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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 08:57

Image illustrative de l'article Parti de la gauche européenneL'initiative citoyenne européenne en questions.

Interview de Jean-Michel Borriello

 

borriello.jpgPour Jean-Michel Borriello, Membre de la direction départemental du  PCF 13, en charge des questions économiques, il faut articuler les débats pour un référendum sur le pacte budgétaire et pour une banque publique européenne. Il a participé, pendant une semaine, à l'université d'été du Parti de la gauche européenne (PGE), qui se tenait en Grèce jusqu'au 22 juillet. Le lieu s'y prête. La Grèce est le pays où l'austérité a fait le plus de dégâts en Europe.

En conclusion de cette université d'été, le Parti de la gauche européenne a annoncé qu'il fera campagne pour une banque publique européenne afin d'émanciper les Etats des marchés, axée sur le développement social, écologique et solidaire. Un objectif est de collecter un million de signatures. Une initiative inédite en Europe qui doit être mise en lien avec la lutte contre le traité budgétaire d'austérité.

Nous avons donc demandé à Jean-Michel Borriello de bien vouloir nous faire un tour d'horizon estival mais très politique à partir de ce qu'il a retenu des universités d'été du Parti de la gauche européenne.

 

Place aux vidéos : http://13.pcf.fr/26760  Eco Po Juil Aout 2011 Une 

 

      1 La crise économique qui continue à frapper des millions de salarié-e-s exige des réponses adaptées, en rupture avec les logiques néolibérales qui ont déclenché la catastrophe.

2. La compétitivité pour remède à tous les maux ? La croissance à tout prix ? Mais c'est quoi la croissance ?

3.  Equilibrer les comptes publics pour relancer l'économie ?

4.  L'Efficacité c'est le privé ?

5.  Services publics pour le bien public ?

6   Faut-il imposer une répartition des richesses ?

7.  Dialogue social sans conflits ? La lutte des classes, c'est fini ?

8.  François Hollande a acté les résultats du sommet européen des 28 et 29 juin derniers. Il vient de soumettre le pacte budgétaire issu de ce sommet au Conseil constitutionnel et souhaite une ratification la plus rapide possible... Qu'en pensez-vous ?

9. Mais ne faudrait-il pas que les français connaissent le texte du pacte budgétaire d'austérité ?

10.  Si ce traité allait au bout de sa ratification les chances de rejeter l'austérité comme moyen de sortir des crises ne subiraient-elles pas un coup d'arrêt ?

11. Est-ce suffisant ou crédible de demander un référendum lorsqu'on se rappelle comment le non de 2005 a été bafoué ?

12. Les participants à l'université d'été du Parti de la gauche européenne sont particulièrement inquiets des dérives autoritaires. Ils feront campagne dès septembre pour une banque publique afin d'émanciper les Etats des marchés. Quel objectif ? Quel lien avec la lutte contre le traité budgétaire ?

13.Avec la création d'une banque européenne publique s'agit-il d'un moyen efficace pour arrêter le bras armé des saigneurs de la finance ?

14. Pour la première fois, la bataille sera menée dans les différents pays européens. Ce sera une lutte "non contre, mais pour un projet" ?

15. Quelle articulation entre le PCF, le Front de Gauche et le Parti de la gauche européenne ?

16. Quelques dates à retenir ?

Il faut mettre fin à une anomalie. L'Union Européenne a cette particularité qu'elle a poussé avec un tel zèle la protection des marchés qu'elle a mis la Banque Centrale Européenne (BCE) à l'abri de tout contrôle démocratique. La campagne sera donc un moyen de mettre en cause le fait que la BCE ne peut prêter directement aux Etats.

La banque publique européenne serait financée par une taxe sur toutes les transactions financières, par le budget européen et par la BCE. Cette dernière pourrait créer de la monnaie. Une banque publique qui pourrait financer la dette à des taux très bas. Cette banque pourrait contribuer à financer des plans d'investissements. De plus, non conditionnés à un plan d'austérité, ces prêts permettraient de ne pas diminuer les salaires. Ainsi on peut avoir une relance de l'économie par la consommation.

La commission européenne doit valider la procédure d'initiative citoyenne avant le 7 septembre. Selon ses règles, si, un an au plus tard, le cap du million de signataires est franchi, la Commission devra transformer cette demande en "acte juridique", ou justifier son refus.

Donc un calendrier bien chargé pour cette rentrée très particulière, puisqu'en France, l'initiative débutera au même moment que la campagne pour obtenir un référendum sur le très "austéritaire" traité fiscal que François Hollande aimerait voire ratifié avant la fin septembre. Il faudra donc lier les deux. Cette bataille s'inscrit comme une alternative à la grande coalition qui soutient le néolibéralisme en Europe.

Ainsi pour la première fois, la bataille sera menée simultanément dans les différents pays européens. Autre nouveauté : ce sera une lutte non contre, mais pour un projet. ......

.

......Les vidéos sur ce lien :

http://13.pcf.fr/26760

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 07:26

image4-0001-copie-2.jpg

image4-0002-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 05:09

Article mis en ligne une première fois sur ce blog le 23 juillet 2012

Yves DIMICOLI

12/07/2012

CELLULE DE VEILLE FACE AUX LICENCIEMENTS

RAPPORT D'INTRODUCTION

http://storage.canalblog.com/67/98/157203/77858757.doc

 

DIMICOLI YvesLa décision a été prise par le CEN de créer, au niveau national pour commencer, une « cellule de veille » face à la multiplication des plans de suppressions d'emploi et pour engager un suivi de la « grande conférence sociale » lancée par F. Hollande.

Ce rapport a pour but de présenter quelques premières pistes de réflexion pour ce faire, afin d'organiser l'action avec des contre-propositions.

I - Le débat politique à la suite de la Conférence sociale

Le souci prioritaire de l’emploi est affiché dans un contexte très anxiogène  où se multiplient les annonces de plans de licenciements, de fermetures de sites, de mises en liquidation d’entreprises.

La CGT avait alerté, sur le fait que, à la demande de Sarkozy, ces opérations avaient été retardées, tandis que certaines, emblématiques, avaient donné lieu à quelques rafistolages servant surtout à alimenter un « plan com.».

Le projecteur porte particulièrement aujourd’hui sur le plan de suppression de quelques 8000 emplois directs en France chez PSA (ce qui menace entre 20 et 30 000 emplois induits) à propos duquel le ministre de l'emploi, M. Sapin, a dénoncé une dimension « criminelle » de la démarche de retardement de Sarkozy.

Les effets retardés de nombre de ces dossiers se conjuguent avec une nette dégradation de l’activité économique sous le double impact (en France comme en Europe) des politiques d’austérité budgétaire et d’un sensible rationnement du crédit bancaire à l'industrie, tandis que, sur le marché mondial dont la croissance s’essouffle, une concurrence aveugle se déchaîne.

F. Hollande a été élu grâce, notamment, aux 4 millions de voix du Front de Gauche, pour rompre avec l’autoritarisme de Sarkozy, mais aussi avec sa politique d’austérité.

Des promesses ont été faites, malgré tout, par F. Hollande, dont certaines sous la pression de notre campagne. Ainsi, celle d’accorder la priorité à la croissance et de « refuser l’austérité ». F. Hollande s’est beaucoup démarqué, alors, de Sarkozy en affirmant vouloir une autre implication des banques dans le financement de l’économie plutôt que l’appui apporté à la Finance spéculative.

Il a dit qu’il se battrait pour la croissance en Europe assurant même vouloir renégocier le pacte budgétaire signé par Merkel et Sarkozy. Il a souligné le besoin d’une « réorientation de la BCE » et, au delà, de toute « l’Union Européenne ».

Le sommet européen des 25 et 26 juin, c’est incontestable, a donné lieu à quelques ajustements à ce propos, au prix de certains reculs de A. Merkel.

Mais, outre que ces ajustements sont très insuffisants, ils sont assortis de contreparties politiques exigées par Merkel très graves pour les Français et les Européens.

On pense à la « sanctuarisation » de la BCE, confirmée plus que jamais au service de la domination des marchés financiers. On pense aussi à l’acceptation pleine et entière du Pacte budgétaire.

Mais ce sont les petits ajustements obtenus qui ont été mis en avant par F. Hollande et les médias, accréditant l’idée que le Président de la République a obtenu la renégociation promise.

Cela a marché de paire avec plusieurs annonces successives à forte charge symbolique à gauche : petit coup de pouce au SMIC, encadrement des loyers dans 43 villes, révision partielle de la loi sur les retraites, abrogation de la TVA sociale, volonté affichée de contenir l'augmentation des tarifs du gaz, alourdissement sensible de l’ISF, taxation de 3% sur les dividendes, prélèvement exceptionnel sur les banques, stabilisation du nombre global de fonctionnaires....

Ces mesures ont été largement mises en avant comme autant de marqueurs du refus d’un « tournant dans la rigueur », comme l'a affirmé  J.M. Ayrault, devant l'Assemblée nationale.

Mais ces annonces immédiates très insuffisantes (Cf. SMIC), ont été faites en même temps que celle l’annonce d’une forte restriction des dépenses publiques et sociales pour 2013 et jusqu’en 2016. ....

Suite de ce texte sur ce lien :

http://storage.canalblog.com/67/98/157203/77858757.doc

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 04:31

Eco Po Juil Aout 2011 UneTexte de la pétition

 

Monsieur le Président,

Les Françaises et les Français vous ont élu pour que leur vie change, pour s’attaquer au monde de la finance et sortir de la crise.

Pour la première fois, la gauche est majoritaire à l’Assemblée et au Sénat, c’est le moment de répondre - enfin - aux urgences sociales en se donnant les moyens d’un véritable changement.

Rien ne sera possible avec l’austérité qu’impose le Pacte budgétaire européen, dont vous souhaitez la ratification par le parlement, sans consulter notre peuple.

Nous proposons d’autres solutions :

·                                 Une augmentation significative du SMIC, des salaires et des pensions.

·                                 Un moratoire sur les plans de licenciements et une loi interdisant les licenciements boursiers.

·                                 L’arrêt général de la RGPP, le développement de l’emploi et des services publics pour répondre aux besoins.

·                                 La mise en place d’un pôle public bancaire et financier.

·                                 La non ratification du Pacte budgétaire européen par le parlement et la consultation des Français par référendum

Pour signer la pétition : http://13.pcf.fr/26575

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 11:16
Notre lutte pour sauver PSA-Aulnay L'événement
On est prêt à se battre contre tout le monde
Ahmed, samir, Agathe et Geng, salariés de PSA Aulnay sont mobilisés... témoignages. Lire aussi notre enquête dans les coulisses du clan familial qui contrôle PSA.
Souscription  
Nous proposons à celles et ceux qui peuvent le faire de participer à une souscription «spécial déménagement» afin de couvrir une partie des frais engendrés et nous donner les moyens de développer l’Humanité, l’Humanité Dimanche et la plate-forme numérique. Télécharger le bon de souscription

 

Pétition : Exigeons un référendum sur le pacte budgétaire européen!
Signer la pétition et participer à la campagne pour exiger un référendum sur le traité budgétaire européen. Signez en ligne et lire tous nos articles.
En savoir plus >>

 

 

Fête de l'Humanité  
À l’espace théâtre, on sonne 
trois coups bien frappés

 

Entre l’hommage rendu à Aragon et la fin de la guerre d’Algérie, les aficionados de la scène pourront découvrir, au hasard des surprises, des spectacles des plus classiques aux plus iconoclastes. Le chapiteau de l’espace théâtre est devenu l’un des lieux incontournables de la Fête. Chaleureux, convivial, il est un endroit au calme, comme on dirait au frais, où il fait bon se retrouver pour partager des instants d’intimité bienvenus, loin de la cohue joyeuse et bruyante qui fait, aussi, le charme de la Fête. Lire la suite

 

 

Participer à la préparation de la Fête de l'Humanité, acheter son entrée, découvrir et partager sa programmation... sur le web, les réseaux sociaux (twitter, facebook), recevoir la newsletter, c'est par ici > La Fête de l'Humanité

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:09

Cet article a été publié tel quel, et avec ces illustrations, ici sur ce blog, le 12 aout 2011, ses hyphoteses restent en suspend....

Pourquoi ne pas reposer les questions de temps en temps, surtout apres cette histoire de

aaa ?

 

Les ouvriers de la 11° heure et leurs illusions dans leurs propres mensonges :

 

Copie de BIBLIOIl est tout à fait probable que le CAC 40 se stabilise et oscille entre 3000 et 3500. J'ai fait part de cette supposition il y a quelques jours dans des discussions. Supposition. Nous verrons.

 

Il reviendrait ainsi à la réalité de la dernière crise dite financière.

La bourse n'est pas un indicateur direct de l'économie, de la production réelle, mais elle peut les refléter de loin.

 

Si l'on établit une moyenne entre deux extrémités d'un cycle, entre deux bas de la courbe des valeurs en bourse, on s'approche d'un indice de l'acticité réelle, concrète de la production, étant donné que les hauts au contraire reflètent les gonflements des bulles dans les secteurs d'activité.

 

20101012 021Et comme le capital vit à crédit sur la croissance, s'il n'y a plus de croissance, l'indice se stabilise lui aussi, malgré les grandes peurs telles que celle qui vient de se produire et qui a rétabli l'indice....jusqu'à ce que cette "immobilité" précipite finalement la chute du mouvement productif et par la même des possibilités de spéculation.

 

L'amusant est qu'ils croient avoir redressé la situation financière par leurs recettes, alors qu'elle peut se stabiliser la bourse momentanément "d'elle même", dans le moment particulier de la crise, et alors qu'ils poursuivent l'effet souterrain massif de leurs choix économiques et politiques en grand, bien au-delà des recettes pansements du moment.

 

CAC-40_12aout-2011.jpgÉvidemment, s'il y a décroissance de la production la bourse et ses indices le reflèteront. Pour le moment la croissance de la productivité a compensé à peu près les pertes relatives de profit, mais les drainages vers la spéculation du formidable excédent dû à cette productivité jusqu'à présent auront leurs limites. C'est ce qui a permis de contrebalancer le gâchis spéculatif du travail. A contrario, la contradiction interne du capital à  la progression de techniques, de capacités productives "matérielles et morales" ne peut que s'accroître et exploser littéralement. Baisse tendancielle du taux de profit.Capital.L3.T1.ChXIII

 

A combien peut-on chiffrer la destruction du travail réel de l'humanité, c'est à dire du travail des salariés et en premier lieu celui des producteurs directs des biens matériels ? Moi je n'hésiterai pas à dire à 50% du produit général. 

 

On est encore loin de répondre à la crise par cette question centrale : le travail. Pour le capital, la force de travail étant une marchandise, ce n'est pas sa propriété qui l'intéresse, c'est à dire pas le métier et son produit, mais sa valeur marchande et la possibilité d'en tirer le plus grand profit. C'est à dire être indifférent à la valeur d'usage du travail, indifférence dont il s'étonne de voir qu'elle gagne les producteurs eux mêmes en crise de reconnaissance de leur valeur non marchande et le leur produit concret.

 

008Les solutions à la dernière crise dite financière ont consisté à injecter du sang (capital) au-delà du garrot relatif qui stoppait relativement la circulation. Cette fois-ci le capital veut en plus desserrer le garrot comme en Grèce, en accroissant massivement et rapidement l'austérité....! Certains en tireront profit, comme le mauvais médecin de la maladie, mais en tuant le marché faute de consommateurs suffisants, il ne leur restera plus qu'un marché d'Etat oppressif et dangereux (celui des armes par exemple, mais pas seulement) qui immobilisera la société jusqu'à une explosion en avant des garrots et du garrot "général", des garrots généraux, c'est à dire aussi les garrots politiques et moraux.

 

Ce scénario n'est évidemment pas sûr, heureusement, car à la006.JPG différence du physique ou de la biologique, la société humaine possède une pensée et une conscience que la crise fait grandir et dont les décisions et les actes peuvent transformer les normes, situations, antécédentes pour créer du nouveau, un novum comme dirait le philosophe.

 

C'est dans l'aplatissement de la courbe de la productivité du travail, non dans un secteur, mais sur la production mondiale et sa descente que se manifestera, si le mouvement populaire n'a pas trouvé la voie de l'action unie sur des objectifs autres que fantaisistes et menteurs des majorités politiques d'aujourd'hui, c'est dans cet indice qu'apparaîtra la réalité d'une crise demandant intervention urgente, indispensable sous peine de mort sociale.

 

Moi, je suis plutôt optimiste. Et surtout communiste. Le mouvement social dans le monde, ce n'est pas le calme plat, KKEsurtout cet été...!!! Des 4 août et des 10 août nouveaux styles, nouvelle réalité, sont en préparation dans un avenir pas très lointain et partout dans le monde, même si géographiquement il y a des centres "névralgiques" et des entrecroisements au-delà, par dessus les zones, les frontières que le capital lui-même contribue à abolir pour lui, mais ça peut servir contradictoirement à l'humain producteur (les restrictions de liberté qu'il développe n'empêchent pas les personnes humaines d'exister et de communiquer et d'agir en commun). Pas sans douleurs bien sûr pour nous et pour la société, mais ces douleurs seront bien moins grande qu'un effondrement social.

 

Bon je crois que je joue un peu beaucoup aux augures, mauvais et bons. Mais si les augures ne servent à rien, imaginer et réfléchir peut être utile. Réfléchissons !

 

Pierre Assante, 12 août 2011

 

Voir :   "Une crise de la production et rien d'autre"

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 06:06

Cet article n'est pas permanent et change en fonction de l'humeur et de l'actualité 

 

A la mesure quantitative de la valeur marchande généralisée

ne peut que correspondre une mesure quantitative de la valeur morale, généralisée.

Est dévalorisée toute activité non mesurable.

P.A.

Jaurès-copie-1  Citations :

« Le socialisme d’état est une sorte de pessimisme social. »

« Il est impossible d’appeler vers l’avenir sans éveiller derrière soi les échos profonds du passé. »

« Les belles ivresses métaphysiques et mystiques attendent encore l’humanité, mais ivresses de sciences, de liberté et d’action autant que de rêve. »

« Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. »

« Les forces toujours plus variées et plus riches de la nature humaine désunifient, sans le rompre, le thème de l’ordre économique. »

« La confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs. »

« Ce n’est pas seulement la cité, c’est l’atelier, c’est le travail, c’est la production qu’il veut organiser selon le type républicain. »

« Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. »

« L’histoire se joue des formules »

« Le courage s’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. »

Jean Jaurès

 

Si l’on observe les évènements d’aujourd’hui, qui conditionnent notre accès aux ressources pour assurer notre quotidien, on se rend compte que malgré le « mûrissement » des phénomènes décrits par Engels et Marx, les tendances à leur reproduction ne peuvent que se renouveler. Les lois de reproduction du capitalisme, les contradictions, par exemple, entre le « capital achevé » et le « capital inachevé » (souvent concrétisées par la révolte sans effet de la petite bourgeoisie) perdurent au stade actuel, parce qu’en se renouvelant sans cesse le capital retrouve  ses différentes formes d’évolution anciennes propres, auxquelles s’ajoutent des formes nouvelles, jusqu’à épuisement de sa poussée productive. Cet épuisement se manifeste en partie par la stérilisation de plus en plus grande de son activité productive. Cet épuisement peut déboucher sur une transformation sociale créatrice parce que la vie a besoin de renouvellement, ou une stagnation-régression-mort de civilisation. Cela dépend de l’intervention consciente collective de l’acteur social qu’est la personne humaine…

Pierrot Assante, 23 avril 2007

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 14:00

LE PARLEMENT ITALIEN VIENT DE VOTER "LA REGLE D"OR"....

SORTIR DE L’EURO OU LUTTER CONTRE L’UTILISATION QU’EN FONT LES BANQUES ET LE CAPITAL ?

Article publié ici une première fois le 19 juillet 2012

 2012 02 25Rodolfo Ricci

Mon ami Rodolfo, à la suite du vote d’aujourd’hui de la règle d’or par les parlementaires italiens, nous donne une analyse extrêmement lucide (lien ci-dessous) et extrêmement pessimiste.

 

Mais il n’est pas question pour moi de ne nier aucun des scenarii qu’il développe comme hypothèse, et comme possibilité effective.

 

Mais un autre scenario encore plus pessimiste est encore possible : c’est un retour en arrière complet, une chute de l’€, de l'Europe et généralisée sous la pression du blocage des échanges par un paroxysme de la crise de production à laquelle la suraccumulation capitaliste nous conduit.

 

Boccara quelles réponsesEt un autre, plus optimiste est possible aussi. Les révolutions en France, 1798, 1830, 1848, la résistance de 1851, La Commune, la guerre impérialiste de 1914 et ses enseignements pour la classe ouvrière (la création de partis ouvriers plus conséquents, malgré leurs défauts ou tares à surmonter), le Front Populaire, la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance en 1946… montrent que dans les mouvements de la société, même  quand les travailleurs sont utilisés par les classes dominantes qui veulent s’affranchir de dominations supérieures, il n’empêche qu’au passage, cette même classe ouvrière a su conquérir des avancées concrétisées dans les constitutions d’après guerre, particulièrement en France et en Italie.

 

Cependant, nous ne sommes plus dans les conditions de la Libération. Les aires de productions sont bien plus larges que les aires nationales. Si les acquis nationaux sont des points d’appui, ils ne suffisent pas en l’état pour répondre aux besoins d’élargissement et de coordination d’aires de production et d’échange correspondant à l’état de développement des forces productives. L’Europe peut constituer une de ces aires si à travers un long ou rapide développement de la « résistance aux banques » et de leur soumission au gouvernement du peuple, nous réussissons à en faire ce que dans une des hypothèses de Rodolfo l’on ferait par destruction-reconstruction.

 

On ne revient en arrière que dans des moyens âges de fin d’empire. Ce qui est possible, mais sans doute pas souhaitable, ni inévitable. En tout cas il n’est pas question  de renoncer sans se battre et d’accepter ce moyen âge comme un fait déjà accompli. Le programme économique du PCF, de sa commission économique (coméco, exposé dans ce blog) et du Front de Gauche a commencé à répondre à cet objectif de lutte et il peut progresser à travers les batailles actuelles contre les fermetures d’entreprises dans le cadre d’un gouvernement de gauche qui risque de se trouver désavoué s’il ne répond pas à cette question. Mais nous n’en sommes pas encore là, qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas. Volonté et nécessité ne s’accordent pas toujours, mais sans la première aucun projet utopique ou non ne peut voir ni le début ni la fin d’une concrétisation

 

Les « pays du sud » de l'Europe sont dans une situation qui tend à un repli, parce qu’écrasés (pour le moment) plus que les autres par le libéralisme mondialisé et informationnalisé, mais cette tendance existe aussi dans les pays du Nord de l’Europe, et en France, motié au Nord, moitié au Sud.... Dans les formes progressistes ou dans des formes réactionnaires, ces dernières se manifestant dans les mouvements d’extrême droite ou les mouvements « pirates » de droite ou  proposant de tout changer pour que rien ne change, naïvement ou insidieusement. 

 

Rodolfo nous dit avec grande raison : «  Sarà bene tenere a mente i nomi di questa banda di irresponsabili bipartisan (del PDL del PD dell’UDC e degli altri gruppuscoli che sostengono Monti) che al Senato (il 12 luglio scorso) e alla Camera (oggi 19 luglio) hanno votato a favore: abbiamo 20 anni ed oltre per ricordare in ogni occasione a queste persone il danno decisivo e irrecuperabile che hanno causato con questa decisione al nostro paese... ».  Oui, et l’on peut ajouter parmi les irresponsables, ceux qui ont poussé à la dissolution du P.C.I. et au désespoir d’une bonne partie de la population italienne et des militants qui se trouvèrent et se trouvent encore, même si l’on considère les défauts et erreurs de ce parti (qui est humain avant tout avec ses limites), nus pour apporter une réponse collective du peuple au capital.

 

C’est d’ailleurs une chose à méditer pour tous les peuples.

 

Pierre Assante, 19 juillet 2012

 

Lien sur l’article de Rodolfo :

http://cambiailmondo.org/2012/07/19/italia-ratificato-il-fiscal-compact-ora-non-ci-resta-che-uscire-dalleuro/

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 20:24

PARTISANS_1962_FANON_ETC-jpgSOUVENIR, SOUVENIRS….

 

Ce N° de cette revue de février 1962, que j'avais achetée à sa parution à la Librairie de la Renaissance, tenue par le PCF, Cours Jean Balard d'aujourd'hui , près du Vieux Port et du journal « La Marseillaise », avec d'autres par la suite, était éditée par Maspero (j’en ai encore quelques exemplaires). C’était quelques semaines avant l’indépendance algérienne

 

Cette revue avait une sensibilité particulière qui fait la diversité du mouvement démocratique, qui seule et isolée est inefficace, mais devient forte et opérationnelle dans une capacité de trouver le mode d’agir avec les autres. Entre autre avec le PCF et ses luttes anticoloniales.

 

Ce N° contenait un hommage à Fanon qui venait de mourir, par ses frères de lutte, ainsi qu’un de ses textes importants de 1959 : « Une situation irréversible », sur la question de l’indépendance algérienne.

 

Il contenait aussi des textes de Kateb Yacine, Nazim Hikmet, Georges Perec et bien d’autres….

 

A noter, un débat concrétisé par une lettre de Régis Debray sommant la revue d’affirmer positivement une alliance avec le PCF et une réponse de Maspero affirmant une alliance critique.

L’on voit que les débats et les confrontations n’ont pas manqué et qu’il vaut mieux un affrontement d’idée qu’une molle indifférence, il me semble. D’autant que les confrontations ne sont pas en soi synonymes d’affrontement destructeurs, mais menées avec lucidité, cohérence et ouvertures, peuvent déboucher sur l’acte social créateur d’avenir.

 

Pierre Assante, 21 juillet 2012

 

"Non au mépris de l'homme. Non à l'indignité de l'homme. A l'exploitation de l'homme. Au meurtre de ce qu'il y a plus humain dans l'homme : la liberté". Frantz Fanon.

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:02

Pétition en bas de page :

exiger un référendum sur le PACTE BUDGETAIRE EUROPEEN

REFERENDUM 0001-copie-1REFERENDUM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PETITION REFERENDUM 0002 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 18:01

Yves DIMICOLI 03/07/2012                                                                                                                  

Sommet européen: petits arrangements  mais  fuite en avant

 

DIMICOLI YvesF. Hollande assure que le sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles « a permis d'aboutir à la renégociation » du pacte budgétaire de Merkel et Sarkozy (le projet de traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance - TSCG) qu'il avait promise au cours de sa campagne présidentielle. « Dans un délai qui ne sera pas long », il s'engage à soumettre au Parlement français, pour ratification, « toutes les décisions » qui y ont été adoptées: « le pacte de croissance, la supervision bancaire si c'est nécessaire, la taxe sur les transactions financières et le pacte budgétaire », lequel n'aura pas même été amendé.  Certes, de petites choses ont été obtenues dans le bras de fer avec Merkel, sur d'autres sujets, mais au prix de contreparties politiques lourdes de dangers pour les peuples, pour le peuple français en particulier, lequel n'a pas voté « Hollande » le 6 mai dernier pour ça.......

 

.........Suite de ce texte sur :

http://storage.canalblog.com/83/78/157203/77286264.doc

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 14:00

MASSON-patron-de-choc-19.7.12_0001.jpg

MASSON-patron-de-choc-19.7.12_0002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 13:59

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZJe reprends Jean Pierre Vernant que j'avais étudié chez Yves Schwartz. Quelle correspondance !... à distance des millénaires entre notre période et la période athénienne sur la division du travail conçue, à la manière sarkozyste, et aussi à la manière social libérale comme du libéralisme en général, et qui débouche sur :

- la fixation de la division du travail donc rigidifications des inégalités sociales

- la méritocratie en conséquence. (les "méchants" d'Aristote = les milieux populaire non "cultivés", contre les sages conservateurs, mais en même temps : il y a bien un mouvement contradictoire à cet état de fait qui le fait abolir). Différence ? : sommes-nous vraiment en capacité de sortir (avec du temps !) d'une société marchande arrivée au bout (en combien de générations ?) de la mesure quantitative de la valeur... en notre période de régression, alors qu'Athènes était pour un temps en expansion généralisée

 

VERNANT.jpgLa méritocratie Et pas seulement dans les organismes de droite, mais dans la diffusion de toute ce qui existe dans la société. La méritocratie, c'est ce qui équivaut en période de régression à la médiocratie impuissante, et si vous n'en êtes pas persuadé-e-s, consultez ce que devient le formidable affrontement de classe du XX° siècle dans le programme d'histoire de Troisième.  Ce n'est pas nouveau, mais c'est devenu prégnant totalement, et a débuté en force croissante dès les conquêtes de la libération et contre les conquêtes de la libération. Extension de l'aliénation à toutes les formes d'activité et à leur "modernisation", dans leur processus même.

 

Autre élément, le renforcement du discours de type religieux, sauveur, qui renforce le présidentialisme et auquel nous n'avons pas su échapper. Courant chaud et courant froid du marxisme ? Oui, mais où est le courant scientifique qui peine tant à s'exprimer ? Heureusement le dicours syndical dans le discours politique lui ouvre en partie la voie....

 

A la mesure quantitative de la valeur marchande ne peut que correspondre une mesure quantitative de la valeur morale. D'aucun pensent pouvoir les séparer alors qu'elles ne font qu'une, même si chaque champ d'activité a son autonomie et sa particularité (c'est le mot qu'il faut doublement pour une civilisation individualiste, pour désigner les caractéristiques) relatives. Les "caractéristiques" conviennent mieux à l'espoir d'une société sans classe  qui fasse place à la personne humaine

 

Bon tout ça ne nous empêche pas de vivre et nous fait réfléchir.

 

Pierre Assante, 16/07/2012

 

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:36

SCHWARTZ 1988  À travers la vision de l'échange,

situer un moment historique de l'échange dans le processus social général, millénaire et plus

 

L'analyse du particulier, du divers, est, dans les concepts développés, liée au tout, à l'unité du "tout". C'est le cas, autant que faire se peut, et dans ce cas ce n'est pas peu, dans "Expérience et connaissance du travail",

La plupart des humains, nous en sommes sur le chemin, mais nous n'en sommes pas là.

 

Marx a ses limites qui sont celles de son espèce, mais il a fait un travail fondateur et en cela il est sans doute, dans ses œuvres, un nos meilleurs amis.

 

GRUNDISSE MARXJe fais passer ce texte des Grundisse en ligne (parties de 3 pages, 234, 235, 236), qui est totalement dans cette vision,  je crois, (mais les textes de "préparation" de Marx sont quasiment tous de cette sorte) et qui montre à quel point il est éloigné d'une conception dogmatique de travail concret et travail abstrait, comme d'autres textes plus pédagogiques, c'est à dire moins approfondis, plus "extraits", donc moins abstraits, pourraient le laisser penser de sa part.

 

C'est tout simplement, je crois, à travers sa vision de l'échange, et donc de l'argent à un moment, qui lui permet de situer un moment historique de l'échange dans le processus social général, millénaire et plus, et qui l'amène à entrer dans "le détail" du mode de production, et donc du processus général du mode de production dans son découpage historique, donc deS modeS de production et d'échange et les particularités de leurs lois-tendances historiques (1)

 

Pierre Assante, 17/07/2012 10:21

 

(1) voir citation sur ce document (extrait de 3 pages) :

 

"...de par son concept, le capital est argent, mais cet argent n'existe plus sous la forme  simple de métal d'or ou d'argent, ni même en tant qu'argent par opposition à la circulation, mais sous la forme de toutes les substances -de toutes les marchandises. Dans cette mesure, il ne s'opppose donc pas en tant que capital à la valeur d'usage, mais il n'existe précisément que dans les valeurs d'usage, en dehors de l'argent. Ses substances sont elles-mêmes, à présent, des sbstance périssables qui....(suite ci-dessous)   

 

GRUNDISSE-234_0002.jpg

  ....et, en échange, le capitaliste lui donne une autre marchandise, sous forme d'argent. Ceci vaut pour tous les services que les travailleurs échangent directement contre l'argent d'autres personnes et que celles-ci consomment. Il s'agit en l'espèce de la consommation du revenu, qui, en tant que tel, fait toujours partie de la circulation simple, et non de la consommation du capital. Si l'un des contractants ne se présente pas à l'autre en tant que capitaliste, cette prestation de service ne peut entrer dans la catégorie du travail productif....

 

Dans le même ordre d'idée, on peut mettre en relation à la page 843 "VALEUR. Reprendre...", avec :

 

"...n'est parvenu à une valeur objective..." page 753...

et

"...c'est dans ce rapport qu'on les échange"... (et notation par barres...)" page 99......

 

suite dans "Les Grundisse", Editions Sociales.......

  

ET,

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 07:37

MASSON-17.7.12_0002.jpgMASSON-17.7.12_0001.jpg

 

 

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 21:16

Si certains des liens du type http://www.pierreassante.fr/dossier/nom du dossier.pdf (ce lien n'existe Travail....pas, c'est un exemple) n'étaient plus accessibles à certains moments. veuillez m'en excuser.

 

Et si vous avez besoin d'un de ces textes, d'essai, etc., d'un des ouvrages de l'auteur du blog mis en ligne par ces liens, je peux vous les envoyer directement à votre adresse électronique.

 

La mienne, Pierre Assante : 

p.assante@wanadoo.fr

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 21:00

SAM_1014.JPGDepuis cet article du 5 décembre 2007 (ci-dessous),  une conscience collective s’est produite sur la nocivité d’une « société d’actionnariat », de libres rapides et permanents déplacemenrts des capîtaux vers  les placements les plus protitables à ses détenteurs.

 

Il s’agit maintenant que progresse la conscience des solutions alternatives à l’économie capitaliste à son paroxysme processuel « naturel », en évitant les pièges que nous tendent les tenants et profiteurs de cette « société d’actionnariat » elle même.

 

Pour cela il faut que ces solutions soient portées par les luttes des salariés au quotidien, dans les évènements qui suscitent réaction immédiate comme dans l’action de longue durée ouvrant et accélérant les transformations nécessaires.

 (voir sur ce blog les article d'économie et politique, la revue).

Le 13 juillet 2012

 

!cid 4F04DF98-72DE-41BB-B047-A2258CC1F91B@BelkinLe 5 décembre 2007

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

 

On ne convainc jamais personne.

Pas plus les communistes que les autres.

 

On ne transmet une idée, une connaissance d’un fait ou d’un concept que si l’autre ou les autres, en ont déjà l’intuition, c’est-à-dire si les éléments de vos idées se sont déjà insinués dans leur cerveau à travers la vie quotidienne, à travers leurs propres observations, le vrai comme le faux.

 

C’est ce que font les médias au service des dominants en faisant levier sur des réalités perçues et en les déviant sur des solutions correspondantes aux intérêts de ces dominants.

 

Le travail du militant est un travail de longue haleine. Il s’agit de donner des éléments qui vont mûrir lentement au fil de l’expérience quotidienne.

 

Cette maturation peut aussi devenir une explosion violente sous l’effet d’évènement confirmant brutalement ce qui s’est accumulé dans les cerveaux, et qui fait la conscience collective.

 

On ne transmet jamais en situation de polémique avec l’interlocuteur qui entrera non en écoute mais lui-même en polémique. On transmet en situation d’écoute, même s’il s’agit d’une écoute contradictoire.

 

Notre temps présent est une situation de non écoute massive.

 

S’insinuer dans une situation d’écoute est un art.

 

Le refus d’écoute peut aussi signifier que l’accumulation conduisant à la maturation d’une idée est en latence, en demande d’attente, en pause pour réflexion ou pour lassitude, ou les deux ensembles.

 

Un objectif immédiat ne peut être atteint que s’il il y a eu déjà cette accumulation.

 

C’est ce qui nous a manqué sur la question du passage du NON à une construction nouvelle de notre avenir.

Et qu’il faut construire.

 

Pierre Assante, Mercredi 5 décembre 2007

  

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 06:33

Berlinguer photoSur l'entretien avec Guido Liguori par Gaël De Santis dans l’Humanité du 29 juin 2012:

 

Très intéressant article. BRAVO !

 

Je ne regrette qu'un point sur l'ensemble des qualités de cet entretien : c'est que n'y apparait pas directement la redistribution mondiale du travail et des classes sociales par le capitalisme mondialisé, informationnalisé, et ses institutions nationales et internationales.

 

C'est à mon sens un problème de premier ordre sur les évolutions des partis communistes, souligné dès ses origines par Berlinguer en 1971.

 

Pierre Assante, 1er juillet 2012

 

Guido Liguori : "À l’origine de la dissolution du PCI, un déficit de conscience théorique"Note : voir aussi sur ce blog « La spinta è esaurita » en français

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-spinta-ecrit-en-2004-58187987.html

et

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-spinta-e-esaurita-61090412.html

et

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=2223585&query=berlinguer

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 06:20

GRECE_P.LEVEQUE_gallimard.jpgSujet : SOLON, la théorie du « juste milieu », les périodes de « marges sociales » et les périodes de crise systémique d’un mode de production, qu’il soit esclavagiste, féodal, capitaliste, ou autreS, ou …le notre. La politique aujourd’hui et la crise qui se poursuit.

 

« …Au peuple j’ai donné autant de puissance qu’il suffit, sans rien retrancher ni ajouter à ses droits. Pour ceux qui avaient la force et imposaient par leur richesse, pour ceux-là aussi je me suis appliqué à qu’ils ne subissent rien d’indigne. Je suis resté debout, couvrant les deux parties d’un fort bouclier, et je n’en ai laissé aucun vaincre injustement… »

 

 Suite en bas de page, 2 pages, 146 et 147 de « la naissance de la Grèce » Pierre LEVEQUE, Découverte Gallimard.

 

SOLON.jpg

Vous allez me dire : on aimerait bien revivre une période comparable à celle du Parthénon…

Evidemment ! Mais elle n'a pas été heureuse pour tous ! Des deux partie que Solon "couvrait de son bouclier", l'exploitée l'est restée, la crise de la vente des paysans pauvres pour dettes a subi un coup d'arrêt pour que les affaires reprennent....l'impérialisme athénien s'est renforcé....jusqu'à l'éclatement irréversible de ses contradictions par les évolutions internes et externes.

 

Nous l’avons vécue notre "époque du Parthénon" aussi dans le capitalisme, mais elle n’est plus à l’ordre du jour. L’ordre du jour, qu’il nous faudrait bien dépasser est plutôt celui d'une chose (una cosa comme dirait Ingrao) faisant penser à la période d’abandon de l’Espagne républicaine à Hitler par la sociale démocratie et la trahison des luttes ouvrières et leurs acquis, au profit des dictatures de l'argent et régimes bénis par les religions et les collaborations de classe : une majorité social démocrate dominante hésitant entre diverses influences et incapable de rompre avec les traités européens libéraux, entrant aujourd'hui dans la logique d'une austérité fédéraliste....

 

Et, toujours par "rapprochement historique" l’on sait comment s’est terminée l’aventure de Léon Blum, quelle que soit le « jugement » objectif et subjectif sur l’homme.

 

L’ordre du jour brûlant aujourd’hui, c’est l’extrémité de l’échange marchand parvenu à son paroxysme de recherche du profit.  Un retour en arrière est impossible sinon un recul de civilisation détruisant massivement du capital pour que les lois de l’accumulation puisse « redémarrer ». Le prix en serait bien trop grand pour l’humanité et toi-même oh !, cher ignorant dont je suis et dont je partage les espoirs…

 

Ordre du jour : transformer le système, le mode de production. Comment ? : allez !, ce blog et les blogs auxquels il se réfère est plein de proposition. Un petit effort !

 

Pierre Assante, 11 juillet 2012

 

SOLON 0001

 SOLON_0002.jpg

 

 

  

  

  

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ce texte de Solon n’est pas sans nous rappeler la sociale démocratie moderne, sa collaboration de classe, assise "entre deux chaise" et parvenant en fin de course à et son extrémité, le libéralisme social. La période de Clisthène n’est pas très différente de celle de Solon, les adaptations à la constitution de celle de Solon aboutissant somme toute aux mêmes contradictions.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 08:26

2012 02 25C'est à la fois normal, dans l'ordre des choses, et en même temps incroyable que ceci (1) ne fasse pas "plus" évènement.

Mais l'appel de De Gaulle ou celui de Duclos ont-ils fait évènement au moment de leur parution ?

L'un et l'autre ont pourtant été un point de départ de la renaissance française, de la rénovation et de l'invention de la politique du Conseil National de la Résistance, et des avancées sociales qu'il a induit pour et avec les travailleurs et le peuple français...

D'autant qu'aujourd'hui, c'est d'une rénovation française, européenne et mondiale dont il est question.

D'autant qu'aucune écologie, civilisation rompant avec la mesure de la quantité de valeur marchande pour la qualité du développement humain ne peut avoir lieu sans croissance, croissance de tout ce qui vit, se développe, meurt et donne naissance.

(1) OUI, Ceci :

sur http://www.andrechassaigne.org/Discours-de-politique-generale.html

ou sur http://13.pcf.fr/26118

Mais sommes-nous entrés dans un moment de l’humanité où les appels ne peuvent plus être entendus ou au contraire il n’y a plus besoin d’appel parce que l’acte humain se construirait différemment ?

Je crois en une réalité « intermédiaire » ou l’ancien et le nouveau, si divers et si rapide que soit le changement, ont besoin de poursuivre une « vie commune ».

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 21:35

PETRARQUE-IGNORANCE.jpgLa modestie et la prétention

Voir aussi "La division sexiste du travail" sur ce blog

 

 Aucune vertu ne peut s’apprécier d’une façon abstraite.

 

Voici un auteur et homme politique que l’on peut considérer à juste titre comme conservateur sous pas mal d'aspects de ses oeuvres.

 

Mais qui a produit la première poésie moderne, post latine et post moyenâgeuse, post troubadouresque, pré renaissantesque et en même temps parfaitement liée à la poésie occitane dei trobadors.

Et quelle poésie !

Jusqu’à ce que la reprise de ses thèmes, par la force de d’usage, en retour des choses, fasse sembler que lui, a copié la poésie moderne écrite pendant des siècles…d’après la sienne.

 

Voici un petit livre, non en langue moderne mais en latin, apparemment le dernier à son retour de Venise par le Pô, au soir de sa vie, vers sa retraite chez sa fille. Il s’y affronte avec des opinions et des personnes, des intellectuels (quatre, un médecin, un aristocrate de Venise, un marchand, un homme d'armes.…) plus en phase avec l’évolution de la société et ses actualités, du mode de production, qui sans doute tentent de dépasser le conservatisme philosophique et pratique du XIV° siècle.

 

Pourtant la vision de l’humain qu’il défend ne perd pas plus d’actualité et de vérité que n’en perdaient en son temps le socratisme et sa vision sur le long terme de l’humanité, malgré son (relatif ?) attachement politique au conservatisme du moment et aux poids persistant de la classe aristocrate rurale ex-dominante, battue par les mouvements qui engendrent les constitutions de Solon et Clisthène, classe aristocrate un temps dépassée par les négociants et artisans qui commercent et échangent les idées dans toute le monde méditerranéen et au-delà….

 

Contradictions ! Contradiction fertile…

 

La modestie ni la prétention de Pétrarque ne s’apprécieront comme toutes modesties et  prétentions, qu’à l’aune de leur « opérationnalité » : ce que l’on fait parce qu’on pense devoir le faire, avec ce que cela apporte de confort et de drame à la personne qui le fait, dans son espèce (humaine) et son temps.

 

Ce qui est valable pour Pétrarque l’est pour chacun de nous, et n’objectons aucun argument «hiérarchique», d’un exemple humain à l’autre, qui ne serait que plus conservateur et réactionnaire que tout autre argument ayant justement pour but de« changer le monde et pas seulement le comprendre ».

 

Pour changer le monde dans la nécessité de le changer pour poursuivre le mouvement de vie, et dans la nécessité de le faire sans démarche mécaniste, sans dogmatisme, mais dans une téléologie expérimentale, démocratique, consciente le plus possible des causalité héritées.

 

Un petit rappel historique final sur le terme « démocratie » et les limites de ses vertus qu’il sous entend sémantiquement, si on ne le conçoit dans le mouvement, le processus : il apparaît issu d’un terme de l’époque « grecque » mycénienne, donc bien avant la démocratie restreinte mais révolutionnaire d’Athènes et dérive de « damo », la terre commune distribuée périodiquement par l’administration royale entre chefs de famille. Donc dans la période de patriarcat triomphant et de constitution des classes sociales et des dominations affirmées.

 

De même l’enseignement « fort » des classiques et leur connaissance est conservateur s’il fige la pensée et progressiste s’il donne les outils pour apprécier le processus humain sur une « longue distance » pour un usage « au futur ». Il est prétentieux ou modeste selon l’un ou l’autre de ces cas, qui toutefois ne se produisent jamais unilatéralement, particulièrement dans une « statistique » de groupe suffisamment nombreux d’êtres humains….

 

Pierre Assante, 9 juillet 2012

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:41

Una selezione di articoli da Cambiailmondo di marzo e aprile 2012 da stampare e da diffondere. 

Continua l’attraversamento della crisi sistemica da prospettive no mainstream. Parlano italiani che vivono all’estero e altri che dall’estero ci osservano. Parlano amici e colleghi fuori da eccessivi condizionamenti. Non è un esercizio di verità, è una prova di libertà del pensiero e dell’analisi dalle strettoie della stabilizzazione neoliberista. Tentar non nuoce.

Ed è certamente utile saper cosa accade fuori dai nostri miseri confini, come altre realtà gestiscono la prova epocale, come la vedono quelli che non sono stati allevati alle corti tecno-politiche o che da esse si sono emancipati.

D’altra parte è fuori da ogni probabilità scientifico-matematica che in un mondo ampio e globale, debba darsi solo la banale ed elementare (anche un pò sciocca e un pò terroristica allo stesso tempo) dogmatica di Mario Monti e di chi opportunisticamente o per pavidità o per condivisione di obiettivi e di potere, continua amabilmente a sostenerlo.

Viva il cambiamento !

Buona lettura: QUI

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:27

Graphique salaires financiarisationTERRA NOVA

 

On nous a fait tout un plat avec le rapport de la cour des comptes  qui  constaterait ceci, dénoncerait cela, et en fin de comptes obligerait le nouveau gouvernement à mener une politique de rigueur qui ressemblerait fort à celle qui était suivie par le gouvernement précédent. Que vouliez vous d'autres de la part de cette docte assemblée ? Ce qui m’inquiète, c'est un autre rapport, à qui le journal quasi officiel des patrons, "les échos" consacre sa une et toute une page ce lundi 2 juillet. Ce rapport cosigné par le député PS Olivier Ferrand et l'ancien patron de Renault Louis Schweitzer est le fruit des cogitations de la boite à idée Terra Nova. Attention, c'est pas de la bibine...Tanben !

Vous ne connaissez pas Terra Nova ? Voila comment elle est présentée dans l'antimanuel de guérilla politique. « Recyclage des idées de la gauche libérale des années 1990 dans un think tank installé avenue des Champs-Élysées et financé à 80 % par des mécènes désintéressés comme Total, Cap Gemini, Louis Dreyfus, Euro RSCG et SAP, ainsi que par un emploi fictif garanti à son président. Ce recyclage des idées s'effectue dans ce pôle emploi de Gracques et autres énarques sociaux-démocrates ou d'extrême centre pour lesquels faire de la politique revient à rédiger des fiches au centre du « cercle de la raison » afin de continuellement préparer l'élection présidentielle suivante. Terra Nova est également un instrument de promotion de la gauche qui échoue partout en Europe depuis trente ans : [...] il conclut des partenariats privilégiés avec des intellectuels, hommes politiques et journalistes qui promeuvent les idées des défaites successives. Le cadre de la politique économique actuelle, dans la mondialisation et dans l'Europe, est ainsi la grande modernité que la gauche française n'aurait que trop tardé à épouser. Ce courant de pensée va de défaite électorale en défaite électorale, l'acmé de cette impéritie étant le référendum sur la Constitution Européenne de 2005.

A l'époque, Terra Nova n'était pas né, mais tous ses futurs animateurs menaient une campagne agressive pour le « oui » et, à l'image de nos tribuns actuels, n'avaient que des arguments d'autorité à faire valoir. Un échec dont Terra Nova a su tirer les conclusions. Ainsi, le think tank des Champs-Élysées propose comme horizon à la gauche de se détourner des ouvriers et des pauvres (qu'elle pense capables de ne voter que pour le FN et qui ont eu l'outrecuidance de voter « non » à la Constitution européenne malgré les imprécations d'Alain Duhamel et de ses collègues éditorialistes)  en vue de construire une nouvelle majorité progressiste composée de jeunes diplômés et de ceux qui, ouverts vers l'extérieur, pourraient encore voter socialiste (enfin, pour les barons locaux qui composent le Parti socialiste actuel).

Mais Terra Nova ne s'arrête pas seulement à la promotion d'un marketing politique découpant la population par tranches ; il propose également l'ouverture du capital de la Poste, la multiplication des frais d'inscription par cinq à l'entrée à l'université et l''alliance avec le Modem. Bref, cette réécriture navrante et gestionnaire des idées dominantes correspond bien aux intérêts des mandants du « think tank progressiste ». Ils ne sont, d'ailleurs, pas des ingrats : l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, reconnaissant les siens, l'a ainsi proclamé think tank français de l'année 2011. » Vergonha !Basta !

Vous ne serez pas étonnés que les échos apprécient les mesures préconisées par le rapport de cette boite à idées : « Compétitivité : Terra Nova plaide pour un pacte entre la gauche et le patronat », « le rapport préconise la baisse du coût du travail». Celui-la de changement ! Zo, bolegam! Viva lo cambiament vertadier !

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:53
Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Chers Collègues,
 

Lors des scrutins de ce printemps, les Français ont souhaité tourner la page de dix années de politique de droite. Ils ont sanctionné une méthode de gouvernement brutale et inconséquente. Ils ont aussi exprimé leur défiance à l’égard d’une politique économique incapable de juguler la hausse du chômage et de relancer l’économie. Une politique qui a aggravé les effets de la crise par la multiplication de mesures d’austérité.

L’échec est patent et le bilan du dernier quinquennat calamiteux.

La Cour des comptes soulignait, hier, que la dette a augmenté ces cinq dernières années de près de 600 milliards d’euros, soit une hausse de plus de 40%. La crise n’explique pas tout. Elle n’a pesé que pour un peu plus d’un tiers dans le déficit actuel. Le niveau des dépenses publiques n’est pas non plus en cause : leur part dans la richesse nationale n’a cessé de diminuer depuis quinze ans. Les causes des difficultés sont à chercher ailleurs, dans les choix politiques désastreux opérés en matière budgétaire et fiscale, l’allégement de la fiscalité des plus fortunés, les quelques 172 milliards d’euros de niches fiscales et d’exemptions sociales accordées aux entreprises, notamment les plus grandes d’entre elles, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois…

Indépendamment de la détérioration des comptes publics, faut-il rappeler que le chômage touche aujourd’hui près de 5 millions de nos concitoyens ? Que le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de plus de 20% depuis 2002, parmi lesquelles un nombre croissant de travailleurs pauvres ? Faut-il rappeler aussi que les plans sociaux se multiplient, tandis que notre balance commerciale affiche un déficit de quelques 70 milliards d’euros ?

C’est donc bien d’urgence économique et sociale dont il faut parler !

Aussi, ce que les Français attendent de nous, ce n’est pas de nous engager dans la spirale de la rigueur, mais d’œuvrer au contraire à la relance de l’activité, de nous émanciper des approches comptables pour bâtir les instruments d’une nouvelle donne économique et sociale.

Ce qu’ils attendent, c’est que s’ouvrent des perspectives nouvelles, dans le souci de l’intérêt général et le respect des principes d’égalité et de justice.

Nous ne le dirons jamais assez : nous n’avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement. Nous avons une obligation de résultat.

Et nous formulons pour cela des propositions de nature à sortir le pays de la crise et répondre aux attentes.

Parmi ces propositions figure bien entendu la réorientation promise de la politique européenne. A cet égard, les conclusions du sommet européen qui s’est tenu la semaine dernière ne sont guère encourageantes.

Ce sommet a certes permis la mise en place du pacte de croissance que le Chef de l'Etat appelait de ses vœux. Mais sa portée est trop modeste. Ce paquet de quelques 120 milliards d'euros, niché en annexe des conclusions du Conseil européen, n'aura pas la force juridique du pacte budgétaire. L’enveloppe, constituée pour moitié de fonds déjà votés, ne représente au total qu'1% du PIB européen. Cela ne suffira pas à exercer l’effet de levier attendu sur l’activité.

Cette maigre avancée se paie surtout de contreparties que nous jugeons dangereuses, disons même inacceptables. Le donnant-donnant conclu à Bruxelles laisse en effet en l’état le fameux Pacte budgétaire. Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s’attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d’austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales. D’ores et déjà, Monsieur le Premier ministre, une grande partie de vos annonces d’aujourd’hui subiront le couperet de ce traité européen.

Nous n'avons, pour notre part, cessé de le dénoncer et continuerons à le faire. François Hollande avait lui-même souligné la nécessité de le renégocier afin de permettre à la BCE de financer directement les Etats et de mettre en place des instruments de coopération et de solidarité. Ces propositions allaient dans le bon sens. Il est indispensable en effet que la BCE fasse usage de son pouvoir de création monétaire pour refinancer les besoins d'emprunt des Etats européens, développer les services publics, favoriser le développement social et la transition écologique. Il n'est pas moins indispensable d’œuvrer à l’ harmonisation des normes sociales et fiscales, de mettre un terme à la concurrence fiscale et sociale, qui détruit des centaines de milliers d’emplois et s’attaque, au nom de la compétitivité, au cœur de notre modèle social.

Vous venez de confirmer, Monsieur le Premier ministre, la demande du Président de la République de faire ratifier « rapidement » par le Parlement le Pacte budgétaire. Nous estimons, quant à nous, qu’il est indispensable que les concitoyens soient consultés par référendum. Seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur la nécessité de nous conformer à un traité qui bafoue la souveraineté du peuple.

La vraie question qu'une majorité de nos concitoyens se pose est de savoir quelle politique mettre en œuvre au plan national et européen pour éviter que les marchés imposent leur loi aux Etats.

Le retour à l'équilibre budgétaire qui sert en ce moment à justifier dans l'Europe entière les politiques de réduction des dépenses publiques n’est qu’un leurre. On ne sortira pas de la spirale actuelle en enfonçant les économies dans la récession. Rien n'oblige, à part les exigences drastiques des marchés financiers, à revenir en quelques années à l'équilibre, alors que nous vivons dans des situations de déficit depuis des dizaines d'années.

La sagesse commande au contraire de réviser ce calendrier, de se doter d’un plan à moyen terme pour réduire le déficit public, d'étaler le redressement et le construire sur des bases saines. L’enjeu est de faire reposer ce redressement sur la croissance, l’investissement et l’emploi.

Vous avez dévoilé quelques-unes des lignes directrices de votre future politique de « rééquilibrage » fiscal. Le relèvement de la tranche supérieur de l’impôt sur le revenu, le rétablissement du barème de l’ISF, la disparition du dispositif d’exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires pour les entreprises de plus de 20 salariés, l’imposition des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, l’instauration d’une taxe de 3% sur les dividendes distribués aux actionnaires… Autant de mesures qui vont dans le bon sens, comme la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Mais il est essentiel d’engager une réforme encore plus profonde et globale de la fiscalité afin de la rendre plus redistributrice, plus juste et plus efficace économiquement. Nous devons renverser la logique actuelle : rétablir la progressivité de l’impôt sur le revenu par une refonte du barème ; réduire l’influence des impôts proportionnels comme la TVA, impôt injuste par excellence ; supprimer la TVA sur les produits de première nécessité ; faire cesser ce scandale que 80 % des revenus du capital échappent aujourd’hui à l’impôt sur le revenu ?

Nous nous réjouissons de l'annonce de la suppression de la TVA dite «sociale», qui n'avait d’autre but que de permettre aux entreprises de se défausser de leur part de la solidarité nationale. Mais en ce domaine aussi, nous devons être porteurs d’une autre ambition. Les allégements de cotisations sociales atteignent aujourd'hui 30 milliards d’euros. La Cour des comptes estime que les trois quarts de ses exonérations de cotisations sociales ne bénéficient pas à l’emploi. Nous devons en tirer les conséquences.

Ce qui coûte à l'économie et ce qui plombe nos comptes sociaux, ce n'est pas le coût du travail, c'est la part croissante de la richesse produite versée en intérêts et dividendes. En quinze ans, la part des dividendes dans la valeur ajoutée des entreprises est passée de 24 % à 36 %. C’est la preuve qu’existe en France non pas un problème de coût salariaux mais un problème de coût financier. Comme le rappelait récemment l'économiste Jean-Marie Harribey, «un sixième de la rémunération du capital suffirait aujourd'hui à couvrir les besoins de financement de la sécurité sociale.»

Pour redresser nos comptes publics et sociaux, l'exigence est de mettre un terme à cette confiscation de la richesse nationale. Pourquoi ne pas moduler l’impôt des entreprises selon qu’elles investissent et créent des emplois ou bien au contraire versent des dividendes ? Pourquoi ne pas plafonner les salaires des dirigeants d’entreprises comme des opérateurs de marchés ?

Il ne s’agit pas de simplement moraliser le capitalisme mais de promouvoir une autre répartition des richesses entre capital et travail.

Nous avons bien entendu conscience que la mise en œuvre d’une fiscalité plus juste et plus efficace ne suffira pas à elle seule à résorber le déficit. Mais nous ne croyons pas aux vertus de la baisse des dépenses.

Dans votre lettre de cadrage adressée aux ministres, vous recommandez, Monsieur le Premier ministre, de « stabiliser en valeur les dépenses de personnel ». La Cour des comptes recommande quant à elle de faire reposer cette stabilité sur la réduction de 30000 postes et le gel du point d’indice.

Je le dis tranquillement : après l'annonce d'une hausse minimaliste du SMIC, c'est une seconde très mauvaise nouvelle.

Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?

A l’instar des économistes Paul Krugman et Richard Layard, qui ont publié dans le Financial Times un manifeste pour « le retour à la raison économique », nous pensons que d’autres choix sont possibles : renégocier, nous l’avons dit, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, engager une réforme fiscale très profonde.

Face à la multiplication des plans sociaux (10 000 emplois directes ou indirects de PSA) l’érosion continue du pouvoir d’achat des français, la détresse et les espoirs de millions de nos concitoyens, nous ne pouvons se satisfaire de demi-mesure. Vous ne pouvez prendre le risque de la rigueur car ce n’est pas en recyclant les politiques conduites par nos adversaires que nous sortirons le pays de l’ornière.

J’évoquais à l’instant le SMIC. Permettez-moi de formuler des vœux à quelques jours de la conférence sociale. Nous souhaitons que le Gouvernement ne ferme pas la porte aux revendications exprimées par les partenaires sociaux. Que cette conférence ne se résume pas à l’élaboration d’un simple agenda social, mais débouche très rapidement sur des engagements concrets, notamment en matière de réduction des inégalités !

La première des exigences, d’ordre constitutionnelle, est de rendre effective l’égalité salariale entre hommes et femmes. Une autre porte sur le SMIC et avec lui sur l’ensemble des rémunérations. Après plus d’une décennie de stagnation et de recul du pouvoir d’achat, il est temps de nous attaquer au mode de revalorisation des revenus du travail. Il est temps de pénaliser les entreprises qui privilégient l’emploi précaire à l’origine du développement de la pauvreté laborieuse, d’interdire les licenciements boursiers et de la rupture conventionnelle ; d’augmenter des minimas sociaux et la prorogation des droits des chômeurs en fin de droit. Enfin, il est temps de revenir à la retraite à 60 ans pour tous !

Sur le terrain social, les chantiers, on le voit, sont nombreux, de même que sur le terrain de la protection sociale et de son financement. Il nous faut ainsi avancer sur la question, de plus en plus préoccupante, des inégalités d’accès aux soins, dans toute leur diversité : désertification médicale ; taux de remboursement ; suppression des franchises médicales ; interdiction des dépassements d’honoraires…

Notre inquiétude porte également sur la mise en concurrence des territoires. Elle s’est fortement accrue durant ces dix années de politiques libérales. La RGPP menace les emplois et les budgets de nos collectivités. Le gel des dotations, s’il devait se poursuivre, ne permettrait pas à nos territoires ruraux et à nos quartiers populaires de relever la tête. Dix années de démantèlement des services publics locaux ont accentué les disparités en matière de transport, de logement, d’emploi, d’accès au soin. Partout a été organisé le recul de la République pour laisser la place au marché et donc aux profits.

Pour faire vivre nos territoires et enclencher une nouvelle dynamique, la suppression du conseiller territorial, si elle est indispensable, ne saurait suffire. C’est la relocalisation de la production et de l’investissement public qui viendra à bout des crises qui touchent nos agriculteurs comme notre industrie, nos quartiers comme nos villages. Sur ce chantier, des convergences sont possibles pour les différentes composantes de la majorité de gauche. Les député-e-s que je représente entendent y promouvoir une ligne d’audace et de volontarisme.

Parmi ces combats que nous pouvons mener de front, dans la diversité de nos objectifs et de nos ambitions, d’autres propositions communes sont apparues au cours de ces derniers mois. Je voudrais d’abord citer la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, promise par la Garde des Sceaux et très attendue par les magistrats. La suppression du mot « race » de notre Constitution, que nous demandons depuis la XIIème législature, peut être concrétisée rapidement, tout comme l’ouverture du mariage à tous les couples ou encore celle du droit de vote aux étrangers.

En développant nos priorités, avec une approche que nous voulons dynamique au cœur de la gauche, nous nous posons ici en constructeurs. En constructeur du changement tant attendu. En force de propositions.

Parce que nous voulons que la gauche réussisse. Nous le voulons vraiment. Avec des résultats concrets qui puissent changer la vie du plus grand nombre.

Mais nous craignons vraiment que vos orientations, Monsieur le Premier ministre, conduisent à l’opposé du résultat escompté et nous le craignons d’autant plus que vous ne desserrez par l’étau de la contrainte extérieure.

Voilà pourquoi les députés Front de gauche s’abstiendront aujourd’hui sur ce vote de confiance.

Quant aux députés d’Outre-Mer qui constituent avec nous le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, ils assumeront leur pleine liberté de vote, en toute autonomie, comme c’est la règle dans notre groupe parlementaire.

Aucun ne mêlera sa voix à celle de la droite, attachés qu’ils sont tous les cinq à la réussite du changement.

Réussir le changement : n’est-ce pas une volonté partagée de tous les vrais progressistes de cette assemblée.

  

Cette intervention en VIDEO sur : 

http://www.lcp.fr/videos/reportages/138358-andre-chassaigne-ne-votera-pas-la-confiance-a-jean-marc-ayrault

 et

http://www.pcf.fr/  

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 09:38

MASSON.jpgAU FEU !

Edito de Paule MASSON, « l’Humanité » du 29 juin 2012

 

Au moment de la formation du gouvernement, le nom donné à ce ministère avait donné lieu à ricanements. «Ça sonne beau comme un plan quinquennal», ont alors grincé bien des détracteurs. Vu la situation, le nom n’est peut-être pas si mal choisi. Car il faut bien l’avouer, le ministre du «Redressement productif» a du pain sur la planche. Arnaud Montebourg est appelé sur tous les fronts. Il bouge, reçoit, écoute, a recruté une «équipe commando» pour partager le travail, suivre de très lourds dossiers comme Arcelor, Fralib, Rio Tinto, Petroplus, Technicolor, Doux… Son téléphone portable est, paraît-il, saturé de messages de syndicalistes qui crient: «Au feu!» Mais si le ministre, connu pour son volontarisme politique, se contente d’être un pompier des plans sociaux, il n’y aura pas de redressement productif.

 

La situation est déjà plus qu’inquiétante, et pourtant, le plus dur reste à venir. La CGT avait soulevé le lièvre depuis quelques mois mais, depuis hier, il ne fait plus mystère des intentions de PSA de sabrer dur dans ses capacités de production en France. La direction du premier constructeur automobile de l’Hexagone prépare, depuis plusieurs mois, les esprits à accepter l’inacceptable et se rapproche du moment où elle va devoir avouer l’inavouable. «Tous les éléments sont maintenant réunis pour l’annonce, fin juillet, de la fermeture d’Aulnay-sous-Bois», a explosé, hier, Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT du site. Près de 3500salariés travaillent dans cette usine de Seine-Saint-Denis, ce qui amène plus de 10000 personnes à dépendre de PSA dans un département où le taux de chômage est des plus élevés. C’est une hémorragie économique et un désastre social qui se profilent.

 

Les yeux se tournent déjà vers le ministre du Redressement productif. Va-t-il se contenter d’accompagner du mieux possible la restructuration de PSA (gestion des licenciements, reclassements, reconversion du site, etc.) ou va-t-il travailler à empêcher la catastrophe? Question de logique politique qui permet, ou non, d’élaborer le bon diagnostic. Le marché automobile européen est-il vraiment en surcapacité? Est-il en crise de compétitivité ou dans la course à la rentabilité dont le seul but est d’augmenter la marge par véhicule pour satisfaire l’appétit des actionnaires? La filière automobile occupe, en France, un emploi sur dix. Elle est tout simplement vitale pour l’économie. Son excellence technologique est mondialement reconnue. Elle est aussi le creuset d’innovations et, de ce point de vue, beaucoup d’avenirs sont à écrire, avec les véhicules propres, notamment.

 

À moins de nationaliser, l’État n’a pas, il est vrai, tous les pouvoirs. Mais il n’est pas démuni pour tirer sur le frein des délocalisations et du moins-disant social. Les armes sont connues. Des mesures fiscales peuvent, par exemple, sanctionner certaines décisions purement spéculatives. Elles peuvent aussi encourager les comportements vertueux en matière d’emploi, de politique sociale ou d’économie verte. L’arsenal législatif pourrait aussi accorder plus grande confiance dans la capacité des salariés et de leurs représentants à devenir une voix qui compte dans les choix stratégiques, jusqu’à leur accorder, pourquoi pas, un droit de veto. Quant à l’interdiction des licenciements boursiers, depuis le temps qu’on en parle, il serait grand temps de s’en occuper vraiment.

 

Par Paule Masson

 

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