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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:00

AGAMBEN.jpgConcept d’épistémicité, suite, la somme et le reste, libre commentaire n’engageant que l’auteur de ces lignes, de ce blog.

 

Revenant sur ce que j’ai développé dans mes articles sur le concept d’épistémicité du Professeur Yves Schwartz, en le priant de m’excuser si je suis hors sujet, je  condense en la formule qui suit ma « remarque », libre (et farfelue ?) « interprétation » dont j’assume la responsabilité personnelle, qui n’engage que moi-même : le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Ceci sur la question de l’axe de séparation des savoirs et des épistémicités comme sur tout autre mouvement humain et de la nature (1).

 

On ne peut pas non plus ne pas faire référence dans une telle réflexion, à Henri Lefebvre et à Giorgio Agamben. 

 

Le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Pourtant, il n’y a pas identité de la somme et du reste.

 

Par exemple, plus le temps qui reste se rétrécit, plus il condense la somme.

 

Et le temps qui reste dans un processus ne limite pas le temps ni sa somme et ouvre un processus d’une autre qualité qui possède sa propre somme et son propre reste.

 

C’est une question de fond pour tout être humain qui n’est pas résigné aux limites (qu’il ne peut pourtant que nier, sans atteindre la négation de la négation) de son espèce et de lui-même quant aux interrogations sur notre raison d’être dans notre espace-temps sur lequel nous tentons d’élargir nos connaissances. Question de fond sans réponse mais non sans intuitions qui sont une somme immensément plus « petite » que le reste.

 

Le travail spéculatif, qui repose sur un élargissement scientifique continu, c’est notre seule « arme », et l’élargissement scientifique se situe, évidemment, dans ce reste et cette somme.

 

La spéculation, et celle-ci sans doute,  peut paraître et être folle lorsqu’elle s’aventure loin des repères  « attestés ». Loin ne veut pas dire sans.

 

La connaissance la plus fine possible du processus nous permet de situer les éléments du processus de la façon la plus opérationnelle possible pour la résolution des questions que la vie nous pose pour poursuivre notre propre processus dans le processus général.

 

Les processus contiennent bien la continuité et les « sauts », au sens où l’entendait Jean Jacques Goblot pour les civilisations par exemple. La difficulté suprême de notre travail spéculatif, c’est d’une part la croyance en un unique processus repéré et donc, d’autre part, notre absence de vision des sauts de processus, notre limitation mentale d’un processus global à un processus unique, malgré la réalité d’unicité des processus. Unité des contraires et unité des processus dans le processus, et qualité différente des processus et des sauts de processus : en quelque sorte, nous ne sommes pas capable d’imaginer un processus général dans lequel le processus général apparent, qui nous apparaît, pourrait connaître lui-même des sauts qualitatifs, changer de qualité, être et devenir un processus différent et inimaginable et inimaginé.

 

Je ne voudrais pas par ces considérations plus qu’hasardeuses mettre en cause le sérieux des échanges que je peux avoir avec des chercheurs reconnus, dont l’œuvre est pleine de santé et de progrès ici et maintenant, et par là pleine de générosité et de solidarité et d’efficacité.

 

Je veux seulement repousser mes limites, ne serait-ce que par besoin et plaisir pour moi-même, dans la façon d’aborder la question des processus. Si l’on limite l’appréhension des processus aux limites de celui dans lequel nous nous mouvons, aussi ample soit-il par rapport à nos capacité d’appréhension, d’imagination, nous bornons dores et déjà l’appréhension des processus « restreints » dont nous faisons l’étude. Et nous donnons à notre concept « d’illimité » la limite d’un processus d’une qualité « donnée ».

 

Il y a donc une double menace sur la pensée, celle de la dé-adhérence « sans retour » et celle de la dé-adhérence apparente mais seulement apparente.

 

La rationalité « vrai » repose bien sur une dé-adhérence illimité liée aux besoins ici et maintenant de survie et de développement. L’exemple flagrant de la rationalité limitée est bien contenu dans la façon d’aborder la rationalité par une classe dominante, donc limitée à des besoins « restreints » et l’exemple d’envol de la rationalité est bien donné par la lutte des classes dominées.

 

Et si une classe dominée en vient à ne plus résister à une rationalité restreinte imposée par une classe dominante, c’est là que le processus général est menacé d’une maladie mortelle.

 

Nous n’avons pas le langage nécessaire à l’analyse et la description d’une telle vision des processus. Nous ne l’aurons qu’après avoir dépassé notre vision actuelle. Le langage, s’il permet les résolutions ne peuvent naître qu’après les résolutions : sommes et restes…..

 

Ce type de spéculation « ne sert-il à rien ? », pour reprendre une observation qui peut lui être faite aussi bien pour le quotidien, le « pratique », que pour la recherche, la « poïesis », l’action créatrice d’avenir, de processus.

 

Le temps connu contient toujours la spéculation comme l’accumulation des observations et de leur mise en relation dialectique, leur syncrétisme et leur synthétisation,  et cette expérience se poursuit, pratique et énigmatique….

 

Pierre Assante, 22 mars 2012

 

(1) Dans ce cas, les « savoirs » seraient la « somme » et les « épistémicités », le reste, dans le tableau du Professeur Yves Schwartz. Mais somme et reste ne sont pas un concept pour ce seul sujet, qui serait lui-même limité à un seul concept.

 

L'article précédent sur les commentaires sur les épistémicités : ici 

 

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