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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 10:37

 

marx1844A René, Sur ta citation de Bousquet et sur Camus par contre coup....

Voir citation et lien de René MERLE ci-dessous (1)

  

Je crois que chercher la raison de vivre dans ce que l'homme sera, c'est cela qui est absurde.

Mais c'est la tentation pour échapper aux douleurs de ce qu'il est.

 

Les raisons de vivre sont dans ce que l'homme est.

 

Pas "aujourd'hui à 7 heures 5 minutes" mais sur une longue période de développement, dans l'ontologie de l'être social qui se manifeste aussi aujourd'hui à "7 heures 5 minutes" dans une diversité terrible, merveilleuse et insaisissable, dans la beauté d'une femme et son sourire dans le bus, dans le sommeil sur un visage, dans le "bon sens" qui calme une altercation....

 

Est-ce que cela n'est que parole ?

 

Se voir et voir chacun comme un "spécimen de l'espèce" en mouvement, c'est ce que la plupart des "penseurs" de l'humanité dans la société de classe ont beaucoup de mal à faire, malgré le réalisme des situations et actes décrits dans leurs œuvres et leur "mystère", comment en serait-il autrement puisque qui n'adhère pas plus ou moins à une vision élitiste, consciemment ou pas,  n'a pas la parole, et c'est la raison première de nos douleurs. Je parle de nos douleurs morales, celle de la mort en premier, les douleurs physiques ayant une solution dans un avenir plus lointain, ça oui.

 

La vie, c'est la continuité de l'espèce en mouvement, et la conscience totalement adhérente à soi d'en être, comme « seconde nature » devenant première, mais dont l'humanité est encore non dépourvue mais mal pourvue. Par contre pourvue de l'instinct de survie tout simple, animal, même si l'organisation élargie au-delà du clan mille fois millénaire le rend moins "opérationnel" dans un monde marchand à dépasser.

 

CAMUS SISYPHESi j'avais rencontré Camus, c'est en ce sens que j'aurais aimé échanger, sachant que ses "arguments" auraient eu une grande valeur.

 

C'est un sujet inépuisable, que ces quelques lignes rapetissent à tous les sens, mais abordent peut-être en santé de l'individu dans l'espèce, et dans les limites de ses aptitudes et capacités, de sa conscience, au niveau "actuel" du développement de l'animal humain, qui dans la durée d'une vie semblent immuables, figées. Il y a pourtant dans l'instant toute l'histoire et la vie de ce développement de la pensée et de l'acte et tous les possibles de son développement "pré-existant".

 

Par exemple Marseille est sale et violente ? Marseille est l'image du monde et de sa pauvreté dans tous les sens. Comme Paris etc.  Vaut-il mieux ne pas ressembler au monde et être Aix ou Salzbourg (je n'ai rien contre ces villes et leurs habitants !) ? L'on peut dire qu'être marseillais (ou tant d'autres choses...), c'est partager ce pour quoi on recherche la santé et ses remèdes, sur la longue durée et dans les explosions soudaines. Tenter d'être "de partout" mais être une personne, inégale en droit selon où (et comment) elle nait, mais personne quand même, c'est une grande difficulté et une douleur, certainement, mais pas une absurdité il me semble.

 

Ceci n'est pas une réponse. C'est un état d'esprit momentané oui. Difficile à garder mais quelquefois en actes, en action. C'est la possibilité et la santé du moment.

Bises

Pierrot, 25 octobre 2011

 

 

(1) EXTRAIT DE LA CITATION:

« Cependant, les notes que je viens d’écrire demeureront pour beaucoup privées de sens. Elles sembleront absurdes à ceux qui considèrent comme une réalité achevée celle que leurs sens saisissent et dont se nourrit dans l’instant leur intuition de l’existence. Ceux-là peuvent lire Balzac avec goût, aimer ses descriptions, admirer que sa peinture des passions n’ait point vieilli. Ils vérifieront de très bonne foi l’efficacité artistique d’une méthode créatrice qui ne leur aura pas livré ses ressorts les plus puissants. Sans doute, tous les lecteurs de la Comédie humaine ont-ils commencé par ces vues incomplètes ; et ils ne les dépasseront pas si, prisonniers d’une doctrine, ils entendent y associer le génie du romancier et, au nom de l’idéalisme, ou du matérialisme (de leur idéalisme, de leur matérialisme) prétendent lui interdire une prise sur le réel en formation ».

Joe BOUSQUET, blog de René MERLE : ici

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-joe-bousquet-et-balzac-87206849.html

 

L'illustration : sur l'esthétique et l'anthropologie de Marx pour son usage propre, non celle qu'il "préconiserait"...

 

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