Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 06:17
Voir note *

 

La crise politique

c’est

la crise de production (1)

 

La NUPES est confrontée à l’analyse des causes de la crise et des remèdes à lui apporter.

Les propositions des économistes communistes et le rôle du PCF et d’un groupe du PCF prend toute son importance dans les orientations et les luttes pour réussir.

Les résultats des législatives confirment la profonde crise politique du pays dans la crise mondiale du système économique et social.

 

La crise politique c’est la crise de production (1), la crise de renouvèlement de la société dans tout ce dont elle a besoin pour vivre, se développer.

 

Le cycle d’accumulation du capital, le cycle Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’), sur lequel repose le renouvellement et le développement de la société n’est plus à même d’assurer ce renouvellement.

 

Dans la crise de renouvellement de la société, la suraccumulation-dévalorisation du capital est le phénomène principal témoignant de l’incapacité du système de dépasser ses contradictions et le blocage qu’elle contiennent, pour le système, comme pour ceux qui y vivent dedans, les humains et l’humanité.

 

L’accumulation du capital, le cycle gravement malade de renouvellement social dans le cycle A-M-A’, est basé sur l’achat de la force de travail : « un travail contre un salaire », un revenu, sous quelque forme que ce soit. La crise du travail, physique et morale en est issue, et la crise de la production dans la crise du système. Le rapport entre le travail et le travailleur et son contenu « motivant » ou pas pour la personne , sous tous ses aspects est en crise, va de pair avec la crise de production et la crise du système.

 

Les économistes communistes comme les ergologues de progrès ont analysé les uns les limites d’un système économique et social obsolète, incapable de poursuivre le renouvellement de la vie sociale et de la vie humaine en santé, les autres la crise du travail réel, du travail concret sur lequel repose la production des biens nécessaires à la vie humaine. Leurs travaux sont convergents ou peuvent l’être. Il y a une question de volonté commune.

 

La transformation du crédit, du rôle des fonds financiers, une sécurité d’emploi et de formation SEF (loi déposée par les communistes à l’assemblé et au sénat), les DST pour s’attaquer à la dictature du dollar, des droits du travail permettant et la SEF et la reconnaissance de l’autonomie et de l’initiative de la personne qui produit dans la dépendance mutuelle de la production entre les hommes, forment la base d’un programme issu de l’analyse des économistes communistes de sortie de crise et de construction d’un système économique et social de santé suffisante pour exister et se développer.

Ces propositions sont contenues dans le programme « des jours heureux » du PCF et dans aucun autre, c’est dire l’importance que revêt le rapport entre les composantes de la NUPES et la composante propre et indépendante que constitue le PCF, ses économistes, et leur autonomie d’analyse, de recherche d’issue de crise et d’action propre de contenu, de convergence et de rassemblement pour cela.

 

Une forte opposition antilibérale s’est constituée dans la société et ces élections l’ont concrétisée. Elle est dont confrontée aujourd’hui, quelles que soient les manœuvres politiciennes à la mise en œuvre de propositions de dépassement, de sortie et de dépassement de la crise de production ici et dans le monde.

La NUPES est confrontée à l’analyse des causes de la crise et des remèdes à lui apporter.

 

La capacité de s’emparer de solutions de sortie de crise et de dépassement de la crise dans un processus social radical, progressif et générationnel, c’est à quoi doit s’atteler cette opposition antilibérale sous peine d’un nouvel échec comme celui de la rigueur de 1983 ou de de l’échec de Jospin, par exemple.

 

L’écoute des propositions des économistes du PCF entre dans cette capacité. Elle revêt un rôle essentiel. On ne guérit pas une maladie sociale sans de bons diagnostics et de bons remèdes économiques et sociaux, pas plus qu’on ne guérit une malacie du corps sans un diagnostic et un remède « médical et social » à la fois.

 

Quant à la montée du RN, elle est spectaculaire, même si on pouvait s’y attendre dans contexte économique et social, ne peut qu’inquiéter grandement. La « solidarité » qu’il prône est basée sur une réduction à l’espace national au moment où le besoin d’une solidarité, une coopération et une cohérence mondiale éclate aux yeux, pour la production les échanges et la paix, pour qui veut voir la réalité de l’humanité et sa maladie ici, maintenant et dans le monde. Ce repliement étroit a pour corollaire le rejet de l’autre et le rejet de l’autre le repliement, de façon réciproque, en cercle vicieux de retour à un sous développement collectif, général. Répondre à la crise de production par des propositions opérationnelles et leur mise en œuvre est la seule efficace contre une montée des idées racistes et fascisantes et la montée des forces sociales réactionnaires et ultra dangereuses et menaçantes qui se manifestent de plus en plus ouvertement.

 

La crise politique c’est la crise de production, de la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie humaine et à la coopération-solidarité-cohérence dans la diversité de l’humanité peut seule répondre à la crise de la production. Recherche et développement, sécurité d’emploi et de formation, droits du travail et usage des moyens financiers allant dans ce sens, pouvoir sur l’argent, sa concentration et dictature dans et par les firmes multinationales et leurs guerre militaires, financière, économique de concurrence dans leur crsie de renflouement du taux de profit… c’est la tâche urgente et de longue haleine, de volonté et de patience à laquelle s’atteler sous peine d’un échec encore plus grave parce que la crise est encore plus grande et s’accroit sans cesse, que ce soit sur la question climatique ou sanitaire, comme celle de l’énergie, et économique et sociale et toutes les crises conjointes dans la crise générale du capital et de civilisation mêlées.

 

Pierre Assante. 20/06/2022 05:30:39.

 

(1) La cause de la crise politique est la crise de production et non l‘inverse. Evidemment, de multiples éléments interagissent dans cette « globalité », de façon causale et aléatoire, sur lesquels la conscience sociale relative et en processus de l’état des choses, peut intervenir.

 

* Post Scriptum du 21.6.22. 18h55. Sur l'illustration ajoutée : au sujet du "populisme" et de "l'économicisme" de Proudhon, Marx nous dit " il pense faire une synthèse mais il ne fait qu'une erreur composée", remarque proche de ses critiques sur un fameux tribun du parti ouvrier allemand, Ferdinand Lassalle, qui avait été son ami; critique qui a eu comme suite la "Critique du programme de Gotha" qui reste d'actualité. Marx répondait à un ouvrage de Proudhon intitulé "Philosophie de la misère" par un ouvrage intitulé "Misère de la philosophie" ...

Pour lever tout doute à qui en aurait, Je ne parle pas que de la crise politique en général, mais particulièrement de la crise politique aujourd'hui et maintenant en France, qu'on peut étendre au monde humain.

 

LIRE 

Le désir c'est l'appétit de l'esprit :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/06/le-desir-c-est-l-appetit-de-l-esprit.html

 

et RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale », et de nouveaux et d'anciens en rappel sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

 

Partager cet article

commentaires

B
D' ou le besoin de formation dans le parti .
Répondre

Présentation

  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
  • Contact

pierre.assante.over-blog.com

Recherche