de masse (peuple de Paris, des villes et paysans, ces derniers devenant ensuite l’assise des pouvoirs bourgeois du fait de la réforme agraire, la distribution des terres, inégale mais effective) puis à travers la dictature du Comité de Salut en Public de 1793 qui l’exprime,  va permettre d’aller aussi loin que possible dans les conditions du développement des forces productives du moment (forces productives : les humains et leur moyens de production, dans l’unité, l’imbrication de la création en mouvement commun de ses différents complexes).

 

Mais, « Tout changer pour que rien ne change », c’est aussi prendre en compte le mouvement des masses.

 

Depuis l’unité italienne et l’expansion des démocratie bourgeoises en général, sur lesquelles se sont appuyés les mouvements ouvriers pour introduire dans les moments de crise et d’affaiblissement de la classe dominante « des éléments de socialisme » comme disait Berlinguer, lorsqu’on dit « la bourgeoisie », il faudrait dire et préciser la caste dominante qui en est le summum, l’extraction suprême, car « la bourgeoisie » est une classe devenue si diverse par rapport à sa formation initiale, et il a tant d’écart entre le capitalisme multinational, ses possesseurs et ses gestionnaires « d’en haut », parmi les possesseurs en général de capital, ce que soulignent Gramsci puis Berlinguer dans leur vision de la transformation du mode de production.

 

D’ailleurs une transformation du mode de production ne peut être que l’œuvre des salariés de production au sens strict dont les intérêts qui s’opposent au marché capitaliste et son organisation correspondent immédiatement et directement à cette transformation, de l’union de tout le salariat en tant que classe dans sa diversité et de ses alliés, avec bien sûr les gestionnaires « d’en bas » aptes à s’allier à cette transformation dont l’humanité dans sa totalité  et la nature dans laquelle elle vit ont besoin. C’est là tout le sens de « dictature du prolétariat » qui est mieux traduite par Gramsci sous le vocable « d’hégémonie des couches subalternes » dans le cas ou le terme « dictature » se réfèrerait à une contrainte policière et militaire, à une restriction des libertés, restriction incompatible avec l’initiative de la personne et des masses et qui tue la révolution, la gèle et ouvre la voie à la réaction.

 

Dans « les révolutions Arabes », malgré leurs différences énormes, il y a quelque chose de la révolution italienne du "Risorgimento", à une différence historique fondamentale près : c’est justement la constitution de cette caste internationale qui s’est donné les immenses moyens technologiques d’organisation de travail mondial, de l’information mondiale, des institutions mondiales.

 

Ceci permet à cette caste d’anticiper les mouvements populaires, de les récupérer et même de les susciter afin de concourir toujours plus puissamment au drainage des capitaux vers les monopoles mondiaux financiers-industriels et la spéculation. Que la crise de suraccumulation-dévalorisation des capitaux s’approfondisse ne peut que susciter l’accélération de ces grandes manœuvre militaro-politiques.

 

Les mouvements populaires qui se manifestent de plus en plus puissamment en tant qu’aspiration à la transformation nécessaire d’une société dont l’organisation obsolète et les aspirations mutilées est la cause, ces mouvements peuvent-ils échapper à ces manipulations-récupérations ? Sans doute, mais certainement au prix d’un mûrissement mondial des conditions de transformation qui permette une meilleure coordination générale locale et mondiale de cette transformation.

 

Dans ces conditions, le mouvement populaire a tout intérêt à afficher clairement et ses aspirations et ses difficultés. Ce que n’hésitait pas à faire Enrico Berlinguer dans les années 1970, à la différence de certaines déclaration triomphaliste de l’époque (ce qui cachait la réalité menaçante de la reprise en main par le grand capital, nenaces qui sous-tendait ces mêmes déclarations).

 

Ce n’est qu’à ce prix qu’une conscience collective s’appuyant sur les consciences individuelles pourra mûrir et asseoir les capacités d’action en rapport dialectique.

 

Aborder les mouvements populaires seulement sur un aspect superficiel, apparent, du moment a toutes les chances de répandre un temps la confusion et de retarder leur issue positive.

 

Pierre Assante, 1er septembre 2011

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:29

IMG"On peut concevoir d'autres critères d'évaluation que ceux de la rentabilité", Denis Durand ici

 

Tableau : "Fitch, l'agence de notation du Président" ici

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Durand_Huma_31.08.11.pdf

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/L_agence%20_de%20_notation_du_President.pdf

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 08:16

KadhafiJe trouve dans la presse ce titre : « Dans Tripoli libérée »

 

Je ne comprends pas : si Tripoli a été libérée, je ne vois pas pourquoi les forces progressistes se sont opposées à l'intervention dite de « sauvegarde de la population civile » au-delà de la résolution de l'ONU.

 

Je ne suis pas un pro Kadhafi.

 

Je suis pour suivre l'évolution des mouvements populaires et leurs difficultés face à l'impérialisme, au capital qui détient des moyens techniques de gestion du travail, militaires, idéologiques, écrasants et qui préfère détruire lorsqu'il ne contrôle pas : tendance suicidaire à court, long et moyen termes des castes dominantes en danger, mais qui suicident les autres prioritairement.

 

Je crois qu'il y a chez nous une tendance à rejoindre l'idéologie des couches moyennes, ce dont Berlinguer se méfiait déjà dans les années 70 et dans laquelle le PCI a sombré après sa mort (et celle d'Aldo Moro quelques années avant, pour ce qui est de la politique d'alliance démocratique) dans sa dissolution.

 

Je comprends que dans les pays fortement développés, on doit tenir compte du poids des couches moyennes. Pour l'alliance, mais pas pour l'alignement.

 

Dans le même ordre d’idée, dans la phrase trouvée sur la presse qui précède pourtant une assez bonne analyse de la situation libyenne et internationale  «la chute de Kadhafi est en soi un fait majeur positif dans les mutations du monde arabe », le mot positif est de trop. Il accrédite l’idée d’accepter une intervention étrangère organise dans les intérêts de réorganisation du capitalisme dans le monde. 

 

Idem lorsqu’on lit « Personne ne regrettera Kadhafi ». C’est un jugement à l’aune de notre confort pour lequel nous crions si fort et à juste titre, quand il est mis à mal. C'est-à-dire un jugement ethnocentrique qui se superpose à la position social démocrate de démocratisme et non de démocratie vivante, c'est-à-dire où interviennent tous les mouvements de société et en particulier celui, encore diffus et en recherche de cohérence, de l’homme producteur des objets et  conditions de reproduction de la société humaine.

 

Je ne comprends pas, mais on peut peut-être m'expliquer...

 

Pierre Assante, lundi 29 août 2011

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:19

 Sur Emigrazione Notizie, Rodolfo Ricci :

 

PARTECIPIAMO UNITI ALLO SCIOPERO GENERALE

DEL 6 SETTEMBRE

 

….SUITE  en cliquant sur :

  Dettagli... (751 parole)

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:54
L'année 1933 en Allemagne et en Autriche  :
Attention, plusieurs pages sur le même fichier PDF
 
Citation de repères historiques complémentaire de la  "Troisième nuit de Walpurgis",
Karl Kraus, Editions Agone, 2005 :
 
Cliquer ici
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:10

Hold-up sur les familles, Huma, 28.8.11

Un marché capitaliste a besoin de consommateurs.

Lorsque le capital tue le marché, il s’expose à se tuer lui-même.

 

Vous allez me dire, le marché est mondial, les austérités et les crises peuvent se déplacer géographiquement, constituer des vases communiquant de développement du capital. Ce n’est pas certain dans un marché si imbriqué mondialement où ceux qui produisent massivement les biens de consommation à un taux de profit maximum ne sont pas ceux qui les consomment le plus. La garantie d’achat est une illusion, on ne dirige pas le monde comme une mécanique. La culture, les cultures, les modes de vie qui y sont liés sont une réalité mouvante mais incontournable pour le capital comme pour tout mode de production des « biens matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine.

 

Il y a aussi le développement inégal, qui malgré les puissances émergentes, persistent et ne sont pas qu’économiques. Si l’économie intervient en dernière instance, le processus humain est fait de l’ensemble de l’activité humaine sous toutes ses formes.

 

Vous allez me dire aussi que le capital pour se revaloriser peut se détruire en partie pour se reconstruire. Par exemple la destruction partielle de la Libye par la guerre (mais c’est une destruction partielle parmi tant d’autres, sous de multiples formes, la principale étant celle du travail) va offrir au capital des possibilités de profit par une reconstruction à sa façon.

 

Mais, sauf destruction massive et généralisée, auquel cas le retour en arrière serait garanti pour tout et pour tous,  tout cela retarde un blocage du marché capitaliste mais ne l’arrête pas.

 

Notre temps ouvre donc des possibilités de transformation du marché, de sa libération du travail contraint par la restitution à la personne de son activité en tant qu’activité libre et cohérente contribuant au développement humain.

 

Mais cette possibilité demande une élévation du niveau de conscience humain collectif sur son propre processus de développement, sur les choix et les actions à mener pour cette transformation. Ce n’est pas un rêve impalpable, mais une nécessité à laquelle répondre. Cette nécessité ne dépend pas que d’une femme, d'un homme, d’une entité humaine (nation, groupe constitué quel qu’il soit), mais d’un processus global en formation, dont il est relativement difficile d’apercevoir la totalité en mouvement. 

 

Ce processus existe cependant, avec ses avancées et ses reculs, ses complexes constitués locaux ou diffus dans la totalité des complexes, ses frontières relatives, ses interactions généralisées.

 

L'optimisme ne consiste pas en une confiance « bêlante », mais à veiller à tous les créneaux, à garder le calme dans la tempête, à apprécier toute forme d’action mais en ne la détachant pas du sens sain (au sens de santé, c'est-à-dire de résistance humaniste aux maladies sociales) du processus général, et des évènements majeurs qui en renforcent le mouvement.

 

Pierre Assante, 26 août 2011

et sur ce site : http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=9167

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 08:00

couvertures-livres-divers--1-.jpgIl est clair, historiquement, que l’échec en 1974 en France de la candidature de l’union de la gauche sur la base du rapport de force de 1974 plus favorable à l'époque, entre communistes et socialistes, échec dans lequel la droite a mis tous son poids et tous les moyens possibles du moment, a été déterminante pour permettre au capital d’organiser sa contre-offensive, économique, idéologique et politique, particulièrement au niveau mondial.

Il est clair aussi qu’en cas de victoire de l’union de la gauche, serait né le besoin d’accélérer et  faire croître l’intervention populaire ouverte par cette nouvelle phase.

Ces éléments historiques, politiques, économiques en dernière instance, ont eu peu d’écho dans la poursuite des politiques des forces de transformation. La course entre la mondialisation informationnelle du capital et l’organisation nationale et internationale de la classe ouvrière mondiale, du salariat, de ses composantes et du mouvement populaire en dépendant a pris un retard que nous ne mesurons vraiment qu’aujourd’hui, et encore ! Mais on ne peut faire que ce qu'on peut dans des conditions données. Plus ou moins bien bien sûr, la création de l'être humain par lui-même est une très longue entreprise....

A courte distance, bien qu'elle puisse paraître longue à la jeunesse, il faut se rappeler les éléments suivants, non exhaustifs : l’eurocommunisme, le programme commun, le compromis historique italien, la victoire pour l’indépendance du Vietnam, la "conquête de l’espace" et l’effort en cours de démocratisation du communisme par les peuples soviétiques et les démocraties populaires, particulièrement en Tchécoslovaquie, la révolution des œillets, la tentative de socialisme démocratique chilienne, la fin du régime des généraux de Grèce, tout le mouvement de décolonisation et d’appropriation des ressources des peuple colonisés par les nouveaux états indépendants, etc.…. Tout ces éléments dans leurs limites, leurs croissances et leurs développements possibles.

Il ne s’agit pas de faire un retour nostalgique en arrière, mais de mesurer le processus humain à la mesure de l’histoire, sous peine de conduire le nez sur le guidon.

Le développement des forces productives depuis et  jusqu'à aujourd'hui, leurs crise dans le système, la crise des humains concrets en tant que personnes, conduisent non à reproduire tels quels ces éléments du passé, mais en tenir compte pour l'avenir.

Pierre Assante, 26 août 2011

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 07:00

Cet article a déjà été publié sur ce blog le 20/08/2011 07:03

 

DIMICOLI YvesI – Où en est-on de la dette publique aujourd'hui?

 

En France, elle augmente depuis trente ans. Mais, c'est à partir de la fin des années 1970 et, plus encore, du début des années 1980, avec le recours de plus en plus systématique au marché financier, que le dette publique française commence de s'envoler.

 

De 21,2% du PIB en 1978, elle passe à 36% en 1983, pour bondir à 60% en 1998. Les années 2000, après une courte période de latence due à une nette reprise de la croissance dans les pays développés, donnent lieu à un véritable emballement: De 63,3% du PIB en 2003, l'endettement public passe à 79% en 2009, puis 82,3% en 2010, soit 1591,2 milliards d'euros.

 

La seule dette de l'État, qui était de 44 milliards d'euros en 1978,  a été multipliée par 25 depuis, pour atteindre 1101 milliards d'euros fin 2009. Avec 50 milliards d'euro, la charge d'intérêts de la dette est devenue le troisième poste de dépense du budget.

 

Tous les pays avancés ont connu un tel phénomène:

 

Par exemple, depuis 1981, date d'envolée du dollar et des marchés financiers aux États-Unis, la limite d'endettement public décidée par le Congrés y a été relevée cinq fois: de 8 000 milliards de dollars entre 1981 et 1985, sous  Reagan, elle a été portée à plus de 10 000 milliards avec Bush père (1989-1992), puis prés de 13 000 milliards sous Clinton (1993-2000), pour atteindre 14 294 milliards de dollars avec Bush junior... Obama vient, avec difficultés, d'obtenir son relèvement de 2100 milliards de dollars et, pour la première fois, la dette publique des Etats-Unis a dépassé le seuil de 100% du PIB.

 

Au Japon, depuis un  point bas de 63,2% en 1992, la dette publique a progressé jusqu'à 197,2% du PIB en 2010.

 

Les pays de la zone euro n'ont pas échappé à cette tendance: Alors que, rapportée au PIB, la dette publique agrégée de la zone enregistrait une moyenne de 67% du PIB de 2000 à 2008, elle passe brusquement à 78,8% en 2009........

 

.......Suite de cette étude en cliquant sur ce lien : ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/QUESTIONS_DETTE_PUBLIQUE.pdf

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 06:46

Berlinguer photodi Rodolfo Ricci

http://www.emigrazione-notizie.org/news.asp?id=9158

 

-Ciò che tutti gli osservatori sapevano da tempo, ora è ufficiale e rivendicato come merito: truppe speciali inglesi, francesi, giordane e del Quatar sono sul terreno in Libia, non semplicemente come consiglieri, ma come combattenti e comandanti dell’avanzata dei “ribelli” contro la Libia di Gheddafi e nell’assalto alla sua capitale, Tripoli.
La primavera araba, che aveva colto impreparate le ex potenze coloniali con l’estromissione dei propri rappresentanti in Tunisia e Egitto, può ora riprendere le più classiche e rassicuranti venature del neoimperialismo criminale che si serve dell’Onu e delle guerre umanitarie per intervenire in altri paesi e per abbatterne i legittimi, seppur discutibili, governi.

“Naturale conseguenza”, per dirla pomposamente, alla Napolitano, di decisioni già prese, per riportare all’ordine e alla sudditanza ogni tentativo di politica autonoma che si discosti da quelle approvate e permesse dal consesso dei paesi forti (militarmente),ma messi molto male (dal punto di vista economico) dell’occidente........

http://www.pierreassante.fr/dossier/RICCI.disordine_globale.pdf

......Suite : ici

 

 

Voir aussi, Réflexion d'Italie de Rodolfo RICCI : « La poussée propulsive du capitalisme est finie. Phénoménologie de la crise du saut possible » 

http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=459

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:43
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 19:15

Fonds souverains libyens : les « rebelles » réclament 2,5 milliards cash

 

Francesco Piccioni

 

La guerre a été faite pour des raisons purement humanitaires et gare à vous si vous en doutez.  Les plus malveillants iront aussi penser que le pétrole (production : 1,6 millions de barils par jour, en conditions normales) y est pour quelque chose, mais rien de plus. Ensuite, les « rebelles » se réunissent à Doha, dans le Golfe persique, pour essayer de débloquer les « fonds souverains libyens » qui circulent de par le monde. Ou bien au moins 2,5 milliards de dollars cash, pour payer immédiatement « les salaires » du gouvernement in pectore (ceux qui s’y croient déjà, NdT) et diverses autres dépenses dans un pays ravagé par les bombardements.

  La Suisse a déjà fait savoir qu’elle est prête ; il ne lui manque que l’accord du Conseil de sécurité de l’Onu -qui a « congelé » au début de la guerre tous les fonds remontant à Tripoli.  Mais à Berne on pense que l’affaire sera vite réglée. Dès qu’arrivera l’accord, les comptes redeviendront actifs et à disposition des « propriétaires légitimes », qui seront entre temps nommés par le « nouveau gouvernement ». Un édifice assez compliqué, et qui, bien sûr, n’est pas facile à « restituer » sans quelque résistance de la part des « détenteurs ». Mais Mahmou Jibril (hier, mercredi 24 août, en visite à Kadhafi.jpgl’Elysée, aujourd’hui à Rome chez Berlusconi, NdT) président exécutif du Cnt, réclame qu’on trouve la somme minimale nécessaire d’ici la fin du Ramadan, c’est-à-dire dans quelques jours.

  Les avoirs de Tripoli qui sont en circulation dans le monde ne sont pas des petits sous : en 2004, Kadhafi avait été effacé de la liste des « Etats voyous » (et c’était l’époque de Bush, un connaisseur). La Libyan Investment Authority (Lia) a eu à gérer un surplus annuel de plus de 30 milliards de dollars provenant des ventes de pétrole, et, très rapidement, la somme destinée aux investissements à l’étranger est devenue réellement conséquente. On parle d’au moins 70 milliards, mais ce doit être beaucoup plus.

  En janvier (2011), par exemple, le très peu patriote représentant de la Lia, Mohammed Layas, a -comme le rappellent Wikileaks et Dinucci- prévenu l’ambassadeur étasunien que son institut  venait de verser 32 milliards de dollars dans les banques étasuniennes. Un mois plus tard ils étaient tous séquestrés. Un vol tout en souplesse, avant la rapine à main armée qu’on appelle guerre. 45 autres milliards sont sûrement gardés dans des banques européennes : surtout françaises et anglaises (là aussi on pourrait avoir quelque soupçon…), sans parler des dizaines  d’autres investissements dans quasiment le monde entier. Le cas italien a été au centre de trop de polémiques pour en parler encore de façon diffuse. La participation libyenne à Unicredit, qui a coûté à Alessandro Profumo son fauteuil de directeur[1], a un poids de 7,5% dans la banque (plus de 1,5 milliard, à sa valeur d’hier). On trouve des participations importantes aussi chez Finmeccanica (2%), Eni (1%) et, depuis toujours, à la Juventus (7,5), tandis que le départ de chez Fiat (sur pressions de Reagan) remonte à 1986.

  Outre la Lia, opère aussi dans le monde la Banque centrale (libyenne, NdT), même si ce n’est pas toujours directement en son nom propre.  Par exemple, en Italie, elle détient 60% de Arab banking Corporation, dont le siège est à Milan. Tout aussi forte sa présence chez Tamoil et dans le groupe Olcese. Nombre de ces participations sont cependant difficiles à reconstruire, parce que de petites dimensions, et effectuées par l’intermédiaire de « sociétés vecteurs » en rien transparentes : elles opéraient ainsi à l’époque pour contourner l’embargo étasunien, et ensuite, elles se sont trouvées très bien « dans l’ombre ». Tarak Ben Ammar a dû intervenir plusieurs fois pour redimensionner la participation libyenne à Mediaset (le groupe de presse de S. Berlusconi, NdT). En France, la Banque centrale est présente pour 10% dans Quinta Communications, mais aussi chez Lagardère, EdF,  Alcatel, Bnp Paribas. Aux Etats-Unis -après la fin de l’embargo- la liste est pratiquement infinie : de la tristement célèbre Halliburton à Xérox, Honeywell, Exxon, Chevron et Pfizer.  En Angleterre les sociétés suivantes ont aussi un sociétaire venant du gouvernement libyen : Glaxo, Shell, Vodafone, British Petroleum.  Mais, pour faire de bonnes affaires, on ne s’est pas laissé distancer non plus  ni en Allemagne (Siemens), ni en Russie (Rusal et Norilsk), ni en Espagne (Repsol), et pas non plus, bien sûr, en Suisse (Nestlé).

  Le traitement réservé aux fonds souverains libyens ouvre cependant une partie dangereuse avec les autres « fonds souverains » de pays « non totalement démocratiques » opérant sur les marchés du monde entier.  La prudence sera maintenant encore plus grande chez les Chinois, à Singapour (le très puissant Temasek) et, bien entendu, pour tous les fonds -sans aucune exclusion- des pays du Golfe.

  Parce qu’une monarchie, bien que « petro », n’est par définition pas démocratique. Non ?

 

Edition de jeudi 25 août 2011 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Les journalistes bloqués à l’intérieur de l’hôtel Rixos de Tripoli depuis dimanche ont pu être évacués par la Croix Rouge Internationale, mercredi 24 août 2011 à 17 heures. Les quatre collaborateurs du Réseau Voltaire, les journalistes Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Mathieu Ozanon et Julien Teil, étaient bien parmi eux.

Cependant, lors de sa sortie, des rebelles ont tenté d’arrêter Thierry Meyssan, connu pour ses articles dénonçant les crimes de l’OTAN. La Croix Rouge Internationale a empêché cette arrestation.

Les journalistes ont été conduits dans un autre hôtel, mais ils ne sont plus protégés par la Croix Rouge Internationale.

Les journalistes n’ont pas pu, pour le moment, rejoindre le bateau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui aurait accosté à Tripoli.

Le Réseau Voltaire est extrêmement préoccupé de l’attitude des rebelles à l’égard de ses journalistes. Il lance un appel à la communauté internationale pour que ses journalistes soient protégés et puissent quitter la Libye sains et saufs.

par Réseau Voltaire
Réseau Voltaire | 25 août 2011

 

Illustration : photo parue dans "l'Humanité", visite à Paris en 2007


[1] Dirigeant d’un des plus grands groupes bancaires européens, il est quand même parti avec 40 millions d’euros…

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 05:43

Copie (2) de 20mai10 031OUI, on ne saurait réduire ce qui s'est passé en Libye aux desseins des grandes puissances.

Mais NON, le peuple n'a pas gagné.

 

C'est du moins ce que je crois.

 

Le soutien d'un Sarkozy et d'un Bernard Henri Lévy etc.…en dit long sur l'intervention du capital dans cette affaire qui concourt à sa réorganisation en Méditerranée et dans le monde en s'appuyant « à l'italienne », sur le mode d’« Il Gattopardo) sur des mouvements populaires afin de tout changer pour que rien ne change.

 

Dans les années 90, "communisme", "capitalisme", avaient disparu du vocabulaire.

Tout juste si l'on se hasardait au terme "ultra-libéralisme".

Les choses ont changé.

 

Mais certains mots restent encore des "gros mots" : "impérialisme", "monopoles". Ils ont pourtant un sens précis et une fonction précise. Doit-on suivre l'opportunisme et l'incohérence ambiants ou au contraire être en avant de la reprise de conscience sur ce qu'est ce mode de production, ses effets, et les perspectives de le transformer qualitativement.

 

C’est au développement de la conscience à partir du développement des connaissances et à partir de la crise économique, politique et morale, la crise de la production "matérielle et morale" et de son analyse, qu’il faut faire appel.

 

S’indigner ne suffit pas. Agir sur la base de la seule indignation non plus. Etre ingénieur de la transformation sociale sur des bases scientifiques est nécessaire. Mais nous ne le deviendrons que par un effort et une organisation collectifs.

 

P.A., 24/08/2011, 05:43

 

« Et ne dites pas que vous ne voulez plus rien savoir, que vous êtes découragés.

Tout cela est arrivé parce que vous n’avez rien voulu savoir. »

Giacomo Olivi, Fusillé à Parme la veille de la Libération.

 

« Gli italiani, i lavoratori non vogliono cambiare solo, né tanto, il tipo della loro automobile o il modelo del loro televisore : il significato politico e ideale, il senso umano profondo della loro victoriosa « spallata » sindicale è, a interderlo bene, che essi vogliono cambiare anche e sopratutto la qualità dello sviluppo del paese, la qualità della vita loro e di tutti, le forme del consumare e del produrre. » Enrico Berlinguer, 1969

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 08:17

HUMA pacte Sarkozy Merckel J'ai écrit cet article en juillet 2009. Il demeure d'actualité sur le fond, je crois.

Qu'y a-t-il de changé depuis ?

Ce qu'il y a de changé est l'expérience acquise sur la crise dont la réalité est devenue plus évidente dans les consciences, et dont les solutions économiques avancées par la COMECO (voir sur l'article) recueillent un plus grand écho.

De même les solutions sur l'abord de la question du travail, de  son organisation, de son contenu lié à l'activité de la personne, l'activité humaine comme être social, que développe l'ergologie, ont aussi acquis un plus grand écho à travers la crise que connaissent les salariés dans leur "usage de soi". (voir notes)

Mais les mêmes dangers subsistent liés à la course entre le désespoir de masse (relatif) face à l'approfondissement de la politique anti-sociale du pouvoir et des libéraux en général, du capital, qui peut se développer, ET l'espoir de masse qui peut s'appuyer sur un développement nouveau en quantité et en qualité des luttes ouvrières et populaires ici et dans le monde.

L'indifférence (relative), forme développée par les dominants auprès des dominés peut être vaincue. Le futur n'est pas linéaire, comme on veut nous le faire croire. Toutes les prévisions basées sur un immobilisme des données sociales et politiques du moment peuvent être et seront bousculées par le processus vital de la société humaine.



UNE CATASTROPHE ANNONCEE ?

UNE QUESTION GENERALE LIEE AUX ELECTIONS.

FORMES DES ORGANISATIONS POPULAIRES.

 

Lorsqu’une catastrophe est préparée si minutieusement depuis des décennies, il est difficile de l’éviter.

 

Pourtant c’est possible.

 

Nous sommes en France et en Europe sur le point ne nous retrouver politiquement et économiquement dans l’incapacité de répondre à la crise, sous la forme de la crise politique en Palestine ou dans  de nombreux pays ex coloniaux, bien que nous soyons en France dans une société techniquement avancée et relativement dominante.

 

La raison en est l’étouffement par les forces réactionnaires de toutes les forces pouvant conduire à une solution.

Etouffement d’une OLP saine en Palestine, étouffement des mouvements populaires sains dans le monde, étouffement des partis communistes porteurs de transformations sociales viables.

 

Pour la France, la poussée hégémonique du Parti Socialiste a marqué le début de cette impasse. Mais elle vient de beaucoup plus loin si comme Marx, l’on considère la société millénaire du dit « libre échange ».

 

Après le programme commun (non en soi, mais dans les conditions et le contenu de la bataille qui le portait)  puis l’élection de François Mitterrand à la présidence, la politique du PS a constitué à bâtir son hégémonie sur l’alliance avec les forces libérales et la construction d’une image d’une force « raisonnable », « tranquille » au service de la population face à des forces « du passé, du XIX° siècle » ou « extrémistes ».

 

Des leaders du P .S. ont bien senti les limites de cette posture. Minoritaires dans leur parti, ils ont pourtant appelé à voter NON pour le référendum de 2005  sur le TCE.

 

Mais le processus de divorce est arrivé au bout. La montée du F.N. était déjà un signe du rejet par les couches populaires, particulièrement des salariés de production touché de plein fouet dans leurs conditions de vie, d’emploi, de salaires et qui ne trouvaient aucune réponse dans l’alliance entre un PS libéral, dont le libéralisme s’entendait clairement par rapport à ses positions plus que prudente face au patronat, et un PCF qui essayait honnêtement de rassembler un majorité d’opposition face à une droite de plus en plus réactionnaire.

 

Oui, le processus de divorce est arrivé au bout. Il s’est manifesté par une fuite vers des solutions populistes, des solutions apparemment alternatives, Tapie, Bayrou,Cohn Bendit (sur ce denier, je ne minimise pas la formidable poussée de "verts")…..

 

Mais le point fondamental, c’est l’incapacité des « partis du travail » de faire valoir des solutions économiques répondant aux besoins alimentaires, premier souci de la population, c'est-à-dire une alternative à un système marchand, capitaliste arrive au bout de sa force propulsive de la société.

 

Berlinguer a déclaré dans les années 1970 « la poussée de la révolution d’octobre est épuisée ». Nous pourrions ajouter, en regardant de plus loin et de plus haut la société humaine « la poussée de la révolution bourgeoise est épuisée » en tant que bout de la poussée de la société marchande en tant que productrice de richesses. Le pourrissement de sa forme de démocratie en est un témoignage éclairant.

 

Toutes les solutions avancées sous forme de catalogue, même de « bon catalogue » ont contourné l’explication scientifique de la crise et des solutions à y apporter, reconstituant sans cesse une sorte de « Programme de Gotha », qui dans le meilleurs des cas mobilisait mais n’apportait pas de solution à la mobilisation, dans le pire des cas démobilisait jusqu’à l’abstention des couches populaire et au-delà, où détournant vers le vote populiste ou fascisant.

 

Il est clair que dans les prochaines élections, il faudrait une unité de TOUTES les forces d’opposition dispersées. Mais il est clair que dans le pourrissement de la situation « à la Palestinienne », il sera difficile de les rassembler pour plusieurs raisons :

 

1 Le refus du PS d’abandonner ses positions libérales et la poursuite de l’idée d’un rassemblement sans contenu qui ne convainc plus personne et surtout pas l’électorat populaire, l’électorat salarié « subalterne », et depuis peu, pas non plus l’électorat salarié « moyen ».

 

2 Le refus des forces communistes et antilibérales sur des positions gauchistes de mener de front et l’avancée des solutions à la crise du capitalisme et une politique de rassemblement au-delà des forces anticapitalistes, rassemblement seul apte à battre Sarkozy et son équipe de représentation du capital monopoliste mondialisé.

 

3 La faiblesse du PCF qui pourrait assumer ces « deux bouts » mais qui est divisé lui-même sur cet objectif. Pourtant une force même petite, mais déterminée et surtout lucide, dans un moment de confusion de « mouvement sans direction allant dans tous les sens et sans un but à atteindre » peut donner le coup d’épaule capable d’orienter cette confusion vers un sens précis.

 

4 Enfin l’état de compétition et de division que cette confusion crée à l’intérieur d’une opposition hétéroclite sans force et sans but et sans « chemin » face à la détermination sarkozyste du capital monopoliste mondial. Les ambitions absurdes qui en découlent et leurs conséquences.

 

Dans cette situation, les propositions de la commission économique du PCF deviennent aujourd’hui un élément fort des possibilités du rassemblement. Cela ne veut pas dire que nous devions sombrer dans l'économisme. L’ensemble des question sociales et sociétales doivent être abordées et défendues. Mais le cœur de leur défense ne peut être que l’issue à la crise de production tant par rapport aux mécanismes économiques du capital auxquels il faut trouver et donner une alternative, que par rapport aux conséquences de ces mécanismes sur la crise morales qui en est intégré et sur la crise écologique qui de même n’est qu’un élément extrêmement fort de la crise globale.

 

Il est courant que dans un état social de confusion sociale, prendre les conséquences pour les causes et ignorer leurs rapports dialectiques, se développe plus qu’à tout autre moment.

 

Tant que cette conscience de crise de production, de sa quantité et de sa qualité ne se développera pas, il ne s’ouvrira aucune fenêtre de rassemblement apte à battre le sarkozysme.

 

Quoi et comment produire, cette idée apparemment complexe est à mon avis une idée extrêmement populaire si on la développe.

Elle touche directement à l’organisation du travail dont l’obsolescence actuelle est très sensible à tous les travailleurs en fonction de la souffrance qui en est issue pour eux.

 

la question est de poser le problème positivement : comment produire, comment  répondre aux besoins vitaux de la société d’une façon la plus saine possible, avec une démocratie qui ne se limite pas à des consultations formelles mais soit aussi une démocratie du travail libéré d’une tutelle quasi de droit divin.

 

Deux pistes pour aller vers un programme qui soit une transition pour et vers cet objectif qui allie à la fois l’ouverture sur les libertés aptes à développer ces droits, le pouvoir, et un contenu du pouvoir qui développe une démocratie du travail. C’est une tache qui ne peut réussir que par une mobilisation massive de la population et des salariés vers cet objectif :

 

-Un autre crédit est possible, c’est la transition vers l’abolition de la dictature de l’argent métamorphosé en capital. Et par la même de la mesure quantitative de la valeur d’échange au profit de la mesure des besoins.

 

-Une autre organisation du travail dépend d’une conscience, anti-tayloriste débouchant sur une conscience ergologique (sur ce terme voir notes à la fin).

 

Evidemment ces deux objectifs passent par la question de la politique, de la gestion, et des acquis techniques et scientifiques, de la recherche fondamentale, le tout à coordonner aux niveaux mondiaux,

Mais ce niveau là passe par la recherche de la cohérence de la personne, des entités simple et de l’entité généralisée contenant cette infinie diversité et ses infinies activités.

 

Il est possible de surmonter les 4 points de la division de l’opposition cités plus haut à la condition de développer, ou de commencer à développer cette conscience en s’adressant à tous sur ces sujets.

 

La forme du Parti dépend de son contenu. Les forces des entités, partis de transformation dépendent de cela.

 

Quelques notions pouvant aider  à ce mouvement de pensée :

 

1 L’ergologie n’est pas une science en soi. C’est  l’étude pluridisciplinaire de l’activité humaine et particulièrement du travail stricto sensu, dans le but d’une recherche de leur santé, excluant toute modélisation où voie arbitraire, mais faisant appel à un débat de valeur, des choix démocratiques, liés aux dénormalisations- renormalisations du processus humain.

Ceci n’est pas une définition, mais un essai d’explication de ma part.

Pour plus de clarté voir les sites :

http://www.ergologie.com

http://www.rencontresdutravail.com

 

2 Une vision de « l'univers » a toujours traversé les grandes évolutions de l’humanité. Tenter de prendre en compte la critique de l’approche cosmologie est important, malgré les apparences. Je souligne ici la critique formulée par Eftichios Bitsakis, « Cosmogénèse, la dialectique sous une enveloppe »,  « Dialectiques aujourd’hui », collection Espaces Marx, Syllepse.

 

3 Sur le processus d’humanisation de la nature et de naturalisation de l’humain, voir DENIS DURAND « Un autre crédit est possible, mobiliser l’argent pour le développement des êtres humains.. », Editions Le temps des Cerises.

Passage, transition, nécessaires (du moins je le pense comme l’auteur) vers une maîtrise de l’activité libérée de la dictature de le mesure qualitative de la valeur d’échange

 

Pierre Assante, 12 juillet 2009

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 06:00
MORIN PORTRAITCOMMISSION ÉCONOMIQUE DU 1ER JUIN 2011

ALAIN MORIN

UN PROJET PS SOUS CONTRAINTE EUROPÉENNE

 

Sommaire du rapport :

1 - Quelles sont les hypothèses économiques ? Sont-elles réalistes ?

2 - Recul sensible du Parti Socialiste sur les objectifs sociaux
 Chômage, emploi, travail, droits des salaries
 « Le défi de l’emploi des jeunes »
 « Maintenir les plus de 50 ans dans l’entreprise »
 Contre les licenciements boursiers et les patrons voyous
 « Garantir un bon emploi, humaniser le travail »
 La sécurité sociale professionnelle dévoyée :
 Salaires, pouvoir d’achat : Partage des richesses ou partage des salaires ?
 Une conférence salariale annuelle, mais pour quoi faire ?

3 - Services publics et rôle de l’État : Le poids des idées libérales

4 - Faute de remettre en cause ses choix européens. Un projet sans les moyens financiers

 

LE RAPPORT :

Le projet du Parti socialiste est en retrait par rapport à celui de 2007, et aussi par rapport au projet qui avait été adressé aux militants un mois avant. Une évolution entre le texte pour les militants et le texte définitif qui s’explique par les empreintes de DSK et de François Hollande. Il semble guider par la volonté d’en proposer le moins possible avec une tendance à s’incliner devant tout ce qui domine.

Ce qui frappe d’emblée dans la présentation de ce projet, c’est l’énorme contrainte pesant sur les incertitudes sur les moyens financiers et sur la croissance faisant osciller ce programme entre la démagogie du discours social et le caractère limité et contradictoire des objectifs affichés comme des moyens de leur mise en oeuvre, si loin des envolées contre le capitalisme et sur le besoin d’une nouvelle civilisation.

Il y a un double conditionnement contradictoire de ce projet :

· Le pacte euro plus – ses choix européens (traité de Lisbonne), l'obsession du « désendettement » publique.

· Le besoin vis-à-vis des électeurs socialistes de se démarquer à gauche sur le social et le national. (Volontarisme d’État, protestation sur le marché mondial, protection nationale).

Alors que monte en Europe une véritable révolte, contre les politiques liées aux politiques d’austérité imposées par la BCE, le FMI, et les dirigeants de l’union européenne, alors que les gouvernements socialistes qui les mettent en oeuvre sont sanctionnés par leur peuple les uns après les autres, le projet socialiste, autiste, reste conditionné par les contraintes d’équilibre des finances publiques exigées par le pacte de l'euro et dans son refus d’ouvrir le débat permettant de sortir de cette impasse.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le silence total sur la Banque centrale européenne, ses priorités, sa politique monétaire, son indépendance et ses interdits tels que celui de financer par création monétaire les dépenses publiques (achat direct de titres d’État), à l’heure où la réserve fédérale des États-Unis le fait, elle, massivement. Mais aussi le refus de remettre en cause la mobilisation du crédit bancaire, aujourd’hui gâché dans le soutien aux marchés financiers et à la spéculation, et de promouvoir d’autres relations entre les banques et les entreprises.

Quand, d’emblée, le projet affirme vouloir mettre au coeur de son projet ce qu’il appelle la réduction de tous les déficits qui pèsent sur l’avenir de la France, c’est d’abord au déficit des dépenses publiques qu’il pense, notamment avec sa proposition numéro 7 qui dit « pour réduire l’endettement de la France, nous affecterons la réduction à la réduction de la dette la moitié des marges financières que nous dégagerons ». Les marges de désendettement, concerne notamment la remise en cause du bouclier fiscal, le rétablissement du taux de TVA pour les restaurateurs, mais aussi des niches fiscales, dont certaines concernent des foyers modestes.

Sa recherche d’équilibre entre le désendettement et le nécessaire soutien à la croissance est, elle aussi, contradictoire puisqu'elle se traduit par un soutien à l’investissement public, mais Page 1 au maintien de la pression sur les dépenses de fonctionnement, notamment sur l’emploi public.

De même, il oppose bruyamment à la proposition de Nicolas Sarkozy visant à répondre aux exigences allemande, d’une réforme de la Constitution qui imposera «à chaque gouvernement issu des urnes de s'engager pour cinq ans sur une trajectoire anti-déficit» comme le demandent les dirigeants européens. Mais non pas pour s’opposer aux prétentions des dirigeants allemands, mais pour s’y soumettre autrement, en proposant que « la moitié des recettes supplémentaires soit affectée au désendettement. Et que ces règles plus efficientes soient inscrites dans la constitution plutôt que la clause anti-déficit bricolée par le gouvernement… »1 .

Tout se passe comme si les rédacteurs du programme, partageant un attachement commun avec la droite au traité de Lisbonne, auraient cherché à en dissimuler la portée pratique, pour empêcher un débat sur la nécessaire réorientation de la construction européenne.

Ce préalable sur la priorité à la lutte contre les déficits n’empêche pas le Parti socialiste

d’afficher une certaine démagogie dans le discours social : « nouveau modèle de développement économique, social et écologique qui met l’économie devant les finances, relance du pouvoir d’achat et meilleur partage des revenus, lutte contre les licenciements et combat le chômage,… Un projet qui battit l’égalité, qui allie l’égalité réelle avec la liberté de choix pour retrouver une France juste, un projet qui renoue avec la promesse d’un nouvel élan démocratique pour rassembler les Français. Il s’agit de rétablir une république fière de ses valeurs,… »......

 

.......SUITE sur ce lien : ici

http://www.bdr13.pcf.fr/IMG/pdf/rapport_Comeco_1er_juin_2011-4.pdf

 

(1) Comeco, Commission économique nationale du PCF, publié sur site PCF13

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 07:44

 Ivorra huma 19.08.11

 

Analyse :

 

Pierre Ivorra

 

L'Humanité

(19.08.11)

 

Et aussi : un point de vue sur la relation

entre ressources

et production : ICI

 

Autre Info :

Réédité en mai 2011 :

 

GRUNDISSE-MARX.jpg

 

 

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