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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 07:00

20101027-002.jpgPrésentation PAR le  "blogueur":

 

En quelques mots, Marx introduit ici les contradictions invivables entre une vision « robinsonesques » de la création des ressources,  et celle d’une réalité de laquelle partir, et pour comprendre (pour les transformer) les ressources humaines dans leur processus, dans l’actualité capitaliste qui est la notre et sa généralisation mondialisée, informationnalisée d’où peuvent naître d’autres formes d’échange et de production, en aucun cas à partir d’une régression, ou en tout cas qu’après un retour de la régression vers une poursuite du processus d’échange et de production développé, reproduit, élargi.

 

On peut aussi considérer, qu’il y a là réponse (mais une "réponse" est-elle nécessaire, c’est plutôt une affirmation qui répond à ce besoin humain) à une critique du soi-disant « économicisme » du marxisme : c’est bien le lien entre la totalité de l’activité humaine, sa représentation, les cultures humaines et leurs diversités, et la base sociale des moyens de reproduction de l’humanité que fait Marx.

 

C’est à travers la critique de l’économie politique qu’il répond à l’état de l’humanité et au besoin de son développement en tant que conscience de la nature sur elle-même. Il n’y a pas chez Marx et le marxisme, d’un côté la philosophie, de l’autre l’anthropologie, de l’autre l’économie. Il y a ce que l’espèce humaine est apte à saisir dans sa totalité pour poursuivre son processus, et que la masse des activités « théoriques et pratiques » de chaque personne dans sa diversité, son histoire, contribue à y apporter.

 

Le négatif, laissons-le de côté, il nous est bien assez suffisamment servi et resservi par le capital au quotidien, dans le travail et le discours, et dans son instrumentalisation de toutes les maladies humaines, de toutes formes et de toutes sortes.

 

Pierre Assante, 28 juillet 2012

  



Mais venons-en au plus sérieux :

 

MARX THEORIES SUR..."…..Tout ce que A. Smith a écrit nous a, jusqu’à présent, paru équivoque : il en va de même  pour la définition de ce qu’il appelle travail productif par opposition au travail improductif. On trouve chez lui une confusion entre deux définitions de ce qu’il appelle le travail productif. Nous nous attacherons d’abord à la première, la seule qui existe.

 

1 C’est le travail productif, au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui produit de la plus value.

 

Le travail productif au sens de la production capitaliste, c’est le travail salarié qui, en échange de la partie variable du capital (de la partie du capital déboursée en salaire), non seulement reproduit cette partie du capital (ou la valeur de sa propre puissance de travail) (1), mais produit en outre de la plus-value pour le capitaliste. C’est la seule façon de convertir de la marchandise ou de l’argent en capital. Seul est productif le travail salarié qui produit du capital. (Ce qui signifie qu’il reproduit, en l’augmentant, la somme déboursée en travail ou encore, qu’il rend plus de travail qu’il n’en reçoit sous forme de salaire.) Seule donc la puissance de travail dont la mise en valeur est plus élevée que sa valeur.

La mere existence [l’existence même] d’une classe capitaliste, et par conséquent du capital, repose sur la productivité du travail, non pas sur sa productivité absolue, mais sur sa productivité relative. Par exemple, si une journée de travail était simplement suffisante pour conserver la vie de l’ouvrier, c'est-à-dire pour reproduire sa puissance de travail, le travail serait productif au sens absolu, parce qu’il serait reproductif, c'est-à-dire qu’il remplacerait sans cesse les valeurs qu’il aurait consommées (égales à la valeur de sa propre puissance de travail). Mais il ne serait pas productif au sens capitaliste, parce qu’il ne reproduirait pas de plus-value. (En effet, il ne produirait pas de valeur nouvelle, mais remplacerait seulement la valeur ancienne ; après avoir consommé la valeur sous une forme, il la reproduirait sous une autre. C’est dans ce sens que nous avons appelé productif un ouvrier dont la production est égale à sa propre consommation, et improductif celui qui consomme plus qu’il ne reproduit.)

Cette productivité est basée sur la productivité relative en ce sens que le travailleur ne remplace pas seulement une valeur ancienne, mais en crée une nouvelle et que dans son produit est matérialisé plus de temps de travail que n’en contient le produit qui le maintient en vie en sa qualité d’ouvrier. L’existence du capital est fondée sur ce genre de travail productif (2).

{Mais supposons que le capital n’existe pas et que le travailleur s’approprie lui-même son surtravail, le surplus de valeurs qu’il a créées et qui dépasse l’excédent  des valeurs qu’il consomme. De ce travail seulement on pourrait dire alors qu’il est véritablement productif, c'est-à-dire qu’il crée de nouvelles valeurs.}……."

 

Karl Marx. Théories sur la plus value, Livre I, Chap. quatrième, sur le travail productif et le travail improductif. Rédaction 1861-1863. (Pour référence , « Le Capital, livre I est édité en 1867)

 

Note du « blogueur », PA. :

 

(1) Toujours relier cette réalité au niveau des forces productives du moment, à l’état culturel du moment (qui en découle en rapports dialectiques), etc.

  

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