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30 avril 2022 6 30 /04 /avril /2022 09:36

 

LA MONDIALISATION et l’épisode électoral du moment.

 

 

Tout cela semble bien loin des tâches urgentes du moment, de la crise électorale, politique etc. du moment « restreint ». Pourtant, il me semble que réfléchir à ce moment restreint nécessite de l’envisager dans la situation historique et économique réelle, globale et non dans une interprétation dominante de la classe dominante possesseuse du capital concentré, mondialisé, décisionnelle de son mouvement et de son affectation.

 

 

L’histoire de l’homme, de l’humanité, de l’humanisation, c’est l’histoire de la mondialisation.

C’est l’histoire de la mondialisation et l’histoire de la transformation de la nature par le travail pour subvenir aux besoins vitaux et leur évolution-complexification-transformation humaine qualitative continue et discrète, micro et macro.

 

L’histoire de l’homme c’est l’histoire de la mondialisation, de la sortie de l’état horde préhumaine, jusqu’à l’humanisation continue et les « stades » atteints, de la société marchande aujourd’hui du capitalisme mondialisé, monopoliste, informationnellement numérisé, globalement financiarisé, et ses contradictions antagoniques Capital/Travail au paroxysme;au paroxysme de la contradiction mais aussi de son étouffement relatif (et provisoire ?) par la puissance du capital lui-même et de ses moyens d'action objectifs et subjectifs.

 

L’histoire de la mondialisation c’est l’histoire du clan de chasseurs-cueilleurs à l’histoire de l’agriculture et de l’élevage, l’histoire de la cité, l’histoire des royaumes, l’histoire des nations et les permisses actuels d’une gouvernance mondiale à la fois dans la dépendance de tous à tous et l’autonomie de tous à tous, des entités locales à l’entité mondiale, les diversités infinies, les coopérations et autogestions, les cohérences relatives incontournables, nécessaires.

 

La crise du système de développement par accumulation capitaliste, d’échange dans le cycle A-M-A’ et la vente-achat de la force de travail qui le permet, se concrétise dans la suraccumulation-dévalorisation durable du capital, hors crises décennales dépassées ; bloquant progressivement le cycle de production-échange-distribution-consommation nécessaire à la vie.

 

Je ne rappelle pas ici l’analyse et la critique marxiste de l’économie politique par Paul Boccara et des économistes communistes du PCF, au cœur de la pensée de transformation viable économique, sociale, culturelle, civilisationnelle.

 

La crise du capital amène les politiques et politiciens du capital, l’immense majorité du gouvernement des entités humaines et du monde, à replier ces entités sur elles-mêmes, pour garantir un taux de profit dans la guerre-concurrence à la course à ce taux de profit dans les entités constituées, féodalisées, et rigidifiées et le capital concentré dominant et suzerain à la tête du corps social global.

 

La « démondialisation » c’est l’exacerbation des concurrences, de la guerre économique et militaire. Une marche au communisme dont les prémisses existent dans la crsie générale du capitalisme, est mise en danger par la pandémie et la guerre, leurs causes et leurs effets

 

La crise contient ET la marche au communisme ET les dangers contre le processus de poursuite de l’humanisation. Il ne s’agit pas d’un communisme grossier d’Etat, mais d’une construction de coopération du local au mondial, d’une production et d’un échange; d’un système, d’un mode de production-échange de type nouveau, jamais expérimenté par les sociétés humaines et pourtant, par hypothèse, dialectiquement incontournable pour sortir des confrontations destructrices et entrer dans le règne de la coopération et de la liberté, dans celui de la nécessité sans cesse relativement et historiquement surmontée.

 

Le marxisme nous dit que seul un niveau de productivité libérant d’une grande part du travail contraint au profit d’une création libre par la personne et une coopération de la personne à l’humanité entière peut le permettre : c’est la mondialisation démocratique, dépassant et abolissant la mondialisation capitaliste.

 

Rêve absurde de philosophe, de poète, de croyant ? Certainement pas ; au contraire recherche d’une sortie de moment extrêmement dangereux et létal pour l’humanité, pour l’homme ; l’homme, partie de l’univers et conscience en processus de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Tout cela semble bien loin des tâches urgentes du moment, de la crise électorale, politique etc. du moment « restreint ». Pourtant, il me semble que réfléchir à ce moment restreint nécessite de l’envisager dans la situation historique et économique réelle, globale et non dans une interprétation dominante de la classe dominante possesseuse du capital concentré, mondialisé, décisionnelle de son mouvement et de son affectation.

 

La consommation nécessaire à la vie est dépendante de la création de valeur marchande et d’usage par le travail, la force de travail humain. Tout programme politique et de gestion sociale même restreint ne peut passer que par là ou par rien. Que ce soient les salaires et les revenus, les services publics et l’emploi etc., c’est bien de cotisations sociales, donc du travail et des entreprises que dépendent ici et maintenant la sécurité sociale restreinte actuelle.

 

Aller vers une sécurité sociale généralisée, de la santé comme de l’emploi et des revenus du travail est un objectif, une visée de tout programme progressif et progressiste vers une transformation qualitative en santé qui ne soit pas une robinsonnade trompeuse menant à un échec décourageant, une démobilisation comme l’ont été les précédentes.

 

La question des alliances politiques occasionnelles aléatoires sont marquées par la prise en compte ou pas de l'impératif d'une avancée vers ces objectifs ou du handicap de son absence d’objectif transformateur concret et pas seulement « magnifiquement » mais « fantaisistement » imaginé. Le danger du Lassallisme ou du proudhonisme « modernes », dénoncé par Marx dans sa critique du programme de Gotha est un danger historique permanent.

 

Dixi et salvavi animam meam

 

Pierre Assante. 30/04/2022 08:47:50.

 

SUR CE LIEN : http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

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commentaires

B
On a tendance à raisonner par rapport au temps court de nos vie . Il faut raisonner sur le temps long en utilisant la dialectique . Faire ressortir les contradictions de la société actuelle et leur possible dépassement en santé dans des luttes immédiates . " C'est en poussant à bout le mouvement économique que le prolétariat s'affranchira et deviendra l'humanité " Jean Jaurès .
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