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17 avril 2022 7 17 /04 /avril /2022 17:47

 

ECRIT et publié sur ce blog LE 31 JANVIER 2022. Fait partie du recueil "La critique de la critique critique". Page 15/73.

 

Le Pcf n’est pas le nouveau prophète malheureux de l’époque mais il est l’honneur et un moteur humain de ce pays. ECRIT LE 31 JANVIER 2022.

 

"...C’est au niveau de la planète

que s’annonce ce besoin

et que se manifeste ce besoin..."

 

Le Pcf est l’honneur de ce pays.

Malgré son affaiblissement et vieillissement biologique considérable, dans lequel une discrète arrivée de jeunesse s'insère, il se tient debout, il se bat, il comporte toujours des forces intérieures fortes capables d’analyse de l’état du monde, de l’humanité, de l’homme, et capables de proposer des solutions pour dépasser la crise systémique qui s’est emparé du monde économique, de la production-consommation sur laquelle repose la vie humaine, dans son évolution-développement-complexification propre à tout mouvement social et naturel

Il s’est donné un représentant et une équipe d’animation qui possède une volonté et une humanité de se battre aussi, et le fait avec brio dans un monde médiatique global atteint de surdité et d’incapacité de comprendre ce mouvement du monde, et sourd à la montée du pourrissement de l’organisation de la société, aux appels au secours des luttes populaires à laquelle le PCF tente de donner un contenu transformateur et de l’insuffler dans ces luttes, dans les protestations de toutes sortes ; luttes dont le cœur est la défense d’un appareil productif qui à la fois introduit des techniques et sciences qui font des pas de géant, mais qui est coupé des besoins de production répondant aux besoins sociaux et de développement humain ; est coupé de ses propres besoins d’évolution parce que pris dans les contradictions du système économique et social qu’il induit, développe et détruit en même temps.

Ça s’est une chose. Autre chose est que si une organisation de la société doit correspondre à un état des forces productives, non mécaniquement mais causalement, dans la diversité des réponses à cette adéquation, et je crois profondément à cette assertion du marxisme, non seulement l’état global du rapport entre des forces politiques et les forces économique, dans leur relation dialectique, ne correspond en rien à ce besoin, ici et dans le monde. Le couvercle que fait peser l’impérialisme USA, le capitalisme dominant mondialement la concentration et la concertation organique du capital,  le plus puissant jusqu’ aujourd’hui, et son organisation politique pourrissante face au développement d’autres forces économiques et sociales comme la Chine, concourt à cette inadaptation des forces politiques à l’évolution des forces productives dont elle font négativement à ce jour naturellement et dialectiquement partie : il n’y a pas d’indépendance des forces sociales de quelque activité particulière ou globale que ce soit, mais autonomie constructrice ou destructrice.

Les grandes concentrations ouvrières du développement de l’industrie mécanisée ont constitué la force du Pcf, ses capacités de mobilisation sociale dans la prémisse de l’explosion de la contradiction entre organisation sociale inadaptée et état nouveau des forces productives.

L’ inadéquation tient à la fois aux capacités de production, de  création de valeur ajoutée, de croissance exponentielle de la productivité dans le révolution scientifique et technique de l’automation et la numérisation qui vont de pair, par rapport à l’organisation économique et sociale héritée du développement de l’industrie mécanisée, mais aussi à l’état physique et mental des institutions héritées de  la démocratie d’une bourgeoise révolutionnaire puis décadente qui reste la classe dirigeante mondiale.

L’organisation de cette force autour et au-delà des grandes concentrations ouvrières de l’industrie mécanisée, le Pcf l’a perdue en grande partie dans la mondialisation capitaliste et la nouvelle organisation capitaliste mondiale du travail ce qui fonctionne dialectiquement de pair.

Le cadre national dans lequel s’est organsinée cette force le Pcf comme toutes les forces politiques l’ont perdu. La nation reste un niveau d’organisation décentralisée de la production-consommation mondialisée. La puissance première d’organisation du cycle de reproduction de la production-consommation et de l’humanité est devenue la puissance des firmes multinationales, la concentration de la détention des capitaux et des organismes formalisée ou informel institutionnellement mais forme effectivement du pouvoir sur le mouvement du capital en fonction du taux de « rendement profitable » et des guerres entre les « féodalités » capitalistes mondiales constituées, faites , défaites et refaites  au gré de cette guerre et de ce taux.

La bataille dans la production monétaire de la BCE et mondiale et un autre usage de cette production et la bataille pour les droits nouveaux du travail en adéquation avec l’état des forces productives, la formation, l'initiative et l'autonomie des  entités de production et d’échange et l’autonomie dans sa dépendance de la personne humaine, vont de pair.

La nation est devenue ce qu’étaient les régions féodales et leurs octrois dans l’ancien régime, et si le capital brise ces octrois, il le fait dans des conditions qui renflouent par drainage le taux de profit des firmes multinationales et des « firmes » et institutions financières, mais ne répond pas ni aux besoins sociaux de la société humaine ni à leurs propres besoins de développement et de conquête d’un marché capitaliste saturé. La « conquête du marché vers l’Est », « l’affaire de l’Ukraine » et de la mise en vassalisation par l'Empire du capital des ex-républiques soviétiques périphériques l’illustrent.

Lorsque Yves déclare que 5% aux présidentielles serait un grand succès, il répond, pour moi, à cet état du monde et aux besoins de visée politique profondément modifiée, à modifier, en fonction de cet état du monde, économique, politique et social que je viens de tenter de résumer de façon drastique et sans doute caricaturale.

Mais cela ne veut pas dire de sa part, je crois aussi, que la bataille menée dans ce pays et dans l’immensité du monde, immensité vis à vis de nos personnes, et sa petitesse vis-à-vis de l’évolution-complexification de la nature dont il est partie prenante, est une bataille perdue d'avance ni une bataille de second ordre : c’est le propre de la vie de se battre où se présente l’occasion de batailler et quel qu’en soit la durée et les possibilités dans le temps.

Le fond de l’affaire est bien la lutte pour la transformation qualitative-adaptation du mode de production à la transformation qualitative des forces productives dont les techniques humaines comme le contenu des têtes humaines font partie, en mouvements d’évolution inégale de développement et d’ajustement dans leurs courses autonomes et conjointes et dépendantes.

Cette bataille des présidentielles, dans la bataille de luttes sociales et de la conscience humaine est formidable, comme dirait  de façon réaliste et poétique le chanteur.

La conscience est une réalité qui n’a pas d’appareil de mesure. Pas plus pour son état à un moment précis que pour son mouvement. Cependant au niveau de la nation française, des prémices avant-coureurs annonçaient 1968 ; de même dans le monde y compris dans le « camp socialiste ». 1968 est la fois un galop d’essai   constitué de mouvements locaux au sens « nationaux » qui annonçaient la mondialisation capitaliste et l’intuition d’un autre mode de production et d’échange à initier.

C’est au niveau de la planète que s’annonce ce besoin et que se manifeste ce besoin. Le mort saisit le vif et les souverainismes en témoignent ; comme le mouvement de la jeunesse dans les nouveaux modes de vie et de mentalité induits par la mondialisation numérisée pose la question d’une mondialisation numérisée rompant  avec la logique mécanique et philosophiquement mécaniste, conservatrice et réactionnaire du profit.

L’homme est un animal social de pensée et de sentiments. Ses perceptions actuelles lui disent que quelque chose ne va plus. Il est des tâches d’un mouvement social de transformation de progrès, de transformation en santé, de se constituer en forces suffisante de conscience d’un processus inconscient dont justement cette jeunesse est au cœur. C’est un vieux militant qui le dit…

31/01/2022 06:55:26.

Article inclus dans :

http://pierre-assante.over-blog.com/2022/01/la-critique-de-la-critique-critique-et-les-entites-abstraites-qui-habitent-notre-cerveau.html

 

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