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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 15:45

Quelles relations Ergologie et Anthroponomie peuvent-elles entretenir et entretiennent-elles ?

 

eco et poL’ergologie permet elle le contact entre champs délimités ?

L’anthroponomie et l’ergologie ont-elle un « point naturel commun de champ » ?

L’indifférence de la société marchande aux valeurs sans dimensions peut-elle être ce point commun de contact ?

Les « dispositifs dynamiques à trois pôles », la « démormalisation-renormalisation » ont-ils une correspondance avec le concept de contradiction interne, objet, négation, négation de la négation ?

Dans les « démormalisations-renormalisations »  propres à l’anthroponomie et à l’ergologie, la contradiction se situe-elle à l’interne, de chacune d’elle, dans la société en général où elles vivent en fonction de la crise de la mesure quantitative de la valeur d’échange, de l’indifférence aux valeurs sans dimension, quelle est la contradiction qui est « la  plus opérationnelle », ou les contradictions n’ont elles aucune hiérarchie et fonctionnent dans une négation de la négation globale ?

Les progrès de la conscience anticipante contenue dans l’ergologie étant une avancée nouvelle, encore naissante dans l’abord du processus humain, si l’ergologie ne refuse pas de se nourrir de l’anthroponomie, l’inverse est-il vrai, et l’anthroponomie souffre-t-elle des expériences de pouvoir que le mouvement populaire dominé par les rapports de productions marchand et ses superstructure (au sens de la plante de l’introduction à la critique de l’économie politique de 1859) subit ?

 

L’anthroponomie n’accomplit-elle pas, sous l’effet de la crise systémique et globale, de ses effets sur le travail,  des pas dans le sens d’un concept de travail concret propre à l’ergologie ?

 

mode de production asiatiqueL’ergologie peut-elle s’isoler sans le contact de champ avec ce que l’anthroponomie contient ? L’anthroponomie doit-elle « plier dans l’autre sens » une vision du travail dominée par la négation, la construction populaire d’une négation de la négation dans les syndicats, les partis ouvriers, etc.) s’étant faite dans la marche des luttes qui n’ont posé que partiellement cette question. Ce qui se comprend si l’on considère la négation de la négation comme un processus continu qui s’élargit et connaît des « paliers » et des ruptures. Le dépassement de la société marchande est-il un de ces paliers, une rupture. La reconnaissance des valeurs sans dimensions dépend-elle de cette rupture-continuité ?

 

Le moment actuel de l’apparition de l’ergologie dans une période de grand bouleversement et développement des forces productives, techniquement mais sans transformation qualitative de l’organisation du travail, sans reconnaissance des valeurs sans dimension, est-elle un hasard ?

 

La transformation quantitative de l’organisation du travail ouvre-t-elle la possibilité d’une transformation qualitative, quelle intervention humaine consciente est-elle nécessaire à cette transformation qualitative ?

 

Les transformations internes d’un objet concourent-elles à la transformation de l’objet lui-même ? Par exemple dans l’effet d’un GRT sur l’organisation générale du travail. Dans quelle condition. Sous quelle forme?

 

La question de la politeia est incluse dans le dispositif à 3 pôles. L’ergologie « militante » est-elle sensible à cette question, cette question l’isole-t-elle du dispositif à 3 pôles, la prise en compte pratique de la politeia isole-t-elle d’une prise en compte non dichotomisée du dispositif tripolaire ?

 

Goblot civilisationLe « jugement de valeur », dans la situation où le salarié pour vivre doit avoir la permission de vivre de la part de ceux qui détiennent l’organisation du travail, n’est-il pas dichotomisé entre le besoin et la soumission (exemple du suicide au travail et de la « démotivation »), dans sa manifestation « matérielle » comme dans les idées qu’il contient. Comment l’ergologue ou le consultant ergologue peut-il s’affranchir de cette contrainte ou comment peut-il intervenir dans le processus d’affranchissement de cette contrainte ?

 

Le « paradigme ergologique » éclaire déjà ces questions. Ses conclusions sont une synthèse rare face à la « vision préhistorique » du travail ambiant. Le débat sur travail concret et abstrait a beaucoup progressé. Mais cette abstraction qu’est le salaire peut-il échapper à la mesure quantitative de la valeur, à la non-reconnaissance des valeurs sans dimension sans que l’ergologue intègre « l’unité de vision » de ce paradigme ergologique. Le paradigme ergologique lui-même ne nous échappe-t-il pas lorsque nous entrons dans un GRT qui butte sur la division du travail sans qu’une transformation qualitative de l’organisation du travail ne soit envisagée à l’échelle macro, collectivement, dans l’interaction des 3 pôles. La transformation qualitative de l’organisation du travail, la reconnaissance des valeurs sans dimension ne demande-t-elle pas la transformation qualitative des pôles de la gestion et du marché et de la politéia dans leur unité de processus. Et cette transformation qualitative n’est-elle pas la naissance d’autre chose que ces 3 pôles en l’état ? Je pense en particulier de la transformation-dépassement du pôle du marché telle que la pose l’anthroponomie et l’ouvrier révolutionnaire ?

 

Le point, les points de contact entre l’anthroponomie et l’ergologie ne pose-t-elle pas la question de l’absorption de la seconde par la première du fait d’une tradition anthroponomique plus développée dans la société, les syndicats, les SCHWARTZ 1988partis ? Dans ce cas comment l’ergologie assurer son autonomie relative et peut-elle apporter l’activité de son champ pour un développement général des « champs sociaux ».

 

Le contact avec les « luttes concrètes collectives », sans compromission sur les concepts qui fondent le développement de l’ergologie, l’évolution conjointe n’est-elle pas et le moyen de se développer et le moyen de ne pas s’isoler, bien que tout mouvement soit complexe et « l’inconfort intellectuel » évident.

 

Mais peut-être ces questions sont sans intérêt, la question ergologique faisant son chemin et les convergences n’ayant pas besoin d’intervention « extérieures » confinant au volontarisme, et parce qu’elle sont « trop en l’air » par rapport aux questions du moment ?

 

On pourrait allonger les interrogations…….

 

Pierre Assante, 5 novembre 2010

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