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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 10:11

Copie de 20101208 012Salaires directs, salaires indirects

et satisfaction des besoins.

Sur la mise en valeur du salaire indirect « socialisé » « différé ».

 

Certes, avec une augmentation de salaire direct vous pouvez payer, c'est-à-dire acquérir des biens qui sans cela vous feront défauts (et d’autres qui relèvent du fétichisme des objets, mais ce n’est pas le sujet, quoique ce soit lié…).

 

Mais revenons à ceux qui vous font défaut et dont votre santé physique et morale dans son unité, hormis celle qui dépend du fétichisme des objets, a besoin.

 

La lutte entre détenteurs de capital acheteurs de la force de travail ( et mise en réserve de la force de travail si besoin est pour le profit) et détenteurs de leur force de travail et de sa vente (s’il y a achat il y a vente…) entraîne une fluctuation de la valeur de cette force de travail en facteur de conditions historiques du marché, techniques, culturelles, mondiales et locales, et du rapport de force que ces conditions peuvent déterminer ou pas, dans leur unité.

 

Ce salaire direct est accompagné du salaire indirect qui souvent touche à l’usage des biens qu’une personne seule ne peut s’approprier : une école, une université, un hôpital, une route, une crèche, une maison de la culture ou de la radio publique etc.

 

Le libéralisme et son idéologie pousse tout un chacun à ne vouloir « dépenser » que s’il a besoin personnellement d’un bien. Mais cette idéologie libérale se heurte au fait que ces besoins se sont généralisés, d’où une contradiction interne à la personne et à la société qui fait que l’idéologie dominante ne peut gagner totalement, malgré les reculs du rapport de force (entre la classe ouvrière et le capital) lié à la désindustrialisation relative (et l’extinction des grandes concentrations ouvrières bases de l’influence du salariat conscient sur la société) dans les pays capitaliste « occidentaux » dits « avancés » et en recul relatif dans le monde.

 

Mais le salaire indirect dont l’impôt finance les biens collectifs pourrait très bien financer aussi des productions de « biens matériels » dont la nécessité est tout aussi évidente que les services pour la vie de la personne dans la vie de la société. Mais cela les mettrait en compétition avec le capital pour la répartition de la plus-value et donc toucherait a ses profits, ce qui explique la disparition ici et maintenant de toute « industrie publique » ; Bien que dans la crise actuelle, des productions non rentables dont ne peut se passer le capital puisse être rendu au public, ce qui ne modifie en rien le système, puisque le capital en profite en priorité et non toute la société au même niveau de besoins collectifs.

 

C’est là qu’on touche à la contradiction entre salaire et besoins, lequel salaire est totalement lié à l’existence du capital et de l’achat et la vente de la force de travail, c'est-à-dire d’une société particulière, capitaliste, et non à celle d’une société en général et ses besoins généraux et particuliers.

 

La question du salaire direct et du salaire indirect et de la part de l’un et de l’autre ne peut être réglée que par un processus, par des « alternatives radicales et graduelles... » (Entre autre des pôles politiques et démocratiques financiers du crédit à l’investissement détournant une part croissante de la circulation du capital vers son profit immédiat) qui transforment l’échange A-M-A’ (Agent, Marchandise, plus d’Argent) en échange de valeurs d’usage en fonction de besoins évalués socialement.

 

Cette évaluation sera soit autoritaire et sans avenir, comme l’a montré le communisme grossier, soit démocratique, avec des erreurs, des corrections et un mouvement permanent que la vente et l’achat de la force de travail ne peut pas assurer puisqu’elle tend à rigidifier (tout en les dissolvant dans son obsolescence) les règles de domination d’une classe sur une autre.

 

En ce sens, l’argent peut être rendu à son rôle d’échange et de répartition démocratique du surproduit du travail dans tous les secteurs d’activité humaine et d’investissement les assurant.

 

La lutte pour l’augmentation des salaires directs et indirects est donc insoluble sans une transformation des rapports sociaux de domination, de classe. Mais à l’intérieur de la lutte pour une autre répartition de la plus value et dans ce processus qu’elle peut créer vers un autre mode de production et d’échange, la mise en valeur du salaire indirect « socialisé », « différé », est un élément de formation de la conscience au socialisme autogestionnaire puis au communisme démocratique, à la mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

Deux siècles de sous estimation du salaire indirect n’a pas aidé à la lutte pour le salaire direct, mais au contraire a abaissé les deux luttes dans leur unité et a abaissé la conscience des besoins communs, collectifs qui porte en elle le besoin d’une société de justice et de mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

 

Pierre Assante, 5 avril 2015

 

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