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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 18:46

marx1844Le but et le moteur de l’humanité est la transformation de chaque « spécimen » de l’espèce en chercheur de plus en plus libéré de l’activité contrainte de subsistance « biologique immédiate » de la personne.

Pour une ethique et une esthétique du travail formateur de pensée.

 

L’expression de « l’interprète conscient du processus inconscient », organisation du salariat et de ses alliés sans sa diversité, et en premier lieu le salariat de « production stricto sensu », des « biens matériels bases de la subsistance matérielle et morale », a besoin d’une réelle coopération du philosophe, de l’économiste, du musicien, du mathématicien marxistes

  

Article déjà publié le 27.11.2011

 

Divers ouvrages sur la questionLa seule hiérarchie qui ait -peut-être- un sens est celle des devoirs car plus la conscience humaine se développe, plus ils grandissent.

 

L’espèce humaine a développé l’activité de penser, de pensée, pour satisfaire ses besoins et la satisfaction des besoins a développé les besoins. Jusqu’à ce que l’activité de pensée devienne elle-même un besoin, un besoin avec sa propre autonomie relative des besoins biologiques de la personne et de l’espèce, de la personne dans l’espèce humaine.

 

Dans « Epîtres aux citoyens » j’ai essayé de décrire l’autonomie relative des sentiments.

 

Dans « Division sexiste du travail », j’ai essayé de décrire l’autonomie relative de la propriété privée et ses conséquences d’aliénation et leur développement dans le processus de la société de classe.

 

Dans « La métamorphose du travail », j’ai essayé de décrire l’autonomie du capital, et du capital « force et capacité de travail » dans sa transformation de valeur d’usage en valeur d’échange marchand, dans son achat et sa vente et ses conséquences d’aliénation. De même dans "l'indifférence". 

 

L’activité de pensée devenue elle-même un besoin rejoint l’activité de connaissance générale de la nature par l’humanité et de l’humanité : "Notion de valeur, 13 articles..." 

 

L’autonomie relative de la pensée et des sentiments par rapport à la constitution biologique de l’espèce humaine en tant qu’espèce animale développée, entre en conflit avec l’autonomie relative de la "propriété-possession-privée" de satisfaction des besoins.

 

La propriété-possession-privée de satisfaction des besoins est-elle inhérente à une supposée « nature humaine ? Certainement pas. C’est le besoin propre de la personne dans l’espèce qui est inhérent à son besoin d’existence propre.

 

Si le besoin d’existence propre trouve satisfaction dans une forme non aliénée de l’activité, il trouve aussi réponse à la contradiction entre besoin de la personne et besoin de la société et de l’espèce socialisée qu’est l’humanité : « l’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Le rapport dialectique entre le type de rapport sociaux et les contradictions à l’intérieur des rapports sociaux, c’est le mouvement qui détermine sa transformation, c’est le mouvement de transformation social en lui-même.

 

Quand les conditions de transformations du mouvement arrivent à maturité, si une entrave freine puis empêche durablement le mouvement, c’est la mort de tout le corps social qui peut intervenir et la mort de l’individu dans l’espèce et de l’espèce dans l’individu. Où en sommes-nous dans le contenant de l’espèce qu’est notre corps-pensée actuel si le corps-pensée du producteur laisse totalement ou quasi totalement la place au corps-pensée du consommateur ?

 

Je rejette le concept de « société de consommation ». C’est de la pure propagande de classe dominante. Toute société est « de consommation ». Par contre cette société de consommation-ci, c’est la société « de marchandise » dans sa forme finale et exacerbée et rien d’autre ; la « société de marchandise » qui fait évaluer la valeur à la valeur d’échange marchand. Nous sommes dans une société de marchandise mondialement généralisée, de valeurs d’usages mondialement transformées en capital généralisé, dominées par une valeur d’échange aliénant leur utilité pratique et esthétique dans leur pratique, et leur pratique esthétique.

 

L’éthique ainsi acquérant une autonomie « sans retour » de la constitution biologique humaine, n’est plus une esthétique et une éthique du travail formateur de pensée, mais esthétique de la mesure quantitative de la valeur marchande, esthétique de la consommation sans production, esthétique de l’immobilité donc mortellement conservatrice.

 

Revenons à l’activité de pensée devenue ainsi le besoin premier de l’espèce humaine. Le jeu « populaire » comme le jeu « savant » en est la meilleure illustration. Et la contradiction entre le jeu et l’activité contrainte la meilleure illustration du besoin de pensée comme besoin premier de l’espèce humaine.

 

Le besoin de pensée entre dans toutes les formes d’activité humaine, il est la forme, les formes de l’activité humaine, dans leurs multiplicités et leurs diversités infinies. Il rejoint le besoin de connaissance par l’humanité de son « univers », qui est, dit sous une autre forme, le mouvement en croissance de la conscience de la nature sur elle-même, « l’humanisation de la nature » et « la naturalisation de l’homme ».

 

Le but et le moteur de l’humanité est la transformation de chaque « spécimen » de l’espèce en chercheur de plus en plus libéré de l’activité contrainte de subsistance « biologique immédiate » de la personne, et de la transformation-sublimation de la subsistance « biologique immédiate » et des plaisirs qui en découlent par ce « travail » conjoint de « rassemblement-réappropriation » du corps-pensée dichotomisé par la société de classe. Ceci est une conception humaine de la technique à la différence de la conception utilitariste et fasciste de la technique.

 

Dans la réaction des classes dominantes, propriétaires et gestionnaires du capital, dans sa réalité abstraire et apparemment insaisissable, dans leur réaction à la socialisation, et les mesures dans l’organisation du travail, des institutions administratives et guerrières locales et mondiales, sous l’égide de la privatisation, nous sommes loin de ce but, nous régressons d’une façon relative car il y a paradoxalement encore un mouvement non seulement de résistance mais aussi de créativité dans ce mouvement de régression.

 

La « rationalisation » mondialisée par les élites du capital est la pointe extrême de la réduction de la pensée à une technique utilitariste. Elle rejoint le concept nazi de technique utilitariste qui a amené ce dernier à l’élimination de tout ce qui pouvait représenter quelque chose « sans utilité », dans le présent et dans l’histoire humaine sur la longue durée.

 

C’est aujourd’hui une forme de fascisme un temps « consenti » qui nie les propres lois du capital en crise, qui ne trouve plus les solutions dans ces propres lois et donc les transgresse, ce que l’on peut constater éminemment dans ses propres conceptions de la démocratie restreinte à une citoyenneté excluant les producteurs et les acquis conquis par les producteurs à l’intérieur des contradictions du système.

 

Nous sommes loin, nous avons laissé derrière nous les velléités du christianisme originel ou de la « guerre des paysans » allemands de la renaissance, dans sa recherche de libération humaine. Les « représentants » de la spiritualité, conjointement aux théologiens matérialistes mécanistes de la revendication ont abandonné les « fins » pour les moyens, au lieu de mettre les moyens au service des fins, ce qui pouvait encore se manifester dans les années 1960 avant la généralisation de la phase actuelle du capital, dans des alliances objectives et subjectives communistes chrétiens par exemple.

 

Alliance qui peut renaitre sous d’autres forme, mais qui pour le moment prend comme toutes les formes de fausse alliance, celle d’instrumentalisation des uns par les autres sur des objectifs sans horizons quand ce n’est pas du moralisme réactionnaire au service des objectifs des classes dominantes égoïstes, à l’image de l’échange dominant A-M-A’ (voir plus bas).

 

L’utilitarisme et le possibilisme, jumeaux sans poésie, et vieillards sans descendance, ont triomphé avec l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » mondialement généralisé à l’aide des techniques privatisées mondialement informationnalisées.

 

Alors que c’est au contraire ces techniques mises au service de l’humanité par la coopération solidaire, objectivement et subjectivement, que devient possible la libération de l’activité contrainte socialement de subsistance biologique immédiate de la personne.

 

Reste alors lorsque les marges « contractuelles » sont bloquées, à radicaliser, généraliser la revendication, à  rompre les marges contractuelles bloquées à partir des prémices de socialisation généralisée de la société nouvelle qui se sont développées dans la société ancienne.

 

Mais rompre, ce n’est pas le long fleuve tranquille, et la continuité transformatrice à l’image de l’évaporation de l’eau comme forme et exemple de transformation qualitative souvent utilisée et usée, ce n’est pas le conservatisme craintif qui se transforme alors dans la lutte de conservation en alliance haineuse et sanglante en résonnance avec  le conservatisme de classe dominante.

 

L’expression de « l’interprète conscient du processus inconscient », organisation du salariat et de ses alliés dans sa diversité, et en premier lieu le salariat de « production stricto sensu », des « biens matériels bases de la subsistance matérielle et morale », a besoin d’une réelle coopération du philosophe, de l’économiste, du musicien, du mathématicien marxistes. La séparation-frontière de ces champs, et des champs d’activité et de recherche humains en général ne peut qu’aboutir au structuralisme, c'est-à-dire à des progrès « délimités », c'est-à-dire à laisser à l’adversaire la cohérence d’une activité générale.

 

C’est au rapprochement de ces intervenants que l’on pourra reconnaître la maturité des conditions de transformation de la société.

 

Pierre Assante, 27/11/2011 01:56:48

 

Illustration : quelques ouvrages sur le sujet, Y.Schwartz, P.Boccara, E.Bloch, H.Lefebvre, I.Garo, G.Lukàcs, W.Benjamin, L.Vygotski. K.Marx... 

 

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commentaires

Iksi Greczed 27/11/2011 11:05

"L’espèce humaine a développé l’activité de penser, de pensée, pour satisfaire ses besoins et la satisfaction des besoins a développé les besoins."

C’est du CALCUL dont il s’agit ici, qui est une partie très restreinte de la pensée. Ce n’est pas "l’espèce humaine" qui a, comme dynamique, développé l’activité de penser, etc., c’est un FAIT de
la nature ; et ce FAIT, elle ne l’a pas développé — elle n’en a pas exploité le 10ème — elle l’a utilisé… mais à QUOI ? À satisfaire ses besoins ? Ho que non ! car alors le besoin de torturer, de
tuer, de dilapider, d’amaigrir, de violer, de tuer l’enfance, etc. serait une part de SES besoins et la SATISFACTION qui va avec. Vous comprenez ?

Non seulement l’humanité N’a PAS développé la POSSIBILITÉ de penser autrement que comme source d’ANGOISSE, mais cette pense refuse de se pencher sur elle, sur soi, en tant que source d’angoisse de
sorte à ne générer — et c’est ce qui m’interroge le plus dans ma vie de passage — QUE de l’angoisse, socialement, ici & maintenant. Le phénomène de la pensée, dans NOTRE contexte, se réflecte
dans toutes ces avanies que le genre "humain" se cause à lui-même, effectivement en tant que "besoins" dont l’affectivité malade induit SON malheur.

De plus, ce serait, selon notre auteur, les besoins qui demanderaient à la pensée les MOYENS de ses satisfaire. À la différence du désir, le "besoin" se manifeste comme angoisse : à partir de CE
substrat, imaginez les moyens qu’il se donne ! Cela justifie le comportement INDIVIDUEL de satisfaction des besoins. Aujourd’hui, l’individuel prend le pas sur le collectif à tel point, que
l’accord grammatical du pronom "ON" se fait au pluriel : le COLLECTIF "on" devient une somme de particularités : "on est passéS par là pour en arriver ici" sans qu’on en reconnaisse, présentement,
la géographie affective.

"L’autonomie relative de la pensée et des sentiments par rapport à la constitution biologique de l’espèce humaine en tant qu’espèce animale développée, entre en conflit avec l’autonomie relative de
la propriété-possession privée de satisfaction des besoins."

Quel charabia ! Il n’y AUCUNE indépendance entre la pensée et la "constitution physique", ÇA c’est une pensée DÉISTE selon laquelle la pensée viendrait du ciel !

L’espèce "humaine" n’est pas développée du point de vue de la constitution physique, elle contient autant d’organes que l’ensemble des mammifères en général et des primates en particuliers
(primates qui commencent, d’après les OBSERVATIONS de cette humanité, au stade des Lémuriens, ces singes aux gros yeux). Et cet organe, le "cerveau", plus développé au niveau de la troisième
couche, le néo-cortex, est tout aussi présent chez ces primates. Ce qui est particulièrement développé chez l’humain est la capacité de MÉMOIRE et de l’organisation de la résonance des éléments de
cette mémoire avec la réalité : le RÊVE — cette disposition de la nature qui permet à l’ENSEMBLE de l’individu-corps de SE réguler des diverses tensions excédentaires générées par le cours de la
vie, s’en souvenir et les exploiter afin de rester en vie dans la plus grande des commodités possible — en est la matrice, comme chez TOUS les animaux dont nous sommes un élément. Et le rêve est de
l’ordre du système neuro-végétatif : ce n’est pas une manifestation de dieu, d’un extérieur à soi, c’est une fonction de la nature, au même titre que la respiration ou sa séparation des déchets :
la "pensée" est fille du rêve, le rêve organisé autrement ; même si c’est beaucoup, ce n’est rien de plus.

L’"image affective interne", cette "claire-audiance", a reçu une matérialité, le son organisé, pour donner le "mot", "l’image verbale", comme chez les autres animaux, à cette différence près qu’il
est émis et reçu dans l’INTENTION plus ou moins consciente de toucher l’Autre, de lui indiquer et de ressentir, SOI, la RÉSONNANCE de son intention, chez cet Autre, la Poésie. Qu’il ait été d’amour
ou de haine, le premier mot a été de Poésie, l’élément jonctif immatériel entre deux matérialités vivantes, comme intensité, justesse et communauté de l’expression affective, la réciprocité des
empathies.

La nécessité du mot est l’AFFECTIVITÉ qui, à travers le mot, peut devenir du "sentiment", cette affectivité qui se cache derrière le mot, tout comme on désigne par "âme" cette partie du rêve
ÉVEILLÉ. Ainsi, la SÉPARATION de l’affection du mot donne l’autonomie au mot de ne plus SE prononcer en tant qu’affectivité réellement vécue ; et il faut absolument se dire que c’est LÀ une MALADIE
PHYSIQUE : c’est dès ce moment que cet "humain" peut torturer les esprits et les corps en toute DISTANCE affective.

Le sentiment est le paravent de l’affection derrière lequel on peut exploiter en toute impunité affective l’Autre.

Le bouilli-boulga étrange, donc, de ces deux paragraphes, sans aucun doute émanation d’une pensée angélique à partir de laquelle on doit redéfinir ce qu’est la "propriété" en lui adjoignant
"possession privée" — il existerait une "propriété" qui ne serait pas elle-même une "possession privée" de publicité — indique SA confusion entre son substrat biologique (sa "constitution
biologique") et SA pensée. Le reste doit être de la même "théorique" que je n’ai pas poursuivie.

Mais je peux tout de même dire que ce sera QUAND l’humain se penchera sur l’effectivité de son ANGOISSE sur SA pensée, la nature qu’elle induit à cette pensée et ses actes dont elle regrette la
réalisation après-coup, parfois, qu’il deviendra "humain" c’est-à-dire un élément de la nature dont il retirera, sans doute, joie, aisance et modération de "ces" besoins qui seront un peu moins
ridicules !

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