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1 mai 2022 7 01 /05 /mai /2022 07:27

 

ESPERANCE ET DESESPERANCE.

Unité et identité des contraires…

 

1. Il n’y a pas de désespoir sans espoir. Comme dans toutes forces contraires, il y a identité et unité des forces contraires, qu’elles soient « physiques » ou « intangibles », « mentales, intellectuelle » ou « manuelles ». Les forces contraires tiennent leur identité et leur unité de celle du mouvement particulier auxquelles elles appartiennent et du mouvement général dont le mouvement particulier fait partie.

Les forces contraires habitent tout mouvement, de quel « ordre », de quelle « catégorie » qu’il soit.

Elles habitent le subjectif comme l’objectif, l’unité de l’objectif et du subjectif, identité de la vie pensante, de l’individu de la vie pensante dans son rapport d’unité de l’autonomie et de la dépendance sociale de la vie pensante, dans son rapport de liberté et de nécessité « naturelle » et « sociale », dans son rapport de mouvement-transformation-évolution-complexification du rapport de liberté/nécessité : règne de la nécessite et règne de la liberté massacrés par le religieux, quel que soit le génie d’un Augustin. Un paysan romain libre consacré à la production de sa terre en savait plus que lui, mais ne pouvait rien en dire. Les révoltes paysannes décrites par Salvien de Marseille, leur triple issue dont la seule effective était le départ chez « les barbares », ne pouvaient exister sans ce profond savoir « non-savant ». Cela donne une idée des dégâts des hiérarchies sociales, qu’elles soient institutionnelles ou « naturelles », évidentes, apparentes ou voilées ……….

L’apaisement de l’Espoir/Désespoir, l’indifférence c’est la mort concrète, et il en est de même pour le salarié du Capitalisme Monopoliste Mondialisé numériquement Informationnalisé globalement Financiarisé comme pour le paysan romain. La vie et de la mort de la société dépendent de l’activité et du travail producteur au centre qui dépendent eux-mêmes du Processus Espérance, de l’horizon social, de la « motivation » qu’ils contiennent, de sa quantité et de sa qualité. La mort concrète d’individu producteur c’est celle de la société, et elle peut prendre l’apparence de la vie, dans un appesantissement-rigidification-excroissance des normes, alors que la vie s’en va petit à petit et finalement brutalement.

2. Tout est en rapport dialectique, la conscience humaine dans son mouvement de transformation-évolution-complexification a besoin d’intégrer cette réalité dans son rapport pensée-action et leur unité.

Il n’y a pas de désespoir sans espoir. Leur unité constitue un mouvement mental en rapport avec les besoins de l’individu dans ceux de la société, leur autonomie-dépendance.

Il n’y a pas de mouvement humain sans le mouvement mental Espérance/Désespérance issu et lié aux besoins, au désirs issus de besoins, et les actes de satisfaction des besoins et l’aiguillon d’insatisfaction des besoins.

L’absence d’Espoir/Désespoir, c’est l’Indifférence qui ne peut être totale et dont l’accomplissement est la mort, et pas seulement le détachement des Besoins, lesquels restent latents dans toute vie pensante, quel que soient leur état, tant qu’elle existe.

3. Secouer la torpeur des normes et des valeurs tient au rapprochement des normes et des valeurs au mode de production et d’échange, sa santé relative (la santé et toujours relative) ou sa maladie absolue : l’approche de la mort.

« Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent » disait Hugo : une façon simple de résumer tout ça. Il avait quelque chose du travailleur dans sa constitution intellectuelle ; Malgré ses limites d’homme de droite se convertissant sentimentalement sous l’effet des malheurs sociaux collectifs.

4. La capacité des dirigeants du capital, massivement aux pouvoirs, leur pouvoir technique massivement imposant-dominant contient la capacité de mort, et celle du mouvement de l’espérance-désespérance.

La croissance de l’espérance dans ce rapport est de l’ordre de la survie et des tâches militantes comme de toute tâche. Mais cette croissance ne peut se développer sans le savoir de l’état de la société, du mode de production-échange et de la suraccumulation-dévalorisation du capital et de son effet ralentissant-bloquant du cycle de renouvellement social dans la société dépendante de ce système.

Leurs échecs tiennent à la négation des contradictions du système. Et leurs échecs sans cesse répétés dans un contexte de fin de système qu’ils soutiennent à bout de bras financiers, est l’échec de toute la société et de tous les individus sociaux. Le principe espérance en est gravement affecté.

5. Seule l’absence d’une mentalité hiérarchique comme celle de Ernst Bloch (Adorno dixit), pouvait produire l’ouvrage « Principe Espérance » (ça c’est moi qui le dit).

Dixi et salvavi animam meam – ça c’est Marx qui le dit en fin de critique du programme de Gotha.

Pierre Assante. 01/05/2022 06:49:02.

SUR CE LIEN : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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