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5 mai 2022 4 05 /05 /mai /2022 00:01
Procida capitale de la culture 2022 et un des anciens berceaux de famille

 

AU SUJET DU POEME "MA CONSCIENCE EST DEVASTÉE :  EN FLAMME . POEME, MAUVAIS POEME..." (1)

 

des périodes cruciales où l’alternative vitale nécessaire est non entendue et à faire entendre absolument.

 

Si ma conscience est en flamme, un moment dévastée, ce n’est pas tant et pas du tout pour la péripétie électorale, ses attentes et ses difficultés, Bien au Contraire ; C’est par l’état du monde, économique, ergologique, énergétique, alimentaire, sanitaire, écologique (les mers montent !), culturel (la grande confusion menace), guerrier (désorganisation du monde plutôt que les accords de Minsk), que ma conscience veut partager avec les autres consciences, en rapports mutuels de construction mutuelle, pour sortir d’une crise possiblement létale et pour sortir d’un système qui la produit, cette crise.

Si proposer des solutions (1) à une crise est le point de départ de la résolution de la crise, il ne suffit pas de proposer des solutions, il faut qu’elles soient entendues et mises en pratique ! Et s’il y a surdité, c’est cela qui enflamme la conscience et la désespère, ce qui arrive à tout un chacun dans des périodes cruciales où l’alternative vitale nécessaire est non entendue et à faire entendre absolument. Ainsi fallait-il lire ce poème...

 

La crise contient ET la marche au communisme ET les dangers contre le processus de poursuite de l’humanisation. Il ne s’agit pas d’un communisme grossier d’Etat, mais d’une construction de coopération du local au mondial, d’une production et d’un échange ; d’un système, d’un mode de production-échange de type nouveau, jamais expérimenté par les sociétés humaines et pourtant, par hypothèse, dialectiquement incontournable pour sortir des confrontations destructrices et entrer dans le règne de la coopération et de la liberté, dans celui de la nécessité sans cesse relativement et historiquement surmontée.

 

Le marxisme nous dit que seul un niveau de productivité libérant d’une grande part du travail contraint au profit d’une création libre par la personne et une coopération de la personne à l’humanité entière peut le permettre : c’est la mondialisation démocratique, dépassant et abolissant la mondialisation capitaliste.

 

Rêve absurde de philosophe, de poète, de croyant ? Certainement pas ; au contraire recherche d’une sortie de moment extrêmement dangereux et létal pour l’humanité, pour l’homme ; l’homme, partie de l’univers et conscience en processus de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Tout cela semble bien loin des tâches urgentes du moment, de la crise électorale, politique etc. du moment « restreint ». Pourtant, il me semble que réfléchir à ce moment restreint nécessite de l’envisager dans la situation historique et économique réelle, globale et non dans une interprétation dominante de la classe dominante possesseuse du capital concentré, mondialisé, décisionnelle de son mouvement et de son affectation.

 

La consommation nécessaire à la vie est dépendante de la création de valeur marchande et d’usage par le travail, la force de travail humain. Tout programme politique et de gestion sociale même restreint ne peut passer que par là ou par rien. Que ce soient les salaires et les revenus, les services publics et l’emploi etc., c’est bien de cotisations sociales, donc du travail et des entreprises que dépendent ici et maintenant la sécurité sociale restreinte actuelle.

 

Aller vers une sécurité sociale généralisée, de la santé comme de l’emploi et des revenus du travail est un objectif, une visée de tout programme progressif et progressiste vers une transformation qualitative en santé qui ne soit pas une robinsonnade trompeuse menant à un échec décourageant, une démobilisation comme l’ont été les précédentes.

 

La question des alliances politiques occasionnelles aléatoires sont marquées par la prise en compte ou pas de l'impératif d'une avancée vers ces objectifs ou du handicap de son absence d’objectif transformateur concret et pas seulement « magnifiquement » mais « fantaisistement » imaginé. Le danger du Lassallisme ou du proudhonisme « modernes », dénoncé par Marx dans sa critique du programme de Gotha est un danger historique permanent.

 

L’histoire ne fournit pas les solutions sur un plateau d’argent ou dans des cornes d’abondance. Il s’agit de saisir le déroulement des événements avec souplesse mentale et détermination sans perdre de vue ni les objectifs ni la boussole. On se souvient de l’image, la métaphore de « La perspective Nevsky ». Dans les moments sombres comme dans les moments d’espoir, il s’agit d’user du vent de l’histoire en fonction d’où nous voulons mener notre bateau, d’avancer, de corriger la trajectoire et de passer de port en port dans l’infini chemin du progrès humain, avec ses reculs et ses avancées mêlées dont il est souvent question dans ce blog.

 

Si ma conscience est en flamme, un moment dévastée, ce n’est pas tant et pas du tout pour la péripétie électorale, ses attentes et ses difficultés, Bien au Contraire ; C’est par l’état du monde, économique, ergologique, énergétique, alimentaire, sanitaire, écologique (les mers montent !), culturel (la grande confusion menace), guerrier (désorganisation du monde plutôt que les accords de Minsk), que ma conscience veut partager avec les autres consciences, en rapports mutuels de construction mutuelle, pour sortir d’une crise possiblement létale et pour sortir d’un système qui la produit, cette crise.

 

Si proposer des solutions (2) à une crise est le point de départ de la résolution de la crise, il ne suffit pas de proposer des solutions, il faut qu’elles soient entendues et mises en pratique ! Et s’il y a surdité, c’est cela qui enflamme la conscience et la désespère, ce qui arrive à tout un chacun dans des périodes cruciales où l’alternative vitale nécessaire est non entendue et à faire entendre absolument.

 

Pierre Assante. 5 Mai 2022.

Anniversaire de mon père… et de Marx : coïncidence agréable !

 

(1) "MA CONSCIENCE EST DEVASTÉE :  EN FLAMME . POEME, MAUVAIS POEME...

"http://pierre-assante.over-blog.com/2022/05/ma-conscience-est-devastee-en-flamme.poeme-mauvais-poeme-1.html

 

(2)  Voir les propositions d'Economie et Politique

https://www.economie-et-politique.org/

 

SUR CE LIEN : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

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commentaires

B
Extrait du livre de Yvan Lavallée : Cyber-révolution et révolution sociale . " Les technologies marquent l'histoire , comprendre le pourquoi et le comment des dites technologies c'est non seulement raconter l'histoire d'une société mais aussi en grande partie la comprendre . C'est l'illustration de la thèse de Marx qui veut que l'histoire de l'humanité c'est in fine l'histoire des forces productives . Revenons à 1968 . C'est à cette époque que s'amorce le déclin numérique du nombre d'ouvriers dans la production au profit du travail plus "intellectuel" et des services . Le décrochage est brutal , le déclin sera de plus de 19 pour cent sur le total des emplois ,et concerne plus de 2 millions de travailleurs . Et ça s'accélère en ce qui concerne l'industrie : entre 2006-2015 l'industrie manufacturière a perdu 27 300 établissements ( moins 18 pour cent ) et 530 000 salariés (moins 16 pour cent) . Sur la même période , le pourcentage de cadres et de professions intellectuelles supérieures a plus que triplé . De plus un nombre non négligeable des employés passés de 18,3 pour cent à 27,2 pour cent ,se sont aussi des prolétaires , mais plus des ouvriers , un constat analogue doit être fait sur les professions intermédiaires dont les effectifs ont doublé en un demi-siècle . Cet état de fait n'est pas sans traduction syndicale et politique , ni sur LA CONSCIENCE DE CLASSE de ces catégories sociales ; on ne peut pas s'adresser à ceux-ci comme on pouvait le faire dans les années 1950 aux ouvriers . Ces catégories de salariés sont certes pour l'essentiel prolétarisées , MAIS LEUR RESSENTI est autre et il en va de la responsabilité des forces révolutionnaires de les mener à la CONSCIENCE DE CLASSE et aux luttes afférentes adaptées à leur situation et leur être social ."
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B
Nous sommes dans une situation semblable à une entreprise ou on négocie avec le patron sans syndiqués , sans rapport de force . Dans ce cas , on obtient pas grand chose . Les citoyens n'ont pas donné de poids suffisant au PCF pour pouvoir peser . Il faut faire avec ce que l'on a . Il faut absolument faire élire les candidats communistes aux législatives pour avoir un groupe à l'Assemblée ( ce sera difficile ) et faire entendre nos propositions et recréer un rapport de force , car la crise n'aura pas disparue , bien au contraire .
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P
Tout à fait !

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