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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 07:55

 

La maladie du cycle de reproduction de la société dans le cycle de reproduction du capital

 

Depuis la sortie du communisme primitif de clan -dont il existe encore des résidus dans le monde du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé, dominant-, le cycle de production-consommation-production et de l’échange-distribution forme un cycle d’accumulation élargi.

Le cycle d’accumulation élargie constitue la croissance de l’humanité en tant que corps social global.

La croissance « matérielle et morale » du corps-soi et du corps social est une condition de survie et de développement, à l’instar de toute entité universelle.

Croissance et évolution-développement-transformation- complexification vont de pair.

Dans le capitalisme, et dans son paroxysme mondialisé-financiarisé-numérisé, la nécessite du cycle d’accumulation perdure et il ne peut en être autrement. Ce cycle est la vie de la société elle-même. La maladie de croissance et de civilisation de la société humaine ne tient pas au cycle d’accumulation par lui-même mais aux tares de ce cycle de l’accumulation dans le mode de production capitaliste.

Il est fréquent aujourd’hui d’entendre et de lire des développements savants sur la maladie du cycle d’accumulation par une insuffisance juridique ou pire par une insuffisance morale alors que la maladie du cycle de production-accumulation tient au mode de production et d’échange, le cycle d’accumulation du capital Argent-Marchandise-Argent’ (Capital-Marchandise-Capital plus) et l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle.

 

La maladie du cycle de reproduction de la société dans le cycle de reproduction du capital c’est l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle. La baisse tendancielle du taux de profit et son paroxysme dans la révolution scientifique et technique décrite par Marx dans son livre 3 du « le Capital » et développée par Paul Boccara dans « Théories sur la suraccumulation et la dévalorisation du capital, caractérise  la maladie ; révolution scientifique et technique détournée en partie de ses possibilités de progrès dans le cycle de reproduction sociale, partie suffisante pour handicaper et neutraliser sa fertilité.

 

Le droit naturel dit à tous, y compris aux « suzerains », l’injustice insupportable, de moins en moins supportable de la soumission du vassal au suzerain. Que ce soit l’uberisé, l’autoentrepreneur, le travailleur "libéral", l’artisan et le petit commerçant, de dirigeant de PMI et ETM, tous sont soumis aux lois du cycle de reproduction du capital et à sa maladie impactant l’ensemble des activité humaines et la satisfaction des besoins sociaux dont dépend la vie de l’humanité et une organisation en santé du corps social sans laquelle son fonctionnement et lui-même s’écroule.

 

La loi des firmes multinationales qui s’étend sur le monde et contre laquelle les réformettes du G20, du FMI, et de l’Empire ne peuvent rien, devient la loi du monde, de la personne aux plus vastes entités humaines qui soient.

Construire un nouveau rapport de force mondial capable de résister puis de construire devient une urgence vitale pour la société humaine.

 

La répartition « plus juste «  entre salaire et plus-value » est une illusion dans un monde dominé par un cycle d’accumulation dominé par le cycle d’accumulation du capital, des guerres de concurrence économique et militaire conjointes, et ses tactique de repliement dans la spéculation et de revalorisation du capital sur lui-même, permis par l’hyper croissance de la productivité et la production de capitaux et de la production monétaire mise au service de cette revalorisation.

 

Il ne peut y avoir revalorisation du capital que pour une partie du capital, celle aux mains des firmes multinationales de production, d’échange et de gestion du capital, au détriment du reste du capital - et de la reproduction de la société humaine-, c’est-à-dire de l’équivalent de la production nécessaire aux besoins humains non mise en œuvre.

 

Certes, une révolution consistant en une réforme radicale du cycle d’accumulation pour sa mise au service des besoins sociaux ne peut être qu'une secousse dans les convulsions elles-mêmes de la crise du système et ses conséquences dans toutes les activités humaines. Une telle secousse dans la complexité de notre société mondialisée n’est pas sans risque, mais le risque n’est pas plus grand au contraire que le risque évident que la crise du système démontre dans la pratique quotidienne et les incertitudes flagrantes de notre futur commun.

 

C’est dont à la fois dans d’une transformation qualitative graduelle mais radicale et continue, à l’instar de l’eau qui s’évapore et non qui bout, que réside le sauvetage de l’humanité. La construction d’un nouveau cycle d’accumulation en santé, ce n’est pas un chantier totalement inconnu. Il a été entamé par exemple après la victoire sur le nazisme avec la réduction du cycle du capital grâce à la Sécurité Sociale et les entreprises nationalisées échappant relativement à l’accumulation générale du capital, réduction rapidement freinée puis rétablie par l’extension généralisée dans le monde des politiques hyperlibérales dont la réduction des besoins sociaux, par rapport à leur développement, témoigne.

 

Les propositions des économistes communistes (Voir la revue « Economie et Politique ») contiennent un remède à La Maladie du Cycle de Reproduction de la Société (CRS) dans le cycle de reproduction du capital, l’incapacité systémique du capital de réintroduire dans le cycle une part de la valeur ajoutée non consommée suffisante pour la reproduction du cycle.

Remèdes, entre autres : Critère VA/CMF, SEF, Usage Social de la Production Monétaire -et du Crédit-, locale, nationale, européenne et mondiale (FMI, DTS, etc.), Droits de l’Homme Producteur pour imposer ces choix de société dont dépendent les vies humaines.

 

Pierre Assante. 17/12/2021 07:18:23.

 

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

et 

"la grande peur, France, Europe, Monde :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/inquietude-et-peurs.france-europe-et-monde-et-la-grande-peur.html

 

VOIR AUSSI : EN AVANT LE MANIFESTE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/boccara-cailloux-lafaurie-le-21-novembre-avec-fabien-roussel-et-le-pcf-un-projet-de-societe-au-coeur-de-la-presidentielle.html

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