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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 06:02

 

 

LES UNILATÉRAUX-UNILATÉRALES

 

Dans la nature, comme dans la société humaine, le mouvement d’évolution-transformation-complexification c’est celui des forces contraires qui s’affrontent, se combattent. Ce qui est difficile à comprendre, pour une société formée globalement, consciemment ou pas, à son corps défendant ou pas, à l’aristotélisme millénaire, la logique de non-contradiction, c’est l’unité et l’identité des forces contraires.

Dire que les forces contraires s’affrontent peut contenir un point de vue moral. Certes oui dans une société pensante, ce qui est le cas de l’humanité. Mais cet affrontement est, de la première à la dernière instance, un phénomène naturel, qu'on peut traiter scientifiquement, analyser rationnellement autant que la raison et ses limites puissent le faire ; traiter rationnellement afin de procéder aux mouvements nécessaires pour dépasser à l’infini la formation de contradictions et leurs résolutions dans le processus de la nature et celui de la société pensante dans la nature, conscience de la nature sur elle-même et en processus dans le processus global.

L’opposition de forces contraires entraine dans une société pensante, la constitution conjointe de points de vue scientifiques et moraux unilatéraux. C’est dans la résolution des contradictions que naissent des points de vue scientifiques et moraux dialectiques, admettant et pratiquant la contradiction ; c’est dans une société accédant à la logique de contradiction contre la logique de non-contradiction que peuvent naître des résolutions pacifiques et progressives, progressistes, des contradictions.

Dans le cas de dissymétrie spatio-temporelle de naissance de forces contradictoires, elles ont un caractère antagonique, c’est à dire que leur résolution passe par l’abolition d’une des deux forces contraires et la transformation de l’autre. Par exemple la contradiction capital/travail, achat/vente de la force de travail, si la société poursuit son processus, elle peut abolir le capital, l’achat de la force de travail, et transformer le salariat pour créer une société sans classe où la force de travail et s’usage de soi par soi devienne un usage de soi commun répondant aux besoins sociaux communs, dans la dépendance-autonomie de la personne et des entités humaines et leurs mouvements d’évolution-complexification, leurs interpénétrations et leurs différenciations.

Dans le « débat unilatéral majoritaire » sur « vax et no-vax » et la minorisation des seconds, je jette, avec d'autres, ceci sur la table, pour faire prévaloir une vision plus globale des conditions pour surmonter la pandémie et surtout pour une organisation de coopération mondiale sanitaire, politique, économique, culturelle : dans l’inégalité structurelle du capitalisme, des milliards d’êtres humains ne sont pas vacciné-e-s par manque de moyens, chez lesquels circule, mute et se répand le virus ; et conjointement, les firmes multinationales refusent de rendre les brevets publics, propriété de toute l’humanité pour en faciliter l’usage et en diminuer le prix.

Les visions unilatérales de la « bataille du vaccin », qui déjà en se figeant sur le seul vaccin sont déjà unilatérales, correspondent à une conception unilatérale de la culture, des cultures.

La culture de la dialectique, contre celle de la non-contradiction contient la possibilité du dépassement progressiste des contradictions du moment et des contradictions à venir. Ce n’est donc pas une conviction de doux rêveur inefficace qui me pousse, avec d’autres à mettre en avant l’enseignement de la dialectique matérialiste non dogmatique dans le mouvement « matériel  et moral » de la société.

La stigmatisation des minorités les rigidifient dans leurs positions, cultive l’unilatéralité des raisons et l’unilatéralité de la morale,  mettent majorité et minorité dans l’incapacité de résoudre les contradictions du mouvement de la société, qu’elles soient sanitaires, politiques et culturelles ou économiques, mais surtout les trois à la fois.

C’est aussi dans une analyse et une vision dialectiques qu’apparait la connaissance du phénomène de suraccumulation-dévalorisation du capital au paroxysme de son développement contradictoire, et la crise générale dans le processus des civilisations humaines, conjointe. La question de la dialectique et la question du communisme surplombe la question sanitaire. Voir par le petit bout de la lorgnette est à la fois risible et dramatique. Pour la question sanitaire comme pour la question climatique. Le vote communiste comme la prise en compte d’une analyse scientifique de la crise dans les luttes sociales fait partie des réponses à la crise de l’ensemble des activités humaines, dans leurs diversités et multiplicités.

Pierre Assante.12/01/2022 05:23:15.

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commentaires

B
Manuel Valls considère que le mot socialisme est un mot mort . Il a probablement raison . Le socialisme d'aménagement est mort . Alors vive le communisme .
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