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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 07:21

 escalier contesse 2juin10 002Expérimentons une autre vision : imagine ! :

  

Si tu es menuisier ou bricoleur, et que tu veuilles fabriquer artisanalement une table, imagine que tu doives découper le bois. Tu vas le scier et le raboter à une certaine forme, une certaine dimension.

Imagine maintenant que le bois est un mouvement, et non cet objet inerte que ta représentation mentale,  l’habitude et l’usage ont formé pour « un temps historique », le tien.

Imagine enfin que ces représentations mentales de la réalité que  l’habitude et l’usage ont formé, sont celles d'une réalité de mouvements divers, ce qui fait la diversité des objets avec lesquels tu rentres en relation directement ou indirectement.

 

Imagine enfin, qu’en pénétrant dans l’infiniment petit de ton plateau de table, son mouvement, comme tous les mouvements, possèdent des pulsions de mouvement, avec des fréquences fixes, et des combinaisons de fréquences issus des diversités des mouvements qui se rencontrent dans le mouvement.

 

Imagine maintenant que ces mouvements multiples, variés qui se rencontrent forment les objets et les évènements de notre vie, de la nature, de la société, de toutes formes prises par le mouvement et les processus qu’ils forment dans un processus général.

 

Copie-de-000_2412.JPGAinsi tu peux imaginer différemment à quoi correspondent dans la réalité les concepts de mesure discrète et de mesure quantique, c'est-à-dire de continuité et de rupture, de quantité et de qualité qu’elles produisent, des contradictions d’un processus, des forces contradictoires qu’il contient leur croissance et leur propre mouvement particulier, des transformations qualitatives issus des accumulations quantitatives, c'est-à-dire des mouvements de croissance (y compris dans la croissance de la conscience collective de l’humanité, l’humanisation de la nature) qui se nourrissent de l’accumulation des mouvements « externes » dans un mouvement « absorbant » à l’image de la vie : le propre de la construction, en santé, en durée cohérente ou non du mouvement.

 

En fait appliquer relativement et d’une façon souple cette vision à tout ce que la recherche scientifique et philosophique nous révélé dans l’histoire humaine à ce jour.

 

Spire quand l evenement...Tu peux aussi appliquer de la même façon cette vision au mouvement de l'échange humain, depuis ses formes primitives jusqu'à sa forme actuelle, la mesure quantitative de la valeur marchande, du temps de travail mesurable, hors "valeurs sans dimensions". Et comprendre les phénomènes "aléatoires" ou volontairement "non contrôlés" par et pour l'intérêt privé, non quantifiables, apparemment cohérents dans cette logique privée limitée et mutilée, et incohérents globalement dans l'échange mondialisé et informationnalisé. Et imaginer et comprendre l'indifférence générale que cette mesure introduit vis à vis des produits particuliers du travail et donc des besoins en santé (en vie sans maladie mortelle généralisée). Et voir la quantité de désirs sans solution qu'elle induit.

 

Et imaginer et mettre en oeuvre des transformations volontaires nouvelles à initier dans l'échange

 

Cette proposition de vision ne se veut pas rigide, elle se veut introduire un autre abord du concept de matière qui confirme la vision matérialiste, le concept de processus, les interactions dialectiques, en synchronie et en diachronie, l’aléatoire et la volonté humaine elle-même élément de l’autocréation de la nature, de l’humanité et l’homme et son travail, son activité qui est part de la nature, dans son unité.

 

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Finalement, cette « autre » vision que je vous "propose" n’est pas si différente de notre vision quotidienne face à la résolution des problèmes quotidiens de notre vie. Elle nous permet cependant, peut-être, de rassembler mieux nos concepts apparemment morcelés et incohérents, à aider aux synthèses tout en s’en méfiant et en restant en éveil sur leur besoin de mobilité.

 

A partir de cette vision de mouvement et non « d’objet » (au sens populaire du mot), il est plus facile, je crois, de rassembler les concepts et les mesures de temps et d’espace, l’existence n’étant que le mouvement, sa continuité et sa pulsion, et l’unité d’objet, d’être du temps-espace.

 

Mes excuses pour cette imagination de scientifique amateur sans démonstrations expérimentales autres que l’usage de la vie quotidienne et militante et des évènements qu'elle rencontre, y compris par notre connaissance collective de l’histoire et des sciences. Ne pas la prendre au sérieux, mais y rêver.

 

Pierre Assante, Jeudi 6 janvier 2011

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