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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 06:49

INGRAO INDIGNARSI..L’austérité, les élections, l’économie politique, l’Italie et la France.

 

Si les italiens, écœurés par des mois d’austérité sans vue sur une sortie de crise, imposée d’en haut par ceux, politiques et financiers, qui détiennent les privilèges et pouvoirs d’aujourd’hui, ont voté comme l’on sait…..

Austérité sans vue sur une sortie de crise, crise successive à des décennies d’inégalités et de prémices larvées à l’aggravation brutale de cette austérité.

 

….On peut réagir de plusieurs façon :

 

Soit on se dit, il n’y avait aucune alternative crédible proposée par cette élection sinon protester.

Soit on se dit, il peut se construire, dans la protestation, ou dans une part du « centre gauche », des éléments d’issue à la crise qui peuvent se développer.

Soit on se dit, dans la tendance au communisme de partis minoritaires peuvent se créer des objectifs et des rassemblements ayant des contenus transformateurs opérationnels, économiques et de civilisation.

Soit on se dit, il n’y a plus rien à faire, la vie est courte, cela ne m’intéresse pas ou au contraire, on trouvera bien une issue dans le rejet des institutions telles qu’elles sont et dans le « indignons- nous » populaire, à la base.

Enfin on peut se dire, il faut de toute façon être gouverné, par ceux, de « centre droit » ou de « centre gauche » qui ont pris ensemble les décisions et la mise en œuvre de l’austérité, sinon la société s’écroule,

 

Etc., etc.…

Ou encore, voilà bien l’insoutenable légèreté de l’être qui refuse de projeter dans l’avenir les conséquences de ses actes ou non actes d’aujourd’hui….

….Avec une image dans le genre : on a sauté de l’avion sans parachute et dans notre descente en groupe, on disserte, comme si elle allait durer une éternité, sur l’existence ou non de la pesanteur.

 

Pour ma part, je ne sais si ma réflexion peut être considérée comme rationnelle autant que mobilisatrice, aussi sur le plan affectif. Mais voici que j’affirme, à tort ou à raison cette conviction: un peu de connaissance de la critique de l’économie politique, en renforts de nos expériences quotidiennes et de vie sur la durée, de nos savoirs savants ou triviaux, un peu de connaissance de la critique de l’économie politique, dis-je, nous aiderait à surmonter les manœuvres, les mensonges d’où naissent nos illusions, nos orientations vers des chemins sans issue, nos découragements et nos indifférences.

 

Pour ma part, dans mes vingt ans, René Féniche, lui surtout et quelques autres, à l’école fédérale du PCF, m’a enseigné pendant quinze jours, une douzaine d’heures par jour, cette critique de l’économie politique, qui, il me semble, m’a servi de « boussole » en évolution et mouvement, complémentaire à tous les autres efforts d’apprentissage et de compréhension de la vie. Je ne prétends pas que le résultat ait été parfait.

Il a été humain, c'est-à-dire que « rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force ni sa faiblesse... », que « rien n’est précaire comme vivre…».

 

Mais il m’a conduit à une fidélité un tout petit peu « infidèle » qui permet de construire en marchant sans perdre les bases et les acquis de l’humain en processus.

Aujourd’hui, si j’avais un conseil à donner (c’est le lot des vieillards, que doivent-ils faire de l’accumulation d’une fin de vie ?), ce serait : l’économie est aux mains de ceux qui se réservent en priorité ses fruits. Ce qui le leur permet c’est l’ignorance que nous en avons et dont ils se prévalent pour la gérer à notre place.

 

Apprendre ce que nous avons rejeté jusqu’à ce jour, est une sorte de viol de nos convictions profondes, mais aussi de notre légèreté de l’être…

Je ne poursuis pas ici par un cours d’économie politique, je vous renvoie à la Revue marxiste d’économie « Economie & Politique », à mes petites brochures et essais sur la question, au « Capital », et au programme économique du PCF et de sa commission économique (ComEco) et du Front de Gauche des présidentielles de 2012, en cours de réactualisation en fonction des évènements politiques et économiques, en entrant dans le détail comme en approfondissements  dans les analyses et mesures de fonds qui ne peuvent être opérationnelles que dans une confrontation pratique avec la crise et avec la vie.

 

Pour en revenir à l’Italie, quel que soient les partis au pouvoir, quel que soit le chaos ou l’autoritarisme du pouvoir, la politique d’austérité aura les même conséquences, ne répondra pas à la crise et donc aux besoins de cette part d’humanité qu’est l’Italie. Ces conséquence ne peuvent que susciter la réflexion des italiens sur la question économique d’une autre façon que ce qui leur est actuellement proposé et imposé. Les italiens et tous les peuples, populations du monde de même…..pour rechercher et trouver et mettre en œuvre les solutions à la poursuite d'une humanité en santé.

 

Pierre Assante, 28 février 2013

Petit rappel d'économie politique sur ce lien:

http://pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

 

 

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