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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 13:51

 

SUR LA TENUE DU 5 JANVIER DU "CERCLE DE LECTURE" DE TEXTES ERGOLOGIQUES.

 

Prochaine lecture 2 Février

 

Ce commentaire personnel n'engage que son auteur. Le blogueur.

 

Merci à Marcelle DUC et aux organisateurs de la lecture.

Cette très belle rencontre à partir de l'ouvrage "L'homme producteur", Editions Sociales, 1985, ouvrage collectif et pluridisciplinaire "qui résulte d'une expérience  unissant une équipe d'universitaires et des travailleurs issus de tous les secteurs de la vie économique" m’a provoqué de nombreuses réflexions

Mes excuses pour ma très brève intervention sans doute intempestive durant l’échange internet de lecture ergologique de Mercredi,

Je voulais dire les progrès des connaissances du travail avec ceux de la connaissance du monde et de l’espèce humaine et sa société, en rapports réciproques

Juste quelques brèves remarques parmi elles :

1. « L’homme producteur » contient une vision du moment d’alors et à venir des transformations du travail, ses techniques, son organisation et ses idéologies, et son besoin de transformation qualitative (dépassement du taylorisme, autogestion de l’ECRP -Entité Collective Relativement Pertinente- et de la personne, etc.)…. qui rend « L’homme producteur » d’une brûlante actualité et rend d’une brûlante actualité la connaissance et le développement des acquis conceptuels schwartziens de l’ergologie qui sont nés de la démarche initiale.

2. Lorsqu’on compare la situation du travail décrite en 1983-84 avec celle actuelle, 2022, on ne peut pas ne pas comparer la situation économique, politique d’alors et d’aujourd’hui touchant au rapport tripolaire entre gestion, marché, politéïa : la puissance politique acquise des multinationales et leur puissance et pouvoir capitalistique équivalente au PIB d’un Etat moyen, leur capacité de gérer mondialement ces capitaux en leur faveur (% du profit en contradiction avec la production de Valeur Ajoutée et son usage) et évidemment la régression RELATIVE (par rapport au mouvement des forces productives humaines, de la révolution scientifique et technique), mais continue de la qualification et du pouvoir du travailleur sur les décisions ; et l’écart croissant entre décideurs et exécutants qui aggrave l’aliénation en aggravant l’écart entre travail prescrit et travail réel, et la contradiction entre travail concret et travail abstrait et sa représentation monétaire (Salaire + Plus-value), tout en étant d’accord avec Yves Schwartz dans le débat entre lui et notre profondément regretté Lucien Sève : le travail est une activité humaine et ne peut être privée d’initiative et de pensée et d’invention (double anticipation et désadhérence conceptuelle), sinon il ne peut exister.

Alors que l’organisation mondiale du travail, sa normalisation  mondialisée et numérisée et algorithmisée demanderait une révolution ergologique. Et un pouvoir conjoint sur l’argent, la production monétaire et ses choix d’usage (BCE, FMI, Crédit, etc.)

Pour faire une métaphore sur la situation de l’ergologie :

L’impuissance politique historique dans les XVIII- XIXèmes siècles en Allemagne par rapport à la France de la révolution a poussé à un immense progrès de la philosophie avancée (Hegel, Feuerbach, Marx, Engels…) de « compensation ».

Il me semble que l’impuissance historique de révolutionner le travail et le poids du capital mondial qui pèse sur lui a poussé à un grand progrès des concepts ergologiques et la difficulté de les mettre en œuvre. Pas seulement dans une nation, des nations, mais globalement dans un monde globalisé; car le mode de globalisation est en contradiction avec une cohérence et une coopération généralisée ; quoique les avancées brésiliennes, par exemple entre autres, pose la question de ce rapport entre possibilités politiques et possibilités pratiques d’une révolution du travail.

Lier l’analyse économique, la crise de suraccumulation du capital et la crise du travail est une condition pour offrir à l’ergologie l’ouverture nécessaire à sa prise en compte générale.

On en est loin, mais c’est en commençant qu’on peut poursuivre.

Je ne sais si tout cela est clair, mais je peux m’en expliquer encore. Et entendre des critiques sur ces points de vue.

J’ai conscience que tout cela est aussi très concentré en quelques lignes et que la reprise de la réflexion sur le travail initial de « l’homme producteur », pour arriver à un ensemble, un corpus ergologique et son usage dans des GRT -Groupes de Rencontres du Travail- demande une progression d’échanges et de confrontations.

Pierre Assante. 06/01/2022 14:08:34.

 

Ce commentaire fait suite à :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/la-tenue-des-le-5-janvier-du-cercle-de-lecture-de-textes-ergologiques.html

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

et 

"la grande peur, France, Europe, Monde :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/inquietude-et-peurs.france-europe-et-monde-et-la-grande-peur.html

et

LE XXIème SIECLE SERA DIALECTIQUE OU NE SERA PAS.

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/le-xxieme-siecle-sera-dialectique-ou-ne-sera-pas.html

 

 

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