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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 18:06
Extrait de "Division sexiste du travail" 2004.

 

 

DYNAMISME EN CHUTE LIBRE

 

De tous les modes de production et d’échange qu’ait connus l’espèce pensante humaine, le capitaliste est sans doute celui qui a possédé le dynamisme le plus puissant, tant en production qu’en productivité au sens large, non au seul sens correspondant à la spécificité du capital.

 

Le dynamisme propre au système est en train d’être « dépassé » et à dépasser par le dynamisme propre au système ; tant en raison des contradictions du système capitaliste, que des lois propres au développement du capitalisme et que par des effets entre son développement et l’inégalité de développement qu’il aggrave au-delà des déséquilibres soutenables, trois choses qui n’en font qu’une.

 

L es processus de sortie de système, tels la NEP (Nouvelle Economie Politique) de 1920-221 ou « celle de Deng Xiaoping » et son développement, issus des dominations coloniales et des libérations de domination coloniales et néocoloniales, sont encore le système.

 

C’est d’abord la réponse concrète du capital de plus en plus inadaptée aux besoins sociaux en développement et complexification, puis ses effets sur l’homme, animal de raison et de sentiments, qui déterminent le besoin nouveau d’organisation nouvelle de la société. C’est en ce sens qu’on caractérise l’unité de l’objectif et du subjectif, le subjectif étant en retard sur l’objectif car le présent et son mouvement n’est pas saisi au moment où il se déroulé, mais en tant que passé à long et court terme, après son observation et son analyse, et les volontés qu’elles induisent ou pas.

 

On ne juge pas un fait à l’aulne de l’immédiateté sous peine que l’erreur de jugement percute la résolution du fait et réduise le jugement lui-même, et souvent le rende débile (faible). L’immédiateté est de l’ordre de l’analyse générale  à long terme qui permet la rapidité de réponse.

 

On ne juge pas un mouvement particulier, où qu’il se déroule, et quel que soit le moment dans lequel il se déroule, quel que soit le besoin rapide ou pas de réponse, en dehors d’un contexte et sans comprendre le contexte, ni sans renoncer à la résolution saine du mouvement,  où qu’il se déroule, et quel que soit le moment dans lequel il se déroule.

 

Il n’y a pas de modèle de processus social et de développement social. Il y a des possibles causaux et aléatoires issus des processus passés et la particularité du processus humain, c’est le processus de conscience de la nature sur elle-même qu’il contient et constitue et fait de sa raison, de ses sentiments et de sa volonté les éléments  unis de détermination de possibles du processus social.

 

C’est dans cette vision, à mon sens, que cette agonie du système capitaliste, ses convulsions et ses soubresauts dans son affaiblissement-crise décennale puis de longue durée, doit être jugée ; de même en ce qui concerne le processus possible de sortie de crise, c'est-à-dire de processus de dépassement-abolition du système dans un autre, contenant, en ce qui concerne ses mouvement initiaux, les propositions des économistes de la ComEco du PCF. Pourquoi ? Parce que ces propositions vont bien au-delà de la contestation du système : elles tiennent de l’analyse du mouvement concret du système, des contradictions des forces contraires en œuvre dans le système et des éléments présents dans le système et à développer pour permettre le relai entre l’ancien et le nouveau, entre la maladie et la santé suffisante.

 

Le parcours de Marx et d’Engels et leur suite, de la logique aristotélicienne à la dialectique hégélienne « remise sur pieds », son concept de mouvement, des accumulations quantitatives, des transformations qualitatives, d’unité et d’identité des forces contraires (donner des exemples) habitant un mouvement, les mouvements micros dans les mouvements macros… a répondu à l’actualité de l’industrialisation, de la contradiction salaire/plus value, de la régression que constitue une division du travail mettant relativement mais effectivement en difficulté la capacité de création et d’invention humaine, la capacité de construire mentalement pour construire physiquement, et cela pour une masse sans cesse grandissante de populations des nations et du monde. L’affaiblissement des uns entraine l’affaiblissement des autres et l’affaiblissement de tous, jusqu’à rendre l’ensemble social gravement malade et à soigner évidemment : c’est cela révolution et non les têtes coupées, même si les révolutions du passé en ont produites. Inversement le renforcement des uns permet ou peut permettre le renforcement de tous.

 

Un « retour » aux analyses initiales de l’économie, de la philosophie et la culture marxiste n’est pas une régression sur le passé, mais bien un nouveau départ et une poursuite d’avancée qui nous fera dépasser les reculs du mouvement ouvrier et salarié et populaire unis, reculs sous pression des répressions et des rapports de forces affaiblis par les répressions et les renoncements induits, qui ont conduit ce mouvement aux compromis capital/travail qui est encore d’actualité. Comprendre la critique du programme de Gotha, à mon sens, c’est comprendre ce qui manque encore à un mouvement de transformation sociale en santé suffisante pour se développer ; et c’est comprendre le rapport entre ces compromissions historiques proudhoniennes et lassalliennes et  celles de nos jour chez les dits « populiste de gauche », sans les condamner ni sans les accuser, mais pour en en sortir  dare dare.

 

Ce compromis a permis des développements dans le capitalisme, mais en a permis aussi, contradictoirement, le prolongement de la maladie. L’analyse de la baisse tendancielle du taux de profit (Livre 3 du Capital, et analyse successive de « l’école » de Paul Boccara), dans le développement du capital et de ses produits « matériels et moraux », de son cycle A-M-A’ et des produits de renouvellement élargi de la société mais limité du système, la maladie incurable de suraccumulation-dévalorisation du capital, indiquent que les compromis de Gotha jusqu’à nos jours,  successifs à la fusillade des Communards de 1871 (par exemple et entre  autres répressions historiques) ne sont plus ni d’actualité objective, ni de réponse possible aujourd’hui.

 

"...L’immense guerre économique qui frappe aujourd’hui l’humanité, son « volet » militaire avec ses douleurs extrêmes et ses morts, immense guerre économique menaçant d’un écroulement la cohérence relative des complexes et infinis rapports d’échange et échanges des hommes dans la planète en voie de mondialisation totale [progressiste possible], illustre cette préhistoire non dépassée, dépassable et à dépasser...".

Extrait page 15 de : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

 

La mondialisation achevée, c’est le communisme, la productivité devenue productricité de valeur d’usage, libérée de la valeur marchande, au service de la liberté d’activité, de la transformation quantitative-qualitative de la production, de la qualité de la vie humaine en tant que développement de la conscience de la nature sur elle-même, sur cette Terre et nos interactions universelles. La mondialisation inachevée, malade, est celle des limites du capital, de ses contradictions antagoniques et ses conflits létaux.

 

Pierre Assante. ‎vendredi ‎2 ‎septembre ‎2022, ‏‎18:26:35.

 

INVITATION VENDREDI 16 SEPTEMBRE 18 h. :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/08/vendredi-16-septembre-18-h.invitation.la-section-pcf-du-8eme-arrondissement-de-marseille-organise-cet-automne-une-serie-de-formations.html

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commentaires

B
Pour le prochain Congrès des camarades proposent de mettre en place une maison commune de la gauche .Veulent ils refaire le Congrès de Tour à l'envers ? Ils elles devraient lire ou relire : " Critique du Programme de Gotha " de Karl Marx ou il critique le socialisme vulgaire qui ne change rien sur le fond .
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