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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 09:11

 

COMMUNAUTÉ.

 

Il n’y a pas de vie humaine sans communauté humaine.

C’est con de le dire, et encore plus con de ne pas le faire.

 

Il n’y a pas de vie humaine sans communauté humaine.

C’est un point où matérialistes (philosophiques) et idéalistes (philosophiques) peuvent se retrouver.

 

Mais à quel point les matérialistes philosophiques ne sont-ils pas quelque peu des idéalistes philosophiques dans un stade du processus humain n’ayant pas atteint une productivité suffisante, en qualité et en quantité, pour se libérer des aliénations du produit et des gestes du travail, des aliénations de la production.

 

La propriété-possession agit dans le sens à la fois social et antisocial actuel dans sa contradiction ; agit de concert entre exploiteurs et exploités dans l’unité contradictoire et l’unité et l’identité des forces opposées agissant dans la société humaine ?

 

L’opposition entre exploiteurs et exploités se condense dans la propriété d’usage et de mouvement du capital mondialement centralisé,  son unité et ses conflits internes, ses propres contradictions internes dans la contradiction générale de la société humaine.

 

La communauté restreinte est à la base de la communauté élargie, mais peut aussi la rendre impossible.

La communauté restreinte d’Etat, c’est le nationalisme.

Le souverainisme en est les prémices.

 

La communauté élargie, générale est à la communauté restreinte ce qu’est l’intelligence à la stupidité dont nous sommes tous, mutuellement et réciproquement victimes

 

Il ne suffit pas de vouloir une communauté élargie, il faut en créer les conditions matérielles dans la production et l’échange humains qu’elle constitue.

 

Une production et un échange de pénurie ne peut créer une communauté élargie.

 

L’abondance ce n’est pas seulement la quantité, mais une qualité de coopération, et de cohérence.

 

L’anarchie, ce n’est pas l’absence de coopération et de cohérence, c’est l’absence relative de domination et de hiérarchie politique. Ce qui ne veut pas dire absence de différences et de diversité, de conflits dans les rapports sociaux dans lesquels formes anciennes nouvelles de domination et de hiérarchie tendent à se reconstituer et peuvent se reconstituer.

 

La lutte des contraires, leur unité et leur identité connait un processus qui n’est ni acquis définitivement ni irréversible, dans une « nouveauté de l’ancien ». Le mort saisit le vif.

 

La communauté élargie et le communisme c’est l’anarchie passant par un processus de centralisation et de dissolution de la centralisation.

 

Le Conseil de fabrique et de citoyen, le lieu et l’entité de vie et de production et sa mouvance rapide ou lente mêlée, est le pilier actif de la cohérence générale de l’humanité, de la communauté humaine vivable et viable. Ni la crise climatique, ni la crise économique de suraccumulation-devalorisation du capital, ni la guerre financière, économique et miliaire qui en découle ne laissent présager un processus de Conseils, du local au mondial et du mondial au local.

 

Mais dans le passé des prémices de « conseils de fabrique et de quartier » sont nés (et morts) dans les périodes de crise générale.

 

Lénine espérait et surveillait lors de la révolution d’Octobre russe de savoir si le pouvoir des soviets allait passer la durée de la Commune de Paris.

 

L’évolution-transformation-complexification-condensification qualitative de la société humaine attend de passer le temps nécessaire pour s’approprier l’univers en santé, appropriation mutuelle, réciproque dans leur L’évolution-transformation-complexification-condensification qualitative mutuelle réciproque : homme, communauté humaine, nature-univers connu.

 

La guerre contient à la fois la destruction et possiblement l’issue aux contradictions. C’est, dans l’histoire humaine, jusqu’à ce jour,  la forme et la force primitive de la résolution des contradictions. Ses « douleurs enfantent les songes comme une ruche ses abeilles, et la plaie crie où son fer le ronge et son cri engendre un soleil plus beau que les anciens mensonge » Aragon, de mémoire.

 

Ce ne sont pas ceux qui décident des guerres qui en construisent la sortie et le dépassement en santé. La décision de guerre, d’affrontement économique et militaire, ses causes et ses effets est du côté des forces du passé, passé qui peut reprendre la vie donnée par la communauté et la dissoudre dans un univers qui la reconstituera, sous des formes et forces viables et vitales. Les forces nouvelles sont dans la coopération et la cohérence humaine, dans la communauté humaine.

 

L’homme est à la fois dépendant de la société et de la nature et à la fois dépendant de la communauté et relativement autonome de la communauté ; dépendance et autonomie : l’homme et ses idées et ses sentiments dans leur mouvement-processus possible d’unité organique. Nécessité et processus social et naturel du rapport de nécessité.

 

L’autogestion de la personne dans l’autogestion de l’entité de production et d’échange dans l’entité globale de l’humanité, de la communauté humaine générale, c’est cela la relativité de l’autonomie dans la dépendance sociale.

 

Unité organique de la pensée et du corps, mouvement d’une forme de la matière, la vie pensante. La dichotomie mentale, la représentation abstraire dichotomisante de la pensée et du corps est née de la pensée religieuse et la pensée religieuse de la transformation des mythes en instruments de domination de classe.

 

Une vision abstraire et figée de l’unité de l’univers, et la représentation de Dieu, création humaine et représentation mentale d’un pouvoir abstrait, lointain et central est une force contraire dans le mouvement de processus humain, s’opposant à la philosophie du devenir et la construction du devenir, l’invention du devenir, dans son chemin de dangers, d’espoirs, de réussite et d’échecs, d’aller-retours dans la progression, de vie à poursuivre et de mort à éviter : identité et unité des contraires.

 

Dans les conditions de négation de l’identité et l’unité des contraires que crée une société de classe issue du processus de surproduit et d’économie marchande, « identité et unité des contraires » est une idée des plus difficiles à intégrer dans le mouvement du cerveau et de la société, dans le mouvement social.

 

Constituer une entité avancée à la fois condensée et diluée dans toute la société, procédant à un mouvement de processus de conscience sociale sur le processus social inconscient est totalement lié à la réalisation des revendications, et la réalisation des revendications à une construction sociale nouvelle en santé.

 

L’unité et la diversité font un processus commun organique, dans celui de l’évolution-complexification-condensification-croissance de l’univers connu.

 

La construction de revenus collectifs dans le revenu individuel, à l’instar et à l’image de services publics de qualité et d’invention qualitativement nouvelle devenus l’existence de base de la communauté élargie et de son appropriation en santé de l’univers, est à l’ordre du jour. En ce sens la bataille Capital/Travail dans sa forme Plus-value/Salaires, nécessaire,  montre aussi ses limites. La bataille de sortie de suraccumulation-dévalorisation du capital et de sécurité d’emploi et de formation doit y être liée.

 

Nous vivons la possibilité de sortie de crise de croissance humaine dans un système économique et social obsolète et de processus en santé nouvelle. Santé nouvelle, toujours relative, toujours soumise aux contradictions antagoniques et non antagoniques du mouvement de la nature et de l’homme dans la nature, et de ce qui lui succèdera.

 

Pierre Assante. 01/06/2022 08:43:47.

 

 

APPENDICE (Doute et témoignage de mes incertitudes)

 

ILLUSION ET AMOUR

La dernière lettre d'Alain-Fournier.

Alain-Fournier à sa sœur Isabelle, 11 septembre 1914.

Carte :

Je reçois bien tes lettres, ma chère Isabelle. Certaines me sont même parvenues au milieu du combat. Je suis en excellente santé. J’espère me rapprocher de Jacques avant peu. Je suis maintenant attaché à l’état-major à cheval. J’ai grande confiance dans l’issue de la guerre. Priez Dieu pour nous tous. Et ayez confiance aussi. Longuement, tendrement, je te serre avec ta Jacqueline dans mes bras.

Ton frère.

Henri (Alain-Fournier).

 

SANS ILLUSION ?

BENJAMIN. DERNIER COURRIER

Benjamin à Gurland [ et Adorno ?]

Port Bou, 25.9.1940

Dans une situation sans issue, je n’ai d’autre choix que d’en finir. C’est dans un petit village des Pyrénées où personne ne me connait que ma vie va s’achever.

Je vous prie de transmettre mes pensées à mon ami Adorno et de lui expliquer la situation où je me suis vu placé. Il ne me reste assez de temps pour écrire toutes les lettres que j’eusse voulu écrire.

 

 

RETOUR À LA THÉORIE. 18 articles extraits de « La critique de la critique critique. L’alternative vitale », sur ce lien :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/retour-a-la-theorie-5.html

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