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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:10

M.E.Oeuvres Philo.De la métaphore du fruit qui mûrit à la mondialisation[1],

En passant par Marx, Feuerbach, une réflexion tout à fait « pratique ».

 

« La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure

de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image)

et de transformer effectivement le quotidien. » Henri Lefebvre.

 

« Face au pôle de la cité et au pôle du marché,

un pôle de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu

et l’histoire regardée comme une mécanique. » Yves Schwartz.

 

…….La métaphore utilise l’image d’un phénomène connu pour tenter de décrire une nouvelle représentation de la réalité. Elle ne peut ainsi qu’avoir les défauts dont parle Alain Duparquet[2] et contre lesquels il nous met en garde. Une métaphore ne peut se suffire à elle-même et elle a besoin d’autres métaphores[3] qui la contredisent et attaquent la question traitée sous des angles différents.

……..Soit on considère les écrits de Marx comme un dogme, surtout si on les ignore ; soit comme une vision des possibles (ce qu’il déduit de sa « méthode d’investigation dialectique »). Ce qui n’empêche pas, le contraire est impossible, un « jugement de valeur ».

La vision de l’action sur la société décrite dans « L’idéologie allemande », partie « Feuerbach », en particulier les pages 63-64 des Editions sociales, 1968, est citée souvent limitée au passage « Le communisme n’est pour nous…existant » (page 64)..

Il est clair que la partie qui suit et surtout celle qui précède touchent à l’idée que le communisme est une transformation MONDIALE. Cela a toujours gêné les partis nationaux parce que la culture populaire populiste n’envisageait pas le communisme comme un processus de la mondialisation, mais un état des choses dépendant du « grand soir »[4]..

Ainsi renoncer au grand soir équivalait, équivaudrait, à renoncer à toute action révolutionnaire. Pour reprendre la métaphore du fruit qui mûrit, sa négation par son « pourrissement », sa « négation de sa négation » par l’arbre, on ne peut atteindre une maturité sans que le processus de maturation ait eu lieu. On peut accélérer le processus avec d’ailleurs le danger de détruire le fruit par maladresse. Mais on ne peut en faire abstraction. La maturation d’un fruit n’a qu’une voie unique lorsqu’elle réussit (observation empirique). Un processus social a certainement des bifurcations bien plus nombreuses et complexe (observation militante de nombreuses générations), si l’on s’en tient à cette métaphore.

La question de Marx n’est pas « quelle recette pour faire le communisme ? », mais : quelle intervention humaine dans le processus[5], quel processus, ajustement de l’intervention .......

...............................suite de ce texte cliquer : ici

notes :

[1] Nouvelle démonstration du mondialisme capitaliste : l’achat d’une société chinoise par SEB et ses suppressions d’emplois. Une étude d’ouverture privée d’une mine de charbon avec sa centrale électrique dans la Nièvre à renforts de milliards d’euros alors que des milliards d’euros sont engloutis par l’ennoyage à Gardanne, malgré l’opposition et les luttes des mineurs, de la population, des syndicats et de la mairie communiste (concurrence et rentabilité capitaliste !). Pourtant, « Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme », Karl Marx,L’idéologie Allemande, Feuerbach .

[3] « La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image) et de transformer effectivement le quotidien. Henri Lefebvre », Métaphilosophie.

[4] Et parce que sur un espace « économique » national vaste, un état des échanges pouvait laisser penser qu’il constituait un « monde » en soi, en attendant la maturation conjointe dans les autres espaces humains de notre terre

[5] « Face au pôle de la cité et au pole du marché, un pole de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu et l’histoire regardée comme une mécanique. Yves Schwartz », Travail et Ergologie.

 

suite de ce texte cliquer : ici

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