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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 16:47

KKELe but de cette intervention ecrite :

 

       1)       proposer un texte court bien que « concentré » pour éviter une longue intervention orale dans le cadre des propositions d’activité faites par le PCF et le FdG pour la période à venir et déjà entamée.

 

        2)       Intervention donc  pour mettre en relief que :

         a)         Il n’est pas possible de comprendre l’essence de la crise et pas seulement voir son aspect superficiel, sans les notions de bases telles que « la marchandise », le « taux de profit », la « composition organique du capital » (Capital constant, capital variable…), « la baisse tendancielle du taux de profit », « l’augmentation de la masse du profit », «  la suraccumulation dévalorisation du capital », etc….

b)         Ces notions ne se suffisent pas en elles-mêmes, elles doivent être mises en relation avec la totalité, l’unité de l’activité humaine en relation avec la nature dont elle fait partie, mais sont indispensables pour tenter de comprendre. Ces notions ne sont pas non plus incompréhensibles à condition de ne pas en rester à celles-ci telles que présentées ici, il suffit d’un petit effort d’apprentissage, de préférence collectif.  il n’y a pas de science infuse pour les militants ni pour personne.

c)         A partir de là, souligner le rôle du travail et le thème du travail car c’est à travers lui qu’on répond à toutes les questions essentielles sensibles des salariés et de la population en général. L’horizon positif et négatif que représente le travail dans les esprits (aspirations et espérances confuses et diffuses) et la réalité quotidienne susceptible de motiver l’action sociale.

Et souligner à partir de quelle réalité de l’échange actuelle il serait possible de transformer le mode de production et à partir de quelle perspective de civilisation, (la généralisation de la recherche) peut être entamée un processus nouveau de l’humanisation. Qui n’avance pas, ne se développe pas, meurt, la personne comme l’humanité.

 

Tableau de l'échangeBourse, crise, travail, élections, manifestations….

 

I) Nicolas Sarkozy et son collectif se sont emparés de la présidence et des assemblées sur le thème du travail, thème bien sûr mis au service du capital.

 

C’est autour de ce thème, à travers ce thème que doivent être abordées toutes les questions de société, à travers les besoins de la personne comme être social.

 

La réappropriation du travail, de l’activité humaine par la personne, dans la cohérence et la diversité sociales, c’est cela aborder la question centrale de civilisation qui émerge dans notre période historique.

 

Les mesures économico sociales qui peuvent garantir une sortie de crise (1), sont un outil de cohérence et de croissance de qualité. Elles ne seront mises en œuvre que par cette conscience de chaque salarié et acteur social aux côtés des salariés, du rôle qu’il joue dans la société, de sa reconnaissance salariale et morale, en libérant l’initiative du carcan du profit capitaliste et de l’aliénation qui en est le cœur (3) : le producteur est privé des fruits de sa production et par conséquent sa production ne lui apparaît plus concrètement dans le capitalisme mondialement informationnalisé et sa division et parcellisation sans liens apparents et sans limites du travail. L’abstraction du travail, sous toutes ses formes, et dans tous les sens, est à son comble.

 

Manifestations, élections, mouvements populaires ne peuvent trouver d’issue qu’à travers une relation avec cette question du travail et de l’aspiration à une reconnaissance sociale, à double sens, question à laquelle le capital ne peut répondre (3).

 

II) Dans le contexte actuel, qui peut nier la crise de la valeur ?

 

Crise de la valeur d’usage à travers celle de la valeur d’échange marchand.

Et de la valeur d’usage première, celle de la capacité d’activité, de TRAVAIL.

 

Aux travailleurs sérieux de la science, j’adresse cette remarque :

Par rapport à l’acquis pratique et théorique du salariat révolutionnaire, dans le moment possible d’un saut du mode de production mondial, 2 éléments à l’ordre du jour qui déterminent l’action immédiate dans la perspective de l’avenir :

 

1)       Les MOYENS d’échange. Il ne s’agit pas de revenir au troc pour l’échange du travail enfin non aliéné. L’accélération de la conscience que fait naître la crise peut permettre des utilisations nouvelles des moyens d’échange existants qui développent les forces productives. Ces utilisations nouvelles commenceraient à la fois à tendre « à s’opposer » à et « à accroître » la contradiction de la suraccumulation capitaliste et ses effets (blocage des techniques et des cultures en développement, régression croissance de civilisation à double sens). La crise systémique est le signe des limites du système, mais on ne joue pas avec la crise. Economie, politique, philosophie, éthique, conscience de l’être social en tant que personne dans l’être social en tant que société doivent aller si ce n’est du même pas, ce qui est impossible, mais en commun, ce qui l’est.

2)       La recherche doit devenir et le travail de tous et l’art de tous, s’appuyant sur l’activité de l’acquis culturel historique. La perception de la finesse de la matière, du mouvement, est aujourd’hui trop élémentaire pour entreprendre un saut culturel. L’infiniment petit, l’infiniment grand, nos limites actuelles sur leur processus cyclique, spiralique, peuvent connaître un saut de représentation par et pour cette recherche dans les champs particuliers et dans le champ général par l’humanité associée. Il n’y a jamais eu aucun saut de l’humanité sans un saut du savoir empirique puis de la science, et le saut à accomplir c’est celui d’une participation massive de la personne à cette création aujourd’hui et dans le passé confisquée par une classe dominante. La question du temps de travail aliéné, travail au sens de la production élémentaire de base confisquée par le profit étendu à toute les activités, et sa réduction massive en est la clef aujourd’hui. Pas la réduction de l’activité humaine libérée, au contraire. C’est possible. Il s’agit de passer par la philosophie, l’anthropologie, l’économie, la politique pour aboutir à l’éthique en tant que complexe, dans le champ général (complexe de complexes (4).) de l’activité humaine, en action et en mouvement. Com-prendre l’humain en tant qu’être social est nécessaire pour aboutir à cette éthique sous peine de confondre les fins et les moyens, santé humaine et morale figée. Connaissance du  travail est à la fois outil de com-préhension du processus de l’humanité dans la nature, outil de poursuite du processus de développement, dans ce qu’il a « d’aléatoire » et de « déterminé » par les normes antécédentes. Nécessité et liberté, causalité et volonté, ne sont ni une réalité arrêtée dans le temps, ni indépendante de toute loi biologique de l’espèce et de la nature.

 

Pierre Assante, 10 août 2011

 

(1). Voir propositions de la revue d’économie marxiste « Economie et Politique ».

(2). Voir dans « La métamorphose du travail » (en tête de ce blog) : « une crise de production et rien d’autre ». 

(3). Ceci est aussi du ressort de l’ergologie, voir travaux d’Yves Schwartz.

(4)   Voir Georges Lukacs, «  Ontologie de l’être social, Travail, Reproduction ».

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