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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:50

2014 01 28 002 

Le mouvement de 1968 : Y a-t-il 2 mouvements de 1968, celui des étudiants et celui des ouvriers ? Essayons de comprendre les raisons de cette dichotomie ! Comment et par qui est entretenue cette vision.

Aujourd'hui encore.

 

Si on considère le mouvement étudiant, sociétal comme une utilisation par les classes dominantes et leur idéologie d’un mouvement profond de  « libération de la personne des contraintes », utilisation contre le mouvement ouvrier. On ne voit la réalité que sous un angle

 

Si on le considère comme un mouvement profond de la société exprimé majoritairement par la jeunesse, on se rapproche d’une vision plus exacte de la réalité, mais partielle malgré un début de synthèse.

 

Si un considère le mouvement ouvrier de grève et d’occupation et le mouvement étudiant et sociétal comme des expressions diverses d’un même mouvement de la société, on est sans doute plus en mesure d’aborder le sens réel de ce mouvement de 1968.

 

La crise de suraccumulation du capital dès 1968 est en train de freiner  la satisfaction des besoins humains en développement impétueux, frein qui a en grande partie suscité les évènements qui ont ramené un « gaullisme nouveau » en 1958, nationalisme de développement contrôlé par les monopoles.

 

Cette crise de suraccumulation éclatera radicalement dans les années 1970. Cette crise de suraccumulation du capital a touché tous les secteurs d’activité et touche de plus en plus radicalement tous les secteurs d’activité.

 

Il n’y a pas de frontières entre les secteurs d’activité, il y a par contre des inégalités de développement entre les activités, « de champs et de lieux », en unité.

 

Le travail de transformation du mode de production est une activité « en soi » quand ce n’est pas aussi « pour soi ». Et ce travail de transformation du mode de production s’exprime à la fois dans la production, la culture au sens large dans la production stricto sensu et dans tout le mouvement de la société : la production au sens large, tous les mouvements par lequel elle est constituée.

 

Le travail de transformation du mode de production, c’est toute l’activité du système de production y compris les résistances aux transformations du mode de production, et donc aussi résistance jusqu’à l’étouffement plus ou mois grand des forces politiques, syndicales sociales en général qui sont susceptible d’agir à titre « spécialisé » pour cette transformation.

 

Cet étouffement est un des mouvements, un des éléments de développement inégal, ce qui explique le faible développement en quantité et en qualité, en contenu, de l’organisation de la résistance ouvrière et salariale aux régressions sociales, et ce qui explique le contraste qui s’impose avec la réalité du développement des forces productives, des techniques, des sciences, qui malgré un état de développement immense, quasiment inimaginable, est pourtant en situation de régression relative ;

 

…en situation de régression relative, c'est-à-dire de développement insuffisant par rapport aux besoins que le développement engendre lui-même. Contradiction à la fois simple et voilée pour le travailleur, et pour tout individu de l’espèce humaine en situation « parcellisée », dominé, en perte de cohérence civilisationnelle.

 

Une incohérence civilisationnelle produite par l’obsolescence d’un système de production peut contenir la relève du système,  dans un autre système, dans la mesure où l’effet des freins qu’il impose au mouvement de l’humanité trouve dans la société des forces capables de se développer in fine.

 

Tout cela n’est pas automatique puisqu’à la différence du minéral et de l’animal, l’humain possède l’instrument, l’outil objectif et subjectif de la pensée, la capacité de développer la conscience de son propre mouvement. Le rapport de force entre conscience et outils de régression est donc la question première à « prendre par les cornes », donc prendre par les cornes « la bête », les forces conservatrices qui s’expriment dans la production et contrôlent le rôle de la production en leur faveur.

 

Desceller le sens général de la société et les mouvements multiples et divers qui le composent, c’est l’outil indispensable de  construction du rapport de forces.

 

Desceller le sens général de la société est une activité qui rencontre l’opposition de la classe dominante et d’une classe dominante de plus en plus concentrée, de plus en plus maîtresses des techniques de production, d’échange et de gestion, d’exploitation, de communisation, et militaires.

 

Cette classe dominante de plus en plus concentrée dispose d’une idéologie d’auto-défense de ses privilèges qui consiste aussi à intégrer toute les classes sociales et tous les groupes sociaux, y compris ceux qui en sont victimes. Y compris ceux qui sont au cœur de la production des biens nécessaires à la vie humaine, au cœur des contradictions du système.

 

La nouvelle organisation mondiale du travail, qui a handicapé et handicape encore et toujours le mouvement ouvrier a un double objectif et le même enfin : réorganiser mondialement l’extraction du profit à l’intérieur du travail et déplacer le travail pour diviser le mouvement ouvrier géographiquement et idéologiquement.

 

Travail de fabrication. Travail agricole. Travail de la pensée qui les permet et qui en fait partie. Réalité des nourritures qualifiées de « matérielles et morales », formule parlante, représentative de ce réel mais peu rationnelle ; il en existe pourtant peu de meilleure.

 

L’apparente dichotomie du mouvement « étudiant » et du mouvement ouvrier et paysan n’est que le reflet de la double stratégie du capital, en fait stratégie unique.

 

Stratégie unique intégrée dans les mouvements divers du mouvement général, dans le mouvement global du réel et dont les systèmes de pensée, celui issu du capital et ses « variantes » font partie (de ce mouvement du réel), y compris évidemment le rapport dialectique contradictoire des mouvements de pensée dans le mouvement de pensée, et l’unité de ses contradictions.

 

A l’instar de toute autre apparente dichotomie que la stratégie d’aujourd’hui du  capital, nous fait encore miroiter pour nous la cacher, cette stratégie, et par là nous cacher la réalité d’une exploitation dont la taille s’est agrandie d’une façon immense, alors qu’il veut la présenter comme en voie de disparation, en voie d’effacement devant une humanité devenant équitable.

 

Pierre Assante, 5 novembre 2014

 

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