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6 décembre 2021 1 06 /12 /décembre /2021 15:42

 

DANS LES PRÉSIDENTIELLES ET DANS LES LUTTES SOCIALES, EXPLIQUER SANS EXCLUSIVE NI RETENUE.

 

Je ne pense pas que tenir compte des opinions et des sentiments des populations, des salariés, dans leurs contradictions et leurs diversités soit de l’opportunisme.

L’opportunisme est de renoncer aux objectifs possibles et nécessaires pour dépasser une crise  du système basé sur l’accumulation capitaliste, crise à son paroxysme, prêt à mettre la société à feu et à sang pourvu que les « affaires » continuent.

 

Je crois que "jouer les gagnants" et au  "c’est arrivé" ne peut fonctionner, et encore, que dans le cas où la crise systémique et ses conséquences s’accélèreraient encore plus. Ce qui est possible, nous verrons ce qui est possible dans le processus de la crise et ce qui est aléatoire, aléatoire sur lequel on ne peut prédéterminer chaque décision et chaque possibilité, forme et mode d’action.

 

Le plus efficace, je crois toujours, est appeler à rassembler une résistance au système et ses conséquences. Une résistance capable de donner confiance à une part de la société, celle qui produit et celle qui souffre le plus, part destinée à grandir numériquement et idéologiquement.

 

Ce n’est pas d’un bon discoureur sur la « panne de la machine » (de la société qui n’est pas une machine) qui est l’essentiel, même si ça ne fait pas de mal, mais de montrer en quoi consiste la panne pour la réparer. C’est de faire la démonstration d’être des bons « mécanos » de la société ; et ça certes n’est pas facile.

 

N’est pas facile, mais incontournable pour ne pas renouveler sans cesse des « équipes politiques gouvernementales » de beaux parleurs et de grands destructeurs des équilibres relatifs et en mouvement, en processus, qui permettent à une société de tenir sur ses pieds et d’avancer.

 

En ce sens, il est impossible de faire l’impasse sur les explications « d’en quoi consiste la crise systémiques », la « Baisse tendancielle du taux de profit », « la suraccumulation-dévalorisation du capital », les politiques 1) d’austérité, 2) d’autoritarisme, 3) de financiarisation massive parasitaire, en étant la conséquence et non la cause.

 

Certes il ne s’agit pas de faire des cours de professeurs à des soi-disant élèves "non encore avertis". La population avance à grands pas sur ces questions. Mais la « théorie » n’est comprise que dans sa relation avec la pratique quotidienne des difficultés sociales quotidiennes. Et des menaces que ces difficultés contiennent pour la vie de tous, les plus précaires et les salariés de production en première instance.

 

L’économie intervient elle en dernière instance car c’est lorsque le frigo n’a plus été rempli régulièrement  que le travail du cuisiner, qui allait bien jusque-là, ne peut plus exister. « En despensa liena pronto se prepara la cena ».

 

Et le frigo se remplit par le travail de production, de formation, de transmission, d’échange de toute la société humaine et de son organisation aujourd’hui malade du système.

 

Le capital circule dans la société comme un sang dans le corps et c’est dans cette circulation que s’effectuent les échanges qui permettent la consommation et la production (la production consommatrice et la consommation productrice). Mais cette circulation est malade.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital c’est le frein et l’arrêt de cette circulation.  La suraccumulation-dévalorisation du capital est la crise d’accumulation dans le cycle de production-échange « Argent-marchandise-argent’ plus » qui encore, ici et maintenant, est notre façon de produire les richesses nécessaires à vie humaine et son évolution.

 

La suraccumulation-dévalorisation du capital prend des proportions en croissance exponentielle dans le coût de révolution scientifique et technique. Révolution scientifique et technique nécessaire à la « modernisation », à l’évolution progressiste, évolution au même titre que pour toute entité vivante, à plus forte raison, pensante. Et la suraccumulation-dévalorisation du capital freine et empêche cette  révolution scientifique et technique d’atteindre un but de progrès possible et d’humanisation. Le coût de la révolution scientifique et technique devient insupportable pour le capital lorsque ses lois, dans la guerre économique qui est la sienne, l’empêche de restituer une part suffisante de la valeur ajoutée dans le circuit de production-échange.

 

Il n’est pas la peine de s’étendre sans cesse sur ces explications, ou de façon obsessionnelle, mais il s'agit de ne pas refuser de les donner, ce qui est en général le cas. Il est possible, oui possible, qui l’a essayé a pu le constater, de les donner chaque fois que possible, (c’est une lapalissade !) et à des niveaux d’illustration correspondant à la multitude de situations et d’évènements, à la société et la personne, quand son travail et sa vie sont en difficultés.

 

Pierre Assante. 06/12/2021 14:28:31.

 

 

VOIR AUSSI, DU BLOGUEUR : 

"Journal intime"

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/journal-intime-politique-et-philosophique.html

et 

"la grande peur, France, Europe, Monde :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/12/inquietude-et-peurs.france-europe-et-monde-et-la-grande-peur.html

 

VOIR AUSSI : EN AVANT LE MANIFESTE :

http://pierre-assante.over-blog.com/2021/11/boccara-cailloux-lafaurie-le-21-novembre-avec-fabien-roussel-et-le-pcf-un-projet-de-societe-au-coeur-de-la-presidentielle.html

 

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